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197230440(Bièvres), Pierre de Tartas, (1972). Un vol. au format in-folio (383 x 283 mm) de 147 pp., en feuilles, sous couverture illustrée et incrustations végétales à rabats rempliés et étui de plein skyvertex prune à l'imitation de maroquin, dos lisse, titre doré, doublure de pleine suédine aubergine.
AMA-895Paris, Mercure de France, 1904. . In 12, broché, non rogné, quelques piqûres sur le premier plat et le titre, envoi (Emboitage de Julie Nadaud). 119 pp., [2 ff.].
19128946Paris, Mercure de France, 1912. In-12 (115 x 183 mm), 180 pp., 4 ff. n. ch. Maroquin bleu nuit, triple filet doré encadrant les plats, dos à nerfs orné d'un décor aux petits fers avec médaillon central rouge mosaïqué, double filet doré sur les coupes et les coiffes, dentelle intérieure dorée, tête dorée, couvertures et dos conservés, petits frottements sur les mors supérieurs (Vermorel).
29925Paris, Fayard et P. Flammarion, 1920-1926. Deux volumes in-8, 251 et 246 pp non coupées. Demi-basane verte à coins, dos lisse ornementé en long, (couvertures et dos conservés)
194682368Genève Le Milieu du Monde 1946 1 vol. relié in-12, demi-maroquin vert sapin à coins bordé de filets dorés, dos à nerfs, plats, doublures et gardes de papier vert sapin, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (P.-L. Martin), 218 pp. Edition originale. Un des 16 exemplaires numérotés sur vergé de Montval Canson et Montgolfier. En belle condition. Selon un mode de composition qu’elle reprendra pour Le Fanal bleu, Colette mêle à la matière de ses souvenirs certains textes publiés précédemment. Ainsi retrouve-t-on tout ou partie de «La Miniature» publié par Le Matin, le 14avril 1923, de «Vieux papiers» déjà paru dans Broderie ancienne en 1944, l’hommage rendu à Hélène Picard dans la Revue de Paris au mois de mai 1945, «Dans l’ombre du Palais-Royal» publié dans Les Nouvelles littéraires le 25octobre 1945, ou des textes plus anecdotiques comme «De quoi réveiller un mort. Colette nous donne une recette» publié dans l’Almanach du Beaujolais 1946 en 1945ou «Saisons» dans La Table ronde, début 1946.L’ouvrage paraît, dans un premier temps, dans le magazine Elle dont il accompagne la naissance en 1945. De retour des États-Unis où elle s’était exilée, Hélène Lazareff décide de créer en France, sur le modèle du Harpers Bazaar, un magazine féminin dont la devise serait «Le sérieux dans la frivolité, de l’ironie dans le grave.» Afin d’encourager le succès de l’entreprise, au départ modeste puisque les premiers numéros ne dépassent guère une vingtaine de pages, elle décide de faire appel à quelques plumes célèbres et ne peut passer à côté de Colette qui fait alors figure d’institution littéraire. Ce n’est pas la première fois que la presse féminine sollicite l’auteure des Claudine et de Gigi; on se souvient de ses nombreuses collaborations, avant-guerre, à Marie-Claire ou à Vogue. Aux yeux des patrons de presse et de certains éditeurs, elle est devenue celle qui sait parler aux femmes. La publication de L’Étoile Vesper débute le 21 novembre 1945, date de parution du premier numéro du magazine. Hélène Lazareff s’est elle-même déplacée au domicile de Colette pour chercher le manuscrit et le confier au plus vite à la composition. Peut-être aurait-elle dû le lire avant… Début décembre, elle voit arriver sur son bureau les épreuves du numéro à venir – celui du 12 décembre - où est relatée une visite à une voyante et, sans détour, «la semence [trop] claire» d’un jeune homme. Certes hardie dans ses objectifs, la rédactrice en chef veut ménager ses lectrices et devra réclamer à Colette une atténuation des propos. Ci-fait: «Parce que le jeune homme ne pourra pas…J’adoucis les termes. » La publication se poursuivra sans autre surprise jusqu’au mois de janvier 1946. Le volume, quant à lui, ne paraît que quelques mois plus tard en Suisse, aux éditions du Milieu du monde, «en exécution d’un contrait fait durant la guerre», en même temps sans doute que Paris, de ma fenêtre (voir n°60). Ceci ne fut pas sans conséquence sur la réception de l’ouvrage, si l’on en croit Maurice Goudeket qui, dans Près de Colette, indique que du fait d’un contingentement entre la France et la Suisse, seuls 10.000 exemplaires purent être livrés le 14 juillet «dans un Paris déserté, sans que rien ne signala cette sortie à l’attention du public.» Quand le nouveau contingentement fut livré, six mois plus tard, le public était déjà passé à autre chose. Si bien que «le livre de Colette peut-être le plus émouvant est aussi celui qui connut le plus petit tirage.» Le plus émouvant, sans aucun doute, et aussi un des plus lucides et un des plus beaux.Immobilisée par l’arthrose dans son appartement du Palais-Royal, Colette, qui mena longtemps une vie de vagabondages, voit soudainement son champ d’action et de perception diminuer. Mais ce que la douleur aurait pu faire taire en elle et ce que l’espace d’une chambre et le cadre d’une fenêtre auraient pu restreindre, elle sait en faire une source nouvelle d’apprentissage et d’émerveillement : «Les personnes valides croient toujours que de l’immobilité forcée naît l’ennui. C’est une grande erreur. (…) Que le mal nous façonne, il faut bien l’accepter. Mieux est de façonner le mal à notre usage, et même à notre commodité.»Pour l’écrivaine rivée par l’arthrite à son divan-radeau, tout devient spectacle et suscite un égal désir de dire et de décrire: la visite d’un jeune journaliste, celle d’une voyante ou d’un couple de braconniers, à moins que ce ne soit une photographie ou une lettre prise dans l’album de sa vie. Un rien devient le support d’une rêverie, incite «à une promenade, à une contemplation sans buts ni desseins, à une sorte de virtuosité du souvenir», un art dans lequel elle excelle.Ainsi revivent sous sa plume les visages qui accompagnèrent sa carrière de journaliste, longuement évoquée: Wertheimer, Maizeroy, Téry, Sauerwein, Lauzanne, Fénéon, Tardieu, Bunau-Varilla, Liouville, Duvernois… Le monde d’hier… Avec eux ou après eux, les visages des chers disparus. Sa famille: le Capitaine, Sido, son frère Léo, mort en 1941…, ses amies: les poétesses Hélène Picard et Lucie Delarue-Mardrus, mortes en 1945…, ses animaux: la Chatte Dernière, irremplaçable compagne décédée en 1939… Un monde disparu…Écrit sur fond de guerre et de douleur, l’ouvrage se colore des derniers feux d’un magnifique crépuscule. Car, c’est bien son propre déclin que l’auteur envisage, «l’heure de comparaître», «le bout de la route»… Pas de mélancolie, pourtant. Ce qui se lit dans L’Étoile Vesper, c’est le désir de vivre encore: «À soixante-treize ans moins un quart, on a toujours des projets. Je n’en manque pas» et, surtout, l’évident plaisir de dire et de décrire qui lui a tenu lieu de règle et de devoir tout au long de sa vie. Enfin débarrassée des contraintes de l’article ou du souci de compter et de plaire, elle peut se livrer sans crainte à une écriture en liberté et mêler anecdotes, commentaires et portraits, sans le recours à une quelconque hiérarchie. Une écriture, en quelque sorte, au plus près de la vie ressentie. Une véritable leçon de la part d’une écrivaine qui, arrivée au faîte de sa gloire, alors qu'elle affronte avec un égal stoïcisme l’âge et la vieillesse, semble encore prête à renaître: «Désapprendre d’écrire, cela ne doit pas demander beaucoup de temps. Je vais toujours essayer…» Très rare en tirage de tête.Bibliographie: Yves Courrière, Pierre Lazareff, Gallimard, «Biographies», 1995. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
194682368Genève Le Milieu du Monde 1946 1 vol. relié in-12, demi-maroquin vert sapin à coins bordé de filets dorés, dos à nerfs, plats, doublures et gardes de papier vert sapin, tête dorée, non rogné, couvertures et dos conservés (P.-L. Martin), 218 pp. Edition originale. Un des 16 exemplaires numérotés sur vergé de Montval Canson et Montgolfier. En belle condition. Selon un mode de composition qu’elle reprendra pour Le Fanal bleu, Colette mêle à la matière de ses souvenirs certains textes publiés précédemment. Ainsi retrouve-t-on tout ou partie de «La Miniature» publié par Le Matin, le 14avril 1923, de «Vieux papiers» déjà paru dans Broderie ancienne en 1944, l’hommage rendu à Hélène Picard dans la Revue de Paris au mois de mai 1945, «Dans l’ombre du Palais-Royal» publié dans Les Nouvelles littéraires le 25octobre 1945, ou des textes plus anecdotiques comme «De quoi réveiller un mort. Colette nous donne une recette» publié dans l’Almanach du Beaujolais 1946 en 1945ou «Saisons» dans La Table ronde, début 1946.L’ouvrage paraît, dans un premier temps, dans le magazine Elle dont il accompagne la naissance en 1945. De retour des États-Unis où elle s’était exilée, Hélène Lazareff décide de créer en France, sur le modèle du Harpers Bazaar, un magazine féminin dont la devise serait «Le sérieux dans la frivolité, de l’ironie dans le grave.» Afin d’encourager le succès de l’entreprise, au départ modeste puisque les premiers numéros ne dépassent guère une vingtaine de pages, elle décide de faire appel à quelques plumes célèbres et ne peut passer à côté de Colette qui fait alors figure d’institution littéraire. Ce n’est pas la première fois que la presse féminine sollicite l’auteure des Claudine et de Gigi; on se souvient de ses nombreuses collaborations, avant-guerre, à Marie-Claire ou à Vogue. Aux yeux des patrons de presse et de certains éditeurs, elle est devenue celle qui sait parler aux femmes. La publication de L’Étoile Vesper débute le 21 novembre 1945, date de parution du premier numéro du magazine. Hélène Lazareff s’est elle-même déplacée au domicile de Colette pour chercher le manuscrit et le confier au plus vite à la composition. Peut-être aurait-elle dû le lire avant… Début décembre, elle voit arriver sur son bureau les épreuves du numéro à venir – celui du 12 décembre - où est relatée une visite à une voyante et, sans détour, «la semence [trop] claire» d’un jeune homme. Certes hardie dans ses objectifs, la rédactrice en chef veut ménager ses lectrices et devra réclamer à Colette une atténuation des propos. Ci-fait: «Parce que le jeune homme ne pourra pas…J’adoucis les termes. » La publication se poursuivra sans autre surprise jusqu’au mois de janvier 1946. Le volume, quant à lui, ne paraît que quelques mois plus tard en Suisse, aux éditions du Milieu du monde, «en exécution d’un contrait fait durant la guerre», en même temps sans doute que Paris, de ma fenêtre (voir n°60). Ceci ne fut pas sans conséquence sur la réception de l’ouvrage, si l’on en croit Maurice Goudeket qui, dans Près de Colette, indique que du fait d’un contingentement entre la France et la Suisse, seuls 10.000 exemplaires purent être livrés le 14 juillet «dans un Paris déserté, sans que rien ne signala cette sortie à l’attention du public.» Quand le nouveau contingentement fut livré, six mois plus tard, le public était déjà passé à autre chose. Si bien que «le livre de Colette peut-être le plus émouvant est aussi celui qui connut le plus petit tirage.» Le plus émouvant, sans aucun doute, et aussi un des plus lucides et un des plus beaux.Immobilisée par l’arthrose dans son appartement du Palais-Royal, Colette, qui mena longtemps une vie de vagabondages, voit soudainement son champ d’action et de perception diminuer. Mais ce que la douleur aurait pu faire taire en elle et ce que l’espace d’une chambre et le cadre d’une fenêtre auraient pu restreindre, elle sait en faire une source nouvelle d’apprentissage et d’émerveillement : «Les personnes valides croient toujours que de l’immobilité forcée naît l’ennui. C’est une grande erreur. (…) Que le mal nous façonne, il faut bien l’accepter. Mieux est de façonner le mal à notre usage, et même à notre commodité.»Pour l’écrivaine rivée par l’arthrite à son divan-radeau, tout devient spectacle et suscite un égal désir de dire et de décrire: la visite d’un jeune journaliste, celle d’une voyante ou d’un couple de braconniers, à moins que ce ne soit une photographie ou une lettre prise dans l’album de sa vie. Un rien devient le support d’une rêverie, incite «à une promenade, à une contemplation sans buts ni desseins, à une sorte de virtuosité du souvenir», un art dans lequel elle excelle.Ainsi revivent sous sa plume les visages qui accompagnèrent sa carrière de journaliste, longuement évoquée: Wertheimer, Maizeroy, Téry, Sauerwein, Lauzanne, Fénéon, Tardieu, Bunau-Varilla, Liouville, Duvernois… Le monde d’hier… Avec eux ou après eux, les visages des chers disparus. Sa famille: le Capitaine, Sido, son frère Léo, mort en 1941…, ses amies: les poétesses Hélène Picard et Lucie Delarue-Mardrus, mortes en 1945…, ses animaux: la Chatte Dernière, irremplaçable compagne décédée en 1939… Un monde disparu…Écrit sur fond de guerre et de douleur, l’ouvrage se colore des derniers feux d’un magnifique crépuscule. Car, c’est bien son propre déclin que l’auteur envisage, «l’heure de comparaître», «le bout de la route»… Pas de mélancolie, pourtant. Ce qui se lit dans L’Étoile Vesper, c’est le désir de vivre encore: «À soixante-treize ans moins un quart, on a toujours des projets. Je n’en manque pas» et, surtout, l’évident plaisir de dire et de décrire qui lui a tenu lieu de règle et de devoir tout au long de sa vie. Enfin débarrassée des contraintes de l’article ou du souci de compter et de plaire, elle peut se livrer sans crainte à une écriture en liberté et mêler anecdotes, commentaires et portraits, sans le recours à une quelconque hiérarchie. Une écriture, en quelque sorte, au plus près de la vie ressentie. Une véritable leçon de la part d’une écrivaine qui, arrivée au faîte de sa gloire, alors qu'elle affronte avec un égal stoïcisme l’âge et la vieillesse, semble encore prête à renaître: «Désapprendre d’écrire, cela ne doit pas demander beaucoup de temps. Je vais toujours essayer…» Très rare en tirage de tête.Bibliographie: Yves Courrière, Pierre Lazareff, Gallimard, «Biographies», 1995. (Notice de Frédéric Maget pour le catalogue de la collection Colette des Clarac)
1930115929Paris J. Ferenczi et fils 1930 1 vol. relié in-12, plein maroquin à gros grain cyan, dos à nerfs, fine bordure intérieure de même maroquin, doublures de maroquin beige avec filet doré en encadrement, gardes de soie moirée cyan, filet doré sur les coupes, coiffes guillochées, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, étui bordé (Semet & Plumelle), 180 pp. Deuxième édition (l'originale avait paru chez Kra l'année précédente), en partie originale avec deux chapitres inédits que Colette consacre à son père et à ses frères. Un des 43 exemplaires de tête numérotés sur Japon impérial super-nacré (n° 27). Dos très légèrement insolé, sinon superbe reliure janséniste de Semet & Plumelle qui magnifie le bleu cyan de la couverture d'éditeur. L'un des chefs-d'oeuvre de Colette.
1930115929Paris J. Ferenczi et fils 1930 1 vol. relié in-12, plein maroquin à gros grain cyan, dos à nerfs, fine bordure intérieure de même maroquin, doublures de maroquin beige avec filet doré en encadrement, gardes de soie moirée cyan, filet doré sur les coupes, coiffes guillochées, tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, étui bordé (Semet & Plumelle), 180 pp. Deuxième édition (l'originale avait paru chez Kra l'année précédente), en partie originale avec deux chapitres inédits que Colette consacre à son père et à ses frères. Un des 43 exemplaires de tête numérotés sur Japon impérial super-nacré (n° 27). Dos très légèrement insolé, sinon superbe reliure janséniste de Semet & Plumelle qui magnifie le bleu cyan de la couverture d'éditeur. L'un des chefs-d'oeuvre de Colette.
22647Montpellier, Fata Morgana, 2009, 18 x 25 cm, en feuilles, sous couvertures rempliéés, sous étui de l’éditeur, 24 p. 1/20 exemplaires de tête sur Arches. Cinq gravures sur chine contrecollé sur Arches tirées par Catherine McCready à La Sarraz. Une suite de teintes différentes des cinq gravures sur japon. Toutes les gravures sont monogrammées par le peintre. Étui réalisé par Delphine Marseille.
22795[Lyon, les XXX], 1932. In-folio, 263 pp., broché, couverture originale imprimée, étui et chemise de l'éditeur de toile écrue (étui et chemise défraîchis).
59867Editions Rhea Paris 1921 In-4 33 cm 32pp. illustr. Hors-textes de Colette Nel un des 500 exemplaires numerotes sur Japon pages non coupées unknown
1898ARC-113884H. Simonis Empis, Paris 1898, in-12, broché avec chemise et étui. Edition originale du premier ouvrage de l'auteur, un des exemplaires de première émission numérotés à la presse, seul tirage avec 4 Hollande.
1903AMO-2397Paris, Albin Michel, 1903 1 volume in-18 (19,5 x 13 cm) de LXV-(1)-383 pages. Nombreuses illustrations en noir au trait dans le texte par Wely. Portrait photographique de Claudine (actrice Polaire) en écolière en frontispice. Reliure de l'époque demi-maroquin à coins havane, dos lisse orné doré, filets dorés sur les plats, tête dorée, non rogné (relié sur brochure). Couverture illustrée en couleurs par Wely (les deux plats et le dos conservés). Exccellent état. Très beau papier de Hollande. ÉDITION ORIGINALE. UN DES RARES EXEMPLAIRES SUR HOLLANDE, CELUI-CI PARAPHÉ PAR WILLY ET NUMÉROTÉ "N° HUIT [signé] WILLY" Les exemplaires sur grands papiers ne sont pas annoncés sur les exemplaires ordinaires. Il doit y avoir une dizaine d'exemplaires seulement sur ce papier. Le volume contient au début la plaidoirie de Maître J. Paul-Boncour pour la maîtresse du Prince Jean. L'ouvrage fut condamné. Cette première édition est la seule complète, les suivantes ayant été expurgées des passages les plus scabreux. "Willy est plus sourd encore que sa vertu n'est muette !... Du moins, cette Maîtresse du Prince Jean, a un mérite : elle ne prendra pas son lecteur en traître. Elle arrive à lui munie d'un casier judiciaire propre à le mettre en garde : dès avant son apparition, elle fut poursuivie, jugée et condamnée ; aussi, ceux qui voudront aller plus loin que la couverture du livre et en sortiront le rouge au front sauront à qui s'en prendre ; ils auront été prévenus. Je sais bien que l'éditeur, malin, a placé en tète du livre la délicieuse plaidoirie où M. Paul-Boncourt entreprit de démontrer à la justice de son pays que la Maîtresse du prince Jean n'était, mon Dieu, pas si immorale qu'on le voulait prétendre ; je sais bien qu'il l'a fait avec un luxe étonnant de verbe, d'esprit et d'aimable sophisme, et qu'il a réussi à être persuasif puisque je m'y suis laissé prendre et que j'ai lu le livre. Cette lecture m'a édifié — si j'ose dire — et je puis affirmer, en connaissance de cause que ce roman, même « épousseté », est terriblement scabreux. Je le sais d'autant mieux que j'ai lu jusqu'à la dernière page — il me faut faire mon mea culpa — car trop souvent le rire et le sourire désarmèrent ma colère ; et ainsi j'ai connu complètement les aventures de ce prince fantôme et de cette trop réelle et plantureuse Gaétane, et j'ai fréquenté le poète carottier Lauban, et Smiley, le littérateur, et aussi l'immuable Maugis, Journaliste notoire, qui ressemble à Willy comme un frère et qui en est très fier, le monstre ! J'ai vu, J'ai lu tout cela, et malgré moi j'y ai pris plaisir. Du moins, pour m'en punir et pour me réhabiliter à mes yeux. Je devais mettre en garde mes contemporains contre la séduction de la Maîtresse du prince Jean, leur affirmer que c'est un livre à ne pas lire et, puisque j'ai été victime de ma curiosité, empêcher les autres de céder à la leur, car s'ils ouvrent le livre, ils sont perdus, ils feront comme moi, ils iront jusqu'au bout." in Le Figaro du 31 juillet 1903, article signé Frédéric Charpin. TRÈS BEL EXEMPLAIRE DU TIRAGE A QUELQUES EXEMPLAIRES SUR HOLLANDE PARAPHÉ PAR L'AUTEUR RELIÉ A L’ÉPOQUE PAR CHARLES MEUNIER.
4154Beautiful gray toned bust portrait showing Colette in three-quarter facial profile laid onto textured tan art paper and that laid onto beige mount of the photographer "G.L. Manuel Freres." She signed the photograph "Colette." Art paper and mount have deckled edges slight bends at corners soiling on verso of mat otherwise a clean board. The photograph itself measures 6.5 x 8.75 inches and including photographer's mount the measurement is 10.5 x 14 inches. The fine photograph is accompanied by an ALS that begins without greeting "I trust you will guess how much I detest writing this letter. You are free to tell the truth to those around you or to announce that I am ill." She sends her regrets and signs "Colette. " Full translation: "I trust you will guess how much I detest writing this letter. You are free to tell the truth to those around you or to announce that I am ill. Please believe dear Madam that I deeply dislike such a desertion and that I beg you to find herewith together with my excuses and regrets my very best regards. Colette. unknown books
193574179s. l. Paris 1935. Fine. s. l. Paris s. d. circa 1935 17.70 x 22.50 cm 2 pages sur un feuillet Beautiful autograph letter signed by Colette addressed to her friend Bolette Natanson. Two pages written in ink on blue paper. Transverse creases inherent to the folding of the missive. This letter was probably addressed to Bolette following a gift made to her ""old friend"": ""Ah! dangerous Bolette! I can say nothing in front of you. Here are the two charming thick little vessels that emigrate to my home."" This is an opportunity for Colette very pleased with this new gift to humorously devalue the designer's previous works: ""From now on your frames are ugly your mirrors troubled like an honest man's conscience and your butterflies are - horror! - faithful!"" The famous ""butterflies"" naturalized and enclosed in glass frames are visible in several photographs of the writer in her home. Having evolved since her earliest childhood in artistic circles - she is the daughter of Alexandre and niece of Thadée Natanson the creators of the famous Revue Blanche - Bolette Natanson 1892-1936 became friends with Jean Cocteau Raymond Radiguet Georges Auric Jean Hugo and also Colette. Passionate about sewing she left Paris for the United States with Misia Sert great friend of Coco Chanel and was hired by Goodman. With her husband Jean-Charles Moreux they created in 1929 the gallery Les Cadres on boulevard Saint-Honoré and frequented numerous artists and intellectuals. Their success was immediate and they multiplied projects: the creation of the fireplace for Winnaretta de Polignac the decoration of the château de Maulny the arrangement of Baron de Rothschild's private mansion the creation of frames for industrialist Bernard Reichenbach and finally the realization of Colette's beauty institute storefront in 1932. Bolette Natanson also framed the works of her prestigious painter friends: Bonnard Braque Picasso Vuillard Man Ray André Dunoyer de Segonzac etc. Despite this meteoric rise she would end her life in December 1936 a few months after her father's death. unknown
193574177s. l. Paris 1935. Fine. s. l. Paris s. d. circa 1935 17.70 x 22.50 cm 2 pages sur un feuillet Fine autograph letter signed by Colette to her friend Bolette Natanson. Two pages written in ink on blue paper. Horizontal folds inherent to the mailing of the letter. As ever protective and maternal with her friend Colette compliments her: ""Comme tu es gentille - comme tu es Bolette"". Nineteen years her senior she praises the youth of ""her child"": ""Tu es ma 'provision d'hiver' la jeunesse dont j'aurai besoin plus tard bien plus encore qu'à présent. Soigne-toi bien ma jeunesse en grange"". Having grown up from early childhood in artistic circlesshe was the daughter of Alexandre and the niece of Thadée Natanson the founders of the celebrated Revue BlancheBolette Natanson 1892-1936 formed friendships with Jean Cocteau Raymond Radiguet Georges Auric Jean Hugo and Colette. Passionate about dressmaking she left Paris for the United States with Misia Sert a close friend of Coco Chanel and was employed at Goodman. With her husband Jean-Charles Moreux they opened in 1929 the gallery Les Cadres on boulevard Saint-Honoré and moved in the company of numerous artists and intellectuals. Their success was immediate and they multiplied commissions: the fireplace for Winnaretta de Polignac the decoration of the Château de Maulny the arrangement of Baron de Rothschilds townhouse the creation of frames for the industrialist Bernard Reichenbach and finally the design of the shopfront for Colettes beauty institute in 1932. Bolette Natanson also framed the works of her distinguished painter friends: Bonnard Braque Picasso Vuillard Man Ray André Dunoyer de Segonzac and others. Despite this dazzling ascent she took her own life in December 1936 a few months after the death of her father. unknown
191666844Paris: Georges Crès & Cie 1916. Fine. Georges Crès & Cie Paris 1916 12 x 19 cm broché First edition on ordinary paper. Frontispiece by Théphile Alexandre Steinlen. Beautiful autograph inscription signed by Colette to her lover Valentine Feydeau : ""A Valentine Feydeau 1 / 1 Elle n'aura le reste de la dedication que si elle revient."" Georges Crès & Cie unknown
19484401Lausanne, H.-L. Mermod, collection Le Bouquet, 1948. In-12 de 122-[10] pages, couverture rempliée illustrée. Chemise dos de box gris, étui.
195823747ROWOHLT ERNST 10/1958. 1. softcover. Claudine ROWOHLT, ERNST paperback
196139248Paris: Robert Léger 1961. Terechkovich. An impressive association copy of a gorgeous livre de peintre illustrated with 14 ORIGINAL COLOR LITHOGRAPHS BY TERECHKOVITCH. Edition limited to 150 copies. THIS IS A SPECIAL COPY RESERVED FOR THE ARTIST WITH A SIGNED PRESENTATION INSCRIPTION FROM MAURICE DE GOUDEKET 1889-1977 Colette's third and last husband 16 years her junior TO ALEXIS DE REDÉ Oskar Dieter Alex von Rosenberg-Redé 3rd Baron von Rosenberg-Redé 1922-2004 a gay Jewish nobleman celebrated by Parisian high society and a friend of Colette's. Large folio. Loose as issued in original wraps with a color lithograph on the front cover. FINE AND BRIGHT WITH NO DEFECTS in the publisher's very luxurious satin folding case case a bit stained. Terechkovich's masterpiece and quite rare. <br/><br/> Robert Léger paperback
1930049688Paris: Éditions Kra 1930. First Edition. Hardcover Half Leather. Fine Condition. René Lelong. Half red leather over marbled boards with original wraps bound in; slight fading to spine. One of 15 on Van Gelder with an extra suite of illustrations in red tipped in either before or after the original illustration this marked HC with fine watercolors by Lelong. From a total edition of 350. Inscribed by Colette to Louis Burtin and with a letter laid in stating: "It was given to my father after the war a friend of his "Louis Burtin" knew Colette and to thank my father he gave him this book. Louis Burtin was an attorney in Nancy.and was very involved in the French Resistance during the war so was my father!" In a matching leather tipped slipcase.<br /> <br /> Les Vrilles de la vigne was one of Colette's first publications after splitting with Henry Gauthier-Villars Willy originally collected in 1908. First illustrated edition. Size: Octavo 8vo. Illustrator: René Lelong. Quantity Available: 1. Shipped Weight: 1-2 kilos. Category: Fiction; Erotica. Inventory No: 049688. Éditions Kra hardcover
16-5241Paris: Éditions Excelsior 1926. Large 4to. 26 x 33.5 cm. Original paper wraps time stained as usual One of 546 numbered copies with 20 color etchings by Icart.Luc Monod: Manuel De L'Amateur Livres Illustres Modernes 1875-1975 no. 3011.With a facsimile of a letter by Colette: : “De deux romans Minne et Les égarements de Minne qui ne portèrent pas ma signature j’en ai fait un seul : l’Ingénue libertine. La première partie trouve encore grâce à mes yeux ; je suis plus sévère pour la deuxième et dernière mot rayé superflue et qui sent le travail. Cette libertine aurait bien dû en rester à l’ingénuité. — Coletteâ€Broché sous couv. rempliée 33.5 x 26.5 cm.Édition limitée à 546 exemplaires celui-ci un des ex. num. du tirage principal survergé à la forme de Rives BFK. Le texte de Colette est illustré de 20 eaux-forteshors texte de Louis Icart 1888-1950 quelques-unes à caractère érotique et mises en couleur au pochoir et d’un fac-similé d’une lettre de Colette. Défauts mineurs. Paris: Éditions Excelsior, 1926 paperback
193219048Paris: Editions Surréalistes 1932. Fine. Editions Surréalistes Paris 1932 12 x 19 cm broché First edition on ordinary paper. Handsome autograph inscription from the author to Colette. Spine faded as usual two small glued tears to head and to foot of a joint a leave badly cut by the dedicatee with small marginal lacks. Editions Surréalistes unknown
191475220Paris 1914. Fine. Paris 1914 13.60 x 21.20 cm en feuillets Autograph letter signed by Colette addressed to her friend the man of letters and lawyer Adrien Peytel two pages written in black ink in hurried handwriting on a double sheet with L'Eclair newspaper letterhead. A central fold inherent to the folding of the letter for mailing. Fine letter from Colette testimony to the confusion that seized France at the dawn of the Great War: ""Nothing is working. I am stuck here for a piece they are asking me to write."" The writer worries: ""I have no news from Sidi Henry de Jouvenel. I am creating a whole head of worries for myself. I don't know where he is he wrote to me that he was leaving with the 29th for the Somme. Ah! la la la la la la."" ""Colette a entendu sonner le tocsin en Bretagne où elle passait un séjour ensoleillé avec le baron Henry de Jouvenel et leur fille dans sa maison de Rozven. La guerre la surprend en plein bonheur à quarante et un ans. . Son mari appelé dès le 2 août devant rejoindre le 29e régiment d'infanterie à Verdun elle a aussitôt envoyé sa fille à peine âgée d'un an avec sa nurse au château de Castel Novel en Corrèze - chez sa belle-mère. Et elle est rentrée à Paris."" ""Colette heard the tocsin ringing in Brittany where she was spending a sunny stay with Baron Henry de Jouvenel and their daughter in her house at Rozven. The war surprised her in the midst of happiness at forty-one years old. . Her husband called up from August 2nd having to join the 29th infantry regiment at Verdun she immediately sent her daughter barely a year old with her nurse to the château de Castel Novel in Corrèze - to her mother-in-law's. And she returned to Paris."" Dominique Bona Colette et les siennes unknown
193574179s. l. [Paris] s. d. [circa 1935] | 17.70 x 22.50 cm | 2 pages sur un feuillet