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19011163231901 1 vol. « Je t’aime à travers tout »En l’année 1901, de ces deux « grandes horizontales » qu’une génération sépare, l’aînée Valtesse (1848-1910) s’est « rangée des voitures » à 53 ans ; la cadette Liane (1869-1950) est à 32 ans au sommet déjà un peu vacillant de sa gloire… Pour mémoire, Valtesse de la Bigne cherche dès 1890 une « perle » unique assez fine et remarquable pour l’arborer d’abord en « sautoir » comme sa petite protégée et qui prendrait sa suite. Comme toutes les Lorettes, Valtesse (contraction de Votre Altesse) a d’abord battu le pavé parisien sur les boulevards mais elle a su assez tôt se hisser avec maestria dans la haute société et, bonne gestionnaire, a amassé une fortune conséquente qui lui permet de se retirer des affaires dans la force de l’âge. La beauté racée de Liane, son allure svelte, sa mise impeccable et son goût prononcé pour les parures de perles retiennent son attention. Naturellement, elle en fait son amante et mesure au plus près tout le potentiel de cette superbe créature : c’est décidé, Liane lui succédera ! Liaison de courte durée entre les deux courtisanes dont les destins vont se nouer autrement. Il faut dire aussi qu'une tombeuse de femmes, Natalie Barney, est passée par-là…Ces 24 lettres, écrites entre 1901 et 1903, restituent à merveille les liens affectifs unissant les deux femmes qui vivent dans une forme de sororité, Liane signant ses lettres de différents vocables : Ton Lilon, Ta sœur Liane, La mère Lili, Ma Tesse, ma sœur chérie. Novembre 1901 : Liane évoque son roman autobiographique Idylle saphique dans lequel elle est Annhine de Lys (alias Nhine), Natalie est Flossie et Valtesse « Altesse » : « Idylle se vend bien (…) Et ce matin, je t’aime tout particulièrement car je suis en train de relire notre Idylle saphique et je m’attendris sur ce qui fut le NOUS d’il y a trois ans. »L’ambiguïté de la relation se poursuit quand Liane envoie à Valtesse un poème courtois sur le motif de Mélusine, inspiré de Jean Lorrain (18 vers d'une écriture non identifiée) ou bien quand elle invite son initiatrice à choisir sa teinte de cheveux pour son portrait commandé au peintre Antonio de la Gandara.Mais si les chatteries vont bon train dans le début de la correspondance, il y a des zones d’ombre et d’intéressantes remarques sur la condition de demi-mondaine : « La vie est bête et facile et je m’ennuie ». Liane envie son aînée, débarrassée de toutes les vicissitudes de la prostituée de haut vol : « M’éveille dans un brouillard plus triste que celui de mes arbres. Je t’assure mon aimée, il fait gris sale… Tu seras bien l’année prochaine dans ton nid, mon grand aigle doré [allusion à la Villa des aigles que Valtesse se fait construire à Monte-Carlo]. Je t’envie – comme tu as su mener ta vie et quel plus tard délicieux tu te crées (…) Tu ne m’aimes plus, il me semble à moi qu’on m’a arraché une partie de mon être – une aile, ce qui m’empêche de planer un peu avec toi et me rejette sur terre sans visée, sans filet ! – Tu entends ma chérie, tout le reste de ma vie est éphémère, joie passagère – quelques instants, des secondes (…) J’ai si peu de confiance en moi, même en ma santé qui semble très bonne en ce moment. Je sais si bien que du mauvais peut seul m’arriver, alors vois-tu sans même savoir seulement le lendemain un peu assuré ! »La plupart des lettres portent l’en-tête de l’Hôtel Cecil Strand à Londres. Liane préside à nouveau aux destinées de son fils Marc Pourpe, né de son premier mariage et qu’elle a abandonné à la naissance. L’enfant a été élevé en Egypte à Suez par ses beaux-parents. En 1901, elle le récupère et le place dans un collège anglais. Il a quatorze ans, elle le trouve formidable : « Ma chérie, ça y est, un amour d’enfant pâle et doux, si gentil, si petit, distingué, parlant français, arabe, italien, anglais. Qui s’est jeté dans mes bras, ému et heureux. Rare ! » Les deux femmes font « famille » et il est plusieurs fois question de réveillonner ensemble. Liane établit même un menu de Noël pour recevoir chez elle en toute simplicité : « Caviar, potage, huîtres frites, une volaille, truffes sous la serviette, foie gras, salade, boudin, un pudding anglais que j’emporte ici pour mon « vieux », des fruits, du cidre pour toi, champagne et eaux d'Evian (…), arbre de Noël, petite surprise pour tout le monde ».Nonobstant ce rapprochement familial, Liane est rivée à ses affaires de cœur et nous suivons au fil de sa plume un véritable feuilleton à rebondissements avec un certain « Mathieu » sur lequel elle a jeté son dévolu et qui semble jouer au chat et à la souris, tant et si bien qu’elle demande à plusieurs reprises à Valtesse d’interférer pour elle au point d’agacer son amie : « Tu n’as jamais eu de Valtesse, méchante, mais tu as une Liane et je t’assure que comme affection et comme cœur, l’une ne le cède en rien à l’autre, je te défends d’en douter. Ne sois pas maussade ma chérie, tout cela ne vient pas de nous, cela ne restera pas entre nous, c’est un point de contact désagréable, le contact disparaît et le point aussi. Voilà, pour être un… passé, ça en est un, je te jure que mon cœur n’en conserve même pas la plus légère empreinte…) C’est une cocotte que cet homme-là. D’ailleurs, j’ai beaucoup d’autres choses à faire… »La seule lettre de Valtesse à Liane qui figure dans cette correspondance est prémonitoire : « Il t'a plu, il te ressemble. Je le sens dans ce que tu me dis Chérie. Que sera ton amour avec lui, joie ou peine ?! Comment cela pourra-t-il être joie puisqu’un jour il en aimera une, autrement – et il te sacrifiera. Fragile !!! Ce serait pis. J’ai si peur de tout pour toi, je prévois, je pense, il ne te faut plus de catastrophes. Mesurer son coeur, l'empêcher de battre, de bondir, de s'oppresser, de s'évanouir – difficile à moins que la souffrance l'ait étreint, jusqu'à le rendre exsangue. Alors ? alors prends le [...] Marche avec précaution Chérie, imagine que tu portes un flacon rempli d'essence précieuse dont chaque goutte qui s'évapore ou qui s'échappe abrège le bonheur que tu peux espérer [...] ».L’inéluctable survient pourtant. Liane est détrônée par une débutante de 23 ans, Jeanne Dortzal, qui deviendra poétesse. La relève est là, déjà : « Elle est jolie. Elle est jeune au bon moment et puis elle est une bonne affaire, espérons que Mathieu en sera une pour elle. N’en parlons plus. » Bonne perdante, Liane n’en est pas moins dévastée et l’insuccès semble contaminer certaines de ses entreprises : « Je n’ai plus de larmes pour un bout de temps… Une belle dépression en moi. Le silence des journaux sur mon roman. Le brouillard ici. Toujours Mathieu… Ah j’aurais bien besoin de toi qui sais si bien me réconforter. Viens ma chérie, viens pour 2 jours… Je suis seule, pas d’amie. Seulement mon amant de temps en temps. Et un amoureux qui me suit partout. »Pour la petite histoire, on trouve mention de ces lettres à la page 288 de Mes cahiers bleus : « Ma filleule Margot, ayant perdu sa mère a trouvé une correspondance adressée à sa grand-mère Valtesse de la Bigne. Il y avait vingt-quatre lettres de moi. Elle les a fait vendre à la salle Drouot ! 60 francs, mes vingt-quatre lettres. Inconvenante perfidie ! J’aurai tout vu sur la terre. »Cette très rare correspondance inédite entre deux prostituées est conservée sous double emboîtage, auquel on joint le catalogue de vente Valtesse de La Bigne. Paris, Dubreuil, Haro & Bloche, 1902, un vol. in-4, demi-chagrin aubergine, plat supérieur de la couverture conservé, IV + 116 pp., 9 planches hors-texte (d'autres semblent manquer), 663 numéros décrits, dont le fameux "lit de parade" en bronze. L’exemplaire est signé par Valtesse et truffé d’une notice biographique manuscrite (4 feuillets in-4, non signés).
19011163231901 1 vol. « Je t’aime à travers tout »En l’année 1901, de ces deux « grandes horizontales » qu’une génération sépare, l’aînée Valtesse (1848-1910) s’est « rangée des voitures » à 53 ans ; la cadette Liane (1869-1950) est à 32 ans au sommet déjà un peu vacillant de sa gloire… Pour mémoire, Valtesse de la Bigne cherche dès 1890 une « perle » unique assez fine et remarquable pour l’arborer d’abord en « sautoir » comme sa petite protégée et qui prendrait sa suite. Comme toutes les Lorettes, Valtesse (contraction de Votre Altesse) a d’abord battu le pavé parisien sur les boulevards mais elle a su assez tôt se hisser avec maestria dans la haute société et, bonne gestionnaire, a amassé une fortune conséquente qui lui permet de se retirer des affaires dans la force de l’âge. La beauté racée de Liane, son allure svelte, sa mise impeccable et son goût prononcé pour les parures de perles retiennent son attention. Naturellement, elle en fait son amante et mesure au plus près tout le potentiel de cette superbe créature : c’est décidé, Liane lui succédera ! Liaison de courte durée entre les deux courtisanes dont les destins vont se nouer autrement. Il faut dire aussi qu'une tombeuse de femmes, Natalie Barney, est passée par-là…Ces 24 lettres, écrites entre 1901 et 1903, restituent à merveille les liens affectifs unissant les deux femmes qui vivent dans une forme de sororité, Liane signant ses lettres de différents vocables : Ton Lilon, Ta sœur Liane, La mère Lili, Ma Tesse, ma sœur chérie. Novembre 1901 : Liane évoque son roman autobiographique Idylle saphique dans lequel elle est Annhine de Lys (alias Nhine), Natalie est Flossie et Valtesse « Altesse » : « Idylle se vend bien (…) Et ce matin, je t’aime tout particulièrement car je suis en train de relire notre Idylle saphique et je m’attendris sur ce qui fut le NOUS d’il y a trois ans. »L’ambiguïté de la relation se poursuit quand Liane envoie à Valtesse un poème courtois sur le motif de Mélusine, inspiré de Jean Lorrain (18 vers d'une écriture non identifiée) ou bien quand elle invite son initiatrice à choisir sa teinte de cheveux pour son portrait commandé au peintre Antonio de la Gandara.Mais si les chatteries vont bon train dans le début de la correspondance, il y a des zones d’ombre et d’intéressantes remarques sur la condition de demi-mondaine : « La vie est bête et facile et je m’ennuie ». Liane envie son aînée, débarrassée de toutes les vicissitudes de la prostituée de haut vol : « M’éveille dans un brouillard plus triste que celui de mes arbres. Je t’assure mon aimée, il fait gris sale… Tu seras bien l’année prochaine dans ton nid, mon grand aigle doré [allusion à la Villa des aigles que Valtesse se fait construire à Monte-Carlo]. Je t’envie – comme tu as su mener ta vie et quel plus tard délicieux tu te crées (…) Tu ne m’aimes plus, il me semble à moi qu’on m’a arraché une partie de mon être – une aile, ce qui m’empêche de planer un peu avec toi et me rejette sur terre sans visée, sans filet ! – Tu entends ma chérie, tout le reste de ma vie est éphémère, joie passagère – quelques instants, des secondes (…) J’ai si peu de confiance en moi, même en ma santé qui semble très bonne en ce moment. Je sais si bien que du mauvais peut seul m’arriver, alors vois-tu sans même savoir seulement le lendemain un peu assuré ! »La plupart des lettres portent l’en-tête de l’Hôtel Cecil Strand à Londres. Liane préside à nouveau aux destinées de son fils Marc Pourpe, né de son premier mariage et qu’elle a abandonné à la naissance. L’enfant a été élevé en Egypte à Suez par ses beaux-parents. En 1901, elle le récupère et le place dans un collège anglais. Il a quatorze ans, elle le trouve formidable : « Ma chérie, ça y est, un amour d’enfant pâle et doux, si gentil, si petit, distingué, parlant français, arabe, italien, anglais. Qui s’est jeté dans mes bras, ému et heureux. Rare ! » Les deux femmes font « famille » et il est plusieurs fois question de réveillonner ensemble. Liane établit même un menu de Noël pour recevoir chez elle en toute simplicité : « Caviar, potage, huîtres frites, une volaille, truffes sous la serviette, foie gras, salade, boudin, un pudding anglais que j’emporte ici pour mon « vieux », des fruits, du cidre pour toi, champagne et eaux d'Evian (…), arbre de Noël, petite surprise pour tout le monde ».Nonobstant ce rapprochement familial, Liane est rivée à ses affaires de cœur et nous suivons au fil de sa plume un véritable feuilleton à rebondissements avec un certain « Mathieu » sur lequel elle a jeté son dévolu et qui semble jouer au chat et à la souris, tant et si bien qu’elle demande à plusieurs reprises à Valtesse d’interférer pour elle au point d’agacer son amie : « Tu n’as jamais eu de Valtesse, méchante, mais tu as une Liane et je t’assure que comme affection et comme cœur, l’une ne le cède en rien à l’autre, je te défends d’en douter. Ne sois pas maussade ma chérie, tout cela ne vient pas de nous, cela ne restera pas entre nous, c’est un point de contact désagréable, le contact disparaît et le point aussi. Voilà, pour être un… passé, ça en est un, je te jure que mon cœur n’en conserve même pas la plus légère empreinte…) C’est une cocotte que cet homme-là. D’ailleurs, j’ai beaucoup d’autres choses à faire… »La seule lettre de Valtesse à Liane qui figure dans cette correspondance est prémonitoire : « Il t'a plu, il te ressemble. Je le sens dans ce que tu me dis Chérie. Que sera ton amour avec lui, joie ou peine ?! Comment cela pourra-t-il être joie puisqu’un jour il en aimera une, autrement – et il te sacrifiera. Fragile !!! Ce serait pis. J’ai si peur de tout pour toi, je prévois, je pense, il ne te faut plus de catastrophes. Mesurer son coeur, l'empêcher de battre, de bondir, de s'oppresser, de s'évanouir – difficile à moins que la souffrance l'ait étreint, jusqu'à le rendre exsangue. Alors ? alors prends le [...] Marche avec précaution Chérie, imagine que tu portes un flacon rempli d'essence précieuse dont chaque goutte qui s'évapore ou qui s'échappe abrège le bonheur que tu peux espérer [...] ».L’inéluctable survient pourtant. Liane est détrônée par une débutante de 23 ans, Jeanne Dortzal, qui deviendra poétesse. La relève est là, déjà : « Elle est jolie. Elle est jeune au bon moment et puis elle est une bonne affaire, espérons que Mathieu en sera une pour elle. N’en parlons plus. » Bonne perdante, Liane n’en est pas moins dévastée et l’insuccès semble contaminer certaines de ses entreprises : « Je n’ai plus de larmes pour un bout de temps… Une belle dépression en moi. Le silence des journaux sur mon roman. Le brouillard ici. Toujours Mathieu… Ah j’aurais bien besoin de toi qui sais si bien me réconforter. Viens ma chérie, viens pour 2 jours… Je suis seule, pas d’amie. Seulement mon amant de temps en temps. Et un amoureux qui me suit partout. »Pour la petite histoire, on trouve mention de ces lettres à la page 288 de Mes cahiers bleus : « Ma filleule Margot, ayant perdu sa mère a trouvé une correspondance adressée à sa grand-mère Valtesse de la Bigne. Il y avait vingt-quatre lettres de moi. Elle les a fait vendre à la salle Drouot ! 60 francs, mes vingt-quatre lettres. Inconvenante perfidie ! J’aurai tout vu sur la terre. »Cette très rare correspondance inédite entre deux prostituées est conservée sous double emboîtage, auquel on joint le catalogue de vente Valtesse de La Bigne. Paris, Dubreuil, Haro & Bloche, 1902, un vol. in-4, demi-chagrin aubergine, plat supérieur de la couverture conservé, IV + 116 pp., 9 planches hors-texte (d'autres semblent manquer), 663 numéros décrits, dont le fameux "lit de parade" en bronze. L’exemplaire est signé par Valtesse et truffé d’une notice biographique manuscrite (4 feuillets in-4, non signés).
192922341929 "Editions d'Art de l'Intermédiaire du Bibliophile", Parris, 1929. Volume in-folio, demi-maroquin à coins, couverture conservée ornée d'une eau-forte réhaussée. 15 eaux-fortes, réhaussées en couleurs, une suite de gravures avec remarques, un dessin original au faux titre. Commentaires de Raymond Hesse
1913860<p> New Orleans ca 1913-1915 apparently the last edition. 16mo 6" x 4.5" unpaginated 96 pp. illustrated throughout primarily in conjunction with advertisements but also including two illustrations from photographs; one depicting the facade of "The Studio'"also known as Emma Johnson's "House of all Nations" the other providing a provocative portrait of Rita Walker the "Oriental Danseuse." Original pale blue stapled wraps the covers printed in red ink internally printed in black. Arceneaux/ <i>Guidebooks to Sin </i># 10 a variant issue.</p><p>Wraps moderately toned & soiled corners creased slight edge wear brief foxing at early & late leaves otherwise very good.<br /></p><p>A delightful guide to "Storyville" the legally sanctioned red-light district of New Orleans. Provides lists and locations of some 573 "residents" and 45 "late arrivals." The ladies are categorized by ethnicity with separate lists for "white" "colored" and "octoroon." Additionally features 23 full page advertisements for brothels as well as advertisements for cabarets liquor cigars etc. Although not credited the Blue Books were compiled by Billy Struve manager of Thomas C. Anderson's infamous "Annex."<br /></p><p>Pamela Arceneaux notes that two versions of this edition were published which she considers to be one print run. The first example she describes is printed internally in red & black the other in only black. She further notes that the black ink example is bound with three staples rather than "the usual two seen in most issues." This copy printed in black is secured by two staples. <br /></p><p><b><i>"WHY NEW ORLEANS SHOULD HAVE THIS DIRECTORY Because it is the only district of its kind in the States set aside for the fast women by law."</i></b> ~excerpted from the preface.</p><p><br /></p><br /> paperback books
1769002911ALondres, chez Jean Nourse, A La Haie, chez Gosse, 1769
17023Paris, Éditions empreinte, 1969. In-4, 36 pp., en feuilles, couverture originale illustrée, chemise et étui de l'éditeur de toile rose (très légère insolation de l'étui et de la chemise
1882AMO-4428Edition illustrée par André Gill, Bertall, G. Bellenger, Bigot, Clairin, etc. Paris, C. Marpon et E. Flammarion, 1882 1 fort volume in-4 (30,5 x 23,5 cm) de (4)-456 pages. Illustrations hors-texte et bandeaux. Reliure ancienne pleine toile de lin crème, étiquette de titre en cuir rouge au dos, tête poncée sinon non rogné, à toutes marges. Reliure modeste, intérieur modeste. A noter un bandeau anciennement barbouillé à l'aquarelle (rose/rouge) et une figure hors-texte aquarellée/gouachée anciennement (plutôt réussi). Rousseurs éparses inégales selon les feuillets. Le feuillet de faux-titre a le recto bruni avec quelques traces de grattage et une petite perforation, le feuillet de titre a sa marge extérieure brunie avec de petites déchirures (loin du texte). Les couvertures imprimées illustrées n'ont pas été conservées. Première édition illustrée. Un des 100 exemplaires numérotés sur papier de Hollande (numéroté à la plume). Edition populaire parue en 57 livraisons et ornée de 66 compositions gravées sur bois, dont 14 en tête de chapitre et 52 à pleine page, d’après les compostions d’André Gill, Bertall, Georges Bellenger, Bigot, Georges Clairin, J. Audy et G. Nielsen. Nana, neuvième roman des Rougon-Macquart, a été publié sous forme de feuilleton dans Le Voltaire du 16 octobre 1879 au 5 février 1880, puis en volume chez Georges Charpentier, le 14 février 1880. Née en 1852 dans la misère du monde ouvrier, Anna Coupeau, dite Nana, est la fille de Gervaise Macquart et de Coupeau dont l’histoire est narrée dans L'Assommoir. Le début du roman la montre dans la gêne, manquant d’argent pour élever son fils Louis qu’elle a eu à l’âge de seize ans d'un père inconnu ; elle se prostitue, faisant des passes pour arrondir ses fins de mois. Ceci ne l’empêche pas d’habiter un riche appartement où l’un de ses amants, un riche marchand de Moscou, l’a installée. Son ascension commence avec un rôle de Vénus qu’elle interprète dans un théâtre parisien : elle ne sait ni parler ni chanter, mais l'habit impudique qui cache si peu de son corps de déesse affole tous les hommes. Elle se met un moment en ménage avec un homme qu’elle aime, le comédien Fontan. Mais celui-ci est violent et finit par la battre, la tromper et la mettre à la porte. Elle se met alors à côtoyer la prostituée Satin, avec qui elle entretiendra une liaison (Satin s'installera chez Nana, dans l'hôtel que lui a acheté le comte Muffat). Après avoir épuisé toutes ses économies, elle acceptera la manne financière proposée par Muffat qui désire par-dessus tout en faire sa maîtresse exclusive. Celui-ci met sa fortune à ses pieds, lui sacrifie son honneur et demande en retour la fidélité. Mais cette liaison le mènera au bouleversement total de son être, de ses convictions dévotes, de son comportement probe et de ses principes intègres. Il s’abaissera à une humiliation inhumaine et une complaisance révoltante, contraint d’accepter les moindres caprices de Nana qui lui fait subir les pires infamies, jusqu’à lui faire accepter la foule d’amants qu’elle fréquente, y compris Satin (même si Nana se borne à dire que « cela ne compte pas »), alors que cela représente l'humiliation suprême pour Muffat. Nana atteint le sommet de sa gloire lors d’un grand prix hippique auquel assistent Napoléon III et le tout-Paris. Une jument, nommée Nana en son honneur par son amant le comte Xavier de Vandeuvres, remporte la course. Tout l’hippodrome scande alors « Na-na », dans un délire tournant à la frénésie. Puis le déclin s'amorce. Le comte de Vandeuvres, accusé de tricherie devant la victoire suspecte car trop improbable de sa pouliche, se suicide en mettant le feu à ses écuries. Philipe Hugon est emprisonné après que ses vols dans la caisse de sa caserne ont été découverts. Son frère Georges tente de se suicider chez Nana, après avoir compris qu'elle couchait aussi avec Philippe depuis plusieurs mois. Le comte Muffat se retrouve ruiné et endetté. Accablée de dettes contractées malgré la ruine de ses amants, comprenant qu'elle ne peut pas continuer une telle fuite en avant, elle quitte Paris après avoir vendu aux enchères tous ses biens. Plus personne ne sait rien d’elle pendant plusieurs mois, jusqu’au moment où elle regagne la capitale pour aller au chevet de son fils atteint de la petite vérole. Son fils la contamine et elle tombe à son tour très malade. La nouvelle de son retour se propage comme une traînée de poudre et ses anciens courtisans accourent dans son antichambre. Et c'est son ancienne rivale, Rose Mignon, qui finalement l'assiste dans son trépas, à ses propres risques et périls. Elle qui quelques mois avant affolait encore tous les hommes de Paris meurt défigurée par la maladie, au moment où s'achève brutalement le Second Empire avec la déclaration de guerre à la Prusse. La publication de Nana fit scandale. L'édition populaire illustrée qui paraît deux ans après la première édition en librairie permet une diffusion massive de ce texte qui devint rapidement l'un des textes phares du chef de file de l'école naturaliste. Référence : Reverzy, Éléonore. « Littérature publique. L'exemple de Nana », Revue d'histoire littéraire de la France, vol. vol. 109, no. 3, 2009, pp. 587-603. Notre exemplaire mérite une nouvelle reliure. Exemplaire modeste d'un tirage rare.
18304844Paris 1830. 8vo. Peytieux colophon: Sétier Later black half morocco with short-title on spine marbled paper sides. With a lithographed title-page with an illustration and a small woodcut decoration on the letterpress title-page. 14 2 pp. Very rare first and only edition of a short play criticizing new regulations issued by the Paris police in 1830 regarding prostitution specifically the ordinance proclaiming that prostitutes were no longer allowed to go out on the streets at night. The author argues that the new regulations are bad for business since one does not buy something without having seen it first. The play ends with the ladies of pleasure bidding adieu to France. They will go to a less barbaric country suggesting America in the knowledge that they will soon be missed as France "cannot do without them". Lithographed title-page closely trimmed at the outer margin some minor foxing otherwise in very good condition.l CCfr 3 copies; Gay-Lemonnyer II 312; WorldCat 1 same copy; not in Sudoc. unknown
1947bf4869Editions de la Couronne Feuilles sous chemise et emboitage 1947 UN DES 25 EXEMPLAIRES SUR JAPON AVEC DEUX SUITES EN COULEURS (16 + 16). L'Echarpe de suie. Editions de la Couronne. 1947. In-4 (25,5 x 33 cm) en feuilles sous couverture rempliée, chemise et étui cartonnés, 66 pages, ouvrage illustré par Charles Picart Le Doux, tirage limité à 176 exemplaires numérotés. Le nôtre (mal numéroté) est l'un des 25 exemplaires sur Japon O-Tsu-Ki auxquels il a été ajouté une esquisse originale de Picart Le Doux, 16 hors texte sur Japon et une suite en couleurs sur Japon. Il a été achevé d'imprimer le 1er décembre 1947 sur les presses de l'Impimerie des Beaux-Arts pour la typographie et des ateliers d'impressions d'art Jean Brunissen pour les hors-texte. La mise en couleurs a été effectuée à la main au pochoir aquarellé par Dreux-Barry sous la direction de l'artiste ; très bel état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande.
19881Paris, Dervaux, 1879. In-12, 229-35 pp. 1 pl., demi-basane brune, dos à nerfs orné de filets dorés, tête dorée, couverture conservé (dos un peu insolé, 1er plat de couverture et 1er f. réparés à l'adhésif, petites rousseurs);
In -4°, pp. (40), 146, (6), pergamena coeva, difetti al dorso. Prima edizione. Nato a Saragozza, l’autore insegnò a Napoli e Roma prima di partire per Cuba, dove avrebbe passato la vecchiaia. Il libro, interessante e curioso, si occupa di prostituzione e della sua accettabilità dottrinaria, argomento rispetto al quale l’autore è fortemente contrario. Lo scritto replica a un manoscritto (poi stampato a Catania, “Resolutio theologica moralis in qua occasione cuiusdam casus occurrentis afferitur et propugnatur, licite permitti posse Meretrices”, 1677) del francescano Giovanni dell’Olmo, che difendeva il diritto delle prostitute a entrare nelle dimore nobiliari napoletane. La polemica svela molto sui costumi del sesso a pagamento all’epoca. Born in Saragoza, the author was a professor in Naples and Rome before leaving to Cuba. This curious book deals with prostitution and its doctrinaire acceptability (that the author is strongly against to). This work replies to a manuscript (then printed in Catania, “Resolutio theologica moralis in qua occasione… licite permitti posse meretrices”, 1677) of a franciscan preacher, Giovanni dell’Olmo, who supports permission to prostitutes to enter in neapolitan noble palaces. This controversy reveals many facts about prostitution at time.
834123Editions D Art De L Intermédiaire Du Bibliophile Paris 1927 In-Folio ( 395 X 300 mm ) en feuilles, sous couverture rempliée illustrée sur le 1er plat d'une vignette gravée à l'eau-forte, chemise à dos de basane framboise et étui. PREMIER TIRAGE des 12 superbes eaux-fortes en couleurs gravées sur cuivre, hors-texte de Léon COURBOULEIX, présentées par un texte liminaire de CLEMENT-JANIN. EDITION ORIGINALE imprimée à seulement 100 exemplaires, celui-ci 1 des 85 exemplaires numérotés sur Vélin d'estampes de Rives blanc à la cuve avec l'état définitif des couleurs. ( Carteret : IV, 107 : « Suite estimée ». Mahé : I, 529. Monod : 2876. ). Etui légèrement frotté, livre en parfait état. TRES BEL EXEMPLAIRE, reflétant l'ambiance des quartiers réservés et maisons-closes d'un certain Marseille des années 20.
18285421London: T. Birt 1828. First edition. Single sheet measuring 250 x 185mm and printed in two columns to recto. Some edgewear to margins not affecting text; a bit of foxing and toning largely confined to margins. A scarce and delicate survivor OCLC documents only one example at the National Library of Scotland. The present is the only example on the market.<br /> <br /> The Dandy Wife is narrated by a man who aimed "to choose me out a loving wife" at the age of twenty-one but whose experience becomes a warning to "all young men of high renown": "If you want a tidy wife Beware of a boarding school." What unfolds is a satire of how the marriage economy is affected when women have access to knowledge -- intellectual and physical -- and how by meeting a man's superficial expectations a woman can fulfill her own more pressing needs.<br /> <br /> Thinking that a boarding school girl will have the innocence submissiveness and domestic skill he desires the narrator selects a wife from among their ranks. Thinking only of what he can obtain from such a bargain he is unprepared for what an educated woman brings into his house. The Dandy Wife he describes understands the commodity value of her own beauty and material adornment and that these are her key means for acquiring wealth of her own. "She takes one-half of what I earn In drinking gin and tea; Besides such frills and furbelows My Dandy Wife does wear.Her sleeves upon her dandy gown Oh! Lack they're such a size You'd think they were two balloons that in the air would rise." Aside from staying on par with fashion trends her clothing assists her in avoiding domestic tasks she abhors. She refuses to do laundry more than monthly and through ridiculous cooking failures she rapidly establishes that the kitchen is not a showcase for her skillset. Accustomed to a life of learning she is not trained to conduct domestic business. <br /> <br /> By the ballad's end it becomes clear that the Dandy Wife was savvier in managing a marriage than her husband was. For not only does her superior intellect help her carve out a more satisfying role but she also has physical knowledge that predates him: "The day that I was married I thought I'd got a charming maid But I was much deceived.For scarce five months we'd married been When she had a darling son. T. Birt unknown
177015924A Londres, chez Jean Nourse, A La Haye, chez Gosse junior et Pinet, 1770. 2 parties en 1 vol. in-8 de (8)-215 pp., veau marbré, dos lisse orné, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
177040525A Londres, chez Jean Nourse, A La Haye, chez Gosse junior et Pinet, 1770. In-8 de 368 pp., veau marbré, dos orné à nerfs, pièce de titre en maroquin rouge, tranches rouges (reliure de l'époque).
1933709351933. Macau: Imprensa Nacional 1933. Macau: Imprensa Nacional 1933. Rare 1933 Digest of Laws Regulating Macau's Sex Trade Macau. China. Prostitution. Regulamento das Meretrizes Aprovado pelo Portaria Provincial No. 1:093 De 7 de Abril de 1933. Macau: Imprensa Nacional 1933. 22 pp. Text in Portuguese and Chinese. Stitched pamphlet in printed paper wrappers. Some edgewear a few chips and minor tears to wrappers early annotations to front wrapper light toning to interior. $950. Only edition located. Laws governing prostitution in the Portuguese colony of Macau 1557-1999 were first enacted in the mid-nineteenth century. By the 1930s the government administered the trade directly through the Regulamento das Meretrizes. No copies located on OCLC. unknown books
13717L’Année Galante ou les intrigues secrètes du Marquis de Lxxx.( Marquis de Léotière). In 12 reliure ancienne, plein cuir fauve raciné, pièce de titre cuir rouge, fer doré en long. Faux-titre, titre, 152 pages, tranches rouges. A Londres. E trouve à Paris Rue Hôtel Serpente 1785. Petits raccommodages, sinon bon exemplaire. Edition originale. Fort rare.
51934Bruxelles.1851.8 vols.in-8 en demi-chagrin.Paul Lacroix utilise le pseudonyme de Pierre Dufour pour ce texte. (Gay TII,571.)Bel ensemble, très léger manque de cuir en queue du Tome 2.
19136414Mexico City 1913. Very good. 14pp. Original printed wrappers bound into modern cloth spine gilt. Very minor soiling. Mexican laws governing prostitutes in Mexico City. The first two articles define a prostitute while the following sections go on to discuss registration medical inspection ordinances for brothels penalties and other relevant regulations. The regulation required registration of prostitutes and set conditions: women must be over eighteen have lost their virginity act of their own free will and not suffer from incurable or venereal diseases. Inspections were conducted and women who were convicted pregnant or underage were to be separated from prostitution. Houses where two or more women lived together to practice prostitution were considered brothels. The regulation treated prostitution as a matter of public order and health. Prostitution was first regulated in Mexico during the Second French Intervention. The present regulations were issued after the end of the Porfiriato which was a particularly strict period for such laws; during the Profiriato and beyond during the time defined by the present document a significant percentage of Mexico's young women were employed in the sex trade as other avenues of employment were not open to them. We locate a single copy of this work at Harvard. unknown
17769876ALondres, Jean Nourse, Librairie, dans le Strand. La Haie, chez Gosse junior & Pinet, Librairies de S.A.S., 1776. 8°. 475 S. (inkl. angebundener Titel), 5 Bll. Papp-Interimsband d. Zt. mit handschriftl. RTitel.
197432102Paris / Bièvres, Pierre de Tartas, 1974. Un vol. au format in-folio (378 x 278 mm) non paginé, en feuilles, sous couverture lithographiée à rabats rempliés et coffret en plexiglass titrée or sur une des tranches.
1370536Paris: Ed. d'Art A. Gamard, s.d. (c. 1930) in-4 (26 x 33,5), [4 p.] Préface de Francis Carco + 16 pl. coul. ill. au pochoir, avec serpentes numérotées et titrées. Couverture lie de vin, titre à l'encre d'or formant une boucle. Liste des planches: Au café, L'ingénue du Boulevard des Capucines, Rue Royale, Paris Versailles, L'inconsolable des Champs-Elysées, Au restaurant, Aux Halles, A la piscine, Les boulevards, Les deux soeurs, Les deux, Au dancing, Au bal musette, La profiteuse, Un charmand bourreau, Ces demoiselles. Manque à Pia.
185125319Paris Séré Martinon 1851 In-8 ( 6 Tomes En Trois Volumes ) , 469 + 480 + 426 + 391 +400 + 404 pp et 19/20 gravures hors-texte. Il manque une planche.Cet ouvrage selon Quérard serait du Bibliophile Jacob qui n'aurait jamais voulu en endosser la paternité. Beaucoup de passages ressembleraient à des extraits des "curiosités" de ....
1904101042Paris Librairie Universelle 1904 1 vol. relié in-12, demi-chagrin rouge à coins, dos à quatre nerfs, tête dorée, couvertures et dos illustrés conservés, non rogné, 331 pp. Édition originale illustrée par Georges Bottini de 15 compositions hors-texte en couleurs et de nombreux dessins en noir, dans un style proche de Toulouse-Lautrec qui restitue l'atmosphère des lieux de plaisir du Paris fin de siècle. Excellent exemplaire enrichi d'un envoi de Jean Lorrain à Pierre Louÿs daté "Paris le 6 juillet 1904" et visiblement rédigé de la main des son secrétaire.
1904101042Paris Librairie Universelle 1904 1 vol. relié in-12, demi-chagrin rouge à coins, dos à quatre nerfs, tête dorée, couvertures et dos illustrés conservés, non rogné, 331 pp. Édition originale illustrée par Georges Bottini de 15 compositions hors-texte en couleurs et de nombreux dessins en noir, dans un style proche de Toulouse-Lautrec qui restitue l'atmosphère des lieux de plaisir du Paris fin de siècle. Excellent exemplaire enrichi d'un envoi de Jean Lorrain à Pierre Louÿs daté "Paris le 6 juillet 1904" et visiblement rédigé de la main des son secrétaire.