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1772(LCPCMED-0001)(Deux rarissimes ouvrages sur l'électrothérapie au XVIIIe siècle, en édition originale, dans une superbe reliure en maroquin armorié du temps) SANS (abbé). "GUERISON DE LA PARALYSIE, PAR L'ELECRICITE, OU CETTE EXPERIENCE PHYSIQUE EMPLOYEE AVEC SUCCES DANS LE TRAITEMENT DE CETTE MALADIE REGARDEE JUSQUES A PRESENT COMME INCURABLE". 1772, Paris, Cailleau. (relié avec:) "GUERISON DE LA PARALYSIE, PAR L'ELECTRICITE; OUVRAGE... DANS LEQUEL ON EXPOSE LA METHODE QU'IL FAUT SUIVRE POUR GUERIR LA PARALYSIE PAR L'ELECTRICITE...". 1778, Paris, Cailleau. 2 ouvrages en 1 volume in-8° (166x101 mm) (dimensions pages 159x94 mm) I: (1) frontispice gravé, (8) ff. (faux-titre, dédicace, préface et table), 150 pp., 2 figures sur 1 planche dépliante. (a8, A-F12, G2) II: (1) frontispice gravé, (1) faux-titre, (1) titre, XXVII pp. (lettre), (1) p. (table), 234 pp., (1) f. (approbation), 4 planches dépliantes. (a12, b2, A-I12, K10) Reliure armoriée de l'époque en maroquin rouge. Encadrement avec triple filet doré sur les plats, petites fleurs aux angles et armoiries au centre. Dos lisse divisé en compartiments avec fleurons et décorations dorés et pièce de titre en maroquin olive. Filet doré sur les coupes et roulette intérieure dorée. Tranches dorées. Gardes de papier bleuté. Editions Originales, rares. Très rare le second ouvrage. Infime usure à un coin. Un petit trou de ver au pied du dos. Très petit manque de cuir à la charnière du premier plat. Très bel exemplaire dans une reliure en maroquin armorié du temps. Provenance: Exemplaire aux armes dorées de Mgr. Joseph-Dominique de Cheylus (Avignon, 1717 - Jersey, 1797), évêque de Bayeux et premier Aumônier de la Comtesse d'Artois. L'abbé de Cheylus, fut évêque de Cahors (1766) et de Bayeux (1777) avec, pour celle-ci, une rente annuelle de 90.000 livres. Premier Aumônier de la Comtesse d'Artois, en 1790 il devient maire de Bayeux; mais il refuse de prêter serment à la constitution civile du clergé. Il émigre à Jersey. Sa riche bibliothèque fut séquestrée et confisquée au profit de la Nation et M. Simien Despréaux, en 1793, fut chargé d'en rédiger l'inventaire (seul l' "Inventaire des livres trouvés dans la bibliothèque de l'émigré Cheylus, Théâtre et Poésies et Romans" subsiste, avec 145 ouvrages en 495 volumes). "L'importance de la bibliothèque de l'évêque est considérable et son inventaire mériterait d'en être dressé. Lorsque ces livres seront réclamés en mai 1803 par ses héritiers, les commissaires feront valoir que les 4082 volumes étiquetés Aa (c'est à dire provenant de la bibliothèque de Mgr. de Cheylus) par M. Simien Despréaux dans le dépôt A constituent une collection d'ouvrages précieux de toutes les parties de l'histoire, de la littérature et des sciences". ("Des chanoines et des livres. Actes du colloque sur la bibliothèque du Chapitre de la cathédrale de Bayeux Basse-Normandie Drac", 2014) (LCPCMED-0001) (4.500,00 €)
1673AMO-4528Suivant le Copie imprimée à Paris, chez Claude Barbin, 1673 (Tome I et II et III). [Hollande ou Bruxelles ? Elzéviers ou Vleugart ?] A Paris chez Claude Barbin, 1674 (en réalité même imprimeur que les trois tomes précédents). [Hollande ou Bruxelles ? Elzéviers ou Vleugart ?] 4 tomes reliés en 2 volumes in-12 (13,3 x 9 cm | Hauteur des marges : 130 mm) de (12)-108 ; (18)-102 ; 125-(5) ; 1 feuillet blanc ; (4)-114 pages. Collationné complet. Joli frontispice gravé Reliure plein maroquin bleu nuit, dos à nerfs, chiffre couronné répété (voir provenance) dans les caissons aux dos et dans les angles des plats, encadrement intérieur composé de roulettes et filets dorés, doublures et gardes de papier peigne, non rogné (ébarbé), relié sur brochure. Splendide exemplaire parfaitement établi par Capé au milieu du XIXe siècle. reliures fraîches malgré quelques légères décolorations du maroquin sur le pourtour des plats, sans gravité. Intérieur frais malgré quelques petits manques angulaires à quelques feuillets et une petite réparation ancienne dans l'angle inférieur d'un feuillet, sans manque).
YTB-56La Haye, 1743. 2 ouvrages reliés en un volume in-12 de (2) ff., 251 pp., (1) f., 263 pp. Veau marbré glacé de l’époque, encadrement de triple filet doré autour des plats, armoiries frappées or au centre, dos lisse dos lisse orné de filets et fleurons dorés, pièce de titre de maroquin rouge, filet or sur les coupes, roulette intérieure dorée, tranches dorées sur marbrures. Reliure armoriée de l’époque. 161 x 94 mm. TRES RARE EDITION ORIGINALE DE CES DEUX CONTES DE FEES DE MARGUERITE DE LUBERT LA « Muse et Grâce » DE VOLTAIRE. Un auteur éminemment de son temps. « Avec les contes de Mlle de Lubert, on a affaire à une littérature qui se plaît à faire de la lecture un véritable enjeu de l'écriture. Ils se rapprochent de ce fait des contes parodiques et licencieux qui leur sont contemporains sur le terrain d'une désorganisation de l'économie narrative. Au fil de ses intrigues tortueuses, cette conteuse cherche à suspendre le récit, à ébaucher ou escamoter des possibles narratifs, procédant par surenchère avec les codes du roman de l'époque, pour mettre à mal le genre. La mécanique bien huilée des contes de fées se trouve ainsi bien souvent enrayée par celle du désir, que le conte entend épouser au risque de frôler le dysfonctionnement » (Blandine Gonssollin, Les Contes de Mlle de Lubert : des petites machines à lire et à écrire). Rois poltrons ou dirigeants tyranniques vont être détrônés par le ridicule et le monstrueux que soutient la féerie. Sous la satire merveilleuse, la cour devient un microcosme mortifère, et la critique s’étend même jusqu’au sein des salons précieux. Forte des leçons de politique qu’elle transmet par ses contes, Mlle de Lubert rend la féerie utile à la philosophie. Qui se méfie d’un conte de fées ? On y peut tout dire. La préoccupation politique est au centre des réflexions des Lumières et présente manifestement au fil des contes de Mlle de Lubert. Les contes de la fin du siècle précédent faisaient l’éloge du pouvoir. Ceux du XVIIIe siècle semblent vouloir le déstabiliser. TRES BEL EXEMPLAIRE CONSERVE DANS SA RELIURE DE L’EPOQUE AUX ARMES DU DUC D’AUMONT. Louis-Marie-Augustin de Rochebaron, duc d’Aumont (1709-1782), pair de France, premier gentilhomme de la Chambre du Roi, lieutenant-général des armées du Roi « avait formé de magnifiques collections d’objets d’art et de livres avec un soin et une patience remarquables ; la plupart des reliures sortaient des mains de Padeloup » (O.H.R., pl. 364). Provenance : Bibliothèque du duc d’Aumont ; bibliothèque Marius-Jean-Baptiste-Nicolas d’Aine (1730-1795), conseiller et maître des requêtes ordinaire de l’hôtel du roi, intendant du Limousin, du Béarn et de Touraine, avec ex-libris.
1773393281773 3 volumes grand in-8 (205 x 125 mm), maroquin rouge de lépoque, dos lisses richement ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, palettes et filets dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin havane, triples filets en encadrement des plats fermés de fleurons dangle, filet doré sur les coupes, dentelle intérieure, contre-plats et gardes de papier dAugsbourg doré et étoilé, viii (faux-titre et titre inclus), viii, 218, (2) pages, (4), 174, (2) pages, (1) f. blanc et (4), 166, (2) pages, (1) feuillet blanc. Londres [i.e. Amsterdam, Marc-Michel Rey], 1773.
20289Antverpiae excudebat Aegidius Radaeus [Anvers, Gilles van den Rade], 1584. In-8, 285-[15] pp. et [1] f. bl. (A-T8), vélin souple de l'époque, armes dorées de Jean-Auguste Thou au centre de plats, tranchefiles à passe, dos long avec titre doré, tranches jaunes (quelques taches et petites rousseurs éparses, doublures, gardes, 1er et dernier ff. postérieurs).
1877DEZ-5413Paris, sans nom, 1877. In-folio, plein veau gaufré signé Thierry successeur de Petit-Simier, dos à nerfs orné de filets estampés à froid, d'un aigle doré en pied et d'un motif doré en tête, titre doré, date dorée en pied, plats encadrés d'un triple filet à froid et ornés en leur centre des armes dorées de la famille La Trémoille, coupes et chasses ornées de roulettes dorées, tranche supérieure dorée, faux-titre, titre, 447 pp, 2 pp non chiffrées. Tirage limité numérotés à 200 exemplaires sur papier vergé, celui-ci portant le numéro 90. Ouvrage illustré d'un de frontispice, de 4 planches hors texte et 26 planches contenant 45 sceaux. Envoi de Louis de La Trémoille au marquis de Chateaurenard, daté de 1878, sur la page de faux-titre. Coins et coiffes légèrement frottés, petite traces blanches et griffures légères au plat inférieur, rousseurs éparses, très bel exemplaire néanmoins.
206929Altenburg, Druck der Hofbuchdruckerei, 1852 8 pièces en un portefeuille in-4, velours cramoisi, dos lisse orné de guirlandes dorées en long en tête et en queue, encadrement de guirlande dorée sur les plats, armes réalisées à l'aide de perles sur le premier plat, M couronné sur le second, gardes à soufflets doublées de tabis ivoire (reliure de l'époque). Dos un peu usé, couleur du velours un peu passée.
175314757Paris Imprimerie Royale 1753 In-4 veau havane marbré, triple filet doré encadrant les plats avec Armes de Louis XIV au centre, dos à nerfs orné fleurons et chiffres de Louis XIV dans les caissons, dentelle dorée intérieure, tranches rouges. VIII-288 pages et (5 ff).. Illustré de 6 cartes dépliantes, d'une planche et d'un tableau également dépliant.
YTB-82Paris, Pierre Jacques Ribou, 1735. 2 volumes in-12, maroquin citron, triple filet doré encadrant les plats, armoiries au centre, dos lisse orné à la grotesque, tranches dorées. Reliure de l'époque. 160 x 93 mm. C’est à Rouen que Charles Chevillet de Champmeslé commence sa carrière de comédien. Il rencontre une jeune comédienne, déjà veuve, Marie Desmares, dont il fait sa femme. En 1668, le couple Champmeslé entre à Paris au Théâtre du Marais, puis passe, en 1670, à l'Hôtel de Bourgogne où Racine donne ses tragédies. Champmeslé crée Antiochus dans Bérénice, d'autres rôles de rois dans la tragédie et quelques rôles de paysans dans la comédie. En 1679, les Champmeslé se joignent à la troupe de l'Hôtel de Guénégaud, héritière de Molière, et font donc partie tous deux de la troupe réunie en 1680 par Louis XIV. Acteur-auteur, Champmeslé écrit de nombreuses comédies agréables, dont plusieurs en collaboration avec Jean de La Fontaine, créées à l'Hôtel de Bourgogne et à la Comédie-Française. Champmeslé (Marie Desmares, Mademoiselle de), illustre tragédienne est née à Rouen le 18 février 1642 ; elle épousa en janvier 1666 Charles Chevillet, dit Champmeslé, comédien. En 1669, elle joue à Paris avec son mari, au théâtre du Marais ; au début de 1670, elle passe avec lui à l’hôtel de Bourgogne, et c’est là qu’elle crée les grands rôles raciniens de Bérénice, de Roxane ou d’Athalie, de Monime, d’Iphigénie, de Phèdre ; elle est courtisée par Racine, par La Fontaine, par Charles de Sévigné. En 1679, son mari et elle quittent l’hôtel de Bourgogne pour le théâtre des deux troupes en 1680, la Champmeslé continue sa carrière glorieuse, jusqu’en janvier 1688 ; elle tombe malade à cette date, quitte la scène, et meurt, après avoir renoncé à la comédie le 15 mai 1689. PRECIEUX ET BEL EXEMPLAIRE RELIE EN MAROQUIN DE L’EPOQUE AUX ARMES DE BEATRIX DE CHOISEUL-STAINVILLE, fille de François-Joseph Il, marquis de Sainville, baron de Beaupré, ambassadeur du duc François de Lorraine, et de Marie-Louise de Bassompierre, « l’altière et impérieuse » sœur du ministre de Louis XV. Elle naquit à Lunéville en 1730. Dame, puis coadjutrice de l’abbaye de Bouxières-aux-Dames, au diocèse de Toul, et chanoinesse de Remiremont, elle exerça par son courage et son énergie viriles une très grande influence sur son frère. Elle épousa le 16 août 1759 Antoine-Antonin, duc de Gramont, pair de France, gouverneur de la Navarre et du Béarn, dont elle fut la seconde femme. Elle mourut sur l’échafaud le 17 avril 1794. La duchesse de Gramont avait rassemblé une bibliothèque considérable reliée en maroquin rouge ou vert. De la bibliothèque Borluut de Noortdonck, avec ex-libris, et Lignerolles (17 mars 1894, n° 1670).
209185La Haye, veuve Van Duren, 1760 in-4 oblong (20 x 27 cm), [32] ff. n. ch. de texte (titre, avertissement, journal des opérations) dans un bel encadrement de guirlande, 49 cartes chiffrées 1-56 (certaines planches regroupent plusieurs numéros, à savoir : 18-19-20-21 / 39-41 / 50-51), et enfin 4 dépliants (ordre de bataille de l'armée du maréchal d'Estrées ; carte des limites des Hanovriens ; plan du château d'Harbourg ; carte des cantonnements de l'armée du comte de Clermont), veau fauve marbré, dos lisse cloisonné et fleuronné, armes en pied, pièce de titre cerise, encadrement de simple filet à froid sur les plats, double filet doré sur les coupes, tranches rouges (reliure de l'époque). Restaurations aux coins et aux coiffes.
1630107301Paris François Pélican 1630 1 vol. Relié in-12, maroquin fauve armorié portant sur les plats et le dos un semis de fleurs de lys et du chiffre de Louis XIII avec ses armes au centre des plats, filets et pontillés avec dentelle en encadrement des plats, tranches dorées, 4 ff. non ch. + 411 pp. Précieux volume relié aux armes de Louis XIII. Il s'agit d'un recueil de dix sermons (en grec et en latin) sur l'action de la Providence. Théodoret de Cyr (vers 393 - vers 458), évêque d'Antioche, fut impliqué dans diverses controverses de l'Église primitive. Le sujet de cette oeuvre apologétique est à rapprocher du fameux "voeu de Louis XIII", ensemble de promesses et d'actes de dévotion effectués par le roi entre 1632 et 1638 dans l'espoir d'obtenir un héritier... qu'il baptisera finalement Louis Dieudonné, le futur Louis XIV ! Ex-libris gravé L. Froissart.
1630107301Paris François Pélican 1630 1 vol. Relié in-12, maroquin fauve armorié portant sur les plats et le dos un semis de fleurs de lys et du chiffre de Louis XIII avec ses armes au centre des plats, filets et pontillés avec dentelle en encadrement des plats, tranches dorées, 4 ff. non ch. + 411 pp. Précieux volume relié aux armes de Louis XIII. Il s'agit d'un recueil de dix sermons (en grec et en latin) sur l'action de la Providence. Théodoret de Cyr (vers 393 - vers 458), évêque d'Antioche, fut impliqué dans diverses controverses de l'Église primitive. Le sujet de cette oeuvre apologétique est à rapprocher du fameux "voeu de Louis XIII", ensemble de promesses et d'actes de dévotion effectués par le roi entre 1632 et 1638 dans l'espoir d'obtenir un héritier... qu'il baptisera finalement Louis Dieudonné, le futur Louis XIV ! Ex-libris gravé L. Froissart.
1775AMO-3759A Genève, chez les libraires associés, 1775 3 volume in-4 (26 x 20 cm) de (4)-IV-III-VIII-719, (4)-VIII-662 et (4)-VIII-658 pages. Portrait de l'auteur en frontispice du premier volume (dessiné par Cochin et gravé par L. Le Grand). Au tome I : 1 gravure hors-texte (livre I) + 1 grande carte repliée + 1 bandeau à l'eau-forte par Marillier + 1 gravure hors-texte (livre IV). Au tome II : 1 gravure hors-texte (livre VII) + 2 cartes repliées + 1 bandeau à l'eau-forte par Marillier + 1 gravure hors-texte (livre X). Au tome III : 1 gravure hors-texte (livre XIV) + 1 carte repliée + 1 bandeau à l'eau-forte par Marillier + 1 gravure hors-texte (livre XV) + 1 gravure hors-texte (livre XVIII). Soit 1 portrait, 7 gravures hors-texte (avant la lettre), 3 bandeaux et 4 cartes. Collationné complet. Reliure de l'époque plein veau caramel, dos à nerfs orné aux petits fers, pièce de titre de maroquin rouge, pièce de tomaison de maroquin olive. Reliures très décoratives et solides. Usures de surface sur les plats du premier et deuxième volume (épidermures stoppées), petits manques de cuir et petite galerie sans gravité, petites piqûres de vers en queue du dos du premier volume. Malgré ces quelques défauts l'ensemble reste très décoratif et parfaitement solide. Intérieur très frais. A noter une mouillure en marge intérieure des trois premiers feuillets du premier volume et les derniers feuillets du même volume avec mouillure marginale saine (à quelques feuillets seulement). Exemplaire relié à l'époque aux armes (en queue) d'un membre de la famille de Damas (?) ou d'Aubusson (?). Première édition au format in-quarto. Cette édition est bien complète en 3 volumes in-quarto (il n'y a pas d'atlas pour cette édition). Elle reprend le corpus de l'édition en 7 volumes in-8, avec les passages supprimés réintégrés ici au bas des pages sous forme de variantes. La première édition de ce magistral ouvrage a paru pour la première fois en 1770. "Véritable encyclopédie de l’anticolonialisme au XVIIIe siècle" ce texte entre dans la catégorie des "Voyages philosophiques" et représente un prétexte à des réflexions sur la "loi naturelle" et dénonce tout à la fois despotisme, cléricalisme, esclavage et colonialisme. L'ouvrage est toujours décrit par les commentateurs comme une « machine de guerre » contre le pouvoir en place. Pour la rédaction de cette encyclopédie Raynal eut recours à la collaboration de nombreux informateurs et collaborateurs écrivains tels que le Baron d'Holbach ou Diderot, à qui on attribue une part importante des textes. Interdite en 1772, l’Histoire des deux Indes sera à nouveau publiée par l’abbé Raynal dans une nouvelle édition en 1774 qui est immédiatement mise à l’Index par le clergé. C’est en 1780 qu’il publie sa troisième édition de l'Histoire des deux Indes, encore plus virulente que les deux précédentes et qu’il avoue implicitement comme étant de lui en y faisant graver son portrait en frontispice. Condamné par le Parlement de Paris, l’ouvrage est brûlé par le bourreau en place publique, ce qui lui assure un succès considérable. L’Histoire des deux Indes a également été l’occasion de la Lettre apologétique de l’abbé Raynal à Monsieur Grimm (1781) de Diderot (qui aurait écrit au moins un tiers de l'ouvrage, selon Grimm). Dans cette lettre Diderot écrit : « Raynal est un historien comme il n'y en a point encore eu, et tant mieux pour lui, et tant pis pour l'histoire. Si l'histoire avait, dès les premiers temps, saisi et traîné par les cheveux les tyrans civils et les tyrans religieux, je ne crois pas qu'il en fussent devenus meilleurs; mais ils en auraient été plus détestés, et leurs malheureux sujets en seraient peut-être devenus moins patients... Le livre que j'aime et que les rois et leurs courtisans détestent, c'est le livre qui fait naître des Brutus... » Dans notre exemplaire une note manuscrite de l'époque révolutionnaire indique : "Le Parlement de Paris proscrivit, le 25 mai 1781, l'Histoire philosophique de l'abbé Raynal, et ordonna que cet ouvrage fût brûlé. Il décréta même l'auteur de prise de corps. L'abbé Raynal se vit donc forcé de s'enfuir précipitamment de France. Le 15 août 1790, l'Assemblée nationale, sur la rédaction proposée par les députés Voidel et Maloüet, annula, comme contraire aux droits naturels et imprescriptibles de l'homme, le décret lancé par le Parlement de Paris contre l'abbé Raynal et son Histoire philosophique (v. Oeuvres d'André Chénier, 2e vol., p. 119)." (note manuscrite ancienne sur le faux-titre du premier volume). "It became a key text of the American Revolution, and Raynal became a correspondent of Franklin, Jefferson, and Adams." "Un des ouvrages clefs de la crise de l'Ancien Régime" (Michel Delon, in En Français dans le texte) "Celui qui abdique lâchement sa liberté, se voue au remords et à la plus grande misère qu’un être pensant et sensible puisse éprouver. S’il n’y a, sous le ciel, aucune puissance qui puisse changer mon organisation et m’abrutir, il n’y en a aucune qui puisse disposer de ma liberté. [...] L'esclavage est l'état d'un homme qui, par la force ou des conventions, a perdu la propriété de sa personne, et dont un maître peut disposer comme de la chose. [...] La liberté est la propriété de soi; on distingue trois sortes de libertés: la liberté naturelle, la liberté civile, la liberté politique; c'est-à-dire la liberté de l'homme, celle du citoyen et celle d'un peuple. [...] L'homme est aux prises avec la nature; sans cesse il la modifie, et sans cesse il est modifié. [...]." (extraits). Provenance : A. Leclerc, 1885 (étiquette). Armes dorées en queue des dos (mariage - non identifiées - non reconnu par O.H.R. qui les cite pourtant sous la planche n°888, figure n°3). Armoiries peut-être d'une ancienne famille de Bourgogne ? (provenance bourguignonne pour les volumes concernés). Par ailleurs O.H.R. les mentionne sur une Histoire de Bourgogne), peut-être les armes d'une branche de la famille de Damas (à la croix ancrée) ou d'Aubusson. Les présents volumes de Raynal ont été acquis également en Bourgogne ce qui laisserait supposer l'hypothèse "de Damas" plus pertinente. Références : A. Feugère, Bibliographie critique de l'abbé Raynal, 40 ; En français dans le texte, 166 ; Bel exemplaire relié aux armes à l'époque de cet ouvrage très important du Siècle des Lumières, dans son format le plus majestueux.
19349Paris, Jacques Collombat, 1741. 1 vol. in-8°, maroquin rouge, dos à nerfs orné dun fer composé de bandes entrelacées avec fleurs de lys au centre, bordure dorée encadrant les plats formée de deux roulettes de largeur différente à décor de volutes florales, grande plaque dorée centrale à la fanfare avec fleurons à volutes et feuilles dacanthe, armes dorées au centre et chiffre (double L entrelacé) doré de part et dautre à la verticale des armes, roulette dorée sur les coupes, roulette dorée intérieure, tranches dorées, gardes de papier marbré à motif de feuilles de chêne. Reliure de lépoque, quelques frottements aux nerfs et aux coiffes, coins légèrement émoussés. Frontispice h.-t., titre-frontispice h.-t. et 5 titres-frontispices compris dans la pagination, gravés en taille-douce daprès Humblot, texte encadré de deux filets noirs, nombreuses lettrines et ornements typographiques, xvj-632 pp., (2) ff. Rousseurs.
10651Amsterdam [Paris], Arkstée & Merkus, 1757 [1754]. Trois volumes in-4 (254 x 192 mm), 2 ff. n. ch., LXIV pp., 502 pp., 1 f. bl. ; VI pp., 579 pp. ; 3 ff. n. ch., 617 pp., 1 f. n. ch., 142 pp. Veau fauve marbré, triple filet à froid d'encadrement sur les plats, armes au centre, dos à nerfs orné, pièces de titre en maroquin rouge et de tomaison en maroquin vert, double filet doré sur les coupes, fente de 3 cm à un mors, une coiffe et un coin restaurés (reliure de l’époque).
157917643Lutetiae, apud Marnerum Patissorum typographum Regius, in officina Roberti Stéphani, 1579 ; deux parties avec titre propre reliées en un volume in-8, veau marbré, dos à nerfs décoré et doré avec le chiffre de Mathieu Molé, armes de Mathieu Molé au centre des plats ; (12)-136 pp. , (6) p. , (1) f. blanc ; 292, (12) pp.volume in-8, veau marbré, dos à nerfs décoré et doré avec le chiffre de Mathieu Molé, armes de Mathieu Molé au centre des plats ; (12)-136 pp. , (6) p. , (1) f. blanc ; 292, (12) pp.
9342Paris, l’auteur, Loyson & Portier, 1648. In-4 (230 x 174 mm), 4 ff. n. ch., 367 pp., 1 p. n. ch. (nombreuses erreurs de pagination), 5 pl. (sur 7). Veau rouge, plats encadrés d’un triple filet à froid, armes dorées au centre, dos à 5 nerfs, filets à froid, pièce de titre verte, date en pied dorée, filet doré sur les coupes, roulette à froid sur les chasses, tranches marbrées à l'imitation des gardes, dos très légèrement plus foncé, petite épidermure au plat inférieur, titre-frontispice restauré avec manque dans l’angle supérieur, traces de mouillure ancienne à quelques feuillets (Bourlier).
224240Paris, Imprimerie de Clousier, 1781-[1783] 9 (sur 18) parties en un vol. in-8, pagination multiple, maroquin vieux-rouge, dos lisse cloisonné et fleuronné, pièce de titre verte, encadrement de triple filet doré sur les plats, armes au centre, simple filet doré sur les coupes, tranches dorées, guirlande dorée en encadrement sur les contreplats (reliure de l'époque).
173120905Douay J.-F. Willerval 1731 -in-4 plein-veau 3 parties en 1 volume, reliure plein veau brun raciné in-quarto (binding full calfskin in-4) (26 x 19 cm), RELIURE D'EPOQUE, dos à 5 nerfs (spine with raised bands) décoré "or" et à froid (gilt and blind stamping decoration), titre frappé "or", pièce de titre sur fond bordeaux foncé avec filet "or" et filet perlé "or" en encadrement, roulette "or" (avec manques de dorure) en place des nerfs avec un filet à froid de part et d'autre des nerfs, filet or en tête et en pied, entre-nerfs au double C couronné "or" dans un encadrement à filet et filet perlé "or" avec rinceaux "or" aux angles, Coiffes absentes, mors supérieur et inférieur du 1er plat fendus sur 3 cm, mors supérieur du 4ème plat fendu sur 6 cm, coins écornés, toutes tranches lisses jaspées rouges, PLATS ARMORIES, plats avec les Armoiries "or" (au centre) de : (Armoiries de Cardinal avec chapeau de prêtre à bords larges, muni de cordelettes à trente glands, L'écu représentant les armoiries de la famille d'Orléans surmonté d'une couronne de comte) LOUIS-ETIENNE DE SAINT-PHAR, légitimé, comte de Saint-Phar, abbé de Livry, prieur à Saint-Martin-des-Champs FILS NATUREL DU ROI PHILIPPE D'ORLEANS (LOUIS XVIII) et de Madame Etiennette Le Marquis, texte en vieux françois, l'APPENDIX est en latin, sans illustrations (no illustration) excepté une vignette "marque de l'Editeur" en bas du titre gravée sur bois en noir + Bandeaux, lettrines et culs de lampes Historiés gravés sur bois en noir, quelques mouillures périphériques claires, plus importante sur les 20 dernière pages, mais ne génant à aucun moment la lecture du texte, (8 p. de préface + 2 p. privilège + 450 + 76 + (2) + 82 + 8 p. de tables) pages, 1731 Douay : J.-F. Willerval Editeur,
39875A Amsterdam, aux dépens de la Compagnie, 1750. 4 tomes reliés en 2 volumes in-12, LVI-348; 346; 296; 372-[3]p. Reliures aux armes plein veau glacé, dos à nerfs ornés de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison rouges.
217450Paris, Au Bureau de l'Almanach du Commerce, s.d. in-8, 1039 pp., maroquin rouge à grain long, dos lisse orné, roulette dorée sur les plats, armes au centre, dentelle intérieure, tranches dorées, gardes de tabis bleu (rel. de l'époque). Ex-libris Olivier Le Bas.
1672(LCPCREL-0001)("Ceux que Dieu appelle à combattre les nouveautez des heretiques, & à foutenir l'ancienne doctrine de l'Eglise, ne doivent pas fe borner à la refutation d'une erreur & à l'établiffement d'une verité particuliere. Leur principale vue doit entre toujours de faire servir l'une & l'autre au falut de ceux qui fe trouvent malheureusement engagez dans l'heresie & dans le fchisme en les portant à rentrer dans l'Eglise, hors de laquelle ils ne peuvent non plus se fauver, selon les Saints Peres, que ceux qui eftaient hors de l'arche fe garantir du déluge") ARNAULD Antoine). (Paris, 1612 - Bruxelles, 1694) "LE RENVERSEMENT DE LA MORALE DE JESUS-CHRIST PAR LES ERREURS DES CALVINISTES, TOUCHANT LA JUSTIFICATION". 1672, Paris, G. Desprez. 1 vol. fort in-4° (262x200 mm) (dimensions pages 250x182 mm) (16) ff. (titre, approbation et table des chapitres), 1015 pp. (mal ch. 1013), (1) p. (privilège). Reliure armoriée strictement de l'époque en veau brun granité. Dos à cinq nerfs avec décorations dorées dans les compartiments et titre en lettres dorées. Coupes ornées et tranches dorées. Edition Originale, rarissime, sans nom de l'auteur, d'un des ouvrages les plus importants d'Arnauld et du jansénisme de Port-Royal. Infime usure aux deux coins supérieurs et au mors du premier plat; rousseurs aux 5 derniers feuillets, mais superbe exemplaire en reliure armoriée de l'époque. Reçu docteur en théologie à la Sorbonne en 1641 et converti aux austères doctrines du jansénisme, Arnauld, après avoir critiqué la morale des jésuites, tourna l'impétuosité de son génie polémique contre les protestants. Il publia plusieurs ouvrages, destinés à "Contribuer à la conversion des Prétendus-Reformez", qui eurent un grand retentissement: "La Perpétuité de la foy..." (en collaboration avec Nicole: 1669, 1672, 1679); "Le Renversement de la morale de J.C. par les calvinistes..." (1672); "L'impiété de la morale des calvinistes" (1675). Bientôt entrainé de nouveau par son ardeur, il reprit sa guerre contre les jésuites, fut calomnié auprès du Roi, et jugea prudent de se retirer en Belgique, en 1679. "Son humeur impétueuse ne pouvait souffrir le repos; un jour que Nicole, d'un caractère plus accommodant, lui représentait qu'il était temps de se reposer: <Vous reposer!> - Répondit l'impétueux Arnauld - <Eh! N'aurez-vous pas pour cela l'éternité entière?>". Provenance: Superbe exemplaire aux armes dorées de Pierre Delpech de Cailly (Toulouse, ? - Paris, 1737), Président la Cour des Aides. Sa riche bibliothèque, objet d'un important catalogue, fut dispersée en plusieurs ventes, à partir de 1738. (O.H.R., pl. 391) (LCPCREL-0001) (1.800,00 Euros) (Tous les livres provenant d'Italie possèdent la licence d'exportation (Attestato di Libera Circolazione) du Ministero dei Beni e Attività Culturali)
231950Paris, Imprimerie de la veuve d'Houry, 1729 in-8, 112 pp., pp. *97-*112, pp. 113-410 pp., un f. n. ch. de privilège, la partie calendaire est interfoliée, vélin rigide ivoire à lacets, dos à nerfs cloisonné et fleurdelisé, pièces de titre cerise, encadrement de double filet doré sur les plats avec fleurs de lis en écoinçon, armes au centre, tranches dorées, gardes fixes doublées de tabis azur (reliure de l'époque).
1755UDG-52, en latin et en françois, à l'usage de Rome et de Paris. Paris, Guillaume Desprez, 1755. In-8, édition imprimée sur ordre de Madame Marie-Adélaïde de France. Superbe reliure d'époque en plein maroquin rouge aux armes de Madame Adélaïde. Les plats ornés de la première plaque créée par Dubuisson (Rahir 184a.), figurant une riche dentelle d'encadrement rocaille de rinceaux fleuris, coquilles, entrelacs et ailes de chauve-souris, dos orné à 5 nerfs de fleurs de lys au centre d'entrelacs géométriques. Roulette sur les coupes et les chasses, doublures et gardes de papier gaufré-doré à motif de branches et fruits, notamment grenades, grappes et pommes de pin. Quatrième fille de Louis XV et de Marie Leszczynska, Adélaïde de France (1732-1800) s'était entourée d'une belle bibliothèque et d'objets d'art des plus luxueux. Considérée comme la fille préférée du roi, elle se passionne pour les arts libéraux mais également pour l'horlogerie et les mathématiques. Sa bibliothèque, comptant plus de 10000 volumes reliés avec soin, souvent par Fournier ou Vente, la place au premier rang des femmes bibliophiles de l'Histoire. "Intelligente, très instruite, cette princesse eut une influence utile sur un Roi trop faible. (...) Les volumes ayant appartenu à Mesdames de France ne se distinguent que par la couleur du maroquin (...) : Madame Adélaïde faisait revêtir les siens en maroquin rouge, Madame Victoire en vert, et Madame Sophie en citron. Ces ouvrages étaient reliés par Fournier à Versailles, et par Vente. (...) Sa bibliothèque fut vendue aux enchères lors de la Révolution." OHR, pl. 2514, fer n°7 Pierre-Paul Dubuisson, premier représentant de la dynastie de relieurs Dubuisson, est un des plus importants relieurs de l'époque Louis XV. Nommé relieur du roi en 1758, il prend ainsi la succession d'Antoine-Michel Padeloup. Sa plus importante contribution à l'art de la reliure, hormis ses reliures aux armes peintes, est la création d'une vingtaine de plaques de reliure, destinées à être frappées sur les plats des volumes reliés, le centre demeurant souvent vide afin d'être frappé aux armes du destinataire. Superbe reliure en très bel état, hormis un léger accroc à la coiffe supérieure. (léger manque à l'angle de la coiffe supérieure, discrètes restaurations, légères rousseurs, brunissement important aux derniers feuillets avec fragilisation du papier, déchirures et manques aux gardes et doublures inférieures)
177916522Turin, François-Antoine Mairesse, (1779) ; in-4 ; veau fauve marbré, dos décoré et doré, armes dorées des Pingon au centre du premier plat, triple filet d’encadrement, double filet sur les coupes, tranches dorées (reliure de l’époque) ; 58 pp., (1) f. d’errata, en arbre généalogique dépliant, 1 planche sur cuivre représentant les faces de la médaille d’Emmanuel Philibert Pingon et les blasons des branches aînée et cadette.