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185259104Paris D. Giraud et J. Dagneau 1852 1 vol. Relié in-12, demi-maroquin tête de nègre à coins, dos à nerfs, caissons ornés d'un double encadrement de filets à froid, tête dorée (Lortic), XVI + 356 pp., gravure allégorique en frontispice et fac-similé hors-texte.Edition originale avec un envoi autographe signé de Nerval aux frères Goncourt, dans une fine reliure de l'époque par Lortic, leur relieur préféré.Ce précieux exemplaire est resté inconnu des biographes. On ne connaît pas d'autre livre de Nerval dédicacé aux Goncourt ; dans le catalogue de leur bibliothèque ne figurent que les deux volumes des Scènes de la vie orientale parus en 1850, sans envoi donc. Le Journal des Goncourt évoque surtout Nerval au moment de son suicide, Jules ayant été dessiner la rue où le poète se donna la mort. Cependant, à l'époque de leur collaboration à L'Éclair, les Goncourt ont signé deux articles sur Nerval, le premier le 10 juillet 1852 sur Les illuminés ou les Précurseurs du socialisme (n°27, p.8-9), le second sur Lorely, souvenirs d'Allemagne le 18 septembre 1852 (n° 37, p. 126-127). C'est sans aucun doute à cette occasion que Nerval leur dédicaça ce volume. La Bibliothèque historique de la Ville de Paris a par ailleurs présenté à l'exposition Nerval de 1996 (n°436 du catalogue) un exemplaire du Salon de 1852 avec envoi des Goncourt au poète (coll. part., ancienne coll. J.E. Blanche).Quelques rousseurs marginales, sinon superbe exemplaire.
185259104Paris D. Giraud et J. Dagneau 1852 1 vol. Relié in-12, demi-maroquin tête de nègre à coins, dos à nerfs, caissons ornés d'un double encadrement de filets à froid, tête dorée (Lortic), XVI + 356 pp., gravure allégorique en frontispice et fac-similé hors-texte.Edition originale avec un envoi autographe signé de Nerval aux frères Goncourt, dans une fine reliure de l'époque par Lortic, leur relieur préféré.Ce précieux exemplaire est resté inconnu des biographes. On ne connaît pas d'autre livre de Nerval dédicacé aux Goncourt ; dans le catalogue de leur bibliothèque ne figurent que les deux volumes des Scènes de la vie orientale parus en 1850, sans envoi donc. Le Journal des Goncourt évoque surtout Nerval au moment de son suicide, Jules ayant été dessiner la rue où le poète se donna la mort. Cependant, à l'époque de leur collaboration à L'Éclair, les Goncourt ont signé deux articles sur Nerval, le premier le 10 juillet 1852 sur Les illuminés ou les Précurseurs du socialisme (n°27, p.8-9), le second sur Lorely, souvenirs d'Allemagne le 18 septembre 1852 (n° 37, p. 126-127). C'est sans aucun doute à cette occasion que Nerval leur dédicaça ce volume. La Bibliothèque historique de la Ville de Paris a par ailleurs présenté à l'exposition Nerval de 1996 (n°436 du catalogue) un exemplaire du Salon de 1852 avec envoi des Goncourt au poète (coll. part., ancienne coll. J.E. Blanche).Quelques rousseurs marginales, sinon superbe exemplaire.
183089005s. n. | s. l. s. d. [circa 1830] | 25 x 19.7 cm | Une feuille
189289339Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. (ca 1892) | 21 x 34.5 cm | Relié
1844888601844 8 pages in-8 à l'encre brune (21 x 13,8 cm) sur 4 double feuillets, adresse autographe et marques postales au dos du dernier feuillet (avec petit manque de papier amputant la fin de deux mots), sous chemise demi-maroquin noir.Manuscrit complet, seul connu, de cette fantaisie sur les théâtres parisiens rédigée pour Le Diable à Paris. Nerval y esquisse une sorte de physiologie des claqueurs, ceux qu'on appelle "Romains" dans l'argot du théâtre : ces faux spectateurs recrutés pour ovationner ou bien huer les spectacles et dépeints notamment par Balzac dans ses Illusions perdues. Après un rappel des origines de cette tradition, Nerval constate sa généralisation dans le théâtre de son temps, et il s'amuse à détailler l'influence et la hiérarchie des claqueurs à partir de sa propre expérience de critique dramatique.Ce beau manuscrit de premier jet surchargé de corrections fut adressé à Pierre Jules Hetzel par courrier depuis Amsterdam le 23 septembre 1844 avec une amusante apostille signée "Gérard" in-fine et les cachets de la poste faisant foi. L'éditeur fit tirer un jeu d'épreuves conservé à la bibliothèque Spoelberch de Lovenjoul, mais le texte ne parut finalement pas dans Le Diable à Paris. Il est resté inédit jusqu'en 1948 où la "Revue d'histoire du théâtre" en publie une version fautive, avant d'être repris en Pléiade dans les Œuvres complètes (tome I, p. 848-854) avec cette note des éditeurs J. Guillaume et Cl. Pichois : "On ne sait pour quelle raison cet article fut exclu : par le pittoresque du sujet et la vivacité de l'expression, c'est un bel exemple de l'article de genre" (p. 1819).Les manuscrits littéraires de Nerval sont rares et très recherchés.
1844888601844 8 pages in-8 à l'encre brune (21 x 13,8 cm) sur 4 double feuillets, adresse autographe et marques postales au dos du dernier feuillet (avec petit manque de papier amputant la fin de deux mots), sous chemise demi-maroquin noir.Manuscrit complet, seul connu, de cette fantaisie sur les théâtres parisiens rédigée pour Le Diable à Paris. Nerval y esquisse une sorte de physiologie des claqueurs, ceux qu'on appelle "Romains" dans l'argot du théâtre : ces faux spectateurs recrutés pour ovationner ou bien huer les spectacles et dépeints notamment par Balzac dans ses Illusions perdues. Après un rappel des origines de cette tradition, Nerval constate sa généralisation dans le théâtre de son temps, et il s'amuse à détailler l'influence et la hiérarchie des claqueurs à partir de sa propre expérience de critique dramatique.Ce beau manuscrit de premier jet surchargé de corrections fut adressé à Pierre Jules Hetzel par courrier depuis Amsterdam le 23 septembre 1844 avec une amusante apostille signée "Gérard" in-fine et les cachets de la poste faisant foi. L'éditeur fit tirer un jeu d'épreuves conservé à la bibliothèque Spoelberch de Lovenjoul, mais le texte ne parut finalement pas dans Le Diable à Paris. Il est resté inédit jusqu'en 1948 où la "Revue d'histoire du théâtre" en publie une version fautive, avant d'être repris en Pléiade dans les Œuvres complètes (tome I, p. 848-854) avec cette note des éditeurs J. Guillaume et Cl. Pichois : "On ne sait pour quelle raison cet article fut exclu : par le pittoresque du sujet et la vivacité de l'expression, c'est un bel exemple de l'article de genre" (p. 1819).Les manuscrits littéraires de Nerval sont rares et très recherchés.
188788480s. n. | s. l. [1887 ?] | 20 x 32 cm | 1 portrait-frontispice, 1 titre à l'encre, 83 p. manuscrites, qq. feuillets vierges
1892734381892 | 20 x 29.50 cm | 4 pages sur un double feuillet
187183318Mardi 7 novembre [1871] | 13.30 x 20.80 cm | 2 pages sur un feuillet double
18086896726 mars 1808 | 20 x 24.80 cm | 3 pages 1/2 sur un double feuillet
1867670281 brochure in-8, E. Dentu, Paris, 1867, 48 pp. avec 2 planches hors texte (portrait et eau-forte de Maneet d'après Olympia)
188860732(København, 1888). Pænt senere (ca. 1920) halvlæderbind med forgyldt titeletiket på forperm (Anker Kyster). Læder slidt ved kanter og øvre kapitæl. Indvendig frisk. Med Max Lesters ex libris på indersiden af forpermen og Indklæbet 10 liner langt håndskrevet kort fra Hamsun til Max Lester på verso af forreste friblad, dateret ""Larvik, 12/6. 18."" Nice later (ca. 1920) half calf with gilt title-label to front board (Anker Kyster). Leather worn at edges and upper capital. Internally fresh. With Max Lester's ex libris to inside of front board and verso of front free end-paper with a visiting card from Knut Hamsun, with a 10 lines long handwritten note for Max Lester, dated ""Larvik, 12/6. 18."".
182375940s. d. [ca 1823] | 12 x 18.20 cm | Six pages sur deux feuillets rempliés
1831124901Paris Charles Gosselin 1831 3 vol. relié 3 vol. in-8, demi-chagrin aubergine, dos à nerfs ornés d'encadrements à froid, têtes rouges, 400, 418 et 396 pp. Première édition collective, illustrée de trois frontispices de Tony Johannot sur chine, renfermant la Peau de chagrin, Sarrasine, la Comédie du diable, El Verdugo, l'Enfant maudit, l'Elixir de longue vie, les Proscrits, le Chef-d'oeuvre inconnu, le Réquisitionnaire, Etude de femme, les Deux rêves, Jésus-Christ en Flandre et l'Eglise. La Peau de Chagrin avait déjà paru la même année en deux volumes, ce qui explique la mention de seconde édition en page de titre, tous les autres textes étant publiés ici en originale. Précieux exemplaire enrichi d'un envoi autographe signé de Balzac au journaliste Charles Lautour-Mézeray (1801-1861). Ce dernier, fils d'un notaire d'Argentan, élevé avec Émile de Girardin au collège de cette ville, représentait le modèle de l'arriviste à cette époque. André Maurois lui consacre un beau portrait dans sa biographie de Balzac, précisant que ce dandy lança la mode du camélia blanc à la boutonnière. Dès 1831, Balzac était en admiration devant lui et il se ruinait pour imiter son élégance. Il tentait aussi de faire bonne figure à l'Opéra où la loge de Lautour, une baignoire de l'avant-scène, était surnommée la loge infernale. Balzac y avait sa place, puis il cessa de payer son billet devenu trop cher pour lui. Ajoutons encore que Latour-Mézeray est cité comme le modèle possible du journaliste Émile Blondet qui apparaît dans la Peau de chagrin puis dans de nombreux romans de La Comédie humaine comme archétype du journaliste ambitieux, désinvolte et insouciant. Reliure légèrement postérieure, quelques rousseurs et mouillures, mais bel exemplaire de remarquable provenance.
1831124901Paris Charles Gosselin 1831 3 vol. relié 3 vol. in-8, demi-chagrin aubergine, dos à nerfs ornés d'encadrements à froid, têtes rouges, 400, 418 et 396 pp. Première édition collective, illustrée de trois frontispices de Tony Johannot sur chine, renfermant la Peau de chagrin, Sarrasine, la Comédie du diable, El Verdugo, l'Enfant maudit, l'Elixir de longue vie, les Proscrits, le Chef-d'oeuvre inconnu, le Réquisitionnaire, Etude de femme, les Deux rêves, Jésus-Christ en Flandre et l'Eglise. La Peau de Chagrin avait déjà paru la même année en deux volumes, ce qui explique la mention de seconde édition en page de titre, tous les autres textes étant publiés ici en originale. Précieux exemplaire enrichi d'un envoi autographe signé de Balzac au journaliste Charles Lautour-Mézeray (1801-1861). Ce dernier, fils d'un notaire d'Argentan, élevé avec Émile de Girardin au collège de cette ville, représentait le modèle de l'arriviste à cette époque. André Maurois lui consacre un beau portrait dans sa biographie de Balzac, précisant que ce dandy lança la mode du camélia blanc à la boutonnière. Dès 1831, Balzac était en admiration devant lui et il se ruinait pour imiter son élégance. Il tentait aussi de faire bonne figure à l'Opéra où la loge de Lautour, une baignoire de l'avant-scène, était surnommée la loge infernale. Balzac y avait sa place, puis il cessa de payer son billet devenu trop cher pour lui. Ajoutons encore que Latour-Mézeray est cité comme le modèle possible du journaliste Émile Blondet qui apparaît dans la Peau de chagrin puis dans de nombreux romans de La Comédie humaine comme archétype du journaliste ambitieux, désinvolte et insouciant. Reliure légèrement postérieure, quelques rousseurs et mouillures, mais bel exemplaire de remarquable provenance.
185488937s. d. [mai 1854] | 13.9 x 21.7 cm | une page sur un feuillet
186562589Biponti Vendredi 12 mai 1865 | 13.20 x 20.80 cm | 1 page sur un feuillet remplié
184475148Paris 11 février 1844 | 10.40 x 13.60 cm | quatre pages sur deux feuillets
183386496s. l. [Neuchâtel] [29 septembre 1833] | 13.40 x 21.10 cm | une page sur un double feuillet
187089636Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. [1870] | 40.5 x 27.9 cm | Relié
1880605782 vol. grand in-4 (format 38,5 x 23,5 cm en reliure) reliure demi-vélin blanc, Tome I : Eschyle : 189 ff. (avec les articles découpés, contrecollés sur feuillets et enrichis des corrections autographes) et 4 ff. (38e et 39e articles non contrecollés et repliés, sans annotations ; cette dernière partie correspond, dans la version en volume publiée en 1880, aux pages pp. 497 à 545) ; Tome II : Sophocle : 83 ff. ; Euripide : 49 ff. ; Aristophane : 67 ff. ; Calidasa. Le Théâtre indien : 16 ff. avec carton intercalaire annoté par Alidor Delzant avant chaque partie
185468690Paris 25 Juin 1854 | 11.50 x 18.50 cm | une page recto-verso
18657679530 mai 1865 | 13.70 x 21.10 cm | une page sur un feuillet
18056697410 Floréal 13 [30 avril 1805] | 18.50 x 23.10 cm | une feuille
1890888011890 1 page in-8 à l'encre brune (22 x 13.9 cm) sur papier d'hôpital, sous chemise demi-maroquin noir. Trace d'un ancien montage sur onglet. Beau poème libre paru dans le recueil Femmes, imprimé "sous le manteau" en 1890 à Bruxelles chez Kistemaeckers [Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1880 et 1920, p.138]. Verlaine rend gloire à la chair féminine et d'abord à ses représentantes, les prostituées (on relèvera la subtilité de cette mise en bouche décrite uniquement en rimes féminines dans le premier quatrain) : "Je veux m’abstraire vers vos cuisses et vos fesses,Putains, du seul vrai dieu seules prêtresses vraies,Beautés mûres ou non, novices et professesO ne vivre plus qu’en vos fentes et vos raies !"Cette ouverture donne le ton, et Verlaine décline en neuf strophes sa passion pour le corps féminin : pieds, bouches, seins, bras, mains, sexes... Les putains sont "soeurs", "seules prêtresses vraies". Il compose une adoration incarnée et pornographique. Verlaine, amant inassouvi, chante la femme non en spectateur attendri, mais en acteur mu par la hantise charnelle :"Et vos seins, double mont d'orgueil et de luxureEntre quels mon orgueil viril parfois se guindePour s'y gonfler à l'aise et s'y frotter la hure :Tel un sanglier ès vaux du Parnasse et du Pinde."Si l'oeuvre de Verlaine est empreinte de volupté, ses derniers productions érotico-pornographiques ont une force brute, nourries d'une spontanéité et d'une urgence flamboyante libérées de tout impératif d'élégance ou moral... une poésie, par la même, profondément humaine. Le manuscrit comporte quelques ratures et une variante : "Prêtresses" au lieu de "compagnes" (vers 34).