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Paris, Le Club Français du Livre, 1953. Un volume de format in 8° carré de 318 pp.; belle typographie, quelques illustrations. Reliure de l'éditeur en pleine toile blanche, décor en gris, titres en bleu marine. Bon état. Tirage limité, exemplaire numéroté.
Un volume broché de format in 8° carré de 72 pp.. Edition Originale; tirage limité exemplaire N°209/3000 sur vergé bouffant. Couverture rempliée Bel état. Voir photos
Paris, Gallimard, 1948. Une plaquette brochée de format in 8° de 60 pp. Discrètes rousseurs sur la couverture, sinon bel état; envoi autographe signé de Paul Eluard à Walter Weideli, auteur suisse de théâtre, d'essais et grand traducteur de textes allemands pour le théâtre.
83097Couverture rigide. Bon/1944. in-8. Paris 1944 in-8 168pp broché Superbe exemplaire! abondamment illustré des oeuvres de Picasso unknown
29659Paris Camino Verde 1999. 1 vol. 270 x 350 mm de 96 p. En feuilles couverture à rabats illustrée au premier plat d'un motif en relief emboîtage éditeur en toile noire estampée à froid. . Tirage limité à 115 exemplaires numérotés sur vélin d'Arches justifiés et signés par l'artiste. 40 gravures en taille d'épargne in-texte et à pleine page par Jean-Pierre Jouffroy dont de nombreux portraits d'écrivains résistants : Paul Eluard Jacques Decour Garcia Lorca Gabriel Péri etc. . Cette édition qui reprend le texte de l'édition originale publiée en décembre 1944 a été réalisée sur les presses typographiques de l'Imprimerie nationale. Elle est constituée des vingt-sept poèmes que Paul Eluard a pour la plupart écrits dans la clandestinité : « Je viens d'éprouver l'immense joie de fabriquer un livre. J'en ai d'abord fait la maquette en photocopiant les vers de Paul Éluard publiés en 1944 par les Éditions de Minuit sous le titre Au rendez-vous allemand. J'ai mis en page les vingt-sept poèmes en agrandissant deux fois la typographie et en découpant le texte. Je me suis laissé de grands blancs où j'ai commencé à griffonner selon que l'humeur des vers s'accordait à la mienne. Il y avait ainsi le projet de quarante gravures. Je les ai dessinées en grand d'abord puis en plus petit et à l'envers au format de la maquette sur des planches que j'ai ensuite évidées à la fraise de dentiste. La suite des vers de Paul Éluard est constituée de 23 000 lettres de l'alphabet. Seule l'Imprimerie nationale disposait de cette quantité de caractères nécessaire pour une composition en une seule fois à la main au plomb. Et ne les eût-elle pas eus qu'elle aurait pu les fondre puisqu'elle possède des poinçons en acier gravés par Claude Garamont en 1530 sur une commande de François Ier. Ces poinçons permettent de frapper les matrices en cuivre dans lesquelles des ouvriers très spécialisés coulent les lettres » « L'Agora et le plomb Entretien » L'Humanité 19 novembre 1999. Paris, Camino Verde, 1999. 1 vol. (270 x 350 mm) de [96] p. En feuilles, couverture à rabats illustrée au premier plat d'un mo unknown
25200Paris Éditions de Minuit 15 décembre 1944 1 vol. 135 x 210 mm de 59 p. 1 et 1 f. Broché. Édition originale. réunion des poèmes de résistance publiés par Paul Éluard sous l’occupation illustrée de son portrait en frontispice par Picasso paru pour la première fois dans Sur les pentes inférieures. Paris, Éditions de Minuit, (15 décembre) 1944 1 vol. (135 x 210 mm) de 59 p. [1] et 1 f. Broché. unknown
32068Paris Éditions de Minuit 7 avril 1945. 1 vol. 145 x 225 mm de 76 p. et 2 f. Broché. . Édition en partie originale. Un des exemplaires imprimés sur papier bleu non annoncés. Envoi signé : « Une seule pensée une seule passion Paul Éluard à Humphrey Jennings son ami ». . Longtemps publié dans la clandestinité le cycle résistant d'Éluard est rassemblé à la Libération par Minuit : cette nouvelle édition revue corrigée et augmentée réunit Au rendez-vous allemand et Poésie et vérité 1942 le recueil où figure « Liberté » et ajoute plusieurs textes inédits conférant au volume la forme canonique des années d'Occupation. Ici Minuit adopte sa physionomie d'après-guerre - l'étoile dessinée par Vercors - dans la continuité de sa naissance clandestine autour de Jean Bruller et Pierre de Lescure. L'envoi à Humphrey Jennings confère à cet exemplaire une belle provenance : cinéaste-poète majeur du documentaire britannique et proche des surréalistes organisateur en 1936 de l'Exposition internationale du surréalisme à Londres Jennings fut l'un des premiers passeurs d'Éluard outre-Manche ; on lui doit avec David Gascoyne les traductions de Benjamin Péret A Bunch of Carrots puis Remove Your Hat avec note d'Éluard et frontispice de Picasso tandis qu'Éluard lui dédie un poème devenu emblématique - « Le mouvement a des racines / L'immobile croît et fleurit » rédigé au soir des accords de Munich et publié dans Donner à voir. Eluard n'oubliera pas à l'aube de la paix retrouvée son ami anglais dans une dédicace particulièrement parlante puisqu'elle reprend le titre original du poème « Liberté » publié en avril 1942 dans la revue Fontaine sous le titre « Une seule pensée ». Le portrait d'Éluard par Picasso présent ici est différent de celui utilisé pour l'édition de 1944 ; il reprend un dessin au trait réalisé le 6 octobre 1941 publié dans l'édition originale de Sur les pentes.inférieures. Paris, Éditions de Minuit, (7 avril) 1945. 1 vol. (145 x 225 mm) de 76 p. et [2] f. Broché. unknown
33106Couverture rigide. Bon/1945. in-8. Paris Les Editions de Minuit 1945 in-8 76pp broché Superbe exemplaire de l'édition en partie originale sur papier bleu pas de grand papier annoncé. En frontispice un portrait de l'auteur par Picasso. unknown
1926283281926. Paris Librairie Gallimard / Editions de la Nouvelle Revue FranÂaise 1926. Un vol. au format in-12 188 x 113 mm de 145 pp. brochÂŽ. Edition originale. Un des 850 exemplaires numÂŽrotÂŽs du tirage sur velin pur-fil Lafuma-Navarre ; complet de son Errata. ''Capitale de la douleur constitue le premier recueil publiÂŽ de Paul Eluard et comprend une centaine de poÂmes dont les deux tiers avaient dÂŽjˆ ÂŽtÂŽ publiÂŽs dans des plaquettes antÂŽrieures. Le titre originel prÂŽvu ÂŽtait "L'art d'Âtre malheureux" mais au dernier moment Eluard lui substitua "Capitale de la douleur" appellation plus poÂŽtique. Mais quelle est cette Capitale Paris o rÂŽside le poÂte et o il vit douloureusement ou Gala son ÂŽpouse qui est est le coeur de son royaume et qui le fait tant souffrir en raison de ses passions. On peut aussi comprendre le titre comme le superlatif de la souffrance de la douleur. Le titre est en soit une ÂŽnigme. Mais ce titre ÂŽnigmatique ne doit pas masquer les cris de dÂŽsarroi qui retentissent ˆ chaque vers et l'emportent sur les chants de bonheur amoureux. Les jours sont nostalgiques des jours de pluie de miroirs brisÂŽs de malchance. Mais Eluard ne capitule pas devant l'adversitÂŽ il veut dissiper la "brume de fond" o il se meut et la fin du recueil est rÂŽsolument optimiste "Je chante pour chanter je t'aime pour chanter" il appelle le "grand jour" ou il respirera "les parfums ÂŽclos d'une couvÂŽe d'aurores". Le recueil a bien ÂŽtÂŽ ÂŽcrit par un Âtre qui ˆ de nombreux indices se savait dÂŽlaissÂŽ par celle qu'il aimait. Gala venait de rencontrer le peintre Salvador Dali et quittera Eluard.'' Gallimard / 100 ans d'ÂŽdition n¡111 - Catalogue Gallimard p. 189. Couverture prÂŽsentant un ÂŽclat trÂs lÂŽgÂrement altÂŽrÂŽ. trÂs discrÂtes dÂŽcharge d'adhÂŽsif aux premier et dernier feuillets. Nonobstant trÂs belle condition. Peu courant. b42961 unknown
16604Paris Jean Hughes 3 août 1960. 1 plaquette 165 x 250 mm non paginée de 2 8 et 3 f. Broché chemise et étui. EÌdition originale. Portrait photographique d'Éluard en frontispice et illustration réhaussée à l'aquarelle par René Char en couverture. Un des 50 premiers exemplaires sur japon n° 3. Envoi signé : « pour Edmée Maus ces poèmes fraternels. René Char ». . En 1937 Paul et Nusch Éluard viennent rejoindre René Char au Cannet où il poursuit sa convalescence avec son épouse Georgette. C'est là que les deux poètes écrivent « Neuve » et « Paliers » textes qui ne seront publiés qu'en 1960 sous ce titre Deux Poèmes ornés en couverture d'un dessin de René Char intitulé « La Torche du Prodige ». L'éditeur Jean Hugues publia également deux autres recueils de Char : Arrière-histoire du poème pulvérisé en 1953 avec une lithographie de Nicolas de Staël et Se rencontrer paysage avec Joseph Sima en 1973. Exemplaire offert par le poète à Edmée Maus : cette dernière a réuni à Genève l'une des plus importantes collections de livres des années 1950-1960 sur le modèle des grandes bibliothèques de la fin du XIXe. Après avoir collectionné les livres illustrés du XVIIIe siècle elle se consacre au début des années 1950 aux débuts de l'imprimerie ainsi que des des éditions et reliures contemporaines. Ce volume passa ensuite dans la collection de Bernard Loliée. Parfait état. Paris, Jean Hughes, (3 août) 1960. 1 plaquette (165 x 250 mm) non paginée de 2, [8] et 3 f. Broché, chemise et étui. unknown
29784Paris GLM 24 octobre 1935. 1 vol. 185 x 240 mm non paginé. Broché. . Édition originale. Illustrée de 12 photographies rayogrammes de Man Ray en héliogravure. Un des 25 premiers exemplaires sur japon celui-ci hors commerce. Envoi signé : « à Edouard de Rouvre avec mes très vives sympathies. Paul Éluard. » . Ouvrage culte des surréalistes Facile forme selon Parr et Badger un parfait ménage à trois en unissant la poésie la photographie et la typographie l'ensemble célébrant l'amour et le corps de Nusch. Réunis autour de cinq poèmes et douze photographies Paul Éluard Man Ray et Guy Levis Mano créent un jalon de l'édition illustrée marquant le réveil de l'érotisme dans l'art des années 1930 où dans les nus de Man Ray le corps n'apparaît jamais dans sa totalité selon un procédé propre à l'Homme-Lumière. La tête entière ne se montre qu'une seule fois ; les yeux jamais. « C'est en raison de l'intégration des images au texte que cet ouvrage a été fondamental pour le modernisme et une source d'inspiration pour des générations de graphistes » Parr & Badger. Précieux exemplaire offert sans doute au sortir de la guerre à un jeune homme prometteur âgé d'une vingtaine d'année : Evrard de Rouvre. Petit-fils de Charles Bourlon de Rouvre qui lui légua une fortune considérable le jeune homme fonde à vingt et un ans les Éditions Vrille en 1944. Le premier livre publié est son propre recueil de poèmes Instant dont Éluard put avoir eu connaissance ; vient ensuite la revue Vrille dont le premier numéro « La peinture et la littérature libres » est illustré par Oscar Dominguez : il réunit des textes et oeuvres de Georges Bataille Henri Michaux Max Ernst Pablo Picasso Salvador Dalí qu'il voit défiler dans sa galerie d'antiquités Présence des arts du 38 avenue Pierre-Ier-de-Serbie. Curieux politiques grands industriels et collectionneurs s'y presseront des années durant. La bibliophilie ne lui était pas étrangère : sa bibliothèque - dispersée en deux vacations 1979 et 1980 - ne contient que des livres choisis voire somptueux en grands papiers et belles reliures. Éluard y est le poète le plus représenté. Cet exemplaire de Facile n'y figure pas conservé par de Rouvre dans le dernier pré-carré de collection : quelques ouvrages parmi les plus rares qui seront cédés à l'amiable à quelques collectionneurs choisis. Éluard s'est étrangement trompé sur le prénom - ce ne sera ni le premier ni le dernier - en orthographiant Evrard « Edouard » le cas étant connu pour d'autres exemplaires. De Rouvre connaîtra par la suite une longue carrière de producteur de cinéma tout en poursuivant la direction de nombreuses autres sociétés. Il meurt tragiquement en 1979 assassiné par son majordome. Les exemplaires sur japon de Facile sont d'une grande rareté. Les exemplaires hors commerce n'ont pas été pourvus de la photographie originale solarisée réservée et jointe aux exemplaires de tête. On trouve néanmoins certains exemplaires qui la possèdent mais le plus souvent en tirage tardif voire non signé - sauf exemplaires prestigieux ceux d'Eluard et Nusch notamment. Boulestreau Le Photopoème « Facile » : un nouveau livre dans les années 1930 Mélusine pp. 163-177 ; Picaud Des livres rares depuis l'invention de l'imprimerie 1941 Ex. n° 1 de G. Lévis Mano ; Roth The Book of 101 Books Seminal Photographic Books of the Twentieth Century pp. 86-87 ; Sinibaldi - Couturier Regards sur un siècle de photographie à travers le livre 48 ; Leclair - Née Dictionnaire Char Classiques Garnier 2015 pp. 203-205. Paris, GLM, (24 octobre) 1935. 1 vol. (185 x 240 mm), non paginé. Broché. unknown
32343Paris GLM 24 octobre 1935. 1 vol. 185 x 245 mm non paginé. En feuilles sous couverture illustrée par Man Ray. Édition originale. Illustrée de 12 photographies de Man Ray en héliogravure. Un des 1 200 exemplaires sur vélin n° 338. . L'élégance et l'originalité de la mise en page de Facile ainsi que la beauté des photographies de Man Ray à effets de lumière rasante d'ombres et de surimpression concourent à la perfection de cet ouvrage : « Facile. est sans doute l'un des livres illustrés par la photographie les plus marquants du XXe siècle. il y a la beauté de Nush mais aussi celle des photographies de Man Ray » Antoine Coron. Antoine Coron G.L.M. Paris 1981 n° 73 -- Cat. expostion BnF Des livres rares Paris 1998 n° 194 -- Arthur Roth The Book of 101 books New York 2001 p. 86 -- Martin Parr et Gerry Badger The Photobook I Londres New York 2004 p. 104 -- Antoine Coron De Goya à Max Ernst. Livres de la bibliothèque R.M. Berver 2018 n° 48. Paris, GLM, (24 octobre) 1935. 1 vol. (185 x 245 mm) non paginé. En feuilles, sous couverture illustrée par Man Ray. unknown
29707Paris Gallimard 19 mars 1929. 1 vol. 120 x 190 mm de 133 p. et 1 f. Broché. . Édition originale. Un des exemplaires imprimés du service de presse. Envoi signé : « à Drieu Paul Éluard ». . Éluard a toujours eu le génie des titres et celui du recueil L'Amour la Poésie ne déroge pas à la règle. Il fait suite à Capitale de la douleur et contient notamment le célèbre vers « La Terre est bleue comme une orange » premier vers du septième poème du premier chapitre intitulé « Premièrement ». Il est dédié « à Gala ce livre sans fin ». Précieux exemplaire offert à Pierre Drieu la Rochelle compagnon de route de la première heure. Et ce malgré la rupture d'avec le groupe surréaliste en août 1925 avec en point d'orgue la parution d'une lettre ouverte « La véritable erreur des surréalistes » publiée dans La Nouvelle Revue française : « Vous êtes tout bonnement en train de prendre position. L'hiver dernier vous aviez déjà pris position littéraire : le surréalisme une position solide détaillée abondamment pourvue de doctrines d'exemples de précédents d'autorité de disciples de camelots . Maintenant vous doublez votre art poétique d'une ligne d'appui politique selon un procédé périodiquement utilisé par les littérateurs en France. Vous vous installez en face des néo-classiques dans le même secteur étroit encombré de vieux cadavres et de galimatias de l'autre siècle . » Aragon autrefois son inséparable lui répondra en septembre : « Regarde encore une fois mon ami avec quelles gens tu te ligues dans le sens de quelles gens tu abondes . Eh bien va mon garçon puisque tu leur as fait risette voilà leur appeau . Tu n'es qu'un homme comme les autres et pitoyable et peu fait pour montrer leur chemin aux hommes un homme perdu et que je perds. Tu t'en vas tu t'effaces. Il n'y a plus personne au lointain et tu l'as bien voulu ombre va-t'en adieu. » La rupture sera moins forte avec Éluard mais effective après la guerre d'Espagne et plus encore à partir de 1939. Paul Éluard répondra fermement en septembre 1942 à une ultime tentative d'approche de Drieu : « Dans le temps j'ai eu pour vous Drieu de l'estime et une réelle affection. Il y a deux ans j'ai même cru que grâce aux circonstances j'allais vous retrouver. Vous vous étonnez paraît-il de mon attitude envers vous. Mettons-la pour rester très général sur le compte d'un certain avis qui rend responsable de n'importe quel ‘crime' sic des hommes des femmes et des ENFANTS qui en sont innocents. J'ai trop de cousins ! » Paris, Gallimard, (19 mars) 1929. 1 vol. (120 x 190 mm) de 133 p. et [1] f. Broché. unknown
27412Paris Les Cahiers d'Art Christian Zervos 1942. 1 vol. 175 x 230 mm non paginé de 10 f. et 1 planche. Broché chemise et étui demi-maroquin noir Semet et Plumelle. Edition originale. Frontispice gravé par Henri Laurens. Un des 53 exemplaires sur vélin d'Arches n° 42 signé par Éluard et Laurens. . Rien ne permet de dater avec certitude la composition ni la publication de cet ensemble de 7 poèmes souvent tenu sur la foi de l'achevé d'imprimer fallacieux du 3 avril 1942 de Poésie et Vérité 1942 dans lequel il est repris et de la présence attestée d'Éluard à Vézelay chez les Zervos au premier trimestre 1942 pour avoir été publié par les éditions Cahiers d'art à ce moment-là voire dès le mois de janvier. Il est cependant peu probable que La Dernière Nuit ait été composé avant juin 1942 et en tout cas édité avant l'été. Jean-Charles Gateau affirme sans citer de sources Paul Éluard ou le frère voyant p. 277 que ce serait en réaction aux exécutions les 23 et 30 mai des trois communistes fondateurs en février 1941 de La Pensée libre clandestine Georges Politzer Jacques Solomon et Jacques Decour ce dernier aussi à l'origine des Lettres françaises avec Jean Paulhan qu'Éluard aurait publié fin juin ce livre. Dans les deux lettres qu'il adresse à Louis Parrot les 20 et 28 août pour le prier de trouver un éditeur suisse à une série de poèmes « sous le titre Poésie et Vérité 1942 » dont il établit l'ordre il parle d'ailleurs des « 7 poèmes de la dernière nuit qui vont paraître dans Poésie 42 » ce qui ne sera pas le cas dont « Seghers a une bonne copie » Scheler p. 148-152 et non de la publication aux Cahiers d'art sans doute parce qu'il sait que son correspondant n'en dispose pas. À cette date en tout cas l'ouvrage a déjà paru comme l'attestent les envois du 9 juillet à Max Jacob sur les épreuves et du 1er août à Francis Poulenc sur son exemplaire vente Ader du 20 juin 2017 lot 194. Il existe même un bon à tirer daté du 4 avril 1942 signé par Éluard sur la page de titre corrigée du livre après laquelle ont été reliés les poèmes manuscrits d'« Écris plus vite » les épreuves corrigées de leur publication dans Messages et ceux de La Dernière Nuit seuls publiés comme tels in fine « Surréalisme et poésie contemporaine » coll. Yves Breton Hôtel Drouot 1954 n° 140. Les poèmes au ton offensif sont clairement dirigés contre l'occupant : « Des hommes vont venir qui n'ont plus peur d'eux-mêmes / Car ils sont sûrs de tous les hommes / Car l'ennemi à figure d'homme disparaît. » Le refus fondateur d'Éluard ouvrant la voie à la résistance littéraire clandestine en son adéquat exemplaire n° 42. Paris, [Les Cahiers d'Art, Christian Zervos], 1942. 1 vol. (175 x 230 mm) non paginé de [10] f. et 1 planche. Broché, chemise unknown
2506MA093<p>Seghers. Vienne. 1962.</p>_x000d_<p>De 23x14 cm. Com 76 i págs. Brochado. Exemplar com sinal de manuseamento na lombada e nas capas. </p> SACO MA609-23 unknown
29715Paris Éditions Bordas 19 janvier 1950. 1 vol. 225 x 285 mm de 49 p. 4 et 2 f. Broché sous jaquette illustrée et papier cristal imprimé non coupé. . Un des 1000 exemplaires sur alfa n° 378. Envoi signé : « à Madame Marteau en souvenir Paul Éluard ». . Une première édition illustrée in-folio avait paru en 1946 chez Arnold-Bordas avec 25 dessins originaux et un frontispice en couleurs de Marc Chagall. Une nouvelle édition plus petite en est donnée quatre ans plus tard à l'occasion de la traduction anglaise du texte dédié à Chagall. L'exemplaire est bien complet du papier cristal imprimé ainsi que de la planche en couleurs de Marc Chagall reproduite par Daniel Jacomet. Volante cette planche est souvent manquante. Bel exemplaire peu fréquent avec envoi. Paris, Éditions Bordas, (19 janvier) 1950. 1 vol. (225 x 285 mm) de 49 p., [4] et 2 f. Broché, sous jaquette illustrée et pap unknown
29423Le Cannet 19 janvier 1937. 1 page en 1 f. 160 x 250 mm encre noire. . Poème autographe signé. Éluard a inscrit la date sous sa signature : « chez René Char le 19-1-37 ». . « Entre la porte et le sommeil de ceux qui tout à l'heure ne voulaient pas dormir - remâchaient un murmure plein de petits os autant de mots de passe dans une veille fluide - un peuple dénaturé perpétue la présence humaine. Voici le liseron la capucine le volubilis frais échappés d'un déjeuner de soleil de beaux cuirs usés des fourrures animées des étoffes à reflet des chaises des outils actifs justifiés l'aspirine et le fer à friser le miroir et le paysage en forme de carte à jouer. ». Ce poème sera intégré par Éluard dans le recueil Les Mains libres qui a pour origine sa forte amitié avec Man Ray. L'oeuvre est construite en deux parties inégales précédées d'un frontispice dessin d'introduction et d'une préface du poète. La première partie comporte trente dessins et poèmes la seconde vingt-quatre ; chacune des parties se clôt par un dessin-poème : « La liberté » et « Les amis ». Ce dernier est d'une importance cruciale illustrant une valeur cardinale aux yeux de Man Ray comme d'Éluard. Son placement n'est pas anodin : c'est le dernier poème du recueil et le seul en prose narratif formé de deux strophes. Ce manuscrit nous apprend qu'il fut composé chez René Char lorsque Paul et Nusch Éluard lui rendirent visite au début de l'année 1937. Char est alors en convalescence avec Georgette à la villa Eden Park au Cannet quelques mois après une grave septicémie qui manqua de le tuer. Il signera peu après les pensées fulgurantes de Moulin premier publiées en décembre 1936 avant de rejoindre la région cannoise où le couple Éluard les rejoint : « nous vécûmes ensemble dans l'improvisation et l'aisance de l'amitié une quinzaine de jours » raconte Éluard. C'est lors de ce séjour que seront aussi composés les deux poèmes qui formeront l'édition posthume du recueil homonyme publié en 1960 chez Jean Hugues. [Le Cannet], 19 janvier 1937. 1 page en 1 f. (160 x 250 mm), encre noire. unknown
18243Paris Au sans pareil 10 janvier 1920. 1 vol. 140 x 200 mm de 44 p. et 2 f. Demi-chagrin havane à coins dos lisse titre doré en long tête cirée couvertures conservées reliure signée de Flammarion-Vaillant. . Édition originale. Illustré de 5 dessins hors-texte d'André Lhote. Un des 550 exemplaires sur vélin d'alfa n° 243. Envoi signé : « Noll dormez tout doucement Paul Éluard ». . Les Animaux et leurs hommes est le premier recueil de Paul Éluard où se manifeste l'influence de Dada marque sa véritable entrée dans le groupe Dada parisien son premier manifeste littéraire rédigé quelques mois après sa rencontre avec le futur chef de file du mouvement surréaliste André Breton. L'exemplaire est offert à un compagnon es-lettres Marcel Noll auquel Éluard avait déjà envoyé trois ans plus tôt Le Devoir et l'Inquiétude avec cet envoi déjà onirique : « à Marcel Noll pour que la phrase prédominante s'abaisse au silence ». Le personnage reste pourtant mystérieux : partout présent dans les premières manifestations du mouvement surréaliste il collabore aux revues publiées par le groupe puis à L'Humanité. Avec Breton et Éluard il était très lié à Denise Lévy future compagne puis épouse de Pierre Naville - la cousine de Simone Kahn qu'épousera Breton en août 1921 - et dont il était éperdument amoureux. Marcel Noll est très présent dès 1922 dans le cercle d'amis qui fréquentent l'atelier de Simone et André Breton qui écrivent et voyagent ensemble. Une notice de Marguerite Bonnet pour les notes de l'édition Pléiade énumère la collaboration de Noll à La Révolution surréaliste n° 1 déc. 1924 à laquelle on doit ajouter celles des 15 juil. 1925 15 juin et 1er déc. 1926 et son rôle de gérant de la Galerie surréaliste en 1926. Dix ans plus tard Noll « aurait disparu en Espagne durant la guerre civile » Pléiade p. 1194-95. Aragon lui a dédié le chapitre III du Paysan de Paris 1926 ; Breton le poème « L'Aigrette » dans Clair de terre et dans Nadja 1928 Breton évoque sa visite un jour de 1926 « avec Marcel Noll au ‘marché aux puces' de Saint-Ouen. ». La notice du Maîtron Dictionnaire biographique du Mouvement ouvrier indique : « Noll est entré jeune en contact avec Breton et Éluard par l'intermédiaire de Denise Lévy née Kahn amatrice d'art qui habitait comme lui Strasbourg Haut-Rhin et était une cousine de Simone Breton. Le nom de Noll apparaît au sommaire de la revue La Révolution surréaliste dès le premier numéro 1924. Journaliste il écrit et signe parfois en 1925 la revue des revues dans les colonnes de L'Humanité. Faisant du courtage de tableaux il exerça des responsabilités à la Galerie surréaliste qui avait été ouverte en mars 1926. Il travailla plus tard à L'Humanité de Metz édition en langue allemande. Dans une lettre à Breton de 1932 il indique qu'il y donne des échos de l'activité surréaliste. . mort le 5 janvier 1937 sur le front de Madrid. » Paris, Au sans pareil, (10 janvier) 1920. 1 vol. (140 x 200 mm) de 44 p. et [2] f. Demi-chagrin havane à coins, dos lisse, titr unknown
23098Toulouse Comité national des écrivains 1944. 1 plaquette 105 x 135 mm de 16 p. Agrafée. Couverture jaune. Première édition séparée de ce poème initialement paru en clôture du second volume de L’Honneur des poètes. Publié en mai 1944 aux Éditions de Minuit il est dédié « à la mémoire de Lucien Legros fusillé pour ses 18 ans » entré dans la clandestinité après sa participation le 16 avril 1942 à la protestation contre l'arrestation de Raymond Burgard professeur résistant du lycée Buffon. Arrêté par les brigades spéciales le 5 juin condamné aux travaux forcés le 25 il fut livré à l'occupant qui le condamna à mort le 15 octobre. Une semaine plus tard Éluard recevait une lettre du père du jeune homme le lui annonçant : « mon petit est condamné à mort mais je le sauverai » cité dans Minuit au coeur au coeur de Minuit p. 43. Il y échouera : avec quatre camarades du lycée Buffon son fils sera fusillé le 8 février 1943. Éluard écrira « Les Armes de la douleur » pour lui et « Daddy des ruines » le père du jeune martyr son « camarade des deux guerres ». Les poèmes « À celles dont ils rêvent » « Courage » et « Bêtes et méchants » suivent « Les Armes de la douleur ». Toulouse, Comité national des écrivains, 1944. 1 plaquette (105 x 135 mm) de 16 p. Agrafée. Couverture jaune. unknown
23247Cahors Editions des Francs-tireurs et Partisans français du Lot s.d. 1944. Deuxième édition. . Les Sept poèmes seront réédités à Cahors en 1944 pour la Libération du Lot avant d'être repris dans Au rendez-vous allemand en 1944. Ils avaient initialement paru dans la collection La Bibliothèque française créée par Louis Aragon "sur le modèle des Editions de minuit dont elle reprend certains titres pour les diffuser en zone sud". La collection comprendra 15 brochures imprimés clandestinement à Saint-Flour par Amarger sous la direction technique de Paul Eluard qui avait trouvé refuge en Corrèze dans l'établissement du docteur Lucien Bonnafé. Les trois premiers titres sont d'Aragon Le Musée Grévin Les Bons voisins Gabriel Péri celui d'Eluard est le quatrième. [Cahors], Editions des Francs-tireurs et Partisans français du Lot, s.d. [1944]. unknown
30429Été 1949. 1 page en 1 f. 135 x 210 mm à en-tête de la Nrf 43 rue de Beaune - 2 rue Sébastien-Bottin VIIe. Encre noire. Man Ray et sa compagne Adrienne Fidelin dite Ady sont vivement attendus par le poète. . « TON ARRIVÉE. Ce sera un grand bonheur pour nous deux mon Man mon ami. Je travaille beaucoup ces temps-ci à 4 conférences pour Septembre à la Radio. On rêve de plus en plus d'habiter la Province. À Tours peut-être mais c'est un secret. Je crois que je n'ai pas dit que Zwemmer Anton Zwemmer libraire et éditeur néerlandais est preneur de 100 de tes albums à 1$. Viens vite maintenant. Apporte au moins quelques uns de tes travaux. On vous embrasse Ady et toi. Paul Eluard ». Outre sa participation à quelques émissions radiophoniques après la guerre Paul Éluard n'écrivit qu'une fois pour la radio en 1947 pour la série Carte blanche à. Le dit de la force de l'amour une émission unique avant d'accepter en 1949 une série de cinq émissions Les chemins et les routes de la poésie dont seules les quatre premières peuvent encore être consultées à l'Institut national de l'audiovisuel INA. C'est à ces émissions réalisées par Alain Trutat et diffusées en octobre et novembre 1949 qu'Éluard semble faire référence. Le poète y travaillera tout l'été 1949 et la série constituera « un document on ne peut plus précieux pour saisir le type de relation que le poète entendait nouer avec ses contemporains. La poésie est un "bien commun" qu'il importe à l'écrivain de partager aussi largement que possible tant par sa diffusion que par l'écoute et la compréhension de la parole de l'autre . une communauté qu'Éluard dessine et à laquelle il invite les auditeurs à s'identifier et tout simplement celle des survivants appelée à se perpétuer dans l'engagement communiste comme le suggère par la reprise d'un vers de « L'Internationale » qui terminera la première émission » Céline Pardo Le poète au micro et l'utopie poétique : Paul Éluard Les chemins et les routes de la poésie 1949 in Études littéraires n° 41. Une émouvante lettre par ailleurs : le drame de la disparition de Nush en novembre 1946 a laissé Paul Eluard longtemps désemparé et sa seule consolation est la compagnie régulière de sa fille Cécile. Si cette dernière est maintenant une femme - elle est âgée de 31 ans en 1949 - père et fille se voient fréquemment et envisagent de quitter Paris ainsi qu'il est question ici. Trois mois plus tard Paul Eluard rencontrera Dominique à Mexico. Début d'une autre histoire. [Été 1949]. 1 page en 1 f. (135 x 210 mm) à en-tête de la Nrf, 43 rue de Beaune - 2 rue Sébastien-Bottin (VIIe). Encre noir unknown
30801Paris Minuit 25 août 2024. 1 vol. 105 x 190 mm de 16 p. Broché non coupé. . Nouvelle édition accompagnée d'une importante note de l'éditeur « Histoire d'un poème ». Un des 54 premiers exemplaires sur vergé n° 39. . La « notice inédite » revient sur les circonstances de la parution du poème depuis son élaboration jusqu'à sa diffusion. Nous signalons qu'elle s'appuie en les citant sur nos recherches et celles de notre collaborateur Pierre Boudrot lors de la parution de notre catalogue « Paul Éluard 1942 ». Paris, Minuit, (25 août) 2024. 1 vol. (105 x 190 mm) de [16] p. Broché, non coupé. unknown
30428S.l.n.d. circa 1951. 9 pages 1/2 en 10 f. 210 x 270 mm à l'encre et au stylo bille sur papier « Montévrain - extra strong ». Manuscrit autographe. . L'amitié entre Paul Éluard et Pablo Picasso fut immense. Si il se connaissaient depuis 1916 c'est en 1935 que leur amitié - au moment où s'étiole celle liant le peintre à André Breton - se renforce pour n'être plus jamais démentie sans ombre ni faille. Quinze ans plus tard le 18 octobre 1951 Paul Éluard donne à Londres une conférence en l'honneur de son grand ami lequel va fêter une semaine plus tard le 25 octobre ses soixante-dix ans : « J'imagine facilement que l'on vient de publier le cent soixante et onze millième articles et le mille deux centième livres sur Picasso que l'on en est à sa millionième photographie et que son nom est devenu un mot commun . On n'a jamais parlé d'un peintre vivant comme on parle de Picasso. Et pourtant cet homme de 70 ans peut être considéré comme le plus jeune artiste de son temps. Commencée il y a plus d'un demi-siècle son oeuvre continue à se montrer la plus vivace du monde elle continue à surprendre à indigner et heureusement aussi à susciter l'admiration et l'enthousiasme. . La vérité sur laquelle Picasso s'appuie c'est sa propre jeunesse. . Et aujourd'hui nous ne commémorons pas Picasso nous l'inaugurons. Sa force sera grande son génie va s'épanouir. Demain ne réalisera pas la promesse d'hier mais la promesse du lendemain suivant. Ce perpétuel enfant ce nouveau Faust et ce nouveau Don Juan se promet de séduire de méduser . Que fait Picasso aujourd'hui Une chèvre. Pour ses côtes il a pris des branches pour ses mamelles deux marmites pour ses cornes un guidon de bicyclette. Et la chèvre commence à vivre. Et Picasso est né ». La complicité fraternelle entre le peintre et le poète qu'Éluard qualifie de « sublime » dans une dédicace à Picasso ne prend fin qu'au décès du poète le 18 novembre 1952 : un an et un mois jour pour jour après cette conférence. Le manuscrit à l'encre bleu nuit ou au stylo bleu présente de nombreuses et importantes ratures et corrections. Un fragment en a été publié sous le titre « Le plus jeune artiste du monde » à la une du numéro des Lettres françaises du 25 octobre 1951 lui aussi consacré au peintre catalan avec une photographie par Man Ray surplombée en lettres capitales d'un large « PICASSO A 70 ANS ». Une double page est consacrée au peintre. Le texte de la conférence dans son intégralité est inédit. Ce sera le dernier texte d'Éluard consacré à son ami : les deux hommes venaient d'achever l'édition du Visage de la paix un recueil de 29 poèmes illustré d'une lithographie de Picasso. Éluard lui avait consacré dès 1944 un premier hommage aux Éditions des trois collines à Genève : À Pablo Picasso pour la collection « Les Grands peintres et leurs amis ». Le poète avait alors réuni tous les textes écrits sur son ami depuis la conférence « Je parle de ce qui est bien » : « En janvier 1936 à Barcelone lors de l'exposition organisée par ADLAN Amics de l'Art Nou en hommage à Picasso qui n'avait jamais été exposé en Espagne depuis 1900 Éluard joue le rôle d'ambassadeur itinérant du peintre ; il donne une conférence dans cette ville qui est radiodiffusée avant d'aller porter la bonne parole à Madrid. » Emmanuel Guigon directeur du musée Picasso de Barcelone dans la préface au catalogue Picasso - Éluard 2020. L'artiste traversait alors une grave crise : séparé d'Olga il s'est arrêté de peindre et s'est mis à écrire des poèmes. Entre les deux hommes tout converge alors : un même goût pour la poésie et une même vision de la création artistique. Leur amitié seize années durant jusqu'à la mort du poète va engendrer des oeuvres communes : la première sera Les Yeux fertiles parue en 1936 où les dessins de l'un répondent aux poèmes de l'autre. Un remarquable hommage du poète à son ami peintre. Ancienne collection Jacques Millot Paris Bibliothèque du Professeur Millot Ader 15 juin 1991 n° 66. S.l.n.d. [circa 1951]. 9 pages 1/2 en 10 f. (210 x 270 mm) à l'encre et au stylo bille sur papier « Montévrain - extra stron unknown
10434Villeneuve-lès-Avignon Poésie 42 24 juin 1942. 1 vol. 145 x 210 mm de 67 p. et 2 f. Broché. . Édition originale. Un des 75 premiers exemplaires sur vergé n° 58. . Cela à notre connaissance n'a jamais été signalé mais ce texte est celui d'une conférence d'avant-guerre que reprend ici Paul Éluard en vue de les faire publier par Pierre Seghers comme il s'en ouvre à son ami Louis Parrot dans une carte interzones du 14 avril 1942. Le 21 février 1939 à l'initiative de la compagnie du Diable écarlate dirigée par Sylvain Itkine dont la troupe avait joué dans les usines occupées lors des grandes grèves de juin 1936 Éluard était en effet intervenu au Proscenium d'Europe du Théâtre Pigalle et de nombreux encarts l'avaient annoncé dans la presse. Dans son édition du 25 mai 1939 Excelsior revenait sur l'événement et parlait expressément d'une « séance de poésie involontaire et de poésie intentionnelle » présentée par une conférence de Paul Éluard où à côté des poèmes de Rimbaud d'Apollinaire de Laforgue et de Raymond Roussel on entendait le « Vieux Paralytique » de Jules Jouy les « Admirables Secrets du Grand Albert » un rêve d'un enfant de onze ans une lettre de la religieuse portugaise et les « Impudiques » de Victor Litschfousse. « J'ai lu votre texte et les citations avec une belle joie s'enthousiasme Seghers auprès d'Éluard dès le 22 mai 1942 je suis ravi et je vais m'employer au succès absolument certain. . Je pars pour Lyon mardi apporter le texte à l'imprimeur. Je veux une typo simple mais heureuse. Je prends pour vous mes dernières rames de papier ». Deux jours plus tard dans une lettre à Parrot du 24 mai Éluard souhaitant son livre « utile fécond » précise son « intention profonde » : « amener l'esprit poétique en France dans des contrées mal appréciées jusqu'ici à une plus vaste objectivité à sa mère "la vie de tous les hommes" ». Tandis que des fragments de citations sont confiés au groupe la Main à plume de Noël Arnaud qui les publie avec d'autres textes dans La Conquête du monde par l'image le projet s'enrichit encore de quelques citations nouvelles qu'Éluard communique à Parrot dans deux lettres des 30 et 31 mai 1942 Éluard livre d'identité p. 186 puis des tracasseries de la censure retardent un peu le projet de sorte que le livre est sous presse le 8 juillet 1942 seulement en retard sur l'achevé d'imprimer. « Si profond que soit l'engagement de Paul Éluard dans la vie politique et nationale fera remarquer Decaunes dans sa biographie p. 202-203 il n'en renonce pas pour autant à ce qui demeure à ses yeux la plus haute fonction de la poésie : la découverte la conquête par le moyen du langage à travers le langage de tous les trésors de l'homme . C'est pourquoi la publication en pleine occupation de Poésie involontaire poésie intentionnelle est d'un certain point de vue un acte au moins aussi significatif que celle des poèmes de résistance. » C'était d'ailleurs en ce sens qu'il s'était rapproché de Noël Arnaud. Bande à parution conservée. Villeneuve-lès-Avignon, Poésie 42, (24 juin) 1942. 1 vol. (145 x 210 mm) de 67 p. et [2] f. Broché. unknown
32051Lausanne Mermod mai 1948. 1 vol. 120 x 170 mm de 176 p. et 2 f. Broché. . Première édition collective dont il n'a pas été tirés de grands papiers. Un des exemplaires imprimés du service de presse. Envoi signé : « à René Char que j'ai connu à ses vingt ans majeurs à l'âge où j'écrivais ces poèmes Paul Éluard ». . L'exemplaire rappelle utilement qu'il ne faut pas confondre ce volume Mermod avec le tout premier livre du poète publié sous son nom civil de Paul-Eugène Grindel Premiers Poèmes Paris Eymard & Cie 1913 tiré à compte d'auteur et dont Éluard reniera ensuite l'essentiel. Cet ouvrage publié en 1948 constitue la première véritable anthologie d'Éluard où le poète rassemble lui-même ses textes de jeunesse écrits entre 1913 et 1921 sévèrement triés et « rejugés » par l'exigence rétrospective. De cette période il ne garde que six poèmes parus individuellement en revue entre 1913 et 1918 puis y ajoute ensuite un choix de poèmes extraits du Devoir et l'inquiétude Les Poèmes pour la paix Les Animaux et leurs Hommes Pour Vivre ici et Les Nécessité de la vie. Paul Éluard a alors entre 17 et 26 ans ; il ne rencontrera René Char que près de dix ans plus tard en 1930 alors que dernier n'a que 23 ans « vingt ans majeurs » mais encore pour les deux hommes l'âge d'une jeunesse littéraire et poétique qui sera prolifique pour l'un et l'autre et les deux ensemble puisque les deux poètes signeront dès 1930 un livre en commun Ralentir travaux avec André Breton avant d'en produire un second en 1937 Neuve et Paliers qui ne sera publié qu'en 1960 sous les titres Deux poèmes. Lausanne, Mermod, (mai) 1948. 1 vol. (120 x 170 mm) de 176 p. et [2] f. Broché. unknown