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231469Annonay, Imprimerie Decombe frères, 1932 (1935) in-8, 30 pp., un f. n. ch., pp. 91-112 [Rapport de l'archiviste départemental pour 1934-35], demi-maroquin bleu nuit, dos lisse, double filet à froid sur les plats, armes en pied, tête dorée, couverture conservée (reliure de l'époque).
231473Annonay, Imprimerie Decombe frères, 1929 in-8, 24 pp., demi-chagrin bleu nuit, dos lisse, double filet à froid sur les plats, armes sur le contreplat, tête dorée, couverture conservée (reliure de l'époque).
231478Annonay, Imprimerie Decombe frères, 1930 in-8, 25 pp., un f. n. ch., demi-chagrin bleu nuit, dos lisse, double filet à froid sur les plats, armes sur les contreplats, tête dorée, première couverture conservée (reliure de l'époque).
231471Annonay, Imprimerie Decombe frères, 1928 in-8, 16 pp., demi-chagrin bleu nuit, dos lisse, double filet à froid sur les plats, armes sur le contreplat, tête dorée, couverture conservée (reliure de l'époque).
229436À Paris, Chez Onfroy, 1788 in-12, XII-468 pp., basane fauve, dos lisse orné, tranches rouges (rel. de l'époque). Petit manque à la coiffe supérieure, coins usés, épid. sur le plat supérieur.
1699AMO-2428Paris, chez Florentin et Pierre Delaulne, 1699 1 volume petit in-8 (16 x 9,5 cm), de (1)-378-(4) pages. Vignette à mi-page portrait de Louis XIV gravé par Crespy. Reliure du début du XVIIIe siècle aux armes du Comte d'Hoym (1694-1736). Plein veau caramel, dos à nerfs orné aux petits fers dorés, roulette dorée en encadrement intérieur des plats, tranches rouges, gardes peigne. Exemplaire en bon état malgré des mors fendus ou fragiles avec manque et réparations de fortune plus récente. Coins usés. Intérieur complet et assez propre. Quelques salissures sans gravité. Provenance : Exemplaire de la bibliothèque de Charles-Henry comte d'Hoym (1694-1736), ambassadeur de Saxe-Pologne en France et célèbre bibliophile. ÉDITION ORIGINALE. Qui se souvient aujourd'hui, après plus de trois siècle, que l'auteur malheureux de l'Histoire amoureuse des Gaules, Bussy-Rabutin, celui-là même qui paya cette belle plaisanterie qui distrayait alors toute la cour sur le dos des amours de Louis XIV, écrivit pour le loisir de ses enfants une Histoire en abrégé de Louis le Grand ? Personne, ou presque. Bussy-Rabutin meurt le 9 avril 1693. L'Histoire de Louis XIV qu'il livre ici de manière posthume (publiée par ses enfants) s'arrête donc à l'année 1692. Il restait au Roi Soleil 23 années de règne. La lecture de cet Abrégé n'est pas indigeste, bien au contraire, on y trouve une intéressante chronologie des jeunes années du Roi et des années de guerre. Bussy-Rabutin semble tout à fait impartial avec celui qui le condamna à rester loin de la cour dans son château de Bourgogne pendant plus de 17 ans. Bussy-Rabutin était un militaire, rempli d'orgueil et d'un amour irraisonné pour les honneurs. Ceci l'emporta sur le ressentiment et l'envie de vengeance qu'il aurait aisément pu déployer dans ces pages posthumes. Le texte imprimé diffère sensiblement du manuscrit d’où cette Histoire a été tirée. Le manuscrit autographe est conservé à la Bibliothèque nationale de France (n.a.f. 4208) sous le titre de Discours du comte de Bussy a sa famille sur le bon usage des prosperités. "Dernière étape d’un parcours littéraire hors du commun, le Discours du comte de Bussy à sa famille sur le bon usage des prospérités date de 1692. Il témoigne avec éclat de la maîtrise d’un art d’écrire assidûment cultivé durant les années d’exil. Sa richesse a pourtant longtemps été masquée par l’Histoire en abrégé de Louis le Grand, publiée en 1699 et dont il a fourni la matière – Bussy avait écarté l’idée même de publication, préférant réserver la lecture de son manuscrit à quelques lecteurs habilement choisis, dont le roi. Soigneusement calligraphié, le manuscrit autographe compte 136 pages et se divise en quatre parties fort inégales : trois Vies en abrégé (le cardinal Mazarin, la chancelier Le Tellier, le duc de Beauvillier) et une Histoire en abrégé de Louis le Grand quatorziesme du nom qui développe sa chronologie des folios 17 à 136. En dépit de ce déséquilibre, le texte doit être lu en son entier tant sa composition est soigneusement méditée. Premièrement, le choix des biographies semble concentrer les prospérités sur le règne de Louis XIV, autour de la figure duquel toute l’œuvre est organisée, comme si ses sujets n’avaient d’histoire que la sienne. Deuxièmement, cette construction suggère un parallèle avec Les Illustres malheureux, où Bussy occupe la place d’honneur. Au fond, il s’agit ici de l’auteur et de sa relation avec le roi. La singularité du Discours tient à la construction d’une œuvre littéraire pour conforter un statut qui n’est pas celui d’auteur, ainsi que l’indique le choix de la forme du discours : Bussy n’écrit pas en historien et encore moins en historiographe. Il a bel et bien pris acte du refus par le souverain de ses offres de service, d’où cette appropriation du genre de l’exemplum. En revanche, il ne désespère pas sinon de regagner sa faveur, du moins d’obtenir de nouvelles grâces. L’adresse initiale à ses enfants, destinataires officiels d’un manuscrit conçu pour le roi, suggère que l’adoucissement de ses malheurs pourrait bien préluder à leur prospérité. À l’intelligence de la composition correspond une écriture soigneusement polie et reprise jusque sur le manuscrit destiné à circuler. Bussy travaille plus d’une année à son ouvrage. Chaque mot y est choisi, chaque nuance est voulue. Avec ses phrases courtes et coupées, le style est non pas noble, mais fier malgré l’admiration vouée au souverain, ainsi que le montrent a contrario les nombreuses corrections apportées pour l’édition partielle de 1699. Pour pleinement goûter un tel texte, il convient d’accepter la place que l’auteur a réservée à son lecteur. Or Bussy feint d’écrire à ses enfants pour mieux toucher le roi et se représente dans cette posture. Le choix d’une diffusion par le manuscrit renforce l’effet recherché par la composition. Il découle de cette mise en scène que l’éloge, sincère par nécessité, se mesure à l’aune d’une convention : nulle flagornerie, donc, dans un exercice qui crée une distance inattendue par rapport à l’objet de la flatterie. Les leçons tirées des trois Vies en abrégé proposent d’ailleurs quelques règles précieuses pour les courtisans : Le Tellier est vanté pour avoir su rester pendant l’exil de Mazarin lui rester fidèle sans se brouiller avec ses adversaires, de sorte qu’ami de tout le monde, il avait l’assurance de rester ministre… L’auteur met dans cette ultime œuvre toutes les qualités qui ont durablement assuré le succès des précédentes. Plus encore que dans l’Histoire amoureuse des Gaules, on y goûtera l’habileté de la composition et l’on n’y trouvera pas moins d’esprit que dans la correspondance car le maître épistolier, qui avait transformé son discours de réception à l’Académie en épître, développe désormais son Discours avec virtuosité. Surtout, alors que le mémorialiste semblait s’interroger sur les causes d’une disgrâce à la dureté incompréhensible, il revisite ici l’histoire avec optimisme. Car, et ce n’est pas le moindre paradoxe de Bussy, cet homme qui a encouru la prison et l’exil pour ses écrits et qui n’avait cessé d’écrire avec l’espoir de retrouver la place qu’il ambitionnait à la cour comme à la guerre, choisit d’afficher son renoncement pour mieux remplir ses vues, d’où un incipit dans la grande tradition des Mémoires nobiliaires : l’œuvre du « dévot papelard » commence par détourner une convention littéraire. Voilà décidément un Discours à redécouvrir !" (Christophe Blanquie) Références : OHR, 672 (planche des armoiries du comte d'Hoym). BON EXEMPLAIRE AUX ARMES DU COMTE D'HOYM DE L'HISTOIRE EN ABRÉGÉ DE LOUIS XIV.
YTB-94PRECIEUSE EDITION, LA PREMIERE FRANÇAISE, PRESENTANT 32 PAGES EN EDITION ORIGINALE DE DIDEROT DUE AU TALENT ROMANESQUE DE L’ABBE PREVOST QUI FIT LE SUCCES IMMENSE DE CETTE ŒUVRE. Clarisse Harlowe, le second roman épistolaire de Richardson, est aussi son chef-d’œuvre. La vertu y est persécutée et bafouée. Ce roman connut un immense succès et cette vogue dura plus d’un siècle. Le « Clarisse Harlowe » est à l'origine de l'analyse psychologique et du roman épistolaire et il exerça une considérable influence sur la littérature française de l'époque ». J. Gattegno. Diderot ne tarissait pas d’éloges sur son compte, Voltaire le copiait et Rousseau l’utilisait comme modèle pour rédiger sa « Nouvelle Héloïse ». L’illustration en premier tirage se compose d’un portrait de Richardson non signé, et 21 figures gravées par Duflos, d’après celles de l’édition de 1751. Richardson est considéré comme l'un des écrivains majeurs de l'histoire de la littérature anglaise. « Ô Richardson, Richardson, homme unique à mes yeux ! Tu seras ma lecture dans tous les temps. Forcé par des besoins pressants, si mon ami tombe dans l’indigence, si la médiocrité de ma fortune ne suffit pas pour donner à mes enfants les soins nécessaires à leur éducation, je vendrai mes livres, mais tu me resteras ; tu me resteras sur le même rayon avec Moïse, Homère, Euripide et Sophocle, et je vous lirai tour à tour […] » (p. ix) (Diderot). MAGNIFIQUE EXEMPLAIRE RELIE EN 13 ELEGANTS VOLUMES AUX ARMES DE LA COMTESSE DE PROVENCE (1753-1810).
213068Paris, Debure l'aîné, 1782 in-8, 259 pp., [3] pp. n. ch. de table et de privilège, basane fauve marbrée, dos lisse cloisonné et fleuronné, pièce de titre cerise, simple filet doré sur les coupes, tranches rouges (reliure de l'époque). Qqs épid. et taches sur les plats, coins usés.
98312France, Milieu XVIIe s, in-4, front, 510 pp. manuscrites à l'encre brune, [40] ff. bl, Basane havane du XVIIe siècle, dos à nerfs et fleuronné, armes centrales sur les plats [Bouthillier], tranches mouchetées, Précieux manuscrit offrant un abrégé inédit de l'Histoire des guerres civiles de France de Enrico Caterino Davila (1576-1631), célèbre ouvrage relatant les guerres de religions en France. L'Historia delle guerre civili di Francia fut publié pour la première fois en 1630 à Venise (T. Baglioni), puis traduite en français en 1644 par Jean Baudouin (Paris, Roccolet. 2 volumes). Le présent abrégé a sans doute été établi d'après l'une des éditions du XVIIe siècle (1644, 1657 ou 1666) et relié dans le même temps, avec les armes de l'auteur du manuscrit ou de l'un de ses successeurs. Le copiste a couvert tous les évènements décrits par Davila, jusqu'à la paix de Vervins en 1598. Le récit est précédé, au livre I, du rappel des événements dynastiques depuis les Francs. En tête de chaque marge est noté le règne où se placent les événements décrits. Ces derniers sont rubriqués de même en sections : ceux qui ont été jugés significatifs sont soulignés d'un trait de plume dans le texte; l'ordre de Catherine de Médicis au capitaine des gardes de porter les chefs de la maison du roi au roi de Navarre en 1560 (p. 29), l'ambiguïté de la majorité de Charles IX en 1563 (p. 48), la mort du connétable de Montmorency en 1567 (p. 60), la parution de l'amiral de Coligny à la cour en [août] 1571 (p. 107), etc. Enrico Caterino Davila, né Arrigo, était un officier militaire, au service de la France, puis de la République vénitienne. Il reçut les prénoms du roi et de la reine de France, Henri II et Catherine de Médicis, alors que son père était membre de la cour de France. Il était membre de la société des Innominati (Data BNF). En tant que vieux serviteur de Catherine de Médicis, il fut témoin de la reprise des hostilités à la suite de la première guerre civile en 1565. "La Saint Barthélémy ne lui arrache pas un seul cri d'indignation ; mais il en termine le récit par la réflexion que de telles trahisons et de telles violences ne produisent jamais aucun bien" (Hoeffer XIII, col. 249-250). Reliure aux armes des Bouthillier, famille de la noblesse bretonne. Le fer présent ici a été frappé au cours du XVIIe siècle. Cette famille a compté parmi ses membres les plus éminents Claude Bouthillier, surintendant des Finances sous Richelieu, et Léon Bouthillier de Chavigny, son fils, secrétaire d'État. Ex-libris héraldique gravé sur cuivre placé en frontispice de l'ouvrage : armes d'un descendant de la même famille. Galerie de ver en pied des des feuillets, sans atteinte au texte. Reliure frottée. OHR pl. 1984, fer n° 1. Couverture rigide
603828A Paris, chez Petit, An 8 - 1800. In-8, reliure de l'époque plein-veau blond, dos lisse orné aux fers dorés, pièce de titre vert foncé, double encadrement doré sur les plats, armes dorées au centre, roulette dorée sur les coupes, roulette intérieure, toutes tranches dorées (rel. P. Bozerian) ; VII-232 pp. Etiquette ex-libris ms (Mad. de Vintimille, 2e ex-libris armorié (Bibliothèque de Roger).
1756113341756 Suivi de : - (SEMENAUD Pierre). Pensées philosophiques d’un citoyen de Montmartre. La Haye, 1756. 123pp. La lettre est signée Jacques Denis. Suivi de : - L’Esprit, chanson sur l’Air : Ton humeur est Catheraine. Pièce de 8pp. sans titre. Sur le livre d'Helvétius “De L'Esprit“. Suivi de : ( LA HARPE Jean -François) - L’Aléthophile, ou l’Ami de la vérité. Amsterdam, 1758. 33pp.Critique contre Fréron. Suivi de : - L’Ami des Arts, ou Lettre critique d’un vieux comédien, sur l’État actuel de la Poésie, & sur les Tragédies modernes, données depuis 1757, jusqu’à ce jour. Genève, (1760). (2) - 56pp. Il manque le faux-titre, page de titre courte en marge inférieure. Date coupée - Suivi de : - (REMOND de SAINT-SAUVEUR). Remerciement d’un Particulier à Messieurs les Philosophes du jour. Pièce de 8pp. sans titre. Suivi de : - (VOLTAIRE). Sermon du Rabin Akib prononcé à Smyrnze le 20 novembre 1761; Traduit de l'Hébreu. Pièce de 15pp. (dont le faux-titre).
1775AMO-3759A Genève, chez les libraires associés, 1775 3 volume in-4 (26 x 20 cm) de (4)-IV-III-VIII-719, (4)-VIII-662 et (4)-VIII-658 pages. Portrait de l'auteur en frontispice du premier volume (dessiné par Cochin et gravé par L. Le Grand). Au tome I : 1 gravure hors-texte (livre I) + 1 grande carte repliée + 1 bandeau à l'eau-forte par Marillier + 1 gravure hors-texte (livre IV). Au tome II : 1 gravure hors-texte (livre VII) + 2 cartes repliées + 1 bandeau à l'eau-forte par Marillier + 1 gravure hors-texte (livre X). Au tome III : 1 gravure hors-texte (livre XIV) + 1 carte repliée + 1 bandeau à l'eau-forte par Marillier + 1 gravure hors-texte (livre XV) + 1 gravure hors-texte (livre XVIII). Soit 1 portrait, 7 gravures hors-texte (avant la lettre), 3 bandeaux et 4 cartes. Collationné complet. Reliure de l'époque plein veau caramel, dos à nerfs orné aux petits fers, pièce de titre de maroquin rouge, pièce de tomaison de maroquin olive. Reliures très décoratives et solides. Usures de surface sur les plats du premier et deuxième volume (épidermures stoppées), petits manques de cuir et petite galerie sans gravité, petites piqûres de vers en queue du dos du premier volume. Malgré ces quelques défauts l'ensemble reste très décoratif et parfaitement solide. Intérieur très frais. A noter une mouillure en marge intérieure des trois premiers feuillets du premier volume et les derniers feuillets du même volume avec mouillure marginale saine (à quelques feuillets seulement). Exemplaire relié à l'époque aux armes (en queue) d'un membre de la famille de Damas (?) ou d'Aubusson (?). Première édition au format in-quarto. Cette édition est bien complète en 3 volumes in-quarto (il n'y a pas d'atlas pour cette édition). Elle reprend le corpus de l'édition en 7 volumes in-8, avec les passages supprimés réintégrés ici au bas des pages sous forme de variantes. La première édition de ce magistral ouvrage a paru pour la première fois en 1770. "Véritable encyclopédie de l’anticolonialisme au XVIIIe siècle" ce texte entre dans la catégorie des "Voyages philosophiques" et représente un prétexte à des réflexions sur la "loi naturelle" et dénonce tout à la fois despotisme, cléricalisme, esclavage et colonialisme. L'ouvrage est toujours décrit par les commentateurs comme une « machine de guerre » contre le pouvoir en place. Pour la rédaction de cette encyclopédie Raynal eut recours à la collaboration de nombreux informateurs et collaborateurs écrivains tels que le Baron d'Holbach ou Diderot, à qui on attribue une part importante des textes. Interdite en 1772, l’Histoire des deux Indes sera à nouveau publiée par l’abbé Raynal dans une nouvelle édition en 1774 qui est immédiatement mise à l’Index par le clergé. C’est en 1780 qu’il publie sa troisième édition de l'Histoire des deux Indes, encore plus virulente que les deux précédentes et qu’il avoue implicitement comme étant de lui en y faisant graver son portrait en frontispice. Condamné par le Parlement de Paris, l’ouvrage est brûlé par le bourreau en place publique, ce qui lui assure un succès considérable. L’Histoire des deux Indes a également été l’occasion de la Lettre apologétique de l’abbé Raynal à Monsieur Grimm (1781) de Diderot (qui aurait écrit au moins un tiers de l'ouvrage, selon Grimm). Dans cette lettre Diderot écrit : « Raynal est un historien comme il n'y en a point encore eu, et tant mieux pour lui, et tant pis pour l'histoire. Si l'histoire avait, dès les premiers temps, saisi et traîné par les cheveux les tyrans civils et les tyrans religieux, je ne crois pas qu'il en fussent devenus meilleurs; mais ils en auraient été plus détestés, et leurs malheureux sujets en seraient peut-être devenus moins patients... Le livre que j'aime et que les rois et leurs courtisans détestent, c'est le livre qui fait naître des Brutus... » Dans notre exemplaire une note manuscrite de l'époque révolutionnaire indique : "Le Parlement de Paris proscrivit, le 25 mai 1781, l'Histoire philosophique de l'abbé Raynal, et ordonna que cet ouvrage fût brûlé. Il décréta même l'auteur de prise de corps. L'abbé Raynal se vit donc forcé de s'enfuir précipitamment de France. Le 15 août 1790, l'Assemblée nationale, sur la rédaction proposée par les députés Voidel et Maloüet, annula, comme contraire aux droits naturels et imprescriptibles de l'homme, le décret lancé par le Parlement de Paris contre l'abbé Raynal et son Histoire philosophique (v. Oeuvres d'André Chénier, 2e vol., p. 119)." (note manuscrite ancienne sur le faux-titre du premier volume). "It became a key text of the American Revolution, and Raynal became a correspondent of Franklin, Jefferson, and Adams." "Un des ouvrages clefs de la crise de l'Ancien Régime" (Michel Delon, in En Français dans le texte) "Celui qui abdique lâchement sa liberté, se voue au remords et à la plus grande misère qu’un être pensant et sensible puisse éprouver. S’il n’y a, sous le ciel, aucune puissance qui puisse changer mon organisation et m’abrutir, il n’y en a aucune qui puisse disposer de ma liberté. [...] L'esclavage est l'état d'un homme qui, par la force ou des conventions, a perdu la propriété de sa personne, et dont un maître peut disposer comme de la chose. [...] La liberté est la propriété de soi; on distingue trois sortes de libertés: la liberté naturelle, la liberté civile, la liberté politique; c'est-à-dire la liberté de l'homme, celle du citoyen et celle d'un peuple. [...] L'homme est aux prises avec la nature; sans cesse il la modifie, et sans cesse il est modifié. [...]." (extraits). Provenance : A. Leclerc, 1885 (étiquette). Armes dorées en queue des dos (mariage - non identifiées - non reconnu par O.H.R. qui les cite pourtant sous la planche n°888, figure n°3). Armoiries peut-être d'une ancienne famille de Bourgogne ? (provenance bourguignonne pour les volumes concernés). Par ailleurs O.H.R. les mentionne sur une Histoire de Bourgogne), peut-être les armes d'une branche de la famille de Damas (à la croix ancrée) ou d'Aubusson. Les présents volumes de Raynal ont été acquis également en Bourgogne ce qui laisserait supposer l'hypothèse "de Damas" plus pertinente. Références : A. Feugère, Bibliographie critique de l'abbé Raynal, 40 ; En français dans le texte, 166 ; Bel exemplaire relié aux armes à l'époque de cet ouvrage très important du Siècle des Lumières, dans son format le plus majestueux.
1763(LCPCMED-0002)(Les "Vapeurs" dans un très rare exemplaire armorié de la bibliothèque de Louis-Charles de Bourbon, Comte d'Eu, Grand Maître de l'Artillerie de France et Colonel Général des Cent-Suisses. Ensuite passé au Duc de Penthièvre, beau-père de la Princesse de Lamballe grande malade de "Vapeurs") POMME Pierre (Arles, 1735 - Montpellier, 1812) "TRAITE DES AFFECTIONS VAPOREUSES DES DEUX SEXES; OU L'ON A TACHE DE JOINDRE A UNE THEORIE SOLIDE UNE PRATIQUE SURE, FONDEE SUR DES OBSERVATIONS". 1763, Lyon, B. Duplain. 1 volume in-8° (168x112 mm) (dimensions pages 164x105 mm) XIX, (1) pp. (faux-titre, titre, préface et table), (2) ff. (privilège), 447 pp., (1) p. (errata). (a8, e4, A-Z8, Aa-Ee8) Reliure armoriée de l'époque en basane racinée. Dos lisse avec fleurons et décorations dorés et pièce de titre en maroquin rouge. Armoiries dorées eu queue du dos. Traces de filet doré sur les coupes. Tranches rouges. Gardes de papier décoré. Edition Originale, première sous ce titre, rare. Texte scientifique rarissime en reliure armoriée du temps. Manque de cuir à un mors de la coiffe supérieure, ancienne restauration de cuir sur le premier plat et traces d'usage à la reliure, mais bon exemplaire en très bon état intérieur. Reçu docteur en médecine à l'Université de Montpellier (1747), Pomme exerça et fit sa réputation d'abord à Arles (1751) et ensuite à Paris (1766) ; les grandes Dames de la Cour se rendaient chez lui et il devint Médecin Consultant du Roi Louis XVI. Il s'occupa des "vapeurs" deux ans après Joseph Paulin (1708-1748) et estima que les maladies nerveuses ou "vaporeuses" n'étaient pas seulement des femmes (il fut le premier à indiquer l'indépendance de lésions de l'utérus) et que son origine était due à la déshydratation et au durcissement des nerfs ("le racornissement général des nerfs"). "Les Médecins avouent que de toutes les maladies qui affligent l'humanité, il n'y en a point dont la cause soit moins connue, & le procédé curatif moins assuré, que celle qu'on appelle affection vaporeuse, ou simplement vapeurs". Il conseillait donc des bains prolongés (10 à 12 heures) et des bouillons de poulet et de veau ("Ce seront toujours là les armes avec lesquelles nous dompterons ce monstre protéiforme sous la figure duquel on a voulu dépendre cette espèce de maladie que nous connaissons sous le nom de vapeurs"). Attaqué par des confrères, défendu par Voltaire qui l'indique comme "prototype de la médecine scientifique qui remplace les anciens exorcismes", grâce à ses observations et à sa médecine douce il eut un grand succès et ce traité eut de nombreuses éditions et traductions. Pomme est considéré comme un précurseur de la psychiatrie. Provenance: Exemplaire aux armes dorsales dorées de Louis-Charles de Bourbon (1701-1775), Comte d'Eu, Duc d'Aumale et de Gisons, Comte de Dreux, Prince d'Anet et Baron de Sceaux. Fils du Duc du Maine, bâtard légitimé de Louis XIV, à la mort de son frère aîné il lui succède comme souverain de Dombes, Colonel Général des Cent-Suisses et Gouverneur du Languedoc. Demeure célibataire et sans enfants, à sa mort sa fortune passe à son cousin le Duc de Penthièvre. Un des personnages du plut haut rang à la Cour qui souffrait de "vapeurs" était sans doute la Princesse de Lamballe, amie fidèle et surintendante de la Maison de la Reine Marie-Antoinette. Souffrant de "vapeurs" dès sa plus tendre enfance, voilà comme elle même décrivait son état de santé au docteur Saiffert, le médecin qui appliqua ensuite sur elle, avec succès, les méthodes douces de Pomme: "Ces douleurs diminuèrent avec l'apparition des règles; elles ne se firent sentir depuis, plus ou moins fortes, que vers le commencement de mes <époques>; on m'assurait que le mariage m'en délivrerait entièrement, on se trompait et on me trompait: elles ont été, depuis, plus violentes et prolongées... Au commencement de 1782, mes maux de tête s'accompagnèrent tout à coup de faiblesses et de convulsions; les médecins de Paris et les médecins ordinaires de la Cour furent consultés successivement, mais tous les remèdes qu'ils me prescrivirent, loin d'améliorer mon état, n'ont réussi qu'à l'aggraver, et à me mettre dans le triste état que vous voyez. Je tombe, Monsieur, tous les deux jours, après une heure, dans une attaque d'un mal qui m'est inconnu, et je reviens à moi peu à peu, mais actuellement au bout de neuf heures seulement, et je reste comme brisée". Cet exemplaire aura peut-être été consulté par ou pour la Princesse de Lamballe qui, avec les débuts de l'orage révolutionnaire, retomba malade dans ses crises nerveuses et qui, pendant les émeutes parisiennes de 1789, s'était installée "à Eu, chez son beau-père, le Duc de Penthièvre, à fin d'y refaire sa santé, attendu que la Normandie est plus calme que Paris, et qu'il est nécessaire de changer d'air pour reprendre des forces...". (Cabanès, "La Princesse de Lamballe Intime, d'après les Confidences de son Médecin", s.d. (1922), Paris, Albin Michel, pp. 129 et 168) (LCPCMED-0002) (1.500,00 €)
198735Paris, Sébastien Cramoisy, 1637 in-12, [23] ff. n. ch. (titre, dédicace à Urbain VIII, au lecteur, privilège), 597 pp., [2] pp. n. ch. d'errata, texte grec et traduction latine en regard, manque le frontispice, basane fauve, dos à nerfs orné de doubles caissons et de fleurons dorés, encadrement de double filet, pointillé et guirlande dorés sur les plats, armes au centre, tranches dorées (reliure de l'époque). Tous mors fendus, coiffes et coins abîmés.
215560S.l. [Paris], s.d. (1620) in-folio, titre-frontispice gravé par Thomas de Leu, [12] ff. n. ch. de texte, avec 22 belles planches à double page gravées sur cuivre par le même Thomas de Leu (plans ou élévations), nombreuses petites réparations de papier angulaires, veau fauve marbré, dos à nerfs cloisonné et fleuronné à l'imitation, pièce de titre cerise, double encadrement de dent-de-rat, triples filets et pointillés dorés avec fleurons d'angle sur les plats, encadrement de guirlande, filets et dent-de-rat dorés sur les contreplats (Samblanx-Weckesser).
1889DEZ-3838Paris, Firmin-Didot, 1889. In-folio, demi chagrin époque, dos à nerfs, titre doré, tranche supérieure dorée, plats ornés des armes dorées d'Aymar d'Alby de Chateaurenard de Montallier, faux-titre, titre, VII, 386 pp, 1 p non chiffrée. Edition originale, tirage limité numéroté à 250 exemplaires, celui-ci étant un des 100 sur vergé teinté portant le numéro 14 avant 150 sur vergé blanc. Ouvrage illustré de 21 planches hors texte et truffé d'une lettre autographe de l'auteur adressée au comte d'Aymar d'Alby, datée du 16 décembre 1889. Couvertures conservées. Intérieur frais. Légers frottements sur les coiffes, les nerfs et les mors.
YTB-112Lyon, Jean Stratius, à la Bible d'Or, 1585. In-8 de (24) ff., 605 pp. Maroquin olive, plats et dos lisses entièrement ornés d'un décor à la fanfare, armoiries, symboles, fleurs de lys, tête de mort et mention « Spes Mea Deus » frappés or, filet or sur les coupes, tranches dorées, exemplaire réglé, mouillures. Reliure de l'époque aux armes du roi Henri III. 171 x 100 mm. L’EXEMPLAIRE RELIE POUR LE ROI HENRI III (1574-1589) des œuvres du Cordelier qui prêcha le massacre de la Saint-Barthelemy à la cour du roi Charles IX (1560-1574). Le volume est une violente et hardie diatribe contre Calvin et sa doctrine. « En 1571, François Panigarole alla terminer ses études de théologie à Paris. Il prêcha devant Catherine de Médicis le massacre de la Saint-Barthelemy. Après ces événements dramatiques qu’il avait appelé de ses vœux, il dut quitter la France ». « Après s’être arrêté à Lyon et à Anvers, il retourna en 1573 en Italie et enseigna pendant les années suivantes la théologie dans divers couvents de son ordre. Ses sermons, où au jugement de Tiraboschi se remarquent une imagination des plus riches, une grande force de sentiments, un style énergique, plein de gravité quoique un peu redondant, lui valurent la réputation méritée de l'orateur le plus éloquent de ses contemporains et compatriotes. Après avoir passé 2 ans auprès de Saint-Charles Borromée, qui l'estimait beaucoup, il fut promu en 1587 à l'évêché d'Asti. Deux ans après il fut envoyé à Paris pour y soutenir par son éloquence le parti de la Ligue ». PRECIEUX ET BEL EXEMPLAIRE, REGLE, PROVENANT DE LA BIBLIOTHEQUE Edouard Rahir avec ex-libris, dédicacé à Pierre de Gondy, Evêque de Paris, REVETU D’UNE TRES ELEGANTE RELIURE DE L’EPOQUE ORNEE D’UN DECOR A LA FANFARE AUX ARMES ET EMBLEMES DU ROI HENRI III. Elle a été exécutée pour le roi et offerte par ce dernier à un pénitent, membre de la Cour, appartenant à une confrérie de la bonne mort fondée par le roi. Guigard nous apprend que le roi Henri III (1551-1589) utilisait plusieurs fers héraldiques dont la célèbre tête de mort présente ici sur le dos du volume. Ce lugubre symbole fait allusion à la mort de La princesse de Clèves, dont il était éperdument épris. Henri III en ressentit une telle douleur que pendant longtemps il se tint presque enfermé dans son palais. Précieux volume, l’un des rarissimes exemplaires anti-protestant unissant Catherine de Medicis, Charles IX, Henri III, la Saint-Barthelemy et une remarquable reliure à la fanfare aux armes et emblèmes du roi.
188727045Paris, G. Charpentier et Cie, 1887. Un vol. au format in-16 (118 x 83 mm) de 1 f. bl., 2 ff. n.fol., 1 frontispice gravé n.fol., 369 pp. et 1 f. n.fol. Reliure de l'époque de demi-cuir de Russie La Vallière à coins, doubles filets à froid portés sur les plats, dos à nerfs orné de doubles filets gras en noir, filets maigres en noir sur les nerfs, titre doré, chiffres couronnés dorés en queue surmontés d'une couronne dorée, date dorée en pied, tête dorée.
YTB-90Paris, Deprez, 1755, Paris [tomes IX à XII] et Liège, 1767 [tome XIV]. 14 tomes en 15 volumes. Paris, G. Desprez, 1761. 2 volumes – Instructions théologiques et morales sur l'oraison dominicale... Paris, G. Desprez, 1761. 1 volume. – Instructions théologiques et morales sur les sacremens. Paris, G. Desprez, 1767. 2 volumes. – Traité de la prière… Paris, G. Desprez, 1768. 2 volumes. – Instructions théologiques et morales sur le premier commandement du décalogue... Paris, G. Desprez, 1768. 2 volumes. Réunion de 24 tomes in-12, maroquin rouge, armes poussées au centre des plats, triple filet doré en encadrement, dos à nerfs orné de fers dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin olive, tranches dorées. Reliure de l'époque. 166 x 96 mm. EDITION COLLECTIVE DE CETTE ŒUVRE CELEBRE IMPRIMEE EN 24 VOLUMES ENTRE 1755 ET 1768. Elle est fort rare. Un 25è volume, non écrit par Nicole, n’est pas joint. La première édition des Essais de Morale parut en 9 volumes entre 1693 et 1700. La publication en fut continuée à titre posthume jusqu’en 1714. « Les « Essais » représentent une des sources les plus importantes de l’abondante littérature moraliste du XVIIè siècle. De plus, ils constituent un document précieux : finesse psychologique, acuité d’observation et profonde connaissance de l’âme que teinte toujours ce pessimisme propre aux disciples de La Grâce. Cette attitude pourtant n’engendre pas la négation, non plus que la suppression des meilleures activités humaines : exemple, l’analyse de l’intolérance dans la contradiction (« Sur la façon de conserver la paix parmi les hommes ») et les observations contenues dans l’essai « Sur la faiblesse humaine ». Nicole examine les problèmes moraux que traitent les orateurs sacrés ; il y apporte cette méthode scolastique de distinctions subtiles qui est le propre des aristotéliciens et son objectivité est plus grande encore que la leur. Il lui manque seulement cette ferveur de sentiments que l’espérance inspire aux grands prédicateurs, tels Bourdaloue et Fléchier. PRECIEUX EXEMPLAIRE RELIE EN MAROQUIN ROUGE AUX ARMES DE LA COMTESSE DE PROVENCE (1753-1810).
In-12 (170 x 110 mm), cartonnage de papier gris d'attente, xvi, 87, (1) p. Une des trois éditions publiées l'année de l'originale, celle-ci avec approbation, publiée. Directement et fidèlement établi par ses élèves d'après les cours et entretiens de Mesmer, ce recueil de 344 aphorismes destinés à favoriser la pratique du magnétisme animal fut édité par un de ses proches disciples Caullet de Veaumorel. Selon Crabtree, bien que parfaitement fidèle à l'enseignement du maître, l'ouvrage a été critiqué par Mesmer pour des raisons de forme. Très populaire, le recueil contribua à la diffusion du mesmérisme et du magnétisme à travers l'Europe. (Cf. Barrucand, 261. Cf. Crabtree, 129. Dorbon, 651). Relié avec: "Partie de l'Essai sur la découverte du Magnétisme animal omise dans l'édition qui a été faite de cet Essai". 1 feuillet (2 pages) [suivi de] "Essai sur la découverte du magnétisme animal [et Lettre à M. Mesmer, par M. Galart de Montjoie]. Extrait du Journal de Paris, des 15 & 16 Février 1784". 18 pages. Ensemble de 10 feuillets in-4 (225 x 175 mm) repliés et insérés dans la reliure avant les "Aphorismes" de Mesmer. (Crabtree, 61). Bon exemplaire, très frais, entièrement non rogné.
In-8 (188 x 118 mm), pleine peau de truie estampée sur ais de bois, dos gothique à 5 nerfs ornés d'un décor de rinceaux, grandes armes d'Auguste Ier de Saxe (August von Sachsen) dans un large cartouche au centre des plats légendées "Von Gottes gnaden Augustus Herzog zu Sachsen des heiligen Römischen Reichs", encadré d'une roulette comportant également ses armories, des portraits en médaillon dans un décor de rinceaux, initiales "A W E / G G O V" en tête et date de "1574" en pied estampés au noir, quatre fermoirs en laiton ciselé conservés, coupes biseautées, tranches rouges (reliure allemande de l'époque), (22), 888 p., (1) f. bl., portrait de l'auteur gravé sur bois au titre. Édition imprimée à Leipzig par Hans Rambau, du compendium de ses oeuvres donné par Philip Melanchthon lui-même l'année de sa mort, afin de fournir la première dogmatique protestante. Conçu dans un but pédagogique, il était destiné à diffuser les principes de la Réforme en matière de dogme et de liturgie. Contient: "La Confession de foi luthérienne": la confession d'Augsbourg ("Confessio Augustana") et son "Apologia confessionis"; Les "Lieux communs théologiques" ("Loci communes"); "Examen eorum, qui audiuntur ante ritum publicæ ordinationis" sur l'ordination sacerdotale; la réfutation des doctrines de Michel Servet et des anabaptistes ("Responsiones erroris Serveti et Anabaptistarum") ainsi que la réponse à Francesco Stancaro ("Responsio de Controuersijs Stancari"). Portrait de Melanchthon gravé sur bois au titre. Le nom de l'éditeur est donné au colophon. L'ouvrage est dédicacé à l'empereur Charles V. (Bindseil, 'Bibliotheca Melanchoniana', n°63. VD16 M 2890). Exemplaire aux grandes armes d'Auguste Ier de Saxe (August von Sachsen) estampées à froid sur les deux plats, légendées "Von Gottes gnaden Augustus Herzog zu Sachsen des heiligen Römischen Reichs" ("Par la grâce de Dieu, Auguste, duc de Saxe du Saint Empire romain germanique"). On trouve également ses armories incorporées à la roulette d'encadrement des plats au sein d'un décor de portraits en médaillon et de rinceaux. Electeur de Saxe de 1553 à sa mort, Auguste Ier (Freiberg, 1526 – Dresde, 1586), comte palatin de Saxe et margrave de Misnie de 1556 à sa mort, a été l'un des principaux protecteurs du parti luthérien dans le Saint Empire entre 1570 et 1586. Il est le responsable du privilège accordé à l'éditeur de ce volume ("Cum priuilegio Pr. Aug. Elect. D. Sax."). Ex-libris autographe du théologien Johannes Georgius Gottsmann de Hartroda en Thuringe sur le premier contre-plat à la date du 23 juillet 1674. Ainsi qu'un ex-dono autographe de Heinr[ich] Andr[ea] Friederici, à la date de 1719. Papier légèrement bruni. Petits accrocs de papier sans gravité ni perte à la marge extérieure du titre. Le décor du plat supérieur et du dos est estompé. Très bon exemplaire, bien conservé, dans sa première reliure allemande de truie estampée.
177197743Amsterdam et Paris Delalain 1771 2 vol. relié 2 vol. in-8, maroquin olive, dos à nerfs, caissons ornés d'un décor feuillu doré avec fleuron central, triple filet doré en encadrement des plats avec armoiries dorées au centre, frise intérieure dorée, filet doré sur les coupes, tranches dorées, XV + 327 et 365 pp. Edition originale de cette traduction avec le texte latin en regard. Le marquis de Pezay (1741-1777) enseigna la tactique militaire au Dauphin et donna des articles à l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Proche de Louis XVI lors de son avènement au trône, il intrigua dans le but d'obtenir le ministère de la guerre, puis de la Marine. Bel exemplaire sur vergé fort relié aux armes de la Maison de France.
177197743Amsterdam et Paris Delalain 1771 2 vol. relié 2 vol. in-8, maroquin olive, dos à nerfs, caissons ornés d'un décor feuillu doré avec fleuron central, triple filet doré en encadrement des plats avec armoiries dorées au centre, frise intérieure dorée, filet doré sur les coupes, tranches dorées, XV + 327 et 365 pp. Edition originale de cette traduction avec le texte latin en regard. Le marquis de Pezay (1741-1777) enseigna la tactique militaire au Dauphin et donna des articles à l'Encyclopédie de Diderot et d'Alembert. Proche de Louis XVI lors de son avènement au trône, il intrigua dans le but d'obtenir le ministère de la guerre, puis de la Marine. Bel exemplaire sur vergé fort relié aux armes de la Maison de France.
In-8 (191 x 120 mm), plein maroquin rouge de l'époque, dos lisse entièrement orné d'une guirlande de fleurons dorés, plats encadrés de triples filets d'encadrement avec fleurons d'angle, armes de Marie-Antoinette dorées au centre, roulette sur les coupes, dentelle sur les chasses, tranches dorées, 24 p., (1) f. blanc. Précieux exemplaire aux armes de Marie-Antoinette: l’éloge funèbre de sa propre mère l’archiduchesse d’Autriche, dont la reine de France était l’une des seize enfants. Fille aînée de l’empereur Charles VI, Marie-Thérèse d'Autriche (Vienne, 1717-1780) est entrée dans la mémoire collective comme l’une des grandes monarques de son siècle. L’auteur de cet éloge est le juriste et homme de lettres Joseph von Sonnenfels (1732-1817). Issu d’une famille juive convertie au christianisme, il est l’un des principaux représentants autrichiens de la doctrine du despotisme éclairé. Il avait amorcé une triple carrière d’enseignant, d’homme de lettres et de juriste sous Marie-Thérèse, qui le nomma au Conseil de Bohême, puis à la Cour d’Autriche et au Conseil d’étude et de censure. Le traducteur Pierre Alexandre de Rivals, ancien Garde du Roi, devint sous-lieutenant de Maréchaussée de Bourgoin en Dauphiné en 1789. (Cf. M.-A. Arnould, "Les oraisons funèbres de Marie-Thérèse" in 'Bulletin de la Classe des lettres et des sciences morales et politiques', T. 66, 1980, p. 455-486). WorldCat ne recense que 5 exemplaires de cet ouvrage dans le monde: un à Harvard, quatre à la BnF. Un de ces exemplaires de la BnF possède une reliure aux armes du comte de Vergennes, dédicataire de cet ouvrage. Les armes frappées ici figurent à l’identique sur les reliures de plusieurs exemplaires appartenant à Marie-Antoinette conservés au château de Versailles dont: 'Les Lacunes de la philosophie', par François Louis d’Escherny (1783), reproduites sur le site du château: lescarnetsdeversailles.fr/2020/04/les-lectures-de-marie-antoinette/. Quelques infimes épidermures. Très bel exemplaire.
157917643Lutetiae, apud Marnerum Patissorum typographum Regius, in officina Roberti Stéphani, 1579 ; deux parties avec titre propre reliées en un volume in-8, veau marbré, dos à nerfs décoré et doré avec le chiffre de Mathieu Molé, armes de Mathieu Molé au centre des plats ; (12)-136 pp. , (6) p. , (1) f. blanc ; 292, (12) pp.volume in-8, veau marbré, dos à nerfs décoré et doré avec le chiffre de Mathieu Molé, armes de Mathieu Molé au centre des plats ; (12)-136 pp. , (6) p. , (1) f. blanc ; 292, (12) pp.