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193239696Paris chez l'Artiste 1932 In-4, maroquin crme entirement recouvert d'une treille voque par un quadrillage de filets dors et de listels de maroquin vert tendre et par un semis rgulier de feuilles de vigne et de grappes de raisin stylises pousses or; doublures et gardes de daim vert, tranches dores sur brochure, couverture muette. Chemise, tui (Georges Crett).Edition originale, illustre par Dunoyer de Segonzac de 36 eaux-fortes originales, dont 13 hors-texte qui furent gravs par l'artiste dans la maison de Colette Saint-Tropez. Tirage limit 165 exemplaires numrots sur hollande van Gelder. Exemplaire enrichi dun dessin original la plume sign et lgend La porte de la Treille Muscate par l'artiste. Importante reliure dcore semblable celle note dans le rpertoire Georges Crett (Toulouse, Arts et Formes, 1984, n107, reproduite planche XXXIV). Dos trs lgrement pass.
193238158Paris chez l'Artiste 1932 In-4, maroquin havane orn sur chaque plat d'une treille pousse l'oeser brun et couverte de feuilles de vigne et de grappes de raisin stylises pousses petits fers dors, rappel du dcor sur le dos portant les noms de l'auteur et de l'artiste ainsi que le titre de l'ouvrage en petites capitales dores; doublures et gardes de daim ocre, tranches dores sur brochure, couverture muette. Chemise, tui (Georges Crett).Edition originale, illustre par Dunoyer de Segonzac de 36 eaux-fortes originales, dont 13 hors-texte et 23 in-texte, qui furent graves par l'artiste dans la maison de Colette Saint-Tropez. Tirage limit 165 exemplaires numrots sur hollande van Gelder. Un des 100 exemplaires.
193239288Paris chez l'Artiste 1932 In-4, broch, couverture muette (embotage de l'diteur).Edition originale, illustre par Dunoyer de Segonzac de 36 eaux-fortes originales, dont 18 hors-texte et 18 in-texte, qui furent graves par l'artiste dans la maison de Colette Saint-Tropez. Tirage limit 165 exemplaires numrots sur hollande van Gelder. Un des 100 exemplaires.
196029263Paris Les Francs-Bibliophi 1960 In-4, maroquin beige clair orn sur les plats d'un dcor de motifs gomtriques horizontaux dans le style nord-africain, rehauss de petits carrs en maroquin lavallire et tte-de-ngre; doublures et gardes de daim orange, tranches dores sur brochure, couverture imprime. Chemise, tui (Georges Crett).23 lithographies originales en couleurs de Christian Caillard, dont un frontispice, 3 peine page et 19 in-texte dont 2 sur double page. Tirage unique limit 157 exemplaires numrots sur chiffon de Lana. Exemplaire enrichi d'une aquarelle originale signe par l'artiste, ayant servi l'illustration de la page 141, et d'une des 18 suites part sur japon nacr des 23 lithographies originales.
195133896Lausanne Mermod 1951 In-4, maroquin gris anthracite orn sur les plats d'un dcor voquant un vgtal mosaqu en maroquin vert et rehauss de jeux de petits filets courbes dors dont certains se poursuivent sur le dos sans nerfs portant les noms de l'auteur et de l'artiste ainsi que le titre de l'ouvrage en petites capitales dores; doublures et gardes de daim vert vif, tranches dores sur brochure, couverture illustre. Chemise, tui (Gras).27 illustrations de Raoul Dufy, dont 13 aquarelles originales reproduites en couleurs (dont une sur la couverture et 12 hors-texte) et de 14 dessins la mine de plomb. Tirage unique limit 366 exemplaires numrots sur vlin d'Arches.
192742807Paris La Cit des Livres 1927 In-4, maroquin bleu nuit, plats orns d'un encadrement de cinq listels mosaqus de maroquin grenat entre des filets pousss froid; rappel du dcor sur le dos quatre nerfs et les encadrements intrieurs, doublures et gardes de papier marbr, tranches dores sur brochure, couverture imprime. Etui (Blanchetire).15 lithographies originales en couleurs hors texte de Marcel Verts. Tirage limit 305 exemplaires numrots. Un des 235 exemplaires sur vlin de Hollande, comportant une suite en sanguine des illustrations. Exemplaire enrichi sur le faux-titre de cet envoi autographe sign de l'artiste accompagn d'un petit dessin original la plume reprsentant une colombe: A monsieur Lind. J'aime ce chef d'Suvre de Colette et je l'ai illustr avec joie. Bien sympathiquement. Verts.
193048308Paris Les Bibliophiles du 1930 In-4, demi-maroquin rouge bandes orn de semis de petits cercles pousss or, plats de papier marbr; rappel du dcor sur le dos sans nerfs; doublures et gardes de papier marbr, tte dore, non rogn, couverture imprime (Paul Bonet).Agrable dition illustre par Jodelet de 15 lithographies originales hors texte et de nombreuses vignettes graves sur bois en diffrentes teintes. Tirage unique limit 200 exemplaires numrots sur vlin. Exemplaire imprim pour le grand bibliophile Paul Istel, enrichi de 6 dessins originaux rehausss aux crayons de couleur (dont 4 signs par l'artiste), d'une double suite sur papier de Chine des lithographies (dont une rehausse au crayon rouge), de 3 tats de l'illustration du menu du dner de la socit (un en noir et 2 en couleurs) et de 7 lithographies originales inutilises. Une des premires reliures de Paul Bonet, excute dans les annes 1930.
195155036Lausanne Mermod 1951 In-4, en feuilles, couverture illustre. Chemise, tui.27 illustrations de Raoul Dufy, dont 13 aquarelles originales reproduites en couleurs (dont une sur la couverture et 12 hors-texte) et 14 dessins la mine de plomb. Tirage unique limit 366 exemplaires numrots sur vlin d'Arches. Exemplaire enrichi sur le faux titre d'un envoi autographe sign de l'artiste adress au professeur Ren Fauvert (1903-1999), un des mdecins de Raoul Dufy qui le suivait pour une polyarthrite. Il tait titulaire de la chaire de biologie me?dicale de Paris et participera en 1956 avec les professeurs Robert Debre? et Jean Dausset au plan de re?forme de lenseignement me?dical.
19491521Paris, Maxime Cottet-Dumoulin Éditeur, 1949. 1 volume in-4 (330 x 255 mm),70 pp. + ffnch., en feuilles sous couverture imprimée rempliée, chemise-étui bordé recouvert d'un papier ciré imitant la peau de serpent. Édition illustrée de 67 compositions originales par Paul Jouve gravées sur cuivre par Raymend Haasen, soit : 13 HORS-TEXTE GRAVÉS EN COULEURS, dont 3 à double page et 54 bandeaux noir et or. Chaque page de texte est encadrée d'un filet rouge, la typographie étant dûe à Jacques Beltrand. Tirage unique à 123 exemplaires numérotés sur vélin d'Arches teinté filigrané au nom de l'artiste, celui-ci n° 115 est l'1 des 110 avec UNE SUITE EN NOIR DES 13 GRAVURES HORS-TEXTE. Exemplaire à l'état de neuf bien signé à l'encre par Paul Jouve et l'éditeur Cottet-Dumoulin.
192060344Paris, 1920. Bound uncut with the original printed wrappers, also the backstrip, in a magnificent bright purple lambskin binding with title and author in bright, metallic lettering to spine, blue, pink, and green respectively. Triple bright metallic line-borders to boards (same three colours), inside which the remainder of the boards are covered with a large inlay of shiny, coloured leather in crocodile skin-like relief pattern. Recto and verso respectively of flyleaves covered with pink/purple suede. Housed in a chemise with purple lambskin spine with same lettering as the binding and purple cloth boards, inside grey suede, and purple full lambskin slipcase. The binding is signed Leroux (in shiny green lettering to inside of front board). A handwriiten postcard from Leroux to the previous owner of the book is enclosed. The postcard is dated 1997 and concerns the binding, including the price. The slipcase has a bit of edgewear, but the binding is near mint. Apert from a tiny tear (no loss) to the upper margin of the front wrapper, also internally near mint. Front free end-paper with a four-line inscription for ""René Baer"" signed ""Colette de Jouvenel"".
195155571Lausanne Mermod 1951 In-4, en feuilles, couverture illustre. Chemise, tui.27 illustrations de Raoul Dufy, dont 13 aquarelles originales reproduites en couleurs (dont une sur la couverture et 12 hors-texte) et 14 dessins la mine de plomb. Tirage unique limit 366 exemplaires numrots sur vlin d'Arches.
191382308Lib. des lettres | Paris 1913 | 16.50 x 25.50 cm | relié
192639150Paris Editions Excelsior 1926 In-4, chagrin noir orn sur la partie infrieure des deux plats en passant par le dos d'une composition de formes mosaques alternativement en creux ou en relief en mme chagrin noir et accompagnes dans leurs mouvements sinueux de jeux de filets dors et froid; dos sans nerfs portant les noms de l'auteur et de l'artiste ainsi que le titre de l'ouvrage en petites capitales dores; doublures et gardes de papier orn d'un dcor abstrait dans des tons beiges et verts, tte dore, non rogn, couverture imprime. Bote-tui (Godelieve).20 eaux-fortes en couleurs hors texte par Louis Icart. Tirage limit 546 exemplaires numrots. Un des 50 premiers exemplaires (aprs un exemplaire unique) numrots (n16) sur japon imprial. Exemplaire bien complet du fac-simil d'une lettre autographe de Colette sur papier bleu.
193682348Paris Ferenczi 1936 1 vol. relié in-8, demi-maroquin à gros grain noir, dos lisse, plats de papiers marbré de tonalités bleu et jaune moutarde, doublures de papier bleu, gardes de papier jaune moutarde, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Honnelaître), 218 pp., nombreuses planches hors-texte. Edition originale. Un des 80 exemplaires hors commerce numérotés sur simili japon de couleur imprimés spécialement pour l'auteur, celui-ci de couleur crème et enrichi d'un envoi autographe signé de Colette au critique Gérard Bauër. Exemplaire par ailleurs truffé en tête d'ouvrage d'une lettre autographe signée adressée à l'écrivain et journaliste Henri Bauër (2 p. et demies in-8 sur papier bleu - Paris, 29 septembre 1900, avec enveloppe) et en fin d'ouvrage d'une carte autographe signée adressée à Catulle Mendès (2 p. in-32, obl., s.l.n.d.). Très bel exemplaire. Cinq ans après la mort de Willy, Mes apprentissages vient mettre un terme définitif à la guerre que se livraient par voie de presse, depuis près d’un quart de siècle, les ex-époux Gauthier-Villars.Apprenant en 1909, la vente des droits des Claudine aux éditeurs, au profit exclusif de Willy (seul signataire «officiel» des livres et des contrats), Colette se rebiffe et réclame que soit reconnue sa part dans l’écriture de ce qui fut longtemps le plus gros succès éditorial de la Belle Époque. Mais quelle part exactement? C’est sur ce point, et sur quelques autres, que les deux anciens collaborateurs s’opposent. Les premiers manuscrits ayant disparu, chacun convoque ses témoins (amis, auteurs, éditeurs ou typographes…) et use de sa notoriété pour alimenter la gazette littéraire. La Première Guerre mondiale avait semblé éteindre la querelle, mais la publication des Souvenirs littéraires… et autres de Willy en 1925, puis, surtout, quelques semaines après sa mort, des «Willyana», ces commentaires en forme de révélation qu’il avait inscrits à la demande de Jules Marchand, le directeur de la revue Sur la Riviera, en tête des exemplaires des quatre Claudine (voir n°96), avaient piqué au vif la principale intéressée. Mes apprentissages est en quelque sorte la réponse de la bergère au berger.La vengeance étant, on le sait, un plat qui se mange froid, le texte est d’abord publié dans Marianne, sans doute à la demande de son directeur Emmanuel Berl, du 16 octobre au 18 décembre 1935, avant de paraître chez Ferenczi au mois de janvier 1936, illustré de nombreuses photographies «à charge» et accompagné d’un sous-titre éloquent: «ce que Claudine n’a pas dit». C’est une véritable mise à mort littéraire posthume. Maladivement impuissant, menteur, infidèle, tyrannique et peut-être même violent, Willy dont la gloire passée était déjà oubliée est définitivement enterré. Pour la postérité, il ne sera plus désormais que ce «vieux salaud» qui avait exploité le talent des autres, à commencer par celui de son épouse.Mais on se tromperait en ne voyant dans cet ouvrage qu’un ultime règlement de compte. En se replongeant dans ses années d’apprentissages, Colette retrouve les figures d’un passé suffisamment éloigné pour inspirer aux lecteurs une forme de nostalgie. Sous sa plume revivent avec force et vivacité celles et ceux qu’elle a côtoyés: Caroline Otero, Polaire, Mata-Hari, Marcel Schwob, Jean Lorrain ou bien encore Claude Debussy… À moins que cédant à une pente désormais familière à ses lecteurs elle ne retrouve les paysages de sa jeunesse et notamment ceux de sa Puisaye natale dont elle livre ici une des plus belles évocations.Certains proches du couple reprochèrent à Colette ce coup de griffe qui n’était peut-être pas tout à son honneur (c’était mal la connaître). Il est vrai que Willy n’en méritait pas tant et François Caradec a largement contribué à le montrer. Mais la gloire littéraire pour Colette était peut-être à ce prix: faire disparaître les fantômes qui erraient encore dans les coulisses, et, en faisant oublier Claudine, devenir Colette. Cet exemplaire dédicacé au critique Gérard Bauër – fidèle soutien de Colette qu'il rejoindra à l'Académie Goncourt – est truffé de deux très rares lettres de jeunesse qui prennent ici un tour ironique. Dans l’une, adressée le 29 septembre 1900 au journaliste Henry Bauër, le père de Gérard Bauër, comme dans l’autre écrite en 1893 à Catulle Mendès, un ami proche du couple, celle qui signe déjà «Colette» endosse sans déplaisir apparent le rôle de «secrétaire de mon mari». Au premier, elle tient à défendre la probité de Willy en lui adressant un fragment de son article écrit après la première du Rêve d’Alfred Bruneau d’après le roman d’Émile Zola et avec la collaboration de ce dernier. La création à l’Opéra-Comique en 1891 fut un événement considérable largement relayé par la presse. Si Henry Bauër avait salué la naissance «d’un art national et nouveau», Willy, quant à lui, avait accueilli l’œuvre à grand renfort de jeux de mots et de calembours qui étaient sa marque de fabrique. S’adressant au critique qui avait sans doute rappelé cette opposition de Willy, près de dix ans après la création – et en pleine affaire Dreyfus –, Colette tient à sauver l’honneur de son époux et s’excuse «d’avoir assez de jeunesse pour tenir, par dessus tout, à l’honnêteté littéraire de mon mari. Cette jeunesse-là à défaut de l’autre qui défaille si vite, persistera»... Au second, Catulle Mendès, elle présente les excuses de Willy de n’avoir pu assister «à la tournée sur le zinc des Menus-plaisirs», le théâtre (aujourd’hui théâtre Antoine-Simone-Berriau) où avait été créé, le 2 avril 1893, le mimodrame Le Docteur Blanc sur une musique de Gabriel Pierné: «je vous conjure de nous offrir le mêlé-cass du pardon, à la prochaine fête de l’intelligence». Ces deux lettres offrent un contrepoint savoureux à la version du mariage donnée dans Mes apprentissages… (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
193682348Paris Ferenczi 1936 1 vol. relié in-8, demi-maroquin à gros grain noir, dos lisse, plats de papiers marbré de tonalités bleu et jaune moutarde, doublures de papier bleu, gardes de papier jaune moutarde, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (Honnelaître), 218 pp., nombreuses planches hors-texte. Edition originale. Un des 80 exemplaires hors commerce numérotés sur simili japon de couleur imprimés spécialement pour l'auteur, celui-ci de couleur crème et enrichi d'un envoi autographe signé de Colette au critique Gérard Bauër. Exemplaire par ailleurs truffé en tête d'ouvrage d'une lettre autographe signée adressée à l'écrivain et journaliste Henri Bauër (2 p. et demies in-8 sur papier bleu - Paris, 29 septembre 1900, avec enveloppe) et en fin d'ouvrage d'une carte autographe signée adressée à Catulle Mendès (2 p. in-32, obl., s.l.n.d.). Très bel exemplaire. Cinq ans après la mort de Willy, Mes apprentissages vient mettre un terme définitif à la guerre que se livraient par voie de presse, depuis près d’un quart de siècle, les ex-époux Gauthier-Villars.Apprenant en 1909, la vente des droits des Claudine aux éditeurs, au profit exclusif de Willy (seul signataire «officiel» des livres et des contrats), Colette se rebiffe et réclame que soit reconnue sa part dans l’écriture de ce qui fut longtemps le plus gros succès éditorial de la Belle Époque. Mais quelle part exactement? C’est sur ce point, et sur quelques autres, que les deux anciens collaborateurs s’opposent. Les premiers manuscrits ayant disparu, chacun convoque ses témoins (amis, auteurs, éditeurs ou typographes…) et use de sa notoriété pour alimenter la gazette littéraire. La Première Guerre mondiale avait semblé éteindre la querelle, mais la publication des Souvenirs littéraires… et autres de Willy en 1925, puis, surtout, quelques semaines après sa mort, des «Willyana», ces commentaires en forme de révélation qu’il avait inscrits à la demande de Jules Marchand, le directeur de la revue Sur la Riviera, en tête des exemplaires des quatre Claudine (voir n°96), avaient piqué au vif la principale intéressée. Mes apprentissages est en quelque sorte la réponse de la bergère au berger.La vengeance étant, on le sait, un plat qui se mange froid, le texte est d’abord publié dans Marianne, sans doute à la demande de son directeur Emmanuel Berl, du 16 octobre au 18 décembre 1935, avant de paraître chez Ferenczi au mois de janvier 1936, illustré de nombreuses photographies «à charge» et accompagné d’un sous-titre éloquent: «ce que Claudine n’a pas dit». C’est une véritable mise à mort littéraire posthume. Maladivement impuissant, menteur, infidèle, tyrannique et peut-être même violent, Willy dont la gloire passée était déjà oubliée est définitivement enterré. Pour la postérité, il ne sera plus désormais que ce «vieux salaud» qui avait exploité le talent des autres, à commencer par celui de son épouse.Mais on se tromperait en ne voyant dans cet ouvrage qu’un ultime règlement de compte. En se replongeant dans ses années d’apprentissages, Colette retrouve les figures d’un passé suffisamment éloigné pour inspirer aux lecteurs une forme de nostalgie. Sous sa plume revivent avec force et vivacité celles et ceux qu’elle a côtoyés: Caroline Otero, Polaire, Mata-Hari, Marcel Schwob, Jean Lorrain ou bien encore Claude Debussy… À moins que cédant à une pente désormais familière à ses lecteurs elle ne retrouve les paysages de sa jeunesse et notamment ceux de sa Puisaye natale dont elle livre ici une des plus belles évocations.Certains proches du couple reprochèrent à Colette ce coup de griffe qui n’était peut-être pas tout à son honneur (c’était mal la connaître). Il est vrai que Willy n’en méritait pas tant et François Caradec a largement contribué à le montrer. Mais la gloire littéraire pour Colette était peut-être à ce prix: faire disparaître les fantômes qui erraient encore dans les coulisses, et, en faisant oublier Claudine, devenir Colette. Cet exemplaire dédicacé au critique Gérard Bauër – fidèle soutien de Colette qu'il rejoindra à l'Académie Goncourt – est truffé de deux très rares lettres de jeunesse qui prennent ici un tour ironique. Dans l’une, adressée le 29 septembre 1900 au journaliste Henry Bauër, le père de Gérard Bauër, comme dans l’autre écrite en 1893 à Catulle Mendès, un ami proche du couple, celle qui signe déjà «Colette» endosse sans déplaisir apparent le rôle de «secrétaire de mon mari». Au premier, elle tient à défendre la probité de Willy en lui adressant un fragment de son article écrit après la première du Rêve d’Alfred Bruneau d’après le roman d’Émile Zola et avec la collaboration de ce dernier. La création à l’Opéra-Comique en 1891 fut un événement considérable largement relayé par la presse. Si Henry Bauër avait salué la naissance «d’un art national et nouveau», Willy, quant à lui, avait accueilli l’œuvre à grand renfort de jeux de mots et de calembours qui étaient sa marque de fabrique. S’adressant au critique qui avait sans doute rappelé cette opposition de Willy, près de dix ans après la création – et en pleine affaire Dreyfus –, Colette tient à sauver l’honneur de son époux et s’excuse «d’avoir assez de jeunesse pour tenir, par dessus tout, à l’honnêteté littéraire de mon mari. Cette jeunesse-là à défaut de l’autre qui défaille si vite, persistera»... Au second, Catulle Mendès, elle présente les excuses de Willy de n’avoir pu assister «à la tournée sur le zinc des Menus-plaisirs», le théâtre (aujourd’hui théâtre Antoine-Simone-Berriau) où avait été créé, le 2 avril 1893, le mimodrame Le Docteur Blanc sur une musique de Gabriel Pierné: «je vous conjure de nous offrir le mêlé-cass du pardon, à la prochaine fête de l’intelligence». Ces deux lettres offrent un contrepoint savoureux à la version du mariage donnée dans Mes apprentissages… (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
192265991Edition d'art Edouard Pelletan | Paris 1922 | 21 x 29 cm | relié
193557937Sous étui bordé de papier bois. Reliure demi-maroquin à coins d'une couleur différente pour chaque tome. Dos lisse orné de vaguelettes dorées. Tête dorée. Couverture et dos conservés. Reliure signée H. ALIX. Dos très légèrement passés.
193031821Paris, Éditions d'Art Devambez, 1930. Un volume In-4, en feuilles, 124-[1], couverture rempliée et illustrée, chemise, étui bordé.
191329818Flammarion | Paris s. d. [1913] | 12 x 19 cm | relié
192724117Paris Draeger 1927 1 in-4 Paris, Draeger, Fourrures Max, (1927), in-4, couverture noire cartonnée imprimée de motifs floraux rouges et argentés, en feuilles, 5 planches en noir et en blanc.
191329820Librairie des lettres | Paris 1913 | 12 x 19 cm | broché
192730465Paris La Cit des Livres 1927 In-4, demi-maroquin havane bandes, plats de papier marbr dor, nom de l'auteur et titre de l'ouvrage pousss or sur le dos sans nerfs; doublures et gardes de papier marbr, tte dore, non rogn. Etui (Georges Crett).15 lithographies originales en couleurs de Marcel Verts, dont un frontispice et 14 hors-texte. Tirage limit 305 exemplaires numrots. Un des 15 exemplaires sur japon imprial accompagns d'une triple suite des illustrations en noir, en bistre et en couleurs sur papier van Gelder, et d'une suite en noir sur papier van Gelder de 4 planches refuses.
192651932Sous étui bordé. Reliure plein maroquin vert. Dos lisse avec titre doré en long. Plats décorés de filets, épées et ronds dorés. Tête dorée. Couverture et dos conservés. Reliure signée KIEFFER. Illustré de 32 gravures au burin de Jean-Emile LABOUREUR. Dos très légèrement éclairci.
191328660Un des 10 de tête réimposés Paris, Librairie des Lettres, 1913. 1 vol. (160 x 250 mm) de 307 p. et 2 f. Demi-maroquin marron à coins, dos à nerfs, titre doré, tête dorée, couverture et dos conservés (reliure signée de Dubois-d'Enghein-Dooms). Édition originale. Un des 10 premiers exemplaires réimposés sur hollande teinté, hors commerce (n° 8). Il est enrichi d'une lettre autographe signée à Léopold Marchand.
194881674Reliure bradel plein vélin. Dos lisse avec pièce de titre de maroquin bordeaux. Tête dorée. Couverture et dos conservés.