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186020678Paris, Hachette, 1860 ; in-8, demi-maroquin à coins brun, dos à nerfs, titre et date dorés, non rogné, couvertures vertes et dos conservés (Louis Guétant) , VI, 554, [2] pp. et 341 dessins de Gustave Doré ; la page 554 est chiffrée par erreur 354.
1889AMO-3090London, John C. Nimmo, 1889 1 volume in-4 (32 x 23 cm) de 160 pages. 160 illustrations illustrations autour du texte tirées en plusieurs couleurs (bleu, noir, rouge, polychrome, violet, argent, doré, etc.). Cartonnage pleine toile bleue de l'éditeur (cartonnage usagé mais solide, usures et taches). Intérieur du volume frais. Papier Japon non rogné. Tirage spécial sur grand papier du Japon "Large Japanese Paper Edition" à 100 exemplaires seulement. Chaque exemplaire est numéroté à la plume. Celui-ci porte le numéro 85. L'édition originale française a paru chez Albert Quantin à Paris le 7 novembre 1887. A peine plus d'une année après cette édition anglaise paraît chez Nimmo à Londres. En réalité l'impression des illustrations en couleurs a été réalisée dans les ateliers parisiens d'Albert Quantin. Seul le texte semble avoir été imprimé en Angleterre chez Ballantyne et Hanson. Il faut noter également que les pages de faux-titre pour chaque chapitre du volume ont été redessinées spécialemennt par Paul Avril avec une nouvelle calligraphie du texte (pour pouvoir intégrer le texte en anglais). De même il n'existe pas de couverture illustrée pour l'édition anglaise (elle n'a pas été refaite par Paul Avril). Cependant nous avons que le tirage courant a été recouvert d'un cartonnage toile illustré sur le premier plat (différents coloris de percaline ont été observés - lie de vie - gris). Voici la liste des chapitre. Proscenium. The world and society. Arts and Literature. Home life. Study. Love. Travel. Sports. The Table. The Reverie. The country. "De tous les livres faits par l'auteur de l’Éventail avec la collaboration de Paul Avril, celui-ci est incontestablement le mieux réussi au point de vue rendu des dessins par procédés divers, héliogravure en creux et en relief, fac-similés Gillot, chromogravures typographiques, emploi des bronzes pâles, feu, orange, verts, usage des glacis de platine et d'étain alliés aux couleurs repérées, etc. Livre essentiellement nouveau que celui-ci, il faut le dire, et qui témoigne, aux yeux des gens du métier, de mille difficultés vaincues et d'audaces décoratives heureusement couronnées de succès. Le Bibliophile, en tant qu'éditeur artistique, a quelque vanité de n'avoir rien raté dans la mise en oeuvre si complexe de ce livre. Quant au texte, il n'est peut-être pas parfait pour plaire à beaucoup, car sa philosophie antimondaine, parfois même antisociale, a le défaut d'être très personnelle et par conséquent exclusive ; l'écrivain étant d'un absolutisme de pensée rigoureux que d'aucuns trouvent très souvent excessif." (extrait du Catalogue de Quelques-uns des Livres Contemporains en exemplaires choisis, curieux ou unique tirés de la Bibliothèque d'un écrivain et bibliophile parisien et qui seront livrés aux enchères les 2 et 3 mars 1894. Paris, Durel, mars 1894. n°440 pour ce commentaire). Ce livre, pour l'avoir lu attentivement malgré quelques longueurs et lassitudes nichées au sein de quelques chapitres, nous livre la pensée d'Octave Uzanne à l'aube de ses 36 ans. Jeune célibataire (L'amour), épris de libertés et d'indépendance, ayant déjà un goût prononcé pour les voyages qu'il effectuera bientôt en grand nombre, philosophe, penseur, critique et journaliste, misanthrope aussi, déjà, rêveur presque asocial par certains aspects. Voilà l'Octave qu'il nous dépeint en quelques cent cinquante pages presque toujours richement illustrées. C'est sans doute l'un des livres les plus intimistes qu'il a donné au public avec le Paroissien du célibataire publiée en 1890. Ce livre est négligé par erreur par les bibliophiles qui ne lisent pas. Il doit, au contraire, nous le croyons, occuper une place de choix dans la bibliothèques de bibliophiles qui lisent. Rare tirage de luxe sur Japon de l'édition anglaise.
183820733Paris, Bourgueleret, 1838 ; in-8 (226 x 148 mm), demi-maroquin citron à coins, dos à grand décor de rocaille dorée mosaïquée de rouge, bleu clair et vert, auteur et titre à froid, filets à froid sur les plats, tranches non rognées (reliure de l’époque); XXVII, 581 pp., [1] f. d’Avis au relieur, portrait frontispice sur chine contrecollé, 10 figures hors-texte gravées sur acier d’après les dessins de Tony Johannot, accompagnées de serpentes légendées et une centaine de vignettes gravées sur bois, dessinées par Jacque, Marville, Janet-Lange, etc. Texte encadré d’un double filet noir.
1896AMO-4284Voyage d'un novateur au Pays des Néo-Icono-Bibliomanes par Octave Uzanne. Lithographies en couleurs et marges décoratives de H. P. Dillon. Frontispice à l'eau-forte d'après Félicien Rops. Nombreuses illustrations dans le texte et hors-texte. Exemplaire de dédicace offert par l'auteur à son ami Edouard Drumont. A Paris, chez Henri Floury, 1897 [achevé d'imprimer par Edouard Cretté à Corbeil le 9 novembre 1896] 1 volume in-8 (19,5 x 12,5 cm) de XX-254-(2) pages. Frontispice d'après Félicien Rops. 8 lithographies en couleurs hors-texte par H.-P. Dillon. Reliure de l'époque demi-percaline bleue, pièce de titre en cuir vert, tranches ébarbée, les deux plats de couverture illustrée par Henri Thiriet en très bon état. Édition originale imprimée à 600 exemplaires seulement. Celui-ci, un des exemplaires de passe, non numéroté, sur vélin satiné. Exemplaire de dédicace offert par l'auteur à son ami Edouard Drumont. Il a été tiré 500 exemplaires sur vélin satiné et 100 exemplaires sur Japon. L'un des plus beaux livres de petit format, écrit, édité par Octave Uzanne, et dont la conception novatrice, tout en illustration pleine page avec encadrement lithographiés d'après les dessins d'H.P. Dillon. Voici le détail des chapitres : La Nouvelle Bibliopolis, le Symbolisme et la Littérature des Jeunes de Notre Heure (en guise d'avant-propos) ; La Bibliophilie Contemporaine (ses origines - ses étapes - ses tendances actuelles) ; Bibliophiles et Biblioscopes ; Physiologie du lecteur, un croquis en attendant un tableau (vingt dessins inédits de François Courboin) ; La monomanie des affiches (Précis historique - Les collectionneurs - les artistes français de l'affiche - les affiches à l'étranger) ; La renaissance de la reliure (la décoration extérieure des livres) ; Les ex libris modernes (notes succinctes sur l'art décoratif de ces marques de possession en France et à l'étranger). Une sorte de bréviaire à l'usage du bibliophile de l'école moderniste fin de siècle. Très intéressante provenance quand on connaît Octave Uzanne et son travail à cette époque et les années qui précédent. Très bon exemplaire.
190012018Paris, Collection des Dix, A. Romagnol, 1900. 1 vol. petit in-4. Plein maroquin bleu, dos à nerfs, filets à froid étirant ces derniers sur les plats, titre, auteur et date dorés, fleuron au centre du dos, double filet doré sur les coupes, doublure de maroquin rouge avec décor d'entrelacs dorés, jeu de filetsdorés en encadrement, gardes de tissu rouge, doubles gardes de papier marbré, tête dorée, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, sous étui. [AFFOLTER].
1896WOC-1164Illustrations de Madeleine Lemaire, dont 14 planches hors texte teintées. Préface d'Anatole France et 4 pièces pour Piano de Reynaldo Hahn. Paris, Calmann Lévy, Editeur, (3, rue Auber,3), 1896. In-4 (30x21cm) relié 1/2 maroquin vert à coins, dos à 5 nerfs, tête dorée, avec titre doré, couvertures vert d'eau conservée, petite décoloration de peinture au dos. 2 ff. n. chiff. [faux-titre – titre], X,271 [3] pp.
1888AMO-4199Illustré par Ernest Duez et Albert Lynch. Paris, Boussod, Valadon et Cie, 1888 1 volume grand in-4 (33 x 27 cm) de 170-(1) pages. 18 hors-texte par Albert Lynch et 18 en-tête et culs-de-lampe par Ernest Duez. Reliure demi-maroquin chocolat à larges coins, dos à nerfs janséniste. Auteur, titre et millésime dorés au dos, tête dorée. Couvertures conservées en parfait état (les deux plats et le dos). Reliure strictement de l'époque signée Victor CHAMPS. Quelques légers frottements sur les coins et coupes. Reliure fraîche. Intérieur très frais. Quelques rousseurs presque uniquement au verso des tirages sur satin contrecollés sur vélin fort. Première édition illustrée. Edition de grand luxe tirée à 50 exemplaires sur Japon avec 3 suites de toutes les illustrations (sur satin en bleu, sur Japon en bistre et sur Whatman en mauve) avec remarques. Les illustrations définitives tirées sur Japon dans le texte (E. Duez) et hors-texte (A. Lynch) sont toutes avec remarques. Avec une grande aquarelle originale signée E. Duez sur le faux-titre (fleurs de pavot). "Écrit en quelques mois à partir de l’été 1887, Pierre et Jean est le quatrième roman de Maupassant. Il constitue un tournant dans la production romanesque de l’auteur qui verse dans l’analyse psychologique. Prépublié dans La Nouvelle Revue à partir de décembre 1887, il paraît en volume chez Ollendorff, précédé d’une étude sur « Le Roman » (qui ne se trouve pas dans cette édition de luxe). [...] L’intrigue du récit peut paraître banale et est sans doute tirée d’un fait divers : petits boutiquiers parisiens, les Roland se sont retirés au Havre pour profiter de la mer. Leurs fils Pierre, étudiant en médecine, et Jean, futur avocat, viennent les retrouver. L’annonce du décès de Maréchal, un ami de la famille qui lègue tout son héritage à Jean, va être à l’origine d’un drame familial. Pierre comprend que sa mère a été infidèle et que Jean est le fils de Maréchal. L’aîné étant peu à peu dépossédé de l’amour maternel, de celui de Mme Rosémilly, jeune veuve que Jean épousera, puis de tous les avantages que son statut de fils légitime pourrait laisser supposer, il décide de quitter sa famille pour s’engager sur un paquebot transatlantique. [...] Succès littéraire, les critiques étant unanimes dans l’éloge, Pierre et Jean repose certes sur une intrigue ténue et des thèmes déjà abordés dans les contes et nouvelles, comme la bâtardise, la trahison de la femme, ou les conséquences désastreuses d’un legs dans une famille. Mais le roman vaut pour l’analyse psychologique des personnages et les magnifiques descriptions du Havre et de ses alentours, reflets de l’état d’âme du héros, rendues avec une écriture picturale. Il livre également une étude de mœurs sur la petite bourgeoisie de province. « Roman-drame » selon Jules Lemaitre, ayant le « schéma d’une tragédie antique » pour Paul Bourget, Pierre et Jean est aussi un « roman de mœurs » (Antonia Fonyi) tout autant qu’un roman familial, où la vision pessimiste de Maupassant se fait plus sombre que dans ses précédents livres. Comme la plupart des œuvres de Maupassant, Pierre et Jean connut aussitôt de nombreuses traductions et une fortune artistique importante, avec de multiples adaptations sous différents supports." (À propos de l’œuvre, Noëlle Benhamou, Les Essentiels de la littérature, Bibliothèque nationale de France, 2015). "La fratrie et la bâtardise occupent une place de choix dans les écrits de Maupassant. « Petit roman » ou « longue nouvelle » de neuf chapitres seulement, Pierre et Jean publié en 1888 aborde donc un sujet rebattu, constituant une structure obsessionnelle de l’œuvre maupassantienne. Le lecteur suit les pensées de Pierre Roland, le fils légitime, aux prises avec une enquête de filiation qui l’exclura de sa famille. Roman psychologique, mais aussi roman de la mer, Pierre et Jean peut se lire comme une réécriture de la parabole du fils prodigue." (Pierre et Jean, Les Essentiels de la littérature, Bibliothèque nationale de France, 2015). « Le romancier d’analyse, le romancier psychologique naissait donc, dans Pierre et Jean, du romancier observateur et du romancier de mœurs. Aussi la qualité du romancier psychologue comporte-t-elle, en Maupassant, une spécification qui oppose vigoureusement cet auteur à Bourget et à Edmond de Goncourt vieillissant par exemple. Maupassant conçoit et pratique l’analyse psychologique de telle façon qu’elle soit non point une satisfaction gratuite pour l’intelligence ou la subtilité chercheuse du lecteur, mais un moyen pour le progrès même de l’œuvre, l’élément moteur de l’action. Dès l’instant où Pierre cesserait de tendre mille prétextes entre son regard et ses vérités intimes, dès l’instant où, selon une démarche inverse mais complémentaire et nécessaire, il cesserait de s’interroger et de se répondre sincèrement, dès l’instant où les passions cesseraient de solliciter, par leur violence même, son clair jugement, et , en retour, de s’exaspérer dans ce jeu qui fait bon marché de leurs mensonges, le roman s’arrêterait, car les événements qui composent la substance du récit ne sont rien que les moments successifs et les effets immédiats de cette partie de cache-cache avec soi-même. Et, de fait, le roman s’arrête au moment où Pierre, en dépit de tant d’efforts pour le travestir, n’a plus rien à apprendre de sa « seconde âme », et où cette âme instinctive goûte enfin un inavouable assouvissement. Il en résulte, second trait de l’originalité de Maupassant, que l’analyste n’est point l’auteur mais le personnage lui-même. Il demeure de bout en bout son propre témoin, et seul le résultat de son observation est confié au lecteur, comme une sorte de prélèvement opéré au plus vif de sa conscience. » (André Vial, Maupassant et l’art du roman, Paris, Nizet, 1954, p. 404-405.) On joint à notre exemplaire un feuillet publicitaire paru dans Le Livre pour les étrennes (décembre 1888) donnant le détail de cette luxueuse édition. Les exemplaires ordinaires tirés sur vélin teintés étaient vendus 60 francs quand notre exemplaire sur Japon du tirage à 50 ex. avec 3 suites étaient vendus au prix très élevé de 500 francs l'exemplaire. Il a été fait un tirage sur Japon à 150 ex. avec seulement 2 suites (sans la suite sur satin donc) au prix de 200 francs. La reliure d'amateur était proposée à 20 francs. Les aquarelles d'Ernest Duez et d'Albert Lynch sont fidèlement reproduites par le procédé héliographique développé par la maison Goupil (maison Boussod et Valadon). Albert Lynch avait commencé dans l'illustration du livre aux côtés d'Octave Uzanne pour La Française du Siècle (1885). "Les aquarelles, dessinées par Albert Lynch, pour Pierre et Jean, sont des chefs d'œuvre de grâce, d'élégance, de finesse, de distinction et de modernité ; il y a plaisir à suivre les progrès de ce très jeune peintre depuis les compositions faites par lui pour les livres d'Octave Uzanne jusqu'aux incomparables tableaux qu'il vient de signer aujourd'hui. L'ouvrage de Maupassant était cependant assez malaisé à illustrer ; sa psychologie serrée, la passion concentrée dans une âme d'Hamlet moderne, prêtaient peu à la manifestation du peintre ; Albert Lynch a revécu le roman au Havre même, et il est parvenu, après un long labeur, à nous donner cette admirable série de tableaux qui méritent de lui faire un nom consacré dans le monde des artistes et des amateurs. [...] MM. Boussod et Valadon ont fait, avec Pierre et Jean, une œuvre d'art véritable, en dépit même de l'héliogravure qui chagrine tant d'amateurs ; il faut espérer que le succès de ce livre les poussera à nous donner fréquemment des ouvrages de cette rare valeur." (Le Livre, Livres d'étrennes pour 1889, livraison de décembre 1888, p. 626). Bel exemplaire du tirage le plus rare avec trois suites supplémentaires et une aquarelle originale d'E. Duez, sobrement relié à l'époque par Victor Champs.
19003912Un volume in-4°, broché, couverture imprimée illustrée d'une vignette de l'artiste . - 109 lithographies originales de Pierre Bonnard (1867-1947). Toutes les lithographies sont tirées en rose sanguine et disposées librement, transcrivant avec sensualité la poésie de Verlaine en forme et en couleurs ; il s’en dégage une profonde harmonie entre le texte et l’illustration. Élégamment imprimé en Garamond, comme le seront plus tard Les Fêtes galantes illustrées par Laprade, l’ouvrage marque le début de la grande aventure éditoriale d’Ambroise Vollard. Édition : 230 exemplaires numérotés sur Chine ou Hollande. - "Ceci n’est pas un traité de géométrie !" Il existe deux états de la couverture de Parallèlement : Vollard dut en effet remplacer la vignette de l'Imprimerie nationale à l’effigie de la République française par un dessin de Bonnard (ainsi notre exemplaire). Ce remaniement était intervenu à la suite d’une interpellation à la Chambre au sujet de la présence de l'effigie de la République sur un livre jugé « licencieux ». Une fois l’ouvrage imprimé, on s’était avisé que Parallèlement n'était pas un traité de géométrie… (Pierre Berès). Exemplaire numéroté sur vélin de Hollande, conservé broché, tel que paru et en excellent état de conservation.