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23267" Et avec notre siècle commence à s'établir dans notre esprit quelque chose qui va succéder au musée, et que j'appellerai le Musée Imaginaire… "Dactylographie avec corrections et ajouts autographes [1946]. 35 ff. in-4 en pagination discontinue, plusieurs formés de feuillets plus petits raboutés et appliqués à l'époque sur feuillets de papier fin. Le tout monté sur feuillets de papier blanc fort en un volume de parchemin blanc à la bradel, triples filets dorés sur le dos, plats ornés d'un décor de triples filets dorés ménageant un losange central dans lequel est doré le chiffre " JM ", tête dorée, étui (André Ballet - H. Berthaux doreur). Allocution prononcée le 4 novembre 1946 à la Sorbonne, dans le cadre du cycle de conférences organisé par l'U.N.E.S.C.O. à l'occasion de sa première session à Paris. Le texte dactylographié correspond à la transcription sténographique de l'allocution improvisée par André Malraux à partir de notes personnelles, et ses très nombreux ajouts et corrections autographes sont préparatoires à l'édition oubliée par le jeune Jean-Jacques Pauvert en 1947. L'auteur précise, dans une note d'introduction manuscrite, que "L'intérêt principal des pages qui suivent est (...) d'être, non un texte lu, mais une improvisation sténographiée, avec ce qu'elle implique d'incomplet et de touffu, l'accent de la parole apportant son ordre propre, qui disparaît avec elle".Abordant la question de la culture artistique de manière très ample, André Malraux traite de ses différents aspects philosophiques, sociologiques, ethnologiques, historiques, muséaux, à l'échelle de l'humanité mais en mettant ses remarques en perspectives avec la situation de l'Europe d'après-guerre : " ... La civilisation voit ses valeurs où elles ne sont pas. Nommément, l'optimisme sur le progrès (ce dont nous nous méfions le plus), non seulement n'est pas, à l'heure actuelle - vous le savez tous - une valeur européenne, mais encore c'est une valeur fondamentalement américaine et une valeur fondamentalement russe. Nous ne sommes pas sur un terrain de mort. Nous sommes au point crucial où la volonté européenne doit se souvenir que tout grand héritier ignore ou dilapide les objets de son héritage, et n'hérite vraiment que l'intelligence et la force. L'héritier du christianisme heureux, c'est Pascal. L'héritage de l'Europe, c'est l'humanisme tragique. Depuis la Grèce, il s'est exercé contre ce qu'on appelait les dieux. Pas les Vénus et les Apollons : les vrais, les figures du destin... " Cette dissertation annonce les importants essais à venir Le Musée imaginaire et Les Voix du silence. L'ouvrage contient également les transcriptions dactylographiées de deux allocutions, en version originale et en version corrigée par André Malraux. Elles ont été prononcées le même jour avant et après le discours d'André Malraux, par Stephen Spender et par Julian Huxley.Provenance : Jacques Millot, (chiffre ex-libris doré sur les plats, n° 91 du catalogue de la vente aux enchères de la partie de sa bibliothèque consacrée à la littérature du XXe siècle, Paris, Étude Tajan, 15 juin 1991). Membre de l'Académie des Sciences, Jacques Millot fut entre autres professeur à la faculté de Médecine, à l'Institut d'ethnologie, au Muséum d'histoire naturelle, et directeur du Musée de l'Homme.
191752626Edition française par Pierre Boven, revue par l'auteur, 2 fort vol. grand in-8 reliure demi-basane noire, Librairie Payot et Cie, Lausanne, Paris, 1917 et 1919, LXII-784 pp. et 1 f. (table du volume 2 rapportée) ; XII pp., pp. 785-1762
193770612Londres 26 décembre 1937 | 17.90 x 22.90 cm | une feuille
193096719Paris Editions de la Montagne 1930 1 vol. broché in-8, broché, couverture rempliée, non coupé, sous chemise demi-maroquin bleu nuit à coins et étui bordé (C. de Séguier), 98 pp. Édition originale ornée de 4 lithographies originales de Joan Miró. C'est la première fois que l'artiste utilise ce procédé pour illustrer un livre, et ses lithographies, en noir, frappent déjà par leur fluidité et par leur épure, avec un tracé proche du dessin. Un des 10 exemplaires de tête numérotés sur Japon impérial signés par le poète et l'artiste (après 1 exemplaire unique sur vieux japon), le nôtre sans la page manuscrite de Tzara mais enrichi d'un envoi autographe signé avec dessin (une tête de mort d'où fleurit une rose) à l'éditeur d'art Louis Broder : "ces cristaux précolombiens / des printemps de Paris / et l'affectueux souvenir de / Tristan Tzara / 21 mai 1952". Décoloration en bordure de la couverture, sinon bel exemplaire.
193096719Paris Editions de la Montagne 1930 1 vol. broché in-8, broché, couverture rempliée, non coupé, sous chemise demi-maroquin bleu nuit à coins et étui bordé (C. de Séguier), 98 pp. Édition originale ornée de 4 lithographies originales de Joan Miró. C'est la première fois que l'artiste utilise ce procédé pour illustrer un livre, et ses lithographies, en noir, frappent déjà par leur fluidité et par leur épure, avec un tracé proche du dessin. Un des 10 exemplaires de tête numérotés sur Japon impérial signés par le poète et l'artiste (après 1 exemplaire unique sur vieux japon), le nôtre sans la page manuscrite de Tzara mais enrichi d'un envoi autographe signé avec dessin (une tête de mort d'où fleurit une rose) à l'éditeur d'art Louis Broder : "ces cristaux précolombiens / des printemps de Paris / et l'affectueux souvenir de / Tristan Tzara / 21 mai 1952". Décoloration en bordure de la couverture, sinon bel exemplaire.
184172914Paris 18 novembre [1841] | 13.90 x 20.80 cm | une page sur un feuillet remplié
190783638s. l. s. d. [ca 1907] | 12.60 x 20.40 cm | 3 pages sur un double feuillet
174660957(Unsigned, and no date, but penned between 1746 and 1751). 1 leaf 4to (25,5 x 19 cm), off-white paper in fine condition. Fully penned on both recto (24 lines) and verso (5 lines).
5846Paris, chez Ambroise Vollard, 1919. In-4 de 261-[19]p., couvertures et dos conservés, demi-maroquin chocolat (85% cacao), dos à nerfs (auréole sur les couvertures).
1921016183Paris imprimeur-libraire Gauthier-Villars 1921 In-4 Agrafé Dédicacé par l'auteur
33427Complet en 625 pages in8 reliées en deux volumes - râtures et corrections - Reliure cartonnées plein papier - petit accroc - trés bon état - La date du 15 février 1924 est rayée -
1891137671891 P., aux frais et pour les sociétaires des Bibliophiles de l'Académie des Beaux-livres, 1891-1892, 10 ouvrages en un volume grand in-8° (265 x 176), plein maroquin bleu, filet doré en bordure des plats encadrant au centre un cadre composé d'un double filet doré autour duquel s'enroule une guirlande florale, fleur dorée aux angles, dos à nerfs orné, 5 filets dorés en encadrement à l'intérieur, ornés de roses dorées aux angles, doublures et gardes de soie grise à décor floral, tranches dorées sur témoins, étui (CHAMBOLLE-DURU).Dos légèrement passé, superbe exemplaire par ailleurs.
1943YQV-50Lettre autographe à la mine de plomb sur un bifeuillet, papier de cahier d’écolier quadrillé, signée « Antonin Nalpas », 4 pages in-8 (18 × 135 mm).
188568398Dieppe 1er septembre 1885 | 22.40 x 17.70 cm | 4 pages sur un double feuillet
19158227719 août 1915 | 22.20 x 28.60 cm | 2 pages sur un feuillet
1952015764Paris Pierre Seghers 1952 In-4 Broché à la japonaise Signé par l'auteur
190078743s. l. [Londres] 24 mars 1900 | 10 x 15.70 cm | 6 pages sur 2 doubles feuillets
184172928Paris s. d. [avril 1841] | 13.50 x 21 cm | une page sur un feuillet
184173272Paris s. d. [circa mars 1841] | 10 x 13.10 cm | un feuillet et son enveloppe dépliée
2111222 p. in-4 (la dernière effrangée en bordure sans atteinte au texte). St-Raphaël en Provence, commencé le mardi 7 septembre, terminé le mercredi 8 septembre (circa 1921). Nombreuses ratures et corrections. Les manuscrits de Mireille Havet sont d’une grande rareté, malgré l’ampleur de son œuvre découverte récemment (son Journal en cours de publication aux éditions Claire Paulhan comporte déjà cinq volumes), la plupart de ses papiers ayant disparu. Une partie seulement fut redécouverte au milieu des années 1990 dans les archives de Ludmila Savitzky, légataire de Mireille Havet, et déposée dans une collection publique. Conte très probablement inédit dédié à son amie Marcelle Garros, veuve de l’aviateur Roland Garros mort en 1918. C’est Jean Cocteau qui lui présentera Mireille Havet ; Marcelle Garros deviendra un temps son amante et l’initiera à l’opium, tout en la soutenant et l’encourageant dans sa création littéraire. Récit envoûtant et plein de sensualité, il évoque les soirées dans une fumerie d’opium avec tout son cérémonial et ses accessoires, entremêlé à une histoire d’amour saphique ressassée sans fin… (…) Vos amis aimaient votre maison, votre vie, votre beauté régulière qui dédaignait le luxe de la ville couchée dans la lumière et d’où vous êtes venue légère pour quelques saisons (…). Pour cette demeure silencieuse ou vous avez réussi l’atmosphère de conte, un songe aux yeux ouverts entre l’esprit et le corps docile d’une amie (…). Le récit se termine ainsi : Madame terminons ce mensonge je ne connais pas votre maison j ’ignore même si comme le dit la légende vous y habitez seule ou avec une amie vous savez mieux que moi que je n’y entrerai jamais et qu’il n’y a pas de terrasse. Tout ceci est une histoire. J ’ai rêvé devant une façade close aux livres que j ’aime… Et au verso de cette dernière page, cet envoi : Pour toi Marcelle, que j ’ai écrit cette histoire [que] tu m’as toi-même répétée, pour te distraire. Cette maison, nous l’avons vue hier en nous promenant. Tu m’as raconté ce qu’on disait autrefois sur la propriétaire mais tu sais bien que j ’ignore comme toi jusqu’au nom de cette femme.
212801 page in-8 (20,5 × 13,5) sur un double feuillet, s. d. [août ou septembre 1849], adresse au verso à Monsieur Buloz à la Revue des deux Mondes. À propos des Confidences de Nicolas, (qui devient Les Confessions) une importante étude sur la vie et de l’œuvre de Restif de la Bretonne qui ne paraîtra qu’en août et septembre 1850 à la Revue des deux Mondes et prendra place en volume dans Les Illuminés chez Victor Lecou en 1852. “J ’ai pensé naturellement que vous ne commenceriez pas cette quinzaine les Confessions de Nicolas. La publication du Constitutionnel* m’a obligé moi-même à changer quelque chose au plan de la 2e partie qui j ’espère bien pourra compléter l’ensemble. Le besoin d’une somme assez forte pour un billet m’a forcé à consacrer huit jours à un travail relatif aux publications futures du jour de l’an. Je reviendrai vous voir avec de nouveaux éléments après votre numéro. Votre bien dévoué Gérard de Nerval”. *Dans le Constitutionnel des 16-17 et 18-19 août 1849 où paraît une étude de Charles Monselet sur Restif qui gêne Nerval. Nerval, Œuvres Complètes, Pléiade I, pp. 1436-37.
24400Encre de Chine, rehauts et corrections de gouache blanche. Au format imposant et atypique de 95 x 36 cm. (tout de même !). Vraisemblablement réalisé pour la prépublication dans France-Soir et, plus tard, pour la page 35 de l'album « Le Semble-Lune », publié en 1977 chez Pierre Horay. Présence centrale de Barbarella à la 2e case, dans son look iconique de combinaison moulante. Encrage dense et parfaitement lisible, papier légèrement gondolé par endroits (lié au grand format et à l'encrage), quelques traces ou frottements marginaux sans impact sur l'image.
1980244271980 Remarquable composition originale en couleurs, inspirée de l’univers de Lovecraft. Réalisée à la gouache, avec probable emploi d’aérographe pour les effets atmosphériques caractéristiques du style de John Howe au début des années 1980. et détails au pinceau fin, notamment pour les figures inquiétantes au premier plan. Format : 58 40 cm (dimensions de la feuille). Monogrammée et datée 1983 en bas à droite. Très bon état général, à l’exception de traces de scotch au verso (anciennes fixations d’encadrement).
1772AMO-3535Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788) 1 page feuillet 20,5 x 16 cm Bon état. Légères traces de plis. Deux trous d’épingle en dehors du texte. Voir photos. Lettre signée à son ami le botaniste André Thouin (1747-1824) alors âgé de 25 ans. Goerges-Louis Leclerc, comte de Buffon est âgé de 65 ans au moment de la rédaction de ce courrier. Son immense ouvrage intitulé "L'Histoire naturelle" est encore en cours de publication (cette somme unique en son genre fut publiée entre 1749 et sa mort - avec de nombreux suppléments parus ensuite par Lacépède – en 1772 les Oiseaux sont en cours de publication depuis 1770. La publication des Oiseaux ne s’achèvera qu’en 1783). Dans le présent courrier Buffon écrit à son jeune ami et collaborateur resté à Paris. Buffon écrit depuis son cabinet de travail de Montbard. C’est précisément en 1772, peu de temps après la rédaction de ce courrier que seront achevées les forges situées près du village de Buffon. Buffon écrit à Thouin en ces termes : [Transcription de la lettre / orthographe respectée :] "Lucas a dû vous remettre, mon cher Thouin, les deux certificats dont vous avez besoin et c'est à lui à qui je vous prie de remettre la partie qui me revient lorsque vous aurez touchée. Je vous envoye ci joint un second mandat pour prendre vingt voyes de bois chez le Sr Vaslin ; s'il fait aussi froid à Paris qu'ici on doit commencer à en brûler beaucoup. Ma santé souffre de cette rigueur de froid qui dure ici depuis quatre à cinq jours, le termomètre étoit cette nuit à 6 degrés 1/2 au dessous de la glace. Je vous remercie, mon cher Thouin, de vos bons souhaits au renouvellement de cette année. Je vous prie de faire mes amitiés à votre bonne mère et à votre famille. à Montbard ce 6 janvier 1772 [signé] Buffon." Les relations entre André Thouin (1747-1824) et Buffon sont importantes. C'est Buffon, alors intendant du jardin du roi depuis 1739, qui offre à André Thouin la place de son pèreJean- André Thouin (jardinier en chef du jardin du roi) décédé en 1764. André Thouin n'a alors que 17 ans. Les deux hommes collaboreront étroitement jusqu’à la mort de Buffon en 1788. Buffon gère Paris le plus souvent depuis son cabinet de Montbard tandis que Thouin se révèle être un parfait collaborateur au plus près des nombreux travaux à réaliser et à gérer le Jardin du Roi. Thouin aura une importante carrière et sera toujours très apprécié de Buffon. De nombreuses lettres de Buffon à Thouin ont été publiées dans la Correspondance Générale de Buffon ainsi que dans les volumes de correspondance inédite publiés ultérieurement. La lettre que nous proposons ici ne se trouve pas dans ces volumes de correspondance. Elle est inédite. Par ailleurs nous avons constaté que les échanges publiés entre Buffon et Thouin datent du début des années 1780 et années suivantes. Un tel courrier entre les deux hommes à la date de janvier 1772 montre la teneur des échanges durant les premières années après la nomination de Thouin jeune au Jardin du Roi depuis 1764. Très beau document signé par le grand naturaliste.