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4to. 3½ pp. Fine and long letter to his young mistress Wanda Kosakiewicz, written on the morning of the bombing of Paris by German troops in June 1940, a few days before Sartre was arrested by the Germans on the Eastern Front: "Non, bien sûr, je ne râle pas, je ne suis pas fâché du tout et si je l'avais été je ne songerais plus à l'être, je n'ai qu'une envie, mais elle est vaine, c'est de te serrer dans mes bras ; j'ai trop de sujets d'inquiétude pour toi : ta radio et puis ce bombardement de Paris que j'ai appris ce matin. New-York annonce à la radio un millier de victimes, 250 morts et six ou sept cents blessés. J'ai reçu heureusement aujourd'hui une lettre de toi qui me dis que tu pars. Seulement je n'ose m'en réjouir, ma douce petite fille, parce que je sais bien quelle vie sinistre tu vas trouver à Laigle [dans le Perche]. Tu sais, dès que ça sera possible, on te fera revenir - et en tout cas le 1er septembre. Je me ronge un peu parce que j'avais tant voulu te sortir de Laigle et voilà que tu y retournes contrainte et forcée et c'est moi qui t'y envoie. Ça me fait un tout petit peu comme un manque de parole de ma part mais d'un autre coté, je ne veux pas te savoir exposée. Et puis j'imagine que Paris va devenir de plus en plus sinistre, ce n'est pas ce Paris là que je t'avais promis. Celui où je voulais te voir vivre, il est avec les vieilles lunes dans nos souvenirs. En tout cas, mon amour, je voudrais que tu trouves en arrivant à Laigle ce petit salut de moi, avec toute ma tendresse. Je t'aime plus fort que jamais. Je comprends très bien ce que tu veux dire quand tu écris que les rapports entre personnes te semblent réduits à rien et je vois comment cela peut se faire. Mais moi, c'est tout le contraire, ça les exaspère au contraire et je me sent tout farouche pour les conserver. Mon amour, quoi qu'il puisse arriver de catastrophique, tu es ma vie et je ne me laisserai pas priver de ma vie. Fort de cette assurance que je me suis donnée à moi-même, tu m'es plus proche que tu ne l'as jamais été, je ne fais pas de différence entre toi et moi. Je sais bien que ce sont des mots pour toi qui vas t'ensevelir à présent à Laigle. Mais tout de même, j'espère que ça te fera comme un accueil quand tu trouveras cette lettre. Pour les livres, je ne me rappelle plus trop la liste que je t'avais faite, mais je vais t'en faire une autre. Ce sont des livres souvent un peu difficiles mais intéressants. Schopenhauer: Le Monde comme volonté et comme représentation | Nietzsche: La volonté de puissance / La généalogie de la morale | Heidegger: Qu'est ce que la métaphysique | Scheler: Nature et forme de la sympathie | Freud: Trois essais de psychanalyse / La Psychanalyse / Le rêve | Delbos: Figures et doctrines de philosophes | Bergson: L'Évolution créatrice | Platon: Le Banquet - Phèdre - Phédon - La République | Il me semble que tu peux te lancer là-dedans. Ça te paraîtra peut-être un peu rebutant et obscur au début mais quoi que tu comprennes, tu ne pourras que progresser et puis naturellement tu n'auras qu'à me demander des explications. Ce bombardement m'a angoissé hier. Non que je te croie parmi ces victimes, mais j'imagine que Paris a dû être sinistre et puis ça commence à devenir sérieux. 1000 victimes et 80 immeubles détruits. Je suis heureux de penser que tu t'en vas. Mes parents vont foutre le camp aussi et le Castor serait évacué si ça devenait trop dur. Pour les gens je n'ai pas trop de crainte, seulement je commence à penser à la ville : elle me fait terriblement fragile, à présent. Plus fragile qu'une personne. Et tu sais comme je tiens à elle. Pour moi je suis toujours ici, en sécurité parfaite, mais je me fais un peu l'impression d'un crabe sur le dos, au milieu de tout ce remue-ménage, à faire ici l'ermite. Tu m'as fendu le cœur en disant que tu vis sur un fond de petite angoisse. Hélas, comme je voudrais t'épargner tout cela. Et puis il y a cette radio. Je crains un peu ta lettre de demain qui va m'apprendre à la fois ce qu'il en fut du bombardement et de la radiographie. Ma douce petite Wanda, tu sais je trouve que tu es en train de devenir une personne, tout doucement et sûrement. Tu es mille fois mieux de ce point de vue, dans cette guerre, que je n'aurais osé l'espérer l'an dernier. Ce qu'il faut c'est que tu sois une personne sans perdre rien de ton authenticité et il me semble que c'est tout juste comme ça que ça se passe. Je t'aime et je t'estime de toutes mes forces. Le Castor m'écrit que Bost [Jacques-Laurent Bost] est blessé. J'en suis bien aise il est à l'abri, à présent. Mais ça me fait un peu scandaleux qu'un éclat d'obus se soit enfoncé dans sa petite peau. Presqu'autant que si c'était dans celle d'Olga. Qu'est-ce que ça t'a fait, à toi, quand tu l'as appris? A demain, mon amour. Écris moi bien sagement, même si tu te sens toute ensevelie là bas. Rappelle toi qu'à présent je suis toujours inquiet de toi, où que tu sois. Je n'ai plus peur que tu cesse de m'aimer. J'ai confiance en ta tendresse, mais j'ai peur pour ta petite peau, pour ton corps, tu es menacée par le dedans et le dehors. Tu ne m'as jamais été si précieuse. Je t'aime passionnément. Je crève de ne pouvoir te tenir dans mes bras et t'embrasser sur tout ton corps".
8vo. 4 pp. on bifolium. Important letter in French, to Sophie Duvaucel, about Manzoni's "Promessi Sposi" ("The Betrothed"). Stendhal is to receive the third volume of the novel from General La Fayette: "There is a problem, it does not exist, or at least M. Manzoni only published the first half of this third volume. He thinks his novel is boring and it is said that he will not finish it. […] Mr. Ugoni from Brescia is the man in Paris who could most probably purchase the first half of the third volume for you. Mr. Fauriel, the only scholar in Paris who is not pedadantic, the old friend of Mme de Condorcet, is a close friend of Mr. Mazoni and has 'Gli Sposi' translated for a Mr. Trognon. This Mr. Trognon is the brother of the tutor of Monseigneur the Count of Beaujoulais or the Prince of Joinville, or it is the tutor himself. The princes live at the royal palace. Mr. Fauriel visits Mlle Clarke, where Mme Alexander could speak to him […]" (transl.). Though Stendhal made references to Manzoni's novel in Rome, Naples and Florence, its success probably displeased him. In his "Mélanges de littérature", Stendhal characterizes Manzoni as "excessively devout" and writes that "The Betrothed" are "overly praised", although he recognizes the book shows the existence of "Bravi" during the Spanish Government. - Sophie Duvaucel (1789-1867), daughter-in-law of Georges Cuvier, was one of the most endearing figures of the group of the "Jardin des Plantes". She assisted the naturalist in his works.
1 S. 8vo. Aus der Anfangszeit der revolutionären Unruhen im russischen Zarenreich (1905-07): Tolstoi sendet einem seiner vielen Besucher einen Nachtrag zu den während eines Besuchs erläuterten Themen betreffend die revolutionäre Bewegung in Georgien. - Tolstoi sei nach dem Besuch noch eingefallen, dass ein von ihm stammender Briefwechsel über das Geschehen in Georgien die "Sache" gefährden könne, und er bitte den Adressaten deshalb, Stillschweigen darüber zu bewahren: "L'idée m'est venu après votre départ q'une correspondance sur le mouvement qui se produit en Georgie, surtout provenant de moi, pourait nuire à la chose. Vous m'obligerez de n'en pas parler [...]". - Tolstoi notierte in seinem Tagebuch am 29. I. 1905 den Besuch des Georgiers und Revolutionärs M. K. Kipiani, der Tolstoi über die weitläufige regierungskritische Opposition in Georgien und über die Übernahme der Regierunggeschäfte durch das Volk informierte. Neben der Arbeit an etlichen Büchern, in die Tolstoi vertieft war, beschäftigte ihn zu jener Zeit besonders seine allgemeine regierungskritische Schrift "Edinoe na Potrebu", die im selben Jahr auch in englischer Sprache erschien ("The One Thing Needful"). - Leicht knittrig und braunfleckig.
8vo. IX, 117 pp. Original printed wrappers. First edition. - Author's autograph inscription signed on inside of front cover: "Dem großen Schweiger widmet dieses beschädigte Remittendenexemplar Tiger. Wrobel. Panter. Hauser und ick! 1919." - Cover slightly chafed, otherwise fine.
8vo. 1 p. With autograph address. To the German lyricist Alfred Vagts (1892-1986), telling him that the two poems he had sent will be published separately in "Zeltweg" and "Dada": "[...] Perhaps you will send us some other ones [...]" (translated from the German original).
4to (203 x 130 mm). 4 pp. In French. On November 19, Zola writes to his wife: "I see that your day on Saturday was well spent: a visit at the curiosities merchants, lunch with the Luzzattos, a visit in the Coliseum, dinner at the Embassy. And how you pressed yourself to get double the benefit! You speak of leaving Rome Tuesday evening, that is, today. You will thus not have received the letter in which I advised you to stay until the Consistory. You have to return in the end, if you have had enough. Only, I am a bit embarrassed about my letters, as you didn t send me the dispatch I asked you to send three days before you leave Rome. I'll take the chance and continue to write you at the Grand Hotel, from where my letters will no doubt be forwarded to you. Today I did up my first small packages and sent the first two chapters of Rome to the translators. Caponi will have these two chapters in his hands this evening, with the authorization to begin in La Tribuna of December 23. I haven't seen Caponi again; the seven hundred francs are embarrassing to him. I have negotiated everywhere for Rome except with Spain and America. Spain will come, but I doubt very much that America will this time. That will make a hole. All the same, I am counting on the translations bringing in thirty to forty thousand francs, which is a reasonable figure. After my lunch, Jules having told me the masons had finished their work in the old pit, I went down to see. That will make a superb cellar, much bigger than our old wine cellar. It will be cooler than the one we re using now; and you could store wine there. But I think it ought rather to be made into a coal cellar. One could easily store thirty or forty thousand kilogrammes there if there were a real reason for buying coal en gros, in great quantity. You will see. I took the liberty of opening a letter addressed in your name and stamped with a stamp of Lagesse; and I was right, for it contained simply a receipt for two hundred francs that he no doubt owed you. Giacomelli has lost his wife. I am sending him your card and mine, with a word of sympathy. The day was quite cold and foggy. This is decidedly villainous weather. As soon as you are back, we will really move into our winter quarters. I forgot to say regarding the new cellar that the work on everything having to do with the other rooms is going to begin shortly. The architect of the house had a long meeting with the architect of no. 23, for it seems that there are very complicated questions about the wall in between. Happily, we didn t take it inside. But I will be content when our rooms upstairs are also finished. And that s all for today. Our journal is about to end, for your return is near. For me, your letters were a great pleasure every morning and I am happy to think that mine followed you everywhere, reminding you that the house was waiting for you and that you have an old and good friend there who loves you and in spite of everything dreams of your happiness as if it were his own. Monsieur Din just made me rage. He had stayed under... and I looked for him everywhere. I told him you were about to return, and I think he understood...". The following day, on the 20th, Zola writes: "This morning I received your letter in which you fixed your return for Monday. If thus you keep this date and if you don t stay in Rome until the Consistory, this letter is the last you will be able to receive in Rome, as it will arrive Friday morning and you should be leaving on Friday evening, according to the data you gave me. Thus, I am embarrassed as to an address for the letter I ll write you this evening and which will depart tomorrow. I m going to await your letter of tomorrow, and I ll make my decision if you have stuck to yours. In this case, this letter would be the last which I would send you to Rome, and I would address the one this evening to Turin, general delivery. By the way, I think Monday is an excellent date for your return".
(Paris), Gallimard, (1943). Bound with the original printed wrappers, also the backstrip, in a contemporary (no later than 1955) beautiful, very elegant grey half morocco binding with five raised bands and gilt title to spine (Gemet&Plumbelle). A beautiful, near mint copy.
- Werdet, Paris 1836, 12x19,5cm, 2 volumes reliés. - The rare and very sought-after first edition (cf Clouzot). Contemporary Romantic half green sheep over marbled paper boards, spine with gilt Romantic typographical motifs, gilt friezes to head and foot of spine, marbled endpapers and pastedowns, marbled edges. Occasional minor spotting, bookseller's label laid down to head of one endpaper in first volume. An exceptional copy in an elegant contemporary binding. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Édition originale rare et très recherchée (cf. Clouzot). Reliures en demi basane verte, dos lisses ornés de motifs typographiques romantiques dorés, frises dorées en têtes et en queues, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches marbrées, reliures romantiques de l'époque. Quelques petites rousseurs, étiquette de description de libraire encollée en tête d'un contreplat du premier volume. Exceptionnel exemplaire établi dans une élégante reliure du temps.
- Furne, Dubochet, Hetzel, Paulin puisAlexandre Houssiaux, Paris 1842-1855, 14,5x22cm, 20 volumes reliés. - Honoré de BALZAC & Honoré DAUMIER & Charles Constant Albert Nicolas d'Arnoux de Limoges Saint-Saëns dit BERTALL & Paul GAVARNI & Tony JOHANNOT & Célestin NANTEUIL uvres complètes de H. de Balzac [Complete Works] Furne, Dubochet, Hetzel, Paulin puis Alexandre Houssiaux | Paris 1842-1855 | 14.5 x 22 cm | 20 volumes in contemporary half shagreen First collective edition sold as the Works, comprising - as well as numerous texts published for the first time - a new version of the Human Comedy, reviewed and revised by Balzac. This is also the first illustrated edition. Contemporary half blue shagreen over marbled paper boards, spines slightly sunned, in five compartments with thin raised bands decorated with gilt dots and compartments with triple blind-ruled frames, gilt fleurons to centre, marbled endpapers and pastedowns. A little foxing in some volumes, a very small stain to page 119 of volume 4, another to page 321 of volume 8, a tear to half-title of volume 9, a small damp stain to corner of pages 449 and following of volume 10, stain to pp. 173-74 of volume 14, stains to pages 303 to 307 of vol. 16. The full set of 152 hors-texte plates by the best artists of the age, including Bertall, Daumier, Gavarni, Johannot, Nanteuil, as well as illustrations to text. Four rejected plates have been added, bringing the number of plates in this copy to 156. There are so many reasons for emphasising the interest of this edition, one of the most important in French literature. Having had a turbulent existence, and confused, and having been several times republished in a great number of copies, it is very rare in its first form and - in this first version - even rarer in a contemporary uniform binding than with a modern binding and the wrappers preserved (cf Clouzot). A very good and rare copy in a contemporary uniform binding (ca 1855) with all the plates called for by Clouzot and four additional ones. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Première édition collective sous le titre d'oeuvres, présentant, en même temps que nombre de textes en édition originale, une nouvelle version de la Comédie humaine, revue, remaniée par Balzac. Cette édition est aussi la première édition illustrée. Reliures en demi chagrin bleu, dos très légèrement éclaircis à quatre fin nerfs sertis de pointillés dorés et ornés de triples caissons estampés à froid aux centres desquels figurent un fleuron doré, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliures de l'époque. Quelques rousseurs sur certains tomes, une petite tache à la page 119 du tome 4, une autre à la page 321 du tome 8, une déchirure sur la page de faux-titre du tome 9, une petite tache d'eau en angle de la page 449 et sur les suivantes du tome 10, une tache aux pages 173-174 du tome 14, taches aux pages 303 à 307 du tome 16. Ensemble complet de ses 152 planches hors-texte par les meilleurs artistes de l'époque dont Bertall, Daumier, Gavarni, Johannot, Nanteuil ainsi que d'illustrations in-texte. Outre les 152 planches contenues dans cet ensemble, 4 planches refusées ont été ajoutées, portant le nombre de planches à 156 pour notre exemplaire. Autant de raisons pour insister sur l'intérêt de cette édition, l'une des plus importantes de la littérature française. Ayant eu une existence agitée, confuse, plusieurs fois rééditée à un grand nombre d'exemplaires, elle est fort rare sous sa première forme, et, sous cette première forme, plus rare encore en reliures uniformes d'époque qu'en reliures modernes avec les couvertures conservées. (Cf Clouzot) Voici la liste de ces volumes à la date de leur premier tirage, accompagnés de la mention des textes qui y paraissent en édition originale et des figures qu'ils possédent : Tome I : 1842. Edition originale d'Albert Savarus et de la Fausse maîtresse. 10 figures dont le portrait de Balzac. Tome II : 1842. Edition originale d'Autre étude de f
- Gallimard, Paris 1954, 14x21cm, relié sous chemise et étui. - Gallimard | Paris 1954 | 14 x 21 cm | bound in morocco with custom chemise and slipcase First edition, one of 25 numbered copies on Holland, the tirage de tête (deluxe copy). Binding in full purple morocco, endpapers lined with mauve velvet, all edges gilt, covers and spine preserved, chemise and slipcase lined in purple morocco, wood-style paper boards, interior of the chemise in grey felt, perfect binding signed Jean-Paul Miguet. Spine of the chemise faded. Superb copy perfectly set in a triple binding by Jean-Paul Miguet. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale, un des 25 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête. Reliure en plein maroquin violet, dos lisse, contreplats et gardes doublés de velours mauve, toutes tranches dorées, couvertures et dos conservés, chemise et étui bordés de maroquin violet, plats de papier façon bois, intérieur de la chemise en feutre gris, parfaite reliure signée Jean-Paul Miguet. Dos de la chemise éclairci. Superbe exemplaire parfaitement établi en reliure triplée par Jean-Paul Miguet.
- Ladvocat, Paris 1826-1831 & 1824 & 1838, 13x21,5cm, 36 volumes reliés. - Première édition collective, en partie originale, de loin la plus importante et la plus recherchée (cf Clouzot), Chateaubriand ayant remanié et revu une grande partie de ses uvres. Dans cet ensemble apparaissent également en édition originale plusieurs textes dont Les Natchez, Le Dernier Abencérage, Le Voyage en Amérique, Moïse (placé en fin du XXIIè volume et qui fait souvent défaut). Chaque volume est illustré d'un frontispice de Charles Thompson. Reliures en demi chagrin bleu marine, dos à cinq nerfs, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve. Quelques rousseurs. Il est joint à ces uvres complètes, en reliures uniformes, un volume intitulé uvres diverses (volume relié dans lequel ont été regroupés plusieurs brochures politiques en édition originale), Le Congrès de Vérone (2 volumes parus chez Delloye en 1838), Essai sur la littérature anglaise et Paradis perdu, de Milton, tous les deux parus chez Gosselin en 1839). Dans le volume intitulé uvres diverses, précieux envoi autographe signé de François-René de Chateaubriand à monsieur (Henri) Bayart sur la page de faux-titre de «?La nouvelle proposition relative au bannissement de Charles X et de sa famille?». Cet envoi datant des dernières années de l'écrivain est adressé à Henri Bayart (1825-1892), filleul de la duchesse de Berry et frère de Sophie-Josèphe Bayart, une amie intime de François-René et de son épouse. Les Chateaubriand et la famille Bayart nouèrent des liens d'amitié et d'affaires au moment des Cent-Jours et restèrent proches jusqu'à la fin de leur vie. Ces légitimistes voués corps et âme à la cause bourbonnienne tentèrent d'ailleurs l'impossible pour faire nommer l'écrivain gouverneur du jeune comte de Chambord, prétendant au trône de France. Lorsqu'il rédige cet envoi, probablement vers 1843, Chateaubriand est au crépuscule de sa vie politique et d'écrivain ; proches du comte de Chambord alors en exil en Angleterre, les Bayart tentent à nouveau d'intercéder en faveur de Chateaubriand et envoient sans succès Henri Bayart prier le dernier descendant des Bourbons de convier le vieil écrivain à sa suite. Rare et bel ensemble établi en reliure uniforme, comportant de nombreuses éditions originales et enrichi d'un précieux envoi autographe. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Armand Henneuse, Paris 1952, 14x19,5cm, relié sous chemise et étui. - First edition, one of 15 numbered copies on chiffon Auvergne paper, tirage de tête. Spectacularly bound in black calf by Pierre-Lucien Martin, the covers inlaid with white and grey calf with a geometric decoration of gilt fillets making perspective shapes, endpapers and pastedowns of Auvergne paper, the delicate Auvergne paper covers and back preserved, top edge gilt. Slipcase with black paper flaps, lined with grey felt and with a spine of rhodoid plastic (small crack to head), trimmed with black calf and with a brown paper interior. This copy is enriched with a manuscript sheet bearing six fragments of poems chosen and copied out by Paul Eluard, which had appeared in Poésie et vérité [Poetry and Truth] ten years before. A magnificent copy remarkably bound in decorated black calf by Pierre-Lucien Martin. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Un des 15 ex de tête dans une sompteuse reliure de Pierre-Lucien Martin et enrichi de poèmes autographes Édition originale, un des 15 exemplaires numérotés sur chiffon Auvergne, tirage de tête. Reliure en plein box noir, dos lisse, plats comportant une importante plaque de box blanc et gris décorée d'un jeu géométrique de filets dorés créant des perspectives, gardes et contreplats de papier Auvergne, fines couvertures et dos de papier Auvergne conservés, tête dorée sur témoins ; étui à rabats de papier noir doublé de feutrine grise et dos de rhodoïd qui comporte une légère fente en tête, étui bordé de box noir et intérieur de papier marron, spectaculaire reliure signée Pierre-Lucien Martin. Notre exemplaire est enrichi d'un feuillet manuscrit comportant six fragments de poèmes choisis et recopiés par Paul Eluard qui parurent dans Poésie et vérité dix ans plus tôt. Magnifique exemplaire remarquablement établi dans une reliure en plein box à décor de Pierre-Lucien Martin.
- Alphonse Lemerre, Paris 1881, 12x18,5cm, relié. - First edition, one of 50 copies on vergé de Hollande, the only large paper copies (apart from 10 on China). Contemporary dark red shagreen, probably publisher's original, spine in six compartments with gilt fleurons, covers with double gilt fillet frame and gilt fleurons to corners, marbled endpapers and pastedowns, gilt fillet to edge of covers, gilt roulette to headpieces, top edge gilt, slipcase edged in dark red shagreen. A very rare and very good copy in a perfectly matched contemporary binding. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale, un des 50 exemplaires sur vergé de Hollande, seuls grands papiers avec 10 Chine. Reliure en plein chagrin bordeaux, dos à cinq nerfs orné de fleurons dorés, double filet doré en encadrement des plats, fleurons dorés en écoinçons, contreplats et gardes de papier peigné, filet doré sur les coupes, roulette dorée sur les coiffes, tête dorée sur brochure, étui bordé de chagrin bordeaux, reliure de l'époque, probablement de l'éditeur. Très rare et bel exemplaire parfaitement établi en reliure du temps.
- Seuil , Paris 1968, 14x20,5cm, broché. - Cent ans de solitude [One Hundred Years of Solitude] Seuil | Paris 1968 | 14 x 20,5 cm | original wrappers First edition of the French translation for which no grand papier (deluxe copies) were printed. Rare and precious handwritten inscription dated and signed by Gabriel García Márquez: "Para Jean-Pierre, de su amigo, Gabriel, 8. 82." ("For Jean-Pierre, from his friend, Gabriel, 8. 82.") Writer, director, translator and critic, Jean-Pierre Richard was a close friend of García Márquez and one of the few journalists to whom the writer granted an interview. Indeed, García Márquez hated this exercise, which he felt was too close to fiction: "Yo invento respuestas de lo que no soy". One of the most important essay on the relationship between the world of fiction and the real world in One Hundred Years of Solitude resulted from this valuable interview. In this study entitled García Márquez y la Mujer, the writer reveals to his friend the living models that inspired his phantasmagorical characters: "Claro. Yo también conocí a Ernéndira. Ya se lo dije. Yo no tengo imaginación. Eso pasó hace mucho tiempo en Colombia, en la Costa Caribe". Very precious inscription to his French friend and confidant Jean-Pierre Richard, thanks to whom the origins of Macondo were partially revealed. [FRENCH VERSION FOLLOWS] "Dédicace d'exception sur l'un des "100 meilleurs livres de tous les temps" Édition originale de la traduction française pour laquelle il n'a pas été de grands papiers. Discrètes restaurations sur le dos, trois petites taches sur la tranche inférieure. Rare et précieux envoi autographe en espagnol, daté et signé, de Gabriel García Márquez à son ami Jean-Pierre Richard?: «?Para Jean-Pierre, de su amigo, Gabriel, 8. 82.?» Ecrivain, réalisateur, traducteur et critique, Jean-Pierre Richard rencontra Garcia-Marquez par l'entremise de Salvador Allende dont il assista à l'élection en novembre 1970. Il devint un des proches amis et l'un des rares journalistes auquel l'écrivain dévoila les secrets de composition de son uvre majeure, Cent Ans de solitude, lors d'un entretien pour le journal Lui qui deviendra une référence bibliographique. García Márquez détestait en effet cet exercice qui se rapprochait trop, selon lui, de la fiction : «?Yo invento respuestas de lo que no soy.?» Il résultera de ce précieux entretien l'un des plus important essai sur la relation entre le monde de la fiction et le monde réel dans Cent ans de solitude. Dans cette étude intitulée García Márquez y la Mujer, l'écrivain dévoile en effet à son ami les modèles vivants qui ont inspiré ses personnages fantasmagoriques : «?Claro. Yo también conocí a Ernéndira. Ya se lo dije. Yo no tengo imaginación. Eso pasó hace mucho tiempo en Colombia, en la Costa Caribe.?». Très précieuse dédicace à son ami et confident français Jean-Pierre Richard, grâce auquel les origines de Macondo furent partiellement révélées.
- Michel Lévy, Paris 1879, 15,5x23,5cm, relié. - Edition originale. Reliure en demi chagrin vieux rouge comportant quelques discrètes restaurations, dos à cinq nerfs, date en queue, plats de papier à la cuve, contreplats et gardes doublés de papier peigné, couvertures conservées, tête rouge, reliure de l'époque. Très précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Alphonse Daudet. Tampon de la bibliothèque de Madame Daudet sur la première garde. Victor Hugo représente pour Alphonse Daudet, comme pour les autres écrivains de sa génération, le maître incontesté du Panthéon des arts. Sa figure tutélaire parsème les uvres de Daudet, fréquemment convoquée aux côtés de celles de Rousseau, Byron, Sand et Delacroix. Si durant l'enfance et la jeunesse de Daudet, Hugo, géant exilé sur son île de Guernesey, demeure un idéal inaccessible, « presque en dehors de l'humanité », son retour en France lui permet de le rencontrer enfin. Aux alentours de 1875, peu après la parution de ses premiers ouvrages, Alphonse et Julia Daudet sont ainsi accueillis chez Hugo qui vit désormais avec Juliette Drouet. Ils deviendront dès lors des intimes de la maison jusqu'à la mort du poète. Victor Hugo participe à l'éducation du jeune Léon Daudet, meilleur ami du petit-fils de Hugo, Georges et, plus tard, époux éphémère de Jeanne. Dans ses Souvenirs d'un cercle littéraire, Julia Daudet évoque leur amitié de dix années avec l'« idole de toute la France poétique » : « Je vois Victor Hugo au grand bout de sa table ; le maître vieilli, un peu isolé, un peu sourd, trône avec des silences de dieu, les absences d'un génie au bord de l'immortalité. Les cheveux tout blancs, la tête colorée, et cet il de vieux lion qui se développe de côté avec des férocités de puissance ; il écoute mon mari et Catulle Mendès entre qui la discussion est très animée à propos de la jeunesse et de la célébrité des hommes connus et de leur séduction auprès des femmes. [...] Pendant le débat on est passé au salon, Victor Hugo songe au coin du feu, et célèbre, universel et demi-dieu, regrette peut-être sa jeunesse, tandis que Mme Drouet sommeille doucement. » L'amitié entre le dernier grand écrivain romantique et l'un des maîtres de l'école naturaliste naissante témoigne de l'acuité de Victor Hugo qui, au faîte de sa gloire, conserve une attention particulière et bienveillante pour la littérature moderne pourtant éloignée du lyrisme hugolien. Cette dédicace de Hugo à Daudet sur une uvre qualifiée, avec Le Pape et Religions et Religion, de « testament philosophique » par Henri Guillemin, résonne symboliquement comme le legs à un fervent disciple de la responsabilité politique et morale de l'écrivain. Provenance: Alphonse Daudet, vente Sicklès (1990, IV, n°1200) puis vente Philippe Zoummeroff (2 Avril 2001). Extrait de Souvenirs d'un cercle littéraire par Julia Daudet : " Comment oublier cette première visite chez lui, rue de Clichy, dans le modeste appartement tellement disproportionné à sa gloire, à l'idée qu'on se faisait de cette gloire qui eût comblé des palais : Il se lève du siège qu'il occupait au coin du feu, en face de Mme Drouet, sa vieille amie, (...) je suis étonnée de sa petite taille, mais bientôt, quand il va m'accueillir et me parler, je le trouverais très grand, très intimidant. Et cette timidité que je ressentis alors, je l'éprouverai toujours en face d Victor Hugo, résultat de cette grande admiration, de ce respect, comme d'un dieu absent, que mes parents m'avaient inculqué pour le poète de génie. Je ne vaincrai jamais ce tremblement de la voix chaque fois que je répondrai à ses paroles obligeantes, et je m'étonnerai pendant près de dis ans d'entendre des femmes, admises auprès de lui, l'entretenir de leur intérieur et de leurs futilités habituelles. Ce soir-là, quand il m'eut présentée, toute confuse, à Mme Drouet, elle me dit avec une charmante bonne grâce : Ici, c'est le coin des vieux et vous êtes trop jeune pour nous. Mais M. Victor Hugo va vous prés
- Eugène Renduel, Paris 1835, 14x21,5cm, relié. - Édition originale. Reliure en demi cuir rouge de Russie à coins, dos à quatre nerfs orné de filets et de doubles caissons dorés, date en queue dans un cartouche, contreplats et gardes de papier à la cuve, rares couvertures et dos conservés, tête dorée sur témoins, reliure signée de Bernasconi. Le feuillet de nomenclature des uvres de Victor Hugo est bien présent. Quelques traces de pliure sur certains feuillets. Un précieux poème autographe de Victor Hugo intitulé « La pauvre fleur disait au papillon céleste », sur deux feuillets repliés, a été monté sur onglet en regard de la version définitive adoptée par l'auteur et imprimée page 223 du recueil. Il s'agit d'une première version, composée de quatre quatrains. Ces vers seront repris avec quelques variantes par Hugo dans la version définitive, augmentée toutefois de quatre nouveaux quatrains. Ce poème a été composé par Hugo pour sa maîtresse Juliette Drouet, rencontrée deux ans auparavant. Il symbolise la nature de leur relation - le poète pris dans sa vie conjugale et littéraire, la jeune femme condamnée à l'attendre -, et aura une grande importance dans leur imaginaire commun : Juliette Drouet citera fréquemment le vers « Et moi je reste seule à voir tourner mon ombre / À mes pieds ! » dans ses lettres d'amour à Victor Hugo. On retrouve également le double motif de la fleur et du papillon aux côtés de leurs initiales entrelacées, dans le décor peint du salon chinois provenant de Hauteville Fairy, résidence de Juliette Drouet à Guernesey, décor conçu par l'écrivain lui-même et aujourd'hui conservé à la Maison Victor Hugo à Paris. Bel exemplaire non rogné, établi dans une charmante reliure signée, enrichi d'un très rare poème autographe de Victor Hugo écrit pour Juliette Drouet. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Eugène Renduel, Paris 1831, 14x22,5cm, relié. - Édition originale, rare exemplaire sans mention. Reliure en plein maroquin bleu, dos janséniste à cinq nerfs, gardes et contreplats de papier peigné, contreplats encadrés d'une large dentelle dorée, doubles filets et stries dorés sur les coupes et les coiffes, tête dorée sur témoins, premier plat de couverture conservé, reliure signée Marius Michel. Ex-libris monogrammé encollé au verso de la première garde. Notre exemplaire est enrichi de quatre planches hors-texte de Louis Boulanger et Alfred Johannot. Envoi autographe signé de Victor Hugo sur la page de faux-titre : «?à Monsieur Ch[arles] Mévil son bien cordialement dévoué Victor Hugo.?» Précieuse et intéressante dédicace à l'administrateur et principal actionnaire de la très influente Revue de Paris, éditrice de Balzac, que le jeune Hugo souhaite sans doute séduire à son tour. Ce n'est qu'en 1834, deux ans après le succès de Notre-Dame de Paris, que paraîtra un texte de Hugo dans la Revue, Claude Gueux, au côté du Père Goriot de son prolifique rival. Les envois de Victor Hugo sur ce titre sont excessivement rares. Superbe exemplaire relié par Marius Michel, enrichi de gravures et d'un envoi autographe signé de l'auteur. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Librairie de l'art indépendant, Paris 1890, 16x24,5cm, broché sous chemise et étui. - First edition of which there were only printes 50 copies, this one of 5 numbered copies on Japon impérial, the tirage de tête. Autograph inscription by Stéphane Mallarmé to his friend François Nys : "A monsieur Nys très sympathiquement." This copy enriched in forntispiece with a portrait woddcut in red of Villiers de l'Isle-Adam by Marcellin Desboutin, which he inscribed for François Nys. This portrait, present in the second edition of 1892, is not present in every copy of the tirage de tête. Two very clear dampstains, not serious, in the margins of the first and final free endpapers, two small marginal dampstains to the covers. A good and rare copy. Cette étude est issue d'une série de conférences que Mallarmé donna en Belgique et en France à la mort de celui qui fut l'"une des grandes amitiés de sa vie". Bertrand Marchal, dans son essai sur Mallarmé, décrit cette conférence comme "une des grandes oraisons funèbres de notre littérature ; elle est aussi, avec le texte sur Rimbaud, l'une de ces biographies paradoxales où Mallarmé récuse le sens ordinaire de ce que l'on nomme la vie ; elle est évidemment le témoignage d'une amitié parfaite entre l'auteur d'Hérodiade et celui d'Isis. Elle est tout cela, mais elle n'est pas que cela. A travers l'évocation de la destinée exemplaire de Villiers, dans ce discours porté par l'émotion la plus haute, une méditation sur l'acte d'écrire et sur sa signification métaphysique, historique et politique. 'Sait-on ce que c'est qu'écrire ?' ". François Nys, Anversois d'origine, est l'imprimeur de la Société internationale des aquafortistes (S.I.A.) fondée en 1869 par Félicien Rops. Passé par de prestigieuses maisons parisiennes comme celle d'Auguste Delâtre puis Alfred Cadart, il est choisi par Rops pour la grande qualité de ses tirages. Ensemble, ils contribuent de manière magistrale au renouveau de l'eau-forte originale, désormais libérée de l'héritage romantique, et attirent à eux de nombreux graveurs de talent dont Félix Bracquemond, Adrien de Witte ou Marcellin Desboutin, qui dédicace ici son portrait de Villiers à Nys. Mais, en dépit de l'étendue de l'uvre accomplie (exposition rétrospective, édition de 12 superbes portfolios), les difficultés financières finissent par avoir raison de leur enthousiasme et Nys quitte la Belgique en 1877. De retour à Paris, gagnant l'admiration des milieux symbolistes - dont celle de Mallarmé -, il travaille toujours comme imprimeur mais aussi comme libraire chez A. Quantin. Les cinq exemplaires sur Japon ont tous été répertoriés, le n°1 est dédicacé à Picard, un autre appartenait à André Gide, le présent exemplaire, n°3, enrichi du portrai,t comporte l'envoi à François Nys, le n°4 est sans envoi, et le dernier est agrémenté d'une dédicace à Tausserat. Cette dédicace à Nys sur l'un des très rares Japon témoigne de la haute estime que porte à l'imprimerie l'auteur du premier poème typographique de la littérature française : Un coup de dés jamais n'abolira jamais le hasard. Très rare et agréable exemplaire réunissant quelques-uns des plus grands noms de l'art du livre fin-de-siècle. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Édition originale dont il n'a été tiré que 50 exemplaires, le nôtre un des 5 exemplaires numérotés sur Japon impérial, tirage de tête. Envoi autographe signé de Stéphane Mallarmé à son ami François Nys : « à monsieur Nys très sympathiquement ». Notre exemplaire est enrichi, en frontispice, d'un portrait gravé de Villiers de l'Isle-Adam par Marcellin Desboutin tiré en sanguine, que ce dernier a dédicacé à François Nys. Ce portrait, qui sera repris dans la seconde édition de 1892, n'est pas présent dans tous les exemplaires du tirage de tête. Deux très claires et légères mouillures sans gravité en marge de la première et dernière gardes, deux petites déchirures marginales sur les plats. Notre exemplaire est présenté sous chemise en demi chagrin gris, dos lisse, étu
- Victor-Havard, Paris 1885, 13x19,5cm, relié. - first edition, one of 200 numbered copies on Holland paper, only leading copies. Braided binder in half green morocco with corners, smooth back richly adorned with boxes and stripes brown and beige intertwined, golden date in tail in a gilded cartouche, gilt fillets on marbled paper plates, guards and contreplats of marbled paper and bronze, blankets, back and witnesses preserved, Contemporary binding signed by Aussourd. Rare copy of the masterpiece of Guy de Maupassant perfectly established in an elegant Contemporary binding. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Édition originale, un des 200 exemplaires numérotés sur Hollande, seuls grands papiers. Reliure à la bradel en demi maroquin vert à coins, dos lisse richement orné de caissons et de listels brun et beige entrelacés, date dorée en queue dans un cartouche doré, filets dorés sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier marbré et mordoré, couvertures, dos et témoins conservés, reliure signée René Aussourd. Rare exemplaire du chef-d'uvre de Guy de Maupassant parfaitement établi dans une élégante reliure signée.
- Ferdinand Sartorius, Paris 1848, 13,5x22cm, relié. - Ferdinand Sartorius | Paris 1848 | 13,5 x 22 cm | one volume bound in shagreen & one note First edition, rare and very sought after according to Clouzot. Precious copy with the title page having the correct date of 1848. This work is the first to be published recounting Nerval's stay in Egypt and will be followed the same year by Femmes du Liban. These two main texts will form the famous Voyage en Orient in 1851. Copy free from foxing, some leaves have angular fold marks. Binding in half green shagreen, spine in four compartments enhanced with gilt stipples, decorated with double gilt spine panels and fleurons, black fillets, some signs of rubbing, marbled paper boards, two corners restored, sprinkled paper endpapers, charming contemporary binding. Our copy is enriched with a receipt for the amount of seventy-five francs signed by Gérard de Nerval and mounted on the guards. Extremely rare in good condition according to Clouzot. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Édition originale rare et très recherchée selon Clouzot. Précieux exemplaire avec la page de titre à la bonne date de 1848. Cet ouvrage est le premier publié relatant le séjour de Nerval en Égypte et sera suivi la même année des Femmes du Liban. Ces deux textes principaux formeront en 1851 le célèbre Voyage en Orient. Exemplaire exempt de rousseur, quelques feuillets comportent des marques de pliure angulaire. Reliure en demi chagrin vert, dos, à quatre nerfs réhaussés de pointillés dorés, orné de doubles caissons et fleurons dorés, de filets noirs, quelques traces de frottement, plats de papier à la cuve, deux coins restaurés, contreplats et gardes de papier jaspé, charmante reliure de l'époque. Notre exemplaire est enrichi d'un reçu d'une somme de soixante-quinze francs signé par Gérard de Nerval et monté sur onglet. Extrêmement rare en belle condition, toujours selon Clouzot.
- Gallimard, Paris 1948-1962, 12x19cm, 13 volumes brochés. - Édition originale, un des 25 (pour les quatre premiers volumes de la série) puis un des 23 (à partir du cinquième volume jusqu'au treizième) exemplaires numérotés sur chiffon Auvergne pour chacun des volumes, parfois un des exemplaires hors commerce lettrés, tirage de tête. Exceptionnel et très bel ensemble complet en 13 volumes. Beaux envois autographes signés d'Henri Pourrat, parfois à pleine page, à Gilbert ou Anne-Marie Kempf sur les huit premiers exemplaires de la série, les suivants étant posthumes. Ces treize volumes, publiés entre 1948 et 1962, contiennent plus de mille contes qu'Henri Pourrat commença à collecter - d'après les sources de la littérature orale auvergnate - dès 1911. Considérant ce titanesque travail comme son uvre maîtresse, il consacrera la dernière décennie de sa vie à l'organiser. Traduit dans de nombreuses langues, c'est aujourd'hui encore le plus grand recueil de contes au monde. Nous n'avons pu trouver un autre ensemble complet qu'à la Bibliothèque nationale du Luxembourg et aucun actuellement à la vente. Rarissime et bel ensemble complet, en grand papier, enrichi d'envois autographes signés d'Henri Pourrat. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Nrf, Paris 1922, 14,5x19,5cm, 3 volumes brochés sous coffret. - First edition, an ordinary paper copy. A fine autograph inscription from Marcel Proust to Henri Massis in the first volume : "en témoignage de très vive sympathie Marcel Proust [testimony to a very fond affection]." Henri Massis, an attentive reader of Proust's works, devoted two essays to the subject. In Le Drame de Marcel Proust [The Drama of Marcel Proust], published in 1937, he took a particular interest in Sodom and Gomorrah and puts forward an "audacious and almost Freudian" interpretation of Proust's relationship with sin: "alone with his fear of evil since the loss of his mother...[Proust wrote] to defy to the central idea of the work, that of decline." In Chroniques [Chronicles], Paul Morand pays homage elegantly to this study: "Barely a few weeks ago, Henri Massis published...an essay which may one day be to the work of Proust what Claudel's preface is to Rimbaud's; with the difference, at any rate, that Claudel looks on the sinner less with demands than with love. One could really admire the Classical logic with which Henri Massis penetrated into the labyrinthine form of Proustian thinking; his Christian explanation of the soul of the author of Sodom and Gomorrah resembles the cathedral of Saint Thomas at Madras, isolated and out of place in the middle of the jungles of the East." The three volumes are presented in a full black morocco case, the spine with blind-ruled compartments, date at foot, the inside lined with khaki sheep, by Goy & Vilaine. A fine copy, complete in three volumes, of volume V of In Search of Lost Time bearing an autograph inscription from Marcel Proust, well-presented in a lovely case. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale sur papier courant. Précieux envoi autographe signé de Marcel Proust à Henri Massis sur le premier volume : « en témoignage de très vive sympathie Marcel Proust » Henri Massis, lecteur attentif de l'uvre de Proust, consacrera deux essais à celle-ci. Dans Le Drame de Marcel Proust, publié en 1937, il s'intéresse particulièrement à Sodome et Gomorrhe et propose une analyse « audacieuse et quasi freudienne » de la relation de Proust au vice : « seul devant sa peur du mal depuis qu'il a perdu sa mère [...] [Proust écrirait] pour opposer à l'idée de l'uvre, l'idée de déchéance ». Dans Chroniques, Paul Morand rend un bel hommage à cette étude : « Il y a quelques semaine à peine, Henri Massis publiait [...] un essai qui sera peut-être un jour à l'uvre de Proust ce que la préface de Claudel est à celle de Rimbaud ; avec cette différence, toutefois, que Claudel se penche sur le pécheur avec moins d'exigence que d'amour. On a pu admirer avec quelle logique classique Henri Massis a pénétré dans cette pensée proustienne qui a forme de labyrinthe ; son explication chrétienne de l'âme de l'auteur de Sodome et Gomorrhe ressemble à cette cathédrale de Saint-Thomas qui s'élève à Madras, isolée et dépaysée au milieu de la jungle orientale. » Les trois volumes sont présentés dans un coffret en plein maroquin noir, dos lisse orné de caissons estampés à froid, date en queue, intérieur doublé d'agneau kaki, coffret signé Goy & Vilaine. Précieux exemplaire, complet en trois volumes, du tome V de à la recherche du temps perdu enrichi d'un envoi autographe signé de Marcel Proust, dans un superbe coffret parfaitement établi.
- Gallimard, Paris 1939, 13,5x19,5cm, relié sous étui. - First edition, one of 23 numbered copies on Hollande paper, tirage de tête after one copy on Whatman and 9 on China paper. Light brown Oasis goatskin by Morina Mongin, covers and spine with dreamlike decoration of humanized mountains after a drawing by Peter Sis, printed in brown colored film and heightened in ochre, sky-blue suede pastedowns, brown suede endpapers, the first endpaper with a lunette of modified sky-blue leather printed in colored film, covers and spine preserved. Half light brown Oasis goatskin slipcase, wood-effect paper boards lined with brown suede; a spectacular set. A fine copy with all margins in a handsome binding reaching back to the pilot's spirit, for whom every mountain, every valley, every house is "a landscape which could be friend or foe." [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale, un des 23 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête après 1 Whatman et 9 chine. Reliure en plein oasis havane, dos lisse, plats et dos ornés d'un décor onirique de montagnes humanisées d'après un dessin de Peter Sis estampé à l'oeser brun et enrichi de rehauts ocre, contreplats de daim bleu ciel, gardes de daim noisette, première garde ornée d'un rond de peau bleu ciel modifié à l'oeser, couvertures et dos conservés ; étui en demi oasis havane, plats de cartonnage façon bois, intérieur de daim noisette, spectaculaire ensemble signé de Morina Mongin. Très bel exemplaire à toutes marges parfaitement établi dans une reliure de choix restituant l'état d'esprit de l'aviateur en vol pour qui chaque montagne, chaque vallée, chaque maison est "une compagne dont on ne sait si elle est amie ou ennemie".
- Nulle part (Henri Kistemaekers), s.l. (Bruxelles) 1890, 13,5x22cm, relié. - nowhere [Henri Kistemaekers] | [Brussels] 1890 | 13.5 x 22 cm | bound First edition printed illicitly with 175 numbered copies, ours is one of the 25 lettered copies. Bradel binding in half burgundy morocco, gilt date at the foot of the spine, marbled paper boards, marbled endpapers, preserved wrappers. An exceedingly rare and beautiful copy. Provenance: from the library of Doctor Lucien-Graux with his ex-libris glued to an inner cover. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Édition originale imprimée sous le manteau à 175 exemplaires numérotés, le nôtre un des 25 lettrés de tête. Reliure à la bradel en demi maroquin bordeaux, dos lisse, date dorée en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures conservées. Très rare et bel exemplaire. Provenance?: bibliothèque du docteur Lucien-Graux avec son ex-libris encollé sur un contreplat.
- Edouard Pelletan, Paris 1896, 23,5x30,5cm, relié sous chemise-étui. - Les Ballades [The Ballads] édouard Pelletan | Paris 1896 | 23.5 x 30.5 cm | full morocoo with custom chemise and slipcase Edition illustrated with drawings by Auguste Gérardin engraved by Jean Tinayre printed with 350 copies, ours is one of the 25 copies on vieux japon paper, reimposed 4to, enriched with a signed original watercolour, with a double suite of signed artist's proofs, on japon mince and on chine paper. Bound in full brown morocco, spine in four mosaic compartments with black morocco frames and plant motifs in pine green, light green and brown morocco, boards richly mosaiced with strips of morocco in the same tones, pastedown endpapers lined with morocco inlaid with multiple mosaic frames and enhanced with gold, iridescent fabric endpapers, the following of comb-patterned paper, blind tooling on the leading edges and the spine-end, all edge gilt on wide margin. Chemise in half brown morocco with stripes and patterned paper and a slipcase of the same paper, lined with brown morocco and comb-patterned paper. Superb set signed by Marius Michel. Provenance: Louis Barthou's library with its ex-libris drawn and engraved by Boutet de Monvel glued on one of the endpapers. Wonderful copy set in a spectacular binding by Marius Michel, one of the great masters of French binding. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Édition illustrée de dessins d'Auguste Gérardin gravés par Jean Tinayre imprimée à 350 exemplaires, le nôtre un des 25 exemplaires sur japon ancien, in-4 raisin (texte réimposé), enrichi d'une aquarelle originale signée, d'une double suite d'épreuves d'artiste signées, sur japon mince et sur chine. Reliure en plein maroquin marron, dos à quatre nerfs mosaïqué d'encadrements de maroquin noir et de motifs végétaux de maroquin vert sapin, vert clair et marron, plats richement mosaïqués de listels de maroquin dans les mêmes tons, contreplats doublés de maroquin incrusté de multiples encadrements mosaïqués et rehaussés à l'or, gardes de tissu moiré, les suivantes de papier peigné, filets à froid sur les coupes et les coiffes, toutes tranches dorées sur témoins. Chemise en demi maroquin brun à bandes et papier à motifs et étui du même papier, bordé de maroquin brun et doublé de papier peigné. Superbe ensemble signé Marius Michel. Provenance?: bibliothèque de Louis Barthou avec son ex-libris dessiné et gravé par Boutet de Monvel encollé sur l'une des gardes. Magnifique exemplaire établi dans une spectaculaire reliure de Marius Michel, l'un des grands maîtres de la reliure française.