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2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments fleuronnés, 2 pièces de titre de maroquin, guirlande sur les coupes, tranches rouges. 1- Edition originale. "C'est la méthode de Pascal qu'adopte André. Il voit d'emblée le point faible de Rousseau: l'état misérable de l'homme est injustifiable dans le théisme. Rousseau l'attribue bien au libre arbitre et pense avec tous les chrétiens, contre Bayle, que Dieu ayant 'voulu communiquer à ses créatures la dignité de la causalité' (Pascal), la misère avec la liberté est préférable à une servitude dorée" (Monod, p. 415). (Conlon, n° 194. Monod, p. 563). 2- Édition à la date de l'originale, conforme à la description donnée par L. Scheler dans ses annotations à Tchemerzine, de l'un des textes fondamentaux de la pensée politique de Fénelon, qu'il composa pour l'instruction du Dauphin. Cet essai avait été préalablement publié en 1734 à 150 exemplaires sous le titre de 'Examen de conscience pour un Roi', joint aux 'Aventures de Télémaque'. Il suscita la fureur de Louis XIV, fut interdit par ordre et supprimé des exemplaires de 'Télémaque'. Il fallut attendre cette année 1747 pour qu'il soit réimprimé. (France Littéraire, III, 99. Peignot, 'Livres interdits', 140. Tchemerzine-Scheler, III, 234). Exemplaire enrichi d'un portrait frontispice de Fénelon d'après Joseph Vivien, gravé par P. Dupin. Provenance: "Madame Roland de Challerange, conseillère au Parlement", avec son grand ex-libris gravé armorié (XVIIIe). Très bon exemplaire, très bien relié à l'époque.
2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau marbré de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet d'encadrement à froid sur les plats, tranches marbrées bleues. 1- Edition originale et unique. Dans cette étude pionnière en matière de démographie scientifique, l’auteur analyse les causes de l’effondrement de la population française sur les bases de données statistiques: guerres, entretien des colonies, émigration, célibat (prêtres, soldats), prison, enfermement et peine de mort, maladies, etc. Il propose des mesures pour renverser cette tendance. L’ouvrage est le premier à élaborer l’indicateur de "taux net de reproduction". Le livre a été condamné au feu par arrêt du parlement le 28 février 1769. (Einaudi, n° 979. I.N.E.D., n°1017. Kress, 6531. Rocquain, p. 529. Spengler, p. 94-96). 2- Edition originale de cet ouvrage d’inspiration physiocratique. "Rallié à la cause physiocratique, l’auteur préconise l’abolition des Fermes et propose de rétablir l’égalité au moyen d’un impôt unique perçu sans arbitraire par les communautés elles-mêmes" (Stourm). À la suite de cet écrit "qui fit grand bruit", Darigrand fut emprisonné à la Bastille. (INED, 1276. Kress, 6086. Goldsmiths, 9873. Weulersse, 'Physiocratie', I, p. XXVI). Provenance: un comité local de la CGT, avec tampon (ca 1900). Petit accroc à la coiffe supérieure et aux coins. Très bon exemplaire.
3 ouvrages reliés en un volume in-12, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux. 1- Edition originale. L'un des principaux pamphlets que lancèrent les "antiphilosophes" contre les Lumières et leurs représentants, Rousseau y est particulièrement visé. Docteur en théologie, l'abbé Joseph de Giry de Saint-Cyr devint précepteur du dauphin de France, conseiller d'État et membre de l'Académie française (1741). (Conlon, 'Siècle des Lumières', 58:751 et 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau', n°86. INED, 2053). 2- Edition originale. Avocat, conseiller à la cour des Aides de Provence et bibliothécaire de Marie-Antoinette, Moreau était engagé dans la lutte contre les Encyclopédistes qu'il plaisantait sous le nom de 'Cacouacs'. "Il les montre comme un corps organisé, possédant tout l'attirail nécessaire au combat, et marchant délibérément à l'assaut de la morale, de la religion et du gouvernement" (J. Proust, 'Diderot et l'Encyclopédie', p. 109). Présenté sous forme de voyage imaginaire, ce pamphlet eut un retentissement considérable et le sobriquet fit fortune. "Les Cacouacs ont porté un coup plus mortel à l'Encyclopédie qu'un arrêt du Conseil" en dit Malesherbes. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 57:1050 et 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau', n°81. INED, 3281). 3- Edition originale ornée d'un frontispice gravé dans un encadrement qui se rapporte à l'article "Capuchon". Directement dirigé contre Diderot et d'Alembert, l’ouvrage attaque le principe même de l'Encyclopédie, et réfute également, point par point, plusieurs articles particuliers. Il sera réédité à La Haye en 1759 sous le titre ironique de' Éloge de l’Encyclopédie et des Encyclopédistes'. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 52:712. INED, 612). Très bon exemplaire, très bien relié à l’époque.
2 ouvrages reliés en un volume petit in-8 (178 x 109 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges. 1- Edition originale et unique de cet ouvrage d'inspiration physiocratique. "Attratto dalle dottrine degli Economisti (fisiocratici) scrive poi su 'Le imposte secondo l'ordine della natura' seguendo l'idea dei fisiocratici , che solamente la terra è tassabile : ancora la giusta formula smithiana della ricchezza non era diffusa" (F. Protonotari, ' Nuova antologia', 1235-1242, p. 12). L'ouvrage reçut un accueil enthousiaste des "Éphémérides du citoyen", le périodique alors dirigé par Dupont de Nemours (6e année, 1772 III, p. 32-101), ainsi qu'une traduction partielle dans cette même livraison sous le titre de "Des impôts selon l'ordre de la nature". Sur cet ouvrage, cf. Franco Venturi, 'Illuministi italiani', III, 508 sq.). Aventurier, homme de lettres et homme politique Giuseppe Gorani (1740-1819) a été au service de Marie-Thérèse d'Autriche, des Pombal au Portugal et de Pascal Paoli en Corse. Membre de la société du "Café", ami de Beccaria, lié à Verri, d'Holbach, Diderot et Voltaire, collaborateur de Mirabeau, il devint l'un des plus ardents défenseurs des idéaux de la Révolution française à travers l'Europe. Sur la demande de Bailly, il reçut en 1792 le titre de citoyen français, alors que ses positions très violemment révolutionnaires lui valurent la confiscation de ses biens par l'archiduc Ferdinand. (Goldsmiths'-Kress library, n°10788. Higgs, n°5288). WorldCat ne recense que 3 exemplaires dans le monde. 2-Donnée comme cinquième édition, ce tirage en 164 pages est rare. WorldCat n'en recense qu'un unique exemplaire: "Sveriges National (Kungliga)". L'adresse d'Harlem est sans doute fictive. Quelques rares petites auréoles claires et piqûres éparses. Petits accrocs aux coiffes et quelques épidermures. Ex-libris manuscrit sur étiquette au premier contre-plat: "Unus ex-libris. Roussillon, 8 thermidor an II".
2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert, filet doré sur les coupes, tranches rouges. 1- Edition originale. La 'Censure', rédigée par l'abbé Le Grand docteur de Sorbonne qui devint censeur royal, où sont réfutées point par point les dix-neuf "hérésies" relevées dans "L'Emile" par la Faculté de théologie de Paris. Elle est précédée de la "relation des circonstances qui décidèrent l'examen de cet ouvrage", et du discours de Jean-Clément Gervaise, syndic de la faculté de théologie. La Censure fut achevée le 20 Août 1762; l'archevêque de Paris condamna "L'Emile" par un mandement du 28 août. De son côté, dès le 9 juin, le parlement avait ordonné que le livre, jugé impie et dangereux, soit lacéré et brûlé de la main du bourreau et que son auteur soit décrété de prise de corps. Rousseau dut fuir seul, avec l'aide du maréchal de Luxembourg. Proscrit de France, mais aussi des Pays-Bas, de Genève et de Berne, il se réfugia à Yverdon chez son ami Daniel Roguin. (Peignot, 'Livres condamnés au feu', II, p. 94. Monod, p. 563. Conlon, 'Rousseau', n° 236). 2- Edition originale. "C'est la méthode de Pascal qu'adopte André. Il voit d'emblée le point faible de Rousseau: l'état misérable de l'homme est injustifiable dans le théisme. Rousseau l'attribue bien au libre arbitre et pense avec tous les chrétiens, contre Bayle, que Dieu ayant 'voulu communiquer à ses créatures la dignité de la causalité' (Pascal), la misère avec la liberté est préférable à une servitude dorée" (Monod, p. 415). (Conlon, 'Rousseau', n° 194. Monod, p. 563). Coiffes usées, mors fendillés. Commentaires anciens manuscrits au verso du faux-titre. Bon exemplaire, relié à l'époque.
7 ouvrages reliés en un volume in-12, plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs orné de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de veau vert. Recueil de sept pamphlets et essais concernant "l’affaire des Jésuites" et les questions religieuses les plus controversées du temps, à la suite du scandale provoqué par l’exécution du prêtre italien Gabriel Malagrida. Missionnaire au Brésil, celui-ci fut livré au bûcher à Lisbonne le 21 septembre 1761 après un procès inique. "L'affaire des Jésuites" débuta en 1761 au parlement de Paris. Considérée dans toute l'Europe comme le principal soutien de l'Église romaine ultramontaine, la compagnie de Jésus avait de nombreux ennemis au sein du jansénisme parlementaire et gallican français, mais aussi du "parti philosophique". Diderot, d'Alembert et Voltaire se mirent rapidement de la partie, dans la marge étroite qui leur était allouée dans le combat contre les Jésuites, sans pour autant adhérer aux thèses des parlementaires ni, encore moins, accorder leur sympathie envers les jansénistes. Par l'édit du novembre 1764, Louis XV supprima la Compagnie du royaume. Petit accroc à la coiffe inférieure. Très bon exemplaire, frais, bien relié à l’époque.
Ensemble de 2 ouvrages réunis en un volume in-8, broché sous couverture d'attente de papier fort bleu de l'époque. Edition originale et unique. Rousseaulâtre mystique, l'auteur se propose de réunir en un seul volume le contenu des cinq tomes des 'Confessions' de Rousseau afin de contribuer à sa gloire universelle et de mettre l'œuvre à la portée de tous, "en employant ses idées, son style, son langage, trop précieux pour le changer". L'ouvrage est suivi d'une ambitieuse adaptation de la nouvelle Héloïse pour le théâtre, qui se voudrait la plus fidèle possible, sur fond musical emprunté au "Devin du Village". L'auteur se présente comme "ancien militaire, élève de Marmontel, et membre de plusieurs sociétés savantes". (Barbier, 'Principaux écrits relatifs à J.-J. Rousseau', 13-14. 'France littéraire', III, 161-162. Soleinne, 2610). Bon exemplaire, non rogné, imprimé sur papier fort, tel que paru.
2 ouvrages reliés en un volume in-8, demi-basane vert bronze, dos lisse orné de filets et palettes dorés (rel. ca 1850). 1- Edition augmentée de l'important "Discours préliminaire", bien complète des 10 planches hors-texte de musique. Sur cet ouvrage et la rupture introduite par le 'Discours préliminaire' cf. F. Escal, 'D'Alembert et la théorie harmonique de Rameau', revue Dix-huitième siècle, n°16 - "D’Alembert", p. 151 sq. (Gregory, p. 11. Cette édition manque à Cortot et à Fétis). 2- Deuxième édition, à la date de l'originale, avec les fautes corrigées. "Le traité de l’abbé Roussier décrit la formation des accords, donc de l’harmonie, qu’il convient de maîtriser parfaitement pour jouer une partie de basse continue" (Expo. virtuelle, Bibliothèque de Toulouse). "As a proponent of Rameau's theorie, his goal was to reduce fundamental bass rules to a rigorous system that avoided speculative propositions. This 'Traité des accords' is a compendium of chords and laws: thoroughbass chords are methodically described, related to three basic fundamental chords, and then labelled by a letter-plus-number notational system that indicates a chord's root and hierarchy in the scale. Roussier diverged from Rameau on the issue of double emploi" (Grove Music Online). (Cortot, p. 173. Gregory, p. 238. Cette édition manque à Fétis).
2 ouvrages reliés en un volume in-8, demi-veau de l'époque, dos lisse orné d'un décor de palette, filet ondulé et petit fer spécial répété, pièce de titre de veau vert, tranches mouchetées. Edition originale de ce recueil des deux essais que l’auteur consacre à l’analyse et à la critique des oeuvres et des doctrines de Rousseau et de Court de Gebelin. De Rousseau, il examine les deux ‘Discours’ ; de Court de Gebelin, ‘Les Devoirs' et 'Le Monde primitif’. Dans le second ouvrage (‘Examen des systèmes’), J.-Ch.F. Le Gros se défend de vouloir mener une réfutation systématique des deux auteurs, mais revendique le droit à un examen contradictoire et approfondi de leur "système" en particulier sur la question de la "perfectibilité de l’espèce humaine" (II, p. 9), de l’origine de l’Homme et de l’influence de la société sur son développement. Homme d’Église, spécialiste des questions économiques et politiques, J.-Ch.F. Le Gros (1712 – 1790) fut élu député du clergé aux États généraux pour la ville de Paris. (Conlon, ‘Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau’, n° 695 et 724. Conlon, ‘Siècle des Lumières’, 86:1487. ‘France littéraire’, V, 114. Leblanc, n° 158 et 159). De la bibliothèque d’H. Châtelain, avec sa petite signature ex-libris daté de 1799. Petit accroc à la coiffe supérieure. Très bon exemplaire, très bien relié.
5 brochures reliées un volume in-12, broché, cartonnage d'attente citron d'origine (dos fendillé), Ensemble de 5 pièces relatives à la querelle du refus des sacrements en Provence : les autorités ecclésiastiques avaient refusé les derniers sacrements au sieur Eymard pour son opposition à la Bulle Unigenitus et son adhésions au jansénisme. L'affaire fit grand bruit et causa une vive émotion dans l'opinion publique et les milieux parlementaires en Provence. Bon exemplaire, les cinq brochures sont bien conservées et non rognées.
Ensemble relié en un volume in-8, plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs orné de compartiments à fleurons dorés, filet sur les coupes, tranches rouges. Édition originale de ces 4 ouvrages. Bon exemplaire.
Ensemble relié en 2 volumes in-4 (269 x 200 mm), plein veau porphyre de l'époque, dos à nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de veau vert bronze, triples filets d'encadrement sur les plats, filets sur les coupes, dentelle intérieure, dorés sur tranches. Edition originale de la collection de format in-4°, des ‘Mémoires’ et des ‘Observations’ présentés à l'Assemblée des Notables, comportant les deux séries, chacune en "quatre divisions", publiés par ordre du Roi et imprimés pour les Notables "qui n'a été remise qu'à eux et pour eux seuls". Secrétaire de l’Assemblée, c’est Dupont de Nemours qui en fut le principal rédacteur. "Il accepta de rester au second rang pour poursuivre sa revanche de la chute de Turgot (...). L'Assemblée se montra favorable à la suppression des corvées et accepta l'impôt territorial, comme Dupont l'avait réclamé. Elle marque une victoire des idées physiocratiques" (Schelle, 'Dupont de Nemours’, p. 266 et s.). Les "Troisième et quatrième divisions" des 'Observations' figurent en un volume séparé sous page de titre et de faux-titre particulières, paginées 222 à 696. Les "Première et seconde divisions" de ces 'Observations présentées au Roi' (222 p.) manquent. Très rare, ils n'ont été publiés qu'à petit nombre d'exemplaires Coiffes et mors frottés (fendus en tête du premier caisson sur 4.5 cm), quelques épidermures. Provenance: Famille de Bauffremont, avec ex-libris héraldique à la devise: "Dieu aide au premier Chrétien" au deux volumes. Très bon exemplaire, relié en veau porphyre de l'époque, imprimé sur papier fort.
2 ouvrages reliés en un volume in-4 (254 x 193 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, plats encadrés de filets à froid, filet doré sur les coupes, tranches rouges. 1- Edition originale de ce recueil qui contient la première édition de deux célèbres contes de Denis Diderot: "Les Deux Amis de Bourbonne" et "Entretien d’un Père avec ses Enfants". Ils sont suivis des "Idylles" de l’écrivain suisse Salomon Gessner, dans la traduction française de Jakob Heinrich Meister et de la "Lettre de Mr Gessner à Mr Fuslin, Auteur de l’histoire des peintres suisses sur le paysage". Cette édition de luxe, imprimée sur grand papier, est illustrée d’un titre, de 10 belles planches gravées en taille-douce, de 3 bandeaux et de 6 culs-de-lampe dessinés et gravés par Salomon Gessner lui-même. On y trouve également la liste des souscripteurs, véritable gotha de l'aristocratie européenne du moment, mais aussi du monde du livre, éditeurs et imprimeurs, ainsi que les auteurs en vue, le comte de Caylus ou Voltaire. Exemplaire bien complet du feuillet d'errata qui manque à la plupart des exemplaires. (Adams, 'Bibliogr. des œuvres de Diderot', DD1). Cohen, col. 432. Tchemerzine- Scheler, II, 959). 2- Edition originale illustrée d'une page de titre illustrée d'un portrait de Pierre Corneille en médaillon à sa devise et de trois figures imprimées sur papier fort, gravées par B. L. Prévost, N. Ponce, Aug. De St Aubin, d'après les dessins de C. N. Cochin fils. Très bel exemplaire, très frais, très bien relié à l'époque, de la bibliothèque du baron de Chapuys-Montlaville avec son timbre humide armorié au titre.
2 ouvrages réunis en un volume in-4, demi-basane bordeaux, dos lisse orné d’un décor romantique doré en long, titre doré. 1- "Condensé brillant des acquisitions intellectuelles du XVIIIe s.: la géographie, la diplomatie, l’étude des moeurs et des usages y ont part égale avec la philologie. Un cosmopolitisme culturel préside à la démonstration; Rivarol consacre un état de fait: la suprématie incontestée du français dans les échanges internationaux, la perfection logique et insurpassable de la prose française" (E. Guitton). Ce ‘discours’ devait servir d'introduction à un nouveau dictionnaire qui ne fut jamais achevé. (Tchemerzine-Scheler, V, 409). 2- Rivarol démontre, dans cet essai composé pour l'Académie de Berlin, que le français est la meilleure réalisation possible de cette langue universelle dont rêvait Leibniz et que tous les alchimistes du verbe s’évertuaient à reconstituer laborieusement. "Cette édition, très bien imprimée, est aussi recherchée que l'originale" (Tchemerzine-Scheler, V, 403. 'En français dans le texte', 177). Quelques fines corrections manuscrites en marge à l’époque. Relié vers 1830, reliure frottée. Parfait état intérieur, 'De l'universalité de la langue française' est imprimé sur papier fort et azuré.
2 ouvrages reliés en un volume in-8 (195 x 122 mm), plein veau blond porphyre de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre de veau rouge et vert bronze, triple filet d'encadrement sur les plats, filet sur les coupes, roulette sur les chasses, tranches dorées. Ensemble de deux importants témoignages de proches de Rousseau. 1- Edition originale et unique. Homme de lettres et homme politique, Jean-Joseph Dusaulx (1728-1799) fut présenté à Rousseau par Deleyre en 1770. D'abord admirateur du philosophe, l'auteur rend compte à travers anecdotes, entretiens et lettres échangées, de ses relations devenues vite difficiles avec Rousseau, son caractère ombrageux et soupçonneux et relate les conditions de leur rupture. "Loin des hagiographies fréquentes à l'époque (Révolution), il brosse le portrait d'un malade, d'un 'fou' rusé et pervers, qui lui vaudra de sévères critiques dans la presse contemporaine. C'est que ce portrait d'un maniaco-dépressif atrabilaire et sournois remettait en question le mythe intangible de 'l'immortel auteur du Contrat social' " (R. Trousson, éd. Champion). (Sénelier, 2040. Conlon, 'Rousseau', n°1052). 2- Edition originale et unique. Par Olivier de Corancez (1734-1810), journaliste, fondateur du "Journal de Paris". A propos de la publication de la correspondance entre J.-J. Rousseau et Dusaulx, Corancez livre ses souvenirs personnels sur le philosophe et relate l'épisode qui avait provoqué leur rupture. Parmi les derniers à avoir visité Rousseau, il rend compte de sa dégradation physique et psychique dans les derniers moments de sa vie et défend la thèse du suicide par arme à feu, thèse alors largement débattue. C'est Corancez et son beau-père, l'horloger genevois Jean Romilly, qui réglèrent l'enterrement du philosophe à Ermenonville. Il reste que Corancez défendit en toute occasion la mémoire de Rousseau. (Conlon, 'Rousseau', n°1049). Petite fente à un mors. Coiffes frottées. Petite tache à la reliure. Très bon exemplaire, très bien conservé, bien relié à l'époque.
2 pièces réunies en un volume in-8, broché, couverture de papier moderne, tranches rouges. 1- Nouvelle édition. D'abord protégé de Voltaire, Baculard d'Arnaud se retourna contre lui à partir de 1750, "tournant résolument le dos au milieu philosophique" qu'il attaqua à travers ses pièces qui obtinrent un grand succès. "Les pièces de Baculard d'Arnaud ont sans doute préparé le théâtre romantique" (Dictionnaire des Lettres françaises, p. 87). 2- L'une des oeuvres les plus noires de Baculard d'Arnaud, pleine d'une "saveur mystique et sacrilège de satanisme et de blasphème (…) qui a préparé le théâtre romantique et le mélodrame" (Civray). Bon exemplaire, très frais.
2 ouvrages reliés en un volume in-12 (153 x 96 mm), plein veau marbré de l'époque, dos lisse entièrement orné d'un décor doré à la grotesque, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges. 1- Première édition de la traduction française fournie par le baron d'Holbach, de cette oeuvre qui exerça une influence décisive sur sa propre doctrine comme sur la philosophie politique des Lumières. "Diderot nous a laissé un témoignage de l'enthousiasme que suscita chez lui ce traité [in 'Lettre à Sophie Volland']. Bien des éléments de cette doctrine passeront dans le 'Système de la Nature', avant tout le sensualisme conséquent, le mécanisme et le relativisme des critères moraux et sociaux" (cf. Naville, 'Holbach', p. 218-224). Par ailleurs, dans le domaine moral comme politique, tout sépare Hobbes de d’Holbach, lequel se prononce en faveur de la perfectibilité humaine, contre l’état de nature hobbesien et contre le principe du pouvoir absolu. L’adresse de Londres est fictive. L’ouvrage a été imprimé à Amsterdam chez Marc-Michel Rey. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 72:860. Garcia, 'Hobbes: Bibliographie Intle', p. 8. Vercruysse, 'Holbach', éd. 2017, 1772/D2. Tchemerzine-Scheler, III, 729). 2- Edition originale et unique de cet essai, développement de l'article "Usure" que l'auteur avait rédigé pour l'Encyclopédie. Faiguet de Villeneuve livre ici une vigoureuse défense du prêt à intérêt et réfute les critiques traditionnelles de l'Église et de la loi en la matière, tant par des arguments religieux, qu'économique et sociaux. Il démontre que le prêt favoriserait le commerce et l'industrie et permettrait aux hommes entreprenants de développer leurs compétences en créant une dynamique favorable entre détenteurs des capitaux et entrepreneurs. Au cours de sa démonstration, l'auteur propose une réforme de la poste afin que la forme et le poids réglementent le prix du port. Joachim Faiguet de Villeneuve (1703-1780), économiste et philanthrope a été un collaborateur régulier de L'Encyclopédie. Il obtint la charge de trésorier de France au Bureau des Finances de Châlons-sur-Marne; il est considéré comme l'un des créateurs en France de la science de l’Économie politique. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 70:874. Goldsmiths'-Kress, n°10683.3. Higgs, n°5043. INED, n°1773).Goldsmiths'-Kress, n°10683.3. Higgs, n°5043. INED, n°1773). Mors légèrement frottés. Très bon exemplaire, très frais, bien relié à l'époque.
2 ouvrages reliés en un volume in-8 (193 x 122 mm), pleine basane marbrée de l'époque, dos à 5 nerfs orné de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièce de tire de maroquin bordeaux, tranches rouges. 1- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" qui venait de paraître dans l'Encyclopédie, dans lequel D'Alembert suggérait des réformes pour la ville de Genève: projet pour une "cité philosophe" de liberté politique et culturelle, notamment par la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent. Rousseau résume, dans sa critique, tout ce qu'il dénonçait déjà comme une illusion: "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les mœurs de véritables citoyens. Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité: à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique" (cf. B. Bachefen, ENS éditions). (Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535). 2- Edition originale de la réponse de d'Alembert comportant l'article intégral "Genève" de l'Encyclopédie, "l'Extrait des registres de la vénérable Compagnie des Pasteurs & Professeurs de l'Eglise & de l'Académie de Genève du 10 février 1758" signé J. Trembley et, à partir de la page 61, la lettre de d'Alembert à Rousseau sous page de faux-titre particulière. Cette pièce est rare. (Colon, 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau', n°91). Mors et coins frottés. Quelques petites épidermures. Petit accroc de papier en marge supérieure du catalogue Rey, sans perte de texte. Bon exemplaire, relié à l'époque.
2 ouvrages reliés en un volume in-4 (259 x 200 mm), plein maroquin rouge de l’époque, dos à 5 nerfs garni de compartiments richement fleuronnés et cloisonnés, palettes en tête et pied, 2 pièces de titre de maroquin émeraude, plats encadrés de triples filets dorés, roulette sur les coupes, dentelle intérieure, doré sur tranches. Rarissime réunion de ces deux textes majeurs du matérialisme français au XVIIIe siècle, publiés par d'Holbach à la suite l’un après l’autre en cette année 1776, dans leur édition in-4° "de luxe". 1- Edition in-4° publiée immédiatement à la suite du premier tirage; un carton présent dans celui-ci est ici intégré dans le texte. "Le premier volume développe, en trois sections, une théorie de la morale (…). Le deuxième volume s’attache à définir la pratique de la morale (…). Le troisième et dernier volume concerne les devoirs de la vie privée (…). D’Holbach récuse l'enseignement de la morale traditionnelle. Essentiellement naturaliste, prônant un lien laïque universel, l'ouvrage prolonge le 'Système de la nature' " ('D'Holbach et ses amis', 1541). (Vercruysse, éd. 2017, 1776, p. 160, A6). 2- Edition in-4° publiée immédiatement à la suite du premier tirage. L'ouvrage fondamental dans la pensée politique de d'Holbach, véritable programme politique et social qu'il destina au nouveau roi, Louis XVI, auquel le livre est dédié. D'Holbach recherche les principes et les modalités d'action d'un gouvernement soucieux de la morale et de l'utilité publique, promue par une "éthocratie", classe sociale dominante, qu'il oppose à la théocratie, l'aristocratie et l'autocratie. "D'Holbach s'est essayé à tracer un programme de réformes immédiates (…). Dans quelle mesure se flattait-il réellement d'influencer Turgot ? Il est difficile de le dire. Mais il est sûr que c'est avec un sens avisé de l'opportunité qu'il choisit cette heure, pour exposer le programme hors duquel il n'y avait plus de salut pour la monarchie" (Naville, 'D'Holbach', p. 399 sq.). (Vercruysse, éd. 2017, 1776, p. 155, A3). WorldCat recense 5 exemplaires de la ‘Morale universelle’ in-4° dans le monde et un unique de ‘l’Ethocratie’ in-4°: celui de la BnF. Quelques piqûres et petites taches éparses. Magnifique exemplaire, édition in-4° "de luxe", tirée à très petit nombre, parfaitement relié en maroquin rouge de l’époque, condition des plus rares.
4 volumes in-8, plein veau porphyre de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et vert bronze, double filet en encadrement sur les plats, filet sur les coupes, tranches rouges. Edition originale des deux parties de l'autobiographie de Rousseau, formant son ensemble complet en douze livres, réunies à l'époque en reliure uniforme. La publication en fût entièrement posthume: 1782 pour la première partie et 1789 pour la seconde. 1- Edition originale de premier tirage (dite "à gros caractères") comprenant les six premiers livres des 'Confessions' ainsi que les 'Rêveries du promeneur solitaire'. (Dufour, I, n°340. Gagnebin, n°1, p. 1889). 2- Edition originale de la seconde partie des 'Confessions' constituée par les livres VII à XII. Parue comme "second supplément" à la "collection des oeuvres", cette seconde partie a été imprimée par Barde et Manget à Genève et publiée par Pierre Moultou, fils aîné de Paul-Claude, ami et exécuteur littéraire de Rousseau. (Dufour, I, n°341. Gagnebin, n°3, p. 1893). Sur les conditions de publication, cf. R.-A. Leigh, 'Unsolved Problems in the Bibliography of Rousseau', p.133-137 et Calemard, 'L'édition originale des 'Confessions', p. 85 à 89. 2 feuillets inversés (in 'Rêveries', p. 289-292). Petites taches, auréoles claires et légères rousseurs éparses. Traces de restaurations anciennes à la reliure. Très bon exemplaire, bien relié à l’époque.
2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs ornés de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet sur les coupes, tranches rouges. 1- Deuxième édition publiée quelques semaines après l'originale, de ce brûlot qui envenima la "querelle des Bouffons" pour des décennies. "Le résumé des idées de Rousseau sur la musique (...), le plus impitoyable des réquisitoires contre la musique française qui fit scandale (…). En manière de représailles, les musiciens de l'Opéra brûlèrent Rousseau en effigie dans la cour du théâtre" (Catalogue exposition Rousseau, B.N. 1962, n° 116). Rousseau ne critiquait pas seulement l'infériorité de la langue française, mais aussi l'esthétique de l'opéra français de son temps, "le conventionnel des représentations, les airs à roulades sans rapport avec les sentiments, l'apparat ridicule des scènes à machines, les éclats vocaux et les excessives gesticulations des interprètes (…), l'absence d'action dramatique, l'abus d'une mythologie ressassée et la pompeuse niaiserie des livrets" (Cf. Jacques Gheusi, "E. Universalis"). (Bibliothèque Cortot, p. 171. Fétis, 3943. Dufour, 32. Gregory, p.237. RISM B/VI/2 p.734. Sénelier, 120. Tchemerzine-Scheler, V, 529). 2- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" qui venait de paraître dans l'Encyclopédie, dans lequel D'Alembert suggérait des réformes pour la ville de Genève: projet pour une "cité philosophe" de liberté politique et culturelle, notamment par la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent. Rousseau résume dans sa critique tout ce qu'il dénonçait déjà comme une illusion: "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les mœurs de véritables citoyens. Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité: à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique" (cf. B. Bachefen, ENS éditions). (Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535). Quelques rousseurs éparses. Petit ex-libris raturé et auréoles dans le fond de plusieurs cahiers du 2e texte. Très bon exemplaire, relié à l'époque.
3 ouvrages reliés en un volume in-8 (182 x 112 mm), demi-maroquin acajou à coins, dos à nerfs orné de compartiments garnis d'un décor d'encadrement doré, titre doré, tête dorée (rel. fin XIXe). 1- Edition originale, exemplaire bien complet du frontispice gravé par Ch. Baquoy : "Satyre, tu ne le connais pas", qui n'a été joint qu'à un nombre réduit d'exemplaires. L’ouvrage a été imprimé à Paris, sous la fausse adresse de Genève, par les soins de Diderot pour le compte du libraire Pissot. "Le livre qui rendit Rousseau célèbre"; son succès foudroyant propulsa le Citoyen de Genève sur l’avant-scène de la République des Lettres. En répondant par la négative à la question mise au concours par l'Académie de Dijon, Rousseau prend le contre-pied de ses contemporains pour dénoncer un ordre social fondé sur le luxe et les inégalités, corrompu et bafouant les véritables valeurs. Et de démontrer que les progrès indéniables des sciences et des arts ne se sont pas accompagnés d’un progrès moral. La descendance de cet essai sera immense. "Une force insoupçonnée et sincèrement rebelle apparaît dans ce Premier Discours, une pensée novatrice qui sonne juste. Et la lumière que Rousseau jette sur l'homme et sur le lien social va contribuer à remettre en cause une certaine idée du progrès" (Jacques Berchtold). (Dufour, n°13. Gagnebin, III, p. 1854-1855). 2- Edition originale. (Conlon, ‘Ouvrages relatifs à J.J. Rousseau’, n°2). 3- Edition originale de la réponse de Rousseau à la brochure de Stanislas Leszczynski (cf. ci-dessus). (Dufour, n°23, p. 24). Mors légèrement frottés. Très bon exemplaire, frais, grand de marges, bien relié.
3 ouvrages reliés en un volume in-8 (200 x 121 mm), plein veau brun de l'époque, dos à nerfs orné de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges. 1- Edition originale de premier tirage comportant les 3 cartons (p. LXVII, 111 et 139) et la correction de l'éditeur à la plume p. 11 (accent aigu sur "conformé"). Frontispice: "Il retourne chez ses Égaux" dessiné par Eisen, gravé par Sornique, fleuron-vignette de titre par Simon Fokke et fleuron en tête de la dédicace aux armes de la République de Genève, également signé par Fokke. "Oeuvre source, à partir de laquelle on peut faire commencer toute la réflexion moderne sur la nature de la société" (J. Starobinski). (Dufour, n°55. Gagnebin, III, p. 1862. Tchemerzine-Scheler, V, 532a). 2- Première édition de cette édition contenant l’intégralité du premier discours de Rousseau accompagné de sa réfutation juxtalinéaire, point par point, par Claude Nicolas Le Cat. Médecin et chirurgien auteur d'importantes découvertes, fondateur et Secrétaire perpétuel de l’académie de Rouen, Le Cat réfute, le premier, les thèses de Rousseau. En homme des Lumières, il défend, contre Rousseau, les effets des sciences et des arts comme facteurs de progrès et affirme sa foi en la perfectibilité du genre humain. Le texte est suivi d'une réponse de Le Cat à la réplique que Rousseau avait fait paraître dans le "Mercure" de septembre 1751 (p. 95-124). Vignette-bandeau dessinée par Le Lorrain et gravée par Fessard. Bien complet de planche frontispice gravée par Jacques, qui manque souvent: "Satire, tu ne le connais pas". L'adresse est fictive, l'ouvrage est imprimé à Rouen, d'après Weller. (Gagnebin III, 1856. Dufour, 17. Conlon, 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau’, n°1). 3- Edition originale de premier tirage, avec l’approbation signée de Remond de Sainte-Albine datée du 23 octobre 1751, état d’origine avant la réimpression des pages 23 à 26 voulue par Rousseau. Titre de départ. Titre courant: "Lettre à M. Grimm". L’adresse est restituée d'après le "Mercure de France" de décembre 1751 et la permission tacite accordée à Pissot. La réponse de Rousseau à la réfutation de son "Discours" sur les Sciences & des Arts que Joseph Gautier, professeur à Nancy, avait publié dans le "Mercure de France" d'octobre 1751. (Dufour, I, p. 27-28, n°26). Reliure restaurée. Papillon portant une signature ex-libris ancienne apposé dans la marge inférieure du deuxième texte. Timbre à froid en coin supérieur du premier. Bon exemplaire, relié à l’époque.
2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronné et cloisonné, tranches rouges. 1- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" qui venait de paraître dans l'Encyclopédie, dans lequel D'Alembert suggérait des réformes pour la ville de Genève: projet pour une "cité philosophe" de liberté politique et culturelle, notamment par la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent. Rousseau résume dans sa critique tout ce qu'il dénonçait déjà comme une illusion: "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les mœurs de véritables citoyens. Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité: à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique" (B. Bachefen, ENS éditions). (Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535). 2- Edition originale et unique de cet ouvrage composé par Paul-Antoine Nolivos de Saint-Cyr, qui rencontra Rousseau à Venise. Membre de la "coterie holbachique", l'auteur était un proche de madame d'Holbach. Devenu "Laval", comédien aux portes de Genève, il mène ici une polémique ardente pour "venger" d'Alembert et Voltaire de la 'Lettre sur les spectacles' de Rousseau. "Apologie de la comédie et des comédiens en réponse à Rousseau. C'est sans contredit le meilleur de tous les ouvrages qui parurent en réplique à cette lettre" (Quérard, 'Supercheries littéraires', 1847, II, n°3889). (Conlon, 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau', n°87. Soleinne, 'Bibliothèque dramatique', V, I, n°674). Quelques épidermures. Coiffes restaurées. Mors frottés et fendillés. Intérieur frais.
13 textes reliés en un fort volume in-8 (190 x 122 mm), plein veau brun de l'époque, dos à 5 nerfs richement orné de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin rouge, roulette dorée sur les coupes et les chasses, tranches rouges. Recueil constitué à l'époque de 13 textes autour de "l'Oedipe" de Voltaire et de sa réception critique, dont un exemplaire de l'édition originale et un de la seconde édition. Première tragédie de Voltaire qui signe pour la première fois de ce pseudonyme, la pièce fut montée le 18 novembre 1718 à la Comédie Française et rencontra un immense succès. Elle demeura au répertoire jusqu'en 1852. "Voltaire s'éloigne radicalement du mythe par souci de vraisemblance dramatique. Chez lui, Oedipe est innocent. 'Inceste et parricide, et pourtant vertueux': tel est le cri final de celui qui n'aura cessé de lutter contre son destin, refusant de se plier au décret inique des dieux. En cela, Voltaire, en plus de remettre en cause l'univers même de la tragédie, fourbit ses armes contre la superstition, l'intolérance religieuse et le fanatisme (…). En pleine querelle des Anciens et des Modernes, son auteur est consacré du jour au du jour au lendemain comme le grand dramaturge de son temps" (F.-X. Hervoüet). 1- Édition originale. Les feuillets 83 à 131 contiennent six lettres que Voltaire composa pour justifier son traitement en regard des 'Oedipe' de Sophocle et de Corneille. Quelques petites annotations et corrections manuscrites de l'époque. (Bengesco, I, 2). 5- Seconde édition, revue, corrigée et augmentée d'une septième lettre. Les pages 93-130 ont été retirées lors de la reliure, une note manuscrite de l'époque précise que "les 3, 4, 5 et 6e lettres de cette édition sont de même que dans la première édition". Les pages 131 à 134 conservées correspondent à la septième lettre rajoutée dans cette édition. (Bengesco, I, 4). 13- La planche frontispice gravée qui accompagne cette imitation de la tragédie de Voltaire a été placée en tête du volume. Deux pages recto-verso sur une garde détaillent la table de "ce recueil curieux et rare". Petite fente aux mors supérieurs (3 cm), coiffe supérieure frottée. Quelques rousseurs éparses. Très bon exemplaire, bien relié à l'époque.