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In-8°; cc.(8), pp. 81-244(1). Caratteri rossi e neri sul front. e nel testo, capilettera xilografati. Marca al front. e vignetta xilografata, rappresentante s. Benedetto, all’ottava carta. Estratto del Breviarium monasticum dello stesso anno con conforme numerazione delle carte. Legatura in cartonato. Presenti ancuni fori di tarli.
1st edition. Original paper wrappers. 8vo, 151 pages. Tables in back. Singerman S028, listing only 3 holdings of this volume in 2019 (Bnai Brith Archives, NYPL, HUC), none at any Ivy League Institution nor at the AJHS.. The exchanges and reports are surprisingly critical of decisions made by others in the lodge, perhaps emphasizing the internal nature of this report and therefore the lack of surviving copies. Includes reports on all aspects of life in and decisions by the organization and its many chapters from across the country. A few examples would include the IOBB's Maimonides Library; documents detailing charges against people in the Lodge; members charging other members with "riotous and unbecoming conduct in the lodge-room, and in using profane, scurrilous and insulting language, both in writing and in speech, toward the Lodge and members thereof;" appeals of decisions to seize the books belonging to various branches; financial and statistical information etc. This was definitely not a publication meant for public consumption. B'nai B'rith is the oldest Jewish service organization in the world. Its mission is the security and continuity of the Jewish people and the State of Israel and combating antisemitism and bigotry. The organization has historic roots stem to the system of fraternal lodges, like the Freemasons (Wikipedia, 2018) . Structurally, the B'nai B'rith is organized on three levels: international, regional, and local. The international operation has since 1935 been known as the "Supreme Lodge." Prior to that time, it was the "Constitutional Grand Lodge. " Julius Bien (1826-1909) was an American lithographer originally from Germany, as well as president of Bnai Brith for more than three decades. He also produced a lithographed edition of John James Audubon's The Birds of America. In Germany, Bien had fought on the side of the liberals in the 1848 Revolution, and fled to New York in 1848 or 1849 .[where he] began a lithography studio . Bien's studio produced work in different qualities, indicating he was willing to take on any jobcity views and maps, mechanical and architectural drawings and advertisementsbut on the whole his work was distinguished by its technical superiority and flexible manipulation of print media. He worked for the federal government as well after the American Civil War, and was noted as a skilled printer of maps with a new level of scientific accuracy (a 1902 map of Connecticut was praised as all that could be desired), winning many awards, and becoming a prominent citizen of New York as well as the first president of the National Lithographers Association. From 1854 to 1857, and again from 1868 to 1900, he was president of B'nai B'rith, contributing substantially to its internationalization. In the late 1850s, Bien was sought out by John James Audubon's youngest son, John Woodhouse Audubon, to produce a new full-size edition of The Birds of America, an edition to be sold via subscription .the Bien edition remains an important publication: his illustrations represent the highest standard chromolithography had achieved, and even now they stand as a landmark to the medium. Bien pushed against the limits of available technology with intuitive artistry in an effort to provide information and aesthetic pleasure to the mass audience of a democratic society (Wikipedia). SUBJECTS: Jews -- Periodicals. Jews -- United States -- Periodicals. Wear to spine,lacking bottom 1/4 of title page (which is an exact reproduction of the cover, which is fully intact) with loss only of publication info: "New York 1883." Good Condition Overall. Exceedingly rare and important. (AMR-57-5-D)
plein-veau brun, tit. & tom. dorés sur pc. bordeaux, dos à 6 nerfs richement ornés de dentelles, frises et doubles filets encadrants dorés, tr. rouges, (coiffes émoussées avec qq. accidents, nerfs et coins frottés, coupes lég. fatiguées avec qq. petites épidermures, qq. rousseurs et piqures) Dupin n° 1325 annonce la première édition de ce journal en 1680, alors qu’elle parut en 1646 (v. BNF F1266) nous présentons ici un exemplaire tiré de la dernière édition des cinq premiers tomes et de la première (et unique) pour les deux derniers. « Initialement placée sous le patronage du président Mathieu Molé (une dédicace en latin lui est adressée), la collection est l’œuvre d’une succession d’avocats du Parlement de Paris. Acceptant de vaincre sa modestie à la demande de certains de ses amis (l’imprimeur au lecteur, T. III, 1652), J. Du Fresne, seigneur de Preaulx, publie, en 1646 (D.B.F., notice « Du Fresne »), un premier tome qui reçoit un accueil favorable. C’est qu’il s’agit là du premier recueil d’arrêts du Parlement de Paris, du moins en français ; car deux recueils latins avaient précédemment paru, l’un en 1559 (Poenis Lucii placita summae apud Gallos Curiae, Lutetiae), l’autre en 1604 (Annaei Roberti res judicatae) traduit, il est vrai en français en 1622 ; mais ils n’avaient ni l’ampleur ni l’ambition du Journal que lance J. Du Fresne. Celui-ci, en effet (et ses successeurs suivront la même démarche), entend non seulement rassembler une foule de décisions, mais les éclairer sur le plan des faits et des moyens, les reproduire textuellement ainsi que les plaidoiries des avocats. Fruit d’un immense travail qui explique le relatif écart entre la tranche chronologique étudiée et la date de publication du volume correspondant. Du Fresne disparu (1675), Jamet de La Guessière, qui a en sa possession les manuscrits de ce dernier (le Libraire au lecteur, T. I, 1757), poursuit la compilation, selon d’ailleurs le souhait empressé du public, avec le même souci d’exactitude et de fidélité et avec le même succès, comme en témoignent les fréquentes rééditions des premiers tomes. Ces rééditions sont soigneusement revues, corrigées (qu’il s’agisse des dates ou du contenu des arrêts), augmentées des nouveaux règlements et des questions nouvelles jugées depuis la publication antérieure. » (Robert Granderoute) L’intérêt de ce texte est d’être moins touffu qu’un recueil d’arrêts au sens strict que de donner une vue synthétique des solutions juridictionnelles. Il est clair et suivi d’un index substantiel. Très rare de l’édition de référence, complète des sept tomes, et présentée ici dans une reliure bien conservée.
plein-veau brun, tit. & tom. dorés sur pc. bordeaux, dos à 6 nerfs richement ornés de dentelles, frises et doubles filets encadrants dorés, tr. rouges, (coiffes émoussées avec qq. accidents, nerfs et coins frottés, coupes lég. fatiguées avec qq. petites épidermures, qq. rousseurs et piqures) Dupin n° 1325 annonce la première édition de ce journal en 1680, alors qu’elle parut en 1646 (v. BNF F1266) nous présentons ici un exemplaire tiré de la dernière édition pour les quatre premiers tomes. « Initialement placée sous le patronage du président Mathieu Molé (une dédicace en latin lui est adressée), la collection est l’œuvre d’une succession d’avocats du Parlement de Paris. Acceptant de vaincre sa modestie à la demande de certains de ses amis (l’imprimeur au lecteur, T. III, 1652), J. Du Fresne, seigneur de Preaulx, publie, en 1646 (D.B.F., notice «Du Fresne»), un premier tome qui reçoit un accueil favorable. C’est qu’il s’agit là du premier recueil d’arrêts du Parlement de Paris, du moins en français ; car deux recueils latins avaient précédemment paru, l’un en 1559 (Poenis Lucii placita summae apud Gallos Curiae, Lutetiae), l’autre en 1604 (Annaei Roberti res judicatae) traduit, il est vrai en français en 1622 ; mais ils n’avaient ni l’ampleur ni l’ambition du Journal que lance J. Du Fresne. Celui-ci, en effet (et ses successeurs suivront la même démarche), entend non seulement rassembler une foule de décisions, mais les éclairer sur le plan des faits et des moyens, les reproduire textuellement ainsi que les plaidoiries des avocats. Fruit d’un immense travail qui explique le relatif écart entre la tranche chronologique étudiée et la date de publication du volume correspondant. Du Fresne disparu (1675), Jamet de La Guessière, qui a en sa possession les manuscrits de ce dernier (le Libraire au lecteur, T. I, 1757), poursuit la compilation, selon d’ailleurs le souhait empressé du public, avec le même souci d’exactitude et de fidélité et avec le même succès, comme en témoignent les fréquentes rééditions des premiers tomes. Ces rééditions sont soigneusement revues, corrigées (qu’il s’agisse des dates ou du contenu des arrêts), augmentées des nouveaux règlements et des questions nouvelles jugées depuis la publication antérieure. » (Robert Granderoute) L’intérêt de ce texte est d’être moins touffu qu’un recueil d’arrêts au sens strict que de donner une vue synthétique des solutions juridictionnelles. Il est clair et suivi d’un index substantiel. Édition recherchée présentée ici dans une reliure bien conservée.
demi-veau brun restauré, tit. doré sur pc. bordeaux, dos à 6 nerfs orné de dentelles et filets encadrants dorés, plats en percaline brune, tr. mouchetées et rouges pour le t. VI, (le reliure est entièrement reprise mais le dos d’origine est conservé, t. VI plus grand que les autres, qq. rousseurs.) Dupin n° 887 annonce la première édition de ce journal en 1680, alors qu’elle parut en 1646 (v. BNF F1266) nous présentons ici un exemplaire tiré de la troisième édition. L’intérêt de ce texte est d’être moins touffu qu’un recueil d’arrêts au sens strict que de donner une vue synthétique des solutions juridictionnelles. Il est clair et suivi d’un index substantiel. Très rare.
pl. veau brun raciné, tit. et tom. dorés sur pc. ocre, dos à 6 nerfs ornés de dentelles, fleurons et filets dorés dans les caissons, roulettes dorées sur les coupes, tr. rouges, culs-de-lampe, bandeaux et lettrines, impression en double colonne, (épidermures aux plats avec taches au t. II, déchirure du cuir en haut du dos du t. II, galerie de vers traversant le dos du t. I, coiffes accidentées, coupes et coins émoussés et lég. rongés sans atteinte du texte, tr. sup. rongée sur qq. mm du t. II, très rares piqûres, qq. mouillures très claires sur qq. dizaines de ff. en marge sup. du t. I), bon état malgré les défauts mentionnés “L’édition in-folio qui a été rédigée par Richer, avocat au parlement, est beaucoup plus ample. On y trouve des arrêts jusqu’à l’époque du commencement de l’année 1736. Ce recueil est le fruit de conférences établies chez l’Abbé Bignon. I a été fait et examiné avec grand soin.” (Dupin, réf. 1331). Augeard est très souvent considéré comme un des plus grand et fiables arrêtistes. Il s’inscrit dans le mouvement du comparatisme interne, en vogue au XVIIIème siècle. Dernière et meilleur édition.
pl. veau brun raciné, tit. et tom. dorés sur pc. bordeaux, dos à 6 nerfs ornés de dentelles, fleurons et filets encadrant dorés, double filet doré sur les coupes, tr. rouges, culs-de-lampe, bandeaux et lettrines, impression en double colonne, (lég. rayures sur les plats, coiffes accidentées, mors fendu, coupes et coins lég. frottés, qq. épidermures et mq. sur la coupe de queue, rares rousseurs) int. très frais “L’édition in-folio qui a été rédigée par Richer, avocat au parlement, est beaucoup plus ample. On y trouve des arrêts jusqu’à l’époque du commencement de l’année 1736. Ce recueil est le fruit de conférences établies chez l’Abbé Bignon. I a été fait et examiné avec grand soin.” (Dupin, réf. 1331). Augeard est très souvent considéré comme un des plus grand et fiables arrêtistes. Il s’inscrit dans le mouvement du comparatisme interne, en vogue au XVIIIème siècle. Dernière et meilleur édition.
veau brun marbré, dos à nerfs orné, p. de tit. rouge et noire, vignettes, lettrines, (épidermures sur les plats et surtout au dos, ors passés, mors fendus, manques au niveau des nerfs, coiffes trop courtes dégageant les tranchefiles, manques aux coins et à une coupe, rousseurs) Le recueil d’arrêts de Papon est un des plus connus sinon même le plus connu. Cela tient à son ancienneté et surtout au fait qu’il s’agissait en réalité d’un digeste, Papon ayant synthétisé les traités de le Maistre, de le Coq, d’Imbert, de Boyer et de Guidon Pape. Naturellement, ce travail réalisé sur la base d’arrêts auxquels l’auteur n’avait pas eu accès directement souffrait d’un certain nombre d’approximations, ce qui fit par exemple dire à Coquille qu’il ne s’était pas référé à Papon car dans certains points celui-ci rapportait les choses exactes mais dans d’autres se trompait absolument. Au début du XVIIème siècle, commencèrent à paraître des éditions plus scientifiques des recueils de Papon, modifiées et augmentées d’arrêts récents. Édition augmentée par J. Chenu (Dupin, réf. 1311).
plein velin beige, (dos et plats muets, coiffes émoussées, qq. mq. aux coupes, des rousseurs) Les arrêts de la Roche-Flavin sont moins connus que son grand livre des « Treize parlements de France » et se trouvent assez peu. Cela s’explique par le fait qu’il ont été édités au tout début du XVIIème siècle (1ère éd. en 1617) et n’ont ensuite été repris que 70 ans plus tard. Il faut aussi souligner que l’annotateur de ces arrêts est F. Graverol avocat à Nîmes qui a donné un tour volontairement anecdotique aux observations qu’il a ajoutées au recueil d’arrêts de telle sorte que celui-ci devait probablement passer d’une certaine manière pour un ouvrage de vulgarisation. Mais c’est naturellement ce qui est susceptible de nous intéresser aujourd’hui : les passages substantiels sur la paillardise, sur les « règlements en temps de pestilence ». Il faut noter que l’ouvrage est complété par le traité des droits féodaux du même auteur, que l’on trouve très difficilement de manière séparée. Très rare édition début XVIème.
pl. veau fauve raciné, tit. doré sur pc. ocre, dos à 5 nerfs ornés de fleurons, dentelles et filets dorés encadrant les caissons et dentelles dorées sur les nerfs, tr. jaspées, roulettes dorées sur les coupes, cul-de-lampe, bandeaux, (fortes épidermures aux plats, pc. de tit. manquante, coupes et coins émoussés avec ptt mq.), bon état malgré ces défauts En dehors de la réfutation de Beccaria, les œuvres de Muyart en matière criminelle suivent un plan concerté : « Les institutes au droit criminel » constituent un traité général sur la matière, « les lois criminelles de France dans leur ordre naturel » se dirigent un peu plus vers la philosophie du droit. Au contraire, le présent texte constitue une œuvre essentiellement tournée vers la procédure avec en particulier le meilleur commentaire jamais réalisé de la célèbre ordonnance de 1670. Il convient de noter que l’auteur procède également à un commentaire systématique de l’ordonnance de D’Aguesseau de 1737 sur le faux et plus généralement sur l’ensemble du droit de la preuve. Au total un texte majeur et rare.
pl. basane marbrée, dos à 5 nerfs décoré de caissons ornés de fleurons, dentelles et filets entourant dorés, fer à froid entourant les plats, roulette sur les coupes, tr. rouges, p. de tit. bicolore, cul-de-lampe, bandeaux et lettrines, impression en double colonne, (tit. sur pc. manquante avec travaux de vers traversant, lég. épidermures sur les plats, coiffe de queue fatiguée avec ptt. mq., coupes et coins émoussés avec ptt. mq., reliure fragile), intérieur frais Dans cette matière spécifique, un excellent dictionnaire très accessible. On sait que l’auteur a utilisé la même méthode pour établir un recueil de jurisprudence civile.
pl. veau noisette, tit. doré sur pc de maroquin fauve, dos à 6 nerfs ornés de caissons avec fleurons et filets dorés, tr. rouge, tit. bicolore, cul-de-lampe, bandeaux, lettrines, impression en double colonne, (frottemens et épidermures sur les plats, coiffes manquantes, 2 mors sup. fendus sur 4 cm, coupes et coins émoussés avec mq., ors lég. passés), intérieur frais
maroquin bordeaux, dos à nerfs orné d’arabesques et de fleurons, tit. doré, tranches dorées, plat encadré de quadruple filets perlés et dorés avec un motif floral à chaque angle des filets intérieurs, roulette sur les coupes et dentelle à l’intérieur des plats, frontispice gravé, portrait gravé de N. de Verdun sous forme de dépliant, lettrines et vignettes, impression sur papier de rives (PREMIER PLAT MANQUANT, coiffe sup. restaurée, mors sup. fendu, coins émoussés) Dans une perspective humaniste, cette étude des droits honorifiques qui est en réalité une véritable étude du système féodal et du système de préséance entre différents types de seigneurs. La reliure aurait été somptueuse s’il n’avait pas manqué le premier plat.
basane brune mouchetée, dos à nerfs orné, tit. rouge et noir, tr. jaspées, (reliure en mauvais état avec manques sur les plats et au dos, coupes élimées, gardes partiellement manquantes, accrocs et piqûres sur les premiers f., 2ème p. de titre déboîtée, qq. piqûres affectant légèrement le texte) (Dupin n° 878). Ouvrage d’excellente réputation loué en ces termes par Henrys “Comme ledit le Sieur Brodeau a joint l’usage à l’étude, et l’application du barreau à la lecture des bons livres, on ne peut mieux employer le temps qu’à lire ce qu’il nous a laissé des remarques par lui faites ; si le recueil de M. Louet est de soi recommandable, il ne l’est pas moins par le commentaire” (recueil d’arrêts, livre 1, chapitre 3, P. 36). Il s’agit effectivement d’un des meilleurs recueils de jurisprudence du parlement de Paris du XVIIème siècle cité encore aujourd’hui par les histoires du droit au titre des principales sources jurisprudentielles (v. par ex. A-M. Patault, Introduction historique au droit des biens, P.U.F. 1989). Nous avons ici une des meilleures éditions de ce célèbre recueil d’arrêts, l’une des premières revues par Brodeau.
plein veau fauve moucheté, tit. & tom. dorés, dos à 6 nerfs, caissons ornés de motifs floraux et de doubles filets encadrant, doubles filets dorés sur les coupes, tr. rouges, cul de lampe et lettrines (plats frottés, coiffes et coins lég. usés, mq. petite. partie pc. de tit. t. II), int. très frais, bon état général (Dupin n° 917). Les arrêts de Maynard connurent un succès très important au XVIIe et XVIIIe siècle. Ils furent traduits en latin et publiés en Allemagne en 1660, ils reçurent une nouvelle et dernière édition en 1751. Sur le fond, l’intérêt des arrêts de Maynard réside dans le fait que, malgré le titre de l’ouvrage, l’ensemble des décisions du Parlement de France sont commentées, pour être comparées avec celles du parlement de Toulouse, de telle sorte qu’on y retrouve un panorama bien complet du droit français au milieu du XVIIe siècle. Christian Chêne souligne (p. 265) que Maynard et Catellan apparaissent comme les deux principaux arrêtistes du parlement de Toulouse et que Maynard était encore l’un des plus utilisés dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle alors même que la première édition date d’environ 1600. Cela s’explique par la grande fiabilité des arrêts rapportés et une discussion doctrinale très fine des meilleurs auteurs de la fin du XVIe et du XVIIe siècle (Charondas, Cujas, Coquille etc.). Plus anecdotiquement, l’ouvrage contient une analyse complète du procès de Martin Guerre et un compte rendu des réflexions doctrinales qu’il a suscitées. Dernière édition dans une belle reliure.
pl. basane fauve, tit. doré sur dos à 4 nerfs orné de fleurons et filets dorés encadrant, tr. mouchetées, bandeaux et lettrines, (reliure fragile, fortes épidermures et accrocs avec manque au 2ème plat et au dos ainsi que 4 coins émoussés avec manque, coiffes manquantes, ors passés, p. de tit. manquante, coutures relâchées des ff. 833 à 896, tache sombre de 6,5 X 10 cm aux p. 845 et 846 n’empêchant pas la lecture, qq. piqûres), exemplaire de travail tout à fait consultable Le recueil d’arrêts de Papon est un des plus connus sinon même le plus connu. Cela tient à son ancienneté et surtout au fait qu’il s’agissait en réalité d’un digeste, Papon ayant synthétisé les traités de le Maistre, de le Coq, d’Imbert, de Boyer et de Guidon Pape. Naturellement, ce travail réalisé sur la base d’arrêts auxquels l’auteur n’avait pas eu accès directement souffrait d’un certain nombre d’approximations, ce qui fit par exemple dire à Coquille qu’il ne s’était pas référé à Papon car dans certains points celui-ci rapportait les choses exactes mais dans d’autres se trompait absolument. Au début du XVIIème siècle, commencèrent à paraître des éditions plus scientifiques des recueils de Papon, modifiées et augmentées d’arrêts récents. Celle-ci éditée est bien représentative de cette tendance. L’exemplaire que nous présentons a indiscutablement été beaucoup utilisé mais il demeure dans un état très acceptable, en particulier en ce qui concerne son intérieur.
plein veau blond, tit. doré sur dos à 5 nerfs ornés de fleurons et filets encadrants dorés, tr. mouchetées, (dos et plats frottés avec qq. épidermures, coiffes affaissées avec un accident en tête, coins émoussés avec qq. mq., des mouillures claires et traces d’humidité) Dernière édition - avant qu’il ne fusionne avec le recueil de Louis Servin - de ce recueil très romanisant et qui rend difficile l’identification des affaires. Il fut initialement publié en 1596 en Latin sous le titre Rerum judicatarum libri IV, puis traduit en français dès 1611 par Gabriel-Michel de La Rochemaillet et en 1623 par J. Tournet. Dupin n° 1337. Cette édition manque à la BNF et à Cujas.
pl. veau brun, tit. sur pc. fauve sur dos à 5 nerfs, fleurons, dentelles et filets soulignants dorés, tr. marbrées, roulette dorée sur les coupes, impression en 2 colonnes, (épidermures sur les couv., coiffe de queue manquante, coupes et coins lég. émoussés, rares piqûres et mouillures) Ce texte de base pour le droit du XVIIIème siècle présente une série de caractéristiques qui en firent à l’époque l’ouvrage le plus utilisé par les praticiens : il constitue tout d’abord un recueil d’arrêts qui n’est pas centré autour d’un Parlement particulier, il étudie au contraire aussi bien les Parlements appliquant la coutume que ceux appliquant le droit écrit. Ensuite il est rédigé sous une forme alphabétique qui lui donne une grande lisibilité et facilité d’utilisation. Enfin il présente un caractère synthétique très marqué avec de très abondantes références doctrinales qui permettent à partir de chacune des entrées de renvoyer aux auteurs majeurs de la question. C’est donc un outil indispensable pour les historiens du droit. Très rare dernière édition manquante à Cujas et à la BNF.
pl. veau fauve moucheté, tit. & tom. sur pc. blonde et fauve, dos à 5 nerfs orné de fleurons, dentelles et doubles filets encadrants dorés, plats encadrés d’un fer à froid, tr. rouges, roulette dorée sur les coupes, impression en 2 colonnes, deux parties par vol., (qq. éraflures et épidermures sur les plats y compris sur la pc. de tit. du t. III (Dupin n° 1300). Ouvrage principal de Denisart “qui ouvrit la voie qu’ont si largement suivie les jurisconsultes modernes… Ce livre, véritable œuvre de bénédictin eut un succès qui affirme sa valeur…” (Larousse du XIXème s.). Nous avons ici l’avant-dernière édition qui est substantiellement augmentée par rapport aux précédentes. La dernière paraîtra en 1771. Il est à noter que cet ouvrage se présente non pas sous la forme d’un répertoire d’arrêts comme on pourrait le croire mais d’un recueil alphabétique.
veau marbré, dos à 5 nerfs orné, tr. rouges, impression en doubles colonnes, (coiffes absentes sur l’ensemble des vol., coins lég. émoussés avec qq. épidermures, ors lég. passés, des rousseurs) (Dupin n° 1300). Ouvrage principal de Denisart “qui ouvrit la voie qu’ont si largement suivie les jurisconsultes modernes… Ce livre, véritable œuvre de bénédictin eut un succès qui affirme sa valeur…” (Larousse du XIXème s.). Nous avons ici l’avant-dernière édition qui est substantiellement augmentée par rapport aux précédentes. La dernière paraîtra en 1771. Il est à noter que cet ouvrage se présente non pas sous la forme d’un répertoire d’arrêts comme on pourrait le croire mais d’un recueil alphabétique.
pl. veau fauve raciné, tit. doré sur pc de maroquin bordeaux, dos à 6 nerfs ornés de fers dorés et de caissons avec triple filets encadrant et fleurons dorés, tr. rouge, cul-de-lampe, bandeaux et lettrines, impression en plusieurs polices et souvent en double colonne, (fortes épidermures, ors passés sur plusieurs caissons, coiffe sup. accidentée), intérieur très frais Considérées à l’origine comme une simple compilation, ces Décisions furent, selon Bernaudau (), “Le répertoire de jurisprudence locale le plus consulté dans le temps”, au point qu’il en parut six éditions successives à Toulouse en 1689 et à Bordeaux jusqu’en 1807. L’avertissement de la présente édition nous explique en quelques mots le ton donné à ce texte : “Cet auteur avait reconnu qu’il était plus utile, [...] de donner une résolution prompte et succincte [...]. Ce goût singulier dans lequel il a écrit, ne devrait pas l’être autant, puisque les Décisions du Palais n’étant autre chose que des maxismes, doivent imiter les Loix, dont le stile doit être positif et concis”. Dernière édition XVIIIème. Bibliographie : BNF, côte Tolbiac/F- 2164
plein-veau brun, tit. doré sur pc. bordeaux, dos à 6 nerfs ornés de fers et filets dorés, (rel. restaurée à de nb. endroits, trous de vers traversants sans atteintes au texte, des épidermures, mors fendus, qq. rousseurs et mouillures claires) Il s’agit effectivement de la suite d’un recueil de 1619, mais celui-ci ne parut jamais, il ne reste que des copies à la BM de Besançon. Il rassemble tous les textes législatifs de Franche-Comté et de Bourgogne depuis 1619 jusqu’en 1664. Jobelot est le premier auteur à publier les notes et commentaires sur la coutume de Bourgogne en français. (Dupin, réf. 1041).
pl. veau noisette, tit. sur pc. fauve sur dos à 5 nerfs orné de dentelles, fleurons et filets encadrants dorés, tr. rouges, bandeaux, culs-de-lampe et lettrines, ex-libris en p. de tit., (forte éraflure sur le 1er plat, coiffe de queue absente avec ptt accroc, dorures estompées avec trous de vers traversant le dos, coins inf. lég. usés avec ptt mq., 1 ex-libris caché en p. de tit., qq. ptt. taches d’encre sur les premiers ff. sans atteinte du texte), intérieur frais, [Provient de la bibliothèque personnel de Gérard de Chapel d’Espinassoux acquise par la Famille Filâtre de Longchamps] (Dupin n° 702). Ouvrage tout à fait essentiel qui recueille les délibérations de la conférence regroupant notamment des membres du Conseil du Roi ainsi que du Parlement sur les projets d’ordonnances civiles et criminelles de 1667 et 1670, d’après les minutes conservées par le greffier de la conférence. Le texte comprend, article par article, le projet soumis à la conférence, la synthèse des délibérations de celle-ci et le texte définitivement adopté. Il s’agit par conséquent d’une préfiguration marquante de l’avis du Conseil d’État sur le code civil. L’examen des délibérations montre une grande liberté de ton de la part des membres du Conseil.
pl vélin ivoire, dos lisse, tit. doré sur pc. en maroquin brun, bandeaux et lettrines, (1 mors lég. fissuré, qq. rousseurs, notes manuscrites anciennes) Fauchet, premier président de la Cour des monnaies, fut un des premiers grands philologistes français du XVIème siècle et on retrouve dans ce texte d’une grande rareté et de la qualité des meilleurs ouvrages de du Tillet ce même souci d’exactitude historique. Le premier ouvrage recueille des études sur le Roi et l’ensemble du personnel royal (notamment tous les officiers domestiques, chambriers, chambellans, bouteillers, grands-écuyers, maires du palais…). Il se poursuit par un texte sur l’origine de l’ensemble des dignités nobiliaires. Le second ouvrage recherche l’origine de la chevalerie, des différents usages héraldiques et s’achève par une étude de l’ensemble de l’armement utilisé par les français en leurs guerres (étude des armures, des armes interdites, des armes balistiques…).
plein veau blond, tit. & tom. dorés sur pc. bordeaux et noires, dos à 6 nerfs ornés de fleurons er filets encadrant dorés, coiffes soulignées d’une frise, filets à froid encadrant les plats, tr. rouges, ( plats frottés avec qq. épidermures, coiffes affaissées avec qq. accidents, mors marqués, coins et coupes émoussés avec des mq., qq. rousseurs (Dupin n° 917). Les arrêts de Maynard connurent un succès très important au XVIIème et XVIIIème siècle. Ils furent traduits en latin et publiés en Allemagne en 1660, ils reçurent une nouvelle et dernière édition en 1751. Sur le fond, l’intérêt des arrêts de Maynard réside dans le fait que, malgré le titre de l’ouvrage, l’ensemble des décisions du Parlement de France sont commentées, pour être comparées avec celles du parlement de Toulouse, de telle sorte qu’on y retrouve un panorama bien complet du droit français au milieu du XVIIème siècle. Christian Chêne souligne (p. 265) que Maynard et Catellan apparaissent comme les deux principaux arrêtistes du parlement de Toulouse et que Maynard était encore l’un des plus utilisés dans la deuxième moitié du XVIIIème siècle alors même que la première édition date d’environ 1600. Cela s’explique par la grande fiabilité des arrêts rapportés et une discussion doctrinale très fine des meilleurs auteurs de la fin du XVIème et du XVIIème siècle (Charondas, Cujas, Coquille etc.). Plus anecdotiquement, l’ouvrage contient une analyse complète du procès de Martin Guerre et un compte rendu des réflexions doctrinales qu’il a suscitées. Dernière édition.