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19011163231901 1 vol. « Je t’aime à travers tout »En l’année 1901, de ces deux « grandes horizontales » qu’une génération sépare, l’aînée Valtesse (1848-1910) s’est « rangée des voitures » à 53 ans ; la cadette Liane (1869-1950) est à 32 ans au sommet déjà un peu vacillant de sa gloire… Pour mémoire, Valtesse de la Bigne cherche dès 1890 une « perle » unique assez fine et remarquable pour l’arborer d’abord en « sautoir » comme sa petite protégée et qui prendrait sa suite. Comme toutes les Lorettes, Valtesse (contraction de Votre Altesse) a d’abord battu le pavé parisien sur les boulevards mais elle a su assez tôt se hisser avec maestria dans la haute société et, bonne gestionnaire, a amassé une fortune conséquente qui lui permet de se retirer des affaires dans la force de l’âge. La beauté racée de Liane, son allure svelte, sa mise impeccable et son goût prononcé pour les parures de perles retiennent son attention. Naturellement, elle en fait son amante et mesure au plus près tout le potentiel de cette superbe créature : c’est décidé, Liane lui succédera ! Liaison de courte durée entre les deux courtisanes dont les destins vont se nouer autrement. Il faut dire aussi qu'une tombeuse de femmes, Natalie Barney, est passée par-là…Ces 24 lettres, écrites entre 1901 et 1903, restituent à merveille les liens affectifs unissant les deux femmes qui vivent dans une forme de sororité, Liane signant ses lettres de différents vocables : Ton Lilon, Ta sœur Liane, La mère Lili, Ma Tesse, ma sœur chérie. Novembre 1901 : Liane évoque son roman autobiographique Idylle saphique dans lequel elle est Annhine de Lys (alias Nhine), Natalie est Flossie et Valtesse « Altesse » : « Idylle se vend bien (…) Et ce matin, je t’aime tout particulièrement car je suis en train de relire notre Idylle saphique et je m’attendris sur ce qui fut le NOUS d’il y a trois ans. »L’ambiguïté de la relation se poursuit quand Liane envoie à Valtesse un poème courtois sur le motif de Mélusine, inspiré de Jean Lorrain (18 vers d'une écriture non identifiée) ou bien quand elle invite son initiatrice à choisir sa teinte de cheveux pour son portrait commandé au peintre Antonio de la Gandara.Mais si les chatteries vont bon train dans le début de la correspondance, il y a des zones d’ombre et d’intéressantes remarques sur la condition de demi-mondaine : « La vie est bête et facile et je m’ennuie ». Liane envie son aînée, débarrassée de toutes les vicissitudes de la prostituée de haut vol : « M’éveille dans un brouillard plus triste que celui de mes arbres. Je t’assure mon aimée, il fait gris sale… Tu seras bien l’année prochaine dans ton nid, mon grand aigle doré [allusion à la Villa des aigles que Valtesse se fait construire à Monte-Carlo]. Je t’envie – comme tu as su mener ta vie et quel plus tard délicieux tu te crées (…) Tu ne m’aimes plus, il me semble à moi qu’on m’a arraché une partie de mon être – une aile, ce qui m’empêche de planer un peu avec toi et me rejette sur terre sans visée, sans filet ! – Tu entends ma chérie, tout le reste de ma vie est éphémère, joie passagère – quelques instants, des secondes (…) J’ai si peu de confiance en moi, même en ma santé qui semble très bonne en ce moment. Je sais si bien que du mauvais peut seul m’arriver, alors vois-tu sans même savoir seulement le lendemain un peu assuré ! »La plupart des lettres portent l’en-tête de l’Hôtel Cecil Strand à Londres. Liane préside à nouveau aux destinées de son fils Marc Pourpe, né de son premier mariage et qu’elle a abandonné à la naissance. L’enfant a été élevé en Egypte à Suez par ses beaux-parents. En 1901, elle le récupère et le place dans un collège anglais. Il a quatorze ans, elle le trouve formidable : « Ma chérie, ça y est, un amour d’enfant pâle et doux, si gentil, si petit, distingué, parlant français, arabe, italien, anglais. Qui s’est jeté dans mes bras, ému et heureux. Rare ! » Les deux femmes font « famille » et il est plusieurs fois question de réveillonner ensemble. Liane établit même un menu de Noël pour recevoir chez elle en toute simplicité : « Caviar, potage, huîtres frites, une volaille, truffes sous la serviette, foie gras, salade, boudin, un pudding anglais que j’emporte ici pour mon « vieux », des fruits, du cidre pour toi, champagne et eaux d'Evian (…), arbre de Noël, petite surprise pour tout le monde ».Nonobstant ce rapprochement familial, Liane est rivée à ses affaires de cœur et nous suivons au fil de sa plume un véritable feuilleton à rebondissements avec un certain « Mathieu » sur lequel elle a jeté son dévolu et qui semble jouer au chat et à la souris, tant et si bien qu’elle demande à plusieurs reprises à Valtesse d’interférer pour elle au point d’agacer son amie : « Tu n’as jamais eu de Valtesse, méchante, mais tu as une Liane et je t’assure que comme affection et comme cœur, l’une ne le cède en rien à l’autre, je te défends d’en douter. Ne sois pas maussade ma chérie, tout cela ne vient pas de nous, cela ne restera pas entre nous, c’est un point de contact désagréable, le contact disparaît et le point aussi. Voilà, pour être un… passé, ça en est un, je te jure que mon cœur n’en conserve même pas la plus légère empreinte…) C’est une cocotte que cet homme-là. D’ailleurs, j’ai beaucoup d’autres choses à faire… »La seule lettre de Valtesse à Liane qui figure dans cette correspondance est prémonitoire : « Il t'a plu, il te ressemble. Je le sens dans ce que tu me dis Chérie. Que sera ton amour avec lui, joie ou peine ?! Comment cela pourra-t-il être joie puisqu’un jour il en aimera une, autrement – et il te sacrifiera. Fragile !!! Ce serait pis. J’ai si peur de tout pour toi, je prévois, je pense, il ne te faut plus de catastrophes. Mesurer son coeur, l'empêcher de battre, de bondir, de s'oppresser, de s'évanouir – difficile à moins que la souffrance l'ait étreint, jusqu'à le rendre exsangue. Alors ? alors prends le [...] Marche avec précaution Chérie, imagine que tu portes un flacon rempli d'essence précieuse dont chaque goutte qui s'évapore ou qui s'échappe abrège le bonheur que tu peux espérer [...] ».L’inéluctable survient pourtant. Liane est détrônée par une débutante de 23 ans, Jeanne Dortzal, qui deviendra poétesse. La relève est là, déjà : « Elle est jolie. Elle est jeune au bon moment et puis elle est une bonne affaire, espérons que Mathieu en sera une pour elle. N’en parlons plus. » Bonne perdante, Liane n’en est pas moins dévastée et l’insuccès semble contaminer certaines de ses entreprises : « Je n’ai plus de larmes pour un bout de temps… Une belle dépression en moi. Le silence des journaux sur mon roman. Le brouillard ici. Toujours Mathieu… Ah j’aurais bien besoin de toi qui sais si bien me réconforter. Viens ma chérie, viens pour 2 jours… Je suis seule, pas d’amie. Seulement mon amant de temps en temps. Et un amoureux qui me suit partout. »Pour la petite histoire, on trouve mention de ces lettres à la page 288 de Mes cahiers bleus : « Ma filleule Margot, ayant perdu sa mère a trouvé une correspondance adressée à sa grand-mère Valtesse de la Bigne. Il y avait vingt-quatre lettres de moi. Elle les a fait vendre à la salle Drouot ! 60 francs, mes vingt-quatre lettres. Inconvenante perfidie ! J’aurai tout vu sur la terre. »Cette très rare correspondance inédite entre deux prostituées est conservée sous double emboîtage, auquel on joint le catalogue de vente Valtesse de La Bigne. Paris, Dubreuil, Haro & Bloche, 1902, un vol. in-4, demi-chagrin aubergine, plat supérieur de la couverture conservé, IV + 116 pp., 9 planches hors-texte (d'autres semblent manquer), 663 numéros décrits, dont le fameux "lit de parade" en bronze. L’exemplaire est signé par Valtesse et truffé d’une notice biographique manuscrite (4 feuillets in-4, non signés).
19011163231901 1 vol. « Je t’aime à travers tout »En l’année 1901, de ces deux « grandes horizontales » qu’une génération sépare, l’aînée Valtesse (1848-1910) s’est « rangée des voitures » à 53 ans ; la cadette Liane (1869-1950) est à 32 ans au sommet déjà un peu vacillant de sa gloire… Pour mémoire, Valtesse de la Bigne cherche dès 1890 une « perle » unique assez fine et remarquable pour l’arborer d’abord en « sautoir » comme sa petite protégée et qui prendrait sa suite. Comme toutes les Lorettes, Valtesse (contraction de Votre Altesse) a d’abord battu le pavé parisien sur les boulevards mais elle a su assez tôt se hisser avec maestria dans la haute société et, bonne gestionnaire, a amassé une fortune conséquente qui lui permet de se retirer des affaires dans la force de l’âge. La beauté racée de Liane, son allure svelte, sa mise impeccable et son goût prononcé pour les parures de perles retiennent son attention. Naturellement, elle en fait son amante et mesure au plus près tout le potentiel de cette superbe créature : c’est décidé, Liane lui succédera ! Liaison de courte durée entre les deux courtisanes dont les destins vont se nouer autrement. Il faut dire aussi qu'une tombeuse de femmes, Natalie Barney, est passée par-là…Ces 24 lettres, écrites entre 1901 et 1903, restituent à merveille les liens affectifs unissant les deux femmes qui vivent dans une forme de sororité, Liane signant ses lettres de différents vocables : Ton Lilon, Ta sœur Liane, La mère Lili, Ma Tesse, ma sœur chérie. Novembre 1901 : Liane évoque son roman autobiographique Idylle saphique dans lequel elle est Annhine de Lys (alias Nhine), Natalie est Flossie et Valtesse « Altesse » : « Idylle se vend bien (…) Et ce matin, je t’aime tout particulièrement car je suis en train de relire notre Idylle saphique et je m’attendris sur ce qui fut le NOUS d’il y a trois ans. »L’ambiguïté de la relation se poursuit quand Liane envoie à Valtesse un poème courtois sur le motif de Mélusine, inspiré de Jean Lorrain (18 vers d'une écriture non identifiée) ou bien quand elle invite son initiatrice à choisir sa teinte de cheveux pour son portrait commandé au peintre Antonio de la Gandara.Mais si les chatteries vont bon train dans le début de la correspondance, il y a des zones d’ombre et d’intéressantes remarques sur la condition de demi-mondaine : « La vie est bête et facile et je m’ennuie ». Liane envie son aînée, débarrassée de toutes les vicissitudes de la prostituée de haut vol : « M’éveille dans un brouillard plus triste que celui de mes arbres. Je t’assure mon aimée, il fait gris sale… Tu seras bien l’année prochaine dans ton nid, mon grand aigle doré [allusion à la Villa des aigles que Valtesse se fait construire à Monte-Carlo]. Je t’envie – comme tu as su mener ta vie et quel plus tard délicieux tu te crées (…) Tu ne m’aimes plus, il me semble à moi qu’on m’a arraché une partie de mon être – une aile, ce qui m’empêche de planer un peu avec toi et me rejette sur terre sans visée, sans filet ! – Tu entends ma chérie, tout le reste de ma vie est éphémère, joie passagère – quelques instants, des secondes (…) J’ai si peu de confiance en moi, même en ma santé qui semble très bonne en ce moment. Je sais si bien que du mauvais peut seul m’arriver, alors vois-tu sans même savoir seulement le lendemain un peu assuré ! »La plupart des lettres portent l’en-tête de l’Hôtel Cecil Strand à Londres. Liane préside à nouveau aux destinées de son fils Marc Pourpe, né de son premier mariage et qu’elle a abandonné à la naissance. L’enfant a été élevé en Egypte à Suez par ses beaux-parents. En 1901, elle le récupère et le place dans un collège anglais. Il a quatorze ans, elle le trouve formidable : « Ma chérie, ça y est, un amour d’enfant pâle et doux, si gentil, si petit, distingué, parlant français, arabe, italien, anglais. Qui s’est jeté dans mes bras, ému et heureux. Rare ! » Les deux femmes font « famille » et il est plusieurs fois question de réveillonner ensemble. Liane établit même un menu de Noël pour recevoir chez elle en toute simplicité : « Caviar, potage, huîtres frites, une volaille, truffes sous la serviette, foie gras, salade, boudin, un pudding anglais que j’emporte ici pour mon « vieux », des fruits, du cidre pour toi, champagne et eaux d'Evian (…), arbre de Noël, petite surprise pour tout le monde ».Nonobstant ce rapprochement familial, Liane est rivée à ses affaires de cœur et nous suivons au fil de sa plume un véritable feuilleton à rebondissements avec un certain « Mathieu » sur lequel elle a jeté son dévolu et qui semble jouer au chat et à la souris, tant et si bien qu’elle demande à plusieurs reprises à Valtesse d’interférer pour elle au point d’agacer son amie : « Tu n’as jamais eu de Valtesse, méchante, mais tu as une Liane et je t’assure que comme affection et comme cœur, l’une ne le cède en rien à l’autre, je te défends d’en douter. Ne sois pas maussade ma chérie, tout cela ne vient pas de nous, cela ne restera pas entre nous, c’est un point de contact désagréable, le contact disparaît et le point aussi. Voilà, pour être un… passé, ça en est un, je te jure que mon cœur n’en conserve même pas la plus légère empreinte…) C’est une cocotte que cet homme-là. D’ailleurs, j’ai beaucoup d’autres choses à faire… »La seule lettre de Valtesse à Liane qui figure dans cette correspondance est prémonitoire : « Il t'a plu, il te ressemble. Je le sens dans ce que tu me dis Chérie. Que sera ton amour avec lui, joie ou peine ?! Comment cela pourra-t-il être joie puisqu’un jour il en aimera une, autrement – et il te sacrifiera. Fragile !!! Ce serait pis. J’ai si peur de tout pour toi, je prévois, je pense, il ne te faut plus de catastrophes. Mesurer son coeur, l'empêcher de battre, de bondir, de s'oppresser, de s'évanouir – difficile à moins que la souffrance l'ait étreint, jusqu'à le rendre exsangue. Alors ? alors prends le [...] Marche avec précaution Chérie, imagine que tu portes un flacon rempli d'essence précieuse dont chaque goutte qui s'évapore ou qui s'échappe abrège le bonheur que tu peux espérer [...] ».L’inéluctable survient pourtant. Liane est détrônée par une débutante de 23 ans, Jeanne Dortzal, qui deviendra poétesse. La relève est là, déjà : « Elle est jolie. Elle est jeune au bon moment et puis elle est une bonne affaire, espérons que Mathieu en sera une pour elle. N’en parlons plus. » Bonne perdante, Liane n’en est pas moins dévastée et l’insuccès semble contaminer certaines de ses entreprises : « Je n’ai plus de larmes pour un bout de temps… Une belle dépression en moi. Le silence des journaux sur mon roman. Le brouillard ici. Toujours Mathieu… Ah j’aurais bien besoin de toi qui sais si bien me réconforter. Viens ma chérie, viens pour 2 jours… Je suis seule, pas d’amie. Seulement mon amant de temps en temps. Et un amoureux qui me suit partout. »Pour la petite histoire, on trouve mention de ces lettres à la page 288 de Mes cahiers bleus : « Ma filleule Margot, ayant perdu sa mère a trouvé une correspondance adressée à sa grand-mère Valtesse de la Bigne. Il y avait vingt-quatre lettres de moi. Elle les a fait vendre à la salle Drouot ! 60 francs, mes vingt-quatre lettres. Inconvenante perfidie ! J’aurai tout vu sur la terre. »Cette très rare correspondance inédite entre deux prostituées est conservée sous double emboîtage, auquel on joint le catalogue de vente Valtesse de La Bigne. Paris, Dubreuil, Haro & Bloche, 1902, un vol. in-4, demi-chagrin aubergine, plat supérieur de la couverture conservé, IV + 116 pp., 9 planches hors-texte (d'autres semblent manquer), 663 numéros décrits, dont le fameux "lit de parade" en bronze. L’exemplaire est signé par Valtesse et truffé d’une notice biographique manuscrite (4 feuillets in-4, non signés).
192922341929 "Editions d'Art de l'Intermédiaire du Bibliophile", Parris, 1929. Volume in-folio, demi-maroquin à coins, couverture conservée ornée d'une eau-forte réhaussée. 15 eaux-fortes, réhaussées en couleurs, une suite de gravures avec remarques, un dessin original au faux titre. Commentaires de Raymond Hesse
1913860<p> New Orleans ca 1913-1915 apparently the last edition. 16mo 6" x 4.5" unpaginated 96 pp. illustrated throughout primarily in conjunction with advertisements but also including two illustrations from photographs; one depicting the facade of "The Studio'"also known as Emma Johnson's "House of all Nations" the other providing a provocative portrait of Rita Walker the "Oriental Danseuse." Original pale blue stapled wraps the covers printed in red ink internally printed in black. Arceneaux/ <i>Guidebooks to Sin </i># 10 a variant issue.</p><p>Wraps moderately toned & soiled corners creased slight edge wear brief foxing at early & late leaves otherwise very good.<br /></p><p>A delightful guide to "Storyville" the legally sanctioned red-light district of New Orleans. Provides lists and locations of some 573 "residents" and 45 "late arrivals." The ladies are categorized by ethnicity with separate lists for "white" "colored" and "octoroon." Additionally features 23 full page advertisements for brothels as well as advertisements for cabarets liquor cigars etc. Although not credited the Blue Books were compiled by Billy Struve manager of Thomas C. Anderson's infamous "Annex."<br /></p><p>Pamela Arceneaux notes that two versions of this edition were published which she considers to be one print run. The first example she describes is printed internally in red & black the other in only black. She further notes that the black ink example is bound with three staples rather than "the usual two seen in most issues." This copy printed in black is secured by two staples. <br /></p><p><b><i>"WHY NEW ORLEANS SHOULD HAVE THIS DIRECTORY Because it is the only district of its kind in the States set aside for the fast women by law."</i></b> ~excerpted from the preface.</p><p><br /></p><br /> paperback books
1947bf4869Editions de la Couronne Feuilles sous chemise et emboitage 1947 UN DES 25 EXEMPLAIRES SUR JAPON AVEC DEUX SUITES EN COULEURS (16 + 16). L'Echarpe de suie. Editions de la Couronne. 1947. In-4 (25,5 x 33 cm) en feuilles sous couverture rempliée, chemise et étui cartonnés, 66 pages, ouvrage illustré par Charles Picart Le Doux, tirage limité à 176 exemplaires numérotés. Le nôtre (mal numéroté) est l'un des 25 exemplaires sur Japon O-Tsu-Ki auxquels il a été ajouté une esquisse originale de Picart Le Doux, 16 hors texte sur Japon et une suite en couleurs sur Japon. Il a été achevé d'imprimer le 1er décembre 1947 sur les presses de l'Impimerie des Beaux-Arts pour la typographie et des ateliers d'impressions d'art Jean Brunissen pour les hors-texte. La mise en couleurs a été effectuée à la main au pochoir aquarellé par Dreux-Barry sous la direction de l'artiste ; très bel état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
1933709351933. Macau: Imprensa Nacional 1933. Macau: Imprensa Nacional 1933. Rare 1933 Digest of Laws Regulating Macau's Sex Trade Macau. China. Prostitution. Regulamento das Meretrizes Aprovado pelo Portaria Provincial No. 1:093 De 7 de Abril de 1933. Macau: Imprensa Nacional 1933. 22 pp. Text in Portuguese and Chinese. Stitched pamphlet in printed paper wrappers. Some edgewear a few chips and minor tears to wrappers early annotations to front wrapper light toning to interior. $950. Only edition located. Laws governing prostitution in the Portuguese colony of Macau 1557-1999 were first enacted in the mid-nineteenth century. By the 1930s the government administered the trade directly through the Regulamento das Meretrizes. No copies located on OCLC. unknown books
19136414Mexico City 1913. Very good. 14pp. Original printed wrappers bound into modern cloth spine gilt. Very minor soiling. Mexican laws governing prostitutes in Mexico City. The first two articles define a prostitute while the following sections go on to discuss registration medical inspection ordinances for brothels penalties and other relevant regulations. The regulation required registration of prostitutes and set conditions: women must be over eighteen have lost their virginity act of their own free will and not suffer from incurable or venereal diseases. Inspections were conducted and women who were convicted pregnant or underage were to be separated from prostitution. Houses where two or more women lived together to practice prostitution were considered brothels. The regulation treated prostitution as a matter of public order and health. Prostitution was first regulated in Mexico during the Second French Intervention. The present regulations were issued after the end of the Porfiriato which was a particularly strict period for such laws; during the Profiriato and beyond during the time defined by the present document a significant percentage of Mexico's young women were employed in the sex trade as other avenues of employment were not open to them. We locate a single copy of this work at Harvard. unknown
197432102Paris / Bièvres, Pierre de Tartas, 1974. Un vol. au format in-folio (378 x 278 mm) non paginé, en feuilles, sous couverture lithographiée à rabats rempliés et coffret en plexiglass titrée or sur une des tranches.
1904101042Paris Librairie Universelle 1904 1 vol. relié in-12, demi-chagrin rouge à coins, dos à quatre nerfs, tête dorée, couvertures et dos illustrés conservés, non rogné, 331 pp. Édition originale illustrée par Georges Bottini de 16 compositions hors-texte en couleurs et de nombreux dessins en noir, dans un style proche de Toulouse-Lautrec qui restitue l'atmosphère des lieux de plaisir du Paris fin de siècle. Excellent exemplaire enrichi d'un envoi de Jean Lorrain à Pierre Louÿs daté "Paris le 6 juillet 1904" et visiblement rédigé de la main des son secrétaire.
1904101042Paris Librairie Universelle 1904 1 vol. relié in-12, demi-chagrin rouge à coins, dos à quatre nerfs, tête dorée, couvertures et dos illustrés conservés, non rogné, 331 pp. Édition originale illustrée par Georges Bottini de 16 compositions hors-texte en couleurs et de nombreux dessins en noir, dans un style proche de Toulouse-Lautrec qui restitue l'atmosphère des lieux de plaisir du Paris fin de siècle. Excellent exemplaire enrichi d'un envoi de Jean Lorrain à Pierre Louÿs daté "Paris le 6 juillet 1904" et visiblement rédigé de la main des son secrétaire.
199119148Paris, Éditions Hazan, 1991, e.o. (pas de gd papier) - Broché, couv. à rabat sur papier recyclé, 17 cm x 24 cm, 64 pages, 38 photographie noir & blanc pleine page dont certaines en double page –Photos de Sergio Larrain, texte de Pablo Neruda, conception de l’ouvrage Agnès Sire avec la participation de Xavier Barral – Etat neuf
192629758Paris, Editions de la Nouvelle revue française / Gallimard, 1926. Un vol. au format in-4 tellière (218 x 173 mm) de 252 pp. Reliure légèrement postérieure de demi-chagrin maroquiné et glacé carmin à coins, filets dorés portés sur les plats, dos à nerfs orné de filets maigres en noir, titre doré, date dorée en queue, tête dorée, couverture et dos conservés. (H. Duhayon).
1929GITk288Paris Le Livre du Bibliophile Georges Briffaut 1929. In-4 3 feuillets blancs, 2 feuillets non chiffrés, II-VI 1 feuillet non chiffré (fin de la préface) 1-201pp 1 feuillet blanc, 1 feuillet achevé d'imprimer. Plein maroquin ébène, dos lisse avec le titre en long (lettres bâton dorées se chevauchant), tête dorée, non rogné, large bordure intérieure de maroquin ébène à quadruple filet doré, contreplats et gardes de papier brique, doublé de papier fort mordoré; reliure de l'époque (Y.M.O) sous étui recouvert de papier mordoré, bordé de maroquin ébène. Orné de 20 pointes sèches de Paul-Louis Guilbert: grande vignette sur le titre, frontispice, 3 têtes de chapitre, 1 dans le texte, 14 pratiquement à pleine page. A ces illustrations s'ajoutent 2 CROQUIS ORIGINAUX (au lieu d'un) contrecollés sur un feuillet blanc.EDITION DE LUXE appréciée des Amateurs, tirée à 425 exemplaires, celui-ci 1 des 30 sur Japon Impérial portant le numéro 36 avec 2 états des illustrations dont un avec remarque et 1 croquis original (notre exemplaire en possède 2). Carteret IV page 190. Talvart et Place VII page 220. BEL EXEMPLAIRE TRES FRAIS dans une reliure sobre de bonne facture, qui se marie bien à la noirceur du texte de Edmond de Goncourt, tout comme les illustrations de Paul-Louis Guilbert. Enrichi d'un croquis supplémentaire.
19220056841922 Paris, "Le Livre d'Art", Éditions Léo Delteil, 1922. In-quarto (268 X 217 mm) maroquin vert empire, dos à nerfs, monogramme « E. C. A. » et date dorés en queue, titre doré, bordures intérieures ornées de roulettes dorées, tête dorée, couverture conservée (V. Beaumont - Rel. Paris) ; 116 pages [les 8 eaux-fortes sont comprises dans la pagination], (2) ff. dont un blanc. Trois minimes défauts (éraflures ?) au cuir du premier plat de la reliure, teinte du dos à peine plus foncée.
1928119665Paris Editions de la Roseraie 1928 1 vol. in-4, en feuilles, sous couverture rempliée et double emboîtage, 103 pp. Édition originale de ce recueil de scènes de maisons closes illustrée de 12 lithographies originales par Luc-Albert Moreau. Tirage limité à 145 exemplaires, celui-ci imprimé spécialement sur Hollande pour l'imprimeur du livre, Robert Coulouma, et enrichi d'une double suite des 12 lithographies, en bistre et en noir. En très belle condition.
1928119665Paris Editions de la Roseraie 1928 1 vol. in-4, en feuilles, sous couverture rempliée et double emboîtage, 103 pp. Édition originale de ce recueil de scènes de maisons closes illustrée de 12 lithographies originales par Luc-Albert Moreau. Tirage limité à 145 exemplaires, celui-ci imprimé spécialement sur Hollande pour l'imprimeur du livre, Robert Coulouma, et enrichi d'une double suite des 12 lithographies, en bistre et en noir. En très belle condition.
19650041651965 Paris, Les Éditions de Minuit, 1965. Petit in-8 (146 X 193 mm) demi-maroquin noir à coins, dos lisse, auteur et titre dorés, couverture conservée (Lucie Weill) ; 215 pages.
1921119252Paris s.é. [R. Davis et Cie] 1921 1 vol. relié in-4, broché, couverture rempliée, 26 pp. Édition originale illustrée de 10 dessins gravés en noir par Chas Laborde, dont Carco commente avec tendresse et respect les talents d'observateur et la finesse du trait : "Il se dégage des milieux qu'a étudiés Chas-Laborde, une impression profondément nourrie de vérité et comme ce sentiment auquel une femme déshabillée ne manque pas de recourir pour laisser voir ce qu'elle ne saurait plus cacher... lorsqu'elle a plusieurs fois par jour l'occasion de comparaître devant des hommes qui sont ses juges et ceux de leur plaisir" (p. 20). Tirage limité à 175 exemplaires entièrement souscrits pour la librairie Ronald Davis, celui-ci étant l'un des 25 exemplaires numérotés sur Hollande van Gelder, avec une suite des dessins rehaussés au pochoir et deux planches refusées. En très belle condition.
1921119252Paris s.é. [R. Davis et Cie] 1921 1 vol. relié in-4, broché, couverture rempliée, 26 pp. Édition originale illustrée de 10 dessins gravés en noir par Chas Laborde, dont Carco commente avec tendresse et respect les talents d'observateur et la finesse du trait : "Il se dégage des milieux qu'a étudiés Chas-Laborde, une impression profondément nourrie de vérité et comme ce sentiment auquel une femme déshabillée ne manque pas de recourir pour laisser voir ce qu'elle ne saurait plus cacher... lorsqu'elle a plusieurs fois par jour l'occasion de comparaître devant des hommes qui sont ses juges et ceux de leur plaisir" (p. 20). Tirage limité à 175 exemplaires entièrement souscrits pour la librairie Ronald Davis, celui-ci étant l'un des 25 exemplaires numérotés sur Hollande van Gelder, avec une suite des dessins rehaussés au pochoir et deux planches refusées. En très belle condition.
19113745Seattle 1911. Very good. 4pp. on a single folded sheet. Two old horizontal folds partially reinforced with cello tape. A stark and sobering illustrated leaflet calling to action the parents and citizens of Seattle to help close a house of prostitution in the city and at the same time stop the construction of another across the street. Apparently a local businessman former mayor and current mayoral candidate named H.C. Gill allowed for the construction of a large dormitory-style building which housed 250 prostitutes; recently the foundation was laid for another building across the street slightly larger that would accommodate around 300 girls. The authors of the present leaflet implore the reader to vote against Gill the candidate who would "ratify the construction and operation of these buildings and the placing of 500 young girls inside as white slaves under the plea that such a thing is necessary for the Alaskans and the men of this city." The authors ask "Do the women of this city want 500 girls to be compelled to ply a shameful avocation in little cells 8x12 all night" And they beg voters to reject the candidacy of H.C. Gill as mayor in order to stop the construction and operation of these house of ill repute. The final sentence pleads: "Let every mother and home-loving woman go to the polls on March 5 and vote for Mr. Cotterill so that these buildings may remain uninhabited; that our homes may remain unpolluted and that the shame of Seattle may not be advertised to the world." A photograph of the exterior of the brothel already built covers page two of the work while a floor plan of the second and larger proposed building occupies page three. The printed caption for the former reads "The Largest House of Prostitution in the World Constructed in a Public Street Under the Sanction and Approval of H.C. Gill when Mayor and now Ready for Occupancy." The last page excerpts relevant unsavory passages from a Grand Jury Report on the subject. OCLC records just a single institutional copy at the Seattle Public Library. unknown
19289391AWien, Leipzig, Verlagsabt. der Hermes-Druckerei Urban, 1928. Hrsg. von Dr. R. Payer-Thurn. Folio. Titel, 2 Bl. Text, 12 farbige Drucke unter Passepartout. Eingelegt in die Orig.-HLeinenmappe mit Titel und Vignette. (= Erste Veröffentlichung aus den Schätzen der Familien-Fideikomiss-Bibliothek des ehem. Kaisers von Österreich). [2 Warenabbildungen]
19120055971912 Paris, Librairie de la Collection des Dix, Romagnol, 1912. Grand in-quarto (307 X 217 mm) broché, couverture rempliée. Deux petites taches brunes (dont une en marge latérale) à la page 67 et sur la gravure hors-texte qui la précède.
194731048Paris, Editions de la Couronne, (1947). Un vol. au format in-4 (333 x 257 mm) de 66 pp., en feuilles, sous couverture à rabats rempliés et étui-chemise cartonné crème.
19232625Couverture rigide Fratelli Bocca 1923 Torino 23,5x15 cm
19030056891903 Sans lieu ni nom d'éditeur, 1903 [i. e. circa 1937]. Grand in-8 (284 X 194 mm) broché, étui cartonné (avec manque à la cloison inférieure) ; frontispice, 132 pages, 11 planches, (2) ff. d'achevé d'imprimer et justification du tirage. Discrètes pointes de rousseurs au premier plat de la couverture.