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Broch?. 212 pages.
PARIS, Delalain Frères - 1907 - 5ème édition - In-4 - Reliure éditeur légèrement frottée - Griffe de l'éditeur - Illustrations NB et cartes en couleurs dans le texte - 163 pages - Très propre, bon exemplaire
14157PARIS, Delalain Frères - 1907 - 5ème édition - In-4 - Reliure éditeur légèrement frottée - Griffe de l'éditeur - Illustrations NB et cartes en couleurs dans le texte - 163 pages - Très propre, bon exemplaire
bross. edit. ill. con bandelle
1843127905à Paris, chez Gaume frères 1843 In-8 21 x 12 cm. Reliure romantique de l’époque basane, plats au décor gaufré, sceau de la Compagnie de Jésus christogramme IHS entouré de rayons de gloire, surmonté d'une croix pattée, coiffant trois clous placés en éventail sur le premier plat, fer décoratif sur le deuxième plat, XVI-311 pp., 1 gravure d’une branche de l’arbre à pain en frontispice, 1 carte repliée des îles Marquises, table.Reliure passé, intérieur frais,; carte avec déchirure.
1974132471974 Paris. . Société des Océanistes., 1974 fort volume in8, broché,sous couverture rempliée et illustrée,444 pp illustrations photographiques et cartes a la fin du volume
561874S.l., [Tahiti], éditions Scoop, (1995). In-8, broché, couv. ill., 447 pp., 1 pl. en noir (fac-similé du manuscrit en tahitien).
1 L.A.S. d'une page au format in-8, non datée (circa 1883-1895), avec reste d'onglet contrecollé en marge : Lettre autographe signée de Paul Burani : "Mon cher ami, je vous adresse un ami, le Vicomte Jacques de Dreuille, sorti le 1er avec médaille d'or, de l'Ecole de Grignan et qui a besoin de renseignements spéciaux que vous pourrez sans doute lui donner sur une entreprise qu'il prépare en Calédonie. Je ne puis venir vous le présenter moi même, retenu jusqu'après 6 h. aux Menus Plaisirs où je fais répéter, mais traitez le comme moi-même" Comédien et chansonnier, Paul Burani (1845-1901) (de son vrai nom Urbain Roucoux) fut actif durant la Commune, et sera notamment critique au Gil Blas. Le manuel des Cultures Tropicales (Culture du Caféier) de E. Raoul publié en 1897 mentionne le Vicomte Jacques de Dreuille comme l'un "des hommes les plus instruits et les plus distingués que possède la Nouvelle-Calédonie". Français
1890560771 L.A.S. d'une page au format in-8, non datée (circa 1883-1895), avec reste d'onglet contrecollé en marge : Lettre autographe signée de Paul Burani : "Mon cher ami, je vous adresse un ami, le Vicomte Jacques de Dreuille, sorti le 1er avec médaille d'or, de l'Ecole de Grignan et qui a besoin de renseignements spéciaux que vous pourrez sans doute lui donner sur une entreprise qu'il prépare en Calédonie. Je ne puis venir vous le présenter moi même, retenu jusqu'après 6 h. aux Menus Plaisirs où je fais répéter, mais traitez le comme moi-même"
- Nouméa 3 & 6 mai 1903, 9,2x12,2cm, 4 pages sur une carte lettre. - Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Quatre pages rédigées à l'encre noire sur une carte lettre. Monogramme de Victor Segalen, créé par lui et tracé de sa main en bas à gauche de l'adresse. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Dans une lettre du 25 mars 1903, Segalen avait parlé à Mignard de la probable création d'un poste de médecin en Polynésie : « Le Gouverneur de Tahiti a demandé en France, par le précédent courrier, des médecins de renfort pour les îles Gambier, l'archipel de la Société et les Pomotous. Ces médecins seraient en même temps administrateurs. » Cette nouvelle lettre, rédigée un peu plus d'un mois plus tard, nous apprend l'avortement de ce projet : « Je devais t'avertir, mon bien cher Emile, des débouchés possibles. Je l'ai fait ; en te les déconseillant sous la forme de fonctions d'administrateur colonial. Je t'en dissuade d'autant plus maintenant que l'on m'apprend le rappel en France du Gouverneur de Tahiti. Avec lui sombrera sans doute son projet. Tu n'as pas à le regretter. » Segalen, présent en Polynésie depuis fin janvier 1903 est désormais bien intégré aux colons et aux indigènes, avec lesquels il pratique désormais la chasse : « Pourtant je te dirai avoir pris quelque plaisir à chasser, sur un grand pied, le cerf. Comme rabatteurs : des chiens, des gendarmes, des canaques. Comme armes : des mousquetons Lebel dont nous avions limé les balles pour les transformer en dum-dum [balle destinée à s'écraser dans le corps de l'animal sans le traverser] Comme gibier, une dizaine de cerfs acculés dans une presqu'île. » En dépit de ces loisirs très pittoresques, Segalen songe toujours à la création romanesque : « Néanmoins j'ai besoin de moins de remue-ménage pour m'attaquer à ce qui me hante. Et mon Promeneur de nuit m'obsède. Pendant mes quinze jours de mer je vais avancer ma documentation pour pouvoir dès mon arrivée à Tahiti, me mettre à l'ouvrage. » L'ouvrage portera finalement le titre Les Immémoriaux et paraîtra en 1907 au Mercure de France sous le pseudonyme de Max-Anély (Max en hommage à Max Prat et Anély, l'un des prénoms de sa femme), Segalen n'étant pas autorisé, en sa qualité de médecin militaire, à signer une uvre fictionnelle de son patronyme. Pour l'heure, Segalen est prêt à tous les sacrifices pour se consacrer à ce travail qui l'obsède : « Je liquide ma femme comme trop absorbante et pas assez maorie : j'ai changé de case et je vais loger face récif. » Belle lettre évoquant l'obsédante création des Immémoriaux, superbe hommage de Victor Segalen à la civilisation maorie. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- s.l. [Tahiti] 20 juin [1903], 11,4x17,5cm, 1 page sur un feuillet. - Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Une page rédigée à l'encre noire sur un feuillet. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Segalen regrette de ne pas avoir de nouvelles de son "cher petit" : "Pas un mot de toipar les deux derniers courriers [...] Comme ta dernière lettre était plutôt énigmatique et courte, tu vois qu'il y a près de quatre mois que je suis sans nouvelles directes de toi. Quant aux indirectes, elles sont peu gaies ; ma soeur m'écrit ta visite chez moi, et tes craintes au sujet de la santé de ta soeur. Je t'en prie sois plus exact. Tu ne saurais croire la déception d'un courrier où tu manques. Avec une nuance de reproche, très affectueux - Victor" [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Papeete 1er avril 1904, 11,4x17,4cm, 4 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Quatre pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Segalen déplore un nouveau voyage vers la Nouvelle-Calédonie : « Je pars dans quelques jours pour Nouméa, corvée annuelle. Serai de retour dans un mois ½ donc ne rien changer à mon adresse. Comme toujours je quitte à regret Papeete où j'ai une vie tiède, active, confortable et pécuniairement très avantageuse. » Le conseil de santé réunissait en effet chaque année à Nouméa les médecins des navires de la division française du Pacifique pour décider des convalescences, congés et mutations. Le docteur Segalen envisage à travers cette lettre son avenir professionnel, qui sera bien différent de ses prédictions : « Un projet « possible » entre autres, amusant à dessiner dans la fumée : dans 4 ans, parler anglais, un an de chirurgie à Paris, revenir à San Francisco, métropole d'avenir qui va doubler en 10 ans le chiffre d'habitants, et exercer comme médecin français à diplômes français (oiseaux rares là-bas). » Dans un futur plus proche, il envisage son retour en France : « Retour de Nouméa vers Juin. Départ probable en Septembre pour Brest, et arrivée (si nous y arrivons, car la Vienne n'y arriva jamais) en Décembre prochain. » Si le départ aura bien lieu le 1er septembre 1904, la Durance prendra un peu de retard et n'atteindra Toulon qu'en février 1905. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Nouméa 10 mai 1904, 11,5x18,1cm, 4 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Quatre pages rédigées à l'encre noire et au crayon de couleur bleu sur un double feuillet. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Un problème d'ordre mécanique empêche la Durance de quitter Nouméa ; Segalen s'y trouve après avoir assisté au conseil de santé annuel réunissant chaque année les médecins des navires de la division française du Pacifique pour décider des convalescences, congés et mutations : « Tahiti est bien loin, mon cher Emile, Brest aussi ; tout est loin, reculé encore par la grisaille Nouméenne...L'attente...l'incertitude. Voici quinze jours de jeu de balançoire : retournerons-nous à Tahiti ? Nos chaudières sont agonisantes, les répartitions se compliquent... Désarmement à Saïgon ??? Cap-Horn à la voile (!!)...Mystère... » Il se languit de Tahiti : « Cela me ferait une vraie peine de manquer ce retour à Tahiti. Ce faux départ, cet adieu hémiplégique me navrerait. J'ai quitté mon île avec la certitude du retour, et néanmoins en faisant matériellement comme si je ne devais jamais y revenir. L'adieu à ce pays a ceci de spécial que c'est un adieu définitif, irrémédiable, non pas au pays peut-être (bien que les chances d'y repasser soient bien minimes), mais aux être aimés, que l'on retrouvera plus tard vieillis, déformés. » Cet arrêt forcé lui permet de s'adonner à la rédaction de ses Immémoriaux, qui paraîtra finalement en 1907 au Mercure de France sous le pseudonyme de Max-Anély (Max en hommage à Max Prat et Anély, l'un des prénoms de sa femme), Segalen n'étant pas autorisé, en sa qualité de médecin militaire, à signer une uvre fictionnelle de son patronyme : « Je profite de cet interminable séjour en une ville insipide pour rédiger, rédiger à outrance toutes les notes vécues intensément à Tahiti. » Ces notes se trouvent pour la plupart dans le manuscrit des Immémoriaux et dans le Journal des Îles. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Nouméa 15 mai 1904, 11,5x17,8cm, 4 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Quatre pages rédigées à l'encre noire et au crayon de couleur bleu sur un double feuillet. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Segalen se trouve à Nouméa, ville qu'il exècre, depuis début avril 1904. Il a assisté au conseil de santé réunissant chaque année les médecins des navires de la division française du Pacifique pour décider des convalescences, congés et mutations. Depuis plus de deux semaines, un problème d'ordre mécanique empêche la Durance de quitter Nouméa. Il avait même été envisagé, comme le relate Segalen dans une lettre écrite à Mignard le 10 mai 1904, le désarmement du navire vieillissant à Saïgon, sans escales à Tahiti. Il vient cependant d'apprendre qu'il pourra regagner son île pour quelques mois avant son retour en métropole : « Transes. Joyes. Retranses. Espoirs mitigés de retour vers Tahiti, et crainte subconsciente du désarmement à Nouméa, de mon passage sur la Meurthe, stationnaire du pays. Huit mois de Calédonie !!! Mon bilan des 15 derniers jours. Néanmoins tout semble s'arranger et surtout nos vieilles chaudières qui étaient en cause. J'aurais été fort triste de ne plus revoir Tahiti. » Pour une raison demeurée inconnue, un très beau passage concernant Tahiti a été barré au crayon de couleur bleu : « J'aurais été fort triste de ne plus revoir Tahiti. Le départ de cette île a cela de spécial qu'il est définitif et qu'il n'y a guère, pour les sympathies qu'on laisse là-bas, derrière soi, de valable Au Revoir. » Cet exil nouméen permet à Segalen de poursuivre la rédaction de ses Immémoriaux, qui paraîtra finalement en 1907 au Mercure de France sous le pseudonyme de Max-Anély (Max en hommage à Max Prat et Anély, l'un des prénoms de sa femme), Segalen n'étant pas autorisé, en sa qualité de médecin militaire, à signer une uvre fictionnelle de son patronyme : « Les feuillets raturés s'accumulent ; j'espère rentrer avec les 2/3 de « composés » [...] Je voudrais avoir remis les épreuves avant ma prochaine campagne ; de façon à clore en même temps un gros morceau de vie intense, être paré à de nouveaux spectacles, resensibilisés pour de nouvelles races et de nouveaux soleils. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Nouméa 15 juin 1904, 12,2x16,4cm, 3 pages 1/2 sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Trois pages 1/2 rédigées à l'encre noire sur un double feuillet. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Segalen se trouve à Nouméa, ville qu'il exècre, depuis début avril 1904 : « Nouméa a cecy de morne : que c'est une stupide ville. » Il a assisté au conseil de santé réunissant chaque année les médecins des navires de la division française du Pacifique pour décider des convalescences, congés et mutations. Depuis un mois, un problème d'ordre mécanique empêche la Durance de quitter Nouméa : « Nous préparons imperturbablement notre départ, mon cher Emile, depuis un mois, et toujours « pour la semaine prochaine ». La ville se tord. On retape. On essaie. On retape - finalement peut-être serons-nous en mer Dimanche et à Tahiti pour le 1er Juillet. » Segalen trompe l'ennui comme il peut : « [...] j'y ai découvert une troublante jeune fille triste, aux pâles yeux pers, désabusée et frêle. Nous nous écrivons des choses désolées et préparons notre adieu. » En sus de ces missives amoureuses, il poursuit la rédaction de ses Immémoriaux, déplorant encore et toujours le manque de temps à y consacrer : « Ponctuellement je « couvre » cinq pages en 24 heures. Je vais plus vite depuis l'entraînement sérieux du mois dernier. Dire que cet élément métier, chronométrique et mesquin, est nécessaire, pour que la rêverie se réalise, et que l'idée se revête de Forme. » L'ouvrage paraîtra finalement en 1907 au Mercure de France sous le pseudonyme de Max-Anély (Max en hommage à Max Prat et Anély, l'un des prénoms de sa femme), Segalen n'étant pas autorisé, en sa qualité de médecin militaire, à signer une uvre fictionnelle de son patronyme. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Tahiti 23 août 1904, 11,5x18,1cm, 4 pages sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Quatre pages rédigées à l'encre noire sur un double feuillet. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. Dernière lettre de Tahiti que Segalen envoya à son ami : « La dernière lettre avant le départ qui me rapproche, mon bien cher Emile. Donc, nous quittons Tahiti le 1er Septembre. Rien de changé en notre retour, que l'imprévu modifiera certainement. Serons à Nouméa vers le 13 Septembre. » Cette ultime lettre est l'occasion pour Segalen de dresser un bilan, assez surprenant de sobriété quand on sait avec quelle crudité il dévoilait à son ami ses aventures charnelles : « L'une des choses qui me laisseront ici le plus de regrets sont les « possibilités chirurgicales » quittées. Je m'étais mis, en ces temps derniers, aux yeux ; et les cataractes indigènes sont matières à cures bénévoles... Cela me fera sourire, plus tard, d'être quatrième sous-fifre, en un hôpital maritime, à une ouverture d'abcès. » Cet exil nouméen permet à Segalen de poursuivre la rédaction de ses Immémoriaux, qui paraîtra finalement en 1907 au Mercure de France sous le pseudonyme de Max-Anély (Max en hommage à Max Prat et Anély, l'un des prénoms de sa femme), Segalen n'étant pas autorisé, en sa qualité de médecin militaire, à signer une uvre fictionnelle de son patronyme : « Le scénario de mon livre est bâti. J'aurai à mon retour, un mois de travail très dur, puis le laisserai mûrir pour reprendre mon Esthétique des Idées-Malades. J'ai besoin de deux ans d'Europe. » Le 29 janvier 1902, Segalen avait soutenu sa thèse dont le titre était L'observation médicale chez les écrivains naturalistes et traitait des névroses dans la littérature contemporaine. Sous l'impulsion de Gourmont et de Fleury il projetait d'approfondir son sujet et de publier l'ouvrage évoqué dans cette lettre ; cette publication ne verra jamais le jour. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Nouméa 16 septembre 1904, 12,2x16,4cm, 3 pages 1/2 sur un double feuillet. - Lettre autographe signée de Victor Segalen adressée à Emile Mignard. Trois pages 1/2 rédigées à l'encre noire sur un double feuillet. Pliure transversale inhérente à l'envoi. Emile Mignard (1878-1966), lui aussi médecin et brestois, fut l'un des plus proches amis de jeunesse de Segalen qu'il rencontra au collège des Jésuites Notre-Dame-de-Bon-Secours, à Brest. L'écrivain entretint avec ce camarade une correspondance foisonnante et très suivie dans laquelle il décrivit avec humour et intimité son quotidien aux quatre coins du globe. C'est au mariage de Mignard, le 15 février 1905, que Segalen fit la connaissance de son épouse, Yvonne Hébert. La dernière lettre polynésienne de Segalen écrite depuis Nouméa : « La traversée usuelle, monotone, bien que rapide (13 jours) entre Tahiti-Nouméa, mon bien cher Emile. » Il relate ses derniers instants en terre tahitienne : « Derniers jours chargés, comme tu penses, avec des après-midi échevelés de paquets, promenades dernières, désirs ultimes de revoir encore et encore des sites familiers et des visages amis ; et des nuits blanches ; j'étais finalement éreinté à souhait et volontairement, quand je me suis embarqué. » Après presque deux ans sur l'île, Segalen ne semble pas ressentir de chagrin à l'idée de retrouver sa vie métropolitaine : « Tahiti a disparu dans un grain. Même pas l'apothéose lumineuse attendue. Mais, aux cours des longues siestes à la mer, le souvenirs hâtifs du départ ont fait place à ceux exquis et lents, des deux années mortes. Maintenant, dispos et en train, j'inhume après embaumement mes souvenirs figés ; je flaire et désire, au retour une vie très, très active. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris 18 mars 1905, 13,1x20,9cm, 3 pages sur un double feuillet. - Handwritten signed letter from Victor Segalen addressed to Emile Mignard: "Great success with my Gauguin unpacking" Paris 18 March 1905 | 13,1 x 20,9 cm | 3 pages on a double leaf Handwritten signed letter from Victor Segalen addressed to émile Mignard, three pages written in black ink on a double leaf of squared paper. Transverse folds from having been sent. One of the very rare letters recounting the extraordinary rescue of Gauguin's works by his "champion". Segalen left Tahiti, after having transited through Colombo, Port Said and Toulon, he is in Paris for a few days and tells his friend of the reactions to Gauguin's works that he brought back from Polynesia. The auction of Gauguin's goods and works, which remained in his Maison du Jouir after his death, took place in the autumn of 1903. One of the few purchasers present at the liquidation was Victor Segalen who thus made it possible to rescue several of the painter's capital pieces, which were at risk of being destroyed in general indifference. Segalen, who had hoped to arrive in time to meet Gauguin, revives his memory by trying to acquire - despite his low salary - as many works as possible from his late mentor. In his « Hommage à Gauguin » (preface to Lettres de Paul Gauguin à George-Daniel de Monfreid, 1918), he recounts this now incredible dispersion: "Then there is the judicial sale, in the most legal, most sordid forms. The 'useful' objects, clothing, cookware, preserves and wines were sold on site. Another auction sale took place in Papeete and included some paintings, two albums, the image of Satan and of the concubine Thérèse, the pediment and the panels of the Maison du Jouir, the painter's cane, his palette. For purchasers: merchants and civil servants; some naval officers; the reigning governor at the time; onlookers, a teacher of painting without pupils who became a public writer. [...] The palette fell to me for forty cents. I acquired at random everything that I could grasp on the run from the auction. A painting [Village breton sous la neige], presented upside down by the auctioneer who called it 'Niagara Falls', was met with great laughter. It became my property for the sum of seven francs. As for the woods - pediment and metopes from the Maison du Jouir, no one bid higher than my...one hundred cents! And they stayed with me. [...] The woods of the Maison du Jour, I then destined them to this Breton Mansion, at the other end of the world, that Saint-Pol-Roux also built as a final home, overlooking the Toulinguet bay, on the Atlantic peninsula. The palette, I could not decently pay better tribute to it than to the only one worthy of holding it, - not between his fingers, like a relic whose origin we assess with faith, - but passing the thumb through the oval to the double bevel which carries and presents the song of colors, ... to Georges Daniel de Monfreid. [...] This painting (Village breton sous la neige), I have kept. The gift itself would be insulting. Gauguin died painting it, it is a legacy." David Haziot's biography of Gauguin gives an accurate inventory of the works purchased by Segalen: "Segalen was able to acquire seven out of ten paintings. Among them the self-portrait Près du Golgotha [today at the Saõ Paulo Art Museum]. The sculptures Père Paillard and Thérèse disappeared, as did a second version of the three women by the sea including one breastfeeding at their feet. [...] Segalen [...] took away the sketchbook from Auckland, four of the five wooden panels that adorned the door of the Maison du Jouir (for 100 cents!), the photographs of Arosa, notably with the images of Borobudur and the Parthenon, and the Village breton sous la neige painted after the Concarneau disaster and which Gauguin took with him." These works, among the most famous of our artistic heritage, are today preserved at the Musée d'Orsay (Paris) and in other major world institutions. "Great succes
190479656Nouméa 15 juin 1904 | 12.20 x 16.40 cm | 3 pages 1/2 sur un double feuillet
trad. di Milli Dandolo n. 12 bross. edit., abrasioni e piccole rotture ai bordi della copertina, firma di appartenenza
trad. di Milli Dandolo n. 12 bross. edit., alcuni segni a matita, bruniture ai tagli e ad alcune pagine
189197679Paris, H. Lecène et H. Oudin 1891 In-8 21,5 x 13,5 cm. Cartonnage éditeur rouge, premier plat orné d’un décor floral noir et or, tranches dorées, 237 pp., 27 gravures dans et hors-texte, bibliographie, table des matières. Exemplaire en bon état. Exemplaire en bon état.
in quarta di cop.: Ce que disent les documents secrets du Pentagone; Les textes essentiels; Documents de la RDVN, du FNL et du FPL - in 16°, bross. edit. ill., bruniture in cop., timbro d'appartenenza, dorso muto - volume in lingua francese
1 vol. in-12 reliure demi-basane rouge, Michel Lévy Frères, Paris, 1857, II-310 pp. et 1 f. Edition originale de ce roman rédigé par la danseuse Céleste Mogador, comtesse de Chabrillan (1824-1909). Elle invente le quadrille au bal Mabille en 1850 ; mariée au Comte Lionel de Moreton Chabrillan en 1854, elle le suit lorsqu'il est nommé consul de France à Melbourne. Rejetée par la bonne société, elle en profite pour se cultiver et écrire, notamment, "Les voleurs d'Or" : "ce livre, j'ai commencé à l'écrire pour me distraire. Ce qui n'était qu'un caprice, est devenu une passion. Je ne l'ai pas brûlé, parce que je l'aime ; il a été mon compagnon d'exil, le confident de mes peines, l'ami de mes pensées." L'ouvrage évoque l'aventure de pionniers australiens. Rare exemplaire en état satisfaisant (très fortes rouss., essais de plume en page 1, rel. frottée en coupes). Married to Count Lionel de Moreton Chabrillan in 1854, she followed him when he was appointed French Consul in Melbourne. Rejected by the good society, she took the opportunity to cultivate and write, including "The Golden Thieves": "this book, I began to write to distract me.What was just a whim became a passion, I did not burn him, because I love him, he was my companion in exile, the confidant of my troubles, the friend of my thoughts. " Français
1857537201 vol. in-12 reliure demi-basane rouge, Michel Lévy Frères, Paris, 1857, II-310 pp. et 1 f.