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366322 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronné et cloisonné, tranches rouges.
2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronné et cloisonné, tranches rouges. 1- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" qui venait de paraître dans l'Encyclopédie, dans lequel D'Alembert suggérait des réformes pour la ville de Genève: projet pour une "cité philosophe" de liberté politique et culturelle, notamment par la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent. Rousseau résume dans sa critique tout ce qu'il dénonçait déjà comme une illusion: "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les mœurs de véritables citoyens. Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité: à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique" (B. Bachefen, ENS éditions). (Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535). 2- Edition originale et unique de cet ouvrage composé par Paul-Antoine Nolivos de Saint-Cyr, qui rencontra Rousseau à Venise. Membre de la "coterie holbachique", l'auteur était un proche de madame d'Holbach. Devenu "Laval", comédien aux portes de Genève, il mène ici une polémique ardente pour "venger" d'Alembert et Voltaire de la 'Lettre sur les spectacles' de Rousseau. "Apologie de la comédie et des comédiens en réponse à Rousseau. C'est sans contredit le meilleur de tous les ouvrages qui parurent en réplique à cette lettre" (Quérard, 'Supercheries littéraires', 1847, II, n°3889). (Conlon, 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau', n°87. Soleinne, 'Bibliothèque dramatique', V, I, n°674). Quelques épidermures. Coiffes restaurées. Mors frottés et fendillés. Intérieur frais.
383143 ouvrages reliés en un volume in-8 (200 x 121 mm), plein veau brun de l'époque, dos à nerfs orné de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges.
3 ouvrages reliés en un volume in-8 (200 x 121 mm), plein veau brun de l'époque, dos à nerfs orné de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges. 1- Edition originale de premier tirage comportant les 3 cartons (p. LXVII, 111 et 139) et la correction de l'éditeur à la plume p. 11 (accent aigu sur "conformé"). Frontispice: "Il retourne chez ses Égaux" dessiné par Eisen, gravé par Sornique, fleuron-vignette de titre par Simon Fokke et fleuron en tête de la dédicace aux armes de la République de Genève, également signé par Fokke. "Oeuvre source, à partir de laquelle on peut faire commencer toute la réflexion moderne sur la nature de la société" (J. Starobinski). (Dufour, n°55. Gagnebin, III, p. 1862. Tchemerzine-Scheler, V, 532a). 2- Première édition de cette édition contenant l’intégralité du premier discours de Rousseau accompagné de sa réfutation juxtalinéaire, point par point, par Claude Nicolas Le Cat. Médecin et chirurgien auteur d'importantes découvertes, fondateur et Secrétaire perpétuel de l’académie de Rouen, Le Cat réfute, le premier, les thèses de Rousseau. En homme des Lumières, il défend, contre Rousseau, les effets des sciences et des arts comme facteurs de progrès et affirme sa foi en la perfectibilité du genre humain. Le texte est suivi d'une réponse de Le Cat à la réplique que Rousseau avait fait paraître dans le "Mercure" de septembre 1751 (p. 95-124). Vignette-bandeau dessinée par Le Lorrain et gravée par Fessard. Bien complet de planche frontispice gravée par Jacques, qui manque souvent: "Satire, tu ne le connais pas". L'adresse est fictive, l'ouvrage est imprimé à Rouen, d'après Weller. (Gagnebin III, 1856. Dufour, 17. Conlon, 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau’, n°1). 3- Edition originale de premier tirage, avec l’approbation signée de Remond de Sainte-Albine datée du 23 octobre 1751, état d’origine avant la réimpression des pages 23 à 26 voulue par Rousseau. Titre de départ. Titre courant: "Lettre à M. Grimm". L’adresse est restituée d'après le "Mercure de France" de décembre 1751 et la permission tacite accordée à Pissot. La réponse de Rousseau à la réfutation de son "Discours" sur les Sciences & des Arts que Joseph Gautier, professeur à Nancy, avait publié dans le "Mercure de France" d'octobre 1751. (Dufour, I, p. 27-28, n°26). Reliure restaurée. Papillon portant une signature ex-libris ancienne apposé dans la marge inférieure du deuxième texte. Timbre à froid en coin supérieur du premier. Bon exemplaire, relié à l’époque.
38939In-folio (350 x 260 mm), demi-chagrin violine, dos lisse orné d'un jeu de filets dorés et au noir, palettes en tête et pied, titre doré (rel. XIXe s.), (1) f. de titre frontispice gravé, 11 pp. (Avis de l'éditeur de ce recueil [Marquis de Girardin], Noms des souscripteurs, Airs, Romances et Duos et Avertissement), 199 p. de partitions entièrement gravées sur papier vergé azuré. (1) f. de table. Paris, De Roullede de la Chevardiere, Esprit, 1781.
36687Ensemble de 2 ouvrages réunis en un volume in-8, broché sous couverture d'attente de papier fort bleu de l'époque.
Ensemble de 2 ouvrages réunis en un volume in-8, broché sous couverture d'attente de papier fort bleu de l'époque. Edition originale et unique. Rousseaulâtre mystique, l'auteur se propose de réunir en un seul volume le contenu des cinq tomes des 'Confessions' de Rousseau afin de contribuer à sa gloire universelle et de mettre l'œuvre à la portée de tous, "en employant ses idées, son style, son langage, trop précieux pour le changer". L'ouvrage est suivi d'une ambitieuse adaptation de la nouvelle Héloïse pour le théâtre, qui se voudrait la plus fidèle possible, sur fond musical emprunté au "Devin du Village". L'auteur se présente comme "ancien militaire, élève de Marmontel, et membre de plusieurs sociétés savantes". (Barbier, 'Principaux écrits relatifs à J.-J. Rousseau', 13-14. 'France littéraire', III, 161-162. Soleinne, 2610). Bon exemplaire, non rogné, imprimé sur papier fort, tel que paru.
384652 ouvrages reliés en un volume in-8 (193 x 122 mm), pleine basane marbrée de l'époque, dos à 5 nerfs orné de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièce de tire de maroquin bordeaux, tranches rouges.
2 ouvrages reliés en un volume in-8 (193 x 122 mm), pleine basane marbrée de l'époque, dos à 5 nerfs orné de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièce de tire de maroquin bordeaux, tranches rouges. 1- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" qui venait de paraître dans l'Encyclopédie, dans lequel D'Alembert suggérait des réformes pour la ville de Genève: projet pour une "cité philosophe" de liberté politique et culturelle, notamment par la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent. Rousseau résume, dans sa critique, tout ce qu'il dénonçait déjà comme une illusion: "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les mœurs de véritables citoyens. Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité: à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique" (cf. B. Bachefen, ENS éditions). (Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535). 2- Edition originale de la réponse de d'Alembert comportant l'article intégral "Genève" de l'Encyclopédie, "l'Extrait des registres de la vénérable Compagnie des Pasteurs & Professeurs de l'Eglise & de l'Académie de Genève du 10 février 1758" signé J. Trembley et, à partir de la page 61, la lettre de d'Alembert à Rousseau sous page de faux-titre particulière. Cette pièce est rare. (Colon, 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau', n°91). Mors et coins frottés. Quelques petites épidermures. Petit accroc de papier en marge supérieure du catalogue Rey, sans perte de texte. Bon exemplaire, relié à l'époque.
4 volumes in-8, plein veau porphyre de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et vert bronze, double filet en encadrement sur les plats, filet sur les coupes, tranches rouges. Edition originale des deux parties de l'autobiographie de Rousseau, formant son ensemble complet en douze livres, réunies à l'époque en reliure uniforme. La publication en fût entièrement posthume: 1782 pour la première partie et 1789 pour la seconde. 1- Edition originale de premier tirage (dite "à gros caractères") comprenant les six premiers livres des 'Confessions' ainsi que les 'Rêveries du promeneur solitaire'. (Dufour, I, n°340. Gagnebin, n°1, p. 1889). 2- Edition originale de la seconde partie des 'Confessions' constituée par les livres VII à XII. Parue comme "second supplément" à la "collection des oeuvres", cette seconde partie a été imprimée par Barde et Manget à Genève et publiée par Pierre Moultou, fils aîné de Paul-Claude, ami et exécuteur littéraire de Rousseau. (Dufour, I, n°341. Gagnebin, n°3, p. 1893). Sur les conditions de publication, cf. R.-A. Leigh, 'Unsolved Problems in the Bibliography of Rousseau', p.133-137 et Calemard, 'L'édition originale des 'Confessions', p. 85 à 89. 2 feuillets inversés (in 'Rêveries', p. 289-292). Petites taches, auréoles claires et légères rousseurs éparses. Traces de restaurations anciennes à la reliure. Très bon exemplaire, bien relié à l’époque.
388403 ouvrages reliés en un volume in-8 (196 x 123 mm), veau marbré de lépoque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges.
2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs ornés de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet sur les coupes, tranches rouges. 1- Deuxième édition publiée quelques semaines après l'originale, de ce brûlot qui envenima la "querelle des Bouffons" pour des décennies. "Le résumé des idées de Rousseau sur la musique (...), le plus impitoyable des réquisitoires contre la musique française qui fit scandale (…). En manière de représailles, les musiciens de l'Opéra brûlèrent Rousseau en effigie dans la cour du théâtre" (Catalogue exposition Rousseau, B.N. 1962, n° 116). Rousseau ne critiquait pas seulement l'infériorité de la langue française, mais aussi l'esthétique de l'opéra français de son temps, "le conventionnel des représentations, les airs à roulades sans rapport avec les sentiments, l'apparat ridicule des scènes à machines, les éclats vocaux et les excessives gesticulations des interprètes (…), l'absence d'action dramatique, l'abus d'une mythologie ressassée et la pompeuse niaiserie des livrets" (Cf. Jacques Gheusi, "E. Universalis"). (Bibliothèque Cortot, p. 171. Fétis, 3943. Dufour, 32. Gregory, p.237. RISM B/VI/2 p.734. Sénelier, 120. Tchemerzine-Scheler, V, 529). 2- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" qui venait de paraître dans l'Encyclopédie, dans lequel D'Alembert suggérait des réformes pour la ville de Genève: projet pour une "cité philosophe" de liberté politique et culturelle, notamment par la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent. Rousseau résume dans sa critique tout ce qu'il dénonçait déjà comme une illusion: "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les mœurs de véritables citoyens. Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité: à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique" (cf. B. Bachefen, ENS éditions). (Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535). Quelques rousseurs éparses. Petit ex-libris raturé et auréoles dans le fond de plusieurs cahiers du 2e texte. Très bon exemplaire, relié à l'époque.
1750384721750 In-8 (188 x 113 mm), plein veau fauve de l'époque, dos à 5 nerfs richement ornés de caissons fleuronnés et cloisonnés, jeux de filets et palettes dorés en pied, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet à froid en encadrement des plats, roulette dorée sur les coiffes et les coupes, tranches rouges, (1) f. de titre, (3) p. de préface, 66 p., planche frontispice gravée. Genève, Barillot & fils, s.d. [i.e. Paris, Pissot, 1750].
In-8 (188 x 113 mm), plein veau fauve de l'époque, dos à 5 nerfs richement ornés de caissons fleuronnés et cloisonnés, jeux de filets et palettes dorés en pied, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet à froid en encadrement des plats, roulette dorée sur les coiffes et les coupes, tranches rouges, (1) f. de titre, (3) p. de préface, 66 p., planche frontispice gravée. Rare édition originale de premier tirage, imprimée à petit nombre d’exemplaires, identifiable par son fleuron de titre, tirage probablement réservé à l’usage des membres du jury et des proches de l'auteur. Elle est en tous points conforme aux caractéristiques mentionnées par B. Gagnebin (édition de La Pléiade) et par Th. Dufour (coquilles typographiques aux pages 12 et 16). Planche frontispice gravée par Ch. Baquoy: "Satyre, tu ne le connais pas". Si cette édition a bien été imprimée à Paris, chez Pissot, l'imprimeur accepta de la faire paraître sous la fausse adresse de Barillot à Genève, à la demande de Rousseau qui souhaitait l'accorder avec le titre de "Citoyen de Genève" figurant pour la première fois (cf. Sénelier, p. 57-58). "Le livre qui rendit Rousseau célèbre"; son succès foudroyant le propulsa à l’avant-scène de la République des Lettres. En répondant par la négative à la question mise au concours par l'Académie de Dijon, Rousseau prend le contre-pied de ses contemporains pour dénoncer un ordre social fondé sur le luxe et les inégalités, corrompu et bafouant les véritables valeurs. Et de démontrer que les progrès indéniables des sciences et des arts ne se sont pas accompagnés d’un progrès moral. La descendance de cet essai sera immense. "Une force insoupçonnée et sincèrement rebelle apparaît dans ce Premier Discours, une pensée novatrice qui sonne juste. Et la lumière que Rousseau jette sur l'homme et sur le lien social va contribuer à remettre en cause une certaine idée du progrès" (Jacques Berchtold). (Dufour, n°13. Gagnebin, III, p. 1854-1855). L'ouvrage est relié avec trois autres pièces de l'époque (Lefranc de Pompignan, Fagan et anonyme). Quelques petites traces de restauration à la reliure. Petites piqûres éparses. Provenance: "Domou" et A. Grandjean (marque au premier titre) et ex-libris armorié gravé ancien. Bel exemplaire, très bien relié à l'époque.
358254 volumes in-12, plein veau marbré de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bronze (reliure abîmée), (2), viii, (2) d' 'explications' et 'fautes', 466 p.; (4), 407 p.; (4), 381 p. et (4), 455 p., 112 p. pour 'Emile et Sophie', titres noir et rouge, 5 figures par Eisen gravées par Le Grand, Longueil et Pasquier. Amsterdam, Jean Néaulme, 1762 [i.e. Paris, Duchesne, 1774-1780].
4 volumes in-8, plein veau marbré de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin, triples filets dorés en encadrement sur les plats, filet doré sur les coupes, tranches jaspées, (4), viii, (2), 464 p. ; (4), 407 p. ; (4), 381 p. et (4), 455 p., 5 planches gravées hors texte. Deuxième édition de Paris, à la date de l'originale, publiée à Paris par Duchesne. Elle est illustrée de 5 figures, dont 4 en frontispice de Eisen gravées par Legrand, Longueil et Pasquier. (Dufour, 190. Sénelier, 763. Gagnebin, 6. McEachern, 4A, p.105). Coiffes restaurées, quelques épidermures. Bon exemplaire, imprimé sur papier vergé, grand de marges, bien relié à l'époque.
4 volumes in-12, plein veau marbré de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bronze (reliure abîmée), (2), viii, (2) d' 'explications' et 'fautes', 466 p.; (4), 407 p.; (4), 381 p. et (4), 455 p., 112 p. pour 'Emile et Sophie', titres noir et rouge, 5 figures par Eisen gravées par Le Grand, Longueil et Pasquier. Edition à la date de l'originale, troisième édition parisienne in-12° publiée à Paris chez Duchesne, selon McEachern, illustrée de 5 planches par Eisen, gravées par Le Grand, Longueil et Pasquier. Un des rares exemplaires à comporter le "Supplément à l'Emile" en pagination séparée à la suite du tome IV, dans une composition typographique différente. 'Emile et Sophie', suite peu connue de "l'Emile", désenchantée et déprimée, est demeurée inachevée par Rousseau. "C’est le roman expérimental de l’ 'Emile'. Rousseau veut mettre ses deux élèves à l’épreuve de la nécessité pour vérifier leur liberté intérieure devant les aléas de l’existence. Comment vont-ils assumer l’une un adultère malgré elle, l’autre une rupture dont il se sent victime? " (cf. Frédéric S. Eigeldinger, Ed. Champion). Selon McEachern, qui se base sur le filigrane, cette édition serait antidatée et n'aurait pas été publiée avant 1774 et pour 'Emile et Sophie' après 1780, date de la première édition. Collation des faux-titres et titre conforme à la description donnée par McEachern. (Cohen, 436. McEachern, n°7, p. 123. Gagnebin, IV, p. 1868, 7-8). Reliure abîmée: mors fendillés, coiffes arrachées, épidermures, trous de vers. Bon était intérieur.
4 volumes in-12 (165 x 96 mm), plein maroquin rouge, dos lisses ornés d'un riche décor de compartiments fleuronnés et cloisonnés, palettes et triples filets dorés, triple filet doré en encadrement des plats avec fleurons d'angle, pièces de titre et de tomaison de maroquin bronze, filet doré sur les coupes, tranches dorées, gardes de papier doré étoilé d'Augsbourg (reliure de l'époque). (4), x, (2), 442 p., 2 planches; (4), 383 p., 1 planche; (4), 328 p., 1 planche et (4), 463 p., (1) p., (2) f.de privilège en hollandais, 1 planche (soit 5 planches au total). Edition à la date de l'originale, la troisième, imprimée avec permission tacite à Lyon par Jean-Marie Bruyset. Celui-ci avait en effet passé un accord avec Duchesne et obtenu une permission probablement fin 1761 (cf. D. Varry, 'Un Lyonnais pris en flagrant délit d'impression du Contrat social', in "Histoire et civilisation du livre", III, 2017, p. 123-141). Elle est illustrée de 5 planches gravées d'après celles de Eisen pour l'édition parisienne. Cet exemplaire est l'un des rares à posséder les 2 feuillets du privilège en hollandais en fin du tome IV ("Privilegie. De Staaten van Holland en West-Vriesland..."). (Dufour, I, n°188. Gagnebin, IV, p. 1866-1867. McEachern, 'Emile...', n°3A, p. 97-100). Quelques rousseurs et petites auréoles claires éparses. Très belle reliure de maroquin du temps, parfaitement établie par Pierre-Claude Crucifix (? - 1768), avec sa petite étiquette gravée: "Relié par Crucifix, Rue du Foin, vis-à-vis la petite Porte de Mathurins" (Gruel, 'Manuel de l'amateur de reliures', 1905, II, p.50).
4 volumes in-8 (194 x 123 mm), plein veau blond marbré de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin havane, triples filets dorés en encadrement sur les plats, filet doré sur les coupes, tranches jaspées, (4), viii, (2), 464 p. ; (4), 407 p. ; (4), 381 p. et (4), 455 p., 5 planches gravées hors texte. Deuxième édition parisienne, à la date de l'originale, publiée à Paris par Duchesne. Elle est illustrée de 5 figures, dont 4 en frontispice de Eisen gravées par Legrand, Longueil et Pasquier. (Dufour, 190. Sénelier, 763. Gagnebin, 6. McEachern, 4A, p.105). Quelques petites rousseurs éparses. Infimes accrocs à la reliure. Bel exemplaire, imprimé sur papier vergé, très grand de marges, très bien relié à l'époque.
4 volumes in-8° (188 x 122 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs ornés de caissons cloisonnés et fleuronnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et havane, filet doré sur les coupes, tranches rouges. Tome I : (1) f., viii, (2), 466 p., (5) p. de privilège et errata - Tome II : (2) f., 407 p. - Tome III : (2) f., 384 p. - Tome IV : (2) f., 455 p., 5 planches par Eisen gravées par Le Grand, de Longueil et Pasquier. Véritable édition originale, la première mise en vente, conforme à la description donnée par J.-A. McEachern (1A) et par Gagnebin (IV, p. 863, n°1), à l'adresse de La Haye et le privilège en hollandais ainsi que le second feuillet d’errata à la fin du tome premier. "L'’Emile' est imprimé et mis en vente fin mai 1762 chez le libraire N.-B. Duchesne à Paris. En homme d’affaires avisé et prudent, celui-ci a pris soin de préparer deux éditions portant chacune une fausse adresse différente: 'Amsterdam, chez Jean Néaulme' pour l'édition in-12° et 'La Haye, chez Jean Néaulme' pour l'in-8° [qui sera la première commercialisée]. En échange de la paternité fictive de ces éditions, Néaulme, libraire à La Haye, reçut le monopole des ventes hors du territoire français" (Sté Internationale des Amis du Musée J.-J. Rousseau). Si l'ouvrage connut un succès commercial immédiat, on trouva dans le livre IV un passage, "la Profession de foi du Vicaire savoyard", qui suscita les foudres du pouvoir civil et religieux. Le 7 juin, la Sorbonne censurait l’ouvrage; le 9 juin le Parlement de Paris emboîtait le pas pour le condamner "à être lacéré et brûlé" en raison de ses "principes impies et détestables". En outre, le Parlement ordonnait "que le nommé J.J. Rousseau sera pris et appréhendé au corps, et amené ès prisons de la Conciergerie du Palais". Rousseau considérait "l' 'Émile" comme son oeuvre la plus importante, celle qui manifestait au mieux les principes de son "système", selon sa propre formule dans 'Rousseau juge de Jean-Jacques'. Quelques traces de restauration à la reliure, auréoles et rousseurs éparses. Petite tache d'encre en marge supérieure des premiers feuillets du t. IV. Bon exemplaire, bien relié à l'époque.
363958 volumes (sur 9) in-8, plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges. Neuchâtel [i.e. Paris, Duchesne], 1764-1765.
8 volumes (sur 9) in-8, plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges. Edition publiée à Paris, par les soins de l'abbé de La Porte, chez Duchesne, sous la rubrique fictive de Neuchâtel. Pour cette édition, cf. Dufour, II, n°379. Cet exemplaire comporte le tome pour le tome V (ici en 383 p.) dans la variante décrite par Dufour, II, p. 12 et 13). Manque le tome IX et la planche frontispice du T.V. Quelques petits accrocs à la reliure et menus défauts divers. Bon exemplaire, très frais, grand de marges, bien relié à l'époque.
1780383351780 In-8 (190 x 116 mm), cartonnage marbré à la Bradel, pièce de titre de maroquin bordeaux (reliure moderne), (2), x, 251 pages. Londres [i.e. Lausanne?], 1780.
In-12 (131 x 81 mm), plein veau marbré de l’époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de veau bordeaux, (2) f. de faux-titre et titre, viij, (2), [-11], 263 p., (1) p. de table des matières. Troisième édition, publiée l’année de l’originale, complète du faux-titre: "Mémoire de J.J. Rousseau". En réponse à l’indifférence qui avait accompagné les lectures privées des ’Confessions’, Rousseau composa cet ouvrage entre 1772 et 1776, sous forme de trois dialogues, pour se justifier et dénoncer le complot dont il croyait faire l’objet. Il résolut de confier à directement Dieu ce texte extraordinaire en le déposant sur le maître-autel de Notre Dame de Paris mais ne put y pénétrer. Il crut alors que la providence lui désignait un jeune anglais de passage à Paris, son ancien voisin à Wootton, et lui remit le manuscrit. Brooke Boothby le publia en Angleterre après la mort de Rousseau, conformément à ses engagements. Longtemps abordé comme un document clinique sur le "cas" Rousseau, il fallut attendre les dernières décennies du XXe siècle pour assister à une ample réévaluation de cette oeuvre, "d’une richesse longtemps insoupçonnée". Les aléas des conditions de sa publication en font l’un des livres moins communs de Rousseau. (Dufour, n° 347. Sénelier, n°1156. Gagnebin, I, p. 1905, n°30). Un mors fendu, coiffes et coins usés, dos frotté. Intérieur très frais.
In-8 (190 x 116 mm), cartonnage marbré à la Bradel, pièce de titre de maroquin bordeaux (reliure moderne), (2), x, 251 p. Edition publiée l’année de l’originale, selon Dufour contrefaçon faite à Lausanne, hypothèse confirmée par le matériel typographique. Pages 248 à 251, on trouve la prière de Rousseau : "Dépôt remis à la providence". En réponse à l’indifférence qui avait accompagné les lectures privées des ’Confessions’, Rousseau composa cet ouvrage entre 1772 et 1776, sous forme de trois dialogues, pour se justifier et dénoncer le complot dont il croyait faire l’objet. Il résolut de confier à directement Dieu ce texte extraordinaire en le déposant sur le maître-autel de Notre Dame de Paris mais ne put y pénétrer. Il crut alors que la providence lui désignait un jeune anglais de passage à Paris, son ancien voisin à Wootton, et lui remit le manuscrit. Brooke Boothby le publia en Angleterre après la mort de Rousseau, conformément à ses engagements. Longtemps abordé comme un document clinique sur le "cas" Rousseau, il fallut attendre les dernières décennies du XXe siècle pour assister à une ample réévaluation de cette oeuvre, "d’une richesse longtemps insoupçonnée". (Dufour, n° 348. Gagnebin, I, p. 1905, n°31. Sénelier, n°1155). Très bon exemplaire, très frais, entièrement non rogné, témoins conservés.