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8816Collection suivie et sans manque du début de la revue (1922) jusqu'à 1930. Cette collection se présente en 9 volumes annuels. Chaque année constitue un tome ; reliure demi-basane bordeaux, dos carré à nerfs, titre et année dorés (reliure uniforme à tous les tomes). Bon état. // Textes de et sur : François-Paul Alibert, Charles Baudelaire, Pierre Camo, Francis Carco, Philippe Chabaneix, Tristan Derème, Edouard Dujardin, Fagus, Charles Forot, Georges Fourest, Léon-Gabriel Gros, Jean Lebrau, Louis Le Cardonnel, Charles Le Goffic, Gilbert Lely, Henri Martineau, Louis Pize, Arthur Rimbaud, André Salmon, Paul-Jean Toulet, Léon Vérane, Francis Viélé-Griffin
1934La plupart au verso de documents émanant de la préfecture de la Seine (formulaire « Assistance aux femmes en couche », formulaire « Bordereau des pièces adressées », etc.), 21 x 26,5 cm, rédigé autour de 1929 (comme en témoignent les tampons de la préfecture). Réjouissante nouvelle dans le plus pur style de Fagus, intitulée « Ceci n’est pas un conte ». Les variations dans la graphie laissent transparaître la "tonalité éthylique" du génie de Fagus. Transcription du début et de la fin du texte : " L’Académie Martin-Nadaud n’admet en son sein que des Bellevillois d’origine, au nombre de 13, afin de signifier son mépris de la superstition. Elle s’assemblechaque vendredi pour l’apéritif, au café-bar de l’Île d’amour, place du Guignier, et plus solennellement déjeune, le premier vendredi du mois, au restaurant du Lapin vengeur, vis-à-vis le lac St Fargeau. Elle approfondit là et résout tous problèmes : philosophiques, littéraires, artistiques, voire métaphysiques (la politique demeurant exclue) mais ne décerne pas encore de prix, pour des raisons. En ces occasions, lesalon à elle réservé reçoit sur la cheminée les bustes, provisoirement en plâtre, de Martin-Nadaud, le tribun et moraliste, et du poète Alexandre-Charles Magne. Sous celui du Joubert de Belleville est calligraphié son aphorisme historique : « Quand le bâtiment va, tout va. » Sous celui du grand lyrique, ce distique, lequel d’ailleurs émane de Victor Hugo :Il faut que le poète en sa dignité sainte,Comme un dieu boit le fiel, sache boire l’absinthe.[...] Voilà pour lui provisoirement. L’angélus du matin tinta à St Jean Baptiste de Belleville, et la céleste éveilleuse fit filtrer son premier sourire dans la chambre de la rue de Palestine. Fabius Danduné reprit conscience de son âme immortelle en découvrant son enveloppe terrestre allongée, nue, au pied du lit, parmi un pêlemêle de vêtements et de lingerie. La coupole de son intelligence : son crâne veux-jedire, restait enfouie sous l’amas de ses livres de chevet qui l’avaient failli assommer, Lamarck, Darwin, Haekel, J.-H. Rosny, Félix Le Dantec et autres. Son chapeau haut de forme lui-même était présent, qui exhalait une mystérieuse odeur. Sa montre seule avait disparu.
28074Paris, Editions des Cahiers libres, Collection de l'Horloge. Une heure - Un poète 1925 - 1928. 12 volumes, in-8, brochés sous couverture rempliée, (de couleur différente pour chacun des volumes), ornés d'une étiquette de titre blanche dans un encadrement rectangulaire sur lequel une horloge indique le numéro de l'heure suivant le principe de la Collection : une heure un poète Ensemble sous chemise et étui.