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19503041[Paris, J. Dubuffet], 1950. 1 volume in-4 (28( x 22( mm), 36 pages + feuillets muets cousus d'un fil, le premier plat de la couverture rempliée portant le titre. - Édition originale du troisième livre de l'Art Brut entièrement réalisé par Jean Dubuffet. - Le texte autographe très provocateur, "porno-graphique", est calligraphié à l'encre lithographique sur papier report, il est orné de 6 ILLUSTRATIONS À PLEINE PAGE REPORTÉES SUR PIERRE LITHOGRAPHIQUE. L'ensemble du livre est tiré en lithographie. Ce texte en jargon phonétique et le style des illustrations montrent le souci de l'artiste d'un art en opposition avec les normes des syntaxes habituelles. Comme « Ler dla canpane » (1948) et « An vou a ia je » (1949), l'ouvrage est une forme de manifeste d'un art non culturel que Dubuffet nommait "Art Brut". Mariant l'écriture phonétique et argotique au dessin de graffitis obscènes, Dubuffet a réalisé un saisissant raccourci plastique et poétique, renvoyant autant aux peintures rupestres qu'à l'art "brut" des fous ou des prisonniers, tout en produisant un livre de la plus haute bibliophilie érotique. - Ce livre témoigne avec force du besoin de transgression des codes que ce genre implique et reflète bien l'œuvre de Dubuffet, synonyme de rejet et de subversion de toutes les valeurs esthétiques reconnues. - Tirage à 50 exemplaires sur papier d'Indochine sans numérotation (Étant donné la rareté de cet ouvrage, il est probable que le tirage fut moindre d'après plusieurs avis autorisés). - TRÈS BEL ENVOI DE JEAN DUBUFFET À MARCEL PÉJU DATÉ DU 14 JANVIER 1954 ET SIGNÉ (5 lignes à l'encre), «en souvenir et en l'honneur de notre longue et agréable conversation...» - Belle provenance : Collection Marcel Péju (18922-2005). Journaliste et intellectuel français, secrétaire général de la revue Les Temps Modernes de 1953 à 1962, puis par descendance acquis récemment de cette source.
19481140701948 Dessin érotique inédit de Magritte, représentant une femme nue entourée de deux hommes dotés de gigantesques pénis. En l'absence de date, le style souple et rapide du tracé et l’iconologie évoquent à la fois la période « Renoir » du peintre et celle plus caricaturale dite « vache » des années 1940. Comme dans Les Profondeurs du plaisir et Le Galet datant de 1948, Magritte passe d’un érotisme allusif et poétique à un érotisme explicite et prosaïque dans un univers réduit au corps et à sa dimension charnelle et matérielle, à contre-courant de la peinture mentale, philosophique et métaphysique d’autrefois. La composition, avec le profil de la femme au visage légèrement incliné serrant le sexe contre elle, s'apparente une ébauche des Profondeurs du plaisir où le peintre a remplacé le phallus par un gigantesque pion d'échec.Destiné à un domaine privé et amical qui autorise l’obscénité et la gaieté, le dessin est accompagné d'un poème autographe de Louis Scutenaire, intitulé "Tarif blanc", où cette jouissance de l'excès figurée par le priapisme des personnages se traduit par l’anaphore en « plus » et par l’énumération exclamative de termes licencieux et argotiques. Un ton et des images qu’on retrouve dans d’autres poèmes de Scutenaire comme par exemple "Hommage à un peintre", dans Frappez au miroir de 1939 illustré par Magritte, et surtout dans la préface irrévérencieuse "Les Pieds dans le plat" écrite pour l’exposition à Paris de 1948 de son ami « Mag », sobriquet employé pour et par les amis. Ici aussi il est question de « brun », de « foutre » et de « fesses »...Cette oeuvre croisée réunissant le crayon de l'artiste et la plume du poète est un témoignage exceptionnel - à notre connaissance unique - de la complicité de Magritte avec son exégète Scutenaire qui lui inspira nombre de titres de tableaux. Il n'est pas anodin non plus de préciser qu'elle a été réalisée en troisième de couverture du tiré-à-part d'un texte de Paul Eluard paru dans le numéro 10 de la revue Minotaure (hiver 1937) et intitulé Premières vues anciennes, dans lequel l'écrivain dresse une rétrospective de la poétique surréaliste en multipliant les références et les citations, au nombre desquelles figure René Magritte. Or ce rare tiré-à-part porte aussi une dédicace autographe signée d'Eluard à Ernest Moerman, écrivain et cinéaste belge, qui venait de réaliser le court-métrage surréaliste Monsieur Fantômas. Entre farce et tragédie, humour et poésie, le réalisateur narre l’amour impossible de Fantômas pour Elvire, et il inclue dans le montage des oeuvres originales d’Eluard (Capitale de la douleur) et de Magritte (Le Viol).Il est indéniable que cette plaquette a été offerte par Eluard en signe de reconnaissance dans une logique de don et contre-don pour l’hommage reçu dans le film. De la même façon, le dessin de Magritte complète la dédicace d’Eluard, réunissant dans les mêmes pages le poète et le peintre si déterminants pour la poétique du film de Moerman qui traversera comme un météore la galaxie surréaliste. On ne sera donc guère étonné si le sujet repropose la pulsion sexuelle et le désir au cœur de l’histoire du court-métrage trahissant, sous une apparente légèreté, le risque d’un épilogue grotesque. Mais pourquoi l'intervention de Magritte et de Scutenaire ne s'accompagne-t-elle pas d'une dédicace ? En raison de son caractère érotique, voire pornographique ? Ou bien parce qu'elle a été réalisée après la mort de Moerman en 1944, et la dispersion probable de sa bibliothèque ? Ces circonstances et la proximité du style et de l'inspiration avec la période "vache" (1948) à laquelle Scutenaire est étroitement lié, permettent donc de dater l'oeuvre de la seconde moitié des années 1940.Témoignage d’un surréalisme désormais sans frontières géographiques et artistiques, des relations entre Eluard, Moerman et Magritte, mais aussi de la complicité entre le peintre et son ami Scutenaire dont le crayon et la plume se rencontrent ici de manière exceptionnelle, ce document est d’une extrême rareté et en parfaite conservation si l’on exclut une petite tache rouge dans la marge inférieure de la page 49. Un certificat d’authenticité délivré par le Comité Magritte en novembre 2023 sera remis à l’acquéreur.
19481140701948 Dessin érotique inédit de Magritte, représentant une femme nue entourée de deux hommes dotés de gigantesques pénis. En l'absence de date, le style souple et rapide du tracé et l’iconologie évoquent à la fois la période « Renoir » du peintre et celle plus caricaturale dite « vache » des années 1940. Comme dans Les Profondeurs du plaisir et Le Galet datant de 1948, Magritte passe d’un érotisme allusif et poétique à un érotisme explicite et prosaïque dans un univers réduit au corps et à sa dimension charnelle et matérielle, à contre-courant de la peinture mentale, philosophique et métaphysique d’autrefois. La composition, avec le profil de la femme au visage légèrement incliné serrant le sexe contre elle, s'apparente une ébauche des Profondeurs du plaisir où le peintre a remplacé le phallus par un gigantesque pion d'échec.Destiné à un domaine privé et amical qui autorise l’obscénité et la gaieté, le dessin est accompagné d'un poème autographe de Louis Scutenaire, intitulé "Tarif blanc", où cette jouissance de l'excès figurée par le priapisme des personnages se traduit par l’anaphore en « plus » et par l’énumération exclamative de termes licencieux et argotiques. Un ton et des images qu’on retrouve dans d’autres poèmes de Scutenaire comme par exemple "Hommage à un peintre", dans Frappez au miroir de 1939 illustré par Magritte, et surtout dans la préface irrévérencieuse "Les Pieds dans le plat" écrite pour l’exposition à Paris de 1948 de son ami « Mag », sobriquet employé pour et par les amis. Ici aussi il est question de « brun », de « foutre » et de « fesses »...Cette oeuvre croisée réunissant le crayon de l'artiste et la plume du poète est un témoignage exceptionnel - à notre connaissance unique - de la complicité de Magritte avec son exégète Scutenaire qui lui inspira nombre de titres de tableaux. Il n'est pas anodin non plus de préciser qu'elle a été réalisée en troisième de couverture du tiré-à-part d'un texte de Paul Eluard paru dans le numéro 10 de la revue Minotaure (hiver 1937) et intitulé Premières vues anciennes, dans lequel l'écrivain dresse une rétrospective de la poétique surréaliste en multipliant les références et les citations, au nombre desquelles figure René Magritte. Or ce rare tiré-à-part porte aussi une dédicace autographe signée d'Eluard à Ernest Moerman, écrivain et cinéaste belge, qui venait de réaliser le court-métrage surréaliste Monsieur Fantômas. Entre farce et tragédie, humour et poésie, le réalisateur narre l’amour impossible de Fantômas pour Elvire, et il inclue dans le montage des oeuvres originales d’Eluard (Capitale de la douleur) et de Magritte (Le Viol).Il est indéniable que cette plaquette a été offerte par Eluard en signe de reconnaissance dans une logique de don et contre-don pour l’hommage reçu dans le film. De la même façon, le dessin de Magritte complète la dédicace d’Eluard, réunissant dans les mêmes pages le poète et le peintre si déterminants pour la poétique du film de Moerman qui traversera comme un météore la galaxie surréaliste. On ne sera donc guère étonné si le sujet repropose la pulsion sexuelle et le désir au cœur de l’histoire du court-métrage trahissant, sous une apparente légèreté, le risque d’un épilogue grotesque. Mais pourquoi l'intervention de Magritte et de Scutenaire ne s'accompagne-t-elle pas d'une dédicace ? En raison de son caractère érotique, voire pornographique ? Ou bien parce qu'elle a été réalisée après la mort de Moerman en 1944, et la dispersion probable de sa bibliothèque ? Ces circonstances et la proximité du style et de l'inspiration avec la période "vache" (1948) à laquelle Scutenaire est étroitement lié, permettent donc de dater l'oeuvre de la seconde moitié des années 1940.Témoignage d’un surréalisme désormais sans frontières géographiques et artistiques, des relations entre Eluard, Moerman et Magritte, mais aussi de la complicité entre le peintre et son ami Scutenaire dont le crayon et la plume se rencontrent ici de manière exceptionnelle, ce document est d’une extrême rareté et en parfaite conservation si l’on exclut une petite tache rouge dans la marge inférieure de la page 49. Un certificat d’authenticité délivré par le Comité Magritte en novembre 2023 sera remis à l’acquéreur.
19291850Imprimé à Mitylène pour les amis de Bilitis [Paris: P. Bouchet], 1929. Volume petit in-4 (24,5 x 19,5 mm) relié en plein maroquin mosaïqué, doublé et décoré, étui. - 62 COMPOSITIONS GRAVÉES SUR BOIS EN COULEURS DE GEORGE BARBIER dont un frontispice et 6 à pleine page, 24 sujets à mi-page et de nombreuses lettrines et culs-de-lampe. - PREMIÈRE ÉDITION INTÉGRALE de ces 22 chansons, publiée pour le compte de Louis Barthou, Jacques André et Georges Miguet. Réalisé en 1929, période où le talent de l'artiste était alors à son apogée, ce livre est l'une des productions les plus importantes des années trente. - LE LIVRE LE PLUS RARE DE GEORGE BARBIER TIRÉ SEULEMENT À 25 EXEMPLAIRES. Un des 20 sur papier vélin filigrané au titre de l'ouvrage, celui-ci, non numéroté mais d'une prestigieuse provenance, est augmenté d' UNE SUITE COMPLÈTE DU TRAIT EN BRUN/ROUGE SUR JAPON. La suite tirée à 5 ou 6 ex. comprend également l' illustration des couvertures et une planche inédite. La reliure à décor d'attributs érotiques a été commanditée à Charles Septier par le bibliophile Beauvillain. Avec son ex-libris gravé : "Et BEAUVILLAIN ? / toujours il vous aime". SUPERBE EXEMPLAIRE RELIÉ EN PLEIN MAROQUIN DOUBLÉ MOSAÏQUÉ DE L'ÉPOQUE. - Références : Carteret Illustrés IV, 251 ; Dutel II, 1183 ; Pia Enfer 201-203. - Notes : Les Chansons de Bilitis sont l’œuvre la plus célèbre de Pierre Louÿs (1870-1925) qui s'est ici amusé à monter une petite mystification, faisant croire qu'il s'agissait d'un véritable document historique retrouvé, les œuvres d'une contemporaine de Sappho, dont il ne nous reste que quelques bribes de poèmes… Il n'a pas même négligé de citer de vrais ouvrages savants issus de l'industrieuse université allemande, d'inventer des découvertes archéologiques, et de multiplier les évidences pour donner du corps à son invention. Elle a eu le bonheur d'attraper quelques érudits enthousiastes, professeurs d'université offrant leurs services pour améliorer la traduction ! Bilitis est même devenu un nom commun, comme Sapho. "Je voulais entendre Le rire de Sappho Et la voix de Sa lyre Ce qui me parvint fut Le marmonnement moustachu Des grammairiens Des ptérodactyles grecs Et des dodos victoriens". Il s'agit en fait d'un pastiche, mélangeant bribes saphiques, épigrammes de l'Anthologie Grecque, et de tout ce que peuvent offrir Alciphron (Lettres de pêcheurs, de paysans, de parasites et d'hétaïres), La Pastorale de Daphnis et Chloé de Longus, Lucien et tous les romans grecs... Au final, on a plus d'une centaine de poèmes suggestifs et ingénieux, fruit de la malicieuse imagination et de l'art imitatif de l'auteur. Ce n'est pas mal du tout, mais quand même: c'était bien trop beau pour être vrai ! L'introduction : Vie de Bilitis, est excellente, et remplit parfaitement son office… "Bilitis naquit au commencement du sixième siècle avant notre ère, dans un village de montagnes situé sur les bords du Mélas, vers l’orient de la Pamphylie. Ce pays est grave et triste, assombri par des forêts profondes, dominé par la masse énorme du Taurus ; des sources pétrifiantes sortent de la roche ; de grands lacs salés séjournent sur les hauteurs, et les vallées sont pleines de silence. Elle était fille d’un Grec et d’une Phénicienne. Elle semble n’avoir pas connu son père, car il n’est mêlé nulle part aux souvenirs de son enfance. Peut-être même était-il mort avant qu’elle ne vînt au monde. Autrement on s’expliquerait mal comment elle porte un nom phénicien que sa mère seule lui put donner. Sur cette terre presque déserte, elle vivait d’une vie tranquille avec sa mère et ses sœurs. D’autres jeunes filles, qui furent ses amies, habitaient non loin de là. Sur les pentes boisées du Taurus, des bergers paissaient leurs troupeaux. Le matin, dès le chant du coq, elle se levait, allait à l’étable, menait boire les animaux et s’occupait de traire leur lait. Dans la journée, s’il pleuvait, elle restait au gynécée et filait sa quenouille de laine. Si le temps était beau, elle courait dans les champs et faisait avec ses compagnes mille jeux dont elle nous parle. Bilitis avait à l’égard des Nymphes une piété très ardente. Les sacrifices qu’elle offrait, presque toujours étaient pour leur fontaine. Souvent même elle leur parlait, mais il semble bien qu’elle ne les a jamais vues, tant elle rapporte avec vénération les souvenirs d’un vieillard qui autrefois les avait surprises. La fin de son existence pastorale fut attristée par un amour sur lequel nous savons peu de chose bien qu’elle en parle longuement. Elle cessa de le chanter dès qu’il devint malheureux. Devenue mère d’un enfant qu’elle abandonna, Bilitis quitta la Pamphylie, d’une façon assez mystérieuse, et ne revit jamais le lieu de sa naissance. Nous la retrouvons ensuite à Mytilène où elle était venue par la route de mer en longeant les belles côtes d’Asie. Elle avait à peine seize ans, selon les conjectures de M. Heim qui établit avec vraisemblance quelques dates dans la vie de Bilitis, d’après un vers qui fait allusion à la mort de Pittakos. Lesbos était alors le centre du monde…" - ENGLISH DESCRIPTION : Pierre Loüys- George Barbier : LES CHANSONS DE BILITIS. Seul texte véritable et complet. Imprimé à Mitylène pour les amis de Bilitis, 1929. Small 4to. (246 x 192 mm). pp. (iv), 56, (i), (i). Wood-engraved colour frontispiece, printed title in various colours with colour wood-engraved vignette and Louÿs test in three sections ('Bucoliques en Pamphylie', 'Elegies à Lesbos' and 'Epigrammes dans lIle de Chypre') illustrated with 60 wood-engraved illustrations by Pierre Bouchet after George Barbier, 54 in colour, seven full-page, 24 decorating the text, the remainder culs-de-lampes or vignettes, final leaf with justification and achevé d'imprimer; three-line initials in colour against gilt background throughout as well as numerous head- and tail-pieces and initial letters, verse numbering in gilt in Roman numerals, text in capitals ruled throughout and two additional wood-engravings for the wrappers; this copy with the additional suite printed in outline in bistre on Japon including the cover illustrations and a "planche refusée" in black. Our copy is not numbered but comes from a important collector and provenance with ex-libris. Full contemporary emerald crushed morocco by Charles Septier with his signature gilt, front and rear boards ruled in gilt to surround a decorative border of inlaid jade morocco with gilt Greek key pat-tern around curvilinear jade morocco surround with gilt roll tool for a central vignette with argent disc supported by lamp tools, banded spine in five compartments with gilt titles and elaborate decorative tooling, doublures of tan morocco with gilt surrounding an inner border of red and black inlaid morocco, central inlaid circular medallions illustrating vignettes from the book in colour morocco, gilt floral, foliate, phallic and vulvic tools at corners, patterned silk guards, marbled endpapers, board edges ruled in gilt, original wrappers with gilt illustration and backstrips preserved, a.e.g., matching morocco-edged wool-lined marbled board slipcase. The binding was commissioned by Beauvillain as he had commissioned other bindings from Septier and that his ex libris is bound in as a full sheet rather than pasted on one of the pages. Provenance: leaf with engraved ex-libris of Robert Beauvillain by Jouas bound in with the text: "Et BEAUVILLAIN ? / toujours il vous aime". - BARBIER'S RAREST BOOK, Les Chansons de Bilitis, bound by Septier and with the very rare additional suite. From the edition limited to 25 copies on vélin d'Arches only, this copy also with the very rare suite printed in outline in bistre on Japon of which very few copies were printed. Also with an extra unpublished full page print in bistre bound in the suite. The rarest and most recherché and erotic work by George Barbier. The magnificent binding by Septier features phallic and vulvic tools to the doublures and a central circular vignette to each: that for the front doublure is after the illustration for the second poem Je me suis dévêtue pour monter a un arbre ... ); that for the rear is after the twenty-third (D'abord je n'ai pas répon-du ... ). First published in Paris in 1894, this purports to be translations of poems by a woman named Bilitis, a contemporary and ac-quaintance of Sappho. This caused a sensation, not only because finding an intact cache of poems from a completely unknown Greek poet circa 600 B.C. would be a miracle, but because of its open and sensitive exploration of lesbian eroticism. Actually Bilitis never existed. The poems were a clever forgery by Pierre Louÿs -- the "translator"; to lend weight, he had even included a bibliogra-phy with bogus supporting works. Louÿs actually did have a good command of the classics, and he salted Bilitis with a number of quotations from real poets, including Sappho, to make it even more convincing. (J. B. Hare). They [Barbier's Les Chansons de Bilitis and Aphrodite] are celebrations of the ancient gods and their freedom from taboo. Bar-bier's illustrations reveal this world in full flower ... When reality and imagination fused, not only was it possible to travel freely wherever you liked, it was also possible to encounter ancient gods and fairies. Art Deco mixed old and new in previous unseen ways ... In his glass, Barbier mixed an uncanny cocktail of neoclassic and modern. (Hiroshi Unno) [Carteret Illustrés IV, 251; Dutel 1183; not in Unno].
19331713Se trouve pour les amateurs à Paris à l'enseigne du nombril de Vénus (1933). Un Album in-folio oblong (310 x 415 mm), en feuilles, chemise toilé à quadruple rabat. Très rare album commandé à Charles Martin par Marcel Valotaire, Jean Beauclair et Georges Cretté, composé d'un titre illustré et de 12 planches très libres, en couleurs et en noir, gravées à l’eau-forte au repérage par Charles Martin. Chaque planche est présentée dans une chemise légendée. Feuillet de justification en fin d'ouvrage. Celui-ci exemplaire J comprenant : La planche de titre en état définitif couleur, état en noir et état avant la lettre ; les 12 COMPOSITIONS LIBRES EN 4 ÉTATS : couleur, noir, eau-forte pure, état avec très importantes remarques. Cet exemplaire est accompagné de : 6 DESSINS ORIGINAUX AU CRAYONS DONT UN REHAUSSÉ DE COULEUR, 8 DESSINS DÉFINITIFS À L'ENCRE DE CHINE (PLUME) DONT UN ENTIÈREMENT AQUARELLÉ, tous au format 310 x 415 mm et un dépliant, et 4 rarissimes "kodatraces" gravés ayant servis au reports sur cuivre des originaux de Charles Martin.
4 volumes in-12 (164 x 98 mm), demi-maroquin rouge à petits coins, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, tranches mouchetées rouges (rel. moderne dans le goût de l'époque), 248 p.; 242 p.; 231 p. et 257 p., (1) n.ch. d'errata. Véritable édition originale, premier tirage, dit tirage "A", conforme en tous points à l'inventaire minutieux des critères établissant son antériorité par Max Brun. Tiré à 2000 exemplaires, ce premier tirage parut au début d'avril 1782 pour être épuisé dès le 7 mai 1782. Le roman remporta immédiatement un succès prodigieux et seize différentes éditions parurent en cette même année 1782. (Max Brun, 'Bibliographie des éditions des Liaisons dangereuses portant le millésime de 1782', in "Le Livre et l'Estampe", n° 33, 1963, p. 8-10 et 40-41. 'En français dans le texte', n°174). Bel exemplaire, parfaitement relié en demi-maroquin rouge dans le goût de l'époque, sans rousseurs, grand de marges.
19354174BUm 1935. Folio. 16 Aquarelle (Motivgröße von ca. 13 x 15 bis 35 x 22 cm) auf Velin unterschiedlicher Größe, je unter blassgrünem Passepartout (47,5 x 34 cm) montiert. In eigens dafür angefertigter HLeinenmappe (um 1950?), Außendeckel mit geprägtem Papier im Krokodilmuster, Vorderdeckel mit Titelschildchen ("Anonym. 16 erotische Aquarelle"), 3 Schließbändchen. Innendeckel mit Buntpapier bezogen.
19054266BOhne Ort, Verlag und Jahr [vermutl. Jules Chevrel, um 1905]. Folio (39 x 29 cm). 10 Tafeln mit großformatigen Originalradierungen (Größe der Tafeln: 35 x 25,5 cm / Plattengröße: 24,3 x 17,8 cm / Motivgröße: 21,4 x 14,4 cm). Blaugrüne Orig.-Leinenmappe mit Flügeln und Titelschild. [8 Warenabbildungen]
19094287BOhne weitere Angaben, [d.i. Paris, Charles Carrington oder Jules Chevrel, zwischen 1905 und 1909.]. 2°. Radierungen: 17,8 x 12,8 cm, Velin-Tafeln: 26,5 x 18,5 cm (1er: 29 x 19 cm). 44 Radierungen bestehend aus vier Lieferungen [= alles] mit jeweils 1 Titelradierung und 10 Radierungen auf Tafeln. In einer Halbpergament Flügelmappe d. Zt., Deckel mit Kleisterpapier bezogen. [10 Warenabbildungen]
266005Paris n.d. later 19th century. Half-title title and 12 printed caption leaves with passage in Latin each followed by an etching on papier de chine. 1 vols. 8vo. Three quarter citron levant and marbled boards spine gilt t.e.g. others untrimmed by P. Huban. Engraved book label by Provost-Blondel a helmet with motto Toujours en Face. First two plates with light marginal staining at lower right. Fine. Half-title title and 12 printed caption leaves with passage in Latin each followed by an etching on papier de chine. 1 vols. 8vo. Suite of a dozen finely executed erotic etchings each interpreting a biblical passage with printed captions in the Vulgate.<br /> Genesis 3 - Adam and Eve before the tree with sign Defense de Toucher à l'Arbre de Vits<br /> Genesis 18 - group sodomy scene three men with turbans one youth one woman<br /> Genesis 19 - two women and a bearded man at the mouth of a cave<br /> Genesis 38 - desert scene man and woman joined another woman attending with a fan<br /> Genesis 39 - oriental boudoir woman grasping the man<br /> Judith 13 - classical interior woman atop the man on cushions<br /> Daniel 13 - two old men surprising a young woman at a pool<br /> Kings 11 - David descending the staircase with a lyre in foreground two dark women attending a fair woman at a pool<br /> John 1 - Vox clamantis in deserto. Man and woman atop a sphinx bearded prophet and Egyptian hieroglyphics on the plinth<br /> John 1 - Et Verbum caro factum est. Angel joined with a young woman leaning on a carpenter's bench <br /> Matthew 24 - Vidertis abominationem desolationis. Solder raping a woman in the foreground of a scene of military carnage<br /> Amen - two couples in the foreground of a walled enclosure of erect phalluses with banners Grande Exposition de Vits. Not in Darlow & Moule unknown
266005Paris n.d. later 19th century. Half-title title and 12 printed caption leaves with passage in Latin each followed by an etching on papier de chine. 1 vols. 8vo. Three quarter citron levant and marbled boards spine gilt t.e.g. others untrimmed by P. Huban. Engraved book label by Provost-Blondel a helmet with motto Toujours en Face. First two plates with light marginal staining at lower right. Fine. Half-title title and 12 printed caption leaves with passage in Latin each followed by an etching on papier de chine. 1 vols. 8vo. Biblical Scenes Illustrated. Suite of a dozen finely executed erotic etchings each interpreting a biblical passage printed captions in the Vulgate.<br/>Genesis 3 - Adam and Eve before the tree with sign Defense de Toucher à l'Arbre de Vits<br/>Genesis 18 - group sodomy scene three men with turbans one youth one woman<br/>Genesis 19 - two women and a bearded man at the mouth of a cave<br/>Genesis 38 - desert scene man and woman joined another woman attending with a fan<br/>Genesis 39 - oriental boudoir woman grasping the man<br/>Judith 13 - classical interior woman atop the man on cushions<br/>Daniel 13 - two old men surprising a young woman at a pool<br/>Kings 11 - David descending the staircase with a lyre in foreground two dark women attending a fair woman at a pool<br/>John 1 - Vox clamantis in deserto. Man and woman atop a sphinx bearded prophet and Egyptian hieroglyphics on the plinth<br/>John 1 - Et Verbum caro factum est. Angel joined with a young woman leaning on a carpenter's bench <br/>Matthew 24 - Vidertis abominationem desolationis. Solder raping a woman in the foreground of a scene of military carnage<br/>Amen - two couples in the foreground of a walled enclosure of erect phalluses with banners Grande Exposition de Vits. Not in Darlow & Moule unknown books
19723Paris, Georges Visat, 1968. In-folio, 20 pp., en feuilles, couverture originale gaufrée, étui et chemise de soie gris ardoise (insolation).
1946bf4812Georges Guillot, éditeur Sélection Abraxas-libris Feuilles sous chemise 1946 Magnifique livre illustré par le grand Louis Icart sur ce fameux texte de Crébillon fils. Un des 15 exemplaires du deuxième papier (après un exemplaire unique), sur papier Japon super nacré, contenant un dessin original, deux états des eaux-fortes, les gravures dans leur état définitif. Les compositions de Louis Icart sont au nombre de 25, en couleurs : une tête de chapitre, 1 cul-de-lampe, 18 pleines pages, et 5 formant une suite libre des dessins refusés. In-4 (23 x 29 cm), en feuilles, sous couverture rempliée et emboîtage, 161 pages. EXEMPLAIRE SUR PAPIER SUPER NACRÉ CONTENANT UN DESSIN ORIGINAL, DEUX ÉTATS DES EAUX-FORTES, ET LEUR GRAVURE DANS LEUR ÉTAT DÉFINITIF. Quelques défauts d'usage à l'emboîtage, l'ouvrage en lui-même est en très bel état. Le cuivre annoncé au justificatif de tirage n'est pas là - comme souvent. Très bel exemplaire. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
24024Londres Chez Wan-Oamel 1750 in 12 (17x10) 1 volume reliure pleine basane fauve de l'époque, dos à nerfs, pièce de titre de maroquin rouge, tranches teintées rouges, 211 pages. Très rare. Relié à suite: DONA URRACA, REINE DE CASTILLE ET DE LEON, par madame D.*** L.*** Z.*** E.*** B.*** Q.*** (La Haye, par la Société, 1750, [1], 161 pages). Très rare. Bel exemplaire ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
194770721Séville [Paris] s.n. [K éditeur] 1940 [1947] 1 vol. broché gr. in-8, broché, couverture rempliée, sous chemise et étui cartonnés demi-box rouge (Devauchelle), 133 pp. Deuxième édition clandestine de ce texte majeur sous le pseudonyme de Lord Auch. Un des 15 exemplaires typographiques, sans les gravures de Bellmer, avec un envoi de l'auteur à Maurice Blanchot. En très belle condition.
194770721Séville [Paris] s.n. [K éditeur] 1940 [1947] 1 vol. broché gr. in-8, broché, couverture rempliée, sous chemise et étui cartonnés demi-box rouge (Devauchelle), 133 pp. Deuxième édition clandestine de ce texte majeur sous le pseudonyme de Lord Auch. Un des 15 exemplaires typographiques, sans les gravures de Bellmer, avec un envoi de l'auteur à Maurice Blanchot. En très belle condition.
1940AMO-4517Vers 1945 Voici la liste et la taille des dessins : - Mon curé dans les bois (environ 24 x 22,5 cm) - Mon curé chez les riches (environ 19 x 19 cm) - [Les gymnastes] (avec légende que nous ne comprenons pas) (environ 23 x 18,5 cm) - [Enculine Paris] (texte dans le dessins) (environ 21 x 20 cm) * ce dessin n'est pas montré dans cette fiche - Derrière la scène (environ 19 x 18,5 cm) - L'affaire ... légendée au crayon en dessous La vengeance du juif (environ 21 x 19,5 cm) ** ce dessin daterait la série de l'année 1945 - Cuisine bourgeoise (environ 18 x 16 cm) - Education spirituelle (environ 17,5 x 15 cm) - ... du nègre (environ 16,5 x 16 cm) *** nous ne lisons pas le premier mot avec certitude - Vive la lieberté (environ 17,5 x 17,5 cm) ** ce dessin daterait la série de l'année 1945 - Mon curé chez les pauvres (environ 21,5 x 19,5 cm) * ce dessin n'est pas montré dans cette fiche - Séduction (environ 25 x 20 cm) * ce dessin n'est pas montré dans cette fiche Chaque dessin a une forme différente, soit rectangulaire, soit carré, soit avec des pans coupés. Ces dessins sont sur papier bristol blanc. Excellent état de l'ensemble des dessins. Ces dessins se trouvaient depuis tout ce temps conservés dans une enveloppe de papier kraft accompagnés d'un billet autographe de l'éditeur parisien René Kieffer. Dans ce billet d'instruction René Kieffer s'adresse à son photograveur en ces termes : "Toute la série. Des dessins au crayon doit être en simili détourée comme vous avez fait le dernier. Signé René Kieffer. Même réduction. Très soigné (au crayon). [un mot illisible à droite]. Ce billet est rédigé au verso d'une photogravure d'un dessin par Jacques Touchet.
17898692Au Vatican [Paris], sans nom [Demonville], 1789. 2 tomes en un volume in-18 de 160-4-170 pages, plein maroquin olive, dos à nerfs et plats décorés de filets à froid, tranches dorées, étui. La reliure est signée Lobstein-Laurenchet.
40857Paris et Nice, Editions Art & Valeur SA, 1973. In-folio, non paginé, en feuilles, sous cartable de soie violette et étui-boîte avec dos de maroquin.
- 1930 (ca), 16x19 oblong, autre. - Un album comtenant 14 gouaches sur soie, dont 12 peintures érotiques. La première des peintures sur chaque côté dépliant représente un oiseau et de l'autre côté des feuilles d'érable masquant ainsi sur chacune des premières pages l'aspect érotique du recueil. Shunga est le terme générique japonais qui désigne l'art érotique, il signifie littéralement Image du printemps, le printemps étant un euphémisme et une figure de style exprimant la sexualité. Le terme Shunga ayant été réservé longtemps aux estampes, les recueils ou albums ont souvent été désignés par l'appellation Livres de l'oreiller, ou notes pour l'oreiller, etc. (Utamaro : Le chant de l'oreiller, 1788). Album japonais en acordéon revêtu de soie damassé à fleurs et oiseaux d'un doré pâle. Bande de soie sur le premier plat servant d'étiquette mais muette. Chaque peinture 12,8x16cm est contrecollé sur carton. Les dépliants en carton sont recouverts d'un papier crème moucheté de doré. Très bel état, les bordures frottées, avec de petits manques de tissus. Les peintures respectent les canons de la représentation érotique japonaise : sexes surdimensionnés, pilosité, femmes à la peau blanche et hommes de couleur chair. Aucun élément de décor ne vient distraire l'oeil de l'acte sexuel (une seule peinture contient un miroir), les corps étant la plupart du temps vêtus de riches kimonos. Ces recueils étaient encore à l'époque moderne offerts aux jeunes mariés, particulièrement aux femmes. L'ensemble est d'une facture fine, les 2 peintures d'introduction, l'oiseau et les feuilles d'érable sont particulièrement réussies. Ce type de représentation était interdit au Japon et ne contient donc pas de signature, il est cependant évident qu'il existait des peintres dont c'était le métier et la spécialité et qu'on allait voir pour des commandes privées ; il n'est pas non plus interdit de penser que le peintre en réalisait de son propre chef plusieurs et qu'il les proposait à la vente, comme l'on fit des recueils de photographies colorisées à la fin du XIXe siècle. Précieux et rare ensemble en superbe condition. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
1882AMO-4535Imprimé à Bruxelles pour l'auteur. 1882 (date sur la couverture et le titre). Achevé d'imprimer le 15 avril 1883 (colophon). 1 volume in-8 (23,8 x 15,3 cm) de 147-(1) pages. Reliure de l'époque plein maroquin caramel doublé maroquin vert tendre, dos à nerfs saillants, auteur, titre dorés, millésime doré en queue, tranches dorées sur témoins (toutes marges conservées), les deux plats de couverture ont été conservés (très bon état). Reliure signée Joly fils. Texte imprimé sur beau papier vergé teinté. Reliure parfaitement conservée. Intérieur très frais. Quelques légers empoussiérages dans les marges. IL A ÉTÉ TIRÉ DE CET OUVRAGE DEUX CENTS EXEMPLAIRES, EN DEUX SÉRIES, ET DOUZE EXEMPLAIRES SUR JAPON. CES VOLUMES, TOUS NUMÉROTÉS ET PARAPHÉS PAR L'AUTEUR, NE POURRONT ETRE VENDUS. CELUI-CI UN DES 200 EXEMPLAIRES DE LA DEUXIÈME TRANCHE "b" (b.65). EXEMPLAIRE SIGNÉ ET NUMEROTÉ PAR L'AUTEUR "EDMOND HARAUCOURT" COMME IL SE DOIT.
19102532ADeutschland oder Österreich, um 1910. Jeweils ca. 50 x 40 cm. Unter Passepartouts im Format 80 x 60 cm oder etw. kleiner.
19091787BWien, Privatdruck der Gesellschaft Österreichischer Bibliophilen, Stück XVII, 1909. 4°. 7 S. (Titel u. Einleitung) und 12 Tafeln mit Illustrationen unter betitelten Seidenhemdchen. HLeinen d. Zt. mit goldgepr. RTitel. Die Orig.-Broschur mit Fronttitel mit eingebunden.
1792389781792 4 parties reliées en 2 volumes in-12 (165 x 96 mm), plein veau marbré de l'époque, dos lisses ornés de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin havane, tranches marbrées, 248 p.; 242 p.; 231 p. et 257 p. (chaque partie est précédée d'un titre et faux-titre inclus dans la pagination). Amsterdam, et se trouve à Paris, chez Durand neveu, libraire à la sagesse, rue Galande, 1782.
4 parties reliées en 2 volumes in-12 (161 x 96 mm), plein veau marbré de l'époque, dos lisses ornés de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, filet à froid en encadrement des plats, coupes filetées, tranches rouges, 248 p.; 242 p.; 231 p. et 257 p. (chaque partie est précédée d'un titre et faux-titre inclus dans la pagination). "Véritable seconde édition", donnée comme "très rare" par Max Brun ('Biblio. des éditions des Liaisons dangereuses', "B", p. 10), parue immédiatement à la suite du tirage "A". Elle est une impression nouvelle, entièrement recomposée, la seule corrigée par l'auteur. Elle contient le même nombre de cahiers et de pages que la première et est imprimée sur le même papier, avec les mêmes caractères. Cette édition a été identifiée par Gérard Willemetz conservateur à la Bibliothèque Nationale, sur l’unique exemplaire alors connu, acheté à Camille Bloch en 1928 (cf. ‘La véritable deuxième édition originale des 'Liaisons dangereuses'’, Bulletin du bibliophile, 1957, n°2, p. 45-52 et Max Brun, ‘Etudes des éditions...’, id., 1958, p. 125-134). "Le 19 juillet 1802, répondant à une question de son fils Etienne sur les exemplaires des ‘Liaisons dangereuses’, Laclos nous apprend qu'il n'a participé qu'à deux éditions de son roman, celles pour lesquelles il a passé contrat avec le libraire Durand: l'édition originale prévue par l'acte du 16 mars 1782 et [cette] deuxième édition, en application de l'avenant du 21 avril 1782, comportant les mêmes nombres de pages, parue en mai. Celle-ci constitue une révision de l'originale, en ce sens que les fautes ont été corrigées. C'est cette seconde édition, plus correcte que la première, que nous reproduisons (…). Aucune des éditions ultérieures n'a d'autorité" (cf. René Pomeau, préface à sa réédition des ‘Liaisons dangereuses’, GF, 2006). Ainsi, cette édition est la seule que Laclos ait personnellement revue et celle qui a servi aux rééditions modernes de son chef-d'oeuvre. Quelques rousseurs et brunissures éparses. Quelques petits défauts de papier marginaux sans perte de texte. Mors légèrement frottés. Bon exemplaire, bien relié à l'époque.