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In-12 (157 x 97 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges, (2) f. (titre et "Aux jeunes gens"), 99 p. et (5) p. de table. Edition probablement hollandaise, selon Adams. Le texte est conforme à celui de la première édition de 1754, avec les modifications et les augmentations. "Les fautes sont ici corrigées, d'où suppression de l'errata" (Tchemerzine-Scheler, II, 938). (Adams, PE4. Tchemerzine-Scheler, II, 938). Petit cachet clair ex-libris au titre :" Bibliothèque positiviste". Rousseurs éparses. Bon exemplaire, bien relié à l'époque.
37592 parties en 2 volumes in 8 demi-cuir,pièce de titre et tomaison cuir rouge et noir.Filets et fers dorés;faux-titre,titre,VIII,avis de l’éditeur,préface de l’auteur, table des chapitres.366 pages.Faux-titre,titre,II table des chapitres 408 pages Londres 1770,édition originale en second tirage. d'Holbach sous le pseudonyme de Mirabaud
In-12 (132 x 74 mm), plein maroquin rouge cerise de l'époque, dos lisse orné de compartiments garnis de petits fers en médaillon, roulette, palettes et filet pointillé dorés, roulette d'encadrement sur les plats, roulette sur les coupes, dentelle intérieure, doré sur tranches, (6), 208 p. Édition originale posthume, jolie impression, sur beau papier, donnée par François-Ambroise Didot. "D'après l'avertissement du libraire, cet écrit composé en 1765 a été imprimé sur le manuscrit transmis par la famille à l'imprimeur. Il est à remarquer que celui-ci, G. de Bure, est également celui qui a dressé et publié en 1789 le catalogue de la bibliothèque d'Holbach (…). Au reste la paternité d'Holbach annoncée par le titre et l'avertissement a été confirmée par la 'Correspondance littéraire' de novembre 1790. Barbier a ajouté dans son Dictionnaire que Naigeon avait revu le texte. Après analyse, R. Besthorn estime que [cette] révision fut exclusivement stylistique" (Vercruysse). A. Kors ('D'Holbach's coterie') insiste sur la rareté de ce volume. (Tchemerzine-Scheler, III, 732. Vercruysse, 1790 A2). Bel exemplaire, très frais, grand de marges, très bien relié en maroquin de l'époque, rare dans cette condition.
In 8, pp. 54 + (2). Br. Rarissima plachetta in seconda edizione (la prima era comparsa nel 1781). L'autore spiega perche' il popolo sia rimasto comunque soggetto all'oppressione. La schiavitu' non e' scomparsa ma si presenta sotto diverse forme, c'e' stata una mera sostituzione tra gli antichi druidi e i moderni preti, per i quali si sono conservati gli stessi privilegi. Viene quindi auspicato un governo che porti all'emancipazione e all'eguaglianza di diritti. Questo Generale e letterato viene considerato un esemplare dell'ateismo sviluppatosi sulla scorta delle idee di Helvetius e D'Holbach. Moviemntata la sua vita, prima ufficiale sotto Luigi XVI, riorganizzatore delle artiglierie del Regno delle Due Sicilie, poi Generale sotto Napoleone. Esiliato dalla Francia nel 1815 e rientrato nel 1819. Plaquette considerata rarissima, un tempo considerata opera dell'Abate Rive. Bibl. Leber, Catalogue..., 3680.
In-8 (192 x 121 mm), plein veau havane marbré, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet sur les coupes, tranches rouges (reliure de l'époque), xxxii, 326 p. Une des deux éditions publiées l'année de l'originale, celle-ci de format in-8° comporte l' "Epitre à Uranie" de Voltaire aux pages iii à viii. "Examen critique et érudit en dix-huit chapitres de quatre évangiles canoniques. Les récits évangéliques ne sont qu’un tissu de fables, erreurs et contradictions. Soulignant le caractère néfaste de la religion chrétienne, Holbach invite ses lecteurs à mener une vie conforme à la nature" ('D’Holbach et ses amis', 1505). L’ouvrage fut mis à l’index le 16 février 1778 et les exemplaires saisis furent détruits. (Peignot, 'Livres condamnés', II, 220. Tchemerzine-Scheler, III, 737. Vercruysse, éd. 2017, 1770-A4). Très bel exemplaire, très frais, très bien relié à l'époque.
1745143701745 In-8 (164 x 105 mm), veau acajou moucheté de lépoque, dos à 5 nerfs richement orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet à froid en encadrement des plats, filet doré sur les coupes, tranches rouges, xxx, 297 p., (1) bl., (9) p. de table et errata, (1) p. bl., (1) f. bl., 2 planches gravées hors texte, bandeaux gravés. Amsterdam, Zacharie Chatelain, 1745.
In-16 (105 x 72 mm), plein veau porphyre de l'époque, dos lisse richement orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, coiffes filetées, triples filets d'encadrement sur les plats, pièce de titre de maroquin bordeaux, coupes filetées, filet ondulé intérieur, tranches dorées, (4), viij, 85, (11) p., planche frontispice gravée. Première et unique édition sous ce titre, possédant faux-titre et titre: "Etrennes des esprits forts", un second titre: "Pensées philosophiques" à la même adresse, ainsi que la planche frontispice gravée en taille-douce de l'édition originale de 1746: "La vérité arrache le masque à la superstition" dans une version inversée en miroir. L'auteur des textes placés en introduction et en postface ("A Messieurs les esprits forts. Épître philosophique" et "Épître philosophique à un philosophe") n'a jamais été identifié. Ces textes n'ont été reproduits que dans l'édition des "Oeuvres philosophiques" de 1772. Cette édition serait imprimée en France selon David Adams et Jeroom Vercruysse qui se réfèrent à un arrêt de la cour du Parlement du 23 janvier 1759 condamnant l'ouvrage, et non en Hollande comme il avait été supposé jusqu'alors. "Ce livre mérite d'être considéré, vu les polémiques et les échos qu'il suscita, comme l'un des plus importants du XVIIIe siècle" (Wilson, 'Diderot', p. 47). (Adams, 'Diderot', II, PD10. Niklaus, 'Pensées philosophiques', Droz, 1965, Et, p. 53. Tchemerzine-Scheler, II, p. 920. Vercruysse, 'Recherches bibliographiques sur les "Pensées Philosophiques" de Diderot', "18e siècle", 1972/4, p. 374-378). Le Catalogue Collectif en France ne recense que trois exemplaires de cette édition: BM Rouen, Versailles et Biblio. Mazarine. Elle manque à la BnF. Bel exemplaire, grand de marges, très frais, très bien relié à l'époque.
In-12 (159 x 92 mm), cartonnage à la Bradel de papier dominoté XVIIIe s., pièce de titre de maroquin bordeaux fileté or, tranches rouges (rel. moderne signée de Goy & Vilaine), (2), 136 p., (12) p. de table, planche frontispice gravée. Edition originale de premier tirage selon Tchemerzine-Scheler et Niklaus, de troisième tirage selon Adams qui émet l'hypothèse que le texte en aurait été entièrement recomposé. Planche gravée en frontispice: "La vérité arrache le masque à la superstition". (Roland Mortier, in 'Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie', n°25, 1998). Dans ce volume scandaleux, Diderot s’attache, par aphorismes, à explorer les voies d’une morale fondée sur la raison, la réhabilitation des passions et la libre pensée, affranchie du joug de la religion. "La pensée qu'il n’y a point de Dieu n'a jamais effrayé personne; mais bien celle qu’il y en a un, tel que celui qu’on me peint" (Aphorisme n°IX, p. 13). "Ce livre mérite d'être considéré, vu les polémiques et les échos qu'il suscita, comme l'un des plus importants du XVIIIe siècle" (Wilson, ‘Diderot’, p. 47). (Adams, PD3. R. Niklaus, 'Pensées philosophiques', Droz, 1950, P1, p. 50: "premier tirage rare". Tchemerzine-Scheler, II, 919). Bel exemplaire, frais, très grand de marges, dans une fine et très décorative reliure de papier dominoté du XVIIIe siècle.
38643In-4 (227 x 162 mm), plein veau acajou de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments cloisonnés et fleuronnés à la fleur de lys, filet d'encadrement doré sur les plats avec fleurs de lys aux angles, nom du collège doré au centre des plats, tranches jaspées, (8), 374 p. Paris, François Targa, 1642.
In-12 (154 x 92 mm), plein maroquin rouge de l’époque, dos à 5 nerfs guillochés or orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, plats encadrés de triples filets dorés, roulette sur les coupes, dentelle intérieure, doré sur tranches, (8), 124 p. Edition originale de cet ouvrage, dédié "A la Nation Angloise", attribué à Elie Luzac, parfois à La Mettrie. Philosophe et philosophe, éditeur, imprimeur et libraire néerlandais d’origine française issu du refuge huguenot, Elie Luzac (1721-1796) publia ‘l'Homme Machine’ de La Mettrie, ce qui lui valut de nombreux déboires. Devenu avocat, partisan des "Lumières modérées", il défendit en philosophe et en juriste la liberté de conscience, la liberté de publier et la tolérance civile et religieuse. Cet ouvrage "où paraissait à plein les qualités de juriste de l’auteur marque une date dans l’histoire de liberté de presse" (Cf. J. Marx, "Un grand imprimeur au XVIIIe s.: Elie Luzac Fils", RBPH, 1968, 46-3, p. 779-786). "Elie Luzac, voulant justifier la publication de ‘L'Homme machine’ de La Mettrie fit paraître anonymement [cet] essai. Dans ce travail clair et bien argumenté (...), il développait le contenu de l'"Avertissement" qu'il avait composé pour introduire le livre de La Mettrie" (Aram Vartanian, "La Mettrie's 'L'Homme machine'"’, Princeton 1960, p. 97-98). Roger Stoddard, incorpore cet ouvrage dans sa bibliographie des oeuvres de La Mettrie ('La Mettrie, A bibliographical Inventory’, n°39). Sur cet ouvrage, cf. L. Jooken et al., "Elie Luzac et ‘L’homme plus que machine’ (1748): la parole dialogique d’un imprimeur des lumières" (in ‘Cad. Trad’, vol. 38 n°1, Florianópolis, Jan./Avril, 2018, p. 197-225). Très bel exemplaire, très frais, très bien relié en maroquin rouge à l’époque.
2 volumes in-12 (158 x 98 mm), plein maroquin rouge de l'époque, dos lisses ornés de compartiments cloisonnés et fleuronnés, filets et palettes dorés, triples filets en encadrement sur les plats, filet sur les coupes, dentelle intérieure, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et vert bronze, tranches dorées, xii, 168 [i.e. 268] p. et viii, 211 p. Première édition collective de 'Discourse on Free Thinking' d'Antony Collins dans la traduction de Henri Scheurleer, revue par Jean Rousset de Missy, accompagné de son "Examen" par Jean-Pierre de Crousaz (1715), analyse critique et commentaires, donnés séparément et qui occupe l'intégralité du tome II. La 'Lettre d'un médecin arabe', également due à A. Collins, dispose d'une page de titre propre (I, p. 241-168 [i.e 268]). L'adresse de Londres est fictive, l'ouvrage a sans doute été imprimé aux Pays-Bas, vraisemblablement par Marc Michel Rey à Amsterdam. Élève, correspondant et ami de Locke, Anthony Collins est l'une des figures centrales de la Libre-pensée britannique. Dans ce célèbre 'Discours', il approfondit la thèse de Locke sur l'homme produit du milieu et se livre à une apologie de la liberté de penser. La brève et fulgurante 'Lettre d'un médecin arabe' défend et approfondit son système: la doctrine qui attire la persécution n'est pas le mahométanisme, mais tout fanatisme. La postérité de Collins sera considérable parmi les Encyclopédistes français. "L'ouvrage parut dès l'origine comme le manifeste redoutable de tout un parti. La libre-pensée agressive, avec lui, était née" (G. Ascoli, 'La Grande-Bretagne devant l'opinion française', II, p. 86). Le livre fut mis à l'index dès 1715 et attira à son auteur de nombreuses attaques qui l'obligèrent à se réfugier en Hollande. (France littéraire, II, 253. Peignot, 'Livres interdits', II, 214). Très bel exemplaire, imprimé sur vergé de Hollande, parfaitement relié à l'époque en 2 volumes de maroquin rouge, condition rare pour ce type d'ouvrage.
In 4° (19,5x15 cm); V,(4), 167, (9) pp. e una c. di tav. con ritratto calcografico di Epicuro al verso della c. segn. *8. Legatura coeva in piena pergamena con titolo chiosato da mano coeva al dorso. Qualche traccia lieve di sporco ai piatti. Haga Comitum è la latinizzazione di Den Haag nei Paesi Bassi. Frontespizio stampato in rosso e nero contenente testo tratto dal cap. xiii del Liber de vita beata di Seneca. Dedica di Pierre Gassendi a François Luillier. Antica firma di appartenenza privata seicentesca in parte abrasa al margine basso del frontespizio e due forellini di tarlo al margine basso bianco del volume a cominciare dalla pagina 1 che nelle ultime carte divengono due piccoli tunnel, in ogni caso mai fastidiosi ed insignificanti e a parte questo, nel complesso, esemplare in buone condizioni di conservazione. Seconda rara edizione, ancor più rara della prima del 1647, dalla quale differisce per le numerose parti aggiunte e le notevoli correzioni, di quest’opera del grande astronomo, astrologo, matematico, teologo e filosofo francese, l'abate Pierre Gassend, detto Gassendi (Champtercier, 22 gennaio 1592 – Parigi, 24 ottobre 1655). Amico di Galileo, con il quale intrattenne una fitta corrispondenza, Gassendi studiò il movimento delle comete, la topografia e le eclissi lunari, oltre all’evoluzione delle macchie solari. Lo scienziato francese fu il primo a dare una descrizione scientifica del fenomeno luminoso dell’atmosfera da lui chiamato “aurora boreale”, partendo dall'osservazione, il 12 settembre, ad Aix-en-Provence, di un'eccezionale aurora polare. Applicò il metodo scientifico anche alla filosofia, recuperando il metodo baconiano, mettendo in dubbio tutte le “auctoritates” antiche a partire da Aristotele ed arrivando a rivalutare l’epicureismo che seppur attaccato dalla Chiesa, Gassendi sente molto vicino alla sua concezione di cristianesimo. Per il suo sensismo empiristico di ispirazione epicurea espresso nella sua opera “Syntagma” è considerato un precursore di John Locke. Gassendi arrivò ad ipotizzare la possibilità che corpuscoli infinitesimi, gli atomi, possano essere alla base della realtà tutta e sempre come operatori della creazione agli ordini di Dio. Le sue teorie atomiche furono riprese poi da Boyle nella sua chimica e da Newton nell’elaborazione della sua filosofia meccanica. La sua “Vita di Epcuro” è considerata una delle più importanti fonti di studio di Epicuro, che riletto da Gassendi, sulla base delle concezioni filosofiche del suo tempo ne ricostruisce non solo la vita ma anche il pensiero e le intuizioni. J.H. Randall nel suo “The Career of Philosophy”, Vol. I, pp. 521-23 scrive: “Before Galileo and Descartes had succeeded in combining mathematics with mechanics, the chief refuge of hard-headed opponents of scholastic verbalism and Renaissance Platonism was the tradition of Greek atomism...Its chief representative during the period of Cartesian domination was Gassendi, who stands both as the climax of Epicurean atomism of the Renaissance in its accommodation to a mathematical science of nature, and as the first of the explorers of the implications of that science for the traditional empirical philosophy of knowledge. Gassendi is thus with Hobbes one of the fathers of 'scientific' empiricism...Gassendi indeed fancied himself the creator of the great rival scientific system to that of Descartes, the system founded on sound experience. History has reserved that distinction for Hobbes; yet it probable that Gassendi contributed far more to the actual advance of scientific ideas than his more consistent and gifted British fellow-worker.”. Seconda assai rara edizione, notevolmente corretta ed aumentata rispetto alla prima. Rif. Bibl.: gl. Goldsmith G 186, DSB V, 289 und Ziegenfuß/Jung I, 377 (EA 1647).
17709345Londres, sans nom, 1770. 2 volumes in-8 de [10]-370-[6] et [4]-412 pages, demi-basane brune, dos lisses ornés, pièces de titre et tomaison noires, épidermures, coupes frottées, intérieur taché.2 in-8 volumes of [10]-370-[6] and [4]-412 pages, half brown sheepskin, smooth decorated back, black title and volume number labels, scratches, rubbed cuts, stained interior.
In-8 (164 x 105 mm), plein veau acajou moucheté de l'époque (164 x 105 mm), dos à 5 nerfs richement orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet à froid en encadrement des plats, filet doré sur les coupes, tranches rouges, xxx, 297 p., (1) bl., (9) p. de table et errata, (1) p. bl., (1) f. bl., 2 planches gravées hors texte, bandeaux gravés. Edition originale du premier essai philosophique du jeune Diderot, illustrée de 2 planches gravées hors texte, 1 fleuron et 2 vignettes de Durand gravés par Fessard. "Cet exercice auquel se livra Diderot sur un original anglais fut davantage une paraphrase qu'une traduction. C'est un travail fort important pour saisir l'évolution de sa pensée. Il s'agissait de 'An Inquiry concerning Virtue and Merit de Lord Shaftesbury' (...). Il y avait quelque danger à présenter au public français, un ouvrage qui affirmait aussi franchement l'existence d'une morale naturelle, indépendant des sanctions d'une religion ou d'une Eglise données" (Wilson, ‘Diderot’, p. 44). Sur cet ouvrage capital "pour saisir l'évolution de la pensée de Diderot", cf. A. Wilson, p. 43 sq. et Venturi, 'La jeunesse de Diderot', passim. (Adams, PY1. Cohen, 306. Tchemerzine-Scheler, II, 916). Quelques petites rousseurs. Petit ex-libris effacé au titre. Bel exemplaire, très frais, grand de marges (164 x 105 mm), dans sa première reliure de veau moucheté.
1772385001772 2 ouvrages reliés en un volume in-12 (153 x 96 mm), plein veau marbré de l'époque, dos lisse entièrement orné d'un décor doré à la grotesque, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges.
2 ouvrages reliés en un volume in-12 (153 x 96 mm), plein veau marbré de l'époque, dos lisse entièrement orné d'un décor doré à la grotesque, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges. 1- Première édition de la traduction française fournie par le baron d'Holbach, de cette oeuvre qui exerça une influence décisive sur sa propre doctrine comme sur la philosophie politique des Lumières. "Diderot nous a laissé un témoignage de l'enthousiasme que suscita chez lui ce traité [in 'Lettre à Sophie Volland']. Bien des éléments de cette doctrine passeront dans le 'Système de la Nature', avant tout le sensualisme conséquent, le mécanisme et le relativisme des critères moraux et sociaux" (cf. Naville, 'Holbach', p. 218-224). Par ailleurs, dans le domaine moral comme politique, tout sépare Hobbes de d’Holbach, lequel se prononce en faveur de la perfectibilité humaine, contre l’état de nature hobbesien et contre le principe du pouvoir absolu. L’adresse de Londres est fictive. L’ouvrage a été imprimé à Amsterdam chez Marc-Michel Rey. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 72:860. Garcia, 'Hobbes: Bibliographie Intle', p. 8. Vercruysse, 'Holbach', éd. 2017, 1772/D2. Tchemerzine-Scheler, III, 729). 2- Edition originale et unique de cet essai, développement de l'article "Usure" que l'auteur avait rédigé pour l'Encyclopédie. Faiguet de Villeneuve livre ici une vigoureuse défense du prêt à intérêt et réfute les critiques traditionnelles de l'Église et de la loi en la matière, tant par des arguments religieux, qu'économique et sociaux. Il démontre que le prêt favoriserait le commerce et l'industrie et permettrait aux hommes entreprenants de développer leurs compétences en créant une dynamique favorable entre détenteurs des capitaux et entrepreneurs. Au cours de sa démonstration, l'auteur propose une réforme de la poste afin que la forme et le poids réglementent le prix du port. Joachim Faiguet de Villeneuve (1703-1780), économiste et philanthrope a été un collaborateur régulier de L'Encyclopédie. Il obtint la charge de trésorier de France au Bureau des Finances de Châlons-sur-Marne; il est considéré comme l'un des créateurs en France de la science de l’Économie politique. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 70:874. Goldsmiths'-Kress, n°10683.3. Higgs, n°5043. INED, n°1773).Goldsmiths'-Kress, n°10683.3. Higgs, n°5043. INED, n°1773). Mors légèrement frottés. Très bon exemplaire, très frais, bien relié à l'époque.
393232 ouvrages reliés en un volume in-12 (125 x 73 mm), veau havane de l'époque, dos à cinq nerfs orné de compartiments cloisonnés et fleuronnés, double filet d'encadrement doré sur les plats, tranches rouges.
2 volumes in-12 (167 x 97 mm), plein veau blond marbré de l'époque, dos à nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, armes frappées au centre des plats, filet doré sur les coupes, tranches rouges, xxiv, 265 p. et (4), 292 p. Une des deux éditions à la date de l'originale. "L'exposé systématique de la doctrine sensualiste de Condillac. Il prépare pour les écrivains de l'époque des Lumières, un cadre philosophique dans lequel pourront être incluses les solutions les plus radicalement opposées au spiritualisme traditionnel ; il fournit aux scientifiques une méthode, aux idéologues une doctrine qui restera à la base de la philosophie française, jusqu'à la contre-révolution et au triomphe de Kant" (J.-P. Faye). Selon Rousseau, dans les 'Confessions', c'est Diderot qui engagea le libraire Durand à prendre le manuscrit. (J. Sgard, 'Corpus Condillac', 02, p. 175). Bel exemplaire aux armes d'Alexandre de La Rochefoucauld (1690-1762), homme de culture, officier puis Grand-Maître de la Garde-Robe du Roi, il fut disgracié en 1744 et s'exila sur ses terres de La Roche-Guyon. Il avait réuni une belle et très importante bibliothèque (Olivier, 710).
In-12 (157 x 100 mm), demi-cuir de Russie vert bronze, dos lisse orné d'un jeu de doubles filets dorés, titre doré, (rel. ca 1840), (2) f., (8), 188 p. Edition originale posthume de cette utopie attribuée à Fontenelle, composée par celui-ci autour de 1682 selon une date mentionnée page 152. Selon H.-G. Funke (Voltaire Foundation, 1998): "première utopie athée et communiste dans la littérature française, ce récit de voyage utopique lie le néo-scepticisme et le libertinage érudit du XVIIe siècle au matérialisme et au néo-spinozisme du siècle des Lumières". On y retrouve réunis les grands thèmes des utopies démocratiques de son temps: absence de propriété privée, travail modéré, régime alimentaire frugal et sain, urbanisation géométrique, magasins publics, pacifisme, mépris des biens matériels, polygamie mesurée, etc. Plus radical le traitement de la question religieuse: les Ajaoiens constituent une société d'athées vertueux et strictement matérialistes dans laquelle l'Etat et l'homme ne doivent plus rien à Dieu. Dieu comme l'âme ont été inventés "par d'habiles politiques" afin de maintenir les hommes "dans une crainte perpétuelle d'un prétendu avenir". "Ces peuples ne reconnaissent aucun fondateur ni de leur république, ni de leur religion. Aussi n’y a-t-il parmi eux ni secte ni parti, soit dans les religions, soit sur les affaires de l’État. Ils n’ont ni livre sacré, ni loi écrite" (p. 37). (Cf. R. Trousson, 'Voyages aux pays de nulle part', p. 111 et s. J.-M. Racault, 'L'utopie narrative', p. 386 et s. et A. Niderst, 'Fontenelle', p. 47 et s.). (R. Descharmes, 'Cat. des ouvrages de Fontenelle', B.N., n° 173. Hartig et Soboul, 'Utopies', 60. Tchemerzine-Scheler, III, 340). Très bon exemplaire, intérieur très frais.
In-12 (154 x 87 mm), plein veau havane de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, plats encadrés de triples filets dorés, tranches dorées, x, 400 p., (12) p. d'errata et de table, 5 figures sur 4 planches gravées hors texte dont une dépliante, exemplaire imprimé sur papier fort. Edition originale de quatrième émission qui fournit le "stade ultime du texte". Elle est augmentée, sans interruption à partir de la p. 242, des ajouts donnés par Diderot et son éditeur aux cahiers de premier tirage. Elle possède une page de titre recomposée pour l’occasion, 400 pages suivies d'une page d'errata et de 11 pages de table. 5 figures disposées sur 4 planches. 2 figures sont regroupées sur une même planche dépliante (vers de "Lucrèce / Virgile" ensemble avec "Trois mesures de musique"). Les feuillets A2, D4, et L5 sont cartonnés. Le livre a été publié, au moins en partie, par Jean-Baptiste Bauche fils, sans nom d’éditeur mais avec la permission tacite du nouveau et libéral directeur de la librairie, Malesherbes bien que l'auteur soit sous le coup d’une lettre de cachet, emprisonné à Vincennes. Diderot y expose ses conceptions novatrices sur la formation du langage et annonce plusieurs de ses théories esthétiques notamment "le modèle idéal", "le sublime" ou "le spectateur de sang-froid", théories qu’il reprendra par la suite dans ses "Salons" ou dans le 'Paradoxe sur le comédien'. (Adams, LH4. Tchemerzine-Scheler, II, 929 notes de L. Scheler). Très bel exemplaire, très frais, grand de marges, imprimé sur papier fort, très bien relié à l'époque.
39327In-4 (230 x 183 mm), veau havane marbré de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronné et cloisonné, pièce de titre de veau orange, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges, lvi, 364 p., grande vignette de titre gravée. Londres, Jean Nourse [i.e. Berlin], 1751.
Petit in-8 (148 x 96 mm), plein-veau marbré de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches jaspées, (2) f. (faux titre et titre), 92 p., (2) f. blancs, 2 vignettes gravées, bandeaux, titre noir et rouge. Première édition et première traduction française, par l'abbé Louis-Valentin de Vougny, du dialogue publié à Londres en 1584, dont une seconde page de titre donne l'intitulé complet: 'Spaccio della bestia trionfante: la déroute ou l'expulsion de la Beste triomphante'. "Véritable subversion des fondements de la théologie chrétienne, sous la forme d'une fable mythologique, Giordano Bruno y développe les conséquences morales de sa conception d'un univers infini, dépourvu de centre et composé d'une infinité de mondes, et s'en prend aux dogmes de l'Éden ou du péché originel, réhabilitant ainsi la nature un siècle avant Spinoza" (Bertrand Levergeois). "Le 17 février 1600, l'Inquisition catholique menait Giordano Bruno au supplice. Lorsqu'une main lui tendit la croix, au milieu des flammes, il détourna la tête vers le firmament infini. Avant Galilée et Descartes, il tire le plus radicalement les conséquences cosmologiques et philosophiques des découvertes coperniciennes. Il dynamite ainsi tout le dispositif physique, métaphysique et politique de l'ordre scolastique et conçoit un univers inédit, illimité, plein d'une puissance dynamique, opératrice et protéenne" (cf. Ph. Forget [dir.], 'Giordano Bruno et la puissance de l'Infini', éd. Vrin, 2003). "One of Bruno's main works and that of his works which proved to be most influential throughout the 18th and 19th c., profoundly affecting both science, philosophy and religion" (B. Copenhaver & Ch. Schmitt, 'Renaissance Philosophy', p.301-302). (Brunet I, 1298. Caillet, 11295. Peignot, 'Livres condamnés au feu', I, 48, II, 213. Salvestrini, 'Bibliografia di G. Bruno', 112). Bel exemplaire, imprimé sur papier fort, très frais, grand de marges, très bien relié à l'époque.
1768386231768 In-12 (152 x 98 mm), demi-veau marbré de l'époque, dos lisse orné de compartiments garnis de fleurons et filets dorés, pièce de titre de maroquin brun, tranches rouges, (2) f., (8), 188 p. Genève, 1768.
39349In-8 (170 x 117 mm), parchemin teinté havane, dos lisse orné de compartiments cloisonnés garnis dun fer spécial répété, palette en pied, plat encadré dune roulette de palmettes à froid, tranches marbrées (reliure vers 1800). (52), 834, (10) pages, gravures sur bois dans le texte. A Paris, chez Pierre Bilaine, 1624.
In-12 (169 x 97 mm), maroquin rouge vermillon, dos à 5 nerfs guillochés or, orné de compartiments garnis aux petits fers et cloisonnés de doubles filets dorés, triple filet d'encadrement sur les plats, daté en pied, tranches dorées sur témoins, charnières intérieures du même maroquin, large dentelle intérieure dorée (rel. moderne dans le goût de l'époque), (2), 136 p., (12) p. de table, planche frontispice gravée. Edition originale de premier tirage selon Tchemerzine-Scheler et Niklaus, de troisième tirage selon Adams. Planche gravée en frontispice: "La vérité arrache le masque à la superstition". "Le premier pas philosophique de Diderot, qui lui ouvrit brillamment la carrière de celui qui allait devenir un des plus grands philosophes du siècle des Lumières". Dans ce volume qui fit scandale, Diderot s’attache, par aphorismes, à explorer les voies d’une morale fondée sur la raison, la réhabilitation des passions et la libre pensée, affranchie du joug de la religion. "Ce livre mérite d'être considéré, vu les polémiques et les échos qu'il suscita, comme l'un des plus importants du XVIIIe siècle" (Wilson, ‘Diderot’, p. 47). L'ouvrage fut immédiatement condamné par un arrêt du Parlement de Paris. L’arrêt reprochait notamment de présenter "aux esprits inquiets & téméraires le venin des opinions les plus criminelles & les plus absurdes dont la dépravation de la raison humaine soit capable ; & par une incertitude affectée, place toutes les Religions presque au même rang, pour finir par n’en reconnaître aucune". (Adams, PD3. Selon R. Niklaus, 'Pensées philosophiques', Droz, 1950, P1, p. 50: "premier tirage rare". Tchemerzine-Scheler, II, 919). Petite signature ex-libris ancienne sur le titre "Perard". Très bel exemplaire, de marges exceptionnellement grandes, non rogné, dans une éclatante et fine reliure de maroquin rouge de maître.