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199436370Nil Nil, 1994. In-8 broché sous jaquette de 284 pages. Bon état
199667039Le seuil 1996 280 pages poche. 1996. broché. 280 pages.
199769618Nil 1997 244 pages in8. 1997. broché sous jaquette. 244 pages. avec sa jaquette papier jauni L'année commença par un déjeuner. A midi et demi le petit restaurant était complet. On pouvait admirer là quelques sérieux convives : des familles entières avec cet embonpoint qu'on acquiert à passer tous les jours deux ou trois heures à table les yeux sur l'assiette et les conversations remises à plus tard. Le patron du restaurant un homme qui malgré sa corpulence avait poussé à la perfection l'art de virevolter dans son établissement avait revêtu une tenue de circonstance : veste de smoking en velours et noeud papillon. Sa moustache pommadée frémissait d'enthousiasme tandis qu'il récitait le menu comme on entonne un rhapsodie : c'était une aria gastronomique qu'il attaquait à chaque table en se baisant le bout des doigts avec un tel entrain qu'il devait en avoir les lèvres gercées.Pendant le déjeuner ma femme et moi songions à de précédents jours de l'an passés sous les nuages impénétrables du ciel anglais. On avait du mal à associer au 1er janvier l'éclatant soleil et le ciel d'un bleu indigo.Tout le monde pourtant nous le répétait : c'était absolument normal. Après tout nous étions en Provence…
199780485Nil 1997 244 pages in8. 1997. broché sous jaquette. 244 pages. avec sa jaquette papier jauni L'année commença par un déjeuner. A midi et demi le petit restaurant était complet. On pouvait admirer là quelques sérieux convives : des familles entières avec cet embonpoint qu'on acquiert à passer tous les jours deux ou trois heures à table les yeux sur l'assiette et les conversations remises à plus tard. Le patron du restaurant un homme qui malgré sa corpulence avait poussé à la perfection l'art de virevolter dans son établissement avait revêtu une tenue de circonstance : veste de smoking en velours et noeud papillon. Sa moustache pommadée frémissait d'enthousiasme tandis qu'il récitait le menu comme on entonne un rhapsodie : c'était une aria gastronomique qu'il attaquait à chaque table en se baisant le bout des doigts avec un tel entrain qu'il devait en avoir les lèvres gercées.Pendant le déjeuner ma femme et moi songions à de précédents jours de l'an passés sous les nuages impénétrables du ciel anglais. On avait du mal à associer au 1er janvier l'éclatant soleil et le ciel d'un bleu indigo.Tout le monde pourtant nous le répétait : c'était absolument normal. Après tout nous étions en Provence…