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1829385231829 In-8 (207 x 127 mm). plein veau glacé vert sapin orné dun riche décor romantique, dos à 4 faux-nerfs garnis de triples filets dorés, fer spécial doré répété entre-nerfs, filets et palettes à froid et dorés, grand décor à la plaque estampé à froid sur les plats dégageant un médaillon central encadré dun jeu de filets dencadrement dorés, roulette sur les coupes, dentelles sur les chasses, gardes de papier marbré, tranches dorées (reliure de l'époque signée Thouvenin), x, (-11), 171 p. Paris, Vezard & Cie, 1829.
1699DEZ-6951Constantinople (Amsterdam), sans éditeur, sans date (1699). 2 parties en 1 volume in-12, en plein veau postérieur (deuxième moitié XVIIIème), au dos lisse orné de fleurons dorés et aux plats ornés d'armoiries dorées, avec couronne de comte, non identifiées. 2 ff, 205-(1) pp, 229-(1) pp. Illustré d'un frontispice, et de 10 planches en taille douce représentant les favorites. Craquelures aux dos, frottements au mors, restaurations aux mors, aux coiffes, aux coins et sur le plat inférieur, rousseurs.
177524593A Amsterdam, s.é., 1772. Un vol. au format in-8 (202 x 132 mm) de 1 f. bl. et 290 pp. Reliure de l'époque de plein veau marbré havane, armes dorées de Froulay de Tessé portées au centre de chacun des plats, dos à nerfs orné de files gras à froid, doubles caissons d'encadrement dorés, fleurons dorés, pièce de titre de maroquin tabac, titre doré, palette dorée en tête et queue, dentelle dorée sur les coupes, tranches mouchetées.
1660343361660 In-12, plein veau brun de l'époque, dos à 5 nerfs orné de caissons dorés aux petits fers, roulette sur les coupes, armes dorées au centre des plats (coif. inf. usée, qqs pet. accrocs), (10), 48 p., 204 f., (127) p. d'index, titre frontispice gravé, marque "à la Foi" au titre et en colophon. Parisiis, apud Carolum Savreux [Paris, Charles Savreux], 1660.
185458Paris, 1619 fort vol. in-folio, [6] ff. n. ch. (titre, dédicace au clergé de Rouen, préface, titre de relais), 1104 pp., [8] ff. n. ch. d'index et de colophon, maroquin vieux rouge, dos à nerfs cloisonné et fleuronné, encadrement de triple filet doré sur les plats, armes au centre, double filet doré sur les coupes, tranches dorées sur marbrure, dentelle intérieure (rel. du XVIIIe s.). Petits frottements sur les nerfs.
YTB-85Paris 1754-1765. 18 volumes in-12, maroquin rouge, triple filet doré sur les plats, armoiries dorées au centre, dos à nerfs orné, dos des tomes XV et XVI ornés des pièces d’armes de la Reine de France Marie Leczinska, filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure royale armoriée de l’époque. 163 x 98 mm. EDITION ORIGINALE FORT RARE DONT L’IMPRESSION REALISEE SUR L’ORDRE DE MESDAMES DE FRANCE FUT ETALEE SUR 25 ANNEES, DE 1754 A 1769. Les deux derniers volumes imprimés en 1769, après la mort de la reine Marie Leczinska survenu à Versailles le 24 juin 768 sont ici évidemment absents. Mesdames de France confièrent à Simon Linguet (1736-1794) et Jacques Hardion la charge de rédiger cette « Histoire Universelle ». Hardion fut le bibliothécaire du roi Louis XV, membre de l’Académie et précepteur des enfants de Louis XV en histoire et littérature. EXEMPLAIRE OFFERT A LA REINE DE FRANCE MARIE LECZINSKA, RELIE EN MAROQUIN ROUGE A SES ARMES. Marie-Charlotte-Sophie-Félicité Leczinska, seconde fille de Stanislas Leczinski roi de Pologne, et de Catherine Opalinska, naquit à Breslau le 23 juin 1703 et partagea pendant son enfance les vicissitudes qui avaient réduit son père, détrôné, à se réfugier en Suède, en Turquie et enfin en France, où il s’était fixé près de Wissembourg en Alsace (1719) ; une intrigue de cour la tira de la médiocrité où elle vivait et lui fit épouser Louis XV à Fontainebleau le 5 septembre 1725. La nouvelle reine, de sept ans plus âgée que son mari, bien que très attachée au roi, ne sut pas le retenir, et tandis que la Pompadour puis la Du Barry prenaient sur lui l’influence que l’on sait, cette reine intelligente vertueuse, et droite se tourna vers la religion et mourut enfin d’une maladie de langueur à Versailles le 24 juin 1768. Elle avait eut dix enfants, deux garçons et huit filles ; trois moururent en bas âge et trois autres avant elle ; seules, quatre de ses filles lui survécurent. La reine, qui cherchait à tromper l’ennui de sa solitude, s’était formé une bibliothèque composée presque uniquement d’ouvrages de piété ou d’histoire dont la plupart furent reliés par Pasdeloup. Deux des volumes portent au dos les chiffres de la reine et plusieurs sont imprimés sur très grand papier de Hollande. Précieux ensemble entré en possession de Madame Sophie après la mort de la reine qui en fit présent à l’une de ses proches qui écrivit cette note en tête des deux premiers volumes : « Ce livre ma été donné par Madame Sophie, 12 mo, 18 vol. Exemplaire de feu la reine » Sophie-Philippine-Elisabeth-Justine de France, huitième enfant de Louis XV, née à Versailles le 27 juillet 1734, fut appelée Madame Cinquième jusqu’en 1745, date à laquelle elle prit le nom de Madame Sophie ; très timide, elle vécut très effacée et mourut à Versailles le 3 mars 1782, léguant une partie de sa bibliothèque à la marquise de La Porte de Riants, sa dame d’honneur.
217806Paris, Debécourt, 1840 in-8, VIII pp., 416 pp., un f. n. ch. d'errata, avec un tableau à double page hors texte, basane fauve racinée, dos lisse orné de filets, guirlandes et fleurons dorés, pièce de titre brique, simple filet doré sur les coupes, tranches marbrées (reliure de l'époque). Coiffes et coins frottés, des mouillures "in initio".
YTB-103Paris, Didot, Nyon..., 1751, 6 volumes in-12, maroquin rouge, triple filet doré encadrant les plats, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs richement ornés, pièces de titre et de tomaison en maroquin vert, filet or sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées. Reliure armoriée de l’époque. 166 x 96 mm. Les Négociations précédant le Traité de Westphalie dédicacées « A Monseigneur Amelot Ministre et secrétaire d’Etat du roi Louis XV » reliées en maroquin rouge de l’époque aux armes de la Comtesse de Provence (1753-1810). Le 24 octobre 1648 sont publiés les traités négociés dans les semaines précédentes en Westphalie. Ces traités mettent fin à l'interminable guerre de Trente Ans qui a saigné à blanc l'Allemagne. Ils se soldent par l'émiettement politique de celle-ci. Les deux grands vainqueurs du conflit sont la Suède, devenue la principale puissance de la mer Baltique, et la France, son alliée, désormais sans rivale en Europe occidentale. La France est confirmée dans la possession des Trois-Évêchés de Metz, Toul et Verdun, ainsi que de la plus grande partie de l'Alsace à l'exception notable de Strasbourg que Louis XIV va annexer quelques années plus tard, Dix ans plus tard, en 1659, la paix des Pyrénées et la paix du Nord allaient confirmer sa prépondérance en Europe. La réorganisation de l'Europe centrale instituée par les traités de Westphalie va perdurer jusqu'à la Révolution française, 150 ans plus tard. On peut dire que les beautés de Dresde ainsi que Mozart, Bach, Beethoven ou encore Goethe sont les fruits des traités de Westphalie ! TRES BEL EXEMPLAIRE RELIE EN MAROQUIN ROUGE DE L’EPOQUE AUX ARMES DE DE Marie-Joséphine-Louise de Savoie, comtesse de Provence. « Animée d’un esprit très libéral, Louise de Savoie eut son heure de faveur populaire, en défendant au début de la Révolution ce qu’elle-même appelait alors les « droits de la nation, et le bruit des explications assez vives qu’elle eut avec la reine Marie-Antoinette lui valut plus d’une fois les applaudissements de la foule. La comtesse de Provence eut le goût des Lettres et des Arts. Sa bibliothèque avait été composée avec beaucoup d’intelligence » (E. Quentin Bauchart, II, pp. 309-330).
183624562Caen / Paris / Rouen, A. Hardel / Lance / Frère, 1836. Un vol. au format in-8 (207 x 138 mm) de 427 pp. et 1 f. n.fol. Reliure de l'époque de demi-maroquin La Vallière, double filet verticaux dorés à froid porté sur les plats, dos à nerfs orné de filets gras en noir, filet maigre à froid sur les nerfs, caissons occupés par un entrelacs de chiffres dorés surmontés d'une couronne comtale, titre doré, date dorée en queue, tranches mouchetées.
10651Amsterdam [Paris], Arkstée & Merkus, 1757 [1754]. Trois volumes in-4 (254 x 192 mm), 2 ff. n. ch., LXIV pp., 502 pp., 1 f. bl. ; VI pp., 579 pp. ; 3 ff. n. ch., 617 pp., 1 f. n. ch., 142 pp. Veau fauve marbré, triple filet à froid d'encadrement sur les plats, armes au centre, dos à nerfs orné, pièces de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin vert, double filet doré sur les coupes, fente de 3 cm à un mors, une coiffe et un coin restaurés (reliure de l’époque).
173120905Douay J.-F. Willerval 1731 -in-4 plein-veau 3 parties en 1 volume, reliure plein veau brun raciné in-quarto (binding full calfskin in-4) (26 x 19 cm), RELIURE D'EPOQUE, dos à 5 nerfs (spine with raised bands) décoré "or" et à froid (gilt and blind stamping decoration), titre frappé "or", pièce de titre sur fond bordeaux foncé avec filet "or" et filet perlé "or" en encadrement, roulette "or" (avec manques de dorure) en place des nerfs avec un filet à froid de part et d'autre des nerfs, filet or en tête et en pied, entre-nerfs au double C couronné "or" dans un encadrement à filet et filet perlé "or" avec rinceaux "or" aux angles, Coiffes absentes, mors supérieur et inférieur du 1er plat fendus sur 3 cm, mors supérieur du 4ème plat fendu sur 6 cm, coins écornés, toutes tranches lisses jaspées rouges, PLATS ARMORIES, plats avec les Armoiries "or" (au centre) de : (Armoiries de Cardinal avec chapeau de prêtre à bords larges, muni de cordelettes à trente glands, L'écu représentant les armoiries de la famille d'Orléans surmonté d'une couronne de comte) LOUIS-ETIENNE DE SAINT-PHAR, légitimé, comte de Saint-Phar, abbé de Livry, prieur à Saint-Martin-des-Champs FILS NATUREL DU ROI PHILIPPE D'ORLEANS (LOUIS XVIII) et de Madame Etiennette Le Marquis, texte en vieux françois, l'APPENDIX est en latin, sans illustrations (no illustration) excepté une vignette "marque de l'Editeur" en bas du titre gravée sur bois en noir + Bandeaux, lettrines et culs de lampes Historiés gravés sur bois en noir, quelques mouillures périphériques claires, plus importante sur les 20 dernière pages, mais ne génant à aucun moment la lecture du texte, (8 p. de préface + 2 p. privilège + 450 + 76 + (2) + 82 + 8 p. de tables) pages, 1731 Douay : J.-F. Willerval Editeur,
1693DEZ-7233Sur l'Imprimé à Paris, Jean Anisson, 1693. 2 volumes in-12 en plein veau glacé au dos à nerfs orné de filets d'encadrement et fleurons dorés, aux plats orné d'un double filets d'encadrement avec en leurs centres les armes frappés d'or de Paulin Prondre de Guermantes. Faux-titre et titre, XX, 538 pp ; faux-titre et titre, VIII, 400 pp, (44) pp non chiffrées de table des matières et privilèges du roi. Illustré du portrait du cardinal en frontispice. Edition sortie la même année que l'originale. Mors des plats supérieur fendus sur la longueur mais restent solide, fentes aux autres mors, 3 coiffes arasées. deux coins frottés, papier légèrement jauni, rousseurs.
39875A Amsterdam, aux dépens de la Compagnie, 1750. 4 tomes reliés en 2 volumes in-12, LVI-348; 346; 296; 372-[3]p. Reliures aux armes plein veau glacé, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison rouges.
220635Paris, P. L'Huillier, 1580 petit in-8, 24 ff., sign. Aa-Bb-C, maroquin cerise, dos à nerfs, armes dorées poussées en écoinçon sur les plats, double filet doré sur les coupes, tranches dorées, large encadrement de pointillé et guirlandes dorés sur les contreplats (Petit, sucr. de Simier).
1775AMO-3759A Genève, chez les libraires associés, 1775 3 volume in-4 (26 x 20 cm) de (4)-IV-III-VIII-719, (4)-VIII-662 et (4)-VIII-658 pages. Portrait de l'auteur en frontispice du premier volume (dessiné par Cochin et gravé par L. Le Grand). Au tome I : 1 gravure hors-texte (livre I) + 1 grande carte repliée + 1 bandeau à l'eau-forte par Marillier + 1 gravure hors-texte (livre IV). Au tome II : 1 gravure hors-texte (livre VII) + 2 cartes repliées + 1 bandeau à l'eau-forte par Marillier + 1 gravure hors-texte (livre X). Au tome III : 1 gravure hors-texte (livre XIV) + 1 carte repliée + 1 bandeau à l'eau-forte par Marillier + 1 gravure hors-texte (livre XV) + 1 gravure hors-texte (livre XVIII). Soit 1 portrait, 7 gravures hors-texte (avant la lettre), 3 bandeaux et 4 cartes. Collationné complet. Reliure de l'époque plein veau caramel, dos à nerfs orné aux petits fers, pièce de titre de maroquin rouge, pièce de tomaison de maroquin olive. Reliures très décoratives et solides. Usures de surface sur les plats du premier et deuxième volume (épidermures stoppées), petits manques de cuir et petite galerie sans gravité, petites piqûres de vers en queue du dos du premier volume. Malgré ces quelques défauts l'ensemble reste très décoratif et parfaitement solide. Intérieur très frais. A noter une mouillure en marge intérieure des trois premiers feuillets du premier volume et les derniers feuillets du même volume avec mouillure marginale saine (à quelques feuillets seulement). Exemplaire relié à l'époque aux armes (en queue) d'un membre de la famille de Damas (?) ou d'Aubusson (?). Première édition au format in-quarto. Cette édition est bien complète en 3 volumes in-quarto (il n'y a pas d'atlas pour cette édition). Elle reprend le corpus de l'édition en 7 volumes in-8, avec les passages supprimés réintégrés ici au bas des pages sous forme de variantes. La première édition de ce magistral ouvrage a paru pour la première fois en 1770. "Véritable encyclopédie de l’anticolonialisme au XVIIIe siècle" ce texte entre dans la catégorie des "Voyages philosophiques" et représente un prétexte à des réflexions sur la "loi naturelle" et dénonce tout à la fois despotisme, cléricalisme, esclavage et colonialisme. L'ouvrage est toujours décrit par les commentateurs comme une « machine de guerre » contre le pouvoir en place. Pour la rédaction de cette encyclopédie Raynal eut recours à la collaboration de nombreux informateurs et collaborateurs écrivains tels que le Baron d'Holbach ou Diderot, à qui on attribue une part importante des textes. Interdite en 1772, l’Histoire des deux Indes sera à nouveau publiée par l’abbé Raynal dans une nouvelle édition en 1774 qui est immédiatement mise à l’Index par le clergé. C’est en 1780 qu’il publie sa troisième édition de l'Histoire des deux Indes, encore plus virulente que les deux précédentes et qu’il avoue implicitement comme étant de lui en y faisant graver son portrait en frontispice. Condamné par le Parlement de Paris, l’ouvrage est brûlé par le bourreau en place publique, ce qui lui assure un succès considérable. L’Histoire des deux Indes a également été l’occasion de la Lettre apologétique de l’abbé Raynal à Monsieur Grimm (1781) de Diderot (qui aurait écrit au moins un tiers de l'ouvrage, selon Grimm). Dans cette lettre Diderot écrit : « Raynal est un historien comme il n'y en a point encore eu, et tant mieux pour lui, et tant pis pour l'histoire. Si l'histoire avait, dès les premiers temps, saisi et traîné par les cheveux les tyrans civils et les tyrans religieux, je ne crois pas qu'il en fussent devenus meilleurs; mais ils en auraient été plus détestés, et leurs malheureux sujets en seraient peut-être devenus moins patients... Le livre que j'aime et que les rois et leurs courtisans détestent, c'est le livre qui fait naître des Brutus... » Dans notre exemplaire une note manuscrite de l'époque révolutionnaire indique : "Le Parlement de Paris proscrivit, le 25 mai 1781, l'Histoire philosophique de l'abbé Raynal, et ordonna que cet ouvrage fût brûlé. Il décréta même l'auteur de prise de corps. L'abbé Raynal se vit donc forcé de s'enfuir précipitamment de France. Le 15 août 1790, l'Assemblée nationale, sur la rédaction proposée par les députés Voidel et Maloüet, annula, comme contraire aux droits naturels et imprescriptibles de l'homme, le décret lancé par le Parlement de Paris contre l'abbé Raynal et son Histoire philosophique (v. Oeuvres d'André Chénier, 2e vol., p. 119)." (note manuscrite ancienne sur le faux-titre du premier volume). "It became a key text of the American Revolution, and Raynal became a correspondent of Franklin, Jefferson, and Adams." "Un des ouvrages clefs de la crise de l'Ancien Régime" (Michel Delon, in En Français dans le texte) "Celui qui abdique lâchement sa liberté, se voue au remords et à la plus grande misère qu’un être pensant et sensible puisse éprouver. S’il n’y a, sous le ciel, aucune puissance qui puisse changer mon organisation et m’abrutir, il n’y en a aucune qui puisse disposer de ma liberté. [...] L'esclavage est l'état d'un homme qui, par la force ou des conventions, a perdu la propriété de sa personne, et dont un maître peut disposer comme de la chose. [...] La liberté est la propriété de soi; on distingue trois sortes de libertés: la liberté naturelle, la liberté civile, la liberté politique; c'est-à-dire la liberté de l'homme, celle du citoyen et celle d'un peuple. [...] L'homme est aux prises avec la nature; sans cesse il la modifie, et sans cesse il est modifié. [...]." (extraits). Provenance : A. Leclerc, 1885 (étiquette). Armes dorées en queue des dos (mariage - non identifiées - non reconnu par O.H.R. qui les cite pourtant sous la planche n°888, figure n°3). Armoiries peut-être d'une ancienne famille de Bourgogne ? (provenance bourguignonne pour les volumes concernés). Par ailleurs O.H.R. les mentionne sur une Histoire de Bourgogne), peut-être les armes d'une branche de la famille de Damas (à la croix ancrée) ou d'Aubusson. Les présents volumes de Raynal ont été acquis également en Bourgogne ce qui laisserait supposer l'hypothèse "de Damas" plus pertinente. Références : A. Feugère, Bibliographie critique de l'abbé Raynal, 40 ; En français dans le texte, 166 ; Bel exemplaire relié aux armes à l'époque de cet ouvrage très important du Siècle des Lumières, dans son format le plus majestueux.
1699AMO-2428Paris, chez Florentin et Pierre Delaulne, 1699 1 volume petit in-8 (16 x 9,5 cm), de (1)-378-(4) pages. Vignette à mi-page portrait de Louis XIV gravé par Crespy. Reliure du début du XVIIIe siècle aux armes du Comte d'Hoym (1694-1736). Plein veau caramel, dos à nerfs orné aux petits fers dorés, roulette dorée en encadrement intérieur des plats, tranches rouges, gardes peigne. Exemplaire en bon état malgré des mors fendus ou fragiles avec manque et réparations de fortune plus récente. Coins usés. Intérieur complet et assez propre. Quelques salissures sans gravité. Provenance : Exemplaire de la bibliothèque de Charles-Henry comte d'Hoym (1694-1736), ambassadeur de Saxe-Pologne en France et célèbre bibliophile. ÉDITION ORIGINALE. Qui se souvient aujourd'hui, après plus de trois siècle, que l'auteur malheureux de l'Histoire amoureuse des Gaules, Bussy-Rabutin, celui-là même qui paya cette belle plaisanterie qui distrayait alors toute la cour sur le dos des amours de Louis XIV, écrivit pour le loisir de ses enfants une Histoire en abrégé de Louis le Grand ? Personne, ou presque. Bussy-Rabutin meurt le 9 avril 1693. L'Histoire de Louis XIV qu'il livre ici de manière posthume (publiée par ses enfants) s'arrête donc à l'année 1692. Il restait au Roi Soleil 23 années de règne. La lecture de cet Abrégé n'est pas indigeste, bien au contraire, on y trouve une intéressante chronologie des jeunes années du Roi et des années de guerre. Bussy-Rabutin semble tout à fait impartial avec celui qui le condamna à rester loin de la cour dans son château de Bourgogne pendant plus de 17 ans. Bussy-Rabutin était un militaire, rempli d'orgueil et d'un amour irraisonné pour les honneurs. Ceci l'emporta sur le ressentiment et l'envie de vengeance qu'il aurait aisément pu déployer dans ces pages posthumes. Le texte imprimé diffère sensiblement du manuscrit d’où cette Histoire a été tirée. Le manuscrit autographe est conservé à la Bibliothèque nationale de France (n.a.f. 4208) sous le titre de Discours du comte de Bussy a sa famille sur le bon usage des prosperités. "Dernière étape d’un parcours littéraire hors du commun, le Discours du comte de Bussy à sa famille sur le bon usage des prospérités date de 1692. Il témoigne avec éclat de la maîtrise d’un art d’écrire assidûment cultivé durant les années d’exil. Sa richesse a pourtant longtemps été masquée par l’Histoire en abrégé de Louis le Grand, publiée en 1699 et dont il a fourni la matière – Bussy avait écarté l’idée même de publication, préférant réserver la lecture de son manuscrit à quelques lecteurs habilement choisis, dont le roi. Soigneusement calligraphié, le manuscrit autographe compte 136 pages et se divise en quatre parties fort inégales : trois Vies en abrégé (le cardinal Mazarin, la chancelier Le Tellier, le duc de Beauvillier) et une Histoire en abrégé de Louis le Grand quatorziesme du nom qui développe sa chronologie des folios 17 à 136. En dépit de ce déséquilibre, le texte doit être lu en son entier tant sa composition est soigneusement méditée. Premièrement, le choix des biographies semble concentrer les prospérités sur le règne de Louis XIV, autour de la figure duquel toute l’œuvre est organisée, comme si ses sujets n’avaient d’histoire que la sienne. Deuxièmement, cette construction suggère un parallèle avec Les Illustres malheureux, où Bussy occupe la place d’honneur. Au fond, il s’agit ici de l’auteur et de sa relation avec le roi. La singularité du Discours tient à la construction d’une œuvre littéraire pour conforter un statut qui n’est pas celui d’auteur, ainsi que l’indique le choix de la forme du discours : Bussy n’écrit pas en historien et encore moins en historiographe. Il a bel et bien pris acte du refus par le souverain de ses offres de service, d’où cette appropriation du genre de l’exemplum. En revanche, il ne désespère pas sinon de regagner sa faveur, du moins d’obtenir de nouvelles grâces. L’adresse initiale à ses enfants, destinataires officiels d’un manuscrit conçu pour le roi, suggère que l’adoucissement de ses malheurs pourrait bien préluder à leur prospérité. À l’intelligence de la composition correspond une écriture soigneusement polie et reprise jusque sur le manuscrit destiné à circuler. Bussy travaille plus d’une année à son ouvrage. Chaque mot y est choisi, chaque nuance est voulue. Avec ses phrases courtes et coupées, le style est non pas noble, mais fier malgré l’admiration vouée au souverain, ainsi que le montrent a contrario les nombreuses corrections apportées pour l’édition partielle de 1699. Pour pleinement goûter un tel texte, il convient d’accepter la place que l’auteur a réservée à son lecteur. Or Bussy feint d’écrire à ses enfants pour mieux toucher le roi et se représente dans cette posture. Le choix d’une diffusion par le manuscrit renforce l’effet recherché par la composition. Il découle de cette mise en scène que l’éloge, sincère par nécessité, se mesure à l’aune d’une convention : nulle flagornerie, donc, dans un exercice qui crée une distance inattendue par rapport à l’objet de la flatterie. Les leçons tirées des trois Vies en abrégé proposent d’ailleurs quelques règles précieuses pour les courtisans : Le Tellier est vanté pour avoir su rester pendant l’exil de Mazarin lui rester fidèle sans se brouiller avec ses adversaires, de sorte qu’ami de tout le monde, il avait l’assurance de rester ministre… L’auteur met dans cette ultime œuvre toutes les qualités qui ont durablement assuré le succès des précédentes. Plus encore que dans l’Histoire amoureuse des Gaules, on y goûtera l’habileté de la composition et l’on n’y trouvera pas moins d’esprit que dans la correspondance car le maître épistolier, qui avait transformé son discours de réception à l’Académie en épître, développe désormais son Discours avec virtuosité. Surtout, alors que le mémorialiste semblait s’interroger sur les causes d’une disgrâce à la dureté incompréhensible, il revisite ici l’histoire avec optimisme. Car, et ce n’est pas le moindre paradoxe de Bussy, cet homme qui a encouru la prison et l’exil pour ses écrits et qui n’avait cessé d’écrire avec l’espoir de retrouver la place qu’il ambitionnait à la cour comme à la guerre, choisit d’afficher son renoncement pour mieux remplir ses vues, d’où un incipit dans la grande tradition des Mémoires nobiliaires : l’œuvre du « dévot papelard » commence par détourner une convention littéraire. Voilà décidément un Discours à redécouvrir !" (Christophe Blanquie) Références : OHR, 672 (planche des armoiries du comte d'Hoym). BON EXEMPLAIRE AUX ARMES DU COMTE D'HOYM DE L'HISTOIRE EN ABRÉGÉ DE LOUIS XIV.
YTB-100Lyon, Yvernault et Cabin, Libraires, 1807. 2 volumes in-12, maroquin vert à grain long, roulette florale dorée encadrant les plats, armoiries frappées or au centre, dos à nerfs orné de filets et fleurons dorés, coupes ornées, roulette intérieure dorée, tranches dorées. Reliure attribuée à Simier. 174 x 95 mm. L’exemplaire de Louise Marie Thérèse d’Artois, fille du duc de Berry et petite-fille du roi Charles X, relié à ses armes. RARE EDITION, INCONNUE DE BENGESCO (qui ne cite que celle de Londres Stockdale, 1807) DE LA « première œuvre historique de Voltaire », ORNEE D’UN PORTRAIT DU ROI CHARLES XII. Brunet, VI, 27681 ; M. N. Bouillet, Dictionnaire universel, I, p.390. PRECIEUX ET BEL EXEMPLAIRE CONSERVE DANS SA RELIURE EN MAROQUIN VERT A GRAIN LONG REALISEE PAR SIMIER AUX ARMES DE LOUISE MARIE THERESE D’ARTOIS (1819-1864). « Troisième enfant de Charles Ferdinand d’Artois, duc de Berry et de Marie Caroline de Bourbon Sicile, Louise Marie Thérèse d’Artois prit le titre de comtesse de Rosny en 1830 à la chute de Charles X, son grand-père. Elle épousa Ferdinand Charles de Bourbon qui devint duc de Parme en 1849. Après l’assassinat de son époux en 1854, elle exerça la régence du duché de Parme jusqu’à la majorité de son fils. Chassée par une insurrection en 1859 elle mourut à Venise en 1864. » (O. Hermal, pl. 2556). Provenance : Bibliothèques de Louise Marie Thérèse d’Artois (Armoiries) et Claude Broquisse, avec ex-libris ; présence d’un ex-libris manuscrit à 2 reprises « Emilie ».
In-12, plein veau brun de l'époque, dos à 5 nerfs orné de caissons dorés aux petits fers, roulette sur les coupes, armes dorées au centre des plats (coif. inf. usée, qqs pet. accrocs), (10), 48 p., 204 f., (127) p. d'index, titre frontispice gravé, marque "à la Foi" au titre et en colophon. Deuxième édition augmentée de cette 'Histoire et Concorde des quatre Evangiles', la première du genre, composée par Antoine Arnauld. Sur l'importance de cet ouvrage qui s'inscrit dans les premiers travaux latins de Port-Royal, "dont le rôle ultérieur sera immense" et qui "donnera sa structure aux grands commentaires publiés plus tard, 'selon la Concorde' des Evangiles", cf. J.-R. Armogathe, 'Le Grand siècle et la Bible', p. 347 sq. Beau titre frontispice d'Eustache Le Sueur gravé par Karl Audran (daté de 1660), marque "à la Foi" au titre et à pleine page au colophon. L'index géographique de Nicolas Sanson est pourvu d'une page de titre particulière à la date de 1659. (Barenne, 'Bibliothèque de Port-Royal', p.182). Provenance: Jean-Pierre-Marie de Ruolz, seigneur des Trois-Fourneaux, fils du bailli du Vivarais, établi à Lyon, devenu avocat au Parlement et conseiller au Présidial de cette ville avec ses armes dorées sur les plats. (O.H.R., pl. 1985). Bel exemplaire, bien relié à l’époque.
213068Paris, Debure l'aîné, 1782 in-8, 259 pp., [3] pp. n. ch. de table et de privilège, basane fauve marbrée, dos lisse cloisonné et fleuronné, pièce de titre cerise, simple filet doré sur les coupes, tranches rouges (reliure de l'époque). Qqs épid. et taches sur les plats, coins usés.
20289Antverpiae excudebat Aegidius Radaeus [Anvers, Gilles van den Rade], 1584. In-8, 285-[15] pp. et [1] f. bl. (A-T8), vélin souple de l'époque, armes dorées de Jean-Auguste Thou au centre de plats, tranchefiles à passe, dos long avec titre doré, tranches jaunes (quelques taches et petites rousseurs éparses, doublures, gardes, 1er et dernier ff. postérieurs).
233862Paris, Alexandre Jombert Jeune (de l'Imprimerie de François Ambroise Didot l'aîné), 1783 2 parties en un vol. in-4, [7] ff. n. ch. (faux-titre, titre, dédicace, table), 116-60 pp., un feuillet non chiffré (approbation et privilège), avec une belle vignette en-tête héraldique en couleurs, et 11 très belles planches dépliantes insérées sur le mode de collettes summitales, très finement gravées et colorisées par Louis-Martin Bonnet, sous serpentes, légendées chacune d'un feuillet de texte ; exemplaire dans lequel il y a interversion alternante des ff. 33-34 à 39-40 de la première partie, sans manque, veau fauve écaille, dos lisse orné, tranches marbrées (reliure de l'époque). Mors restaurés.
174028385A Londres, chez Jean Nourse, 1740. Un vol. au format in-12 (168 x 103 mm) de 2 ff. bl., 5 ff. n.fol., 465 pp. et 1 f. bl. Reliure de l'époque de plein veau glacé et moucheté brun, armes ducales dorées au centre de chacun des plats, dos à nerfs orné de filets gras à froid, caissons d'encadrement dorés, larges fleurons dorés, semis d'étoiles, de cercles et de pointillés dorés, titre doré, palette dorée en queue, roulette dorée sur les coupes, tranches mouchetées.
1553DEZ-6845Parisiis, Apud Carolam Guillard, Viduam Claudii Chevallonii et Gulielmum Desboys, sub sole aureo, in via divi Iacobi, 1553. IN-4 en pleine basane au dos à nerfs orné de fleurons dorés au centre et en écoinçons et aux plats décoré d'un double encadrement de filets dorés avec écoinçons pour le second et armorié du blason de la famille de Jouven au centre. Pagination sur deux colonnes : Exemplaire incomplet des 4 dernières pages. 24 ff non chiffrés dont titre gravé, sommaire, et table, 12 pp sur deux colonnes pour "Iustiniani vita", 1 f. non chiffré avec au verso un bois gravé. 880 pp. Frottements et épidermures sur la reliure. Manque de cuir au caisson de tête, mouillure étroite sur les bords des pages de 28 premiers feuillets et trou de vers sur les 28 premiers feuillets. Incomplet des 4 dernière pages.
c7082Amstelodami, Apud Danielem Elzevirium, 1664 ; petit in-12°, plein veau blond , dos à nerfs orné à 5 compartiments du fer doré des armoiries de Proust de Chambourg, tranches dorées, titre doré ; (12) pp. ( titre-frontispice gravé, titre,épitre, index), 644pp.Quelques traces pales de mouillure, petite restauration en marge de 2 feuillets, sans manque de texte, reliure frottée avec manques aux coiffes coupes et coins et en bordure du 2ème plat.
1770DEZ-2127Paris, Bailly, 1770. In-12, plein veau, dos à nerfs orné de fleurons et de filets dorés, toutes tranches rouges, coupes ornées, faux-titre, titre, XX, 470 pp. Ouvrage aux armes de la famille Loucelles. Certains coins émoussés, coupes en partie usées, manque pièce de tomaison, 2 petits trous de ver sur les mors, quelques épidermures sur le plats, cahiers déréglés, mouillures dans les coins inférieurs et dans la marge supérieur, surtout visibles en début et fin de volume, tome I seul.