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541818,5 x 11,5 cm. 332 pages et 27 miniatures enluminées hors-texte. Manuscrit complet sur papier de 8, 9, 10 ou 12 lignes par page disposées en deux colonnes, texte en persan, à lencre noire, en écriture nastaliq. Enluminures végétales dorées sur fond bleu séparant les colonnes et encadrant les pages. Frontispice en double page enluminé à lor et en polychromie avec texte en réserve sur fond dor encadré de fleurons dorés sur fond bleu, garnis de rinceaux végétaux. Les 27 miniatures sont enluminées à l'or et en polychromie. Reliure à dos de cuir, plats en papier-mâché peint et laqué, décorés en polychromie et or d'arabesques de tiges et fleurs, au centre des plats "rosace" peinte en polychromie et or, encadrement à décor floraux. Nous ne disposons que peu d'élément quant à ce manuscrit, un nom est indiqué Shir Mohamad, sans que nous puissions dire s'il s'agit du peintre ou du calligraphe? Par ailleurs, il s'agit par la facture tant des pages de texte que des planches enluminées d'un manuscrit de l'époque qajar du XIXème siècle.
541818,5 x 11,5 cm. 332 pages et 27 miniatures enluminées hors-texte. Manuscrit complet sur papier de 8, 9, 10 ou 12 lignes par page disposées en deux colonnes, texte en persan, à lencre noire, en écriture nastaliq. Enluminures végétales dorées sur fond bleu séparant les colonnes et encadrant les pages. Frontispice en double page enluminé à lor et en polychromie avec texte en réserve sur fond dor encadré de fleurons dorés sur fond bleu, garnis de rinceaux végétaux. Les 27 miniatures sont enluminées à l'or et en polychromie. Reliure à dos de cuir, plats en papier-mâché peint et laqué, décorés en polychromie et or d'arabesques de tiges et fleurs, au centre des plats "rosace" peinte en polychromie et or, encadrement à décor floraux. Nous ne disposons que peu d'élément quant à ce manuscrit, un nom est indiqué Shir Mohamad, sans que nous puissions dire s'il s'agit du peintre ou du calligraphe? Par ailleurs, il s'agit par la facture tant des pages de texte que des planches enluminées d'un manuscrit de l'époque qajar du XIXème siècle.
16910Paris, Vascosan, 1567-1574. 14 vol. in-12, [40]-545 pp. + 546-1170 pp.+ 1171-1784 pp. + 1785-2474 pp. + 2475-3263 pp. + 3264-3932, 150 pp. + [12]-336 ff. + 337-624 ff. + 625-924 ff. + 340 ff. + 341-624 ff. + 625-834-[2] ff. + non paginé + 581-[13] pp., veau blond postérieur, triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné de caissons et filets dorés, pièce de titre noir, pièce de tomaison rouge, tranches dorées, plats de vélin d'une reliure antérieure conservée, orné d'un médaillon et de filets dorés( f. Kkkk relié dans le désordre au vol. 6 des Oeuvres mêlée, petits manques aux reliures).
85Bordeaux, éditions Balland, 1972. 21,5 x 28 cm, 96 pp. Relié, E.O. Très bel état. - Dessin du timbre « Afrique du Sud » : Apartheid Philatélique - Dessins du timbre « Allemagne » : Hommage inverse - 5 dessins et un cache pour les timbres « Andorre » : Cocagne-en-Pyrénées - 2 dessins des timbres « Bolivie » : Puzzle Nazi - 6 dessins des timbres « Chine impériale » : Philatélie de dissuasion - 4 dessins dont un dessin inédit - non publié - des timbres « Chine populaire » : Les travaux d'aiguille du président Mao et Comment on devient maoïste sous la dynastie des Ming. - 2 dessins et un cache pour le timbre « Congo Belge » : Un petit bout de Belgique en Afrique - 2 dessins pour le timbre « Egypte » : Comment un graveur défia les lois de la pesanteur et ce qui en advint - 7 dessins et un cache pour les timbres « Espagne » des sous-rubriques Alphonse II dernier roi d'Espagne et Les conséquences d'une conquête ou comment la syphilis vint aux européens. - 2 dessins, un ornement dentelé et un cache pour les timbres « Etats-Unis » : Western Boomerang - 17 dessins, deux caches et deux ornements dentelés pour les timbres « France » des sous-rubriques Il ne faut pas vendre la peau du Kaiser, La femme invisible, Thème et variations, Tels qu'en eux-mêmes et Gloire aux pionniers français. - 11 dessins et un ornement dentelé pour les timbres « Grande-Bretagne » : O temps suspend ton vol !, To be or not to be Shakespeare ? et Lovely isn'it ? - 2 dessins et 4 caches pour les timbres « Grèce » : Sois grec et tais-toi ! - 3 dessins, 2 caches et un ornement dentelé pour les timbres « Italie » : Venise sauvée des eaux, Réhabilitation de l'angle droit et La botte de l'espérance - Dessin et son ornement dentelé pour le timbre « Japon » : Banzaï ! - Dessin et son ornement dentelé pour le timbre « Koweit » : Or noir = or jaune - 7 dessins et un ornement dentelé pour les timbres « Monaco » : A petit pays grand évènement - 7 dessins et un ornement dentelé pour les timbres « Népal » : Les gauloises de Katmandou - 9 dessin, un cache et un ornement dentelé pour les timbres « Suisse » : L'illustre quatuor helvétique - 3 dessins, un cache et 3 ornements dentelés pour les timbres « Turquie » : Faible comme un Turc - 10 dessins et un ornement dentelé pour les timbres « Union soviétique » : De l'utilisation insolite de deux outils très ordinaires, Célébration du plus gros légume - 2 dessins pour les timbres « Vatican » : Le saint-siège, l'antique et la pudeur - 8 dessins et un ornement dentelé pour les timbres « Curiosités philatéliques » : Combinaisons imprévues et In the pocket, - 3 dessins, 4 caches, 2 ornements dentelés pour les timbres « Erreurs philatéliques »
1605180091605 Leyde, Jan Paedts Jacobsz, 1605-1608, in-folio de (8)-360-132-85-(1)-21-(1)-58-(2)-108 pp., papier assez bruni, quelques mouillures claires et taches n'affectant pas le texte, bords des 2 derniers feuillets consolidés, rel. d'époque de pleine peau de daim jaune clair, frottée, taches claires), dos à nerfs avec titre anciennement doré, bon ex. dans sa reliure d'origine.
236Manuscrit autographe signé, s.d. [c. 1947 ?]. Page de titre et 17 p. in-4 au feutre noir (bleu pour la dédicace), numérotées aux rectos d’un cahier à petits carreaux de 20 feuillets, chemise à rabats brune. Exceptionnel manuscrit du premier poème, d’inspiration surréaliste, d’Yves Bonnefoy. Un bref fragment parut en 1946 dans La Révolution la Nuit (n° 1, janvier 1946), revue dirigée, entre autres, par le poète et sa compagne Éliane Catoni, mais la version complète ne fut publiée pour la première fois qu’en 2001 (Farrago-Éditions Léo Scheer), basée sur 7 feuillets dactylographiés conservés par l’auteur (mention «Bonnefoy, 1945 »). On constate de nombreuses différences (plus d’une quarantaine) entre le texte de cette édition (repris dans la « Pléiade ») et le présent manuscrit: – dans la section I, il s’agit pour beaucoup de variations de vocables ou d’accords – de temps, de nombre, notamment en début de poème. Ainsi «fausse neige » (ms) devient « neige noire » (p.12), « cinq heures» (ms), «six heures» (p.12), « preuves fixes» (ms), « preuves sourdes» (p.12). – la section II est retouchée de manière plus profonde : déplacements de strophes (notamment dans l’enchaînement de la suite des «Je ne me souviens plus»), vers ajoutés ou supprimés. Ces modifications révèlent la volonté appuyée du poète de chercher le rythme juste afin de créer une musique des lieux de l’inconscient qui n’est scandée d’aucune ponctuation. « Cet enthousiasme, ce premier grand allant vécu par moi dans les mots, il se marque, me semble-t-il, dans la structure même des vers de ce Cœur-espace, qui sont plutôt des versets, une forme qui demande pour s’éployer qu’un apport d’énergie la soutienne jusqu’à son terme lointain. Et que son champ, ce fût bien le lieu inconscient, soudain entrouvert avec ses investissements et ses vœux plus ou moins fortement chiffrés, métaphoriquement ou métonymiquement, par des situations de la société et de la famille, c’est ce que me semble montrer les évocations successives que je vois abordées dans la suite précipitée des strophes avec une résolution où ne laisse pas de se manifester, toutefois, la force latente de la censure » (Yves Bonnefoy, entretien avec Maria Silvia Da Re, dans Le Cœur-espace, Farrago Éditions Léo Scheer, 2001, p. 42). Seul conservé de cette première œuvre poétique, notre manuscrit est inconnu des éditeurs de la « Pléiade » qui se fondent sur le texte de la version dactylographiée de 1945. Il ne présente presque aucune rature (deux en tout) et porte une dédicace à Charles Duits qui, après son retour d’Amérique, s’était lié d’une vive amitié avec Yves Bonnefoy. Véritables frères d’écriture, les deux jeunes poètes épris de surréalisme se soumettaient réciproquement leurs manuscrits à la fin des années 1940, échangeant critiques et corrections comme l’atteste leur correspondance inédite entre 1947 et 1962. Jusqu’à ce que Lucille Vines, la première femme de Duits, le quitte pour Yves Bonnefoy, rompant toute relation entre les deux écrivains, définitivement… Document unique.
8108Parisiis. Apud Carolam Guillard sub sole Aureo & Gulielmum Desbois, sub Cruce Alba, via ad diuum Iacobum, 1551. 13,5 x 9 cm, [36]-216-173-[11] folio. Relié plein veau d'époque sur ais de bois, dos à nerfs non titré, décor central à froid sur les plats, fermoirs métalliques et lacets de cuir manquant. Reliure légèrement usée (coins émoussés, un mors fendu sur 2 cm) sinon bon exemplaire bien solide. Pages de garde en parchemin enluminé, une page de garde avec texte manuscrit, deux ex-libris manuscrit sur une page de garde, tampon à froid du Château de Vieusart Corroy-le-Grand. Ex-libris manuscrits sur la page de titre rayés à la plume, quelques annotations manuscrites. Livre entièrement réglé. Toutes les lettrines sont peintes (un peu plus de 300 lettrines). Un portrait peint page folio 4 de la partie Epistolae, portrait ex-libris du Frère Stephanus Bon Varlet. Un dessin sur une page de garde. Vulgate revue par Jean Benoit. Suit la première éd., Paris, Simon de Colines et Galliot Du Pré, 1543. Éd. partagée avec Sébastien Nivelle. Privilège du 22 avril 1551 octroyé à Charlotte Guillard et S. Nivelle. Charlotte Guillard (née v. 1480 - morte en 1557) est un imprimeur français de la première moitié du XVIe siècle. Charlotte Guillard est vraisemblablement née dans le Maine dans les années 1480. Son nom s'écrit parfois Guillart ou en latin, Carola Guillard. En 1502, elle épouse l'imprimeur Berthold Rembolt, associé d'Ulrich Gering, lequel créa la première imprimerie en France ; il tenait boutique rue de la Sorbonne à lenseigne du Soleil dor. En 1508, Gering cesse ses activités, le couple part ensuite s'installer rue Saint-Jacques. Rembolt meurt en 1519, et Charlotte prend seule en charge l'imprimerie, et ce pendant près de quarante ans. Elle se remarie en 1520 avec Claude Chevallon, libraire ouvert aux humanistes. Ses goûts influencèrent les choix éditoriaux de Charlotte dont le catalogue comprend entre autres des uvres d'Érasme, Pacien de Barcelone, Hilaire de Poitiers. Sans enfants, veuve à nouveau en 1537, elle s'associe à ses neveux Jacques Bogard, Guillaume Guillard, Sébastien Nivelle et Guillaume Desboys (ou « des Boys »), qui, tous, débutent au Soleil d'or en tant que libraires. Desboys devient même son associé à compter de 1547. L'entreprise de Charlotte semble être une véritable réussite. On ne lui connaît point de faillite, mais son rôle exact reste difficile à évaluer. Elle savait s'entourer de « chasseurs de textes », spécialistes érudits qui lui rapportaient des manuscrits.
8108Parisiis. Apud Carolam Guillard sub sole Aureo & Gulielmum Desbois, sub Cruce Alba, via ad diuum Iacobum, 1551. 13,5 x 9 cm, [36]-216-173-[11] folio. Relié plein veau d'époque sur ais de bois, dos à nerfs non titré, décor central à froid sur les plats, fermoirs métalliques et lacets de cuir manquant. Reliure légèrement usée (coins émoussés, un mors fendu sur 2 cm) sinon bon exemplaire bien solide. Pages de garde en parchemin enluminé, une page de garde avec texte manuscrit, deux ex-libris manuscrit sur une page de garde, tampon à froid du Château de Vieusart Corroy-le-Grand. Ex-libris manuscrits sur la page de titre rayés à la plume, quelques annotations manuscrites. Livre entièrement réglé. Toutes les lettrines sont peintes (un peu plus de 300 lettrines). Un portrait peint page folio 4 de la partie Epistolae, portrait ex-libris du Frère Stephanus Bon Varlet. Un dessin sur une page de garde. Vulgate revue par Jean Benoit. Suit la première éd., Paris, Simon de Colines et Galliot Du Pré, 1543. Éd. partagée avec Sébastien Nivelle. Privilège du 22 avril 1551 octroyé à Charlotte Guillard et S. Nivelle. Charlotte Guillard (née v. 1480 - morte en 1557) est un imprimeur français de la première moitié du XVIe siècle. Charlotte Guillard est vraisemblablement née dans le Maine dans les années 1480. Son nom s'écrit parfois Guillart ou en latin, Carola Guillard. En 1502, elle épouse l'imprimeur Berthold Rembolt, associé d'Ulrich Gering, lequel créa la première imprimerie en France ; il tenait boutique rue de la Sorbonne à lenseigne du Soleil dor. En 1508, Gering cesse ses activités, le couple part ensuite s'installer rue Saint-Jacques. Rembolt meurt en 1519, et Charlotte prend seule en charge l'imprimerie, et ce pendant près de quarante ans. Elle se remarie en 1520 avec Claude Chevallon, libraire ouvert aux humanistes. Ses goûts influencèrent les choix éditoriaux de Charlotte dont le catalogue comprend entre autres des uvres d'Érasme, Pacien de Barcelone, Hilaire de Poitiers. Sans enfants, veuve à nouveau en 1537, elle s'associe à ses neveux Jacques Bogard, Guillaume Guillard, Sébastien Nivelle et Guillaume Desboys (ou « des Boys »), qui, tous, débutent au Soleil d'or en tant que libraires. Desboys devient même son associé à compter de 1547. L'entreprise de Charlotte semble être une véritable réussite. On ne lui connaît point de faillite, mais son rôle exact reste difficile à évaluer. Elle savait s'entourer de « chasseurs de textes », spécialistes érudits qui lui rapportaient des manuscrits.
1691101581691 1 Le relieur Léon Fixon, ancien ouvrier de Thouvenin, dut s'établir à la mort de ce dernier (en 1834) et exerça jusqu'en 1850 environ. Ex-libris imprimé Paul Helbronner (et dessiné par lui), alpiniste, géodésien, aquarelliste et bibliophile. P., Denis Thierry, 1691, in-4° de 7 ff.n.ch. y compris le frontispice (Titre, 4 de Préf., Extt du Priv.) - 87 pp. ; relié plein maroquin rouge XIXe, titre et date or sur dos 5 nerfs élégamment orné, triple filet d'encadrement sur les plats, tranches dorées, roulette intérieure, gardes marbrées ; infime manque angulaire au frontispice, très soigneuses restaurations à quelques feuillets : Titre, dernier de la Préface, A, A2, E2, E3 et E4 ; le feuillet B est très légèrement effrangé en gouttière. (Reliure de Fixon).
20147Leipzig, Industrie-Comptoir, 1802-1817 Relie, demi-toile rouge a l'impression doree et vignette de titre sur le dos, 260 x 330mm., pages ne sont pas numerotees, illustre de 40/60 ( 60 = total du 12 volumes ) gravures, colorees a main.With 40 (of 60) beautifully handcoloured engraved plates.
53521 In-8° pour le texte et in-4° pour les atlas. Demi-veau havane. Dos lisse souligné par des paires de filets dorés. Auteur, titre, tomaison et n° du voyage dorés. Plats décorés de papier marbré. Frottements timides çà et là. Coins légèrement émoussés. Intérieur très frais. Tampon encré aux initiales d'un ancien propriétaire à la 1ère garde du tome I du 1er voyage : M de J. Édition des trois voyages du capitaine Cook, dans une reliure homogène vers 1820. Les trois volumes d'atlas (un par voyage) avec les planches au format in-4° s'ajoutent à cet exemplaire, ce qui est loin d'être toujours le cas. Complet de toutes les cartes et planches à savoir : Atlas 1er voyage : 50 planches Atlas 2e voyage : 66 planches Atlas 3e voyage : 87 (portrait-frontispice de Cook compris ; erreur de numérotation : 2x la n°52) + 1 planche non numérotée relatant la mort de James Cook Soit au total 204 planches. Beaux tirages (marges parfois courtes pour les voyages 1 et 2). Paris, Nyon et Mérigot, 1789, 8 volumes ; Paris, Mérigot, 1792, 6 volumes ; Paris, Raymond, 1819, 4 volumes ; + 3 volumes d'atlas in-4° (l'atlas consacré au 1er voyage daté 1774 (année de la 1ère édition) et l'atlas consacré au 3e voyage imprimé à Paris, Hôtel de Thou, 1785). Soit 21 volumes au total.
53521 In-8° pour le texte et in-4° pour les atlas. Demi-veau havane. Dos lisse souligné par des paires de filets dorés. Auteur, titre, tomaison et n° du voyage dorés. Plats décorés de papier marbré. Frottements timides çà et là. Coins légèrement émoussés. Intérieur très frais. Tampon encré aux initiales d'un ancien propriétaire à la 1ère garde du tome I du 1er voyage : M de J. Édition des trois voyages du capitaine Cook, dans une reliure homogène vers 1820. Les trois volumes d'atlas (un par voyage) avec les planches au format in-4° s'ajoutent à cet exemplaire, ce qui est loin d'être toujours le cas. Complet de toutes les cartes et planches à savoir : Atlas 1er voyage : 50 planches Atlas 2e voyage : 66 planches Atlas 3e voyage : 87 (portrait-frontispice de Cook compris ; erreur de numérotation : 2x la n°52) + 1 planche non numérotée relatant la mort de James Cook Soit au total 204 planches. Beaux tirages (marges parfois courtes pour les voyages 1 et 2). Paris, Nyon et Mérigot, 1789, 8 volumes ; Paris, Mérigot, 1792, 6 volumes ; Paris, Raymond, 1819, 4 volumes ; + 3 volumes d'atlas in-4° (l'atlas consacré au 1er voyage daté 1774 (année de la 1ère édition) et l'atlas consacré au 3e voyage imprimé à Paris, Hôtel de Thou, 1785). Soit 21 volumes au total.
1814212741814 Paris, Imprimerie Royale, 1814, petit in-12 de XXX-161-113 pp. (texte imprimé en arabe), reliure de l'époque de demi-maroquin brun à coins signée Hering en pied du dos, dos orné de lambrequins et filets dorés dans la hauteur, tranches dorées, bel exemplaire.
22Très bon état général. Premier plat du numéro 3 de la première série en partie détaché. Portrait de Jacques-Henry Lévesque par Paul Sabon légèrement effrangé.A – Publications de la revue Orbes. • Orbes n° 1, printemps-été 1928, Au Sans pareil (12 × 19 cm), 107 pp. Textes de Blaise Cendrars, Francis Picabia, Pierre Audard, Georges RibemontDessaignes, Pierre Colle, Jean Van Heeckeren, Philippe Soupault, Jean Aurenche, Joseph Delteil, Georges Hugnet, Olivier de Carné, Pierre Reverdy, Georgette Camille, René Laporte, Max Fontaine, Paul Sabon, Jacques-Henry Lévesque. Achevé d’imprimer le 20 juin 1928, par l’imprimerie d’Art et de publ., 35 rue Desnouettes, à Paris.• Orbes n° 2, printemps 1929, Au Sans pareil (12 × 19 cm), 153 pp. Textes de Blaise Cendrars, Louis Parrot, Georges Neveux, Tristan Tzara, Jean Van Heeckeren, Henri Rousseau (Le Douanier), Georges Hugnet, Gertrude Stein, Jean Coutrot, Jacques-Henry Lévesque, Francis Picabia,George Isarlov, Max Fontaine, Georgette Camille, Maria Mc Donald Jolas, August Strinberg, Jean Aurenche et Paul Sabon, Olivier de Carné. Achevé d’imprimer le 6 mai 1929, par Dobrowolski-Bire, 9 rue Gerbert, Paris. L’un des 50 exemplaires (celui-ci n° 35) sur pur fil. • Orbes n° 3, printemps 1932, José Corti (12 × 19 cm), 171 pp. Blaise Cendrars, Pierre Charnay, Robert Caby, Erik Satie, Olivier de Carné, Georges Hugnet, Tristan Tzara, Georges Neveux, Pierre Reverdy, George Isarlov, Pierre de Massot, Henri Rousseau (Le Douanier), Paul Sabon, Vivian du Mas, Francis Picabia, Jean Audard, Bravig Imbs, Pierre Minet, Georges Ribemont-Dessaignes, Eugène Jolas, Robert Guiette, Jean Van Heeckeren, Jacques-Henry Lévesque. Achevé d’imprimer le 12 mars 1932, par l’imprimerie du Centaure, 17 rue La Pérouse, Paris. • Orbes n° 4, hiver 1932-1933, José Corti (12 × 19 cm), 145 pp. Textes de Blaise Cendrars, Hans Arp, Amaat Burssens, Robert Guiette, Greta Knutson, Henri Rousseau (Le Douanier), Bravig Imbs, Francis Picabia, Gertrude Stein, Hugues Panassié, Paul Sabon, Pierre Charnay, Georges Hugnet, Georges Ribemont-Dessaignes, Fabienne Lloyd, Pierre de Massot, Olivier de Carné, Jacques-Henry Lévesque, Jean Van Heeckeren. Achevé d’imprimer le 24 décembre 1932, par l’imprimerie du Centaure, 17 rue La Pérouse, Paris. • Orbes n° 1, 2e série, printemps 1933, José Corti (12 × 19 cm), 67 pp. Textes de Blaise Cendrars, Louis Bauguion, Francis Picabia, Pierre Charnay, Fernand Léger, Paul Sabon, Pierre Reverdy, Jean Van Heeckeren, Pierre de Massot, Bravig Imbs, Jacques-Henry Lévesque, Panaït Istrati. Achevé d’imprimer par l’imprimerie du Centaure, 17 rue La Pérouse, Paris [sans date].• Orbes n° 2, 2e série, été 1933, José Corti (12 × 19 cm), XIII pp., 22 pp. et 8 pp. centrales n.n.Fascicule imprimé tête-bêche avec une double numérotation. Textes de Hugues Panassié, Jean Van Heeckeren, Pierre de Massot, Louis Bauguion, Jacques-Henry Lévesque. Achevé d’imprimer par l’imprimerie du Centaure, 17 rue La Pérouse, Paris [sans date].• Orbes n° 3, 2e série, printemps 1934, José Corti (12 × 19 cm), 41 pp. Textes de Jacques-Henry Lévesque, Jean Van Heeckeren, Max Fontaine, Olivier de Carné. Achevé d’imprimer par l’imprimerie du Centaure, 17 rue La Pérouse, Paris [sans date].• Orbes n°4, 2e série, été 1935 (12 × 19 cm), 44 pp. Marcel Duchamp donne un dessin pour la couverture, extrait du Grand Verre (1915-1923) et des Témoins occultistes(1920). Textes de Bossuet, Jean Van Heeckeren, Blaise Cendrars, Pierre Charnay, JacquesHenry Lévesque, Francis Picabia, Pierre Reverdy, Olivier de Carné, Roger Lannes, André Jullien du Breuil, Louis Bauguion, George Reavey, Pierre de Massot, Marcel Duchamp. Achevé d’imprimer rue de la Comète, Paris VIIe [sans date].• Numéro unique du journal Midi à Midi publié par Orbes, daté de février 1930, 4 pp. in-folio. Texte de Jacques-Henry Lévesque, Max Fontaine, Jean Van Heeckeren et Olivier de Carné. Le journal s’ouvre sur cette citation de Picabia : «Le bon goût devrait être le contraire de l’ennui.»• George Isarlov, Picabia peintre, Paris, «Collection Orbes» n°1, 1929 (12 × 19 cm), 28 pp., exemplaire non coupé. • Jacques-Henry Lévesque, Jean Van Heeckeren, Olivier de Carné, La Ligne de vie, avec trois portraits par Stefan Couwenberg, Paris, « Collection Orbes» n° 2, José Corti, 1931 (12 × 19 cm), 56 pp. L’un des 50 exemplaires sur Alfax Navare (celui-ci n° 10). • George Isarlov, Georges Braque, « Collection Orbes» n° 3, Paris, José Corti, 1932, (12,5 × 19,5 cm), 31 pp., exemplaire non coupé. • Georges Herment, Déluges, « Collection Orbes», Paris, José Corti, 1938 (14,5 × 19,5 cm), 68 pp. • Plaquette HC Francis Picabia, 1879-1954, Éditions Orbes, 20 avril 1955 (15 × 24 cm). Textes en hommage à l’artiste récemment décédé de Pierre de Massot, Michel Perrin, Jean Van Heeckeren, Jacques-Henry Lévesque, George Isarlov, Camille Bryen, Jean Arp, H. Saint-Maurice, P.A. Benoit, Bernard Fricker et dessin de Man Ray. Édition limitée à 191 exemplaires numérotés sur vergé antique Lana (celui-ci n°142). B – Documents relatifs à la revue 1. Une correspondance autographe adressée à Jacques-Henry Lévesque (10 pp. de différents formats) signée d’amis et de collaborateurs de la revue, parmi lesquels Max Ernst, Tristan Tzara, Francis Picabia, Paul Sabon, etc. • Carton d’invitation autographe de Max Ernst sur un double feuillet in-8 obl. (13 × 16 cm) de vélin bouffant : «Max Ernst, espère vous voir au vernissage », à l’encre bleue et à l’encre rouge en beaux caractères graphiques. • Carte postale autographe (14 × 8,5 cm) signée de George Isarlov, datée «Anvers, 2-2-1929 », présentant au recto une vue de l’intérieur de l’église Notre-Dame de la Poterie, adressée à «M. Jacques Henry Lévesque 24, rue de la Tourelle / Boulogne S. Seine », avec marques postales belges. • Carte lettre autographe signée d’André Jullien du Breuil, datée du 7 juillet [1935], 1 p. in-8. Il le remercie pour l’envoi de numéros d’Orbes et est très heureux de voir son poème [« Offrande nue », in Orbes n° 4, 2e série, p. XI] dans la revue mais demande : « pourquoi diable cette typographie à l’envers à gauche, à l’endroit à droite ?» • Lettre autographe signée de Tristan Tzara, datée de « Paris, le 11 janv. 1946 », 1 p. in-8 à l’encre bleue. Enveloppe autographe avec marques postales conservées. Il lui écrit: «Vous rappelez-vous qu’il y a pas mal d’années, je vous ai donné pour Orbes une copie dactylographiée de “La Vengeance d’une orpheline russe” de Rousseau [Le Douanier]. L’avez-vous encore ? Car j’en aurais besoin en ce moment.» Dans la même enveloppe, minute au crayon de la réponse de Jacques-Henry Lévesque qui n’a plus cette copie et pense qu’elle est restée chez Robert Delaunay. • Lettre autographe signée de Francis Picabia, datée « Lundi » [Paris, 8 avril 1946]. 1 p. in-8 obl. à l’encre noire. Enveloppe autographe avec marques postales conservées. « Mon Cher Lévesque, Cela me ferait grand plaisir de vous voir. Ayant terminé plusieurs tableaux je serais heureux de vous les montrer avant l’exposition que je vais avoir à Paris dans quelques jours – Si vous êtes libre vendredi après dîner vous me trouverez rue des petits champs; sauf contre ordre de vous. Très affectueusement. Francis Picabia. Venez avec vos amis, j’espère qu’ils seront libres aussi.»• Carte correspondance autographe signée de Jean Prévost, datée 11 avril [1932] également adressée à Olivier de Carné et à Jean Van Heeckeren : «Messieurs, Je viens de lire Orbes (n° 2 et 3). Si je vous disais que tout m’en a plu également, je mentirais. Mais pourtant savez-vous que c’est rare, quand on s’est mis à trois pour faire une revue, d’avoir du talent tous les trois.» • Lettre autographe signée de Camille et Georgette Bryen (qui ont pris part à l’exposition organisée par Orbes du 12 au 31 mars 1937 au bar La Cachette). S.d., 1 p. in-4 (28 × 21,5 cm) à l’encre bleue sur un feuillet de pelure jaune. « Cher ami, la Tour de feu doit paraître assez vite. Dans 15 jours, il serait trop tard pour donner des dessins.» Enveloppe à son adresse à New York conservée. • Carte postale autographe de Georges Neveux. 2 pp. recto verso in-8 obl. (11,5 × 13,5 cm) sur bristol à l’en-tête de la Comédie des Champs-Élysées: «Mon cher ami, vous allez me trouver insupportable […] J’ai à vous parler de plusieurs choses importantes.» • Carte correspondance autographe de «Ton ami Paul» [Paul Sabon], datée du 3 octobre [1928] à son adresse à Boulogne-sur-Seine. Excellent billet: « N’oublie pas s’il te plaît que tu m’as promis un Orbes. C’est extrêmement urgent je t’attends toujours à 5 h 6 h au Sélect. Mais si tu avais ton après-midi, tu pourrais te trouver aux 2 Magots vers deux heures 2 h … » • Carte postale autographe (9 × 14 cm) signée de Paul Sabon, datée du 4 novembre [1932], présentant au recto une reproduction d’une esquisse pour La Musique de Henri Matisse, avec marques postales: «Le temps de recopier demain les poèmes en question, et [il lui] envoie le tout (article et poèmes) au plus tard demain soir sans faute.» • Carte postale autographe du même. 1 p. in-12 obl. (8,2 × 12,5 cm). Sur une carte présentant un dessin arabe de la grande mosquée d’Eddine. « La Mort mariée nulle part parue encore. Tu peux la publier tranquille » à l’encre bleue.2. Documents originaux liés à l’histoire de la revue et à la vie de Jacques-Henry Lévesque • Un dessin à l’encre noire de Paul Sabon présentant Jacques-Henry Lévesque assis de profil intitulé « Portrait de Jacques», signé « Paul», daté «le 8 mai 28 », sur un feuillet in-4. • 2 collages originaux de Jean Van Heeckeren. L’un (21 × 15 cm) contrecollé sur papier fort brun, montrant le mot « Orbes» artistiquement calligraphié à l’encre de Chine sur une coupure de journal en caractères chinois, l’autre (12 × 18,5 cm) contrecollé sur bristol crème et mêlant deux jeux, l’un noir, l’autre blanc, de lettres du nom de la revue à deux silhouettes de papillons sur fond de papier Kraft et surmontant le mot «rébus», découpé en lettres blanches. • 5 cartons poèmes (16,5 × 20 cm) sur papier chiffon Johannot, portant imprimé en bistre le nom de la personnalité (Cendrars, Picabia, Duchamp, Krishnamurti) et en noir le texte et le nom de la personne à laquelle ils sont destinés. Non signés, ils sont sans doute l’œuvre de Jacques-Henry Lévesque et proviennent de la collection de sa femme, Angèle. • 3 tirages (15 × 10,5 cm) n&b de photographies prises par Angèle Lévesque montrant Blaise Cendrars et Jacques-Henry Lévesque au Tremblay, non datés. L’un d’eux a servi à illustrer la couverture du volume de correspondance entre Jacques-Henry Lévesque et Blaise Cendrars. • Un bulletin d’abonnement à la revue, en brochure 4 pp. in-8. • 2 cartons d’invitation recto verso (14 × 10,5 cm) au vernissage de l’exposition de tableaux, objets, photos, livres et dessins de Marcel Duchamp, Francis Picabia, Jacques-Henry Lévesque, Blaise Cendrars, Sonia Delaunay organisée par Orbes qui s’est tenue du 12 au 31 mars [1937] au bar La Cachette à Paris, avec une photocopie A3 du verso de la maquette de ce faire-part. Un des deux cartons porte au verso, à l’encre bleue, le nom et l’adresse de Rolland de Renéville. • Une affiche (27 × 36 cm) Orbes, Printemps 1932, n° 3, présentant le sommaire de la livraison mentionnée. • Une brochure 4 pp. gd in-8 (16 × 25 cm) imprimée en noir et en rouge annonçant la parution de la plaquette Francis Picabia, seize dessins 1930 de la « Collection Orbes».• Un prospectus (15 × 24 cm) annonçant la parution fin mars 1930 aux Éditions Kra de Second manifeste du surréalisme revu et augmenté par André Breton. • Un prospectus avec bulletin de souscription pour De toutes les heures de Pierre Charnay dans la « Collection Orbes».• Une carte postale (14 × 8,5 cm) restée vierge, illustrée par une publicité et des éléments de sommaire du n° 2 de la revue, daté Printemps-été 1929. • Le Journal des poètes, livraison du 16 décembre 1932. 4 pp. in-folio, contenant en p. 2 « Un inédit de Tzara et un rappel de Dada » et « Où boivent les loups» de Jacques-Henry Lévesque (plis marqués, infimes déchirures) et un tract de Tristan Tzara, daté « Paris, le 22 décembre », relatif à cette parution (Journal des poètes) qu’il qualifie de «feuille de chou ». • Un tract (27,5 × 21,5 cm) de Michel Seuphor traduit en anglais par Dollie Pierre Chareau, imprimé en violet sur papier rose. • Une affiche (55,5 × 42,5 cm) pour l’exposition Picabia à la Pinacothèque de la Rose Fried Gallery à New York, inaugurée le 15 février 1950 par Orbes, contenant un texte de Jean Arp sur Francis Picabia daté «Ascona 1949 » et, en pied, la liste des 18 œuvres exposées. • Un prospectus (26,5 × 21,5 cm) recto verso imprimé noir sur papier orange, illustré de dessins, annonçant le vernissage de l’exposition « Quelques œuvres de Picabia (époque dada 1915-1925)» organisée par Orbes le 20 novembre 1951. Très bel ensemble, le plus complet possible, sur l’histoire de cette revue littéraire où se sont croisés et parfois confrontés des auteurs et artistes majeurs de l’entre-deux-guerres.
235Manuscrit autographe complet de la première version de La Salive de l’éléphant, 67 p. in-4, sur un bloc de papier à lettre de la Librairie-papeterie du Port à Saint-Tropez, titré et daté sur le rabat supérieur « décembre 1968 ». Impressionnant manuscrit de premier jet de ce roman érotique composé sous hallucinogène et divisé en sept parties qui correspondent à des prises de drogue successives sur une période d’un mois: le premier feuillet porte la mention « commencé aux environs du 20 décembre 1968 » puis la mention rayée « abandonné le 24 décembre 1968 ». Charles Duits reprend la plume le (mention en fin de deuxième partie), puis le 15 janvier (partie 5), le 21 janvier (partie 6) et enfin le 24 janvier 1969. L’auteur fait partie de cette génération d’écrivains, avec Aldous Huxley et Henri Michaux, qui ont expérimenté l’usage des psychotropes dans leur création, principalement le peyotl, un cactus connu des Amérindiens pour ses propriétés psychédéliques. Marqué par l’influence d’André Breton, Charles Duits a recours à cet « illimiteur de conscience » pour pratiquer l’écriture automatique. Dans sa forme manuscrite, le texte se présente ainsi dans une graphie minuscule, jaillie en de longs paragraphes qui saturent les pages, presque sans ratures ni corrections. Le fond lui-même relève d’un univers fantasmatique pour « masturbateurs» qui tourne en boucle comme une vis sans fin : le narrateur est un écrivain souteneur qui partage sa vie avec deux femmes, Rose et Durande. « C’est un charmant cul celui de Rose. Un cul avec lequel on gagne sa vie et celle de son homme. Admiré des riches et des moins riches, de ceux qui peuvent cou vrir Rose de diamants et de ceux qui se masturbent en pensant à elle […] Durande est un drôle de prénom, mais Durande est une drôle de fille. Moins intelligente que Rose, assurément […] c’est avec Durande que je passe le temps lorsque Rose travaille, avec elle aussi que je me venge de Rose, qui fait parfois l’amour avec des personnes que l’on ne peut vraiment pas considé rer comme des clients. Rose trop intelligente pour être jalouse de Durande, Durande trop bête pour être jalouse de Rose.» À ces deux figures s’ajoute celle de Madame Tchang, « une négresse ? plutôt une chinoise », une experte à la salive d’éléphant, préfiguration de « la seule femme vraiment noire » (personnage du roman éponyme paru aux Éditions Éoliennes en 2016), l’entité divine à laquelle se consacrera l’écrivain devenu peintre à la fin de sa vie. Entre scènes de baise et d’extase, réflexions humoristiques ou digressions métaphysiques, le récit s’étend jusqu’à une partie à trois hallucinée. « L’univers et ses dieux ne viennent de nulle part et ne vont nulle part. Mais ils se meuvent. Et c’est ce mouvement que les hommes appellent le désir. Je bande. Mais je ne bande ni pour Rose ni pour Tchang. Je bande, tout simplement. Je bande comme l’herbe pousse, comme la terre pivote sur son axe, comme les anges glorifient. Tant que je le sais, la souffrance n’est pas. Sur ma verge viennent automatiquement s’empaler tous les vagins du cosmos. La souffrance naît lorsque je prends mon érection pour un signe. » L’ouvrage paraît pour la première fois en 1970 sous le pseudonyme de Lucifer Ilje (pour Il-Je, double de l’écrivain) chez Éric Losfeld. La comparaison du manuscrit avec le texte publié montre que, si nombre de passages sont restés intacts, l’auteur a procédé à des remaniements pour gagner en lisibilité : découpe en paragraphes et en chapitres, réécriture qui passe souvent par une mise en dialogues. Manuscrit unique.
234Cinq lettres autographes d’un feuillet in-4, dont trois avec enveloppe conservée. Le dos de l’une d’entre elles a servi de brouillon au surréaliste Charles Duits pour un extrait de lettre rédigée en anglais exposant des considérations pratiques à un destinataire non identifié. Si Charles Duits revient, dans Le Pays de l’éclairement (1967), sur ses rapports avec Henri Michaux et sur ses réserves à l’égard de sa méthode – qu’il qualifie de « malaxage » par trop défiant –, le cœur de la relation entre ces maîtres de l’expérience psychédélique se dévoile dans ces pages rédigées de 1958 à 1960. Michaux y encourage Duits à s’aventurer en lui-même au moyen du peyotl (« Le peyotl instruit chacun selon son penchant à être instruit, penchant jusque-là peut être secret. Je le vois et je vous y vois. Même s’il y a illusion. Vous êtes dans le vrai – vous montez le cheval – vous vivez supérieurement »), lui rend compte de ses expériences ratées, lui propose d’essayer la mescaline, le psilocybe ou encore la transe par le jeûne. Si y sont évoqués les spectres de Spinoza et de Chateaubriand ou, plus près de nous, la figure d’Henry Cor bin, ce sont les échanges pratiques, sobres, voire secs, au sujet de la drogue et de ses enseignements qui dominent ses lettres.
19396Paris, ex officina Adriani Turnebi, 1552. In-12, [8]-211-[1] pp. (a4, A-N8, O2), vélin souple de l'époque, mors apparents, titre manuscrit au dos, traces de liens (reliure défraîchie, manques, petites taches, pâles mouillures marginales, galeries de ver sans atteinte au texte).
25513A Amsterdam, chez Adriaan Braakman et à Leide, chez Pierre Vander Aa, 1704. In-12, [34]-604-[32]p. Reliure demi-veau à coins, dos lisse orné de filets dorés
17011246381701 A Cologne, chez Pierre Marteau - 1701 (pour le volume 1), MDCCI. (pour les tomes 2 et 3). Page de titre à la sphère - Plein veau brun du temps, 5 nerfs, fleurons dorés, étiquette de titre et tomaison en doré - 564 + 636 + 598 pages + tables - Toutes tranches rouges
71Le Peuple. Collection complète, du numéro spécimen de septembre 1848 au numéro 206 de juin 1849. Paris, Imprimerie Boulé. 31 × 43 cm, 206 numéros de 4 pp. sur 4 colonnes, et 31 suppléments, reliure toilée bleu horizon. Bon état, quelques rousseurs et marques de restauration et de pliures. « Journal de la République démocratique et sociale » dirigé par Pierre-Joseph Proudhon. Hebdomadaire, puis quotidien à partir du no 6, Le Peuple publie des textes de George Sand, Louis Ménard, Auguste Blanqui ou encore Théophile Thoré-Bürger, avocat révolutionnaire et critique d’art.
1768195691768 Leyde, Paris, Merlin, 1768, in-8 de (2)-CXX-172 pp., vignette gravée sur bois par Beugnet sur la page de titre, le frontispice manque, rel. d'ép. de plein veau fauve granité, dos à nerfs orné de fers dorés, pièce de titre de maroquin rouge, restaurations, bon ex.
1573212271573 A,vers, par François Nierg, 1573, trois parties en un volume in-16 (114 x 69 mm) de 320 pp.-(8) pp., pour la partie I ; 408 pp.-(8) pp., pour la partie II ; 149 pp.-(11) pp. pour la partie III, reliure du 17e siècle de plein veau brun, dos à nerfs orné de caissons de fers dorés, titre doré, habiles restaurations par un professionnel, bel exemplaire
67083 feuillets autographes quadrillés in-4, écrits à l’encre noire. On ajoute 4 feuillets autographes du même format comportant ajouts et variantes et les épreuves corrigées – de la main de l’éditeur – de la préface de Robert Doisneau. La composition du manuscrit diffère de celle du volume publié par Le Dilettante en 1988. Joint une copie du manuscrit du Bestiaire d'Argot de Robert Giraud. Les lumières du zinc, volume de souvenirs fragmentés, recueil de choses vues, Les Lumières du zinc sont du même tonneau que Le Vin des rues. Au gré des dérives de Robert Giraud, on y croise Antoine Blondin, Albert Vidalie, Pierre Mérindol, JacquesPrévert, Blaise Cendrars, Jean Follain, Maurice Fombeure, Camille Bryen, les biffins, les filles et les crainquebilles.
ORD-10949Paris. Lefèvre. Firmin Didot. 1829-1840. 72 tomes en 73 volumes (le tome 1 du siècle de Louis XIV a été relié en 2 volumes à cause du grand nombre de gravures ajoutées) in-8 (158 x 233mm) dos à 5 nerfs joliment ornés et coins chagrin rouge cerise, plats en papier moucheté avec filet or en bordure, gardes peignées, têtes dorées. Collection des Classiques Français sur les faux-titres. Exemplaire enrichi de près de 1500 gravures de provenances diverses du XVIIe au XIX°siècle, soit 1085 portraits et 372 scènes diverses, relatifs à l'oeuvre. Bel ensemble, à grandes marges, bien complet des 2 volumes de tables par Miger, en reliure uniforme du XIXe siècle, pratiquement sans défauts. Gravures notamment de L'Armessin, Moreau le Jeune, Desenne, Eisen, Moncornet, Desrochers, Deveria, Odieuvre, etc.
1573134451573 Parisiis, Apud Hieronymum de Marnef & Gulielmum Cauellat,sub Pellicano,Monte D.Hilary 1573, In-huit, 350 pp, reliure postérieure, tout début XIX ème ,aux quatre coins, en veau bordeaux, dos lisse orné d'arabesques dorées et du nom de l'auteur, tranche jaspée,papier en bon état,