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1800T062Vogue (= LDK 18001 Hi-Fi). LP mit illustriertem Originalumschlag in Originalklarsichttasche
1740341471740 Paris - Au Palais - Guillaume Cavelier - 1740 - 1 volume in12 de VIII - 608 pages - Reliure d'époque pleine basane avec sur le premier plat une inscription dorée: "La Tour d'Aigues" soulignée de feuillages - tranches marbrées - coiffes arasées - Coins émoussés -
173112589Köln, Johann Christian Oelschner, 1731. Kupferstich. Blattgröße = Druckspiegel: 16,8 x 9,7 cm.
1703PHO-2383Cologne, Chez Pierre Marteau, 1703, 1 volume in-12 (16x10cm), 5ff.-271pp.-1f., veau époque, dos à nerfs orné avec pièce de titre, coiffes arasées, frottements. Édition bilingue, en latin avec sa traduction française en regard, des Amores d'Ovide, l'un des grands recueils de poésie amoureuse de l'Antiquité. Composées sous forme d'élégies, ces pièces célèbrent les passions, les séductions, les jalousies et les tourments amoureux à travers la figure de Corinne.
17770056351777 S.l.n.e. [Bouillon], 1777. Deux volumes in-8 (197 X 129 mm) chevrette polie à grain long vert lierre, plats ornés d'un triple encadrement de filets dorés, dos à nerfs orné, pièces de titre et de tomaison maroquin rouge, dentelle dorée intérieure, tranches dorées (Reliure ancienne). Tome I : frontispice, 2 portraits, XIV pages, III-VII pages [préface du tome II reliée ici à la suite de celle du tome I], 200 pages, 39 planches hors-texte, 13 pages d'avis au relieur, (1) f. - Tome II : frontispice, (1) f. de titre, 286 pages, 41 planches hors-texte. Rousseurs claires très éparses, plus marquées à quelques feuillets, minimes frottements aux dos de la reliure, trace de frottement sur les plats du tome II.
1786AMO-3621Suivent les cent nouvelles, contenant les Cent Histoires Nouveaux, qui sont moult plaisans à raconter, en toutes bonnes compagnies ; par manière de joyeuseté. Nouvelle édition, ornée de cent figures en taille-douce et d'un frontispice. A Cologne, chez Pierre Gaillard, 1786 4 tome en 2 volumes grand in-12 (18 x 11,5 cm) de (4)-144, (4)-V-196, (4)-158 et (4)-157-(4) pages, avec 100 figures hors-texte à l'eau-forte d'après Romain de Hooghe tirées à part (seul le frontispice est signé de Romain de Hooghe et gravé par G. vander Gouwen). Les figures ne sont pas comprises dans la pagination et portent toutes une légende de quelques lignes au bas et le numéro de la nouvelle imprimé en haut. Reliure ancienne demi-veau marron tacheté à l'acide, pièces de titre rouges et pièces de tomaison noires, plats de papier raciné, tranches mouchetées. Reliures typiques des années 1820. Reliure très bien conservées, restées fraîches. Intérieur très frais. Cette édition de 1786 présentes des gravures en beau tirage, bien net et bien encré. Les figures mesurent environ 85 x 75 mm. Il ne faut pas croire les bibliographes qui donnent les figures de cette édition de 1786 pour médiocres, sans doute alors n'ont-ils même pas pris la peine de les regarder, obsédés sans doute qu'ils étaient par l'édition de 1701 (également donnée à l'adresse de Pierre Gaillard à Cologne avec ces mêmes figures de Romain de Hooghe alors en premier tirage). Si l'édition de 1701 fait l'unanimité dans le cénacle bibliophilique, c'est avec plaisir et conviction que je défendrai ce nouveau tirage tout aussi joli et imprimé sur beau papier. Il est vraisemblable que ce tirage de 1786 a été fait sur les cuivres originaux de 1701, probablement retouchés pour certains par Bernard Picart (remise en état après tirage de 1701, 1732 et 1736). Les illustrations, souvent truculentes ou triviales, sont à l'images de celles du Décaméron de Boccace et des Contes et des Fables de La Fontaine. Les Cent Nouvelles nouvelles, dites du roi Louis XI, sont un recueil de contes, composés de 1456 à 1461 à la cour du duc de Bourgogne Philippe le Bon, pendant le séjour que fit au château de Genappe le dauphin Louis, fils de Charles VII. Pour distraire les ennuis de l'exil du dauphin, chaque seigneur à son tour faisait un joyeux récit ; dans l'édition publiée en 1486 par Antoine Vérard, les Nouvelles portent les noms de ceux qui les contèrent, et celles qui sont attribuées à Monseigneur, sans autre désignation, appartiennent, dit l'éditeur, au dauphin lui-même. Un secrétaire, ajoute la tradition, recueillit et rédigea ces histoires qui égayaient la cour de Bourgogne s'accorde, en effet, à reconnaître aux Cent nouvelles nouvelles un auteur unique, qui recueillit sans doute ses matériaux dans les réunions de Genappe, mais qui donna au livre sa forme et son style. Cet auteur aurait été pour certains Antoine de La Sale, à qui l'on doit encore Les quinze joyes du mariage et l'Histoire du petit Jehan de Saintré. Il demeurait à Genappe, et son nom figure dans le recueil même, où se trouvent d'ailleurs les formes de pensée et de style particulières à ses autres ouvrages. Pour d'autres, tels l'historien Pierre Champion, la paternté de l'ouvrage revient à Philippe de Loan et Philippe Pot mais c'est à ce dernier qu'il propose en définitive de reconnaître la paternité complète du recueil. Les diseurs se mettent en scène, utilisant leurs souvenirs, leurs expériences ou leurs lectures ; ils pillent, sans le dire, le Décaméron de Boccace (traduit en français par Laurent de Premierfait), les nouvelles humanistes du Pogge (Poggio Bracciolini), les fabliaux français ou la Disciplina Clericalis de Pierre Alphonse. Le rédacteur déplace les anecdotes qu'il emprunte à des livres : elles se déroulent surtout dans les Flandres et en France, en Bourgogne, parfois à l'étranger (Angleterre, Allemagne, Italie, Provence, Lorraine, Espagne). Le titre de ces nouvelles ne manque pas de piquant : Le Baiser interdit, L’Amer Festin du compagnon qui aimait trop les femmes, Le Déshabillage de la femme infidèle, La Corne du diable, Le Festin du moine, La Femme incorrigible, La Femme du franc-buveur, Le Jeune Mari et le petit âne, Les Amants imprévoyants, etc. Références : Cohen, 361 (pour le premier tirage). Provenance : de la bibliothèque de Robert de Billy avec son ex libris gravé ; de la bibliothèque F. M. Caye avec son ex libris. Bel exemplaire de ce très joli ouvrage illustré par Romain de Hooghe.
17123408Amsterdam, aux dépens d'Estienne Roger, 1712. in-12 (13,6 x 8,2 cm), veau brun, dos janséniste à cinq nerfs pièce de titre rouge, tranches rouges, reliure de l'époque aux armes d'Alexandre de La Rochefoucauld, duc de La Rochefoucauld et de la Roche-Guyon, prince de Marsillac, marquis de Liancourt, sixième fils de François VJJJ, grand veneur de France et grand maître de la garde-robe, et de Madeleine-Charlotte Le Tellier de Louvois, né le 29 septembre 1690, porta d'abord le titre de comte de Montignac ; il servit dans la marine, puis dans l'armée de terre et fut créé duc de La Roche-Guyon en février 1713. (Olivier planche 710, fer n°2). Ex-libris La Rochefoucauld duc de Bisaccia.
1777AMO-3602A Genève et se trouve à Paris, chés la Veuve Duchêne, 1777 2 parties reliées en 1 volume in-12 (17 x 10,5 cm) de 244 et 244 pages. 15 figures hors-texte. Reliure plein maroquin bleu nuit, dos à nerfs janséniste (auteur et titre dorés, millésime doré en queue), filet perlé doré sur les coupes, doublures intérieures de soie brochée à motifs fleuris, montage sur charnière de maroquin, encadrement intérieur des plats d'un double-filet doré, doubles-gardes de tissu coloré, tranches dorées Exemplaire très bien conservé dans une jolie reliure de la fin XIXe siècle (non signée). Petit manque de papier angulaire pp. 135/136 avec perte du numéro de pagination (restauration du papier au moment de la reliure). Tache dans la marge d'un feuillet. Exemplaire sans les 6 feuillets de Revue des ouvrages de l'auteur qui manquent presque toujours à la fin du volume. Edition originale et unique édition du premier ouvrage illustré de Rétif de la Bretonne. "On a prétendu faire entendre aux Agréables, qu'à l'âge de 40 ans ils doivent renoncer à leurs prétentions, et revenir de leur ivresse ; s'ils ne veulent pas que le mépris et le persiflage amère flétrissent les myrrhes et les rose dont leur front est couronné. Si le vice a pu leur faire illusion dans la jeunesse, cette illusions cesse pour le Quadragénaire ; la vertu seule, l'union respectable des époux, ayant pour base les avantages solides de la raison, l'arrangement des affaires, peuvent lui procurer un bonheur réel et durable. [...] Le Quadragénaire est par lettres. Après un court Avant-propos, qui indique le sujet de l'ouvrage, commence la correspondance d'une jeune personne raisonnable, avec un homme âgé de 40 ans, dont elle désire devenir l'épouse. Dans les premières lettres, elle laisse entrevoir modestement et peu à peu son intention : mais dès qu'elle est suffisamment connue, elle emploie tous les moyens, pour déterminer un homme sensé, timide, et qui connait trop bien son siècle, pour vouloir hasarder le bonheur de la fille d'un ami, et le sien propre, par un imprudent mariage. [...] Elise (c'est le nom de la demoiselle), en fille sensée, persiste dans le plan de conduite qu'elle s'est tracé : elle épouse le Quadragénaire, dont elle ne peut douter qu'elle ne soit adorée, et elle est heureuse avec lui, en continuant d'être raisonnable, c'est à dire en se circonscrivant dans les soins de son ménage, en fermant l'oreille et l'entrée de sa maison aux jeunes muguets, et à tout être inutile. L'ouvrage est terminé par une revue très-abrégée des différents états, dans laquelle on se propose d'éclairer les parents, sur celui qu'ils doivent préférer pour s'y choisir un gendre. [...]." (extrait de la Revue des ouvrages de l'auteur, rédigée par Rétif de la Bretonne lui-même). En réalité ce sont les amours déguisées de Rétif de la Bretonne lui-même avec Virginie qu'il nous raconte pour la première fois dans ce roman une fois de plus en grande partie autobiographique. Ses amours avec Virginie seront aussi contés dans La Malédiction paternelle, Monsieur Nicolas et Mes Inscripcions. En incorrigible coureur de jupons, Rétif essaye, par ce livre, de se convaincre d'être raisonnable arrivé 40 ans, cesser de penser qu'on peut encore se faire aimer à cet âge, sans se faire berner par la pernicieuse femina. C'est le premier livre de Rétif orné de belles illustrations. C'est la veuve Duchêne elle-même qui proposa à Rétif les services d'un jeune artiste de 24 ans, André Dutertre, élève du peintre Vien. Les gravures ont été gravées par Bacquoy et Berthet (seules deux sont signées). Rétif indiquait cet ouvrage comme épuisé dans un catalogue de ses ouvrages en 1788. Références : Rives Childs n°XVII, p. 245-246 ; Paul Lacroix (Bibliophile Jacob), n°XVIII, p. 145-147 : "ce roman singulier est très rare". Bel exemplaire relié en maroquin.
1787AMO-3872A Neufchâtel, et se trouve à Paris, chés Guillot, 1787 4 volumes in-12 (17 x 10,5 cm) de 300, 388, 392 et 380-(4) pages. 20 estampes hors-texte (probablement en grande partie d'après les dessins de Binet sur les directives précises de Rétif lui-même). Reliure strictement de l'époque plein veau porphyre, dos lisses ornés aux petits fers dorés (lyres), pièces de titre et tomaison de maroquin vert, tranches marbrées, doublures et gardes de papier marbré. Quelques anciennes et assez habiles restaurations aux reliures (extrémités de coiffes et coins). Reliures solides et décoratives. Intérieur assez frais malgré quelques rousseurs et salissures. Collationné complet. Les estampes sont d'un beau tirage. Édition originale. "Les vingt gravures numérotées, mais sans légendes, dont l'ouvrage est orné, sont anonymes ; on n'y reconnaît pas le crayon de Binet. On peut croire aussi qu'elles ont été gravées par un artiste bien inférieur à Berthet et à Le Roy. Cependant elles sont très-singulières ; elles offrent des têtes de femmes si variées et si piquantes, qu'on peut les prendre pour des portraits. Il faut en attribuer la composition au caprice de Restif, qui, sans savoir dessiner, faisait exécuter ses esquisses ou ses données par les dessinateurs qu'il employait. M. Monselet remarque, dans cette dernière figure qui représente le Jugement de Paris, que « Vénus s'y montre nue, avec une paire de lias et des jarretières, mais elle est en grande coiffure poudrée »." (Lacroix) "L'Avant-propos des Parisiennes expose l'origine de l'ouvrage. On agitait devant une mère de famille la question de savoir si les femmes devaient être instruites et même savantes : tout le monde fut pour l'affirmative, excepté la mère de famille : « Si l'on voulait m'en croire, dit-elle, les femmes ne sauraient que la morale, si ce n'est un peu de musique. La raison que j'en donne, c'est que la frivolité la plus ridicule et même la plus coupable est moins nuisible aux femmes que la science. » Là-dessus, on convient de créer un Musée, un Lycée, dans lequel il n'y aura que des femmes, et où l'on ne parlera que morale. Les huit dames qui composent ce Lycée s'engagent à raconter tous les mois deux histoires ayant pour base un caractère de femme. Les séances commencent le 30 novembre 1785 et durent jusqu'au printemps. La première séance est consacrée à la rédaction des statuts du Lycée des Mœurs. Les anecdotes, que chaque dame raconte à son tour, sont entremêlées de discours moraux. [...] L'ouvrage, comprenant 40 caractères, avec 8 discours, finit à la page 308 du tome IV. La présidente du Lycée des Mœurs propose alors de remplacer les séances par la lecture de bons livres de morale tendant au même but. On devine que Restif n'a pas perdu l'occasion de proposer, pour ces lectures choisies, quelques-uns de ses livres, les plus décents du moins. « Telle est aujourd'hui la matière des séances du Lycée des Mœurs, très-supérieur à tous ces Lycées frivoles, où les hommes et les femmes vont perdre leur temps à entendre d'inutiles discours, qui font, de leurs auditeurs dans les deux sexes, des superficiels orgueilleux, au lieu de superficiels sans conséquence, qu'ils étaient auparavant. ». " (Lacroix) « M'étant aperçu que je n'avais pas encore donné aux femmes, dans les quatre volumes précédents [les Françaises) , tous les préceptes pratiques nécessaires, je composai ceux-ci, dans lesquels j'enseigne aux femmes les moyens de conserver le goût des hommes, par leur caractère et leur propreté; pour cet article-ci, je leur mets le doigt dessus, en leur disant : Lavez-vous, comme une musulmane. Je leur recommanderai volontiers de s'abluer, après chaque déjection, grosse ou menue, et je le fais d'une manière couverte. Ces quatre volumes, tant au moral qu'au physique, sont réellement un livre classique pour les personnes du sexe. » (Rétif, Monsieur Nicolas) Rétif était très fier de ses Parisiennes, il écrit : « Ce sont ici les Caractères, au nombre de 42, mis en action, avec 22 nuances, qui les portent à 64. Jamais on n'avait encore donné aux femmes des conseils aussi clairs, aussi adaptés aux épouses, aussi faits pour les femmes de notre âge, qui ont oublié tout ce qui convient à leur sexe, pour ne s'occuper que de ce qui convient au nôtre. Cet ouvrage est un chef-d'oeuvre. Aussi M. Butel-Dumont, homme très sévère, disait-il que, s'il était ministre, il en ferait réimprimer 50 mille pour les faire distribuer par tout le royaume, afin d'y rétablir les bonnes mœurs. » (in Les Contemporaines, à la fin du tome XXIV, seconde édition). "M. Henri Cohen supposait que les vingt gravures numérotées sans légendes, et non signées, furent "probablement de Binet". Or les renseignements que Mes Inscripcions nous fournissent à ce propos prouvent que non seulement Binet fit quelques dessins des Parisiennes, mais aussi Richomme, graveur en taille-douce, Aze et Berthet" (Rives-Childs) "c'est un des meilleurs ouvrages de Restif" selon Cubières-Palmézeaux Cet ouvrage de Rétif est devenu très rare ; il ne fut jamais réimprimé ni contrefait. Références : Lacroix, Rétif de la Bretonne, pp. 247-250 ; ouvrage coté 300 francs en maroquin de Chambolle-Duru (XIXe s.) chez le libraire Auguste Fontaine (1875) ; Rives-Childs, Bibliographie des ouvrages de Rétif de la Bretonne, 302. Bel exemplaire en condition d'époque.