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1742(LCPCRELI-0001)(Un rarissime manuscrit de la Maison de La Bouche du Dauphin Louis-Ferdinand de France (1729-1765), fils de Louis XV) MENUS ET ORDRES DE DEPENSES DU DAUPHIN (Louis-Ferdinand de France). (Manuscrit) 1742, s.l. (Versailles) 1 vol. in-fol. (442x298 mm) (dimensions pages 431x280 mm) (1) f.b. (découpé dans la moitié inférieure), (4) ff. b. (déchirés), ff. 5-6 b., f. 7 (déchiré), ff. 8-11, f. 12 (déchiré), ff. 13-14, f. 15 (déchiré), ff. 16-21, ff. 22-32 (déchirés), ff. 34-40, f. 41 (déchiré), ff. 42-44, f. 45 (déchiré), ff. 46-52, f. 53 (déchiré), ff. 54-56, f. 57 (déchiré), f. 58, f. 59 (déchiré), ff. 60-67 b., f. 68 (déchiré), f. 69 b., (1) f. (déchiré), (2) ff. b. Partie écrite dans les ff. 8-9, 10 (r/v), 11, 13-16 (r/v), 17-20, 21, 33-36 (r/v), 37-38, 39 (r/v), 40, 42, 43-44 (r/v), 46, 47 (r/v), 48-49, 50 (r/v), 51, 52 (r/v), 54-56 (r/v). Reliure armoriée de l'époque en veau marbré. Roulette dorée encadrant les plats avec armes du Dauphin au centre et aux angles. Dos à six nerfs décoré de fleurs de lys et de dauphins dorés alternés dans les compartiments. Pièce de titre en maroquin rouge. Roulette intérieure dorée. Tranches marbrées. Gardes de papier à couleurs mélangées. Très rare et précieux manuscrit calligraphié qui relate les Ordres et les Dépenses de la Maison de La Bouche du Dauphin Louis-Ferdinand de France (1729-1765). Mouillure avec atteinte au papier qui est rongé en début du volume, sans atteinte au texte. Manquent plusieurs feuillets coupés ou déchirés, peut être pour utiliser le papier blanc, ou pendant les troubles de la révolution. Les armoiries des plats ont été masquées puis découvertes, et elles sont un peu ternies. Mors du second plat fendu, manques importantes dans la partie inférieure et supérieure du dos, coins usés. Provenance: Exemplaire aux armes dorées du Dauphin Louis-Ferdinand de France (1729-1765), fils aîné de Louis XV et de Marie-Leszczinska et père de trois Rois de France (Louis XVI, Louis XVIII et Charles X). Né le 4 septembre 1729, après trois soeurs, sa naissance très désirée et attendue, fut un événement majeur pour la Cour de Versailles, une explosion de joie, une fête jusqu'au délire pour toute la France et pour l'Europe entière (il fut appelé "l'Enfant de l'Europe"). La monarchie avait finalement un Dauphin. La mort malheureuse en bas âge de son frère cadet, le Duc d'Anjou (1730-1733), et la naissance seulement de filles (encore cinq, après les trois premières) au sein du couple royal, détermina la grande importance et attention sur le Dauphin Louis-Ferdinand, seul espérance, sinon assurance, de la continuité de la branche des Bourbons au trône de France. Avant ses sept ans, en mars 1736, "il passât aux hommes", laissant l'appartement de ses soeurs, pour prendre possession d'un appartement à lui seul. Tout juste derrière le Roi, dans la hiérarchie royale, le Dauphin, non seulement a une garde militaire, qui présente les armes à son passage, un ou deux huissiers et des gardes du corps, mais il a droit aussi - à la fin de son éducation - à "une Maison calquée sur celle du Roi, avec des grands-officiers et un trésorier (l'Argentier) pour rendre les comptes à la Chambre des Comptes", avec "un roulement par quartier, semaine, trimestre ou semestre". Le Dauphin, en outre, "en tant qu'aîné des princes, avait droit à deux valets et deux garçons de la Chambre". Le vin que dans les Dépenses on trouve "platoniquement alloué aux enfants" de France, en réalité était destiné, tout comme le pain, aux garçons de la Chambre et au personnel de service. Très rare document sur la Cour de Versailles et sur les coûts d'entretiens du Dauphin. Peut être compilé sur ordre de M. Jacques Robillart, sieur de Courneuve, "un borgne qui avait été longtemps l'écuyer de M.me de Ventadour" et qu'elle fit nommer Argentier des Enfants de France, à partir de 1733. Cela au milieu de la période (de 1738-1750) dans laquelle ses soeurs cadettes, à l'exception de M.me Adelaide, étaient élevées loin de la Cour, dans l'abbaye de Fontevrault, pour des raison d'économie. Dans ce précieux document, ou tout est réglé, on peut extraire - pour le premier semestre de 1742 - nombre d'informations intéressantes et curieuses. Comme les ordres de cire et le nombre de bougies pour l'éclairage de l'appartement du Dauphin (de l'accès de la Cour du Château de Versailles jusqu'à sa chambre, à travers les différents couloirs et pièces), ou pour la présentation des viandes à son Buffet, ou encore pour les soirées de bals données par le Dauphin; les ordres pour le vin pour le Service du prince, pour les officiers et pour le clergé; celui pour les gardes du corps (dont on peut connaître le nombre et la Compagnie d'appartenance) et pour les valets (dont on peut connaître les noms); les ordres de charbon pour la cuisine du prince; les extraordinaires pour les porteurs de la Bouche; les ordres pour le blanchissage du linge, avec les extraordinaires lors des bals chez Mesdames, soeur du Dauphin; etc. On peut connaître aussi les déplacements du dauphin (qui suivait le Roi et la Reine) à Fontainebleau et à Frémont (aujourd'hui Fromont), avec toutes les dépenses qui en suivent pour les gardes du corps et pour son Service, avec la location d'avance des outils pour la cuisine du prince et avec les dispositions pour la nourriture du personnel qui se déplace (le valet de Chambre et sa famille, par exemple, "... mangent de la desserte de la table du prince à mesure qu'elle sera desservie"). Très probablement ce manuscrit a été dispersé lors des saccages et des ventes révolutionnaires. Les Archives Nationales, en effet, ne possèdent aucun document de ce genre pour la période entre 1739 (Sous-série O1 doc. n° 3743a) et 1751 (Sous-série O1 doc. n° 3743b). Un manuscrit similaire, de 120 pp., des Menus et Ordres de Dépenses des Mesdames de France, du 01-07-1757 au 31-12-1757, en reliure presque identique, est récemment passé sur le marché (Librairie A. Sourget cat. G.P., Paris, 2017 n. 27, 75.000,00 euros). (LCPCRELI-0001)
1782(LCPCMED-0007)(Un très rare texte du XVIII siècle sur l'odontolgie et sur les soins des dents des enfants. Un séduisant exemplaire aux armes du Duc de La Rochefoucauld) L'ECLUSE DU THILLOY Louis. (1711-1792) "L'ART DU DENTISTE, JOINT A L'ANATOMIE DE LA BOUCHE, AVEC DES OBSERVATIONS POUR LA CONSERVATION DES DENTS, & DES INSTRUCTIONS TRES-INTERESSANTES, POUR REMEDIER AUX ACCIDENTS QUI ACCOMPAGNENT LA SORTIE DES DENTS DE LAIT, & AUXQUELS LA PLUPART DES ENFANTS SUCCOMBENT, FAUTE DE SECOURS SUFFISANTS. CE TRAITE EST NON SEULEMENT UTILE ET NECESSAIRE AUX ELEVES EN CHIRURGIE, QUI SE DESTINENT A L'ART DU DENTISTE, MAIS ENCORE AUX MERES DE FAMILLE...". 1782, Paris, Guillot. 2 parties en 1 volume in-12° (166x103 mm) (dimensions pages 161x97 mm) VIII pp. (titre et avertissement), 222 pp., 6 planches gravées sur cuivre h.t. ; 42 pp. (y compris titre et avis), (3) ff. (table), (1) f. b. (a8, A-I12, K4 ; (2) ff., A6, (1) f., L12, (4) ff.) Reliure de l'époque en veau marbré. Encadrement d'un filet à froid sur les plats et armoiries dorées au centre. Dos lisse avec fleurons et décorations dorés et pièce de titre en maroquin bordeaux. Filet doré sur les coupes. Tranches décorées. gardes de papier décoré. Edition en partie originale, très rare. Remise en vente sous ce titre du texte des "Nouveaux élémens d'odontologie" (1754), sans les ff. d'approbation et de privilège et avec la seconde partie sur les dents des enfants en édition originale. Superbe exemplaire, très bien conservé. L'auteur était dentiste du Comte de Saxe et de Stanislas Lezczynsky, beau-père de Louis XV. Il soigna aussi Mlle Denis, nièce de Voltaire. "J'ai réuni dans ce Volume un petit Ecrit sur les <Maladies des Dents des Enfans>. J'ai fait cet ouvrage en Lorraine, pour l'usage de cette Province... ici plus correct. Enfin j'ai joint... la Déscription de plusieurs instrumens que j'ai nouvellement inventé, & dont le succès m'est confirmé tous les jours par l'usage et l'expérience. (...) vingt années d'application & de travaux... cinq campagnes consécutives faites dans la dernière guerre en Flandres, ou plus de huit mille bouches m'ont passé par les mains...". Provenance : Exemplaire aux armoiries dorées du Duc François-Alexandre de La Rochefoucauld-Liancourt (1747-1827). Un ex libris manuscrit ancien "Bediagiae" sur une page de garde. (LCPCMED-0007) (4.500,00 €)
172710649La Haye, de Merville, 1727 In-8 (222 x 135 mm), XXVIII pp., 323 pp. Maroquin rouge, triple filet doré d’encadrement sur les plats, armes au centre, dos à nerfs orné de caissons avec pièces d’armes dorées, titre doré, filet doré sur les coupes, dentelle sur les chasses, tranches dorées sur marbrure, légères griffures sur un plat, dos et une petite partie d'un plat légèrement passés (reliure de l’époque).
170310645Paris, André Pralard, 1703 In-8 (188 x 122 mm), 8 ff. n. ch., 732 pp., 6 ff. n. ch., 4 cartons reliés tous ensemble à la fin avec annotation manuscrite sur un carton et soulignage au crayon sur un autre. Maroquin vieux rouge, triple filet d'encadrement doré sur les plats, armoiries au centre, dos à nerfs, caissons décorés de fleurons dorés et pièces d’arme dorées, auteur et titre dorés, filet doré sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches dorées sur marbrure, légère fente en tête des mors avec petite restauration, tache angulaire en partie inférieure, petit trou dans la marge inférieure des premiers feuillets, petite tache brune marginale pp. 85-86 (reliure de l’époque).
178629Paris, Hôtel Serpente, (Panckoucke), 1786 ; in-12 de [4]-xii-293-(5) pp. (privilège compris), reliure de l'époque maroquin rouge, trois filets dorés sur les plats, fleuron aux angles, armes au centre, dos lisse orné, pièce verte, roulette intérieure, tranches dorées.
1737396Paris, Veuve d'Houry, 1737 ; in-8 de 425 pp., maroquin vieux rouge de l'époque, dentelle encadrant les plats, guirlande fleurie aux angles, armes dorées au centre, dos à nerfs orné, roulette intérieure, doublures et gardes de papier d'Augsbourg, tranches dorées.
1768(LCPCLIT-0028)(Le Boccace du Comte d'Eu, conservé dans une reliure en maroquin de l'époque à ses armoiries dorées) BOCCACE Jean. (Certaldo, 1313-1375) "IL DECAMERONE". 1768, Paris, Prault. 3 volumes in-12° (144x88 mm) (dimensions pages 139x81 mm) I : (2) ff., (1 portrait de Boccace en frontispice par Demoutart et 1 titre gravé par Aveline, d'après Moreau), XXIV pp. (vie de Boccace, introduction et table), 490 pp., (1) f. b. ; II : (1) f. (titre), 471, (1) pp. ; III : (1) f. (titre), 443, (1) pp. (I : (2) ff., a8, b4, A-V12, X6 ; II : (1) f., A-T12, V8 ; III : (1) f., A-S12, T6) Reliure armoriée de l'époque en maroquin rouge. Triple filet doré d'encadrement sur les plats et armoiries dorées au centre. Dos lisses avec fleurons et décorations dorés et pièce de titre en maroquin vert. Filet doré sur les coupes. Roulette intérieure dorée. Tranches dorées. Gardes de papier décoré. Jolie édition. Petites et habiles réféctions des coiffes supérieures et des coins. Quelques légères brunissures éparses, mais bel exemplaire. Provenance : Très rare exemplaire aux armoiries dorées de Louis-Charles de Bourbon (1701-1775), Prince de Dombes, Duc d'Aumale et de Gisors, Comte d'Eu et de Dreux, Prince d'Anet et Baron de Sceaux. Cinquième des sept enfants du Duc du Maine (Louis-Auguste de Bourbon, bâtard de Louis XIV et de Mme de Montespan) et de Louise-Bénédicte de Bourbon-Condé. Chevalier des Ordres du Roi (1728), Duc d'Aumale et Comte d'Eu (1736), il succéda à son frère aîné Louis-Auguste II de Bourbon et devint Grand Maître de l'artillerie de France. Célibataire et sans enfants, son cousin le Duc de Penthièvre hérita de toute sa fortune. Ex libris manuscrit sur chaque titre "S. Smith". (O.H.R., planche 2606, fer n° 12) (LCPCLIT-0028) (2.500,00 €)
1778117520Jean- Michel Briolo 1778-1780 4 in-folio A Turin, Chez Jean-Michel Briolo, 1778-1780, 4 volume in-folio de 255x400 mm environ, XXVIII, 435 - 458 - 444 - (3) ff. (faux-titre, titre, Au lecteur), 675 pages, (2) ff., 174 pages (Bibliothecae Sebusianae), contient 1 frontispice, 1 portrait gravé et 3 planches. Demi basane mouchetée à coins, dos lisses portant titres et tomaisons dorés, tranches mouchetées de rouge. Coiffes, coins, coupes et plats frottés, des traces de mouillures au tome I et III, légères salissures sur certains feuillets, quelques rousseurs sinon intérieur propre, assez bon état.
177510655La Haye, Gosse fils, 1775 2 tomes en un volume in-8 (194 x 121 mm), XLII pp., 222 pp.; 2 ff. n. ch., 240 pp. Veau marbré havane, dos à nerfs orné et fleuronné, filet doré sur les coupes, pièce de titre de maroquin rouge, armes au centre des plats, tranches rouges, habiles restaurations (reliure de l’époque).
1730PHO-2325Paris, Guérin, 1730-1731. 2 volumes in-4 (25,5 × 20 cm). XXVIII, 482 p., 29 ff. ; XIV, 506 p., 30 ff., reliures postérieures en demi-veau, pièces de titre et tomaison, coins et coupes légèrement frottés et émoussés, petits manques aux coiffes. Légèrement bruni, légères galeries de vers et traces d’humidité dans la marge intérieure au début du tome I ; les pages 17-20, 221/222, *19/*20 du tome I ainsi que les plans « Plan de la ville de San-Domingo » (tome I) et « Plan du Cap François » (tome II) sont déreliés ; petit déchirement restauré au pli de la garde de la « Carte de l’Isle de Saint-Domingue » (tome II). Ex-libris Jack Grout.
17519010[sans lieu]; Paris, [sans nom]; David le jeune, 1751; 1748. In-12 de [2]-366; [2]XVI-192-6] pages, plein veau brun, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, tranches rouges, armes dorées frappées au bas du dos, de la famille Du Breil de Pontbriand, ex-libris C. T. Noel du Payrat. Petit manque à la coiffe inférieure et petite fente à un mors. Sur le second feuillet blanc, inscription ancienne: "Provient de la vente des livres de feu l'abbé de Pontbriand à Paris en juillet 1767".In-12 of [2] -366; [2] XVI-192-6] pages, full brown calf, ribbed back decorated with gilt fillets and floral ornaments, red edges, golden arms stamped on the lower back, from the Du Breil de Pontbriand family, and C.T. Noel du Payrat bookplate. Small lacking in the lower turn in and small slit on one joint. On the second white leaf, old inscription: "Provient de la vente des livres de feu l'abbé de Pontbriand à Paris en juillet 1767".
17841239[Paris], d'Houry, 1784 ; in-8 de 682 pp., reliure de l'époque, maroquin rouge, trois filets gras et maigres en encadrement sur les plats, fleurs de lis aux angles et armes dorées au centre, dos à nerfs orné, tranches dorées.
17761257Paris, Veuve Duchesne, 1776 ; in-12 de [1 f.], xix pp., pp. 7 à 80, 2 grandes planches dépliantes, reliure de l’époque maroquin vieux rougefilets en encadrement sur les plats, fleurons aux angles, armes au centre, dos lisse orné, pièce verte, tranches dorées.
1743(LCPCLUM-0012)(L'esprit français et le beau style de la langue française dans un rarissime exemplaire aux armes de la Maréchale de Lévis-Mirepoix, très proche du Roi Louis XV) BOUHOURS Dominique (père). (Paris, 1628-1702) "LA MANIERE DE BIEN PENSER DANS LES OUVRAGES D'ESPRIT. DIALOGUES. NOUVELLE EDITION". 1743, Paris, C.N. Poirion. 1 volume in-12° (172x104 mm) (dimensions pages 168x96 mm) VIII, ff. (titre et avertissement), 526 pp., (2) ff. (a4, A-Y12) Reliure armoriée de l'époque en basane havane marbrée. Un filet à froid d'encadrement sur les plats et armoiries dorées frappées au centre. Dos à cinq nerfs avec décorations dorées et pièce de titre en maroquin rouge. Roulette dorée sur les coupes. Tranches rouges. Gardes de papier décoré. Jolie édition posthume (édition originale de 1687). Petite et habile restauration à deux mors, petite déchirure marginale, sans atteinte, au f. Q3, mais très bel exemplaire. "Le but que l'on Se propoSe ici, n'eSt point d'apprdendre à concevoir de Simple idées, ou à former des raiSonnements avec toute l'exactitude que demande la raiSon, aidée de réflexions & de préceptes... Il ne s'agit proprement que de jugemens ingénieux qui se rapportent à la Seconde opération, & qui s'appellent penSées en matière d'ouvrages d'eSprit ; & ce que prétend l'Auteur, eSt de démêler un peu les bonnes & les mauvaiSes qualité de ces jugemens ou de ces penSées ; Sans prétendre néanmoins preScrire des règles, ni donner des loix qui gênent perSonne...". Sur le père Bouhours Voltaire écrivait : "Il vivait dans la meilleure compagnie de Paris ; je ne parle pas de la compagnie de Jésus, mais de celle des gens du monde les plus distingués par leur esprit et par leur savoir. Personne n'eut un style plus pur et plue éloigné de l'affectation : il fut même proposé dans l'Académie française de passer par-dessus les règles de son institution pour recevoir le P. Bouhours dans son corps". Provenance : Armoiries dorées de la Princesse Anne-Marguerite-Gabrielle de Beauvau-Craon (1707-1792), Maréchale de Lévis-Mirepoix. "La Maréchale de Mirepoix, appréciée de Louis XV, faisait partie de son cercle d'intimes ; amie de Madame de Pompadour puis, plus tard, de Madame du Barry, elle gravitait dans l'entourage direct du souverain qui savait fort bien récompenser la Maréchale de sa <complaisance>, Son rôle d'amie de la favorite ne lui valait pas que des amitiés, puisque son frère et toute la Cour jugeaient sévèrement l'aide qu'elle apportait à la nouvelle favorite. La complaisance de la Marèchale s'explique, en grande partie, par le train de vie qu'elle menait car la chose n'était un secret pour personne à la Cour, la Marèchale aimait le luxe et se ruinait au jeu". "Le Prince de Ligne dit d'elle dans ses lettres : <Elle avait cet esprit enchanteur qui fournit de quoi plaire à chacun. Vous auriez juré qu'elle n'avait pensé qu'à vous toute sa vie>. Le catalogue de sa bibliothèque a été publié en 1792 et contient 721 numéros. On y rencontre quelques jolis livres. La plupart sont reliés en veau fauve ; quelques-uns sont recouverts de maroquin". (Ernest Quentin-Bauchart, Les femmes bibliophiles de France) "La Maréchale de Mirepoix qui, dès le principe de sa faveur (celle de Mme de Pompadour), s'était glissé dans son intimité, obtint d'elle, à la mort de son mari, ving mille livres de pension, la charge de capitaine des gardes pour M. de Beauvau, son père, et le gouvernement de Brouage pour M. de Lévis-Lérans, héritier de M. de Mirepoix. Il est vrai qu'on rèpétait partout que Madame de Pompadour rècompensait en elle une sorte de domestique ; on l'accusait d'avoir reçu, dans ses belles petites mains, les noyaux des cerises que la Marquise mangeait quelques fois dans sa voiture ; enfin on prétendait qu'oublieuse de ce qu'elle se devait à elle-même et à son nom, elle se plaçait sur la banquette du devant du carrosse, alors que la favorite était seule assise au fond ; mais c'étaient là des calomnies, et les mauvaises langues envenimaient des faits fort simples en eux-mêmes, dont on peut lire les détails dans les Mémoires de Madame de Hausset". (E. Campardon, Madame de Pompadour et la Cour de Louis XV, 1867, Paris, H. Plon, p. 70) Petite découpe d'ancien catalogue collée au verso du premier plat. (O.H.R., pl. n° 417) (LCPCLUM-0012)
1753(LCPCHIS-0028)(Un rarissime exemplaire aux armes de la Maréchale de Lévis-Mirepoix, très proche du Roi Louis XV) RICHER Adrian. (1720-1798) "NOUVEL ABREGE CHRONOLOGIQUE DE L'HISTOIRE DES EMPEREURS". 1753-1754, Paris, David le jeune. 2 tomes en 2 volumes in-12° (170x115 mm) (dimensions pages 165x108 mm) I : VIII pp. (faux-titre, titre, épître et avertissement), 568 pp. (y compris la table des matières), (3) ff. (errata et approbation) ; II : (2) ff. (faux-titre et titre), 617 pp. (y compris la table des matières), (1) p. (errata). (I : a4, A-Z8, Aa-Ll8, Mm-Rr4 ; II : A-Z8, Aa-Nn8, Oo-Ss4, Tt1) Reliure de l'époque en veau marbré. Triple filet doré d'encadrement sur les plats et armoiries dorées au centre. Dos lisses avec fleurons et décorations dorés et pièces de titre et de toamison en maroquin citron. Filet doré sur les coupes, dentelle intérieure dorée. Tranches dorées. Gardes de papier décoré. Edition Originale, rare. Tout petit manque de cuir à la coiffe supérieure et à un mors inférieur du vol. I. Usure à un coin du vol. I et à trois coins du vol. II. Quelques petites brunissures éparses, mais bel exemplaire. Provenance : Armoiries dorées de la Princesse Anne-Marguerite-Gabrielle de Beauvau-Craon (1707-1792), Maréchale de Lévis-Mirepoix. "La Maréchale de Mirepoix, appréciée de Louis XV, faisait partie de son cercle d'intimes ; amie de Madame de Pompadour puis plus tard, de Madame du barry, elle gravitait dans l'entourage direct du souverain, qui savait fort bien récompenser la Maréchale de sa <complaisance>. Son rôle d'amie de la favorite ne lui valait pas que des amitiés, puisque son frère et toute la Cour jugeaient sévèrement l'aide qu'elle apportait à la nouvelle favorite. La complaisance de la Maréchale s'explique, en grande partie, par le train de vie qu'elle menait car la chose n'était un secret pour personne à la Cour, la Maréchale aimait le luxe et se ruinait au jeu". "Le Prince de Ligne dit d'elle dans ses lettres : <Elle avait cet esprit enchanteur qui fournit de quoi plaire à chacun. Vous auriez juré qu'elle n'avait pensé qu'à vous toute sa vie>. Le catalogue de sa bibliothèque a été publié en 1792 et contient 721 numéros. On y rencontre quelques jolis livres. La plupart sont reliés en veau fauve ; quelques-uns sont recouvert de maroquin". (Ernest Quentin-Bauchart, les femmes bibliophiles de France) "La Maréchale de Mirepoix qui, dès le principe de sa faveur (celle de Mme de Pompadour), s'était glissé dans son intimité, obtint d'elle, à la mort de son mari, vingt mille livres de pension, la charge de capitaine des gardes pour M. de Beauvau, son père, et le gouvernement de Brouage pour M. de Lévis-Lérans, héritier de M. de Mirepoix. Il est vrai qu'on répétait partout que Madame de Pompadour récompensait en elle une sorte de domestique ; on l'accusait d'avoir reçu dans ses belles petites mais, les noyaux des cerises que la Marquise mangeait quelques fois dans sa voiture ; enfin on prétendait qu'oublieuse de ce qu'elle devait à elle-même et à son nom, elle se plaçait sur la banquette du devant du carrosse, alors que la favorite était seule assise au fond ; mais c'étaient là des calomnies, et les mauvaises langues envenimaient des faits fort simples en eux-mêmes, dont on peut lire les détails dans les Mémoires de Madame de Hausset". (E. Campardon, Madame de Pompadour et la Cour de Louis XV, 1867, Paris, H. Plon, p. 70) (LCPCHIS-0028)
175726911757 1757 Ballard, [Paris], 1757. 1 volume grand in-4 plein veau marbré, dos à cinq nerfs orné du maillet héraldique des Mailly, pièces de titre de maroquin rouge, tranches rouges. [1f.] blanc, un titre frontispice, [5ff.], 134 pages, [1f.] blanc et [1f.], 215 pages et 27 pages et [1f.] dont neuf titres intermédiaires gravés, deux grands tableaux généalogiques repliés, deux pennons généalogiques, quatre vignettes, trois planches sigillographiques et 278 compositions héraldiques. Ex-libris héraldique M. de Bérenger. Coiffe supérieure arasée, mors à restaurer, intérieur très frais.
1712(LCPCHIS-0019)(Un rare et séduisant exemplaire en maroquin du temps aux armes du Baron d'Anstrud) MONTECUCCOLI Raimond (Prince de). (Modène, 1609 - Lintz, 1680) "MEMOIRES DE MONTECUCULI GENERALISSIME DES TROUPES DE L'EMPEREUR; OU PRINCIPES DE L'ART MILITAIRE EN GENERAL. DIVISEZ EN TROIS LIVRES. TRADUITS D'ITALIEN EN FRANCOIS PAR ***...". 1712, Paris, J.G. Nyon. 1 volume in-12° (174x104 mm) (dimensions pages 169x98 mm) 1 portrait en frontispice de Montecuccoli par Thomassin, 441 pp. (avec épître et avertissement), (1) p. (approbation), (8) ff. (table), 3 planches gravées sur cuivre d'architecture militaire h.t. (A12, B8, C4, D8, E4, F8, G4, H8, I4, K8, L4, M8, N4, O8, P4, Q8, R4, S8, T4, V8, X4, Y8, Z4, Aa8, Bb4, Cc8, Dd4, Ee8, Ff4, Gg8, Hh4, Ii8, Kk4, Ll8, Mm4, Nn8, Oo4) Reliure armoriée de l'époque en maroquin vieux rouge. Encadrement de triple filet doré sur les plats et armoiries au centre. Dos à cinq nerfs avec fleurons et décorations dorés et titre en lettres dorées. Roulette dorée sur les coupes et roulette intérieure dorée. Tranches dorées et gardes de papier décoré. Edition Originale de la traduction française, rare. Une très petite fente au mors supérieur du premier plat et petite déchirure marginale, sans perte, au f. H3. Bel exemplaire en reliure armorié du temps. Traduction dédiée au Prince de Condé, fils du Grand Condé, des Mémoires de l'un des plus grands Capitaines du XVIIème siècle. Le Prince de Montecuccoli fit une extraordinaire carrière militaire, jusqu'à devenir Comandant Suprême (Généralissime) des troupes impériales. En 1639 il fut fait prisonnier par l'armée suédoise et, pendant ses trois ans de prison, il étudia et il commença à écrire ses mémoires et un traité sur l'art de la guerre qu'il acheva à la fin de la Guerre des Trente Ans. Il participa à plusieurs guerres en Italie, en Hongrie (contre les Turcs) et en Bavière. Considéré l'un des plus importants Capitaines du XVIIème siècle, son traité fut très apprécié dans les deux siècles suivants pour le nombre d'informations pratiques sur la guerre et sur les tactiques de son époque. Si le traité de l'Art de la Guerre de Machiavel présente des cas et des situations abstraites et générales, l'ouvrage de Montecuccoli, au contraire, présente de façon scientifique et avec le concours d'une expérience inégalée, toute un série de situations de guerre et de techniques et tactiques à adopter selon les différents cas. Provenance: Rare exemplaire aux armoiries dorées du Baron François-César d'Anstrud, seigneur de Bierri-lez Soulias (Auxois). Descendant d'une lignée qui avait servi, pour deux siècles, dans la Compagnie des Gardes Ecossaises, fils d'André-François d'Anstrude, Capitaine d'une Compagnie de cent hommes dans le Régiment Toulouse Infanterie, puis Capitaine de Grenadiers dans le Régiment d'Alligni, François-César fut créé Baron en 1737, par Louis XV. Un rare texte sur l'Art de la Guerre au XVIIème siècle appartenu à une famille en service dans l'Armée du Roi de France depuis plus de deux siècles. (O.H.R., planche n° 1447; Barbier, III, 211) (LCPCHIS-0019) (1.250,00 €)
17579560Rennes Vatar 1757 1 Deux parties en un volume in-4 (250 x 198 mm), 2 ff. n. ch, XXXIII pp., 374 col.; 2 ff. n. ch., 140 col., 3 ff. n. ch. Demi-chagrin rouge, dos à nerfs orné d’hermines, titre, date et armoiries dorés en pied, dos passé et frotté, restauration de papier dans la marge intérieure du titre (reliure du XIXe siècle).
17906013Paris, de l'imprimerie de la Veuve d'Houry & Debure, 1790. In-8 de 694-[2]p., plein maroquin rouge, dos à nerfs orné de fleurons filets et fleurs de lys dorés, plats richement ornés de filets, fleurons, roulettes dorées, frappés au centres des armes de Dominique, cardinal de La Rochefoucauld, tranches dorées (coins à peine émoussés, le maroquin est devenu foncé - noir à certains endroits). Ex-libris moderne.
17321511A PARIS. OSMONT ET HENRY. 1732. TOMES PREMIER ET SECOND SEULS, 2/6 VOLUMES IN-12 (10,5 X 17 X 6,5 CENTIMETRES ENVIRON) DE (2) + XXI + (15) + 542 ET (14) + 608 PAGES, RELIURE D'EPOQUE PLEIN MAROQUIN ROUGE, DOS A CINQ NERFS ORNE DE CAISSONS A FLEURONS DORES, TITRE DORE, TRANCHES MARBREES SOUS DORURE, TRIPLE FILET DORE ENCADRANT LES PLATS, ROULETTE INTERIEURE DOREE. AUX ARMES DOREES SANS DOUTE DE LOUIS-PHILIPPE 1° DUC D’ORLEANS, 1° PRINCE DU SANG (1725-1785). FER SIMILAIRE CHEZ O.H.R. PLANCHE 2572. CACHET EX-LIBRIS DU DUC D’ORLEANS SUR LE FEUILLET DE TITRE DANS CHACUN DES VOLUMES. EX-LIBRIS MANUSCRIT DANS LE SECOND VOLUME, AVEC PETIT MANQUE DE PAPIER SANS GRAVITE SUR LE FEUILLET DE TITRE. QUELQUES PETITS DEFAUTS EXTERIEURS SANS GRAVITE, SINON BEL EXEMPLAIRE.
177462Londres et Paris, Desventes de la Doué, 1774 ; in-12 de xxxvi-328 pp., reliure de l'époque maroquin rouge, filets dorés en encadrement, fleurettes aux angles, armes au centre, dos lisse orné, tranches dorées.
17263509Amsterdam, 1726 in-12 (14 X 8,5 cm), 300 pp, page de titre imprimée en rouge et noir, avec une sphère Elzevirienne, reliure de l'époque veau brun, dos à cinq nerfs orné, pièce de titre maroquin rouge, armes sur les plats, roulette sur les coupes, tranches rouges. Etion originale. Exemplaire aux armes d'Alexandre de La Rochefoucauld, duc de La Rochefoucauld et de la Roche-Guyon, prince de Marsillac, marquis de Liancourt, sixième fils de François VJJJ, grand veneur de France et grand maître de la garde-robe, et de Madeleine-Charlotte Le Tellier de Louvois, né le 29 septembre 1690, porta d'abord le titre de comte de Montignac ; il servit dans la marine, puis dans l'armée de terre et fut créé duc de La Roche-Guyon en février 1713. (Olivier planche 710, fer n°2). (cuir frippé, charnières, coiffes, coins usés). (max. 4000 cara
17072532A PARIS. CHEZ PIERRE GIFFART. 1707. IN-12 (10,5 X 17 X 3,5 CENTIMETRES ENVIRON) DE (14) + L + (6) + 458 ET (6) PAGES, RELIURE D'EPOQUE PLEIN VEAU BRUN, DOS A CINQ NERFS ORNE DE CAISSONS A FLEURONS DORES, TITRE DORE SUR ETIQUETTE MAROQUIN ROUGE, DENTELLE DOREE SUR COUPES, TRANCHES MOUCHETEES ROUGES. ILLUSTRE D’UN BANDEAU GRAVE EN TETE DU FEUILLET DE DEDICACE AU DUC DE BOURGOGNE, ET DE 4 PLANCHES HORS TEXTE, DONT UNE DEPLIANTE. EDITION ORIGINALE. BIEN QUE L’OUVRAGE PORTE LA MENTION « FIN DU PREMIER VOLUME », IL SEMBLE QU’IL N’AIT JAMAIS EU DE SUITE. PLATS AUX ARMES DOREES DE LOUIS-FRANCOIS-ARMAND DU PLESSIS, DUC DE RICHELIEU, MARECHAL DE FRANCE (1696-1788). TRES BELLE PROVENANCE. QUELQUES DEFAUTS EXTERIEURS. PRIX ETABLI EN CONSEQUENCE.
17731243— Paris : Alex. Le Prieur, 1773. Grand in-8, 223 x 150 : (2 ff). le premier blanc, frontispice, 43 pp., 4 planches. — Maroquin havane du XIXème siècle, trois filets en encadrement sur les plats, dos à nerfs richement orné, dentelle intérieure, tranches dorées (A. Motte).