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192012cb16in8 agrafé, non paginé, couverture muette. Il s'agit d'un cahier de cours. Le texte est sur le papier ligné et les dessins, à la plume et à la gouache, sont remarquablement réalisés en 1920 par Antoine BEAURENAUD
39132Turnhout, Brepols, 1999 Paperback, 394 p., 160 x 240 mm. ISBN 9782503508436.
1953677921953 1 page et demli in-8 [vers 1953]. Sur la parenté de Jarry avec Kafka et sa filiation avec Ionesco. "Il semble que le moment soit venu de dépouiller Jarry de la pataphysique comme il faudrait délivrer Kafka des philosophies et des littératures qui bourgeonnent sur son oeuvre". On joint une lettre tapuscrite signée de jean Duvignaud (1 page in-4, Paris, S.d.).
1953677921953 1 page et demli in-8 [vers 1953]. Sur la parenté de Jarry avec Kafka et sa filiation avec Ionesco. "Il semble que le moment soit venu de dépouiller Jarry de la pataphysique comme il faudrait délivrer Kafka des philosophies et des littératures qui bourgeonnent sur son oeuvre". On joint une lettre tapuscrite signée de jean Duvignaud (1 page in-4, Paris, S.d.).
1954677941954 2 pages in-4, vers 1954. "[Dürrenmatt] possède une vitalité qui l'empêche de prendre trop au sérieux le drame même des hommes. Il a la qualité rare d'allier à la gravité un humour qui va de l'ironie la plus subtile jusqu'à l'éclat de rire le plus franc. Le tragique et le burlesque se côtoyent, - ce n'est pas pour rien que grotesque est le mot préféré de l'auteur".
1954677941954 2 pages in-4, vers 1954. "[Dürrenmatt] possède une vitalité qui l'empêche de prendre trop au sérieux le drame même des hommes. Il a la qualité rare d'allier à la gravité un humour qui va de l'ironie la plus subtile jusqu'à l'éclat de rire le plus franc. Le tragique et le burlesque se côtoyent, - ce n'est pas pour rien que grotesque est le mot préféré de l'auteur".
854312 p. in-4 avec corrections à l'encre bleue. Il s'agit du tapuscrit d'un article paru dans Le Figaro Littéraire du 23 février 1952, à l'occasion du cent cinquantenaire de Hugo. "Qu'il y ait chez lui du fatras, de la naïveté, de scientisme, bien sûr. Que celui qui n'a jamais péché... Pour moi, j'aime un poète qui sait juger la Commune avec déjà le bon sens amer d'un Bernanos (qui disposait, lui, du recul nécessaire), ou qui lance, aux obsèques de Balzac, son égal en génie, un grand cri de confiance en l'immortalité de l'âme"...
854312 p. in-4 avec corrections à l'encre bleue. Il s'agit du tapuscrit d'un article paru dans Le Figaro Littéraire du 23 février 1952, à l'occasion du cent cinquantenaire de Hugo. "Qu'il y ait chez lui du fatras, de la naïveté, de scientisme, bien sûr. Que celui qui n'a jamais péché... Pour moi, j'aime un poète qui sait juger la Commune avec déjà le bon sens amer d'un Bernanos (qui disposait, lui, du recul nécessaire), ou qui lance, aux obsèques de Balzac, son égal en génie, un grand cri de confiance en l'immortalité de l'âme"...
193011219Tapuscrit avec corrections, signé, adressée à Fernand Laplaud en 1930. À propos de Loti. Laplaud recherchait alors des témoignages sur le grand écrivain en vue du numéro spécial du Mercure de Flandre de 1931. Ce manuscrit a été publié page 159 et 160 de ce numéro. . En feuilles Très bon Paris 1930 3 feuilles
193010982Cet important tapuscrit (3 pages)a été publié dans le numéro spécial de la revue Mercure de Flandre consacré à Pierre Loti ( janvier-février 1931). On joint une très belle lettre signée dans laquelle Farrère évoque tristement la cérémonie de l'apposition d'une plaque sur la maison de Loti. En feuilles Très bon Paris 1930-1934 3 pages in-4° et 1 page in-4°
193011285Tapuscrit signé de 10 pages intitulé Dans le jardin de Pierre Loti à Hendaye. Ce tapuscrit a été publié dans le numéro spécial de la revue Mercure de Flandre consacré à Pierre Loti ( janvier-février 1931). On joint 2 L.A.S. du même, présentant ce travail. Berton est alors occupé à Orange au théâtre antique. En feuilles Très bon Orange 1930
574904 pages in-4 avec de nombreuses corrections autographes, s.d. [décembre 1960 ou début 1961]. Très curieux document, évocateur de la fin tragique d'Armand Robin : c'est en effet l'un de ses derniers poèmes, où derrière l'expression burlesque se fait jour l'humeur acariâtre de l'écrivain, miné par les soucis de santé et d'argent. Armand Robin y met nommément en cause l'un de ses voisins, qui l'a menacé de le tuer au cours d'une altercation, du genre de celle qui le conduira le 29 mars 1961 dans un poste de police où il décédera dans des conditions restées mystérieuses. Le poème est paru dans les Cahiers des saisons au printemps 1961, alors que la nouvelle de sa mort n'était pas encore connue. On joint un tapuscrit signé d'Alain Bourdon, un "In memoriam" pour Armand Robin adressé à Jacques Brenner (4 pages in-4, 14 juin 1962 ).
574904 pages in-4 avec de nombreuses corrections autographes, s.d. [décembre 1960 ou début 1961]. Très curieux document, évocateur de la fin tragique d'Armand Robin : c'est en effet l'un de ses derniers poèmes, où derrière l'expression burlesque se fait jour l'humeur acariâtre de l'écrivain, miné par les soucis de santé et d'argent. Armand Robin y met nommément en cause l'un de ses voisins, qui l'a menacé de le tuer au cours d'une altercation, du genre de celle qui le conduira le 29 mars 1961 dans un poste de police où il décédera dans des conditions restées mystérieuses. Le poème est paru dans les Cahiers des saisons au printemps 1961, alors que la nouvelle de sa mort n'était pas encore connue. On joint un tapuscrit signé d'Alain Bourdon, un "In memoriam" pour Armand Robin adressé à Jacques Brenner (4 pages in-4, 14 juin 1962 ).
193011233Texte tapuscrit signé adressé à Fernand Laplaud en 1930. À propos de Loti. Laplaud recherchait alors des témoignages sur le grand écrivain en vue du numéro spécial du Mercure de Flandre de 1931. Ce texte a été publiée pages 124 et 125 de ce numéro. Texte particulièrement important de la part de ce fin critique. On joint une lettre tapuscrite signée de ce même écrivain. En feuilles (5 pages). Papier fendu à un pli. Très bon Paris 1930 5 feuillets
195225589NANTES 1952 un Tapuscrit original, broché marron-clair in-quarto (21 x 26,8 cm), dos muet (spine without title), titre imprimé en noir sur la 1ère de couverture, Ex-libris manuscrit au stylo bleu en haut au dos de la 1ère de couverture : "...A. RABIN FILS, 8, rue de la Corderie Ancenis ...", envoi autographe manuscrit au crayon bleu en haut de la première page : "...A Mon Ami RABIN, avec toutes mes amitiés...Ancenis le 29 Novembre 1952...(signé) A. DELRUE....", texte tapuscrit en noir (d'un seul côté) avec corrections et ajouts de texte manuscrits au crayon bleu par Aimé DELRUE, 53 feuillets,
338964 pages in4 - bon état - Le tapuscrit est signé du pseudonyme "El Chico" à la machine -
338974 pages in4 - bon état - Le tapuscrit est signé du pseudonyme "El Chico" à la machine -
338984 pages in4 - bon état - Le tapuscrit est signé du pseudonyme "El Chico" à la machine -
338792 pages in4 - bon état - Le tapuscrit est signé Renée Dunan à la machine - Un mot autographe ("naifs") et deux râtures -
338926 pages 1/2 in4 - bon état - Le tapuscrit est signé du pseudonyme "Percival Nahé" à la machine -
677822 pages in-4, vers 1954. A l'image de l'univers obaldien burlesque, ce poème en prose farfelu évoque la famille comme un grand traffic d'influences : tout le monde déteint sur tout le monde : la personnalité, les gestes et même la couleur des vêtements, on peut donc en changer inopinément vingt fois par jour ! Petit portrait photographique joint.
677822 pages in-4, vers 1954. A l'image de l'univers obaldien burlesque, ce poème en prose farfelu évoque la famille comme un grand traffic d'influences : tout le monde déteint sur tout le monde : la personnalité, les gestes et même la couleur des vêtements, on peut donc en changer inopinément vingt fois par jour ! Petit portrait photographique joint.
1962516221962 Tapuscrit de 12 pages in-4 avec corrections autographes, 1962 ; 9 lettres, dont 2 autographes et 7 dactylographiées signées, 25 août 1950 - 5 avril 1963, au total 10 pages in-4, 4 enveloppes conservées.Cette importante et rare correspondance de Gombrowicz adressée à une compatriote, exilée tout comme lui en Argentine, témoigne des efforts de l'écrivain pour promouvoir le rayonnement international de son oeuvre. Le précieux fragment tapuscrit que Gombrowicz a offert à sa correspondante recoupe l'ensemble du chapitre XII du Journal. C'est le récit du séjour que Gombrowicz fit en 1962 dans la maison d'Alicia et de son mari, à Hurlingham près de Buenos Aires. Après avoir maudit la promiscuité des transports en commun, l'écrivain se retrouve dans un havre de paix végétal et les peintures de son amie lui inspirent une belle réflexion sur l'art. Le tapuscrit présente une vingtaine de ratures et corrections autographes qui sont autant de variantes par rapport à l'édition imprimée.En 1950, Gombrowicz rencontre Yadwiga Alicia de Giangrande (1916-1999) à Buenos Aires où cette artiste-peintre polonaise a épousé un officier de marine argentin. Le 25 août 1950, comme elle s'apprête à faire un voyage à Paris, il lui envoie ses livres afin qu'elle puisse en parler autour d'elle en France : "Je vous donne tout ce que je possède, "Ferdydurke", le drame "Yvonne" et "Transatlantique". Un fardeau indigeste ! qui a été mal reçu par le groupe Ocampo, mais qu'importe puisque vous allez à Paris, où vous pourrez mesurer la vraie réputation de mon oeuvre ! Après tout, c'est là que se joue mon destin !"Gombrowicz ne croit pas si bien dire : c'est à partir de la publication française de Ferdydurke en 1958 qu'il va rompre son isolement. Dès le 1er mars, Gombrowicz se réjouit d'avoir reçu son contrat d'édition accompagné d'une lettre très positive de Julliard dont il rapporte les propos en français dans le texte : "plusieurs membres de mon comité de lecture m'ont chargé de vous féliciter de cette réussite exceptionnelle". Son traducteur Constantin Jelinski lui assure que Julliard est décidé à publier les Journaux quand leur traduction sera terminée. "J'ai Paris dans les mains" se réjouit-il, d'autant qu'on lui a rapporté que sa personnalité suscitait beaucoup de curiosité de la part des écrivains français. Le 28 décembre de la même année, il donne un compte rendu détaillé des articles qui sont parus sur lui en France. Il en attend d'autres au mois de janvier et cite une publicité de Julliard qui le présente comme "le plus grand écrivain polonais" (en français dans le texte). "C'est un argument formidable pour convaincre les éditeurs argentins de publier les Journaux". D'ailleurs Julian Gorkin, le rédacteur en chef de la revue Cuadernos, lui commande un article écrit par un auteur argentin à propos de Ferdydurke et de son succès en France, qu'il envisage d'accompagner d'extraits des Journaux. Gombrowicz demande donc à sa correspondante si elle connaît "un Argentin qui pourrait écrire quelque chose. Cela devrait être très éloquent puisque je ne me satisfais plus de n'importe quoi. Je me suis tellement éloigné des écrivains d'ici que je ne vois personne qui pourrait le faire. Mais vous connaissez beaucoup de gens et peut-être avez-vous des idées".Cette lettre est accompagnée d'une importante note sur la traduction des Journaux, écrite sans doute par Gombrowicz lui-même à la troisième personne (1 page in-4 dactylographiée avec apostille autographe) : l'auteur revient sur le succès en France de Ferdydurke qui devrait décider les éditeurs argentins non seulement à réimprimer la très bonne traduction espagnole de ce roman parue dix ans plus tôt, mais aussi à s'intéresser aux Journaux. "C'est un peu plus compliqué puisqu'ils n'ont pas été traduits en espagnol. Les éditeurs ne veulent pas prendre de risques avec un livre qu'ils ne connaissent pas. Mais si la traduction était faite, le livre serait sûrement publié tout de suite. D'abord parce qu'il est considéré comme la deuxième grande oeuvre de Gombrowicz, et aussi parce qu'il parle beaucoup d'Argentine. Milosz tient les "Journaux" pour le livre le plus important de la littérature polonaise depuis la guerre. En Pologne il est interdit à cause de sa critique du communisme, mais la presse était enthousiaste et c'est probablement l'oeuvre de Gombrowicz qui fait la plus forte impression sur le lecteur. Si l'on pouvait dès maintenant recevoir de l'argent pour traduire en espagnol les "Journaux", cela permettrait d'accélérer considérablement leur publication. 200 $ suffiraient sans doute, qui seraient déduits des droits d'auteur". Gombrowicz ajoute à la main : "Nous avons des propositions des plus grands éditeurs des USA, d'Italie et d'Allemagne, mais les revenus ne seront pas là avant quelques années".Sensible à ses difficultés, Alicia de Giangrande propose aussitôt à Gombrowicz de traduire elle-même les Journaux. Le 6 janvier 1959, l'écrivain se dit très touché par son offre, tout en réfrénant son enthousiasme : "Traduire un tel volume ne peut se faire rapidement ; c'est un travail d'une année entière et il faut d'abord voir si votre espagnol est suffisant pour accomplir cette tâche (...). Il y a deux méthodes pour faire cette traduction : 1/ payer plus cher (si l'on trouve de l'argent) un très bon traducteur afin d'obtenir une version française 2/ ou alors la réaliser avec une personne noble comme vous : cela voudrait dire que je devrais la surveiller et qu'un écrivain argentin devrait la corriger finalement". Il évoque d'autres traducteurs potentiels comme Asturias ou Landsberg.Mais Alicia s'accroche et Gombrowicz accuse réception le 30 janvier 1959 d'un essai de traduction de 29 pages qu'elle a réalisé à partir des Journaux : "J'ai oublié de vous dire qu'il serait mieux de choisir quelques extraits pour la presse - et surtout pas les pages sur la Pologne qui seront sûrement éliminées !". Il lui répète qu'il a peur de devoir surveiller de trop près la traduction : "c'est trop fatigant pour moi et cela me prend trop de temps".Malgré cette fin de non-recevoir, la correspondance se poursuit sous forme de lettres plus brèves, dont deux entièrement autographes, jusqu'au 5 avril 1963, date à laquelle Gombrowicz lui annonce son départ pour l'Europe : il logera chez Jelenski à Paris, avant d'être reçu à Berlin par la Fondation Ford.
1962516221962 Tapuscrit de 12 pages in-4 avec corrections autographes, 1962 ; 9 lettres, dont 2 autographes et 7 dactylographiées signées, 25 août 1950 - 5 avril 1963, au total 10 pages in-4, 4 enveloppes conservées.Cette importante et rare correspondance de Gombrowicz adressée à une compatriote, exilée tout comme lui en Argentine, témoigne des efforts de l'écrivain pour promouvoir le rayonnement international de son oeuvre. Le précieux fragment tapuscrit que Gombrowicz a offert à sa correspondante recoupe l'ensemble du chapitre XII du Journal. C'est le récit du séjour que Gombrowicz fit en 1962 dans la maison d'Alicia et de son mari, à Hurlingham près de Buenos Aires. Après avoir maudit la promiscuité des transports en commun, l'écrivain se retrouve dans un havre de paix végétal et les peintures de son amie lui inspirent une belle réflexion sur l'art. Le tapuscrit présente une vingtaine de ratures et corrections autographes qui sont autant de variantes par rapport à l'édition imprimée.En 1950, Gombrowicz rencontre Yadwiga Alicia de Giangrande (1916-1999) à Buenos Aires où cette artiste-peintre polonaise a épousé un officier de marine argentin. Le 25 août 1950, comme elle s'apprête à faire un voyage à Paris, il lui envoie ses livres afin qu'elle puisse en parler autour d'elle en France : "Je vous donne tout ce que je possède, "Ferdydurke", le drame "Yvonne" et "Transatlantique". Un fardeau indigeste ! qui a été mal reçu par le groupe Ocampo, mais qu'importe puisque vous allez à Paris, où vous pourrez mesurer la vraie réputation de mon oeuvre ! Après tout, c'est là que se joue mon destin !"Gombrowicz ne croit pas si bien dire : c'est à partir de la publication française de Ferdydurke en 1958 qu'il va rompre son isolement. Dès le 1er mars, Gombrowicz se réjouit d'avoir reçu son contrat d'édition accompagné d'une lettre très positive de Julliard dont il rapporte les propos en français dans le texte : "plusieurs membres de mon comité de lecture m'ont chargé de vous féliciter de cette réussite exceptionnelle". Son traducteur Constantin Jelinski lui assure que Julliard est décidé à publier les Journaux quand leur traduction sera terminée. "J'ai Paris dans les mains" se réjouit-il, d'autant qu'on lui a rapporté que sa personnalité suscitait beaucoup de curiosité de la part des écrivains français. Le 28 décembre de la même année, il donne un compte rendu détaillé des articles qui sont parus sur lui en France. Il en attend d'autres au mois de janvier et cite une publicité de Julliard qui le présente comme "le plus grand écrivain polonais" (en français dans le texte). "C'est un argument formidable pour convaincre les éditeurs argentins de publier les Journaux". D'ailleurs Julian Gorkin, le rédacteur en chef de la revue Cuadernos, lui commande un article écrit par un auteur argentin à propos de Ferdydurke et de son succès en France, qu'il envisage d'accompagner d'extraits des Journaux. Gombrowicz demande donc à sa correspondante si elle connaît "un Argentin qui pourrait écrire quelque chose. Cela devrait être très éloquent puisque je ne me satisfais plus de n'importe quoi. Je me suis tellement éloigné des écrivains d'ici que je ne vois personne qui pourrait le faire. Mais vous connaissez beaucoup de gens et peut-être avez-vous des idées".Cette lettre est accompagnée d'une importante note sur la traduction des Journaux, écrite sans doute par Gombrowicz lui-même à la troisième personne (1 page in-4 dactylographiée avec apostille autographe) : l'auteur revient sur le succès en France de Ferdydurke qui devrait décider les éditeurs argentins non seulement à réimprimer la très bonne traduction espagnole de ce roman parue dix ans plus tôt, mais aussi à s'intéresser aux Journaux. "C'est un peu plus compliqué puisqu'ils n'ont pas été traduits en espagnol. Les éditeurs ne veulent pas prendre de risques avec un livre qu'ils ne connaissent pas. Mais si la traduction était faite, le livre serait sûrement publié tout de suite. D'abord parce qu'il est considéré comme la deuxième grande oeuvre de Gombrowicz, et aussi parce qu'il parle beaucoup d'Argentine. Milosz tient les "Journaux" pour le livre le plus important de la littérature polonaise depuis la guerre. En Pologne il est interdit à cause de sa critique du communisme, mais la presse était enthousiaste et c'est probablement l'oeuvre de Gombrowicz qui fait la plus forte impression sur le lecteur. Si l'on pouvait dès maintenant recevoir de l'argent pour traduire en espagnol les "Journaux", cela permettrait d'accélérer considérablement leur publication. 200 $ suffiraient sans doute, qui seraient déduits des droits d'auteur". Gombrowicz ajoute à la main : "Nous avons des propositions des plus grands éditeurs des USA, d'Italie et d'Allemagne, mais les revenus ne seront pas là avant quelques années".Sensible à ses difficultés, Alicia de Giangrande propose aussitôt à Gombrowicz de traduire elle-même les Journaux. Le 6 janvier 1959, l'écrivain se dit très touché par son offre, tout en réfrénant son enthousiasme : "Traduire un tel volume ne peut se faire rapidement ; c'est un travail d'une année entière et il faut d'abord voir si votre espagnol est suffisant pour accomplir cette tâche (...). Il y a deux méthodes pour faire cette traduction : 1/ payer plus cher (si l'on trouve de l'argent) un très bon traducteur afin d'obtenir une version française 2/ ou alors la réaliser avec une personne noble comme vous : cela voudrait dire que je devrais la surveiller et qu'un écrivain argentin devrait la corriger finalement". Il évoque d'autres traducteurs potentiels comme Asturias ou Landsberg.Mais Alicia s'accroche et Gombrowicz accuse réception le 30 janvier 1959 d'un essai de traduction de 29 pages qu'elle a réalisé à partir des Journaux : "J'ai oublié de vous dire qu'il serait mieux de choisir quelques extraits pour la presse - et surtout pas les pages sur la Pologne qui seront sûrement éliminées !". Il lui répète qu'il a peur de devoir surveiller de trop près la traduction : "c'est trop fatigant pour moi et cela me prend trop de temps".Malgré cette fin de non-recevoir, la correspondance se poursuit sous forme de lettres plus brèves, dont deux entièrement autographes, jusqu'au 5 avril 1963, date à laquelle Gombrowicz lui annonce son départ pour l'Europe : il logera chez Jelenski à Paris, avant d'être reçu à Berlin par la Fondation Ford.
VLE-559, , , , La pièce comporte 5 actes, elle fut éditée à Prague en 1956, en tchèque, puis traduite en français par François Kérel, la même année, pour être jouée à Paris, au Théatre Sarah Bernhardt. broché, dos toilé