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19330497Paris, Firmin-Didot et cie, 1933. Deux volumes reliés en un, complet. Un fort in-12 de 18 x 12 cm, (xxxi) 561 + 566 pp. Reliure moderne pleine percaline bleu roi, charnières à la Bradel, plats muets, dos lisse avec nom d'auteur et titre en majuscules frappées or. Couvertures conservées. Dédicace, préface et biographie de Gobineau en tête du premier volume, table des matières à chaque fin de volume. "La chute des civilisations est le plus frappant et en même temps le plus obscur de tous les phénomènes de l'histoire. En effrayant l'esprit, ce malheur réserve quelque chose de si mystérieux et de si grandiose, que le penseur ne se lasse pas de le considérer, de l'étudier, de tourner autour de son secret. Quand, après un temps de force et de gloire, on s'aperçoit que toutes les sociétés humaines ont leur déclin et leur chute, toutes... alors on est contraint de constater que toute agglomération humaine, même protégée par la complication la plus ingénieuse de liens sociaux, contracte, au jour même où elle se forme, et caché parmi les éléments de sa vie, le principe d'une mort inévitable." C'est en s'interrogeant sur les raisons de la chute des civilisations que le comte Arthur de Gobineau s'intéressa aux différences anthropologies entre les différents groupes d'êtres humains. Précurseur, pétri d'un certain pessimisme romantique, Gobineau fut davantage un penseur et un essayiste qu'un scientifique, ce qui lui reprocheront des générations ultérieures de chercheurs tels que Francis Galton ou Georges Vacher de Lapouge. Cependant, et comme ce dernier le remarquait (L'Aryen, son rôle social, 1899), l'érudition et la pensée gobiniennes ont parfois pointé vers des conclusions ou des hypothèses qu'il était difficile d'avoir sans outils scientifiques. Un classique ("souvent cité, jamais lu") qui a souffert d'amalgames négatifs au XXe siècle et que le XXIe va très certainement redécouvrir. Souvent réédité jusqu'à la Seconde guerre mondiale mais plutôt peu courant.