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3 pièces réunies en un volume in-8, broché, papier marbré ancien, mouillure claire en coin. Edition originale. Portrait, planche gravée pliée hors texte. Compte rendu du procès et de pièces sur la rocambolesque évasion de Lavalette, ancien aide de camp de Napoléon, condamné à mort lors du retour des Bourbon. Cette affaire, qui passionna l'opinion publique, eut un grand retentissement.
2 ouvrages reliés en un volume in-8 (195 x 124 mm), plein veau marbré de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre de maroquin bordeaux, triples filets d'encadrement sur les plats, roulette sur les coupes, tranches jaspées. 1- Édition originale, rare. Le premier essai politique de Robespierre, alors jeune avocat âgé de 26 ans, qu’il composa en réponse à un concours ouvert par la Société royale littéraire de Metz en 1784, et pour lequel il obtint une médaille d’or ainsi qu’un prix de 400 livres. En homme des Lumières disciple de Montesquieu et de Beccaria, sur un mode modéré mais en un style lyrique et enflammé qui sera sa marque, Robespierre critique l’arbitraire de la justice de son temps et soumet un plan de réforme de la justice pénale. Il propose de bannir le déshonneur imposé aux familles des condamnés, plaide pour la suppression de la confiscation de leurs biens, pour l’égalité devant le châtiment et pour que les bâtards puissent accéder à la condition de citoyen à part entière. (Martin & Walter, 29526/1). 2- Edition originale. L'essai, en tête du volume, composé par le juriste et académicien Pierre-Louis Lacretelle (1751-1824) fut couronné en même temps que celui de Robespierre. Devançant celui-ci, Lacretelle obtint le premier prix, Robespierre le second, mais on décida que la récompense serait la même. Si les deux mémoires comportaient "nombre d'idées semblables", de celui de Lacretelle, on vanta "la hauteur de ses considérations philosophiques et morales, la sagacité de son esprit, la justesse de ses idées et l’humanité de ses sentiments". En 1823, en publiant ses Œuvres complètes, Lacretelle revint sur cette rencontre avec Robespierre : "Rien, dans ce début, ne promettait le personnage qu’on a vu sept ans après. On pourrait croire qu’il s’ignorait encore lui-même. Il faut avoir vu toute une révolution pour savoir à quel point elle peut transformer un homme, ou plutôt développer en lui des poisons cachés et encore sans fermentation". Infimes accrocs à un mors. Très bel exemplaire, très frais, grand de marges, très bien relié à l'époque.
in-8°, 347 pp., cartonnage avec jaquette illustree en couleurs. Bel exemplaire. [NV-22]
Editions a l'Etoile 1936, In-12 broché de 220 pages. Trés bon état, en grande partie non coupé.
in-12, 287 pages, broche, couv. Dos usagé, coin decoupé a la page de titre (sans atteinte au texte) sinon bon etat. [PF-1]
PARIS, Autrement - 2000 - Coll. "Mémoires" n° 67 - In-8 - Broché - Couverture illustrée en couleurs - Cartes, illustrations NB dans le texte - 262 pages - Très bon exemplaire
RENNES, Ouest-France Université - 1986 - In-8 - Broché - Couverture illustrée en couleurs - Illustrations NB dans le texte et HT - Annexes, bibliographie - 208 pages - Très bon exemplaire Envoi de l'auteur
In-8, demi-percaline chagrinée, dos lisse orné de filets dorés, titre doré, tranches mouchetées, plats de papier marbré, xl, 463 p. "Deuxième édition revue, corrigée et considérablement augmentée" de cet état complet de l'assistance en Belgique, réalisé à la demande du gouvernement belge et édité par les soins de l'administrateur général des établissements de charité et des prisons de Belgique. La préface est signée "Ch. S. de N." = Charles Francois Soudain de Niederwerth. Bon exemplaire.
3 volumes in-8, demi-basane de l'époque (reliures dépareillées, mors frottés, coins émoussés), (4), 508 p.; (4), 462 p.et (4), 237 p. Edition originale de la tête de collection de ce périodique qui se prolongea jusqu'en 1875. Moreau-Christophe cessa de collaborer à partir de la quatrième série. I- 1670-1845. II- 1846-1856. III- 1856-1861. L'une des sources fondamentales pour l'histoire des prisons et de la réforme pénitentiaire. Chaque partie est accompagnée de tables chronologiques et alphabétiques. Moreau-Christophe cessa de collaborer à cet ouvrage à partir du quatrième tome. (Grandin, I, 567). Quelques mouillures en coin d'un volume. Reliures dépareillées, quelques rousseurs. Quelques notes de l'époque manuscrites sur papier libre. Intéressante provenance : tampon sec de la "Colonie du Val-d'Yèvre", colonie agricole pénitentiaire, ouverte en 1847 par Charles Lucas, alors Inspecteur général des prisons, pour accueillir les jeunes prisonniers, les maintenir hors de tout contact avec les prisonniers adultes et les réhabiliter par le travail agricole.
Petit in-folio oblong (410 x 280 mm), percaline vert bronze éditeur orné de motifs rocaille dorés et à froid, titre doré, 21 lithographies sur fond teinté, dont le titre. Edition originale de cet album conçu lors d'une assemblée générale des fondateurs de Mettray, le 12 mars 1843, "véritable opération de communication" pour promouvoir, sous forme d'une visite en images, la célèbre colonie agricole pour jeunes délinquants fondée Frédéric-Auguste Demetz en 1839. Les planches ont été confiées pour le dessin à Jean-Alexandre Thierry, élève de l'architecte de la colonie Abel Blouet et à Sauvé et Faivre pour la lithographie. L'album comprend le titre dans un encadrement architectural et allégorique, suivi de 20 vues de la colonie et des activités des détenus: vue générale des bâtiments, vue bucolique du village, intérieur et aménagements, salle de classe, réfectoire, dortoir, infirmerie, atelier des cordiers, exploitation de la carrière, horticulture, gymnastique, école de natation, etc. En un siècle (1839-1937), la colonie de Mettray tenta de "redresser" par le travail plus de 17.000 jeunes âgés de 6 à 21 ans, en les arrachant à la prison. Nichée au coeur de la Touraine, l'institution philanthropique sans mur, aux allures de jardin, se transforma rapidement en véritable bagne pour enfants. L'écrivain Jean Genet, y passera près de trois ans et Michel Foucault l'érigera en modèle de l'archipel carcéral. Cf. J. Bourquin et E. Pierre, 'Une visite à Mettray par l'image: l'album de gravures de 1844', in "Sociétés & Représentations", 2004/2 (n° 18), p. 207-216. Cartonnage légèrement frotté, coins émoussés, piqûres et rousseurs, soutenues sur certaines planches.
2 volumes in-4, demi-chagrin de l'époque, dos à 4 nerfs plats ornés de compartiments garnis d'un décor d'encadrement, palettes et filets dorés en tête et pied, tranches mouchetées, xxix, 778 p., (1) p. d'errata et vj, 743, (1) p. Seconde édition revue et augmentée accompagnée de tables rédigées par Berriat de Saint-Prix fils. Les commentaires de Joseph Carnot ont été largement mis à profit lors des révisions libérales du Code pénal instituées par la loi du 28 avril 1832, dans le sens d'un assouplissement du dispositif répressif, en particulier la suppression des peines corporelles, la diminution des peines et l'institution d'une échelle des peines politiques distincte de celles de droit commun. Frère de Lazare Carnot, magistrat juge à la Cour de cassation, l'auteur avait été l'un des membres de la commission chargée de réviser le Code pénal. Il fut élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1832. (Camus-Dupin, n° 2327). Ex-libris "G. Demartial" doré en pied. Bon exemplaire, frais, bien relié.
In-8, cartonnage vert amande à la Bradel, pièce de titre de maroquin rouge, titre doré en long, tranches mouchetées (rel. Laurenchet), 31 p. Compte-rendu de la mission d’enquête effectuée par Charles Lucas au cours de l'année 1838 dans différents lieux de détention pour hommes et femmes. L'auteur relate ses rencontres avec les directeurs d'établissements et avec des détenus sans rien dissimuler: la sexualité en prison, la violence et les meurtres, les malades mentaux et les traitements qui leur sont infligés, les conséquences dramatiques de l'isolement absolu... Dans le rapport, les membres de l'Académie des Sciences morales et politiques: Mignet, Blanqui, Villermé, lord Brougham, se montrent admiratifs vis-à-vis du travail effectué, mais regrettent, qu'au niveau de la forme, Ch. Lucas soit rentré dans des "tableaux qu'on devait se dispenser de retracer, afin qu'un voile de pudeur soit tiré sur de honteuses turpitudes". Rousseurs. Tiré à part de la "Revue de législation et de jurisprudence".
A Paris de l'Imprimerie Impériale Avril 1806. In-4 broché sous couverture d'attente. 16 pages pour le rapport fait à l'Empereur par le Ministre du Trésor Public MOLLIEN + 133 pages de tableaux pour les recettes et dépenses du Trésor Public. Du plus grand intérêt pour l'étude, entre autres, du budget de l'armée Napoléonienne , Ministère de la Guerre, Ministère de la Marine, Bagne, Divisions militaires, Arrondissements maritimes, Départements, Institutions etc... La couverture d'attente est abimée, tranches salies, une trace d'humidité en partie supérieure de quelques pages, quelques traces ou rousseurs. Malgré les défauts signalés, le corps de l'ouvrage sur papier fort est en bon état. Rare.
In-4, plein veau bleu nuit de l'époque, dos et plats ornés de filets dorés d'encadrement, tranches jaspées, xxiv, (2), 222 p. Édition originale. Important rapport et source fondamentale sur le sujet, soumis par le garde des Sceaux de la période Jules Dufaure, accompagné d'un appareil statistique très complet. C'est en tant que garde des Sceaux que J. Dufaure a contribué à la création du droit administratif français. Il avait été élu à l'Académie française en 1863.
in-12, 254 pp., broché. Bon état (dos défraichi). [RE-3][BL-4][BAT-3]
In-8, demi-chagrin, dos à nerfs orné d'un décor de caissons à froid, 136 pp. Edition originale.
4 tomes en 3 très forts volumes in-4, demi-chagrin de l'époque, dos à 4 nerfs plats ornés de compartiments garnis d'un décor doré d'encadrement, de palettes et filets dorés en tête et pied, tranches mouchetées. Seconde édition, revue, corrigée et augmentée. Les troisième et quatrième volumes, qui contiennent la table générale, ont été donnés pour prolonger l'ouvrage aux institutions de la Restauration et de la Monarchie de Juillet. Selon Camus-Dupin (n° 2326): "Le commentaire le plus étendu qui ait encore paru sur le Code d'instruction criminelle". Les travaux de Joseph Carnot ont été largement mis à profit lors des révisions libérales du Code pénal instituées par la loi du 28 avril 1832, dans le sens d'un assouplissement du dispositif répressif, en particulier par la suppression des peines corporelles et l'institution d'une échelle des peines politiques distinctes de celles de droit commun. Frère de Lazare Carnot, magistrat juge à la Cour de cassation, l'auteur avait été l'un des membres de la commission chargée de réviser le Code pénal. Il fut élu membre de l'Académie des sciences morales et politiques en 1832. Ex-libris "G. Demartial" doré en pied. Bon exemplaire, frais, bien relié.
In-8, demi-veau havane de l'époque, dos à 4 faux-nerfs plats ornés d'un jeu de filets dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bleu, tranches marbrées (petits accrocs à la coiffe sup.), xlvij, 436 p. Edition originale illustrée de nombreux tableaux statistiques. Préfet de police et inspecteur général des prisons de la Seine, Moreau-Christophe entra dans le service actif des prisons après 1830. "Ses livres constituent une mine d'informations" (M. Perrot, ‘L'impossible prison’). La première partie contient le compte rendu d'une importante enquête effectuée sur le terrain à travers l'ensemble de l'institution pénitentiaire française, des maisons de dépôts aux bagnes: Classification, administration, bâtiments, les détenus, régime, etc. La seconde est consacrée à un projet de réformes "morales, matérielles et administratives", dans lequel l’auteur expose sa théorie des 4 systèmes : expiatoire, exemplaire, pénitentiaire et "obviatoire". (Coquelin & Guillaumin, II, 251. P. O'Brien, p. 329). Quelques rousseurs. Une note manuscrite signale que l'ouvrage provient de la bibliothèque de Charles Lucas. Très bon exemplaire, bien relié à l'époque.
In-8, broché, couverture bleue imprimée d'origine (qqs accrocs au dos), (2) f., 340 p. (rousseurs), exemplaire non rogné, planche gravée dépliante. Première édition française, donnée par Moreau-Christophe, de cette vaste enquête réalisée par Crawford et Russell sur les prisons d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande, publiée afin d'éclairer les législateurs français. Projets de réformes, architecture et construction des prisons, régime appliqué aux mineurs et aux jeunes détenus, les prisons militaires, la peine de mort. Tableaux statistiques. Une planche gravée hors texte représente le Tread-Mill, moulin à marcher en usage dans les prisons d'Angleterre.
Ensemble de 62 pièces reliées en 4 volumes in-8°, 3 de demi-chagrin vert, dos à nerfs et un de demi-maroquin vert, dos lisse orné d'un décor romantique doré (reliures de l’époque). Précieux recueil de 62 pièces (dont 15 en double), composé en partie de ses propres œuvres, constitué par Charles Lucas pour sa bibliothèque personnelle. Chaque volume est précédé d'un index de sa main. Charles Lucas (1803-1899) est l'homme "qui, sans conteste, pendant le XIXe siècle, a le mieux incarné les ambitions et les ambiguïtés de la réforme pénitentiaire (...) et a fondé la Science des prisons" (J.G. Petit). Il personnifia le libéralisme pénal de la Restauration, jetant les bases d'un système pénitentiaire qui récusait l'emprisonnement perpétuel. Guizot le nomma inspecteur des prisons dès le changement de régime, en 1830. Il demeura trente-cinq ans à ce poste. À partir de 1830, l'engouement pour l'amélioration du système pénitentiaire suscita des centaines d'ouvrages. Charles Lucas se constitua une très riche bibliothèque spécialisée, augmentée des nombreuses brochures que l'inspecteur général des prisons recevait. On trouve ici une importante réunion de 21 plaquettes traitant de la colonie agricole du Val d'Yèvre qu'il avait fondée, en 1841, pour recevoir des jeunes délinquants. Après avoir acheté 140 ha de marais au Val d’Yèvre près de Bourges, Charles Lucas soumit son projet au ministère de l’Intérieur qui ne le retint pas. En 1846, il décida de se lancer personnellement dans "l’aventure". La construction coûta 450.000 francs et l’Etat alloua 80 centimes par jour et par colon qui furent transférés de la prison de Fontevraud dès 1847 : 100 en 1850 puis 400 en 1860. En 1865, Charles Lucas devenu aveugle fut remplacé par son fils docteur en droit. En 1872, la colonie fut louée, puis acquise par l’Etat et "nationalisée". La loi de 1912 sur les tribunaux pour enfants entraîna une réduction progressive des effectifs jusqu’en 1924 pour le Val d’Yèvre ferma définitivement.
In-8, plein veau havane raciné de l'époque, dos lisse orné d'un riche décor Empire de compartiments ornés d'une résille, palettes et fer spécial répété, pièce de titre de veau, filets d'encadrement à froid sur les plats (un mors lég. fendu), (4), vj, 616 p. Edition originale. Le premier ouvrage d'importance de Bérenger de la Drôme, critique approfondie de la procédure et des institutions pénales françaises. L'auteur s'élève contre la multiplication des lois et des juridictions d'exception sous la Restauration et dénonce une justice pénale partiale et totalement inadaptée à l'évolution de la société et des moeurs. Cette étude pionnière jeta les bases de la loi du 28 avril 1832 qui procédait à une importante révision libérale de la "pénalité". Pair de France sous la Monarchie de juillet, Bérenger de la Drôme est avec Charles Lucas, l'un des introducteurs de la "science pénitentiaire" en France. (Dupin, n°1578). Bon exemplaire.
In-8, demi-veau havane de l'époque, dos à 4 faux-nerfs plats ornés d'un jeu de filets dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bleu, tranches marbrées, xix, (1), 499, (5) p. d'errata et table. Edition originale illustrée de nombreux tableaux statistiques. Préfet de police et inspecteur général des prisons de la Seine, Moreau-Christophe entra dans le service actif des prisons après 1830. "Ses livres constituent une mine d'informations" (M. Perrot, ‘L'impossible prison’). (Coquelin & Guillaumin, II, 251. P. O'Brien, p. 329). Quelques rousseurs. Une note manuscrite signale que l'ouvrage proviendrait de la bibliothèque de Charles Lucas. Très bon exemplaire, bien relié à l'époque.
In-8, demi-veau havane de l'époque, dos à 4 nerfs filetés or, pièce de titre de veau vert, tranches mouchetées , (4), vii, (3), 21, (1), 290 p., (2) f. d'index (rousseurs). Edition originale. Au lendemain de la Révolution de Juillet, Léon Faucher fut nommé par François Guizot, alors ministre de l'Intérieur, inspecteur Général des Prisons, avec pour mission de mettre en place une réforme du régime pénitentiaire. Très hostile à Tocqueville et Gustave de Beaumont, l'ouvrage contient la principale attaque contre le système de Philadelphie et "résume tous les arguments des adversaires du tout-cellulaire" (cf. G. Petit, ‘Ces peines obscures’, p. 235 et passim). Nombreuses pièces justificatives en annexe, statistiques, statuts, rapports, règlements, etc. (Goldsmiths, 30592). Accrocs aux coiffes, qqs épidermures, un mors fendillé.
SAINTES, Ed. Les Chemins de la Mémoire - Coll. "Mémoire et Société" - In-4 - Broché - Couverture illustrée - Très nombreuses illustrations NB dans le texte et HT - 180 pages - Bon exemplaire