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22510S.l., s.n.1930. In-4, 57 pp., maorquin vert de Marot-Rodde mosaïqué de maroquin gris clair et orné de filets dorés au premier plat, dos long, important encadrement intérieur orné de même et d'un filet au palladium, doublure et garde de soie moirée verte, tranches dorées sur témoins, couverture conservée, chemise de demi-maroquin à bande vert orné de 2 filets au palladium doublée de basane grise, étui bordé (dos de la reliure et doublure de l'étui jaunis, une déchirure à cette doublure, quelques petites rousseurs, petits frottements et un accident à l'étui).
1928AMO-3868aris, Bernard Grasset, 1928 1 volume in-12 (18,5 x 12,5 cm) de 221-(3) pages. Reliure strictement de l'époque plein maroquin vert sombre doublé de maroquin chamois, dos à quatre nerfs saillants, doublure de maroquin poli sertie d'un filet doré, filets dorés sur les coupes (angles), gardes de moire beige, tête dorée, non rogné, couvertures (une couverture verte et une couverture blanche conservées, les deux plats et le dos, parfaites). Etui bordé de maroquin. Reliure signée Jean Duval (1894-1964). Le dos de la reliure et les bords de l'étui ont foncé. Quelques rousseurs, la plupart sur les tranches. Deux petites traces de choc sur l'étui (sans gravité). Superbe ensemble. Édition originale. Tirage de tête à 62 exemplaires sur Madagascar (n°4). Deuxième Cahier Vert de la troisième série. D'abord un roman, Siegfried et le Limousin (publié en 1922 chez le même éditeur), de Jean Giraudoux, ce dernier décida de l'adapter au théâtre en concentrant l'intrigue et fit ainsi son entrée triomphale dans le Gotha des jeunes auteurs au succès fulgurant. La première pièce de Giraudoux fut créée par Louis Jouvet, le 3 mai 1928. Inspirée très librement du roman Siegfried et le Limousin, elle raconte en quatre actes comment un allemand célèbre - qui a perdu la mémoire à la guerre - retrouve sa véritable identité de Français, sous la pression de son ennemi politique et grâce aux interventions subtiles de son ancienne maîtresse. Sur ce canevas, Giraudoux peignait de l’Allemagne un tableau contrasté, entre la séduction du romantisme et la menace d’un nationalisme revanchard. Incarnant un idéal pacifiste, cette pièce d’une écriture nouvelle connut un énorme succès et détermina le passage de Giraudoux à la scène et sa coopération viscérale avec Louis Jouvet. « J’avais appris que l’auteur de Siegfried et le Limousin songeait à son roman pour la scène. À vrai dire, lorsque je le rencontrai pour la première fois il avait déjà écrit une pièce qui aurait duré huit heures » (Louis Jouvet, L ’Ordre, 16 mai 1938). Giraudoux accepta de bon cœur de retravailler sa pièce, en tenant compte des remarques, des coupures, des propositions de son metteur en scène, et le 3 mai 1928, le rideau de la Comédie des Champs-Élysées se levait sur l’histoire du soldat Siegfried. Blessé au champ de bataille, frappé d’amnésie, il avait été soigné et rééduqué en Allemagne, pour devenir, dans ce pays, un personnage de premier plan. En réalité, Siegfried était un écrivain français que reconnut Geneviève, sa fiancée du Limousin. Mis devant le fait accomplir, il dût se rendre à l’évidence. Évènement théâtral de la saison 1927-1928, la première représentation de Siegfried réunit le Tout-Paris. Le souvenir de la Grande Guerre était encore présent dans les cœurs et le public se passionna. La critique fut souvent plus qu’élogieuse mais parfois indignée. Certains louèrent « l’humour attendri et le lyrisme familier » « le diagnostique précis » de l’auteur. Mais, tandis que le critique du Petit Journal se félicitait que « l’œuvre (soit) essentiellement pacifique », René Doumic de l’Académie Française s’insurgeait : « C’est le cœur serré, dans un profond sentiment de tristesse et d’humiliation, que j’ai assisté à la pièce de M .Giraudoux Siegfried, une pièce allemande par un auteur français, une pièce à l’honneur de l’Allemagne ». En dépit de ce méchant article, le spectacle connut une très jolie carrière. Il atteint la 300 ème représentation avant de partir en tournée à travers la France. Le Duo Giraudoux-Jouvet poursuivit son travail de mise en scène avec Amphitryon 38 (comédie en 3 actes), Judith, Intermezzo, etc. Les reliures signées Jean Duval sont réputées pour leur finesse d'exécution. Issu d'une grande famille de relieurs parisiens établis après la guerre de 1870. Jean Duval succéda à son père en 1921. Il exerça jusqu'à sa mort en 1964. Ancien élève de l'école Estienne, on lui doit la formation de nombreux relieurs, dont Pierre-Lucien Martin. Très bel exemplaire en maroquin doublé de Jean Duval.
224017Paris, Lib. Bachelin-Deflorenne, 1872-1877 21 vol in-8, demi-maroquin rouge à coins, dos à nerfs, tête dorée (Belz-Niédrée). Coins souvent usés, faiblesses à certains mors, accroc à un nerf du tome XIV.
222327Paris, Gide fils, 1823-1824 in-4 oblong (22 x 29 cm), 24 lithographies par Villain, coloriées, légendées et datées, demi-maroquin cerise à coins, dos lisse cloisonné en long et fleuronné, simple filet doré sur les plats, tête dorée, couverture d'attente avec étiquette de titre conservée (L. Pouillet). Mors un peu frottés.
18627700Paris, Poulet-Malassis, 1862. In-12 (180 x 115 mm), 2 ff. n. ch., 307 pp., 12 pp. de catalogue de Poulet- Malassis. Maroquin marron janséniste, dos à nerfs, auteur et titre dorés, double filet doré sur les coupes, doublure de maroquin rouge, triple encadrement de roulettes et filets dorés, fer floral en écoinçon, double garde de tabis noir et de papier peigné, tranches dorées sur témoins, couvertures conservées (Marius Michel).
195310681Paris, NRF Gallimard, 1953. In-12 (185 x 118 mm), 150 pp., 4 ff. n. ch., 1 f. bl. Maroquin fauve, plats incrustés d'un décor de marqueterie, dos lisse, tete doree, non rogné, couvertures et dos conserves (J-P Miguet).
16489342Paris, l’auteur, Loyson & Portier, 1648. In-4 (230 x 174 mm), 4 ff. n. ch., 367 pp., 1 p. n. ch. (nombreuses erreurs de pagination), 5 pl. (sur 7). Veau rouge, plats encadrés d’un triple filet à froid, armes dorées au centre, dos à 5 nerfs, filets à froid, pièce de titre verte, date en pied dorée, filet doré sur les coupes, roulette à froid sur les chasses, tranches marbrées à l'imitation des gardes, dos très légèrement plus foncé, petite épidermure au plat inférieur, titre-frontispice restauré avec manque dans l’angle supérieur, traces de mouillure ancienne à quelques feuillets (Bourlier).
19083406Paris, A. Blaizot, 1908. In-4 (29 x 20 cm), bradel demi-maroquin à coins, dos lisse, tête dorée, non rogné, couverture et dos conservés (reliure signée Kauffmann-Horclois). Edition originale posthume, illustrée d'un portrait de J. Barbey d'Aurévilly gravé à l'eau-forte par Noyon, d'après une photographie. Soixante-deux reproductions en fac-simile de dédicaces autographes. Tirage limité à 500 exemplaires numérotés, celui-ci un des 19 sur papier Japon, N°7, avec le portrait en deux états. Bel exemplaire. Quelques rousseurs sur la couverture.
1880DEZ-501Rouen, Augé, 1880 et 1884 pour le second volume, 2 volumes in folio de 156 pp et 153 pp, reliure en demi-maroguin à coins bleu signée CANAPE, os à 5 faux nerfs. Caissons ornés de fleurons dorés entourés d'un triple filet. Tirage limité et numéroté à 180 exemplaires. Tirage de tête des volumes avec triple séries d'épreuves 1/30 (numéro 26 et numéro 6). Bien complet des 24 eaux-fortes. Quelques petites épidermures sur les plats des volumes, coins émoussés. Intérieur frais et bien complet des Eaux-Fortes.
20778Paris, Édition surréalistes, 1932. 2 ouvrages en 1 vol in-8, 168 pp. + 168 pp., maroquin vert et rouge de J. Ardouin, plats de papier rouge et vert, filet doré en encadrement sur les plats, dos long, tête dorée, étui bordé (très légère insolation, petits frottements et une tache à l'étui).
207617Paris, Firmin Didot Frères, 1854-1860 19 vol. in-8, important index (tout le T. XIX), demi-chagrin maroquiné bleu nuit, dos lisse, filets dorés (Babin).
211662Paris, Chrétien Wechel, 1551 in-8, [2] ff. n. ch. (titre avec vignette de libraire, dédicace à François Olivier), ff. 3-106, [2] ff. n. ch. (privilège et marque du libraire répétée), maroquin bouteille, dos à nerfs orné de pointillés et caissons dorés, encadrement de triple filet doré sur les plats, double filet doré sur les coupes, tranches dorées, grand encadrement de filets, guirlandes et pointillés dorés sur les contreplats (Thibaron).
1889171073Paris; Léon Vanier, édition originale, tirage à 500 exemplaires (réf. Clouzot), 1 volume de format 19 x 13 cm, reliure plein maroquin signée P.-L. Martin, filets dorés, gardes moirées, chemise maroquin, toutes tranches dorées, non rogné, couverture et dos conservés, étui carton, 116 pages, bien complet du feuillet "Chasteté", très bel exemplaire.
19052831Paris Calmann-Lévy 1905 Grand in-8 (29 x 22,5 cm.), faux-titre, titre, 186 pp. 2ff. bl. couverture conservée. Plein maroquin rouge, décor géométrique de filets, tranches dorées, dos lisse, étui. (reliure signé de Ch. de Samblanx). 28 gravures originales à l'eau-forte, à l'aquatinte et à la pointe-sèche.Edition tirée à 300 exemplaires, celui-ci est un des 60 sur papier du Japon de la manufacture de Shizuoka. Le bulletin de souscription est relié en fin d'ouvrage.
19261284Paris Editions d'Art Devambez 1926 In-4 (30 x 25 cm.), plein maroquin bleu, plat mosaïqué figurant Venise et sa lagune, avec deux gondoles au premier plan, doublure de maroquin vert et bleu, gardes moirées (Lucie Weill). Edition tirée à 230 exemplaires, celui-ci est un des 50 sur Japon impérial (second papier) contenant deux états des eaux-fortes et un croquis original.
22663Paris, L. Curmer, 1838. In-4, LVI-458 pp. 78 pl., maroquin bleu nuit de Capé, décor doré à la Duseuil sur les plats, dos à nerfs orné de caissons dorés, bordure intérieure ornée de dentelle dorée, tranches dorées, étui bordé (quelques petites rousseurs, petits frottements à l'étui).
184221299Paris, J.J Dubochet, 1842 ; collection des 50 livraisons hebdomadaires reliée en un volume in-4° (275 x 190 mm) demi-maroquin à grain long à coins, dos à nerfs décorés et dorés, grandes compositions dorées aux plats et à froid de style romantique, titre et date dorés, filet doré sur les plats, tête dorée sur témoins, non rogné (Yseux, successeur de Thierry Simier) ; [4] fx titre et titre, LXVI, [2], 472 pp., 50 planches hors-texte gravées sur bois et tirées sur papier teinté, 4 planches H.T d’oiseaux dessinés par Edouard Traviès, gravées en taille douce, aquarellées et gommées, deux portraits en camaïeu par Karl Girardet, lithographiés par Andrew et Felior et 110 planches grands sujets gravés sur bois in-texte, grand plan dépliant du jardin des plantes par Paul Legrand relié ensuite, collection complète des 50 couvertures (en réalité 49, le dernier numéro étant 49-50) des livraisons parues depuis le 1er juin 1841 et dont le premier plat est illustré, à compter du n°12, de 6 bois gravées différents, répétés.
In-8, 562p. Exemplaire enrichi d'un envoi autographe signé de l'auteur à la Princesse Isabeau de Beauvau daté de novembre 1858. Dans une reliure postérieure, parfaitement établie signée Pierre-Lucien Martin. Ex-libris sur contreplat.
18303542Paris, J. Barbezat, 1830 ; 4 tomes, in-8, demi-veau glacé aubergine, dos lisses ornés de grandes compositions romantiques dorées, titres dorés (reliure de l’époque, Vernier-Reitz) ; 512-516-415-535 pp.
210205Paris, Louis Bilaine, 1661 in-8, [2] ff. n. ch. (titre, avis au lecteur), 592 pp., un f. n. ch. de privilège, (saut de page sans manque pages 384-387) maroquin cerise, dos à nerfs orné de pointillés, guirlandes et caissons richement ornés, dorés, encadrement de triple filet doré sur les plats, double filet doré sur les coupes, tranches dorées sur marbrure, large guirlande intérieure en encadrement sur les contreplats (Brany).
225701Paris, Guillaume, 1825 - 1829 2 titres en 17 vol. in-8, demi-veau cerise, dos à nerfs orné, filets dorés sur les nerfs, fleurons et filets à froid (Thouvenin).
20122Paris, de l'imprimerie de P. Didot, 1795. 2 vol. in-12, VIII-256 pp. 104 pl. + 298 pp. 84 pl., maroquin vert émeraude de David, triple filet doré en encadrement sur les plats, dos à nerfs orné de caissons dorés, bordure intérieure ornée de dentelle dorée, tranches dorées sur marbrure (quelques petits frottements, rousseurs éparses).
29168Paris, Librairie Nouvelle, 1858. In-8°, 562p. Reliure demi-maroquin citron à longs grains à coins, dos lisse avec titre doré et décor en noir, tête dorée, couverture conservée. [signée P.-L. Martin en queue]
1889AMO-3953Paris, Librairie Mondaine, A. Boeswillwald, s.d. (1889) 1 volume grand in-8 (25,7 x 17,5 cm) de XXII-494 pages. Nombreux portraits gravés. Reliure strictement de l'époque plein maroquin rouge vif, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, plats décorés à la Duseuil, large jeu de roulettes et filets dorés en encadrement intérieur des plats, tête dorée, autres tranches non rognées, les deux plats de couverture conservés en parfait état. Boîte cartonnée à ouverture vers le haut (reliure de l'époque signée L. GRETZINGER). Superbe exemplaire, comme neuf. Intérieur parfait, immaculé, sur beau papier vélin. Édition originale. Exemplaire unique imprimé pour l'auteur sur papier vélin de cuve (non justifié). Exemplaire de l'auteur, relié pour sa bibliothèque par son relieur (Louis Gretzinger). On joint une carte autographe de l'auteur avec son nom en tant que membre de la Société des Gens de Lettres. Edouard Montagne (1830-1899) était romancier, librettiste, auteur dramatique et vaudevilliste français (surtout). D'abord économe de l'hôpital des Enfants, il devient journaliste et collabore au Mémorial diplomatique, au Figaro et à Gringoire. Ses pièces ont été représentées sur les plus grandes scènes parisiennes du XIXe siècle : théâtre des Délassements-Comiques, théâtre Beaumarchais, théâtre des Folies-Dramatiques, théâtre de l'Ambigu-Comique, etc. Montagne est aussi (et surtout) connu comme le délégué du comité de la Société des gens de lettres, auquel Octave Mirbeau s'affrontera lors de l'affaire Zola-Jean Grave, en août 1891. Nous comptons une vingtaine de pièces de théâtre écrites entre 1854 et 1880, dix romans publiés entre 1866 et 1893, un recueil de nouvelles publié en 1885, et cinq ouvrages dit d'érudition sur divers sujets. Son Histoire de la Société des Gens de Lettres est un ouvrage érudit, très complet et très estimé. Exemplaire relié pour l'auteur sur ses recommandations, en plein maroquin rouge, comme tous les ouvrages de sa bibliothèque que nous avons pu étudier. Louis Gretzinger, relieur à Paris, 45 rue de Sèvres, fut semble-t-il son unique artisan-relieur. Nous possédons plusieurs autres ouvrages reliés dans le même style à la même époque (dans les années 1875-1890). Les reliures de Gretzinger sont assez rares sur le marché et celles que nous avons sous les yeux démontrent un savoir faire de qualité, digne des Chambolle-Duru et autres Allô, relieurs à la même époque. Nous tenons à disposition des amateurs une petite étude que nous avons réalisée sur ce relieur méconnu. "Depuis décembre 1837, jour où Louis Desnoyers, alors directeur du Siècle, fonda la Société des gens de lettres, cette institution a rendu assez de services aux écrivains individuellement et, par suite, à la littérature en général, pour que tout ce qui se rapporte à son histoire soit utile à connaître, lorsqu'on s'intéresse au mouvement intellectuel contemporain. François (de Neufchâteau) avait bien, dès 1802, essayé de centraliser et de solidariser les efforts et les intérêts de la République des lettres, comme on disait encore, en fondant une Société en faveur des savants et des hommes de lettres, ouverte au public tout entier. Mais cette Société, institution de protection bien plus, que de confraternité et d'appui mutuel, dura peu. De nouveau, comme le disait Balzac, "notre famille littéraire s'en allait éparse dans les mille sentiers de la publicité; on a voulu la grouper, la constituer fortement, sagement, dans des conditions d'unité imposante. On a entendu créer un centre où les forts tendissent la main aux faibles, où les ressources de l'association vinssent en aide aux misères de l'isolement." Et l'on y a réussi. Sans être aussi convaincu que l'éminent auteur de la préface, M. Jules Claretie, que tout ce qui s'est fait dans la Société a été bien fait, et que les passions peu avouables, disons le mot, les vilenies de la nature humaine ne s'y soient de temps en temps fait jour, je reconnais hautement et avec tous qu'à ces réserves près, auxquelles n'échappe aucune institution humaine, l'oeuvre de la Société des gens de lettres est bonne et qu'il n'y a point d'exagération à dire qu'elle mérite bien de la patrie. Il y a plusieurs années déjà qu'une commission spéciale avait été nommée, au sein même de la Société, pour faire l'histoire de sa formation, de ses développements et de ses travaux. Mais des causes diverses, dans lesquelles la mort a été le grand facteur, avaient empêché cette commission de remplir sa tâche. Seuls, MM. Élie Berthet et Charles Joliet avaient individuellement taillé quelques pierres, amené à pied d'oeuvre quelques matériaux pour l'édifice projeté. La Société a donc choisi un délégué spécial, M. Montagne, pour compulser ses archives et rédiger, du moins, sa chronique. « C'est moins une histoire sans doute que des mémoires familiers que nous donne aujourd'hui M. Montagne, dit fort justement M. Clarétie mais combien de faits intéressants, combien de noms illustres ne rencontre-t-on point dans ces pages, échos des séances de nos comités. Ce livre valait la peine d'être publié il ajoute un chapitre à l'histoire littéraire de ce temps. Chapitre documentaire, où les faits sont classés à leur date et sans phrases par un annaliste scrupuleux. Ce livre est, on peut le dire, la collection des bulletins de notre grande, armée littéraire. Avec un profond scrupule et une conscience rare, M. Montagne les a réunis depuis longtemps et les publie aujourd'hui. C'est le don d'avènement qu'il offre, pour le cinquantenaire, à la Société maintenant solide et respectée. Ajoutons que de nombreuses gravures, suffisamment exécutées et bien venues, donnent les portraits ressemblants des membres les plus célèbres de la Société." (Bernard-Henri Gausseron, in Le Livre, Bibliographie moderne, livraison n°101 du 10 mai 1888). Splendide exemplaire de l'auteur et relié pour lui de cet important ouvrage documentaire.
171680Paris, 1815 in-8, [4]-73 pp., maroquin cerise à long grain, dos à nerfs orné de filets, pointillés et fleurons dorés, encadrement de double filet doré sur les plats, guirlande dorée sur les coupes, tranches dorées, guirlande de volutes dorées intérieure, gardes doublées de tabis vert (Thouvenin).