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LCS-18358Un chef-d’œuvre de l’enluminure capétienne orné de 78 miniatures d’une finesse exquise réalisé sous le règne de Saint Louis. Bible en latin, avec le Prologue attribué à St Jérôme et l’interprétation des noms hébreux. Nord de la France, probablement Paris, 1230-1250. In-12 de 1 + 658 ff.: 1-1524, 1620, 17-2224, 2310, 24-2524, 2617 (sans le f. blanc xviii), 2726, 2828, 295 (sans le f. blanc vi). Ainsi complet. Double colonne de 47 lignes écrites à l’encre brune dans une très fine écriture gothique. Justification: 92 x 60 mm. 78 initiales historiées. Cahiers numérotés en chiffres romains au pied des versos des derniers ff. et signatures au pied du coin inférieur du texte sur chaque recto de la première moitié d’un cahier, rubriques en rouge, initiales en rouge, lettres des titres courants et numéros des chapitres alternativement en rouge ou bleu, initiales des chapitres sur 2 lignes alternativement en rouge ou bleu avec un décor de la couleur opposée, initiales de 5 à 7 lignes au début des prologues du même type mais avec des décors des deux couleurs ouvrant les prologues, 78 initiales historiées, la plupart ornées de feuillage et de dragons, le prolongement de 29 d’entre elles formant des bordures décorant la marge, peintes en bleu, rose, orange-rouge et jaune (qq. trous de vers ds. le premier f., atteinte à qq. titres courants, dernier f. restauré ds. la marge extérieure). Vélin rigide du XIXe siècle, encadrement d’une roulette grecque dorée autour des plats, dos lisse orné, pièce de titre de maroquin vert, tranches dorées. 140 x 93 mm.
179167693s. l. (Londres, Paris, Toulon...) 1791-1832 | 12000 feuillets de divers formats | en feuilles
185259104Paris D. Giraud et J. Dagneau 1852 1 vol. Relié in-12, demi-maroquin tête de nègre à coins, dos à nerfs, caissons ornés d'un double encadrement de filets à froid, tête dorée (Lortic), XVI + 356 pp., gravure allégorique en frontispice et fac-similé hors-texte.Edition originale avec un envoi autographe signé de Nerval aux frères Goncourt, dans une fine reliure de l'époque par Lortic, leur relieur préféré.Ce précieux exemplaire est resté inconnu des biographes. On ne connaît pas d'autre livre de Nerval dédicacé aux Goncourt ; dans le catalogue de leur bibliothèque ne figurent que les deux volumes des Scènes de la vie orientale parus en 1850, sans envoi donc. Le Journal des Goncourt évoque surtout Nerval au moment de son suicide, Jules ayant été dessiner la rue où le poète se donna la mort. Cependant, à l'époque de leur collaboration à L'Éclair, les Goncourt ont signé deux articles sur Nerval, le premier le 10 juillet 1852 sur Les illuminés ou les Précurseurs du socialisme (n°27, p.8-9), le second sur Lorely, souvenirs d'Allemagne le 18 septembre 1852 (n° 37, p. 126-127). C'est sans aucun doute à cette occasion que Nerval leur dédicaça ce volume. La Bibliothèque historique de la Ville de Paris a par ailleurs présenté à l'exposition Nerval de 1996 (n°436 du catalogue) un exemplaire du Salon de 1852 avec envoi des Goncourt au poète (coll. part., ancienne coll. J.E. Blanche).Quelques rousseurs marginales, sinon superbe exemplaire.
185259104Paris D. Giraud et J. Dagneau 1852 1 vol. Relié in-12, demi-maroquin tête de nègre à coins, dos à nerfs, caissons ornés d'un double encadrement de filets à froid, tête dorée (Lortic), XVI + 356 pp., gravure allégorique en frontispice et fac-similé hors-texte.Edition originale avec un envoi autographe signé de Nerval aux frères Goncourt, dans une fine reliure de l'époque par Lortic, leur relieur préféré.Ce précieux exemplaire est resté inconnu des biographes. On ne connaît pas d'autre livre de Nerval dédicacé aux Goncourt ; dans le catalogue de leur bibliothèque ne figurent que les deux volumes des Scènes de la vie orientale parus en 1850, sans envoi donc. Le Journal des Goncourt évoque surtout Nerval au moment de son suicide, Jules ayant été dessiner la rue où le poète se donna la mort. Cependant, à l'époque de leur collaboration à L'Éclair, les Goncourt ont signé deux articles sur Nerval, le premier le 10 juillet 1852 sur Les illuminés ou les Précurseurs du socialisme (n°27, p.8-9), le second sur Lorely, souvenirs d'Allemagne le 18 septembre 1852 (n° 37, p. 126-127). C'est sans aucun doute à cette occasion que Nerval leur dédicaça ce volume. La Bibliothèque historique de la Ville de Paris a par ailleurs présenté à l'exposition Nerval de 1996 (n°436 du catalogue) un exemplaire du Salon de 1852 avec envoi des Goncourt au poète (coll. part., ancienne coll. J.E. Blanche).Quelques rousseurs marginales, sinon superbe exemplaire.
18701029131870] 1 vol. relié in-8, plein maroquin vert sombre, dos à nerfs, doubles filets à froid en encadrement des caissons et des plats, portrait émaillé en médaillon par Claudius Poleplin encastré dans le plat supérieur, dentelle intérieure à froid, tranches dorées (Lortic Frères). Emouvant reliquaire établi en hommage à Jules de Goncourt, avec cette note autographe signée d'Edmond en exergue : "Cette nécrologie de mon frère contient les lettres qui m’ont été adressées après sa mort : les lettres de Victor Hugo, de Michelet, de George Sand, de Flaubert, de Berthelot, de Renan, de Taine, de Banville, de Zola, etc, de Seymour Haden, le grand aquafortiste anglais qui appréciait et vantait les eaux-fortes de mon frère. Et ces lettres sont accompagnées de tous les articles de quelque importance qui ont été publiés dans les journaux français." A l'encre rouge, il précise que l'émail de Claudius Popelin qui décore la reliure porte au dos "à mon ami Ed. de Goncourt, j'ai fait l'image de son frère Jules, en témoignage de vive affection". En regard de la page de titre écrite à la plume, est contrecollé un portrait gravé de Jules par Rajon. Viennent ensuite, montées sur onglet, les 14 lettres autographes signées des auteurs cités au titre, chacune précédée d'un feuillet de légende sur lequel Edmond a écrit à l'encre rouge le nom de l'expéditeur et la date. Edmond a enrichi ses courriers de nombreux articles de journaux de Théophile Gautier, Yriarte, Théodore de Banville, Charles Monselet, Philippe Burty, Ernest d’Hervilly, Jules Claretie, Zola, Asselineau, etc., tous contrecollés sur feuillets à la suite des lettres.Cet exemplaire unique que mentionne le journal en date du 16 novembre 1874 et du 14 décembre 1894 est décrit dans la plupart des ouvrages consacrés aux Goncourt, et notamment par Christian Galantaris (Deux cents portraits des Goncourt, n°102) qui précise son cheminement, de libraires en amateurs, depuis la vente publique de 1897.Ces témoignages d'affection débordent d'empathie à l'égard du frère survivant : — "Une cordiale et douloureuse poignée de main, mon pauvre enfant ! Aurez-vous du courage ? Oui, si votre vie est la continuation des travaux entrepris avec lui, aimés et désirés par lui." (George Sand). — "Mon cher Edmond, envoyez-moi à Croisset de vos nouvelles. Je pense plus souvent à vous que vous ne le croyez peut-être, & je vous plains comme je vous aime, c’est-à-dire profondément." (Flaubert). — "Quelle affreuse chose que la mort et quelle triste chose que la vie ! Je ne vous propose rien ; mais sachez que vous pouvez regarder ma maison comme la vôtre." (princesse Mathilde). La lettre de Victor Hugo, qui s'adresse à son "cher confrère", est particulièrement émouvante. "Pourquoi vous écrire ? Pour vous dire qu’on souffre avec vous. Car au-delà de ce partage de la douleur, il n’y a rien de possible, et toute consolation échoue. Vous avez perdu votre compagnon dans la vie, votre soutien dans cette charge pesante à porter, la renommée, votre ami au milieu des ennemis, une moitié de votre âme ! (...) Plus d’une fois parmi les grandes et belles pensées qui vous viennent, vous reconnaîtrez un rayon de lui, et vous lui direz : merci". Quant à Zola, en pleine rédaction du premier roman du cycle des Rougon-Macquart qui le sacrera chantre du naturalisme, il rend un hommage d'admiration vibrant au frère disparu. "Je tiens encore à vous dire combien votre frère avait des amis inconnus, et je serais allé vous le dire de vive voix, si je n’avais la religion de la souffrance. Il est mort, n’est-ce pas ? beaucoup de l’indifférence du public, du silence qui accueillait ses oeuvres les plus vécues. L’art l’a tué. Quand je lus Madame Gervaisais, je sentis bien qu’il y avait comme un râle de mourant dans cette histoire ardente et mystique ; et quand je vis l’attitude étonnée et effrayée du public en face du livre, je me dis que l’artiste en mourrait. Il était de ceux-là que la sottise frappe au cœur. Et bien! s'il s'en est allé découragé, doutant de lui, je voudrais pouvoir lui crier maintenant que sa mort a désespéré toute une foule de jeunes intelligences"...Exceptionnelle reliure des frères Lortic rehaussée de l'émail de Claudius Popelin, ultime témoignage offert à Edmond. Le volume, conservé sous un étui de plexiglas, a figuré à la vente Goncourt de 1897 (n° 864) et porte leur ex-libris. Élève d’Alfred Meyer, Claudius Popelin (1825-1892) adapta l'art de l'émail à la reliure. Beraldi, dans La Reliure du XIXe siècle (II, pp. 170-172), signale une dizaine de reliures décorées d’émaux de cet artiste, ayant appartenu à Philippe Burty, la princesse Mathilde, etc.
18701029131870] 1 vol. relié in-8, plein maroquin vert sombre, dos à nerfs, doubles filets à froid en encadrement des caissons et des plats, portrait émaillé en médaillon par Claudius Poleplin encastré dans le plat supérieur, dentelle intérieure à froid, tranches dorées (Lortic Frères). Emouvant reliquaire établi en hommage à Jules de Goncourt, avec cette note autographe signée d'Edmond en exergue : "Cette nécrologie de mon frère contient les lettres qui m’ont été adressées après sa mort : les lettres de Victor Hugo, de Michelet, de George Sand, de Flaubert, de Berthelot, de Renan, de Taine, de Banville, de Zola, etc, de Seymour Haden, le grand aquafortiste anglais qui appréciait et vantait les eaux-fortes de mon frère. Et ces lettres sont accompagnées de tous les articles de quelque importance qui ont été publiés dans les journaux français." A l'encre rouge, il précise que l'émail de Claudius Popelin qui décore la reliure porte au dos "à mon ami Ed. de Goncourt, j'ai fait l'image de son frère Jules, en témoignage de vive affection". En regard de la page de titre écrite à la plume, est contrecollé un portrait gravé de Jules par Rajon. Viennent ensuite, montées sur onglet, les 14 lettres autographes signées des auteurs cités au titre, chacune précédée d'un feuillet de légende sur lequel Edmond a écrit à l'encre rouge le nom de l'expéditeur et la date. Edmond a enrichi ses courriers de nombreux articles de journaux de Théophile Gautier, Yriarte, Théodore de Banville, Charles Monselet, Philippe Burty, Ernest d’Hervilly, Jules Claretie, Zola, Asselineau, etc., tous contrecollés sur feuillets à la suite des lettres.Cet exemplaire unique que mentionne le journal en date du 16 novembre 1874 et du 14 décembre 1894 est décrit dans la plupart des ouvrages consacrés aux Goncourt, et notamment par Christian Galantaris (Deux cents portraits des Goncourt, n°102) qui précise son cheminement, de libraires en amateurs, depuis la vente publique de 1897.Ces témoignages d'affection débordent d'empathie à l'égard du frère survivant : — "Une cordiale et douloureuse poignée de main, mon pauvre enfant ! Aurez-vous du courage ? Oui, si votre vie est la continuation des travaux entrepris avec lui, aimés et désirés par lui." (George Sand). — "Mon cher Edmond, envoyez-moi à Croisset de vos nouvelles. Je pense plus souvent à vous que vous ne le croyez peut-être, & je vous plains comme je vous aime, c’est-à-dire profondément." (Flaubert). — "Quelle affreuse chose que la mort et quelle triste chose que la vie ! Je ne vous propose rien ; mais sachez que vous pouvez regarder ma maison comme la vôtre." (princesse Mathilde). La lettre de Victor Hugo, qui s'adresse à son "cher confrère", est particulièrement émouvante. "Pourquoi vous écrire ? Pour vous dire qu’on souffre avec vous. Car au-delà de ce partage de la douleur, il n’y a rien de possible, et toute consolation échoue. Vous avez perdu votre compagnon dans la vie, votre soutien dans cette charge pesante à porter, la renommée, votre ami au milieu des ennemis, une moitié de votre âme ! (...) Plus d’une fois parmi les grandes et belles pensées qui vous viennent, vous reconnaîtrez un rayon de lui, et vous lui direz : merci". Quant à Zola, en pleine rédaction du premier roman du cycle des Rougon-Macquart qui le sacrera chantre du naturalisme, il rend un hommage d'admiration vibrant au frère disparu. "Je tiens encore à vous dire combien votre frère avait des amis inconnus, et je serais allé vous le dire de vive voix, si je n’avais la religion de la souffrance. Il est mort, n’est-ce pas ? beaucoup de l’indifférence du public, du silence qui accueillait ses oeuvres les plus vécues. L’art l’a tué. Quand je lus Madame Gervaisais, je sentis bien qu’il y avait comme un râle de mourant dans cette histoire ardente et mystique ; et quand je vis l’attitude étonnée et effrayée du public en face du livre, je me dis que l’artiste en mourrait. Il était de ceux-là que la sottise frappe au cœur. Et bien! s'il s'en est allé découragé, doutant de lui, je voudrais pouvoir lui crier maintenant que sa mort a désespéré toute une foule de jeunes intelligences"...Exceptionnelle reliure des frères Lortic rehaussée de l'émail de Claudius Popelin, ultime témoignage offert à Edmond. Le volume, conservé sous un étui de plexiglas, a figuré à la vente Goncourt de 1897 (n° 864) et porte leur ex-libris. Élève d’Alfred Meyer, Claudius Popelin (1825-1892) adapta l'art de l'émail à la reliure. Beraldi, dans La Reliure du XIXe siècle (II, pp. 170-172), signale une dizaine de reliures décorées d’émaux de cet artiste, ayant appartenu à Philippe Burty, la princesse Mathilde, etc.
192075933s. d. [ca 1920] | 25 x 33 cm | en feuilles sous chemises
179358186Königsberg, Friedrich Nicolovius, 1793. 8vo. In the original bluish cardboardbinding, with handwritten title to spine. Binding very neatly restored at spine and extremities. Previous owner's inscriptions to front free end-paper and title-page as well as pasted-down front end-paper. One leaf with a tiny closed tear to blank outer margin and some leaves with a single hole to the blank outer margin. Light pencil-underlinings and -markings to a few leaves. Internally clean and fresh. Printed on very heavy paper (about three times the thickness of the normal paper) and with wide margins. XX, (2), 296, (2, -errata) pp. Housed in a beautiful marbled half calf box in pastiche-style, with splendidly gilt spine and gilt morrocco title-label.
LCS-186419
183089005s. n. | s. l. s. d. [circa 1830] | 25 x 19.7 cm | Une feuille
189289339Sans nom d'éditeur | Sans lieu d'édition s. d. (ca 1892) | 21 x 34.5 cm | Relié
194770720Séville [Paris] s.n. [K éditeur] 1940 [1947] 1 vol. broché gr. in-8, broché, couverture rempliée, sous chemise et étui de demi-maroquin noir, 133 pp.Premier livre illustré par Hans Bellmer, comprenant 6 gravures originales à l'eau-forte et au burin. Tirage limité à 199 exemplaires, celui-ci un des 50 numérotés sur vélin de Rives B.F.K. comportant une suite en noir des gravures et exceptionnellement enrichi de la suite des gravures en couleurs (réservée normalement aux 28 exemplaires de tête).Bel envoi autographe signé de l'auteur : "à Paul Eluard, à l'amitié duquel je tiens si fortement".Remarquable provenance sur cette publication clandestine et antidatée due à l'équipe de K Editeur : dès 1946, Eluard avait en effet confié à cette toute jeune maison d'édition le soin d'imprimer Les Jeux de la poupée avec des photographies originales de Bellmer. Le bulletin de souscription fut diffusé mais l'ouvrage ne put voir le jour, faute de financement (il paraîtra finalement en 1949 aux dépens de Berggruen). C'est pour se rattraper de cet échec que K éditeur proposa à Bellmer d'illustrer cette nouvelle version d'Histoire de l'oeil. En parfaite condition.
194770720Séville [Paris] s.n. [K éditeur] 1940 [1947] 1 vol. broché gr. in-8, broché, couverture rempliée, sous chemise et étui de demi-maroquin noir, 133 pp.Premier livre illustré par Hans Bellmer, comprenant 6 gravures originales à l'eau-forte et au burin. Tirage limité à 199 exemplaires, celui-ci un des 50 numérotés sur vélin de Rives B.F.K. comportant une suite en noir des gravures et exceptionnellement enrichi de la suite des gravures en couleurs (réservée normalement aux 28 exemplaires de tête).Bel envoi autographe signé de l'auteur : "à Paul Eluard, à l'amitié duquel je tiens si fortement".Remarquable provenance sur cette publication clandestine et antidatée due à l'équipe de K Editeur : dès 1946, Eluard avait en effet confié à cette toute jeune maison d'édition le soin d'imprimer Les Jeux de la poupée avec des photographies originales de Bellmer. Le bulletin de souscription fut diffusé mais l'ouvrage ne put voir le jour, faute de financement (il paraîtra finalement en 1949 aux dépens de Berggruen). C'est pour se rattraper de cet échec que K éditeur proposa à Bellmer d'illustrer cette nouvelle version d'Histoire de l'oeil. En parfaite condition.
1844888601844 8 pages in-8 à l'encre brune (21 x 13,8 cm) sur 4 double feuillets, adresse autographe et marques postales au dos du dernier feuillet (avec petit manque de papier amputant la fin de deux mots), sous chemise demi-maroquin noir.Manuscrit complet, seul connu, de cette fantaisie sur les théâtres parisiens rédigée pour Le Diable à Paris. Nerval y esquisse une sorte de physiologie des claqueurs, ceux qu'on appelle "Romains" dans l'argot du théâtre : ces faux spectateurs recrutés pour ovationner ou bien huer les spectacles et dépeints notamment par Balzac dans ses Illusions perdues. Après un rappel des origines de cette tradition, Nerval constate sa généralisation dans le théâtre de son temps, et il s'amuse à détailler l'influence et la hiérarchie des claqueurs à partir de sa propre expérience de critique dramatique.Ce beau manuscrit de premier jet surchargé de corrections fut adressé à Pierre Jules Hetzel par courrier depuis Amsterdam le 23 septembre 1844 avec une amusante apostille signée "Gérard" in-fine et les cachets de la poste faisant foi. L'éditeur fit tirer un jeu d'épreuves conservé à la bibliothèque Spoelberch de Lovenjoul, mais le texte ne parut finalement pas dans Le Diable à Paris. Il est resté inédit jusqu'en 1948 où la "Revue d'histoire du théâtre" en publie une version fautive, avant d'être repris en Pléiade dans les Œuvres complètes (tome I, p. 848-854) avec cette note des éditeurs J. Guillaume et Cl. Pichois : "On ne sait pour quelle raison cet article fut exclu : par le pittoresque du sujet et la vivacité de l'expression, c'est un bel exemple de l'article de genre" (p. 1819).Les manuscrits littéraires de Nerval sont rares et très recherchés.
1844888601844 8 pages in-8 à l'encre brune (21 x 13,8 cm) sur 4 double feuillets, adresse autographe et marques postales au dos du dernier feuillet (avec petit manque de papier amputant la fin de deux mots), sous chemise demi-maroquin noir.Manuscrit complet, seul connu, de cette fantaisie sur les théâtres parisiens rédigée pour Le Diable à Paris. Nerval y esquisse une sorte de physiologie des claqueurs, ceux qu'on appelle "Romains" dans l'argot du théâtre : ces faux spectateurs recrutés pour ovationner ou bien huer les spectacles et dépeints notamment par Balzac dans ses Illusions perdues. Après un rappel des origines de cette tradition, Nerval constate sa généralisation dans le théâtre de son temps, et il s'amuse à détailler l'influence et la hiérarchie des claqueurs à partir de sa propre expérience de critique dramatique.Ce beau manuscrit de premier jet surchargé de corrections fut adressé à Pierre Jules Hetzel par courrier depuis Amsterdam le 23 septembre 1844 avec une amusante apostille signée "Gérard" in-fine et les cachets de la poste faisant foi. L'éditeur fit tirer un jeu d'épreuves conservé à la bibliothèque Spoelberch de Lovenjoul, mais le texte ne parut finalement pas dans Le Diable à Paris. Il est resté inédit jusqu'en 1948 où la "Revue d'histoire du théâtre" en publie une version fautive, avant d'être repris en Pléiade dans les Œuvres complètes (tome I, p. 848-854) avec cette note des éditeurs J. Guillaume et Cl. Pichois : "On ne sait pour quelle raison cet article fut exclu : par le pittoresque du sujet et la vivacité de l'expression, c'est un bel exemple de l'article de genre" (p. 1819).Les manuscrits littéraires de Nerval sont rares et très recherchés.
188788480s. n. | s. l. [1887 ?] | 20 x 32 cm | 1 portrait-frontispice, 1 titre à l'encre, 83 p. manuscrites, qq. feuillets vierges
180060104Paris, Imprimerie de la République, an VIII [i.e. 1800]. 4to. Bound in a lovely full mottled calf binding with fine, gilt ornamental borders to boards, double gilt line-borders to all edges of boards and a richly gilt spine. Spine with gilt red leather title-label and with the gilt monogram of Joséphine and Napoléon - ""JB"" - to lower spine. Neatly rebacked. With a handwritten inscription for Napoleon to title-page ""Au Citoyen Bonaparte/ premier Consul de la République francaise/ De la part du Conseil [de]/ L'Ecole Polythechnique"", with a signature underneath and the stamp of the Ecole Polytechnique. The inscription is slighly cropped at the outer margin. A bit of brownspotting here and there. (4), VII, (1), 477, (3) pp.
1892734381892 | 20 x 29.50 cm | 4 pages sur un double feuillet
187183318Mardi 7 novembre [1871] | 13.30 x 20.80 cm | 2 pages sur un feuillet double
195483743s. l. [Meudon] s. d. [1954] | 10 x 21 cm | 34 feuillets
937995Fernand Mourlot Paris 1957 In-folio ( 444 x 334 mm ), en feuilles, sous couverture rempliée illustrée en lithographie couleurs sur les 2 plat, coffret-boite de toile bis imprimé sur le dos. 6 lithographies originales dont 4 en couleurs ( dont couverture ) de Pablo PICASSO et 30 reproductions de dessins, tableaux, collages datant des années 1914 à 1948. EDITION ORIGINALE au tirage limité à 275 exemplaires sur Arches, celui-ci, 1 des 50 exemplaires du tirage de tête sur papier vélin d'Arches ( N°41 ), signé par Pablo PICASSO au crayon rouge et accompagné d'une suite à part de 13 lithographies originales chacune justifiée ( 41/50 ) tirée sur Japon à la forme Hodomura. Très bel exemplaire, en parfait état. Cramer 88. The Artist and the book, 1972, Cat. 240.
22948120 p., in-8 ou in-4 comprenant 18 cartes postales et 2 télégrammes. Divers lieux, 1938 - 1944, certaines enveloppes conservées. Très importante correspondance de Luc Dietrich avec Philippe Lavastine, s'étendant de la rencontre des deux hommes en octobre 1938 jusqu'à la mort de Dietrich en 1944. Quelques lettres sont enluminées de collages d'éléments végétaux et de dessins originaux à l'encre ou aux crayons de couleur de Luc Dietrich. Seulement huit de ces lettres ont été publiées dans la monographie Luc Dietrich parue en 1998 aux Éditions du Temps Qu'il Fait, sous la direction de Fréderic Richaud, toutes les autres sont inédites. Nous nous bornerons à donner quelques extraits…… Philippe-Ie-silencieux, allons troubadour a la manque, envoie-moi quelques mots d'écrits par parchemin-postal (intermédiaire de pieds de facteur). Je ne sais pas ce que je vais devenir. Je ne sais pas si ce qui va sortir de moi. Un réservoir d'huile ? Une brosse? Un lion? Un pou ? Une ARAIGNEE ? Un homme ???? (…) Mystère ? Troublant et épais mystère. De ne pas te voir ça a en quelque sorte faussé ma jactance, désaxé ma rhétorique. Je voudrais que tu m'écrives "…Je te cite. Ta lettre du 4 mars : " Et tu me parles d'identification. Ça c'est un comble. Mais tu n'as jamais compris rien à rien, mon pauvre ami. Dans l'identification, tu y es jusqu'au cou, on ne te voit plus, t'es bouffé jusqu'aux tripes, vide, nettoyé. Où qu'il est, mon ami ? Je ne Ie vois plus ? Y'en a plus ? II a encore une fois foutu le camp. II m'écrit tout le temps, mais dans ses lettres il n'est jamais là. II se promène. II bat la campagne. " T'as raison. T'étais devenu comme un compromis entre une brioche, un rossignol, un cygne, un crocodile. Voilà que je commence à faire Ie zouave. Philippe tu as raison. Je sentais que je ne te donnais plus de vraies lettres, pas les lettres que tu méritais et que je méritais d'écrire. Mais encore une fois Agathe était Ie prétexte, le coup qui ébranle plus loin l'édifice déjà lézardé. Je vais écrire sur les deux souffrances. Tu me répondras. SOUFFRANCE VOLONTAlRE : ne serait-ce pas l'acceptation de la grande, de la vraie douleur physique (dont j'ai horreur et que je ne recherche pas) ? Par exemple, une douleur fulgurante dans un membre. Aussitôt secours de l'analgésique. Si on décide de souffrir sans Ie recours d'aucune drogue, si on accepte ce supplice qui n'a rien d'une masturbation, si on décide de s'élever autour de ce bouillonnement, de se détendre, de se calmer, est-ce cela, " souffrance volontaire" ? Je reconnais que je ne recherche jamais ce genre de souffrance et que, lorsqu'elle arrive, j'essaie d'en tirer parti. D'ailleurs, quand je suis en proie à ces fortes douleurs corporelles, je suis mieux. Mes amis (je me reporte au passé et à ce que j'ai entendu) me trouvent plus ouvert, plus compréhensif, plus détendu… Je devrais faire très attention maintenant et il faudra que tu m'aides, ou plutôt que vous m'aidiez car je ne veux jamais exclure Boussik de notre amitié. J'ai reçu d'elle une lettre si gentille, si voletante et fraîche que je me suis mis à japper de rire, tout seul, comme Hitler quand il se couche après une bonne grosse blague…… En ce moment il pleut, et toute la campagne fume tant la chaleur est grande, la chaleur au ras du sol lutte avec l'eau qui tombe. Temps à pourrir le foin coupé. Ici je m'installe : les livres sont en ordre (presque) dans la bibliothèque, les parquets sont cirés. La porte-fenêtre est percée dans la chambre à coucher et l'escalier construit. L'on peut descendre dans le jardin ou fleurissent : deux lys, des campanules comme des tymballes. (…) Que d'énumérations ô mon pauvre grippe-papier. Mais je pense à toi dans la ville moite et traversée de relents urinaires et industrieux. Je veux que tu sentes que ma campagne existe, qu'elle est touffue et variée, et que je t'attends planté dans les paysages de mon seuil pour saluer ta venue. Quand comptes-tu venir ? Je pense à mon livre avec un débordement de force. J'y pense un peu comme si je l'aimais dans la chair et que je souhaitais sa présence, son plaisir, son grandissement dans l'un et l'autre. Maintenant c'est tout à fait " le sentiment de mon idée" qu'il est placé sur Ie bon chemin. Nous en parlerons. Maintenant je serai mieux à l'aise dans mes actes pour te recevoir. Je suis accablé de maniaqueries, surtout lorsque je suis chez moi, asservi par Ie désordre qui s'y trouve. Je me sentirai mieux dans une maison distribuée, parée et ordonnée selon mes gouts secrets, arrêtés… Sais-tu que j'ai terminé mon livre L'Apprentissage de la Ville ? tout à fait dernièrement ? J'ai sué, ressué et vraiment souffert l'agonie pour l'éclairer, Ie réaliser. Il a posé tous les points sur lesquels je veux peser. Il a défriché l'entrée des voies que je veux parcourir. C'est dur d'écrire un livre, tu sais. Surtout je l'ai voulu sincère. Pour la première fois - et pourtant j'étais sincère (enfin autant qu'un homme ordinaire peut l'être). J'ai découvert l'essence de la sincérité. Avec ce livre j'ai appris la vérité des vérités que vous m'avez fait entrevoir. Je te dois beaucoup Philippe. Comme je voudrais que tu Ie lises.… Daumal m'inquiète. Je serais prêt à payer beaucoup pour prolonger sa vie. (…) À bientôt Philippe. Ne m'écris pas car je te sais très occupé. Je suis encore dans les Égyptiens. J'ai un groupe solide à Marseille. J'ai du travail pour toi, je veux dire j'ai fait des choses en pensant que cela te serait utile. Quelle chance, quel bonheur de ne plus vivre comme une putain. J'ai dit Ie VRAI, j'ai FAIT LE VRAl, j'ai dit Ie Bon et je l'ai répété. Je suis en pleine Égypte de l'Ancien Empire. Je t'embrasse Philippe. Luc…
17977617330 fructidor 1797 An V [16 septembre 1897] | 18.50 x 21.30 cm | 3 pages sur un double feuillet
18086896726 mars 1808 | 20 x 24.80 cm | 3 pages 1/2 sur un double feuillet
1867670281 brochure in-8, E. Dentu, Paris, 1867, 48 pp. avec 2 planches hors texte (portrait et eau-forte de Maneet d'après Olympia)