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18868903Paris, Publications de la Vogue, 1886 In-8 (223 x 137 mm), 103 pp. Maroquin janséniste rouge, dos à nerfs, auteur, titre et date en pied dorés, sextuple filet doré sur les chasses, tranches dorées, couvertures conservées, étui bordé (Huser).
1890AMO-4499Paris, Publié pour les Sociétaires de l'Académie des Beaux Livres (Bibliophiles contemporains), 1890 (achevé d'imprimer le 20 décembre 1890). 1 volume grand in-8 (26 x 18 cm), 170-(2) pages. Toutes les pages sont décorées d'encadrements en camaïeu par Eugène Courboin, eaux-fortes dans le texte gravées par Manesse d'après les dessins d'Eugène Courboin. Reliure de l'époque plein maroquin violine, dos à deux nerfs, plats décorés d'une guirlande de fleurs oranges et feuillage de houx, décor mosaïqué au centre du premier plat avec rehauts de motifs au fer à dorer avec la devise dorée AMOR A -MORT (avec serpents argentés, anges souffleurs de trompettes, le tout surmonté par une tête de mort en majesté cernée de rayons d'or), avec feuillages. Dos mosaïqué de fleurs de lis avec titre doré au centre. Encadrement intérieur mosaïqué de fleurettes rouges et feuillage doré, doublures et gardes de tabis gris, filet doré sur les coupes, tranches dorées. Etui bordé. Reliure signée CH. MEUNIER 97 (Charles Meunier, 1897). Exemplaire parfaitement conservé. Quelques décharges en regard des gravures.
1874AMO-4512Paris, A. Barraud, 1874. [Damase Jouaust imprimeur]. 2 volumes in-8 (22 x 14 cm) de XLVI-xij-268-(1) et xj-320 pages. Reliure plein maroquin bleu nuit doublé de maroquin rouge, dos à nerfs richement ornés aux petits fers dorés, large décor de dentelle dorée en encadrement intérieur des plats, filet doré perlé sur les coupes, gardes de papier peigne. Reliure signée DAVID, BÉNARD doreur. RÉIMPRESSION DE L’ÉDITION DITE DES FERMIERS GÉNÉRAUX (1762) ILLUSTRÉE DE 85 ESTAMPES D’APRES LES CUIVRES ORIGINAUX. Édition de bibliophilie tirée à 1.004 exemplaires. CELUI-CI, UN DES 100 EXEMPLAIRES SUR PAPIER DE CHINE.
1898AMO-4524Paris, Bibliophiles indépendants [H. Floury, libraire], [mai] 1898, [sur les presses de Lahure à Paris]. 1 volume petit in-4 (23,5 x 17,5 cm), XXIV-(1) pp. + suite de chaque page en noir sur Chine. Toutes les pages sont illustrées pleine page (27) et mises en couleurs au pochoir à l'aquarelle. Reliure strictement de l'époque plein maroquin vermillon, plats richement décorés d'un encadrement doré, dos orné de filets et fleurons dorés, double-filet doré sur les coupes, large encadrement intérieur de maroquin orné d'une frise de feuillages dorés, doublures et gardes de soie brochée polychrome, doubles-gardes de papier marbré, tranches dorées (reliure signée E. CARAYON). Etui bordé. Parfait exemplaire. Tous les exemplaires sont imprimés sur un beau papier Japon, la suite non aquarellée est reliée in fine sur papier de Chine. ÉDITION ORIGINALE. ÉDITION BIBLIOPHILIQUE DIRIGÉE PAR OCTAVE UZANNE POUR LES BIBLIOPHILES INDÉPENDANTS. TIRAGE A 210 EXEMPLAIRES SEULEMENT POUR LES SOUSCRIPTEURS. BIEN COMPLET DE LA SUITE DE TOUTES LES PAGES EN NOIR SUR PAPIER DE CHINE. CELUI-CI PORTE LE N°185.
1882AMO-4535Imprimé à Bruxelles pour l'auteur. 1882 (date sur la couverture et le titre). Achevé d'imprimer le 15 avril 1883 (colophon). 1 volume in-8 (23,8 x 15,3 cm) de 147-(1) pages. Reliure de l'époque plein maroquin caramel doublé maroquin vert tendre, dos à nerfs saillants, auteur, titre dorés, millésime doré en queue, tranches dorées sur témoins (toutes marges conservées), les deux plats de couverture ont été conservés (très bon état). Reliure signée Joly fils. Texte imprimé sur beau papier vergé teinté. Reliure parfaitement conservée. Intérieur très frais. Quelques légers empoussiérages dans les marges. IL A ÉTÉ TIRÉ DE CET OUVRAGE DEUX CENTS EXEMPLAIRES, EN DEUX SÉRIES, ET DOUZE EXEMPLAIRES SUR JAPON. CES VOLUMES, TOUS NUMÉROTÉS ET PARAPHÉS PAR L'AUTEUR, NE POURRONT ETRE VENDUS. CELUI-CI UN DES 200 EXEMPLAIRES DE LA DEUXIÈME TRANCHE "b" (b.65). EXEMPLAIRE SIGNÉ ET NUMEROTÉ PAR L'AUTEUR "EDMOND HARAUCOURT" COMME IL SE DOIT.
1877DEZ-5413Paris, sans nom, 1877. In-folio, plein veau gaufré signé Thierry successeur de Petit-Simier, dos à nerfs orné de filets estampés à froid, d'un aigle doré en pied et d'un motif doré en tête, titre doré, date dorée en pied, plats encadrés d'un triple filet à froid et ornés en leur centre des armes dorées de la famille La Trémoille, coupes et chasses ornées de roulettes dorées, tranche supérieure dorée, faux-titre, titre, 447 pp, 2 pp non chiffrées. Tirage limité numérotés à 200 exemplaires sur papier vergé, celui-ci portant le numéro 90. Ouvrage illustré d'un de frontispice, de 4 planches hors texte et 26 planches contenant 45 sceaux. Envoi de Louis de La Trémoille au marquis de Chateaurenard, daté de 1878, sur la page de faux-titre. Coins et coiffes légèrement frottés, petite traces blanches et griffures légères au plat inférieur, rousseurs éparses, très bel exemplaire néanmoins.
1880DEZ-501Rouen, Augé, 1880 et 1884 pour le second volume, 2 volumes in folio de 156 pp et 153 pp, reliure en demi-maroguin à coins bleu signée CANAPE, os à 5 faux nerfs. Caissons ornés de fleurons dorés entourés d'un triple filet. Tirage limité et numéroté à 180 exemplaires. Tirage de tête des volumes avec triple séries d'épreuves 1/30 (numéro 26 et numéro 6). Bien complet des 24 eaux-fortes. Quelques petites épidermures sur les plats des volumes, coins émoussés. Intérieur frais et bien complet des Eaux-Fortes.
1889171073Paris; Léon Vanier, édition originale, tirage à 500 exemplaires (réf. Clouzot), 1 volume de format 19 x 13 cm, reliure plein maroquin signée P.-L. Martin, filets dorés, gardes moirées, chemise maroquin, toutes tranches dorées, non rogné, couverture et dos conservés, étui carton, 116 pages, bien complet du feuillet "Chasteté", très bel exemplaire.
184221299Paris, J.J Dubochet, 1842 ; collection des 50 livraisons hebdomadaires reliée en un volume in-4° (275 x 190 mm) demi-maroquin à grain long à coins, dos à nerfs décorés et dorés, grandes compositions dorées aux plats et à froid de style romantique, titre et date dorés, filet doré sur les plats, tête dorée sur témoins, non rogné (Yseux, successeur de Thierry Simier) ; [4] fx titre et titre, LXVI, [2], 472 pp., 50 planches hors-texte gravées sur bois et tirées sur papier teinté, 4 planches H.T d’oiseaux dessinés par Edouard Traviès, gravées en taille douce, aquarellées et gommées, deux portraits en camaïeu par Karl Girardet, lithographiés par Andrew et Felior et 110 planches grands sujets gravés sur bois in-texte, grand plan dépliant du jardin des plantes par Paul Legrand relié ensuite, collection complète des 50 couvertures (en réalité 49, le dernier numéro étant 49-50) des livraisons parues depuis le 1er juin 1841 et dont le premier plat est illustré, à compter du n°12, de 6 bois gravées différents, répétés.
18303542Paris, J. Barbezat, 1830 ; 4 tomes, in-8, demi-veau glacé aubergine, dos lisses ornés de grandes compositions romantiques dorées, titres dorés (reliure de l’époque, Vernier-Reitz) ; 512-516-415-535 pp.
1889AMO-3953Paris, Librairie Mondaine, A. Boeswillwald, s.d. (1889) 1 volume grand in-8 (25,7 x 17,5 cm) de XXII-494 pages. Nombreux portraits gravés. Reliure strictement de l'époque plein maroquin rouge vif, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, plats décorés à la Duseuil, large jeu de roulettes et filets dorés en encadrement intérieur des plats, tête dorée, autres tranches non rognées, les deux plats de couverture conservés en parfait état. Boîte cartonnée à ouverture vers le haut (reliure de l'époque signée L. GRETZINGER). Superbe exemplaire, comme neuf. Intérieur parfait, immaculé, sur beau papier vélin. Édition originale. Exemplaire unique imprimé pour l'auteur sur papier vélin de cuve (non justifié). Exemplaire de l'auteur, relié pour sa bibliothèque par son relieur (Louis Gretzinger). On joint une carte autographe de l'auteur avec son nom en tant que membre de la Société des Gens de Lettres. Edouard Montagne (1830-1899) était romancier, librettiste, auteur dramatique et vaudevilliste français (surtout). D'abord économe de l'hôpital des Enfants, il devient journaliste et collabore au Mémorial diplomatique, au Figaro et à Gringoire. Ses pièces ont été représentées sur les plus grandes scènes parisiennes du XIXe siècle : théâtre des Délassements-Comiques, théâtre Beaumarchais, théâtre des Folies-Dramatiques, théâtre de l'Ambigu-Comique, etc. Montagne est aussi (et surtout) connu comme le délégué du comité de la Société des gens de lettres, auquel Octave Mirbeau s'affrontera lors de l'affaire Zola-Jean Grave, en août 1891. Nous comptons une vingtaine de pièces de théâtre écrites entre 1854 et 1880, dix romans publiés entre 1866 et 1893, un recueil de nouvelles publié en 1885, et cinq ouvrages dit d'érudition sur divers sujets. Son Histoire de la Société des Gens de Lettres est un ouvrage érudit, très complet et très estimé. Exemplaire relié pour l'auteur sur ses recommandations, en plein maroquin rouge, comme tous les ouvrages de sa bibliothèque que nous avons pu étudier. Louis Gretzinger, relieur à Paris, 45 rue de Sèvres, fut semble-t-il son unique artisan-relieur. Nous possédons plusieurs autres ouvrages reliés dans le même style à la même époque (dans les années 1875-1890). Les reliures de Gretzinger sont assez rares sur le marché et celles que nous avons sous les yeux démontrent un savoir faire de qualité, digne des Chambolle-Duru et autres Allô, relieurs à la même époque. Nous tenons à disposition des amateurs une petite étude que nous avons réalisée sur ce relieur méconnu. "Depuis décembre 1837, jour où Louis Desnoyers, alors directeur du Siècle, fonda la Société des gens de lettres, cette institution a rendu assez de services aux écrivains individuellement et, par suite, à la littérature en général, pour que tout ce qui se rapporte à son histoire soit utile à connaître, lorsqu'on s'intéresse au mouvement intellectuel contemporain. François (de Neufchâteau) avait bien, dès 1802, essayé de centraliser et de solidariser les efforts et les intérêts de la République des lettres, comme on disait encore, en fondant une Société en faveur des savants et des hommes de lettres, ouverte au public tout entier. Mais cette Société, institution de protection bien plus, que de confraternité et d'appui mutuel, dura peu. De nouveau, comme le disait Balzac, "notre famille littéraire s'en allait éparse dans les mille sentiers de la publicité; on a voulu la grouper, la constituer fortement, sagement, dans des conditions d'unité imposante. On a entendu créer un centre où les forts tendissent la main aux faibles, où les ressources de l'association vinssent en aide aux misères de l'isolement." Et l'on y a réussi. Sans être aussi convaincu que l'éminent auteur de la préface, M. Jules Claretie, que tout ce qui s'est fait dans la Société a été bien fait, et que les passions peu avouables, disons le mot, les vilenies de la nature humaine ne s'y soient de temps en temps fait jour, je reconnais hautement et avec tous qu'à ces réserves près, auxquelles n'échappe aucune institution humaine, l'oeuvre de la Société des gens de lettres est bonne et qu'il n'y a point d'exagération à dire qu'elle mérite bien de la patrie. Il y a plusieurs années déjà qu'une commission spéciale avait été nommée, au sein même de la Société, pour faire l'histoire de sa formation, de ses développements et de ses travaux. Mais des causes diverses, dans lesquelles la mort a été le grand facteur, avaient empêché cette commission de remplir sa tâche. Seuls, MM. Élie Berthet et Charles Joliet avaient individuellement taillé quelques pierres, amené à pied d'oeuvre quelques matériaux pour l'édifice projeté. La Société a donc choisi un délégué spécial, M. Montagne, pour compulser ses archives et rédiger, du moins, sa chronique. « C'est moins une histoire sans doute que des mémoires familiers que nous donne aujourd'hui M. Montagne, dit fort justement M. Clarétie mais combien de faits intéressants, combien de noms illustres ne rencontre-t-on point dans ces pages, échos des séances de nos comités. Ce livre valait la peine d'être publié il ajoute un chapitre à l'histoire littéraire de ce temps. Chapitre documentaire, où les faits sont classés à leur date et sans phrases par un annaliste scrupuleux. Ce livre est, on peut le dire, la collection des bulletins de notre grande, armée littéraire. Avec un profond scrupule et une conscience rare, M. Montagne les a réunis depuis longtemps et les publie aujourd'hui. C'est le don d'avènement qu'il offre, pour le cinquantenaire, à la Société maintenant solide et respectée. Ajoutons que de nombreuses gravures, suffisamment exécutées et bien venues, donnent les portraits ressemblants des membres les plus célèbres de la Société." (Bernard-Henri Gausseron, in Le Livre, Bibliographie moderne, livraison n°101 du 10 mai 1888). Splendide exemplaire de l'auteur et relié pour lui de cet important ouvrage documentaire.
1888AMO-1468Paris, Librairie artistique H. Launette et Cie, 1888 [Imprimerie Claude Motteroz] 1 volume grand in-4 (33 x 25 cm) de XII-453-(1) pages. 350 compositions dans le texte en noir. Reliure de l'époque demi-maroquin marron à larges coins, dos lisse orné d'un encadrement en long d'un jeu de cinq filets dorés concentriques, titre doré en oblique, tête dorée, non rogné, couverture conservée (en couleur à l'aquarelle). Reliure signée CH. MEUNIER. Bel exemplaire très frais. Quelques rousseurs inévitables au papier de Chine qui en reste cependant majoritairement dépourvu (quelques pages plus intensément roussies). Exemplaire relié à toutes marges. Quelques infimes frottements à la reliure, petites piqures sombre au dos, néanmoins bel exemplaire décoratif. On joint le prospectus de l'édition (rousseurs).EXEMPLAIRE DE DÉDICACE OFFERT PAR L’ÉDITEUR H. LAUNETTE A OCTAVE UZANNE, DIRECTEUR DE LA REVUE LE LIVRE, HOMME DE LETTRES ET BIBLIOPHILE. "A Monsieur Octave Uzanne, hommage bien affectueux de son dévoué H. Launette" (envoi autographe.EXEMPLAIRE RELIÉ A L'ÉPOQUE POUR OCTAVE UZANNE PAR CHARLES MEUNIER, DANS LEQUEL IL A FAIT MONTER EN TÊTE DU VOLUME UN INTÉRESSANT COURRIER DE L'ÉDITEUR DANS LEQUEL CELUI-CI PRÉCISE QU'IL N'A ÉTÉ TIRÉ QUE 5 EXEMPLAIRES SUR CHINE, HORS-COMMERCE, DONT CELUI-CI.
1891AMO-2398Paris, Bibliothèque Charpentier, 1891 1 volume 18,8 x 11,8 cm, 290-(1) pages. Reliure pleine percaline lie de vin, belle pièce de titre de maroquin avec auteur et titre doré, relié sur brochure avec les couvertures jaunes imprimées (les deux plats très bien conservés - sans le dos). Exemplaire relié par A. J. Gonon (avec son étiquette de relieur). Edition originale. Il n'est pas indiqué de grands papier. Cet exemplaire est imprimé sur beau papier vélin fort teinté. Absolument sans rousseur. A noter que cet exemplaire ne nous semble pas imprimé sur le papier courant (papier ordinaire) mais sur un papier de choix, papier encollé vélin fort teinté (tirage de luxe non mentionné ?). Exemplaire de toute fraîcheur et finement relié. Exemplaire de dédicace avec sur tout le faux-titre ce bel envoi autographe de Jean Lorrain : "à Mademoiselle Lavallière en gratitude et souvenir des quelques heures viables vécues à Luchon cet été 1899 par son très respectueux et ami Jean Lorrain 26 août 99" Ève Lavallière (1866-1929) fut comédienne puis religieuse franciscaine. En 1891, on la présente à Eugène Bertrand, le directeur du théâtre des Variétés, qui l'embauche dès ses premiers essais. Elle commence par tenir un rôle de figuration dans La Belle Hélène de Jacques Offenbach, mais Mlle Crouzet qui tenait le rôle d'Oreste meurt subitement et c'est Eve qui reprend le rôle. Elle n'a alors que 25 ans. La voix d'Eve Lavallière est d'une gamme très étendue, ce qui va en faire une comédienne de théâtre renommée à la Belle Époque (entre 1891 et 1917). Plusieurs grandes réalisations voient sa participation à l'époque dont Le Sire de Vergy au côté d'Albert Brasseur (1903). Sa renommée est semblable à celle de Sarah Bernhardt. Bel exemplaire
1823AMO-2784Manuel du Bibliophile, ou Traité du choix des livres, contenant des développements sur la nature des ouvrages les plus propres à former une collection précieuse, et particulièrement sur les chefs-d'oeuvre de la littérature sacrée, grecque, latine, française, étrangère ; avec les jugements qu'en ont portés les plus célèbres critiques ; une indication des morceaux les plus saillants de ces chefs-d'oeuvre ; la liste raisonnée des éditions les plus modernes et les plus correctes des principaux auteurs, anciens et modernes, avec les prix ; la manière de disposer une bibliothèque, de préserver les livres de toute avarie, avec des détails sur leurs formats, sur les différents genres de reliures, etc., etc., etc., et une ample table des matières. Par Gabriel Peignot, inspecteur de l'Académie Royale de Dijon. A Dijon, chez Victor Lagier, libraire, 1823 (A Paris chez Ant. Aug. Renouard) [imprimé à Dijon chez Frantin] 2 volumes in-8 (21,7 x 14,6 cm) de LX-413 et (3)-492-(2) pages. Reliure plein veau raciné caramel, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, roulette en encadrement des plats et sur les coupes, tête dorée, roulette dorée en encadrement intérieur des plats, doublures et gardes de papier marbré, non rogné (BOUND BY RIVIERE). Exemplaire dans un état de conservation exceptionnel, tant de la reliure que de l'intérieur des volumes. Rousseurs uniquement dans les derniers feuillets du deuxième tome (table). Beau papier chiffon. Seconde édition en grande partie originale. Cet ouvrage a paru pour la première fois en 1817 sous le titre de Traité du choix des livres. Alors largement incomplet, Gabriel Peignot augmente et corrige ici pour aboutitr à une seconde édition définitive qui devait devenir le vade-mecum du bibliophile classique de la première moitié du XIXe siècle. La première partie explique au bibliophile-aspirant la nécessité de faire des choix pour aboutir à la bibliothèque idéale. La seconde partie donne sous forme de petit dictionnaire une liste des auteurs classiques avec leurs goûts pour certains ouvrages. La troisième partie donne une liste des auteurs classiques et leurs écrits les plus réputés, indispensables à la formation d'une belle bibliothèque. La quatrième partie est un mémorial bibliographique qui indique les éditions les plus correctes et les plus belles des meilleurs ouvrages. Enfin, la cinquième partie donne quelques avis utiles et nécessaires pour l'établissement d'une bibliothèque, de la disposition des tablettes, des soins à apporter aux livres, des reliures, de la classification. Le Manuel de Bibliophile de Peignot est une sorte de pendant pragmatique au Manuel du libraire de Brunet. Aujourd'hui somme toute totalement dépassé quant aux indications liées au goût d'une époque qui a fortement changé depuis, il reste néanmoins un outil agréable et très utile pour celui qui souhaite apprendre ce qu'était la bibliophilie de nos pairs (ou pères). Le dijonnais et érudit polygraphe Gabriel Peignot ne pouvait que livrer un ouvrage passionnant à lire. Ce qu'il fit. La reliure qui recouvre notre exemplaire est l'oeuvre du relieur anglais Robert Riviere (1808-1882). Elle doit dater des années 1850/1870. Elle est un parfait exemple de ce que l'on pouvait produire de plus élégant à partir de veau raciné, agrémenté d'une riche dorure parfaitement exécutée. Si le Manuel du Bibliophile de Peignot n'est pas rare à la vente aujourd'hui. Les exemplaires médiocrement reliés et médiocrement conservés se tirent la part du lion. Notre exemplaire est l'un des plus beaux que nous ayons eu l'occasion de voir. Exemplaire de choix pour qui sait ce que bel exemplaire veut dire.
1882AMO-3944Paris, E. Dentu, 1882 [Imprimerie de la Veuve Gourdet et fils, à Nevers]. 1 volume in-12 (18,5 x 12,5 cm) de (4)-320 pages. Reliure plein maroquin rouge vif, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, plats décorés à la Duseuil, large jeu de roulettes et filets dorés en encadrement intérieur des plats, tête dorée, autres tranches non rognées, les deux plats de couverture jaune conservés en parfait état. Boîte cartonnée à ouverture vers le haut avec pièce de titre en maroquin rouge (reliure de l'époque signée GRETZINGER). Superbe exemplaire, comme neuf. Intérieur parfait, immaculé, sur beau papier vergé de Hollande. Édition originale. Mention de deuxième édition sur la couverture uniquement (fausse mention). Exemplaire unique imprimé pour l'auteur sur papier vergé de Hollande (non justifié). Exemplaire de l'auteur, relié pour sa bibliothèque par son relieur (Louis Gretzinger). Ni Édouard Montagne, ni son Roman d'un épicier n'auront laissé une grande trace dans la littérature française. Edouard Montagne (1830-1899) était romancier, librettiste, auteur dramatique et vaudevilliste français (surtout). D'abord économe de l'hôpital des Enfants, il devient journaliste et collabore au Mémorial diplomatique, au Figaro et à Gringoire. Ses pièces ont été représentées sur les plus grandes scènes parisiennes du XIXe siècle : théâtre des Délassements-Comiques, théâtre Beaumarchais, théâtre des Folies-Dramatiques, théâtre de l'Ambigu-Comique, etc. Montagne est aussi (et surtout) connu comme le délégué du comité de la Société des gens de lettres, auquel Octave Mirbeau s'affrontera lors de l'affaire Zola-Jean Grave, en août 1891. Nous comptons une vingtaine de pièces de théâtre écrites entre 1854 et 1880, dix romans publiés entre 1866 et 1893, un recueil de nouvelles publié en 1885, et cinq ouvrages dit d'érudition sur divers sujets. Exemplaire relié pour l'auteur sur ses recommandations, en plein maroquin rouge, comme tous les ouvrages de sa bibliothèque que nous avons pu étudier. Louis Gretzinger, relieur à Paris, 45 rue de Sèvres, fut semble-t-il son unique artisan-relieur. Nous possédons plusieurs autres ouvrages reliés dans le même style à la même époque (dans les années 1875-1890). Les reliures de Gretzinger sont assez rares sur le marché et celles que nous avons sous les yeux démontrent un savoir faire de qualité, digne des Chambolle-Duru et autres Allô, relieurs à la même époque. Nous tenons à disposition des amateurs une petite étude que nous avons réalisée sur ce relieur méconnu. Concernant cet ouvrage, Le roman d'un épicier, fut visiblement très mal reçu par la critique qui eut la chance s'apercevoir de sa parution. On lit pourtant dans La Liberté du 8 mai 1882 la critique suivante : Le Roman d'un Épicier, tel est le titre d'un volume que M. Edouard Montagne vient de publier chez Dentu. Dans cette amusante odyssée d'un marchand de denrées coloniales, l'humour, l'esprit, la verve abondent comme dans tous les ouvrages de l'heureux auteur du Manteau d'Arlequin, de La Bohême camelote, du Retour d'Ulysse, etc. Nous prédisons un grand succès au Roman d'un Épicier." Tout le monde ne fut visiblement pas de cet avis. On lit au même moment dans la Revue Bleue : "Le Roman d'un épicier par M. Édouard Montagne, a comme fiction les défauts de l'œuvre précédente, sans en avoir les qualités. Je voudrais bien invoquer des circonstances atténuantes, mais j'ai beau chercher, je n'en trouve pas.". Voici comment Edouard Montagne lui-même définit son roman dans un envoi autographe sur l'exemplaire offert à Paul Eudel : "En ce temps-la, j'étais gai, et j'écrivais beaucoup plus pour ma propre satisfaction que pour celle du public. De là le Roman d'un Épicier qui, dans le principe, devait être un livre de science professionnelle. On ne s'en douterait guère aujourd'hui. Il s'est produit pour lui le même phénomène que pour les autres d'aucuns l'ont trouvé fort amusant.et d'autres absolument idiot. Evidemment ce sont les premiers.qui possèdent la meilleure vue et le plus sain jugement." (Envois d'auteurs à Paul Eudel, p. 84) Ce volume, tout comme Le Manteau d'Arlequin du même auteur paru en 1866, est très peu représenté dans les fonds publics (on en trouve seulement un exemplaire à la Bnf, fonds Lovenjoul et un exemplaire à la BM de Troyes). Superbe exemplaire sur Hollande (exemplaire de l'auteur et relié pour lui) d'un ouvrage rare et méconnu.
1881AMO-2704aris, Ed. Rouveyre, 1881 1 volume in-8 (22,8 x 15 cm), 187-(2)-(2) pages. Frontispice gravé à l'eau-forte par Géry-Bichard. Reliure moderne bradel demi-maroquin lie de vin, couverture illustrée par Paul Avril conservée (reliure signée honegger), tête dorée, relié sur brochure (non rogné). Exemplaire à l'état proche du neuf. Intérieur parfait. Quelques marques/taches sombres au dos du volume (voir photos). ÉDITION ORIGINALE. TIRAGE PROBABLE A 1.000 EXEMPLAIRES. CELUI-CI, 1 DES 12 EXEMPLAIRES SUR PAPIER DU JAPON. Le tirage de luxe est établi comme suit : 4 ex. sur parchemin, 12 ex. sur Japon (notre ex.), 20 ex. sur Chine, 25 ex. sur Renage, 55 ex. sur Seychall-Mill et 6 ex. sur papier rose, soit un total de 122 exemplaires de luxe. Les exemplaires du tirage ordinaire sont tirés sur papier vergé de type Hollande Van Gelder. Voici comment Octave Uzanne commente lui-même cet ouvrage lors de la vente d'une partie de sa bibliothèque en mars 1894 : "Quatrième et dernier volume de la série Rouveyre (avec Le Bric-à-Brac de l'Amour, le Calendrier de Vénus et Les Caprices d'un Bibliophile) ; quelques bons chapitres, mais deux ou trois vraiment faiblots. La couverture, composée par Paul Avril "est venue" imparfaitement au tirage, mais le frontispice, gravé par Géry-Bichard, d'après sa composition, est d'une grâce, d'une légèreté, d'un charme et d'une fraîcheur de pointe qui rachètent bien les imperfections décoratives des autres parties du volumes." Ce volume contient quelques chapitres sur l'amour et les femmes : A ma maîtresse inconnue (épître), Les Surprises du Coeur, L'Organe du Diable, Les Hasards des petits papiers, Piments. « Me reprocherait-on en outre de spécialiser mes sujets et de reprendre souvent mes mêmes théories sur les femmes et l'amour ? - Aimables lectrices ! vous ne sauriez m'en tenir rigueur, car, mieux que quiconque, vous savez qu'on aime à quitter fort tard ce que la passion nous a fait épouser de bonne heure, et qu'il est toujours temps de regretter ses vices, quand les vices nous abandonnent » Post-face aux Surprises du Cœur (20 juin 1881). Provenance : collection Bertrand Hugonnard-Roche avec son monogramme à l'encre au verso du premier plat (BHR 2018). BEL EXEMPLAIRE FINEMENT RELIÉ PAR HONEGGER DU RARE TRÈS TIRAGE SUR JAPON.
1892AMO-2018[UN CAS DE RUPTURE. Illustrations page à page par Eugène Courboin.] [Paris, Ancienne Maison Quantin, 1892.] 1 volume in-4 (32 x 24,5 cm) de 59 feuillets comprenant 103 dessins pleine page dont 7 tirages photographiques contrecollés (épreuves identiques à ceux tirés à part sur papier vélin). Soit un ensemble de 96 dessins différents tirés en héliogravure. Reliure de l'époque demi-maroquin rouge à la bradel, dos lisse, auteur et titre dorés. Reliure signée E. CARAYON. Excellent état. Infimes marques à la reliure. Intérieur frais. PREMIER TIRAGE. ALBUM UNIQUE CONSTITUÉ DE TIRAGES A PART DE L’INTÉGRALITÉ DES ILLUSTRATIONS DU VOLUME (à l'exception des illustrations de couverture, du faux-titre et du titre, qui n'ont pas été rassemblées ici). SUPERBE ILLUSTRATION D’EUGÈNE COURBOIN. Ce volume a été publié sous la direction artistique d'Octave Uzanne et achevé d'imprimer le 25 octobre 1891. L'édition a été tirée à 1.050 exemplaires dont 1.000 exemplaires sur papier vélin de cuve (avec 50 ex. sur Japon). Les dessins ont été héliogravés sur cuivre pat Th. Fillon et tirés en taille-douce par Lemercier. Il s'agit ici d'un album unique constitué vraisemblablement soit par un amateur, soit par l'imprimeur Quantin ? soit par une personne proche de l'illustrateur (Uzanne ?) ou autre. Il contient donc 103 tirages, tous en noir sur vélin de cuve (le même papier que le tirage définitif), dont 7 tirages photographiques sur papier citraté ayant servi au tirage en photogravure définitif (héliogravures). Ces tirages photographiques n'étant par nature (étant peu stable dans le temps) jamais conservés. Par ailleurs, il faut constater que le tirage à part des illustrations de Courboin permet de voir certaines illustrations dans leur ensemble quand le tirage définitif avec le texte autour en occulte une partie souvent non négligeable. La page 2 de cet album (qui correspond à la page 2 du livre) est composée avec le texte contrecollé, justifié, prêt à être photographié pour la photogravure définitive (voir photo). Ensemble unique. Un cas de rupture a été publié par Alexandre Dumas fils en 1854. "Un Cas de rupture. Il fut écrit pendant un séjour... forcé de l'auteur dans la prison où l'on enfermait les gardes nationaux qui avaient oublié leurs billets de garde, vous savez bien, le fameux « Hôtel des Haricots ». On y lit des variations — qui ne rappellent en rien Silvio Pellico — sur le régime cellulaire; c'est enlevé de verve. Alexandre Dumas fils, cependant, n'autorisa jamais la réimpression de cette fantaisie — ou du moins il ne l'a autorisée que très tard, il y a deux ans, quand la maison Quantin entreprit de faire du Cas de rupture une publication artistique — un peu encombrante et d'un format bors de proportion avec la donnée de cette bluette." Bulletin du Bibliophile, 1896, p. 60. Très bel ouvrage à la mise en page novatrice et avant-gardiste dirigé par Octave Uzanne. TRÈS BEL EXEMPLAIRE UNIQUE EN JOLI DEMI-MAROQUIN DE L’ÉPOQUE.
1855AMO-1490Paris, 1855 [Imprimerie de Gustave Gratiot, 30, rue Mazarine, Paris] 1 volume in-12 (18 x 12 cm) de 86 pages. Portrait de la marquise de Créquy (avec armoiries) tiré sur papier de Chine en frontispice. Papier vélin. Reliure de l'époque plein maroquin vert, dos à nerfs avec filets dorés en encadrement des caissons, plats richement décorés d'un encadrement de filets dorés et jeu de filets entrecroisés en losanges occupant le centre des plats, double-filet doré sur les coupes, encadrement intérieur de maroquin avec jeu de roulettes dorées, doublure et gardes de papier peigne, tranches dorées. A noter que sur les plats il a été teinté en noir un encadrement délimité par deux filets minces (imitant ainsi la mosaïque de cuir). Reliure signée FAUCONNIER dans la dentelle intérieure (partie haute du premier contre-plat). ÉDITION ORIGINALE RARISSIME. TIRAGE UNIQUE A 25 EXEMPLAIRES SEULEMENT. Celui-ci ne porte pas de numéro.
1900AMO-4231Jean Lorrain [Antoinette Wallgren, dédicataire, relieure et amie de Jean Lorrain] MADAME BARINGHEL Paris, Fayard frères, s.d. (1900) 1 volume in-18 (18,5 x 12 cm) de 306 pages. Reliure plein chagrin noir de l'époque (reliure signée A. W. pour Antoinette Wallgren), premier plat orné en mosaïque et fers dorés, dos lisse orné de fers floraux dorés, second plat resté vierge. Plats de couverture du brochage d'origine conservés. Bon état général. A noter des traces de recoloration des plats et du dos en noir, des mors un peu friables mais solides, papier jauni/bruni (marges), papier fragile comme toujours pour cette édition. Sur le premier plat de la reliure, un grand papillon en mosaïque semble manquer (cuir manquant) mais ce n'est pas certain (le papillon était peut-être décoré en creux dans le cuir). Voir photos. Edition originale sur papier ordinaire (sans mention). Envoi autographe de l'auteur Jean Lorrain adressé à Madame Antoinette Wallgren : à Madame Walgren (sic) cette [MADAME BARINGHEL] dont elle reconnaîtra quelques masques très respectueusement Jean Lorrain" Antoinette Wallgren (1858-1911) était née Antoinette Råström, à Stockholm en Suède. Ses parents étaient graveurs de médailles. On sait peu de choses sur elle. Elle a d'abord étudié la gravure sur bois, puis est devenue sculptrice et décoratrice. Elle a sculpté des plaques de bronze et réalisé des bustes. Elle s'est ensuite tournée vers la décoration extérieure des livres en appliquant des techniques de mosaïque et de cuirs repoussés aux reliures. En 1882 elle avait épousé l'artiste sculpteur Carl Wilhelm ”Ville” Vallgren (1855-1940). Il se trouve qu'Antoinette a relié cet exemplaire selon ses goûts et ses techniques. Le volume a été relié plein chagrin. Le premier plat a été mosaïqué de masques mosaïqués en pendentifs, de fleurs dorées, de papillons mosaïqués. Elle a signé sa reliure en bas à droite d'un fer doré AV (monogramme). Elle a poussé or en bas du premier plat, à gauche, une tête de fou. Le dos, lisse, est orné d'un décor doré feuilles de fougères. On retrouve un feuillage doré en encadrement intérieur des plats.
18204082Paris, Lefèvre, 1820 ; cinq tomes, in-8 ; plein veau glacé vieux rose, dos à quatre nerfs décorés de grands fleurons et palettes décoratives dorés, pièces de titre et de tomaison vert foncé, large dentelle à froid d'encadrement des plats avec grand motif décoratif à froid au centre (décor de plaque gravée), filet noir à froid d'encadrement avec fleurette dorée dans les coins, roulette décorative dorée sur les coupes, roulette dorée d'intérieur, toutes tranches dorées (Thouvenin) ; (4), LX, 413 ; (4), 383 ; (4), 518, (1) ; (4), 473, (1) ; (4), IV, (2), 578 pp. et portrait de l'auteur en frontispice, gravé par Delvaux d'après Aved.
186416098Lyon, Scheuring (Imp. de Louis Perrin), 1864 ; in-12 ; demi-maroquin à coins poli vert-olive, dos à nerfs décoré de caissons dorés fer à la feuille aldine, filet doré sur les plats, tête dorée sur témoins, non rogné (Allo) ; XXVII, 93 pp., (1) f. marque d'imprimeur ; lettrines historiées et ornements typographiques dessinés par Perrin.
1895AMO-4459Paris, Alphonse Lemerre, 1895 1 volume in-18 (19 x 13 cm) de (2)-II-324-(3) pages. Reliure plein maroquin vert d'eau, dos à nerfs janséniste, auteur et titré doré au dos, fer spécial (bibliothèque Arthur Meyer) doré en queue au dessus du millésime doré également, tranches dorées sur brochure, non rogné, les deux plats de couverture jaune imprimée conservés, large jeu de roulettes et filets dorés en encadrement intérieur des plats (reliure signée E. CARAYON). Excellent état si ce n'est un dos uniformément insolé viré au marron, quelques légères décolorations sur les plats. Intérieur parfait. Edition originale tirée sur papier vélin satiné teinté. Il n'est pas fait mention de grands papiers. Exemplaire de dédicace offert par l'auteur au bibliophile et magnat de la presse Arthur Meyer : "A Monsieur Arthur Meyer. Hommage cordial de l'auteur. Paul Hervieu." Exemplaire dans lequel Arthur Meyer, comme à son habitude, a fait relié en tête une belle et intéressante lettre autographe datée du 16 septembre 1908 à lui adressée et relative à la genèse du livre. Nous la reproduisons intégralement ci-dessous : "Cher monsieur, mes "doux loisirs de vacances" consistent en pourparlers continuels avec le Président de l'Association des Directeurs, et à présider, cette semaine, trois séances confraternelles pour règlement d'affaires. Je m'arrache à leur perspective pour répondre à la question que veut bien me faire votre bibliophilie ; et je vous exprime combien je suis flatté de la part qu'elle m'a fait l'honneur de m'accorder. La conception de l'Armature remonte à une quinzaine d'années. Nombre de détails la concernant sont maintenant dans les brouillards de l'éloignement. Je me souviens toutefois que j'avais été frappé de la magnanimité avec laquelle des épouses supportaient l'inconstance du mari, et de la rigueur jalouse qui s'emparait d'elles, aussitôt que celui-ci mettait la dot en péril. Cette observation, répétée, m'inspira le personnage de la baronne Saffre. L'équité me fit chercher si le sexe fort ne présentait pas de ces équivalents. Et j'eus l'égale tristesse de constater que, lui aussi, était intéressé. Je me mis à l'œuvre pour exposer l'idée que, dans la vie mondaine, l'argent exerce la même obsession que dans les affaires du commerce et de l'industrie, avec ceci de différent et de curieux qu'elle est inavouée. Ma pensée fit alors, au vil métal, l'application du célèbre adage "s'en souvenir toujours ; n'en parler jamais." Je vous prie d'agréer, cher monsieur, l'assurance de tous mes souvenirs et de mes meilleurs sentiments. Paul Hervieu. 16 septembre 1908." Dans l'Armature Paul Hervieu évoque avec force le règne de l’argent et la destinée d’un nabab. Il y peint surtout les milieux aristocratiques avec un regard très critique, qui n’exclut cependant pas une fascination croissante. Hervieu a été pendant longtemps l’ami le plus cher et le plus dévoué d'Octave Mirbeau, qui l’a introduit chez Goncourt et Mallarmé et l’a mis en relations avec Rodin et Monet. Octave Mirbeau donna un éloge appuyé à l'Armature dans les colonnes du Journal du 24 février 1895. Cependant leur amitié s'acheva dans l'incompréhension mutuelle. "[...] « — Savez-vous exactement ce que l’on définit par le mot d’armature ? On désigne ainsi un assemblage de pièces de métal destiné à soutenir ou à contenir les parties moins solides, ou lâches, d’un objet déterminé. Eh bien ! pour soutenir la famille, pour contenir la société, pour fournir à tout ce beau monde la rigoureuse tenue que vous lui voyez, il y a une armature en métal qui est faite de son argent. Là-dessus, on dispose la garniture, l’ouvrage d’art, la maçonnerie, c’est-à-dire les devoirs, les principes, les sentiments, qui ne sont point la partie résistante, mais celle qui s’use, se change à l’occasion et se rechange. L’armature est plus ou moins dissimulée ; ordinairement, tout à fait invisible ; mais c’est elle qui empêche la dislocation, quand surviennent les accrocs, les secousses, les tempêtes imprévues, quand l’étoffe des sentiments se déchire et que se fend la devanture des devoirs ou des grands principes. C’est seulement en ces circonstances-là, et pour quelques instants, que l’on peut, parfois, apercevoir dans le cœur de la société, au centre des familles ou entre deux parties d’un ménage, leur armature à nu, le lien d’argent. Mais vite, on recouvre ça de sentiments neufs ou de principes d’occasion. On remplace les préjugés détériorés et les devoirs crevés… Et l’armature a supporté le tremblement ! Elle est restée en permanence pour maintenir scrupuleusement la forme et l’apparence des foyers domestiques, et pour recevoir la réparation dont a besoin la façade mondaine… » [...] Parue, tout d’abord, dans la Revue des Deux-Mondes, l’Armature a été fort discutée. Il n’en pouvait être autrement, en raison de l’exceptionnelle audace du livre, et aussi, parce que la Revue des Deux-Mondes compte, dans sa clientèle, les plus grands « armaturés » de cette époque. Il faut avouer que leur émotion se comprend et qu’elle s’aggrave encore de ce qu’il ne s’attendaient guère à être si durement « constatés », en ce qu’ils considèrent, à tort sans doute, comme le dernier rempart de leurs privilèges sociaux, comme leur propre maison. Les uns ont éprouvé de la colère ; les autres, de la stupeur, bien entendu, dans la mesure où la correction mondaine permet l’expression de ces deux sentiments, en général trop expressifs. Tous ont pensé sincèrement que M. Paul Hervieu avait exagéré, et qu’il y avait, dans son cas, sinon de la haine, du moins du parti pris. Les gens du monde ont des façons vraiment particulières de comprendre et de juger les choses qui touchent à la littérature. Ils acceptent avec une facilité merveilleuse, et couvrent d’une indulgence souriante et complice tout ce que la vie, autour d’eux, dans leur propre milieu, peut leur offrir de situations irrégulières, de vices qualifiés, d’infamies avérées ou seulement soupçonnées. Si tout cela s’accompagne de la tenue mensongère et de la discrétion hypocrite qui, dans leur morale, tiennent lieu de conscience et remplacent l’honneur, ils s’y complaisent et, au besoin, ils s’en honorent. Mais quand ces situations, ces vices, ces infamies, se transposent de la vie à l’art, et quittent la réalité quotidienne pour s’incorporer, même atténuées, dans une œuvre de pure imagination, alors ils s’indignent vertueusement et protestent, au nom des grands principes, contre la possibilité que de telles mœurs soient vraies, ou même plausibles. [...] J’aime et j’admire profondément ce livre, parce que, outre son art merveilleux, il a une probité rare : celle de ne flatter aucun snobisme, de ne caresser aucune passion, de n’encourager aucune mode, et de ne pas faire passer, comme dans les livres de nos plus accrédités psychologues, un grand souffle chrétien sur les eaux de toilette qui viennent de laver le secret parfumé des adultères." (extrait de Les écrivains, deuxième série, par Octave Mirbeau, E. Flammarion, 1926). Provenance : de la bibliothèque Arthur Meyer avec son ex libris gravé au coq avec sa devise "Je chante clair" et avec son fer spécial doré en queue du dos (coq et la même devise dans une banderole). Arthur Meyer (1844-1924) fut le directeur du Gaulois, prestigieux quotidien conservateur et mondain, qui fut, en 1929, absorbé par Le Figaro, alors dirigé par François Coty. Personnage hors normes, incontournable, au carrefour de la vie mondaine, de la presse et de la politique sous la IIIe République, ce petit-fils de rabbin, fils d'un colporteur alsacien, devint royaliste, antidreyfusard et catholique. Cherchant à singulariser ses livres pour les différencier de ceux des autres bibliophiles, il commanda aux artistes de son temps des dessins et peintures à la dimension de ses ouvrages. Arthur Meyer est mort le 2 février 1924 à Paris et est inhumé au cimetière du Père-Lachaise. Sa bibliothèque riche de très belles pièces fut vendue la même année. Savoir ce volume richement relié et en belle place dans la riche bibliothèque d'Arthur Meyer, l'un des hommes parmi les plus riches et les plus mondains de son époque, n'est pas sans piquant. Et quand on sait qu'Arthur Meyer se marie en 1906 (2 ans avant la lettre adressée à lui par Paul Hervieu) à Marguerite de Turenne d'Aynac (descendante du général Henri-Amédée-Mercure de Turenne et petite-fille du 8e duc de Fitz-James), de 37 ans sa cadette, ce qui fait scandale à cause de la grande différence d'âge entre les deux époux, on ne peut s'empêcher de se dire que Paul Hervieu (ne pouvant ignorer la situation matrimoniale de Meyer au moment où il lui écrit en septembre 1908) a fait preuve de beaucoup d'audace dans son propos. Ironie de l'histoire mondaine ... Meyer divorcera de sa très jeune épouse en février 1923 (Meyer meurt en 1924). Ils eurent ensemble deux filles. Marguerite de Turenne d'Aynac se remaria avec un industriel dès mars 1923, et divorça encore ensuite (sans descendance par ce nouveau mariage) ... A croire qu'Hervieu avec son Armature, avait vu assez juste quant aux mondanités ... Marguerite mourut en 1945 âgée de 64 ans, l'âme en paix (on l'espère). Très bel exemplaire truffé et relié pour le bibliophile Arthur Meyer.
1890AMO-854Paris, Publié pour les Sociétaires de l'Académie des Beaux Livres (Bibliophiles contemporains), 1890 (achevé d'imprimer le 20 décembre 1890). 1 volume grand in-8 (26,5 x 18 cm), 170-(2) pages. Toutes les pages sont décorées d'encadrements en camaïeu par Eugène Courboin, eaux-fortes dans le texte gravées par Manesse d'après les dessins d'Eugène Courboin. Reliure de l'époque demi-maroquin havane avec coins, signée LEMARDELEY. Dos lisse orné de filets d'encadrement d'une très grande pièce de titre de maroquin vert, millésime en queue du dos sur pièce de maroquin de même couleur verte. Filets dorés sur les plats. Exemplaire relié sur brochure, non rogné. Couverture imprimée or sur papier lie de vin conservée (manque en marge sans atteinte à l'illustration). Quelques frottements à la reliure, sans gravité (coins, coupes). Quelques rousseurs claires. TIRAGE A 160 EXEMPLAIRES PLUS QUELQUES EXEMPLAIRES. CELUI-CI PORTE LE N°66 ET A ÉTÉ IMPRIMÉ POUR M. Abel Giraudeau. Provenance : ex libris Paul Denis. Il s'agit du deuxième ouvrage publié par les soins d'Octave Uzanne pour les membres de la jeune société des Bibliophiles contemporains, née à peine un an auparavant (novembre 1889). Les encadrements par Eugène Courboin sont d'une inventivité et d'une imagination qui annoncent le Symbolisme et l'Art nouveau. Les eaux-fortes insérées dans les pages (différentes tailles) apportent un aspect esthétique supplémentaire à l'ensemble. Ce livre peu connu des bibliophiles, d'un tirage rare, mérite cependant toute leur considération
1883AMO-3699Paris, Calmann Lévy, 1883 1 volume petit in-8 (18,8 x 14 cm) de (4)-210-(1) pages. Cartonnage bradel de l'époque pleine percaline bleue, pièce de titre au dos, fleuron dos et millésime dorés au dos, relié sur brochure (non rogné), couvertures conservées. Reliure signée Pierson réalisée pour Octave Uzanne. Excellent état. A noter que la page de faux-titre où se trouve l'envoi autographe et la composition originale est uniformément brunie (décharge du feuillet précédent). Quelques rousseurs. Edition originale. Un des 200 exemplaires sur papier vergé du Marais (non numéroté). Exemplaire de dédicace offert par l'auteur à son ami : "Octave Uzanne, son dévoué confrère, Ludovic Halévy", enrichi d'une jolie composition originale sur le faux-titre (encre de Chine et aquarelle) et de deux autres petits dessins à l'encre en noir sur la page de titre et la première page de texte (voir photos). Exemplaire auquel il a été joint la Suite complète de 1 frontispice et de 8 vignettes dessinées par E. Mas, gravés par J. Massard, pour illustrer Madame, Monsieur et les Petites Cardinal de Ludovic Halévy, épreuves sur Chine (prix de l'époque : 15 francs) publiées par la librairie L. Conquet en 1883. Épreuves sur Chine volant intercalées dans le volume. La famille Cardinal (qui fait pour ainsi dire suite aux Petites Cardinal publié en 1880) est le symbole de la petite bourgeoisie parisienne pompeuse, pédante et méchante. En rupture avec la noirceur des romans naturalistes, ils dépeignaient un monde certes réaliste mais où tous les personnages sont bons et vertueux. Ce succès lui ouvrit les portes de l'Académie française, où il fut élu le 4 décembre 1884, au fauteuil 22, succédant à Joseph Othenin d'Haussonville. Sa réception officielle eut lieu le 4 février 1886. Il y soutint, en vain, les nombreuses candidatures de son ami Émile Zola et cessa quasiment d'écrire. Vers 1878, Ludovic Halévy, flanqué de sa cousine Geneviève Bizet, future Mme Straus et hôtesse d'un célèbre salon littéraire, recevait le Tout-Paris artistique et littéraire, lors des « jeudi de Ludovic » dans son appartement 22, rue de Douai où se côtoyaient Edgar Degas, Gustave Moreau, le romancier Paul Bourget, Édouard Dubufe, Édouard Manet, John Lemoinne, Georges Ohnet, Charles Gounod, Henri Meilhac, Charles Haas, le vicomte Eugène-Melchior de Vogüé, Guy de Maupassant, Alexandre Guiraud, Georges de Porto-Riche, Émile Straus, ou Robert de Montesquiou. Provenance : Exemplaire des bibliothèque Octave Uzanne (avec son ex libris gravé par A. Bouvenne - eau-forte tirée en bleu - catalogue de sa vente de mars 1894, n° 223) ; bibliothèque A. Girard (ex libris dessiné par Paul Avril et gravé par Gaujean). Émouvant exemplaire de la bibliothèque Octave Uzanne, très bien conservé.
18846cb10in12 , magnifique reliure signée FLAMMARION VAILLANT plein maroquin bordeaux orné d'une plaque de cuir estampé/repoussé avec du mastic coloré représentant une scène de corrida. Tête dorées, gardes jaspées. Plats conservés.