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005816Antoine Bourdelle (1861-1929), sculpteur. L.A.S., 16 novembre 1921, 2p in-8 (40 lignes). Longue et importante lettre au poète André Fontainas (1865-1948). Les relations amicales entre Bourdelle et Fontainas débutent à ce moment. On sait qu'ils furent en rapport dès 1919, quand Fontainas voulut faire intégrer Bourdelle au Comité Emile Verhaeren, mais c'est bien avec le livre de Fontainas, L'Allée des Glaïeuls, que débute leur amitié. Le musée Bourdelle conserve la lettre de Fontainas datée du 15 novembre . On y apprend ainsi que c'est Marcerou, son éditeur, en avait au moins montré un exemplaire à Bourdelle. Fontainas propose de venir le rencontrer et lui offrir un exemplaire. Cette lettre est donc la réponse à Fontainas et commence par une belle phrase : « Mon cher Poète, Le maître ouvrier de pensée que vous êtes ne pouvait que m'émouvoir par ses travaux ». Et il développe ensuite sur la littérature, mentionnant Le Goffic, Jules Tellier, Francis Jammes et Mallarmé, tout en encensant Fontainas. Il est déjà en possession du livre : « j'ai votre livre qui attendra votre écriture » et propose à Fontainas de passer dès le vendredi 18 novembre au cours de sculpture à la Grande Chaumière, ce qu'il fera. Ce fut donc le début d'une grande amitié. Fontainas sera le premier à publier un livre sur Bourdelle après sa mort Texte complet de la lettre : « 16 novembre 1921 Mon cher Poète, Le maître ouvrier de pensée que vous êtes ne pouvait que m'émouvoir par ses travaux. J'adore Villon ; j'aime le dépouillé de Moréas, l'ordre rare des constructions de [Raymond] de la Tailhède. J'ai aperçu près de [Charles] Le Goffic le grand Jules Tellier et Francis Jammes m'étonna en m'accablant du titre de mon cher Poète et cher confrère parce qu'il avait lu une pièce de vers de moi que je fis sans savoir comment. C'est une joie profonde quand retentissent en moi les tracés spirituels de Mallarmé et je ne pouvais pas méconnaître le son net et qui vibre longtemps de votre forme ; et j'ai dit cela (mais en deux mots rapides) à vos éditeurs. Et j'ai votre livre qui attendra votre écriture. Maintenant si [nom gratté - probablement « Monsieur Fontainas » ] peut venir vendredi à onze heures 14 rue de la Grande Chaumière à mon atelier de sculpteurs, nous vivrions là une heure de travail - une heure de chantier dans l'entrechoc ardent des droites et des courbes - où s'étend sur la croix tout le désespoir des chercheurs. Peut-être donc ce vendredi. Onze heures 15 rue Grande Chaumière aux Ateliers Bourdelle = J'y serai = bien en admiration. Antoine Bourdelle »
192419076Paris, Librairie de France, 1924. In folio en feuilles, sous couverture rempliée illustrée par Mariano Andreu conservée sous chemise cartonnée. [8]-38-[10] pages et 14 hors-texte, chemise d'éditeur.
192425216Paris - La Renaissance du Livre éditeur 1924. Enorme in-8 relié à grande marges de 296 pages au format 20 x 4,5 x 15 cm. Magnifique reliure demi maroquin rouge, avec plats en papier marbré. Dos rond avec titre gravé et doré. Tête dorée. Livre glissé sous bel emboitâge. Intérieur parfait, à l'exception d'une petite restauration au filmoplast au bord de la page 53/54. Couvertures illustrées par Lorenzi et dos conservés. Magnifiques illustrations in et hors texte en couleurs et noir et blanc de Raphaël Kirchner, Chimot, Domergue, Jaquelux, Lorenzi, Robaudi, Bourdelle. Superbe ex-libris érotique gravé et signé, contrecollé au verso de la couverture. Tirage sur grand papier, non justifié. Superbe état, proche du parfait. Edition définitive en grande partie originale. Exemplaire unique, contenant une carte postale avec dédicace autographe de Félicien Champsaur, 2 dessins originaux à la plume sur calque, 33 dessins originaux à la plume, retouchés à la gouache, ayant servi à l'illustration de l'ouvrage, quelques-uns avec le monogramme de Raphaël Kirchner et un pastel de Bourdelle, signé, retouché aux crayons de couleur. De toute rareté.