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16806France Flammarion / Union centrale des arts decoratifs 2002 in 4 (17,5x22,5) Un volume reliure cartonnée noire de l'éditeur sous jaquette illustrée, 231 pages. L'Art décoratif dans le vieux Paris; Reproduction d'oeuvres d'Eugène Atget (1857-1927); Le fonds Atget de la bibliothèque des Arts decoratifs; Catalogue. Important corpus reproduisant des photgraphies d'Atger, présentant les arts décoratifs du Paris quotidien à la fin du XIXème siècle. Bel exemplaire
BN280482Atget's paris <br/><br/>Atget's paris Atget Eugène unknown
1984S29586Paris, Centre National de Photographie 1984 s.p., avec 61 photographies, un peu usagée, bon état, dans la collection "Photo Poche"
1984231924Centre national photographie / Photo poche 1984 123 pages in12. 1984. Broché. 123 pages. introduction de Pierre Reynaud
8432Editions Balland , DRAEGER . 1971 . Etui et emboîtage . Exemplaire de M.Pierre Arlet
1985179347Edita - Vilo Edita - Vilo, 1985. In-4 carré relié toile sous jaquette de 211 pages illustrées de photos de Eugène Atget. Signatures sur en première page blanche, sinon Bon état.
23254<p>Les peintres ont besoin d'arbres, d'objets, de scènes de rues pour leurs compositions. Vers 1897-1898, il commence à photographier Paris de manière systématique. L'époque s'intéresse au patrimoine de la capitale et la commission du Vieux Paris commande à Atget plusieurs séries qu'il nomme Paris pittoresque, L'art dans le vieux Paris, Environs... Doté d'un imposant dispositif comprenant une chambre à soufflet avec un châssis chargé de plaques de verre, le photographe saisit la topographie d'une ville qui change. Petits métiers, étalages, cours d'immeubles, heurtoirs, charrettes, ruelles, cafés, chiffonniers de la zone, jardins urbains, parcs à demi abandonnés, quais de la Seine, cette obsessionnelle recherche fixe le détail de l'imprévu ; il en émane un sentiment de nostalgie, d'immédiate proximité, mais aussi une grande poésie. Atget procède de manière méthodique, progressant par arrondissements et quartiers, comme en témoignent ses carnets. Préférant les lumières du petit matin, le photographe réalise des milliers d'images destinées aux bibliothèques et aux musées. En 1906, la bibliothèque historique de la ville de Paris lui commande un travail sur la topographie du vieux Paris. Son cheminement montre des rues souvent désertes, des façades impénétrables, des fenêtres ouvertes sur de sombres intérieurs : le monde est comme endormi, il y a peu d'habitants, qui apparaissent tels des spectres derrière leur fenêtre. L'absence humaine dramatise le réel. Les objets sont eux aussi dotés d'une présence insolite : chaussures accrochées dans une vitrine, paniers, fouet et rênes suspendus mais sans cocher... Documents ou oeuvres d'art ? Atget se qualifie d'auteur-éditeur : sa maîtrise absolue du cadrage, son attention aux lignes des bâtiments, aux détails inattendus, aux choses abandonnées élaborent un univers singulier. Chez Atget, la photographie est réduite à elle-même, elle n'a aucun apprêt. Dans les années 1920, son intérêt pour les objets du quotidien sortis de leur fonction fascine les surréalistes. Élève de Man Ray, l'Américaine Berenice Abbott est la première à comprendre son oeuvre. Elle acquiert à sa mort plus de mille plaques qu'elle vendra en 1968 au MoMA de New York, favorisant la diffusion de ses images aux États-Unis. Par son regard frontal, sa vision qui mêle imaginaire et réel, Atget a inventé la photographie moderne. Cet ouvrage présente environ 170 images de la collection du musée Carnavalet et offre une promenade onirique et esthétique, une jouissance de l'oeil que souligne le titre de l'exposition à la fondation Henri Cartier-Bresson qui accompagne cette publication. </p> Paris, 2020 Xavier Barral 224 p., cartonnage éditeur. 22 x 26,5