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2 tomes in-12 (162 x 95 mm), demi-maroquin rouge à grands coins, dos janséniste à 5 nerfs, têtes dorées (rel. ca 1880), (8), 288 p., (1) f. d'avis au relieur et (4), 332 p., double suite de 2 vignettes de titre, d'un frontispice et de 6 planches gravées. Seconde édition donnée immédiatement à la suite de la première, illustrée d'une double suite de 2 fleurons de titre différents, d'un frontispice et de 6 gravures "fantastiques". Il s’agit des mêmes planches que celles de l’originale mais gravées à nouveau. Le frontispice porte en légende: "Frontispice des Bijoux", les autres la mention: "Les Bijoux". Les vignettes de titre sont différentes, la première représente un sultan et un autre homme regardant une femme couchée, à moitié nue; la seconde figure un amour tirant le rideau d’un lit à baldaquin. Le présent exemplaire contient, en sus, une deuxième suite des épreuves des gravures tirées de la troisième édition, identiques mais inversées en miroir. Adams, décrit un exemplaire possédant cette même particularité dans son commentaire "3" de cette édition BI2 (II, p. 29). Première oeuvre romanesque de Diderot, ce roman libertin à clef met en scène Louis XV sous les traits du sultan Mangogul du Congo, qui reçoit du génie Cucufa un anneau magique possédant le pouvoir de faire parler les parties génitales ("bijoux") des femmes. En tournant la bague vers elles, leurs "bijoux" relatent sans détour leurs prouesses sexuelles. "Décrivant les moeurs de la cour du point de vue du désir féminin, le roman dresse le tableau d'une société libérée, où l'on multiplie les partenaires sexuels, où les apparences sont trompeuses et où la véritable tendresse est rare" (Bebelio). Le futur Encyclopédiste regarda plus tard cette oeuvre comme une sottise de jeunesse qu'il aurait souhaité réparer par "la perte d'un doigt", selon le témoignage de Naigeon. (Adams, BI2. Tchemerzine-Scheler, II, 922). Réparation au verso du titre du second tome, sans perte. Des clichés photographiques des vignettes de titre de la première édition ont été interfoliés. Très bon exemplaire, grand de marges, bien complet du feuillet de "l’Avis au relieur" qui manque le plus souvent.
2 volumes in-16, plein veau blond moucheté de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de veau bronze, triple filet d'encadrement sur les plats, filets sur les coupes, tranches dorées, (8), 220 p. et (4), 248 p., 7 planches gravées hors texte dont une en frontispice. Jolie édition donnée par Cazin illustrée de 7 figures très originales. Première oeuvre romanesque de Diderot, ce roman libertin à clef met en scène Louis XV sous les traits du sultan Mangogul du Congo, qui reçoit du génie Cucufa un anneau magique possédant le pouvoir de faire parler les parties génitales ("bijoux") des femmes. En tournant la bague vers elles, leurs "bijoux" relatent sans détour leurs prouesses sexuelles. "Décrivant les moeurs de la cour du point de vue du désir féminin, le roman dresse le tableau d'une société libérée, où l'on multiplie les partenaires sexuels, où les apparences sont trompeuses et où la véritable tendresse est rare" (Bebelio).. Le futur Encyclopédiste regarda plus tard cette oeuvre comme une sottise de jeunesse qu'il aurait souhaité réparer par "la perte d'un doigt", selon le témoignage de Naigeon. (Adams, BI.14.Cohen, p. 303. Corroënne, 'Manuel du Cazinophile', XXII, p.106). Petit accroc aux coiffes. Mors légèrement frottés. Quelques cahiers brunis. Bon exemplaire, relié à l'époque.
2 tomes reliés en un volume in-12 (166 x 97 mm), maroquin grenat de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, plats encadrés de triples filets dorés garnis d'un petit fleuron d'angle, roulette sur les coupes et les chasses, (8), 288 p. et (4), 332 p., 2 vignettes de titre gravées. Edition publiée l'année de l'originale, la troisième, conforme à la description donnée par Adams. Exemplaire sans les planches. La première oeuvre romanesque de Diderot. Dans ce roman libertin et "philosophique", Louis XV sous les traits du sultan Mangogul du Congo, reçoit du génie Cucufa un anneau magique qui possède le pouvoir de faire parler les parties génitales ("bijoux") des femmes... Diderot regardait son oeuvre comme une sottise de jeunesse qu’il souhaitait réparer par "la perte d’un doigt", selon le témoignage de Naigeon. (Adams, BI3. Cohen, 303). Petite étiquette ancienne de la librairie Méquignon-Junior. Restauration aux mors. Pièces de titre renouvelées. Bon exemplaire, relié en maroquin.
In-12, broché, couverture d'attente grise, 150 p. (titre inclus), (1) f. blanc, 6 figures gravées hors texte, entièrement non rogné. Rare édition à la date de l'originale, illustrée de 6 figures. Elle a été rajoutée par L. Scheler, dans ses addenda à Tchemerzine (I, 925), pour signaler que cette édition est "fort rare". Selon A. Gerits ('A short Contribution', p. 293), cette édition aurait été imprimée à Amsterdam chez Marc-Michel Rey. Ce texte qui devait provoquer l'arrestation et l'incarcération de Diderot au Donjon de Vincennes, marque une étape décisive dans la pensée du philosophe, la rupture avec le néo-spinozisme de ses débuts et son évolution vers des positions matérialistes et athées. (Adams, LG4. Niklaus, L3. Tchemerzine-Scheler, I, 925 note rajoutée). Papier bruni et roussi par endroit. Bon exemplaire entièrement non rogné.
In-12 (154 x 87 mm), plein veau havane de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, plats encadrés de triples filets dorés, tranches dorées, x, 400 p., (12) p. d'errata et de table, 5 figures sur 4 planches gravées hors texte dont une dépliante, exemplaire imprimé sur papier fort. Edition originale de quatrième émission qui fournit le "stade ultime du texte". Elle est augmentée, sans interruption à partir de la p. 242, des ajouts donnés par Diderot et son éditeur aux cahiers de premier tirage. Elle possède une page de titre recomposée pour l’occasion, 400 pages suivies d'une page d'errata et de 11 pages de table. 5 figures disposées sur 4 planches. 2 figures sont regroupées sur une même planche dépliante (vers de "Lucrèce / Virgile" ensemble avec "Trois mesures de musique"). Les feuillets A2, D4, et L5 sont cartonnés. Le livre a été publié, au moins en partie, par Jean-Baptiste Bauche fils, sans nom d’éditeur mais avec la permission tacite du nouveau et libéral directeur de la librairie, Malesherbes bien que l'auteur soit sous le coup d’une lettre de cachet, emprisonné à Vincennes. Diderot y expose ses conceptions novatrices sur la formation du langage et annonce plusieurs de ses théories esthétiques notamment "le modèle idéal", "le sublime" ou "le spectateur de sang-froid", théories qu’il reprendra par la suite dans ses "Salons" ou dans le 'Paradoxe sur le comédien'. (Adams, LH4. Tchemerzine-Scheler, II, 929 notes de L. Scheler). Très bel exemplaire, très frais, grand de marges, imprimé sur papier fort, très bien relié à l'époque.
In-12 (159 x 92 mm), cartonnage à la Bradel de papier dominoté XVIIIe s., pièce de titre de maroquin bordeaux fileté or, tranches rouges (rel. moderne signée de Goy & Vilaine), (2), 136 p., (12) p. de table, planche frontispice gravée. Edition originale de premier tirage selon Tchemerzine-Scheler et Niklaus, de troisième tirage selon Adams qui émet l'hypothèse que le texte en aurait été entièrement recomposé. Planche gravée en frontispice: "La vérité arrache le masque à la superstition". (Roland Mortier, in 'Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie', n°25, 1998). Dans ce volume scandaleux, Diderot s’attache, par aphorismes, à explorer les voies d’une morale fondée sur la raison, la réhabilitation des passions et la libre pensée, affranchie du joug de la religion. "La pensée qu'il n’y a point de Dieu n'a jamais effrayé personne; mais bien celle qu’il y en a un, tel que celui qu’on me peint" (Aphorisme n°IX, p. 13). "Ce livre mérite d'être considéré, vu les polémiques et les échos qu'il suscita, comme l'un des plus importants du XVIIIe siècle" (Wilson, ‘Diderot’, p. 47). (Adams, PD3. R. Niklaus, 'Pensées philosophiques', Droz, 1950, P1, p. 50: "premier tirage rare". Tchemerzine-Scheler, II, 919). Bel exemplaire, frais, très grand de marges, dans une fine et très décorative reliure de papier dominoté du XVIIIe siècle.
In-12 (169 x 97 mm), maroquin rouge vermillon, dos à 5 nerfs guillochés or, orné de compartiments garnis aux petits fers et cloisonnés de doubles filets dorés, triple filet d'encadrement sur les plats, daté en pied, tranches dorées sur témoins, charnières intérieures du même maroquin, large dentelle intérieure dorée (rel. moderne dans le goût de l'époque), (2), 136 p., (12) p. de table, planche frontispice gravée. Edition originale de premier tirage selon Tchemerzine-Scheler et Niklaus, de troisième tirage selon Adams. Planche gravée en frontispice: "La vérité arrache le masque à la superstition". "Le premier pas philosophique de Diderot, qui lui ouvrit brillamment la carrière de celui qui allait devenir un des plus grands philosophes du siècle des Lumières". Dans ce volume qui fit scandale, Diderot s’attache, par aphorismes, à explorer les voies d’une morale fondée sur la raison, la réhabilitation des passions et la libre pensée, affranchie du joug de la religion. "Ce livre mérite d'être considéré, vu les polémiques et les échos qu'il suscita, comme l'un des plus importants du XVIIIe siècle" (Wilson, ‘Diderot’, p. 47). L'ouvrage fut immédiatement condamné par un arrêt du Parlement de Paris. L’arrêt reprochait notamment de présenter "aux esprits inquiets & téméraires le venin des opinions les plus criminelles & les plus absurdes dont la dépravation de la raison humaine soit capable ; & par une incertitude affectée, place toutes les Religions presque au même rang, pour finir par n’en reconnaître aucune". (Adams, PD3. Selon R. Niklaus, 'Pensées philosophiques', Droz, 1950, P1, p. 50: "premier tirage rare". Tchemerzine-Scheler, II, 919). Petite signature ex-libris ancienne sur le titre "Perard". Très bel exemplaire, de marges exceptionnellement grandes, non rogné, dans une éclatante et fine reliure de maroquin rouge de maître.
In-12 (157 x 93 mm), broché, couverture de papier gris d'attente, 65 p., (7) p. de table, titre compris. Edition clandestine attribuée par Robert Niklaus à l'éditeur parisien Laurent Durand ou à l'un de ses associés. "Le premier pas philosophique de Diderot, qui lui ouvrit brillamment la carrière de celui qui allait devenir un des plus grands philosophes du siècle des Lumières". "Ce livre mérite d'être considéré, vu les polémiques et les échos qu'il suscita, comme l'un des plus importants du XVIIIe siècle" (Wilson, 'Diderot', p. 47). L'ouvrage fut immédiatement condamné par un arrêt du Parlement de Paris. (Adams, PD6. Niklaus, 'Pensées philosophiques', Droz,1965, P4, p. 51). Papier un peu bruni. Bon exemplaire.
In-12 (157 x 97 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges, (2) f. (titre et "Aux jeunes gens"), 99 p. et (5) p. de table. Edition probablement hollandaise, selon Adams. Le texte est conforme à celui de la première édition de 1754, avec les modifications et les augmentations. "Les fautes sont ici corrigées, d'où suppression de l'errata" (Tchemerzine-Scheler, II, 938). (Adams, PE4. Tchemerzine-Scheler, II, 938). Petit cachet clair ex-libris au titre :" Bibliothèque positiviste". Rousseurs éparses. Bon exemplaire, bien relié à l'époque.
In-12, plein veau marbré de l'époque, dos lisse orné de compartiments cloisonnés et fleuronnés, pièce de titre de maroquin havane, coupes filetées, tranches rouges, (1) f. de titre, (2) f. "Aux jeunes gens...", (1) p. de départ, [-3], 206 p., (6) f. de table et errata. Seconde édition, en partie originale, "considérablement complétée et transformée". On a cru longtemps qu'il s'agissait de la première, mais il existe une rarissime édition datée de 1753 intitulée 'De l'interprétation de la Nature' (que Wilson qualifie "d'édition témoin"). "L’oeuvre emblématique de l’esprit des Lumières", que l’on a qualifié de 'Discours de la méthode' du dix-huitième siècle. "C'est un livre qui suggère nombre des plus importants problèmes de la philosophie des sciences, un livre exploratoire qui lance des éclaireurs sur les frontières de la connaissance" (Wilson, 'Diderot', p. 158). (Adams, PE2. Conlon, 'Siècle des Lumières', 54:616. Tchemerzine-Scheler, II, 937). Petite signature ex-libris de l'époque sur le titre "Chalette". Bel exemplaire, très frais, grand de marges, imprimé sur papier fort, bien relié à l'époque.
In-12 (156 x 106 mm), broché, couverture de papier marbré, (4) p. (titre et "Aux jeunes gens"), 97 p. et (7) p. de table. Edition française, probablement provinciale, la troisième selon Adams. (Adams, PE3. Tchemerzine-Scheler, II, 937 consacre un article à cette édition). Auréole claire au fond du titre sans gravité. Petite restauration de papier au dernier feuillet sans perte. Bon exemplaire, à toutes marges, entièrement non rogné.
[prob. Livorno o Lucca], [s.n.], [seconda metà del XVIII secolo], incisione in rame di mm. 355x225 (l'impronta della lastra), mm. 425x270 (il foglio). Numerata in lastra in alto a destra - Pl. XVII - e in basso a sinistra - 59. Tavola proveniente da una edizione dell'Encyclopedie di Diderot e d'Alembert (voce: Chymie). Ottime condizioni.
[prob. Livorno o Lucca], [s.n.], [seconda metà del XVIII secolo], incisione in rame di mm. 350x224 (l'impronta della lastra), mm. 423x265 (il foglio). Numerata in lastra in alto a destra - Pl. V - e in basso a sinistra - 130. Foglio con filigrana: sole con 14 raggi. Tavola proveniente da una edizione dell'Encyclopedie di Diderot e d'Alembert (voce: Corderie). Ottime condizioni.
In-4, broché, couverture papier bleu fort (rel. ancienne), (4), 80 p. Edition originale. Comme fonctionnaire au Bureau des Tailles d'Angoulême, Léonard Antoine du Tillet de Villars (1738-1809) fut l'un des premiers défenseurs de la nécessité d'établir un cadastre national, unique et centralisé afin de réformer l'impôt, sa répartition, le calcul de l'assiette et la perception, vers plus de justice fiscale. Le cadastre servira, par ailleurs, d'outil statistique pour mesurer de la richesse du royaume et de sa population et comme tel permettra d'évaluer les facteurs favorables à la puissance de l'Etat. Turgot qui ne partageait pas le point de vue centralisateur de Tillet du Villars le démît de ses fonctions. Cette étude constitua une source théorique de première importance pour Gracchus Babeuf, organisateur de la "conjuration des Égaux" et précurseur du communisme (cf. V. Daline, 'G. Babeuf', p. 110, 128 et 145). (INED, 1693. Kress, S.4977. Stourm, 'Finances de la France', p. 142). Bon exemplaire.
Paris, Gallimard, Encyclopédie de la Pléiade, (19 ème vol de cette collection), 1965. fort in-12, reliure éditeur, rhodoïd et étui, XVII (préface)-2010 pp. Bel exemplaire. Ouvrage non réédité.
In-8, broché (sans couverture), 16 p. Édition originale. Bilan financier de la Caisse d'escompte, établi à la suite du prêt accordé à l'Etat en janvier 1790, qui dégage les intérêts et frais financiers dus par le Trésor public ce 1er juillet 1790. Le Comité des finances, dont DUPONT de NEMOURS faisait encore partie, examine la situation de la Caisse d'escompte et autorise, par décret, le remboursement. (Goldsmiths, n° 14294. Stourm, p. 173)
In-8, broché, couverture papier marbré moderne, 8 p. Édition originale. Le rapport qui fixait les exceptions au tarif uniforme institué sur le commerce des marchandises à l’intérieur du territoire national. Suivi du "Projet de décret" adopté par l’Assemblée nationale. (Goldsmiths, 'Online catalogue', 14941.27). Bon exemplaire.
In-8, broché, couverture papier marbré moderne, x, 136 p., faux-titre et titre imprimés en rouge et noir. Edition à la date de l'originale. A l'occasion de la publication de l'ouvrage de Linguet qu'il réfute, Dusaulx intervient sur la question de l'emprisonnement, l'organisation des prisons (particulièrement la Bastille) et la justice pénale dans ses rapports avec les institutions politiques. Il appuie sa réflexion sur des expériences à l'étranger. Très bon exemplaire, très frais.
In-12, broché, couverture papier bleu moderne, 204 p. (qqs auréoles). Une des trois éditions parues l'année de l'originale, celle-ci à l'adresse de Rotterdam. "Ouvrage écrit pour la correction des abus; il envisage les réformes à apporter. Tous les sujets sont traités: gouvernement, finances, biens du clergé, armée, transports, population…" (M. Blanc, p. 81). Sur cet ouvrage distingué pour son intérêt et son originalité: "mesurer la cohérence d'un point de vue idéologique d’une fraction de la noblesse confrontée aux remises en cause qui pèsent sur sa situation économique et sociale, sur les choix du gouvernement, sur son avenir", cf. Daniel Roche: 'Noblesse et économie morale: le comte de Forges' in: 'Pour la Révolution française: Recueil d'études en hommage à Claude Mazauric', Université de Rouen, 1998, p. 23-30. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 64:787. Goldsmiths, Kress library of economic literature, n°9948.3).
2 tomes reliés en un volume in-12, plein veau moucheté de l'époque, dos à 4 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches marbrées, (4), 160 p. et (2), 186 p. "Nouvelle édition revue et augmentée", en deux volumes, imprimée probablement à Berlin. Titre imprimé en noir et rouge. Au titre, portrait de Frédéric dans un médaillon gravé par J.C.G. Fritzsch. Nombreux ornements typographiques. Frédéric II composa cet essai sur le modèle du 'Siècle de Louis XIV' de Voltaire et l'oeuvre lui valut les louanges de l'Europe des Lumières toute entière. Quelques rousseurs éparses. Reliure un peu frotté. Bon exemplaire, relié à l'époque.
2 volumes in-12, broché, couverture de papier marbré de l'époque, dos renforcés, ensemble protégé sous emboîtage moderne, (4), 253, (2) p. de table et (4), 212, (1) p. d'errata, portrait frontispice gravé. Edition publiée l'année de l'originale, "revue, corrigée, & augmentée des variantes des éditions précédentes", illustrée d'un portrait gravé. T.I: Odes. Épîtres. T.II: L'Art de la guerre. Épîtres familières. Pièces diverses. Lettres en vers et en prose. Bon exemplaire, intérieur très frais, entièrement non rogné, protégé sous emboîtage.
In-8, plein veau de l'époque, dos orné à nerfs, déf. à la coif. sup., xvi, 439 p., (2) f., annotations sur le titre et sur le dernier f. Edition originale. INED, 1984 : "Historique, religieux et démographique. (...) Point de vue physique, national et économique. (...) Le célibat est contraire à la prospérité ; la seule richesse vient de l'agriculture et de l'industrie ; or les ecclésiastiques possèdent le tiers des biens du royaume, et la France est sous-peuplée." La publication de cet écrit qui fit scandale signala l'abbé Gaudin à l'attention du parti révolutionnaire. Fidèle à ses principes, Gaudin se maria.
In-12, broché, couverture de papier vieux rose d'origine, étiquette de titre imprimée au dos, (1) f. de titre orné d'une vignette, 227 p., frontispice. Edition originale et unique illustrée d'un frontispice et d'une vignette de Berthet. Roman sentimental, représentatif du style Directoire, idyllique et allégorique, se situant dans l'Antiquité hellénique. Il relate l'initiation sentimentale et esthétique d'un jeune artiste peintre de Nisée près de Mégare, dans l'Attique. L'auteur, Joseph François Henri de Girard était originaire de Marseille. Très bel exemplaire, très frais, avec sa petite étiquette de libraire, tel que paru.
3 ouvrages reliés en un volume in-12, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux. 1- Edition originale. L'un des principaux pamphlets que lancèrent les "antiphilosophes" contre les Lumières et leurs représentants, Rousseau y est particulièrement visé. Docteur en théologie, l'abbé Joseph de Giry de Saint-Cyr devint précepteur du dauphin de France, conseiller d'État et membre de l'Académie française (1741). (Conlon, 'Siècle des Lumières', 58:751 et 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau', n°86. INED, 2053). 2- Edition originale. Avocat, conseiller à la cour des Aides de Provence et bibliothécaire de Marie-Antoinette, Moreau était engagé dans la lutte contre les Encyclopédistes qu'il plaisantait sous le nom de 'Cacouacs'. "Il les montre comme un corps organisé, possédant tout l'attirail nécessaire au combat, et marchant délibérément à l'assaut de la morale, de la religion et du gouvernement" (J. Proust, 'Diderot et l'Encyclopédie', p. 109). Présenté sous forme de voyage imaginaire, ce pamphlet eut un retentissement considérable et le sobriquet fit fortune. "Les Cacouacs ont porté un coup plus mortel à l'Encyclopédie qu'un arrêt du Conseil" en dit Malesherbes. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 57:1050 et 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau', n°81. INED, 3281). 3- Edition originale ornée d'un frontispice gravé dans un encadrement qui se rapporte à l'article "Capuchon". Directement dirigé contre Diderot et d'Alembert, l’ouvrage attaque le principe même de l'Encyclopédie, et réfute également, point par point, plusieurs articles particuliers. Il sera réédité à La Haye en 1759 sous le titre ironique de' Éloge de l’Encyclopédie et des Encyclopédistes'. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 52:712. INED, 612). Très bon exemplaire, très bien relié à l’époque.
2 volumes in-12, pleine basane de l'époque, dos à nerfs ornés de caissons dorés (défauts aux coiffes et aux mors), xxiv, 455 p. et (2), vi, 511 p., qqs auréoles. Edition originale. Erudit et numismate, membre des anciennes académies de peinture, Gros de Boze fut nommé pensionnaire de l’Académie des Inscriptions dont il devint secrétaire perpétuel en 1706, puis entra à l’Académie française le 28 février 1715 en remplacement de Fénelon. Histoire de l'Académie, recueil d'éloges des académiciens, bibliographie.