2 718 résultats
198975001Monaco Edition du Rocher 1989 1 vol. broché in-8 étroit, broché, couverture illustrée à rabats, 228 pp. Edition originale de ce choix de lettres. A l'état de neuf.
198975001Monaco Edition du Rocher 1989 1 vol. broché in-8 étroit, broché, couverture illustrée à rabats, 228 pp. Edition originale de ce choix de lettres. A l'état de neuf.
197083169Paris La Table Ronde 1970 1 vol. broché in-8, broché, 216 pp., frontispice et fac-similé, index. Édition originale. Un des 20 exemplaires de tête numérotés sur Madagascar. Recueil de 94 lettres, la plupart de Cocteau, entre 1912 et 1950. L’entente n’a jamais été cordiale entre ces deux écrivains qui ne font pas mystère de leur homosexualité. Des chicanes en tous genres altèrent leurs relations. Gide jalouse Cocteau, de vingt ans son cadet, pour sa faconde brillante et ses multiples talents artistiques, tandis que Cocteau le mondain est irrésistiblement attiré par le renom de Gide en dépit de la distance que celui-ci met entre eux et du peu d’égard qu’il lui témoigne.
197083169Paris La Table Ronde 1970 1 vol. broché in-8, broché, 216 pp., frontispice et fac-similé, index. Édition originale. Un des 20 exemplaires de tête numérotés sur Madagascar. Recueil de 94 lettres, la plupart de Cocteau, entre 1912 et 1950. L’entente n’a jamais été cordiale entre ces deux écrivains qui ne font pas mystère de leur homosexualité. Des chicanes en tous genres altèrent leurs relations. Gide jalouse Cocteau, de vingt ans son cadet, pour sa faconde brillante et ses multiples talents artistiques, tandis que Cocteau le mondain est irrésistiblement attiré par le renom de Gide en dépit de la distance que celui-ci met entre eux et du peu d’égard qu’il lui témoigne.
199678388Mortemart Rougerie 1996 1 vol. broché in-8, broché, 108 pp., fac-similés. Edition originale de cette correspondance de Cocteau à l'homme de radio, poète et critique. Un des 33 exemplaires de tête numérotés sur vélin supérieur de Lana. En parfait état.
199678388Mortemart Rougerie 1996 1 vol. broché in-8, broché, 108 pp., fac-similés. Edition originale de cette correspondance de Cocteau à l'homme de radio, poète et critique. Un des 33 exemplaires de tête numérotés sur vélin supérieur de Lana. En parfait état.
L3556Ed. Gallimard, 1989-2007. Deux forts volumes in-8 carré br. de 530 & 700 pages. Jaquettes illustrées. Vol. 1 : 1898-1918. Vol. II : 1919-1938. Texte établi et annoté par P. Caizergues et J. Touzot avec le concours de P. Chanel. E.O.
194524795Paris Gallimard 1945 In-12 oblong, non rogn, cartonnage de l'diteur.Edition originale illustre de deux lithographies originales de Jean Cocteau dont un frontispice. Tirage limit 475 exemplaires, dont celui-ci numrot sur vlin de Rives (second papier aprs 35 exemplaires sur papier d'Annam).
194574295Paris Gallimard 1945 1 vol. relié in-8 oblong, cartonnage éditeur avec le titre gravé en lettres d'or au dos et sur le plat supérieur, gardes de papier rose, 120 pp. Édition originale de ce long poème composé par un dormeur éveillé pour sa muse Léone aux pattes de lionne. Cette pièce de 600 vers est superbement imprimée par Darantière et ornée de deux lithographies inspirées de l'auteur. Un des 35 exemplaires de tête numérotés sur Annam, accompagnés de deux suites, l'une en noir, l'autre en sanguine, des lithographies. En parfaite condition.
194574295Paris Gallimard 1945 1 vol. relié in-8 oblong, cartonnage éditeur avec le titre gravé en lettres d'or au dos et sur le plat supérieur, gardes de papier rose, 120 pp. Édition originale de ce long poème composé par un dormeur éveillé pour sa muse Léone aux pattes de lionne. Cette pièce de 600 vers est superbement imprimée par Darantière et ornée de deux lithographies inspirées de l'auteur. Un des 35 exemplaires de tête numérotés sur Annam, accompagnés de deux suites, l'une en noir, l'autre en sanguine, des lithographies. En parfaite condition.
1945123722Paris Gallimard 1945 1 vol. relié in-8 oblong, cartonnage éditeur avec le titre gravé en lettres d'or au dos et sur le plat supérieur, gardes de papier rose, 120 pp. Édition originale de ce long poème composé par un dormeur éveillé pour sa muse Léone aux pattes de lionne. Cette pièce de 600 vers est superbement imprimée par Darantiere et ornée de deux lithographies de l'auteur en début et en fin de volume. Tirage limité à 475 exemplaires, celui-ci un des 440 numérotés sur Rives, en très belle condition.
1945123722Paris Gallimard 1945 1 vol. relié in-8 oblong, cartonnage éditeur avec le titre gravé en lettres d'or au dos et sur le plat supérieur, gardes de papier rose, 120 pp. Édition originale de ce long poème composé par un dormeur éveillé pour sa muse Léone aux pattes de lionne. Cette pièce de 600 vers est superbement imprimée par Darantiere et ornée de deux lithographies de l'auteur en début et en fin de volume. Tirage limité à 475 exemplaires, celui-ci un des 440 numérotés sur Rives, en très belle condition.
199976334Autres Temps, coll. "Documents" 1999 1 vol. broché grand in-8, broché, couv. illustrée à rabats, 190 pp., planches de dessins en couleurs. Excellent état.
199976334Autres Temps, coll. "Documents" 1999 1 vol. broché grand in-8, broché, couv. illustrée à rabats, 190 pp., planches de dessins en couleurs. Excellent état.
5660Cocteau qui vient de recevoir une traduction de Mary Hoeck se dsole, ...Hlas incapable de suivre autre chose que mon propre texte dans votre belle langue si difficile. Je vous gronde encore : il fallait rendre la lettre Van L. Il aurait t bien embt car elle na aucun rapport avec ce quil en raconte. Jy parle de vous et je signale combien il me serait dsagrable quon vous cause la moindre peine.Il ajoute sur son quotidien, allusif : ...Ici chien chat et objets se portent bien et vous envoie (sic) leur salut amical, en mme temps que le mien, celui de Francine et de Cgeste [Francine Weisweiller et douard Dermit]...Cocteau avait rencontr Francine Weisweiller en 1949. La riche hritire qui tenait un salon mondain dans son htel particulier de la place des tats-Unis Paris, joua un rle dinspiratrice. Cgeste : personnage du film Orphe (1950) ralis par Cocteau, incarn par douard Dermit, le fils adoptif de Jean Cocteau.
5622...Jai beaucoup pens notre conversation. En ce qui me concerne jtais aux prises avec un mari sublime - (qui sinclinait - donc trouv sublime) - une sSur cupide (qui prfrait le mari) et un psychanaliste (sic)... Jaime que tout ce qui vous habite vienne du cSur et votre amour du gnral [de Gaulle] est encore une merveille. Sa phrase sur les majorits (contre les majorits) me semble capitale. Le Scrutin de Jeanne dArc se composait de trois voix. Cest vrai que ctait celles de deux saints et dun archange. Merci pour ce que vous faites et allez faire...Gaston Palewski, n le 20 mars 1901 Paris 9e et mort le 3 septembre 1984 au chteau du Marais au Val-Saint-Germain (Essonne), est un diplomate et homme politique franais, issu d'une famille d'origine polonaise.Aprs avoir t dput de 1951 1955, il est nomm ambassadeur de France en Italie. Il est ministre d'tat de 1962 1965 et prsident du Conseil constitutionnel de 1965 1974.
5492Beau brouillon de lettre dans lequel Cocteau exprime des reproches un intime : ...Jai cru, je lavoue, comme les autres quune certaine ngligence te faisait me donner des livres a letat dbauche et qu sa place que tu publiais des notes. Comme les autres, je nai pas su voir que les mots de ton Suvre senchanent semboitent troitement les riens dans ton Suvre ne reste(nt) a ltat dbauche - que dvisser un seul boulon arrterait lusine, que les mots durs se commandent, spousent se baisent.... Comme les autres jai souvent pris pour des bauches (...) le jeu des surfaces leffacement de toute la gomtrie pdante en faveur dun tout volontaire -Ces constructions soudaines (...) Ces pages o un coin dur de lide se montre supposant le reste comme dans les blocs de cristal quartz o leau solide et seul connatre les limites dune pense dont nous une forme dont un angle seul apparat...
5357Belle et mouvante lettre de Jean Cocteau lpouse du peintre Jean-Paul Brusset, qui fait suite au diffrend qui opposa les deux peintres lors de la ralisation des fresques la chapelle Saint-Pierre de Villefranche-sur-Mer :& Pour une ligne sans importance dans un canard (& ) votre mari a oubli que je disais chaque personne ma gratitude pour sa gentillesse et son courage, que sans lui je ne pouvais rien. Il a oubli ma prface, plus importante, je le crois, quun article. Le pauvre Brusset ne pense pas que si jai cit Triquenot cest uniquement parce quil me la prsent, et que Triquenot ma bien signifi quil tait peintre et quil ne travaillait avec moi que par exception. En ce qui concerne lodieuse phrase sur la chapelle qui se fait toute seule , elle prouve, hlas, que Brusset na rien compris (et ne comprend rien une phrase trs belle et trs mouvante), jai dit que son aide et le cramiste quil dcouvrait tre taient autant de miracles dicts par la chapelle qui nous donne ses ordres. Sil voit tout par le petit bout de la lorgnette, mieux vaut quil parte et quil me laisse tomber. Ce ne sera pas ma premire dception du cSur (hlas)...Il ajoute un long post-scriptum, vritable cri du cSur : & Il faut que je vous dise la vrit que personne au monde ne peut croire. Je suis un pauvre. On ma toujours vol, au cinma surtout. Sans Francine [son amie et mcne Francine Weisweiller] je ne pourrais pas vivre sur la cte 15 jours. Je nai pu payer votre sjour que par sa bont. Si jtais riche vous pensez bien que je vous couvrirais tous dor et que je nirais pas pleurer misre la mairie& En 1955 le peintre Jean-Paul Brusset (1909-1985) sinstalle sur la cte dAzur avec sa seconde pouse, lamricaine Margaret Tatum. Quelque temps auparavant, il avait inaugur avec Aim Maeght la fondation Maeght Saint-Paul de Vence. Brusset travaille la cramique Vallauris. En 1956, il retrouve Jean Cocteau sur la Cte, qui lui demande sa collaboration pour l'excution du travail graphique des fresques de la chapelle Saint-Pierre de Villefranche-sur-Mer et de la salle des Mariages la Mairie de Menton. Seul le travail de la chapelle sera excut car un diffrend va opposer Jean Cocteau lpouse du peintre, Margaret Tatum Brusset, la destinataire de cette lettre.Jean Triquenot supervisa le travail des fresques la chapelle, en labsence de Cocteau.
543951 page in-4.La traduction en franais par Mary Hoeck des propos tenus par Jean Cocteau lors d'une mission de la B.B.C. a suscit de vives ractions ...Tout cela est c?urant et ridicule, ... dclare Cocteau. ... N'y pensons mme pas. Depuis 20 ans on s'est habitu me prendre pour un imbcile qu'on roule et qu'on exploite. En admettant que Peyraud fasse des fautes, il n'en reste pas moins vrai qu'il redresse une pente fatale et qu'il s'efforce de combattre "ma ruine". ... Cocteau l'avait laiss libre d'agir, mais la veille il s'en est tout de mme ml, exigeant qu'on ne l'embte plus avec cette traduction: ... on me fatigue. Et vous n'y tes pour rien. Mon c?ur ne change jamais. Les personnes qui vous taquinent me font rire, et je les tiens pour grotesques. J'ai supprim de ma vie les personnes qui "taquinent", mais si ma tendresse vous reste intacte, je n'en ai aucune pour ... les journalistes de l'Observer. ... L'Angleterre a pris le chemin de l'insulte. Eh bien, dit Cocteau, ... je n'irai pas. J'irai lorsque l'Angleterre, comme l'Allemagne, me traitera selon mon rang et mes ?uvres. Jean-Pierre Peyraud a t l'agent et le secrtaire de Jean Cocteau, de 1951 1963.
5665Brouillon dun article dans lequel Jean Cocteau propose une dfinition de lArt, en tablissant notamment une distinction entre acadmisme et classicisme ...Une forme dart ne peut devenir classique si elle na pas drout lorigine par son audace. [...]. Seulement la diffrence entre le classicisme et lacadmisme cest que lacadmisme est une mort dfinitive et que le classicisme est un sommeil quon peut rveiller comme la Belle au Bois avec un geste damour et un baiser sur les lvres. Il nexiste pas une Suvre crite ou architecturale qui parvienne la srnit dangereuse du classicisme sans avoir emprunt au visage humain cette trange dissymtrie grce laquelle il vite la platitude et la monotonie. Du Parthnon Versailles en passant par le Palais des Doges, tous les difices qui nous merveillent boitent comme Jacob aprs le combat avec lange et il en va de mme pour les pomes, les formes fixes servant de cadre aux singularits que chaque pote y apporte. Jajoute que certaines priodes mettent leurs chefs dSuvres en mauvaise posture et singulirement lorsquil importe de contredire des priodes austres, ce qui oblige les artistes encenser lange du bizarre. Cest aprs ces priodes qui nous valurent le style flamboyant et le rococo que lordre peut tre considr comme une anarchie parce quil soppose la mode (...) Nous assistons donc travers les sicles un parcours ondulatoire, des montagnes russes, danse de la beaut qui contrairement lopinion de Baudelaire aime le mouvement qui dplace les lignes (...) Voil, me semble-t-il, une tude passionnante, celle de cet esprit de contradiction qui habite lme humaine et dont la transcendance est lesprit de cration. Changer les rgles du jeu. Secouer les fatigues. Rveiller ce qui somnole. Et voil ce qui scandalise et, la longue cesse de scandaliser pour lasser et prendre place dans le programme des collges. Notre poque, dun rare clectisme, sefforce de dsennuyer et de dniaiser le genre dont lge masque lternelle jeunesse intrieure. Et je souhaite que les jeunes architectes sefforcent de suivre lexemple des bonzes de thtre qui pour le jeu, le dcor et la mise en scne, ressuscitent les divinits et prouvent que le classicisme nest que la rcompense des avant-gardes comme Gide disait que la patience est la rcompense des chefs dSuvre. (...) Le fil plomb est une paresse. Il a remplac les quilibres, dsquilibrs et mystrieux qui correspondent aux mouvements dun acrobate traversant le vide sur un fil. Un chef dSuvre, quil soit dun architecte, dun peintre, dun crivain, dun sculpteur met continuellement son auteur en danger de chte. Ne pas obir cet appel du vide ou du nant. Continuer le travail sans vertige. Voil ce qui assure lart une manire dternit ! (...) le sens des proportions, sil se matrialise dans larchitecture ou le mobilier dnonce une lgance, noblesse pareille dans les mes qui les conoivent les excutent et sen servent. Lartisanat abonde en merveilles de ce genre et il marrive de mattrister en constatant une carence de nos mes travers celle de proportions qui ne relvent plus que de certaines rgles impersonnelles sans que la dsobissance les fasse vivre, les repersonnalise, rgles quil ne faudrait pas confondre avec la rigueur...
5661Notes destines au recueil dentretiens avec R. Pillaudin, propos du tournage de son film Le Testament dOrphe....Jai us de la musique avec une extrme prudence. Je naimerai pas lui devoir lmotion des images. Il y a un thme de Hedel [Haendel] qui surgit plus[ieurs] fois J-Bach et Bocherini et apparaissent lun sur le commencement de la fleur (...) Gambade comme le pauvre de Picasso & la dame qui se trompe dpoque (...) gorge ce fantme. Le cor de Tristan joue un rle musical considrable et aussi les tambours et les petites trompettes courtes (...) O ce jeu par superstition (n) a toujours collect son plan et en donnant le gnrique son nom est venu tout seul sur lardoise.Il parle toutes les sonneries des trompettes qui accompagnent lapparition de Minerve et il a eu lide exquise de mettre sa dernire image dOrphe qui me servait de prologue en admirable phrase (cela va loin) de mon premier film le Sang dun Pote...A la fin de lanne 1959, Jean Cocteau, en pleine laboration de son film Le Testament dOrphe, accepte la prsence sur son plateau dune quipe de radio, dirige par le producteur-ralisateur Roger Pillaudin. A la suite de cette exprience parat Le journal sonore du Testament dOrphe, recueil dentretiens entre Cocteau et Pillaudin.
5666J. Cocteau voque la grande poque des films et brosse un portrait admiratif de lactrice Marlne Dietrich ...Ceux qui, comme moi, ont eu la chance de vivre la grande poque des films et de voir, califourchon sur une chaise et coiffe dun chapeau haut de forme, Marlne chantant : Ich bin phon [von] Kojt bis Fu auf Liebe eingstellt denn das ist mein Welt und sonst gar nicht conserveront toujours une image parfaite de llgance et de la beaut. Comme le vieux professeur quelle ensorcelle lAnge Bleu, ils resteront sous le charme de cet oiseau et de cette fleur (Oiseau assassin et fleur carnivore, tuant tout autour deux comme il arrivait parfois Mistinguett lorsque, dj moins jeune, elle teignait la trop tincelante des girls (...) Dpouille de ses plumes qui semblaient appartenir son corps et de la palissade obscure de ses cils, Marlne est une pouse humble et douce, une mre amoureuse de sa fille, une amie comme il nen existe que trs peu en ce monde. Courage et cSur, voil celle dont le nom commence par une caresse et sachve par un coup de cravache. Marlne Dietrich ! Une toile, mais une toile qui ne brille que pour nous montrer la route vers la bonne auberge dont la porte ne se ferme devant personne...
5662Notes prparatoires de lauteur sur son film Le Testament dOrphe :...Page 22. Qui font les cils (qui font cils est mauvais).Supprim verte et bleue ctait pour le reconnatre des autres et ce nest pas en couleur. Cela troublerait.La statue de loracle (remplace partout devin par oracle) (connait deux vers blancs est laid deux serpentins blancs) Se rebelle nest pas dans mon vocabulaire mets il rsiste (...) Aprs quelle horreur ! quel horreur ! (il le redira dans le film, lorsque la lance de Minerve le traverse). Cest la deuxime tuile et nous avons 2 Thuillier (le portier de lhtel porte le mme nom que le producteur mais avec un seul aile Monbailly (bas de page 26) ajoute en note (on devait aprs le film dcouvrir dans les ruines de Baux une mosaque reprsentant lhomme cheval exactement tel que Cocteau la imagin)Je naime pas entre remarque (bas de la page 27) mets une entre saisissante. Matelas plume qui lempchera de rebondir. Hommage allusion ?...A la fois biographique et manifeste potique, Le Testament dOrphe ou ne me demandez pas pourquoi sort en 1960. Jean Cocteau incarne le pote et de nombreux artistes participent au tournage : Jean Marais, Franois Prier, Maria Casars, Yul Bruner ou encore Franoise Sagan, Pablo Picasso... Si la critique accueille le film avec enthousiasme, le public reste rserv.
5663Notes prises par Jean Cocteau en vue de la prparation dune mission radiophonique de Roger Pillaudin, propos du tournage de son film Le Testament dOrphe, ...Pas du tout. Cest le contraire je les ai eus par conomie. Je voulais faire un film modeste ctait une rgle morale contre les dpenses excessives du cinmatographe et comme je naurais pas pu payer des acteurs et les voyages il ma fallu recourir des amis qui voulait me rendre service et qui se trouvaient tre de grands acteurs et parfaitement conformes lemploi du rle. Un grand acteur gagne en outre du temps car il joue en 2 minutes ce que dautres mettraient un jour russir. Je profite de cette emission pour remercier tous ceux qui ont bien voulu paratre dans le test[ament] dOrphe.Cette mission est un bref prambule la srie dmissions que la radio veut bien consacrer mon film...A la fin de lanne 1959, Jean Cocteau, en pleine laboration de son film Le Testament dOrphe, accepte la prsence sur son plateau dune quipe de radio, dirige par le producteur-ralisateur Roger Pillaudin. A la suite de cette exprience parat Le journal sonore du Testament dOrphe, recueil dentretiens entre Cocteau et Pillaudin.
2687Trs beau texte de prambule au spectacle de Pellas et Mlisande qui devait se jouer au thtre de Metz et pour lequel Cocteau signa les dcors : le pote voque comme source dinspiration sa mise en scne un souvenir denfance et celui du dcor originel cr par Jusseaume...& Pellas est une pice qui semble raliste et irrelle. On y souffre damour et de solitude mais la mort de Mlisande nous fait penser au vol nuptial des abeilles. Or le ralisme irrel nest autre que le domaine enfantin et cest pourquoi aprs bien des refus en France, en Angleterre, en Allemagne, en Autriche, en Amrique, jai fini par me rsoudre, pour le festival de Metz me souvenir des programmes et du magazine Le Thtre (...). Jai voulu mouvoir des personnages dun style mdival aux fraches couleurs, dans des esquisses excutes daprs ce qui reste dans ma mmoire des dcors du spectacle dorigine, lorsque la salle houleuse se moquait de ce mariage mystrieux dun chef dSuvre avec un autre, la musique impressionniste et fminine de Claude Debussy dvorant un peu le texte mle de Maeterlinck comme il arrive dans laccouplement des mantes religieuses. Jaimais ces dcors de dcors construits et qui ne contraignent pas le spectateur un effort dimagination. Seulement leur nombre et les interludes en rendent la mise en place trs difficile et jai pens que le mlange du simple dessin et des lumires qui traversent les zones transparentes sur lesquelles il sbauche suffiraient conduire le spectateur dans le royaume de Maeterlinck sans que lEmpire de Claude Debussy en souffre (& ). Mon but serait de ne pas ajouter deux grandes Suvres conjointes un poids pittoresque et dcoratif... En 1952, aprs une reprsentation de Pellas et Mlisande, Cocteau notait dans son Journal : Pellas est un plonasme, un chef-d'Suvre en recouvre un autre. Mais dans ce mariage de mantes religieuses, la femelle mange toujours le mle, et la musique fminine de Debussy mange Maeterlinck . Dans lintroduction du Programme joint, Cocteau explique que, lorsquil tait enfant, ses parents, revenant du thtre, laissait sur son lit, pendant son sommeil, un superbe magazine en couleurs Le Thtre . Pour les dcors quil fit, pour le thtre de Metz, il a donc tent de retrouver ce souvenir denfance, tout en demeurant fidle au dcor originel de Jusseaume. Cocteau conclut : Puisse la profonde et douce lumire de Maeterlinck de traverser cette ruche et mviter dalourdir le vol nuptial de Mlisande semblable celui des abeilles ...Seul drame lyrique de Debussy, jou en 1902 sur la scne de lOpra-Comique, daprs Maeterlinck, lSuvre est aux confins de la posie et du silence comme lcrivit Gaston Bachelard. La partition est pleine de mesures blanches, de silence actif destin faire valoir lmotion dune phrase .