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- Nouméa 15 juin 1904, 14,1x9,6cm, une carte postale. - War pirogue. Handwritten signed postcard sent from Nouméa and addressed to Émile Mignard Nouméa 15 June 1904 | 14,1 x 9,6 cm | one postcard Handwritten signed postcard from Victor Segalen, sent from Nouméa and addressed to émile Mignard. A few lines written in black ink in the corner of the black and white photographic reproduction of a war pirogue in the Solomon Islands, handwritten address on the verso. Some minor stains and folding. "Nouméa 15 juin 1904, Affect.mt. Victor Seg." ("Nouméa 15 June 1904, Affect.ly, Victor Seg.") In 1904, Segalen took advantage of a short stay in Nouméa to continue the writing of Les Immémoriaux, a novel denouncing the agony of the Maori civilization decimated by the European presence, which was published under the pseudonym Max-Anély in 1907. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Carte postale autographe signée de Victor Segalen, envoyée depuis Nouméa et adressée à Emile Mignard. Quelques lignes rédigées à l'encre noire au coin de la reproduction photographique en noir et blanc d'une pirogue de guerre des Îles Salomon, adresse manuscrite du correspondant au verso. Quelques taches et pliures sans gravité. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. "Nouméa 15 juin 1904, Affect.mt. Victor Seg." En 1904, Segalen profite d'un court séjour à Nouméa pour poursuivre l'écriture des Immémoriaux, roman dénonçant l'agonie de la civilisation maorie décimée par la présence européenne, qui paraîtra sous le pseudonyme de Max-Anély en 1907.
- Tahiti 25 mars & 5 avril 1903, 11,2x17,6cm, 6 pages sur un double feuillet et 1 feuillet simple. - Double lettre autographe de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Six pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet et un feuillet simple. Pliures transversales inhérentes à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Emouvante lettre du jeune médecin à son « petit frère » dans laquelle il tente de le faire venir auprès de lui. Segalen se trouve maintenant en Polynésie depuis deux mois. Bien qu'il jouisse des plaisirs tahitiens, son meilleur ami lui manque et il l'enjoint à venir le rejoindre : « Mon cher petit frère pour te montrer que ce n'est pas seulement en noircissant du papier à ton adresse que je pense à toi, je te soumets, entre autres, un projet d'établissement immédiat. [...] Le Gouverneur de Tahiti a demandé en France, par le précédent courrier, des médecins de renfort pour les îles Gambier, l'archipel de la Société et les Pomotous. Ces médecins seraient en même temps administrateurs. [...] Ils seraient pris de préférence parmi les médecins des colonies ou de la marine, mais aussi - avec demande du gouverneur, et ce serait le cas pour toi - parmi le civil. Solde : celle d'un médecin des colonies à 2 galons soit 5000 et quelques je crois, plus le logement. Engagement 4 ou 5 ans. Aux Pomotous, 5 f en plus par jour, mais la localité est invraisemblable ! Voyage d'aller et de retour par l'Amérique. Climat des plus sains. Vie oisive, béate. Je te la déconseille. Néanmoins ne serait-ce que comme pis-aller j'ai voulu t'indiquer ce débouché. Tu serais, sur une lettre du gouverneur à qui j'ai parlé de toi, pris haut la main et logé probablement à Raïatea, avec balades dans tout l'archipel de la Société. Si par hasard le projet t'intéressait, télégraphie-moi un mot à Nouméa (ACCEPTE par exemple) car je pars pour la Nouvelle Calédonie [...] ». A notre connaissance, Mignard n'accepta jamais la proposition de Segalen, malgré leur immense amitié : « Je te répète, écris-moi en total abandon. Tu m'as initié à ta notion spéciale de l'amitié. A toi de t'en servir, maintenant. » Une lettre de Segalen, envoyée depuis Nouméa le 3 mai 1903, nous apprend l'échec du projet : « Je devais t'avertir, mon bien cher Emile, des débouchés possibles. Je l'ai fait ; en te les déconseillant sous la forme de fonctions d'administrateur colonial. Je t'en dissuade d'autant plus maintenant que l'on m'apprend le rappel en France du Gouverneur de Tahiti. Avec lui sombrera sans doute son projet. Tu n'as pas à le regretter. » Belle lettre, témoignage du lien étroit qui unit Segalen à Mignard en dépit des milliers de kilomètres qui les séparèrent. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Nouméa 10 mai 1904, 11,5x18,1cm, 4 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Quatre pages rédigées à l'encre noire et au crayon de couleur bleu sur un double feuillet. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Un problème d'ordre mécanique empêche la Durance de quitter Nouméa ; Segalen s'y trouve après avoir assisté au conseil de santé annuel réunissant chaque année les médecins des navires de la division française du Pacifique pour décider des convalescences, congés et mutations : « Tahiti est bien loin, mon cher Emile, Brest aussi ; tout est loin, reculé encore par la grisaille Nouméenne...L'attente...l'incertitude. Voici quinze jours de jeu de balançoire : retournerons-nous à Tahiti ? Nos chaudières sont agonisantes, les répartitions se compliquent... Désarmement à Saïgon ??? Cap-Horn à la voile (!!)...Mystère... » Il se languit de Tahiti : « Cela me ferait une vraie peine de manquer ce retour à Tahiti. Ce faux départ, cet adieu hémiplégique me navrerait. J'ai quitté mon île avec la certitude du retour, et néanmoins en faisant matériellement comme si je ne devais jamais y revenir. L'adieu à ce pays a ceci de spécial que c'est un adieu définitif, irrémédiable, non pas au pays peut-être (bien que les chances d'y repasser soient bien minimes), mais aux être aimés, que l'on retrouvera plus tard vieillis, déformés. » Cet arrêt forcé lui permet de s'adonner à la rédaction de ses Immémoriaux, qui paraîtra finalement en 1907 au Mercure de France sous le pseudonyme de Max-Anély (Max en hommage à Max Prat et Anély, l'un des prénoms de sa femme), Segalen n'étant pas autorisé, en sa qualité de médecin militaire, à signer une uvre fictionnelle de son patronyme : « Je profite de cet interminable séjour en une ville insipide pour rédiger, rédiger à outrance toutes les notes vécues intensément à Tahiti. » Ces notes se trouvent pour la plupart dans le manuscrit des Immémoriaux et dans le Journal des Îles. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Nouméa 15 mai 1904, 11,5x17,8cm, 4 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Quatre pages rédigées à l'encre noire et au crayon de couleur bleu sur un double feuillet. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Segalen se trouve à Nouméa, ville qu'il exècre, depuis début avril 1904. Il a assisté au conseil de santé réunissant chaque année les médecins des navires de la division française du Pacifique pour décider des convalescences, congés et mutations. Depuis plus de deux semaines, un problème d'ordre mécanique empêche la Durance de quitter Nouméa. Il avait même été envisagé, comme le relate Segalen dans une lettre écrite à Mignard le 10 mai 1904, le désarmement du navire vieillissant à Saïgon, sans escales à Tahiti. Il vient cependant d'apprendre qu'il pourra regagner son île pour quelques mois avant son retour en métropole : « Transes. Joyes. Retranses. Espoirs mitigés de retour vers Tahiti, et crainte subconsciente du désarmement à Nouméa, de mon passage sur la Meurthe, stationnaire du pays. Huit mois de Calédonie !!! Mon bilan des 15 derniers jours. Néanmoins tout semble s'arranger et surtout nos vieilles chaudières qui étaient en cause. J'aurais été fort triste de ne plus revoir Tahiti. » Pour une raison demeurée inconnue, un très beau passage concernant Tahiti a été barré au crayon de couleur bleu : « J'aurais été fort triste de ne plus revoir Tahiti. Le départ de cette île a cela de spécial qu'il est définitif et qu'il n'y a guère, pour les sympathies qu'on laisse là-bas, derrière soi, de valable Au Revoir. » Cet exil nouméen permet à Segalen de poursuivre la rédaction de ses Immémoriaux, qui paraîtra finalement en 1907 au Mercure de France sous le pseudonyme de Max-Anély (Max en hommage à Max Prat et Anély, l'un des prénoms de sa femme), Segalen n'étant pas autorisé, en sa qualité de médecin militaire, à signer une uvre fictionnelle de son patronyme : « Les feuillets raturés s'accumulent ; j'espère rentrer avec les 2/3 de « composés » [...] Je voudrais avoir remis les épreuves avant ma prochaine campagne ; de façon à clore en même temps un gros morceau de vie intense, être paré à de nouveaux spectacles, resensibilisés pour de nouvelles races et de nouveaux soleils. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Nouméa 15 juin 1904, 12,2x16,4cm, 3 pages 1/2 sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Trois pages 1/2 rédigées à l'encre noire sur un double feuillet. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Segalen se trouve à Nouméa, ville qu'il exècre, depuis début avril 1904 : « Nouméa a cecy de morne : que c'est une stupide ville. » Il a assisté au conseil de santé réunissant chaque année les médecins des navires de la division française du Pacifique pour décider des convalescences, congés et mutations. Depuis un mois, un problème d'ordre mécanique empêche la Durance de quitter Nouméa : « Nous préparons imperturbablement notre départ, mon cher Emile, depuis un mois, et toujours « pour la semaine prochaine ». La ville se tord. On retape. On essaie. On retape - finalement peut-être serons-nous en mer Dimanche et à Tahiti pour le 1er Juillet. » Segalen trompe l'ennui comme il peut : « [...] j'y ai découvert une troublante jeune fille triste, aux pâles yeux pers, désabusée et frêle. Nous nous écrivons des choses désolées et préparons notre adieu. » En sus de ces missives amoureuses, il poursuit la rédaction de ses Immémoriaux, déplorant encore et toujours le manque de temps à y consacrer : « Ponctuellement je « couvre » cinq pages en 24 heures. Je vais plus vite depuis l'entraînement sérieux du mois dernier. Dire que cet élément métier, chronométrique et mesquin, est nécessaire, pour que la rêverie se réalise, et que l'idée se revête de Forme. » L'ouvrage paraîtra finalement en 1907 au Mercure de France sous le pseudonyme de Max-Anély (Max en hommage à Max Prat et Anély, l'un des prénoms de sa femme), Segalen n'étant pas autorisé, en sa qualité de médecin militaire, à signer une uvre fictionnelle de son patronyme. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Nouméa 16 septembre 1904, 12,2x16,4cm, 3 pages 1/2 sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Trois pages 1/2 rédigées à l'encre noire sur un double feuillet. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. La dernière lettre polynésienne de Segalen écrite depuis Nouméa : « La traversée usuelle, monotone, bien que rapide (13 jours) entre Tahiti-Nouméa, mon bien cher Emile. » Il relate ses derniers instants en terre tahitienne : « Derniers jours chargés, comme tu penses, avec des après-midi échevelés de paquets, promenades dernières, désirs ultimes de revoir encore et encore des sites familiers et des visages amis ; et des nuits blanches ; j'étais finalement éreinté à souhait et volontairement, quand je me suis embarqué. » Après presque deux ans sur l'île, Segalen ne semble pas ressentir de chagrin à l'idée de retrouver sa vie métropolitaine : « Tahiti a disparu dans un grain. Même pas l'apothéose lumineuse attendue. Mais, aux cours des longues siestes à la mer, le souvenirs hâtifs du départ ont fait place à ceux exquis et lents, des deux années mortes. Maintenant, dispos et en train, j'inhume après embaumement mes souvenirs figés ; je flaire et désire, au retour une vie très, très active. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
190479657Tahiti 23 août 1904 | 11.50 x 18.10 cm | 4 pages sur un double feuillet
178531244ABParis, Hotel de Thou, 1785. 4°. (6) CXXXII, 437, (3) S.; (4), 422 S.; (4), 488 S.; (4), 552, (2) S. Mit 87 meist gef. Tafeln und 1 gef. Tabelle. Marmorierte Kalblederbände der Zeit. + Wichtig: Für unsere Kunden in der EU erfolgt der Versand alle 14 Tage verzollt ab Deutschland / Postbank-Konto in Deutschland vorhanden +, A|B|C|D 4 Bände.
178531244AB4 Bände. Paris, Hotel de Thou, 1785. 4°. (6) CXXXII, 437, (3) S.; (4), 422 S.; (4), 488 S.; (4), 552, (2) S. Mit 87 meist gef. Tafeln und 1 gef. Tabelle. Marmorierte Kalblederbände der Zeit.
- s.d. (1907), sujet : 12,4x18,9cm, planche : 18,5x26,9cm, une feuille. - Les Immémoriaux - Woodcut drawn, engraved and printed by George-Daniel de Monfreid for the frontispiece of Victor Segalen's novel [1907] | subject: 12,4 x 18,9 cm | board: 18,5 x 26,9 cm | one sheet Woodcut drawn and engraved by George-Daniel de Monfreid, in black on onion skin paper. Original proof, likely unique. Handwritten Annotation by the artist ("state 5") in bottom margin, in pencil. Original print run of a woodcut in black inspired by the work of Gauguin and engraved by George-Daniel de Monfreid for a frontispiece project, remaining unpublished, of Victor Segalen's Les Immémoriaux. This engraved woodcut was to illustrate, as a frontispiece, the original edition of Segalen's Les Immémoriaux, an ethnographic novel, directly inspired by his trip to Polynesia following in Gauguin's footsteps. Segalen, therefore, asked the painter's follower and closest friend to produce it, to whom he also offered Noa Noa, bought in Papeete during the auction sale of Gauguin's goods. A mutual friendship and admiration was then born between Segalen and Monfreid under the tutelary aegis of the late painter. It is also in constant reference to the Master, that the two friends produce this frontispiece, to which Segalen attached great importance but which he will be obliged to abandon due to publishing costs: "This is a lot more interesting for me: what will you do for my plate? If I dared to imagine something, it would be a formidable full-face figure, very plain, very worn, and of an androgyne with male tendences; in short, the Maori type described by Gauguin in his Noa Noa and produced by him in the carved wood that remained in Tahiti (face of a woman comparable to that which you possess) and of which I gave you a photograph I believe. [...] Are you in favor of reserving your frontispiece for luxury and friends' copies or of prostituting it in current copies? Allow me to renew a timid desire, expressed at your Vollard exhibition: if you print some more proofs from your color engravings, in pochoir, do not forget me." (Brest, 2 November 1906). Monfreid's response, 8 January 1907: "I have started looking for your plate. Ah! I will not describe it to you yet: it does not come according to what your book should evoke. Besides, I am not rich in imagination, let alone in "symbolism", I remain - as you have noticed - a "naturalist" (but not a "realist") and to summarize the impression of your Les Immémoriaux, one would have to be Gauguin. Finally, even so, I am not losing hope of doing something; only that I need a little more time to study it...". Monfreid will produce two trial woodcuts - whose sizes (22 x 12 cm and 23 x 16 cm) were not adapted to the edition - each time using the same formidable and frustrated figures Segalen wanted. Our woodcut seems to be the final version of these studies, perfectly adapted to the in-12 format of Mercure de France. However, the illustration includes the name of the author at the top, yet Segalen, a naval officer, could not sign a novel and had to choose a pseudonym, Max-Anély. This constraint may have contributed to this much-desired frontispiece being abandoned. However, in all likelihood, it was validated by the two trial woodcuts. Monfreid will also use the same male face to produce the ex-libris requested by Segalen. In his letter dated 2 November, the poet already imagined a confidential print for Monfreid's work. In the end, only two color copies of this proof, enhanced in gold, seem to have been preserved, the second being today in the collections of the Musée Maurice Denis in Saint-Germain-en-Laye. Only two other original color proofs (the second one is preserved at the Musée Maurice Denis in Saint-Germain-en-Laye), are known to date. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Bois dessiné et gravé par Georges-Daniel de Monfreid, en noir et blanc sur papier pelure. Épreuve probablement unique. Annotation manuscrite de l'artiste ("éta
- Tahiti 4 mars 1903, 14x9cm, une carte postale. - "Tépéva is my name". Handwritten postcard signed sent from Tahiti and addressed to Émile Mignard Tahiti 4 March 1903 | 14 x 9 cm | one postcard Handwritten signed postcard from Victor Segalen, sent from Tahiti and addressed to émile Mignard. A few lines written in black ink around the black and white photographic reproduction of a view of Bora-Bora, correspondent's address handwritten on the verso. Some minor stains, a cut corner likely due to the removal of the stamp. Doctor Segalen seems to have taken a wife: "A word from my wife to you: [written by the hand of said wife] iaorana fetii Tepeva te here neivou ia se no te mea e fetii no Tapeva Maraéa Vahine. [Written by Segalen again] Which means: I greet you friend of Tépéva [Tépéva is my name in Tahitian], and I love you because you are a friend of Tépéva. signed Maraéa-wife." Segalen's biography makes no mention of this exotic wife. Emile Mignard (1878-1966), also a doctor and Brest-born, was one of Segalen's closest childhood friends whom he met at the Jesuit Notre-Dame-de-Bon-Secours School. The writer interacted with this comrade in an abundant and closely followed correspondence in which he described, with humor and intimacy, his daily life in all corners of the world. It was at Mignard's wedding, on 15 February 1905, that Segalen met his wife, Yvonne Hébert. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Carte postale autographe signée de Victor Segalen, envoyée depuis Tahiti et adressée à Emile Mignard. Quelques lignes rédigées à l'encre noire autour de la reproduction photographique en noir et blanc d'une vue de Bora-Bora, adresse manuscrite du correspondant au verso. Quelques taches sans gravité, un coin coupé sans doute pour prélever le timbre. Moins de deux mois après son arrivée en Polynésie, le Docteur Segalen semble avoir pris femme : "Un mot de mon épouse à ton adresse : [de la main de ladite épouse] iaorana fetii Tepeva te here neivou ia se no te mea e fetii no Tapeva Maraca Vahine. [de la main de Segalen de nouveau] Ce qui veut dire : je te salue ami de Tépéva (Tépéva c'est mon nom tahitien), et j'aime toi parce que tu es l'ami de Tépéva. signé Maraéa-femme." La biographie de Segalen ne fait aucune mention de cette exotique épouse. Laurence Cachot dans son étude intitulée La Femme et son image dans l'uvre de Victor Segalen, souligne la fascination de l'écrivain pour le beau sexe, « source de beauté et de plaisir pour l'homme, [ou] cause première de ses maux ». L'attrait de Segalen pour la beauté maori est, selon elle, indissociable de son admiration pour les femmes tahitiennes peintes par Paul Gauguin : « L'écriture de V. Segalen est, en quelque sorte, au service de la peinture de P. Gauguin, car les tableaux littéraires sont le pendant des tableaux picturaux. Même lorsque V. Segalen décrit les femmes réelles de Tahiti, ses descriptions du corps, des traits, des qualités physiques et du maintien des vahinés, doivent beaucoup au regard de P. Gauguin. » (op. cit.) Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert.
1780PHO-1926Genève, Pellet, 1780, 5 volumes in-4, 4 de texte et un atlas in-4, Texte ; portrait, XVI, 741 pp., 1 pl.; front., (2 ff.), VIII, 485 pp.; front., XV, 629 pp.; front., (2 ff.), VIII, 770 pp., (1 f.), Atlas ; 2f., 28pp. ; illustré complet des 50 cartes (chiffrées 1-49 et 17 bis) ; quelques cartes mal chiffrées et 23 tableaux de statistiques in fine, la plupart dépliants. Rousseurs éparses, feuillets légèrement brunis par places. Tampons humides "Bibliothèque populaire de Bordeaux". Reliure Texte ; Basane fauve marbrée de l'époque, dos à nerfs ornés, triple filet doré encadrant les plats, Atlas ; veau brun marbré de l'époque, dos à nerfs orné, fleurons tulipes entre caissons, tranches marbrées, filet à froid encadrant les plats, double filet doré sur coupes 2 coiffes arasées, une arrachée, petits chocs à 2 autres, frottements et épidermures, coins très émoussés, mors fendillés aux entrées, coins émoussés, tranches marbrées (atlas).
190479615Nouméa 15 mai 1904 | 11.50 x 17.80 cm | 4 pages sur un double feuillet
190379472Tahiti 25 mars & 5 avril 1903 | 11.20 x 17.60 cm | 6 pages sur un double feuillet et 1 feuillet simple
190479663Nouméa 16 septembre 1904 | 12.20 x 16.40 cm | 3 pages 1/2 sur un double feuillet
190479614Nouméa 10 mai 1904 | 11.50 x 18.10 cm | 4 pages sur un double feuillet
190478594Nouméa 15 juin 1904 | 14 x 9 cm | une carte postale
190478598Nouméa 15 juin 1904 | 14.10 x 9.60 cm | une carte postale
190479656Nouméa 15 juin 1904 | 12.20 x 16.40 cm | 3 pages 1/2 sur un double feuillet
- Papeete 1er avril 1904, 11,4x17,4cm, 4 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Quatre pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Segalen déplore un nouveau voyage vers la Nouvelle-Calédonie : « Je pars dans quelques jours pour Nouméa, corvée annuelle. Serai de retour dans un mois ½ donc ne rien changer à mon adresse. Comme toujours je quitte à regret Papeete où j'ai une vie tiède, active, confortable et pécuniairement très avantageuse. » Le conseil de santé réunissait en effet chaque année à Nouméa les médecins des navires de la division française du Pacifique pour décider des convalescences, congés et mutations. Le docteur Segalen envisage à travers cette lettre son avenir professionnel, qui sera bien différent de ses prédictions : « Un projet « possible » entre autres, amusant à dessiner dans la fumée : dans 4 ans, parler anglais, un an de chirurgie à Paris, revenir à San Francisco, métropole d'avenir qui va doubler en 10 ans le chiffre d'habitants, et exercer comme médecin français à diplômes français (oiseaux rares là-bas). » Dans un futur plus proche, il envisage son retour en France : « Retour de Nouméa vers Juin. Départ probable en Septembre pour Brest, et arrivée (si nous y arrivons, car la Vienne n'y arriva jamais) en Décembre prochain. » Si le départ aura bien lieu le 1er septembre 1904, la Durance prendra un peu de retard et n'atteindra Toulon qu'en février 1905. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
190778775s. d. [1907] | 12.40 x 18.90 cm | une feuille
190379067Tahiti 4 mars 1903 | 14 x 9 cm | une carte postale
- Nouméa 15 juillet 1904, 13,9x9cm, une carte postale. - Double sail pirogue. Handwritten signed postcard sent from Nouméa and addressed to Émile Mignard Nouméa 15 July 1904 | 13,9 x 9 cm | one postcard Handwritten signed postcard from Victor Segalen, sent from Nouméa and addressed to Émile Mignard. A few lines written in black ink in the corner of the black and white photographic reproduction of a pirogue in New Caledonia, handwritten address on the verso. Some minor stains and folding. "Nouméa 15 7.04, Affectueusement. Victor Segalen" ("Nouméa 15 7.04, Affectionately. Victor Segalen"). In 1904, Segalen took advantage of a short stay in Nouméa to continue the writing of Les Immémoriaux, a novel denouncing the agony of the Maori civilization decimated by the European presence, which was published under the pseudonym Max-Anély in 1907. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Carte postale autographe signée de Victor Segalen, envoyée depuis Nouméa et adressée à Emile Mignard. Quelques lignes rédigées à l'encre noire au coin de la reproduction photographique en noir et blanc d'une pirogue de Nouvelle-Calédonie, adresse manuscrite du correspondant au verso. Quelques taches et pliures sans gravité. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. "Nouméa 15 7.04, Affecteusement. Victor Segalen" En 1904, Segalen profite d'un court séjour à Nouméa pour poursuivre l'écriture des Immémoriaux, roman dénonçant l'agonie de la civilisation maorie décimée par la présence européenne, qui paraîtra sous le pseudonyme de Max-Anély en 1907.
- s.l. [Tahiti] 20 juin [1903], 11,4x17,5cm, 1 page sur un feuillet. - Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Une page rédigée à l'encre noire sur un feuillet. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Segalen regrette de ne pas avoir de nouvelles de son "cher petit" : "Pas un mot de toipar les deux derniers courriers [...] Comme ta dernière lettre était plutôt énigmatique et courte, tu vois qu'il y a près de quatre mois que je suis sans nouvelles directes de toi. Quant aux indirectes, elles sont peu gaies ; ma soeur m'écrit ta visite chez moi, et tes craintes au sujet de la santé de ta soeur. Je t'en prie sois plus exact. Tu ne saurais croire la déception d'un courrier où tu manques. Avec une nuance de reproche, très affectueux - Victor" [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
190479604Papeete 1er avril 1904 | 11.40 x 17.40 cm | 4 pages sur un double feuillet