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012731Pierre-Jean de Béranger (1780-1857), célèbre chansonnier. L.A.S., 20 août, 3p in-12. Belle lettre à Augustine-Malvina Blanchecotte (1830-1897), poétesse. « Je vous souhaite votre fête de tout mon coeur, ma chère enfant, mais est-ce que vous rendue folle ? ». Il s'étend ensuite, sur trois pages, sur son refus d'être portraituré alors que Blanchecotte lui a envoyé un peintre. « De la vie, je n'ai laissé faire mon portrait par personne et c'est bien malgré moi qu'on l'a fait pour le public. Vous le savez, je pense ». Il la remercie pour ses « vers charmants » qu'elle lui a envoyés. Une note au dos indiquait : « sur les vers qu'il a reçus de Blanche ». Il s'agit bien de Blanchecotte, qu'il appelle « ma chère enfant » dans plusieurs lettres. De plus, le petit numéro en haut à droite du premier feuillet se retrouve sur diverses lettres reçus par Blanchecotte. Elle a dû numéroter ainsi ses lettres reçues. [69-2]
017259Pierre-Jean de Béranger (1780-1857), poète, chansonnier. L.A.S., 14 avril [1837], 2pœ in-8. A Edme-Louis-François Masson de Longpré (1793-1863), alors vérificateur des domaines à Loches. Longpré était le propriétaire de La Grenadière, près de Tours. Il y reçut Balzac et Béranger. « Mon cher Monsieur de Longpré, Je reçois la réponse de M. Bérard à la proposition que vous m'aviez autorisé à lui ltransmettre. Elle est conforme à ce que je vous avais fait pressentir, quelque honneur qu'il attacherait à représenter l'arrondissement que vous habitez. Le père de famille a fait à la patrie tous les sacrifices qu'il a dû lui faire, en restant chargé de fonctions publiques à une époque où toutes les fortunes étant menacées, il eut eu besoin de se consacrer entièrement à ses affaires particulières. Les refus de positions avantageuses ne lui ont pas plus coûté que l'obligation à remplir de donner de sages conseils, même lorsque l'on sait d'avance qu'ils ne seront pas bien reçus. Mais une fois délié par ceux qui l'avaient chargé de leur mandat, il s'est crû libre envers le pays, à moins que des circonstances impérieuses ne vinssent lui imposer de nouveaux sacrifices. Nous n'en sommes pas là, heureusement. Ne vous étonnez donc pas, mon cher Monsieur, s'il n'accepte pas la candidature que vous aviez la bonté de lui offrir au nom d'honorables électeurs. Déjà plusieurs fois il a été obligé de faire le même refus, et je n'ai pas besoin de vous dire que cela a toujours été avec le plus vif regret. Aussi me charge-t-il de vous prier d'assurer de sa reconnaissance profonde Mrs les électeurs qui avaient bien voulu agréer son nom. Il me charge également de vous dire combien il vous est obligé d'un pareil témoignage d'estime ; et comme ce qui touche un si excellent homme ne peut être indifférent à ses amis, permettez-moi de joindre mes remerciements aux siens. Faites agréer mes civilités respectueuses à Madame, et recevez avec tous les compliments de ma vieille amie, l'assurance de mon affection toute dévouée. Béranger ». Simon Bérard (1783-1859) refuse donc de s'engager à nouveau en politique. Il avait été député de 1827 à 1834. Il démissionne et se retire en Touraine pour fonder une filature. Il sera en revanche nommé receveur général des finances en 1839. Longue et belle lettre. [133]
016443Théodore Botrel (1868-1925), célèbre chansonnier breton. L.A.S. & P.A.S., 4 juin 1895, 1p in-8 et 3p in-4. Très beau et intéressant ensemble sur ce chansonnier, provenant des papiers d'Horace Valbel (1858-1924), au moment de la publication de son ouvrage « Les chansonniers et les cabarets artistiques ». Le document de 3p est une longue enquête signée avec sa belle grande signature à la fin de la 3e page. Cette enquête biographique entièrement autographe, contrairement à ce qu'il affirme dans la lettre jointe (il justifie une erreur en prétendant qu'un parent a recopié le brouillon). Il s'agit de son écriture, très soignée pour être idéalement relue. Cette enquête est très importante car Botrel commence à peine à être connu suite à la soirée du Chat Noir, le fameux cabaret, où il chanta ses chansons dont sa plus importante « La Paimpolaise ». On remarquera que dans ses oeuvres, il commence par citer cette chanson. On notera que Valbel était maître de cérémonie au cabaret du Chat Noir. La lettre corrige une erreur car il a indiqué Paul Dupont au lieu de Pierre Dupont. Il est très drôle de noter qu'il indique : « le brouillon recopié par un parent maladroit » alors que c'est bien lui qui l'a écrit. On notera enfin une erreur (volontaire ?) sur sa date de naissance : il indique 1869 au lieu de 1868. Papier jauni, devenu cassant, surtout sur le bas, avec petits manques de papier (sans manque de texte). Très beau et rare ensemble des débuts du grand chansonnier. [167]
GF308282 pages in8 - bon état -
332301 page in12 - adresse au dos -Très bon état -
GF162321 page in4 - bon état -
006591Hector Sombre (mort en 1894), poète, chansonnier. L.A.S, 31 juillet 1884, 3p in-8. Longue lettre à Scholl afin d'obtenir un passe de chemin de fer, mentionnant « le service que je réclame de vous illustre, pour moi pygmée ». Il dit avoir un volume qui pourrait être accepté par Ollendorf. Il semble qu'il est encore jeune et il dit débuter. Rare. [214]
018459Pierre Carmouche (1797-1868), poète, chansonnier, goguettier, écrivain. L.A.S., sd, 2p in-12. A l'écrivain Philippe-Jacques de Laroche dit Hubert (1765-1837). A propos des répétitions d'une pièce qui se passent mal car « il nous manquera 2 artistes ». [178b]
020789Frédéric Bérat (1801-1855), compositeur, goguettier, chansonnier. L.A.S., 20 février 1843, 1p in-8. A l'écrivain Eugène Guinot (1805-1861). « Cher ami, C'est pour mercredi à midi, au café de la Rotonde. Si note jeune homme n'était pas disponible, prévenez m'en par un mot. Je vous ai manqué de dix minutes ce matin ! A vous de coeur. F Bérat ». Rappelons que Guinot et Bérat ont collaboré : La Polka, un vaudeville de Guinot sur une musique de Bérat, sera jouée l'année suivante (création le 14 mars 1844). [512]
018458Pierre Carmouche (1797-1868), poète, chansonnier, goguettier, écrivain. L.A.S., Paris, 9 juin 1867, 1p in-12. Au compositeur François Bazin (1816-1878). « Mon cher Monsieur Bazin, vous deviez voir M. Carvalho, vous me l'aviez promis, vous deviez vous le promettre à vous même !. car, soyez en persuadé, si vous le vouliez, cette affaire ne serait pas désespérée. Vous pourriez la remmancher là ! Ailleurs, je n'y vois guère d'espoir, puisque le directeur m'a dit que vous n'aviez que votre ou sa féérie en tête. Décidez vous donc à fumer ce cigare qu'on vous a proposé. C'est la plus haute des faveurs directoriales. Tout à vous. Carmouche ». [178b]
018473Pierre Carmouche (1797-1868), poète, chansonnier, goguettier, écrivain. L.A.S., sd, 1p in-12. A l'acteur Hippolyte Roland. A propos de livres que lui a confié Roland et qu'il lui renvoie sauf un qu'il n'a pas encore lu, Le grenadier de Beauvoisin. Il s'agit d'une pièce écrite par Roland. [179b]
018470Pierre Carmouche (1797-1868), poète, chansonnier, goguettier, écrivain. L.A.S., 2 novembre, 1p in-8. A l'écrivain Hygin-Auguste Cavé (1796-1852) afin de lui recommander madame Carré, femme d'un artiste de Province, de Bayonne. Jolie lettre. [179b]
018471Pierre Carmouche (1797-1868), poète, chansonnier, goguettier, écrivain. L.A.S., 10 septembre, 1p in-8. A l'écrivain Jean-Toussaint Merle (1785-1852), avec qui il a écrit plusieurs pièces : « Monsieur Merle est prié de vouloir bien remettre sous enveloppe ou avec une note, au porteur, les billets que M. Meyer l'aura chargé de me remettre à moi-même. Je le remercie. Son très humble serviteur. Carmouche ». [179b]
020936Antoine-Paul Tavarel dit Xavier Privas (1863-1927), chansonnier, goguettier, sacré Prince des Chansonniers en 1899. L.A.S. + enveloppe, 18 août 1899, 2p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Mon cher ami, Votre lettre me trouve à Bordeaux où je suis de passage avec la tournée Baret. Si mon télégramme de ce matin ne suffit pas, usez donc du mot ci-inclus. Je pense que la guigne cessera de vous poursuivre un jour ou l'autre. Présentez mes respectueux hommages à madame Osmont et croyez-moi très heureux de pouvoir vous être utile en cette circonstance. A vous en sincère affection. Xavier Privas ». Anna Osmont, d'origine toulousaine comme Tailhade, fut sa maîtresse. Elle s'installe à Paris en 1898. Belle lettre à la belle calligraphie. [508]
020937Antoine-Paul Tavarel dit Xavier Privas (1863-1927), chansonnier, goguettier, sacré Prince des Chansonniers en 1899. L.A.S., 10 octobre 1899, 1p in-12. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Mon cher ami, J'ai vu ce matin [l'avocat] Paul Loubet. Il m'a promis formellement de s'occuper de votre petite affaire. Je lui ai laissé votre adresse actuelle. Attendez-vous donc à quelque bonne surprise. J'irai le relancer s'il vous oublie. Je suis allé à l'Instruction Publique. Je voulais voir Pol Neveux pour obtenir quelque chose aussi du ministre. Il est malheureusement en congé. Il faudra bien que nous obtenions satisfaction. Demain, je ne serai pas à Paris. Je vous rendrai visite vendredi. Bon courage, mon cher ami, et soyez certain que nous ne vous abandonnerons pas. Mille amitiés. Xavier Privas ». [508]
020887Aristide Bruant (1851-1925), chansonnier, écrivain. L.A.S., 28 mars 1905, 1p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Mon cher Tailhade, Je n'ai pas votre nouvelle adresse, mais j'ai reçu vos oeuvres et je vous envoie ce mot, chez vous, pour vous remercier et vous dire combien vos dédicaces m'ont fait grand plaisir et encore plus grand honneur. Bonne santé, ami. Aristide Bruant ». Rappelons que c'est Bruant qui le fit abandonner l'anarchisme et publier dans Le Gaulois, en 1906, une lettre de rupture avec cette idéologie. [505]
020915Louis Marsolleau (1864-1935), poète, chansonnier, compositeur. L.A.S. + enveloppe, Pont l'Abbé, 23 juillet 1883, 1p in-8. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire, critiquant Pont l'Abbé. « Mon cher ami, Je vous devais aller voir lundi dernier, à ton hôtel, mais mes préparatifs de départ m'en ont empêché. Je te prie de m'excuser de t'avoir fait m'attendre en vain. Je suis ici dans un pays qui est fort beau mais peu gai, et où pour faire pénitence un condamné pourrait être relégué : ce qui certes, lui serait aussi pénible que de perdre la tête. À toi bien cordialement. Louis Marsolleau ». Autographe peu commun, amusante lettre. [507]
020916Louis Marsolleau (1864-1935), poète, chansonnier, compositeur. L.A.S., 23 novembre 1897, 1p in-12. A Laurent Tailhade (1854-1919), poète, écrivain, pamphlétaire. « Mon cher et admiré am, Je passe rarement à la Petite République, ce qui explique qu'à l'instant seulement, je viens de recevoir ton livre et ta bonne, ta généreuse lettre. La faute que j'ai commise envers toi, ce n'est pas d'aujourd'hui que je me la reproche, et je m'étais moralement fustigé moi-même avant que tu ne puisses les venger pour cela. Mais il faut sincèrement me pardonner. prends les très-vives excuses que je t'adresse ici de cette polissonnerie même pas littéraire. Je suis plus heureux que je ne saurais dire de te pouvoir enfin serrer les mains sans arrière pensée. De tout coeur. Louis Marsolleau ». Autographe peu commun. [507]
021156Alphonse Lemonnier (1842-1907), écrivain, chansonnier, journaliste. L.A.S., dimanche 26 octobre, 1p in-8. Au comédien, chansonnier et metteur en scène Louis Péricaud (1835-1909). Il lui demande deux places pour le lendemain. [519]
021155Léon Jonathan (1849-1901), poète, chansonnier, écrivain. L.A.S., Paris, 5 novembre 1890, 1p 1/2 in-8. Au comédien, chansonnier et metteur en scène Louis Péricaud (1835-1909). Intéressante lettre sur un projet de mise en roman de leur pièce Pierre Vaux, créée en 1882 et reprise en 1891 et 1893. Ce roman serait écrit par Gaston Marot (1837-1916) et paraîtrait en feuilleton. [519]
016803Georges Gabriel Thenon dit Rip (1884-1941), écrivain, chansonnier, dessinateur. L.A.S., 28 janvier 1916, 1p 1/2 in-4. Au docteur et écrivain Maurice de Fleury (1860-1931). Longue lettre expliquant son retard à payer des honoraires, malgré les succès au théâtre. [390]
332291 page in12 - adresse au dos -Très bon état malgré un tout petit manque en marge sans atteinte au texte -
018468Pierre Carmouche (1797-1868), poète, chansonnier, goguettier, écrivain. L.A.S., 28 août 1858, 1p in-12. Au libraire Victor Bezou (1795-1860) pour lui demander de lui retrouver des exemplaires de son oeuvre La Petite lampe merveilleuse coécrite avec Merle (publiée chez Pollet en 1822). [178b]
018456Pierre Carmouche (1797-1868), poète, chansonnier, goguettier, écrivain. L.A., sd, 1p in-12. A l'écrivain et homme politique Edmond Crosnier (1792-1867). « Mon cher ami, À présent que tu es débarrassé des tracas d'un succès très beau, dit-on, il s'agit de me faire savoir si tu as l'intention malfaisante de me pousser au suicide. Et si tu veux qu'on lise sur ma tombe : Mort pour n'avoir pu se faire écouter par Crosnier !. il était digne d'une fin moins déplorable.. Pleurez Carmouche ». Anciennement déchirée en deux et réparée. Amusante lettre. [178b]
100043aafParis, Marcilly, 1841, 2.6 x 1.8 cm, 64 p. (chansonnier + calendrier), illustré de 6 gravures, 2 ff. avec manque de papier et petite perte de texte, reliure en plein maroquin vert, plats et dos joliment ornés à l’or. tranches dorées.