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1988500093720Michelin 1988 220 pages 1x27x13cm. 1988. Broché. 220 pages.
2020500047974Cinebook Ltd 2020 48 pages 21 5x28 5x0 6cm. 2020. Broché. 48 pages.
2020500048950Cinebook Ltd 2020 48 pages 21 5x28 5x0 6cm. 2020. Broché. 48 pages.
2020500072624Cinebook Ltd 2020 48 pages 21 5x28 5x0 6cm. 2020. Broché. 48 pages.
2020500075680Cinebook Ltd 2020 48 pages 21 5x28 5x0 6cm. 2020. Broché. 48 pages.
2020500083846Cinebook Ltd 2020 48 pages 21 5x28 5x0 6cm. 2020. Broché. 48 pages.
2002100136331CAMBRIDGE UNIV PR 2002 422 pages 15 2x2 6x22 6cm. 2002. Broché. 422 pages.
19394533Plon 1939 370+302 pages in8. 1939. broché. 370+302 pages.
500352735Albin Michel Sans date. Ma rivale la reine est un roman de Victoria Holt publié par Albin Michel qui met en scène une narration historique centrée sur une rivalité avec une reine. L'œuvre s'inscrit dans le genre du roman historique typique de l'autrice mêlant fiction et éléments historiques
1917005414Paris Lyre et Palette 1917 In-4 En feuilles, couverture illustrée Edition originale
10095Music Number One n° 20 (1983) - Edition New Press - Revue mensuelle au format 15 x 21,5 de 32 pages - Couverture en couleurs - Nombreuses photos en noir et blanc et en couleurs - Très bon état
15944Charpentier Editeur à Nantes Nantes, 1850 lithographie sur fond teinté. Format de la feuille : 330mm x 485mm / format de la figure 200mm x 290mm. Il ne s'agit pas d'une gravure tirée de l'ouvrage mais d'une épreuve originale de l'imprimeur. Petites rousseurs marginales.
15949Charpentier Editeur à Nantes Nantes, 1850 lithographie sur fond teinté. Format de la feuille : 330mm x 485mm / format de la figure 200mm x 290mm. Il ne s'agit pas d'une gravure tirée de l'ouvrage mais d'une épreuve originale de l'imprimeur. Minimes rousseurs dans les marges.
15950Charpentier Editeur à Nantes Nantes, 1850 lithographie sur fond teinté. Format de la feuille : 330mm x 485mm / format de la figure 200mm x 290mm. Il ne s'agit pas d'une gravure tirée de l'ouvrage mais d'une épreuve originale de l'imprimeur. Minimes rousseurs dans les marges.
169031515A Dijon, Imprimerie Defay, sans date (vers 1690). Petite plaquette tirée à très peu d'exemplaires, sous couverture bleue d'attente, ornée d'une jolie gravure en frontispice, 8 pages. L'auteur en dit ceci : "cette dissertation devait être imprimé dans le recueil de Littératures du Père des Molais, après avoir été vue et signée du Censeur royal, l'impression desquels Mémoires n'étant plus continuée, l'écrit avec la planche m'ont été renvoyés, ce qui a fait que j'ai crû pouvoir l'imprimer à Dijon". Rare et curieuse plaquette, un Nain Antique du Cabinet de Mr Foucault, Conseiller d'état : il s'agit sans doute de Nicolas-Joseph Foucault né le 8 janvier 1643 à Paris où il est mort le 17 février 1721, un haut fonctionnaire et bibliophile français. Bon état.
018552[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Londres, 27 Shakespeare 88 [5 octobre 1876], 2p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher et digne ami, Je vous expédie avec les détails convenables le troisième versement pour le subside sacerdotal £80.5 ce qui fait un total pour cette année de £184.7 jusqu'ici. Vous aurez reçu ma brochure. Puisse-t-elle vous plaire. L'adresse du docteur Nyström si vous l'avez me ferait plaisir. Aussi [mot illisible] les droits de l'homme soit la première phrase complète qui doit être, dites-vous, l'aphorisme décisif p.520 [mots illsibles]. Est-il vrai qu'une nouvelle relation de la philosophie se prépare? Où en est la revue ? Et que pensez-vous du projet d'enseignement. Et la circulaire aux républicains dont parle M. [Pierre] Laffitte. Est-elle en train de paraître ? Et les lettres Comte Mill. Enfin, je ne finis pas avec mes questions. Pardon. Elles sont courtes. Les réponses pourront bien l'être. Mes remerciements au docteur Dubuisson pour sa dernière lettre. Par malheur, je cherche pendant des heures et je ne puis mettre la main dessus. Toutes mes salutations les plus affectueuses à toute la famille. A vous de coeur. Richard Congreve ». Le subside sacerdotal était la contribution que versaient les positivistes à destination de la France. Congreve cite les noms de plusieurs positivistes : Anton Kristen Nystrom (1842-1931) était un médecin suédois, propagateur du positivisme en Suède. Il ne suivra pas Congreve dans son schisme en 1878 ; Paul Dubuisson (1847-1908) est un médecin et psychiatre, gendre du docteur Robinet ; Pierre Laffitte (1823-1903) est un philosophe positiviste, successeur d'Auguste Comte. Les lettres « Comte Mill » sont les lettres d'Auguste Comte à John Stuart Mill qui seront publiées par Leroux en 1877. Les lettres entre positivistes sont rares. [184]
018954[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français + enveloppe, Wandsworth Londres, 18 Homère 81 [15 février 1869], 4p in-12. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher et digne ami, Je vous expédie : 1° La lettre Lonchampt. L'accroissement du subside est toujours quelque chose, quoique faible. 2° La pièce que vous me demandez - la protestation. Quant à la lettre de M. Foucart, j'y réfléchirai. Il y en a si peu de nous qui pensent s'engager dans un degré quelconque pour l'avenir. Nous vivons tous presque dans l'incertitude - sur des fonds qui peuvent à tout moment, telle est la vie commerciale, disparaître, en partie du moins. Faites ce que vous pouvez à moins d'être propriétaire ou rentier dans les fonds publics. Là, l'existence est toujours fixée sur un volcan. Mais trouverez-vous les moyens de fonder un journal ? J'aurais préféré quelque chose dans le genre des publications de la rue de Poitiers si je ne me trompe pas de nom, des petites brochures à vils prix, toutes les quinzaines pour un an. Je ne saurais juger votre situation. Evidemment elle est des plus pénibles et des plus anxieuses. Mais il faut se souvenir que si on y avait mis de la bonne volonté, on aurait pu déjà avoir pris connaissance de la doctrine et en avoir tiré les renseignements nécessaires. Je ne pourrais donc que vous souhaiter et de coeur tout le succès possible dans quoi que ce soit que vous entreprendrez. Et si j'avais les moyens pécuniaires, je vous serais utile mais là, quoique mon avis reste toujours le même, nous seront forcément les spectateurs pendant quelques temps encore, nous efforçant toujours d'augmenter le milieu. Je vous quitte. Vous serez peu satisfait mais croyez toujours à ma bonne volonté - sympathie - affection. Richard Congreve ». Joseph Lonchampt (1825-1890), ami de Georges Audiffrent (1832-1909) qui l'initiera à la doctrine positiviste. Lonchampt est un des exécuteurs testamentaires d'Auguste Comte. Jean-Baptiste Foucart (1823-1898) est un avocat et poète. Il est aussi un des exécuteurs testamentaires. Les lettres entre positivistes sont rares. [443]
018955[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français + enveloppe, Wandsworth Londres, 8 Homère 81 [5 février 1869], 2p in-8 & 2p in-12. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher et digne ami, Pardon du délai en vous remettant le certificat. Il a tenu à la difficulté de trouver immédiatement un témoin compétent. Les conclusions de votre ennemi - dois-je les rendre ou non ? Je les ai provisoirement expédiées à M. Hutton. Je regrette extrêmement l'impasse où pour le moment vous êtes quant au procès de Danton. Et le tableau ne se vend-il pas ? Vous ne me répondez pas à propos de M. Bridges. Certainement nous assisterons aux crises prochaines en spectateur. Tâchons d'exercer une influence modificatrice. Au-delà, il n'est guère rien à espérer mais celle-là nous pouvons l'avoir, nous l'avons même. Pour la Revue Occidentale, je suis toujours contre. Entre les difficultés pécuniaires, il y a la difficulté insurmontable de l'insuffisant nombre des écrivains avec un monde d'une demi-douzaine ou une douzaine au plus, comment faire face à une Revue. Et si vous augmentez votre monde, il y a presque certitude d'assez graves différence d'opinion qui feraient un mauvais effet. Je suis d'avis que la décision de M. Comte est encore pleinement motivée par l'état actuel des affaires et que nous risquerions beaucoup à nous y lancer et que en tout cas, nous perdrions l'avantage qui nous revient de notre abstention complète à l'égard de pareils moyens de propagande. Il serait mieux selon moi que M. [Pierre] Laffitte n'hésitât pas mais se prononçât dans ce sens. A vous et aux vôtres tout ce qu'il y a d'affectueux de notre part. Richard Congreve ». On joint un petit billet (les 2p in-12, daté lundi) : « Vendredi je n'ai pas trouvé l'homme d'affaires que je cherchais. Samedi je me présentai à un de nos juges de première instance. Il n'a pas voulu donner de certification, me recommandant d'aller chez un inspecteur de police. Lui aussi a refusé à moins d'une autorisation de la part du chef de l'administration. Je vous dis cela pour vous montrer qu'il n'a pas tenu à moi que je sois si en retard. Enfin, j'ai résolu de m'en tenir à ce qui serait en tout cas chez nous une attestation formellement légale, espérant que ce qui satisfait à notre loi sera valable en France aussi ». Henry Dix Hutton (1824-1907) est un avocat irlandais. Il sera exécuteur testamentaire d'Auguste Comte. John Henry Bridges (1832-1906) est un médecin anglais, lui aussi exécuteur testamentaire. Les lettres entre positivistes sont rares. [443]
018956[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Londres, 10 César 96 [1er mai 1884], 2p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Monsieur et éminent coreligionnaire, Je vous adresse les souscriptions ci-incluses à propos de la publication du volume exceptionnel. Je viens de recevoir le procès verbal de la réunion positiviste relatif à la circulaire Lemos. Permettez-moi de vous exprimer mon regret que le ton digne et calme de votre lettre n'ait pas dominé l'ensemble de cette pièce. Que croit-on gagner à ces accusations et attaques ? Elles ne tendent, je puis l'affirmer, qu'à éterniser la division. Et semer la haine. Rallier dans le degré possible tous ces positivistes, ce but doit primer tout et votre lettre me paraît conçue dans cet esprit, qui manque dans la paix principale ainsi que dans les lettres de M. Harrison surtout. Avec la vôtre, il faut mettre celle de M. Dubuisson. Avec mes meilleurs sentiments. Richard Congreve ». Miguel Carlos Corrêa Lemos (1854-1917) est le fondateur de l'apostolat positiviste au Brésil. Frederic Harrison (1831-1923) est un avocat anglais, influencé par Congreve, cofondateur de la Société positiviste de Londres. Il prit s'éloigna de Congreve à partir de 1870. Paul Dubuisson (1847-1908) est un médecin et psychiatre, gendre du docteur Robinet. Les lettres entre positivistes sont rares. [443]
018957[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français et à la troisième personne, 21 Saint Paul 92 [9 juin 1880], 1p in-8. A Marie Weyer (1827-1881), épouse du docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Le Dr Congreve se permet de rappeler au souvenir de Madame Robinet un prêt de 5 livres sterling fait par lui il y a à peu près quatre ans pour aider madame Granjon ou autre. Il voudrait bien rentrer dans ses fonds. Il serait surtout facile d'effectuer le paiement de cette dette en la déposant entre les mains de M. Lacoste propriétaire de l'hôtel des Saints Pères qui s'en chargerait pour le Dr Congreve. Si un délai est nécessaire, Madame Robinet n'a qu'à en indiquer la limite ». Léopold Auguste Granjon (1845-1875) est un ouvrier, militant ouvrier, franc-maçon et positiviste, membre du cercle des prolétaires positivistes. Il meurt donc en laissant son épouse Constance Friant (1843-?) qui avait donc été aidée par les positivistes. Les lettres entre positivistes sont rares. [443]
018958[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, 17 Frédéric 89 [21 novembre 1877], 4p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher et digne ami, Quant au subside, je vous remercie de m'avoir fait connaître l'état des choses. Mais c'est un imprimé pour 1876 que je désirais vu l'absence de la circulaire. Il est grandement temps que les souscripteurs en sachent quelque chose. A la fin de novembre 1877, ne pas être renseigné sur 1876, c'est regrettable. Sur ce chapitre, je suis en train de faire un changement qui me dégagera de toute responsabilité et me rendra plus disponible, en invitant les divers souscripteurs à vous adresser directement leurs contributions. Quant à [Pierre] Laffitte, je vous croyais au courant. J'extrais de votre lettre du 28 octobre cette phrase : "Quoiqu'il en [mot illisible], M. Laffitte m'a déclaré vouloir vous écrire de tout cela (le soulignement est de vous) : nous verrons". D'après cela, j'ai attendu. Il ne m'a pas écrit, quoiqu'il ait écrit à d'autres. Je vous remercie d'avoir transmis ma communication. Quant à la petite pointe que me lance M. Sémérie dans sa lettre à M. Laffitte, qu'il m'a communiquée, ainsi que celle de M. Laffitte, je l'ai vue avec un certain amusement. Mais sans y attacher d'importance. Je suis habitué à me voir regardé comme homme qui se berce d'illusions, sans esprit pratique &c &c. Pour la lettre elle-même, je l'ai trouvée juste forte. Mais depuis longtemps, j'ai remarqué dans mes fréquentations que vous vous parlez plus librement que nous ne le supposions et que cela ne tient à pas conséquence. Dans la choses publique, je crois que vous attachez trop d'importance à certaines considérations relative au noyau positiviste parisien. Autant que personne, je me suis efforcé de le maintenir et de le soutenir. Vous me rendrez cette justice. Si je me décide à agit autrement que je n'aie agi jusqu'ici, ce sera pas les considérations d'un ordre supérieur. Je dois relever une phrase de votre lettre - "mal poupé et mal renseigné". Ce coup sûr vous avez une large part à l'impulsion - et plus qu'une large part aux renseignements. N'est-ce pas vrai ? Il faut tâcher de voir d'autres périls que ceux du schisme, qui vaut mieux que le marasme. Mais le schisme est un grand mal. Seulement il existe de fait. Il ne faut pas fermer les yeux sur cela. Pour la question personnelle, il m'est bien difficile d'en parle. Et mieux vaut, selon moi, laisser agir le temps que d'en parler, où un mot déplacé pourrait faire tant de mal. Et, où n'écrivant pas en anglais , il me serait si facile de laisser échapper un mot déplacé. Il est constant que nous avons une grande cause à soutenir, un grand maître à suivre ; vous croyez soutenir l'un et suivre l'autre en vous attachant à un directeur que je juge incompétent. Ce n'est qu'un dissentiment sur une question concrète de personnes. Malheureusement, d'après la tournure qu'a prise l'affaire, cela implique mon élimination. Vous verriez en ma présence une rivalité et un danger. Enfin, c'est une séparation, il n'y a pas à dire autrement. Mais voilà que je me laisse aller. Croyez toujours, dans cette séparation, provisoire espérons-le, à ma sincère affection pour vous et les vôtres. Richard Congreve. Inutile, j'ajoute, après avoir écrit ma lettre, de dire combien j'ai été peiné des incidents de la crise et surtout en ce qui nous affecte. Je n'ai qu'une consolation, c'est de ne pas l'avoir provoquée. [et en tête de la première page] Je vous serais reconnaissant si vous les avez sous la main des circulaires 18-19-20 ». Eugène Sémérie (1832-1884) était un médecin, positiviste, proche du docteur Robinet. Les lettres entre positivistes sont rares. [443]
018959[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Londres, 20 Frédéric 89 [24 novembre 1877], 4p 1/2 in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher et digne ami, Votre bonne et affectueuse lettre arrivée hier au soir trahit une agitation dont il m'est impossible de me rendre complète[ment]. Veuillez bien songer à ma petite demande des circulaires 18.19.20 s'il vous est possible de me les trouver. 2° Veuillez bien aussi ou me renvoyer ma dernière lettre ou m'en donner copie afin que je puisse juger jusqu'à quel point elle explique votre réponse. Commentez la si vous voulez. Je me demande s'il n'y a pas eu autre chose - quelque communication d'ici - car je sais que vous ou d'autres, c'est bien légitime, sont en communication avec ces Messieurs et l'orage gronde autour de moi. J'apprends cela d'une communication de M. [Pierre] Laffitte dans une bonne lettre que j'ai reçue ce matin. 3° je suis revenu sur le projet que j'avais annoncé d'effectuer un changement dans l'administration du subside anglais. Il est possible qu'un changement aura lieu mais ce sera en dehors de mon initiation[?]. Le projet avait ses avantages mais je reconnais que ce n'est pas le moment d'y penser. 4° Je prends d'abord votre postscriptum. Je n'ai jamais parlé de retraite.Où avez-vous pris cela. Tout au contraire, je cherche par tous les moyens d'agrandir la sphère de mon activité. Si par hasard, il m'arrivait de me voir abandonné par la presque totalité de mes confrères anglais, ou d'avoir à les quitter, je continuerais toujours de lutter comme auparavant. Il y a vingt-deux ans que j'ai commencé seul. Je suis prêt à recommencer non pas seul mais bien isolé, dans un cercle bien restreint mais peut-être aussi utile que celui qui existe. Et je compte réussir avec l'aide de certains appuis à un certain degré. Ma situation à Londres peut être essentielle - honorée peut-être - mais elle sera, je le crains, ébranlée sous peu par l'action de ces messieurs. Mais en tout état de cause, si ma carrière est brisée, cela ne dépendra pas de moi mais de l'action extérieure. et j'aurais la consolation de voir que cette action extérieure aura développé l'énergie de ceux qui la prendront - une énergie en somme utile à la Religion de l'Humanité. Ainsi, cher ami, je pense que vous serez calmé quant à ma détermination. J'ai rédigé une longue lettre à M. Laffitte que je vais soumettre à certains amis. Elle vous expliquera mon point de vue et cela m'a trop coûté pour que j'y revienne en détail. En attendant, je lui ai répondu ce matin. Maintenant je réponds à votre lettre. Vous avez senti un refroidissement - et vous avec eu raison. À quoi tient-il ? Libre à vous de vous ranger du côté de M. Laffitte, de juger que le statu quo amélioré était le seul admissible. Je puis différer mais enfin votre avis avait beaucoup eu sa faveur. Mais, après tout ce qui s'est passé entre nous, j'ai été choqué de la manière dont vous m'avez présenté l'action de M. Laffitte et aussi de la manière dont préoccupé du soin de me détourné de toute opposition, vous avez interprété mon action. Mais c'était long, et peut-être impossible de débrouiller des difficultés pareilles. (Je remarque en passant que la Fête de l'Humanité n'est pas proprement parlant une fête commémorative d'Auguste Comte - encore moins de sa naissance). Si vous m'aviez dit, je le crois de bonne politique de soutenir M. Laffitte, puisque il faut choisir, je n'aurais eu rien à dire. Votre jugement sur lui m'aurait paru peu conciliable, peut-être, avec cette conclusion. Mais voilà tout. Mais l'argumentation m'a déplu. Je vous l'avoue franchement. Ensuite, quant à ma venue, dans les conditions telles que vous les aviez "rêvées", elle devait avoir envie à une époque plus ou moins éloignée de me substituer à M. Laffitte. Mais dans vis der
018960[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Londres, 2 Charlemagne 90 [19 juin 1878], 2p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Cher Monsieur Robinet, Je prends acte de votre communication à M. Sémérie et c'est tout ce que je puis dire pour le moment. Pour votre lettre, je ne saurais me placer sur votre terrai. Je n'ai jamais parlé d'orthodoxie - le mot réveille des souvenirs de ma jeunesse. Que le débat soit purement personnel, je ne le crois pas. Mais il n'y aurait aucune utilité à poursuivre la discussion. Faisons de notre mieux chacun pour que la causse fasse des progrès - voilà ce qui nous reste de sûr. Et je serai bien content quand toute lutte aura cessé - ce qui ne peut guère manquer d'arriver tôt ou tatd. Mais quel chaos actuel. Je vous transmets le premier versement de cette année. C'est à jeudi ou à vendredi qu'en est l'échéance. Et je ne dois pas être en retard. Reste à voir quelle sera l'influence de nos tiraillements sur le subside. Je m'abstiens de toute prévision. Si je pouvais causer avec vous de tout cela à la bonne heure - mais sur le papier )- bah ! Nous nous associons pour vous exprimer nos meilleurs voeux et sentiments ainsi, bien entendu, qu'aux vôtres. Richard Congreve ». Cette lettre répond à une lettre du 12 juin dont nous avons le brouillon (secrétaire) signé : « Mon cher Monsieur Congreve, Je vous remercie de votre bonne lettre. Au fonds, puisque vous reconnaissez quant aux choses religieux, que l'ingérence du prêtre dans la société telle que la conçoit le positivisme, doit être moindre, vu la précision de notre doctrine, que dans la société catholique, nous avons encore un point commun essentiel ; quoique, relativement au culte où vous êtes plus compétent que moi, cependant, il y ait entre nous, dissidence quant au degré intermédiaire que vous avez introduit. Tout ce que j'ai à ajouter ici c'est qu'Auguste Comte n'a jamais rien pratiqué de pareil, c'est que ses pratiques religieuses publiques n'empruntèrent jamais rien au catholicisme, ni à aucun autre rite, ni à aucune autre liturgie, et que les prédications de M. Laffitte sont rigoureusement conformes à celles de notre maître pour le fonds et la forme. Je crois, du reste, que ce qu'Auguste Comte prisait le plus dans le catholicisme, ce qu'il entendait en incorporer au Positivisme, ce n'était ni le dogme, ni même le culte, mais la base morale et surtout l'organisation politique, la division des deux pouvoirs et l'unité hiérarchique du pouvoir spirituel. Cela dépendait de ce qu'il se plaçait toujours et avant tout au point de vue social. Je ne pense donc pas que M. Laffitte et ceux qui le suivent soient hors de l'orthodoxie, même quant au culte. Et comme d'autre part vous reconnaissez que la scission ne porte pas sur le dogme, il s'en suit qu'elle n'a, en réalité, que des motifs personnels. C'est là, en effet, ce qui m'a toujours paru être le noeud de la question. La majorité des Positivistes l'a compris ainsi, et la scission, à ce qu'il me semble, s'est faite sur des noms propres, le votre et celui de Monsieur Laffitte, et non sur les questions politiques, philosophiques, ou religieuses. [Partie barrée par Robinet] Ceci posé, et je suis certain que vous l'acceptez comme moi, il me reste à exprimer, si délicate que soit la chose, le regret que j'éprouve des procédés qui ont été employés pour consommer la séparation. Au lieu d'aggraver des mécontentements, au lieu d'imaginer un partage de la direction, un coadjutariat, qui s'est aussitôt transformé en sommation faites à Mr [Laffite] [Fin de la partie barrée, il manque probablement une petite partie] C'est là, en effet que m'a finalement paru être le noeud de la question. La majorité des Positivistes semble l'avoir compris ainsi, et la scission s'est
018961[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, Guildford, 15 Moïse 90 [15 janvier 1877 sic! 1878], 1p in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Mon cher Monsieur Robinet, Je vous rends la lettre de Leroux que j'ai communiquées aux MMrs. Lushigton qui en avaient reçu une pareille, ainsi que moi. c'est bien de sa part. Et je fais des voeux pour qu'il soit bien casé à Bruxelles - en attendant ce qui ne saurait être ajourné indéfiniement sa rentrée en France. je suis chez les Geddes. Monsieur est en train de vous écrire. Tous les deux ils me chargent de vous remercier de votre bonne lettre. Madame Geddes va mieux mais sa santé est toujours assez faible. La perte est grande de ce roi d'Italie. Bien à vous. Richard Congreve ». Godfrey Lushington (1832-1907) était un haut fonctionnaire anglais. Emily Geddes (1840-1929) et son mari James Geddes (1841-1880) sont la belle-soeur et le beau-frère de Congreve. Le roi d'Italie est Victor-Emmanuel II, mort le 9 janvier 1878. Leroux est probablement Ernest Leroux (1845-1917) qui publia des ouvrages positivistes dont les Lettres d'Auguste Comte à John Stuart Mill (1877). Les lettres entre positivistes sont rares. [444]
018962[Positivisme] Richard Congreve (1818-1899), philosophe anglais, figure de proue du positivisme en Angleterre, à l'origine du schisme en 1878. L.A.S. en français, 26 Homère 90 [23 février 1878], 1p œ in-8. Au docteur Jean-François Robinet (1825-1899), médecin d'Auguste Comte et important positiviste français. « Mon cher Monsieur Robinet, Je m'empresse de vous remercier de l'envoi de la seconde douzaine d'exemplaires arrivée ce matin et des explications qui l'accompagnent, auxquelles je reconnais beaucoup de validité. La signature est certainement moins urgente[?] où l'écrit n'a rien d'agressif ni de personnel - et le jugement du public est souvent si peu juste quand il s'agit d'un homme connu. J'ai prêté le livre à J.[nom illisible] avec qui nous avons des relations. Je vous donne son adresse si vous le juger convenable de lui en remettre un exemplaire directement. Il est très peu disposé du reste à accepter notre point de vue. Tout la famille se joint à moi pour vous remercier de votre bon souvenir. Salut et Fraternité. Richard Congreve ». Les lettres entre positivistes sont rares. [444]