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2 ouvrages reliés en un volume in-8 (195 x 124 mm), plein veau marbré de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre de maroquin bordeaux, triples filets d'encadrement sur les plats, roulette sur les coupes, tranches jaspées. 1- Édition originale, rare. Le premier essai politique de Robespierre, alors jeune avocat âgé de 26 ans, qu’il composa en réponse à un concours ouvert par la Société royale littéraire de Metz en 1784, et pour lequel il obtint une médaille d’or ainsi qu’un prix de 400 livres. En homme des Lumières disciple de Montesquieu et de Beccaria, sur un mode modéré mais en un style lyrique et enflammé qui sera sa marque, Robespierre critique l’arbitraire de la justice de son temps et soumet un plan de réforme de la justice pénale. Il propose de bannir le déshonneur imposé aux familles des condamnés, plaide pour la suppression de la confiscation de leurs biens, pour l’égalité devant le châtiment et pour que les bâtards puissent accéder à la condition de citoyen à part entière. (Martin & Walter, 29526/1). 2- Edition originale. L'essai, en tête du volume, composé par le juriste et académicien Pierre-Louis Lacretelle (1751-1824) fut couronné en même temps que celui de Robespierre. Devançant celui-ci, Lacretelle obtint le premier prix, Robespierre le second, mais on décida que la récompense serait la même. Si les deux mémoires comportaient "nombre d'idées semblables", de celui de Lacretelle, on vanta "la hauteur de ses considérations philosophiques et morales, la sagacité de son esprit, la justesse de ses idées et l’humanité de ses sentiments". En 1823, en publiant ses Œuvres complètes, Lacretelle revint sur cette rencontre avec Robespierre : "Rien, dans ce début, ne promettait le personnage qu’on a vu sept ans après. On pourrait croire qu’il s’ignorait encore lui-même. Il faut avoir vu toute une révolution pour savoir à quel point elle peut transformer un homme, ou plutôt développer en lui des poisons cachés et encore sans fermentation". Infimes accrocs à un mors. Très bel exemplaire, très frais, grand de marges, très bien relié à l'époque.
2 volumes in-4 (251 x 192 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, plats encadrés de doubles filets à froid, roulette sur les coupes, tranches rouges, (2) f., (4), xxiv, 522 p., (2) p. d'errata, v° blanc et (2) f., xvi, 564 p. Premier tirage de la seconde édition, imprimée clandestinement à Paris par Durand en décembre 1748 ou janvier 1749, quelques semaines après l'originale. L’errata, en fin du premier tome, qui comporte 35 corrections pour les 2 tomes sur un seul feuillet, permet d'identifier ce premier tirage. C’est principalement par cette édition que fut diffusé le texte de Montesquieu au XVIIIe siècle. "L'oeuvre maîtresse de Montesquieu à laquelle il consacra trente ans de sa vie. L'ouvrage marque un tournant du siècle des Lumières et exercera une influence considérable sur la pensée politique [et les sciences humaines]" (Exposition 'Les Essentiels', BnF en ligne). "In many ways one of the most remarkable works of the eighteenth century" (PMM, n°197). (C.P. Courtney, "L'Esprit des Lois" in: 'Le temps de Montesquieu', n°2 p. 78. C. Volpilhac-Auger et col., '…Histoire éditoriale de l’œuvre de Montesquieu', ENS, 2011. Gébelin, n°2. A. Postigliola, 'Les premières éditions de l'Esprit des Lois', 48P. Tchemerzine-Scheler, IV, p. 930). Discrètes traces de restauration à la reliure. Quelques petites taches. Gardes blanches brunies aux marges. Bel exemplaire, très frais, bien relié à l'époque.
8 volumes in-4 (182 x 265 mm), demi-chagrin vert bronze de l'époque, dos à 5 nerfs ornés d'un décor de compartiments encadrés à froid et soulignés de filets dorés, titre et tomaison dorés, texte sur 2 colonnes, non rogné et partiellement non coupé. Rare édition collective, non mise dans le commerce, des œuvres de Roederer, publiées par Antoine-Marie Roederer fils de l’auteur. "Tirée à cinquante exemplaires, destinée aux amis de la famille et à quelques bibliothèques publiques, cette édition est presque introuvable" (cf. Thierry Lentz, 'Les oeuvres de Pierre-Louis Roederer', in "Les Cahiers Lorrains", 1994, n°4, p. 311-324). "Né à Metz, en 1754, Pierre-Louis Roederer est un des hommes-clés de la fin de l'Ancien Régime et des débuts de la Révolution. Élu à l'Assemblée Nationale, il en deviendra une des voix les plus écoutées. Sa carrière est multiforme: juriste, économiste, théoricien politique, homme d'action successivement procureur général syndic de la Seine, propriétaire de journaux, conspirateur de Brumaire, conseiller d'Etat, sénateur, comte d'Empire, ministre napolitain, secrétaire d'Etat du Grand-Duché de Berg, pair de France sous la monarchie de Juillet, mais aussi auteur de théâtre, moraliste, philosophe et économiste. Mort à près de 82 ans, il a laissé une œuvre écrite considérable" (Id.). Contient : I- Théâtre -- II- Histoire (Louis XII, François Ier, Mémoires pour servir à l'histoire de la Société Polie, etc.) - III- Histoire contemporaine (L'Esprit de la Révolution de 1789, Chronique de cinquante jours, Portraits de personnages sur la Révolution, Notice sur l'Empire) -- IV- Lettres et opuscules -- V- Opuscules -- VI- Opuscules (Rapports et Discours) -- VII- Brochures politiques, rapports et discours -- VIII- Variétés. Correspondance de famille ; Correspondance générale, etc. 4 portraits dont 2 de l'auteur, un de Joseph Napoléon et un croquis en pied de Talleyrand. 6 fac-similés de lettres. 3 planches d’illustrations lithographiées. (Quérard, XII, 692 détaille le contenu. Tulard, 1265. Vicaire, VI, 1166). Quelques rousseurs. Petites épidermures. Très bon exemplaire, en partie non coupé, bien relié à l’époque.
Ensemble de 62 pièces reliées en 4 volumes in-8°, 3 de demi-chagrin vert, dos à nerfs et un de demi-maroquin vert, dos lisse orné d'un décor romantique doré (reliures de l’époque). Précieux recueil de 62 pièces (dont 15 en double), composé en partie de ses propres œuvres, constitué par Charles Lucas pour sa bibliothèque personnelle. Chaque volume est précédé d'un index de sa main. Charles Lucas (1803-1899) est l'homme "qui, sans conteste, pendant le XIXe siècle, a le mieux incarné les ambitions et les ambiguïtés de la réforme pénitentiaire (...) et a fondé la Science des prisons" (J.G. Petit). Il personnifia le libéralisme pénal de la Restauration, jetant les bases d'un système pénitentiaire qui récusait l'emprisonnement perpétuel. Guizot le nomma inspecteur des prisons dès le changement de régime, en 1830. Il demeura trente-cinq ans à ce poste. À partir de 1830, l'engouement pour l'amélioration du système pénitentiaire suscita des centaines d'ouvrages. Charles Lucas se constitua une très riche bibliothèque spécialisée, augmentée des nombreuses brochures que l'inspecteur général des prisons recevait. On trouve ici une importante réunion de 21 plaquettes traitant de la colonie agricole du Val d'Yèvre qu'il avait fondée, en 1841, pour recevoir des jeunes délinquants. Après avoir acheté 140 ha de marais au Val d’Yèvre près de Bourges, Charles Lucas soumit son projet au ministère de l’Intérieur qui ne le retint pas. En 1846, il décida de se lancer personnellement dans "l’aventure". La construction coûta 450.000 francs et l’Etat alloua 80 centimes par jour et par colon qui furent transférés de la prison de Fontevraud dès 1847 : 100 en 1850 puis 400 en 1860. En 1865, Charles Lucas devenu aveugle fut remplacé par son fils docteur en droit. En 1872, la colonie fut louée, puis acquise par l’Etat et "nationalisée". La loi de 1912 sur les tribunaux pour enfants entraîna une réduction progressive des effectifs jusqu’en 1924 pour le Val d’Yèvre ferma définitivement.
In-12 (127 x 84 mm), plein maroquin vieux rouge de l'époque, dos lisse richement orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, palette et guirlandes en pied, titre doré, plats encadrés d'un jeu de filets droits et ondulés garnis de points et étoiles dorés, filet sur les coupes, roulette intérieure, tranches dorées, 113 p., (1) f. blanc. Bel exemplaire de cette rare édition de la Constitution de 1791 imprimée sur les presses de Pierre-Samuel Dupont de Nemours et relié en maroquin à l'époque. Elle est la première des Constitutions françaises de notre histoire. Elle s'ouvre, en préambule, sur la "Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen" et s'achève par la "Lettre du roi" du 13 septembre 1791 qui accepte la constitution, suivi de son "Serment" et des "Extraits des Procès-verbaux" des Séances de l’Assemblée Nationale des 14 et 30 septembre 1791 qui remercie le roi et entérine le texte. Économiste physiocrate, écrivain, journaliste et homme d'Etat, Pierre-Samuel Dupont de Nemours (1739-1817) a été élu député du Tiers État par le bailliage de Nemours lors des États généraux de 1789 et président de l'Assemblée constituante (1790). Il fonda une imprimerie-librairie avec son ami Antoine Lavoisier peu avant la dissolution de l'Assemblée constituante (été 1791) qu'il établit dans l'ancienne imprimerie de la Ferme générale à hôtel de Bretonvilliers dans l'île Saint Louis. WorldCat ne recense que 4 exemplaires de cette édition; aucun dans les bibliothèques françaises. Elle manque au catalogue de la BnF. Légère tache claire sans gravité p. 61. Des cahiers légèrement brunis. Provenance : Charles Beauvais et Charles Léguillette avec signatures autographes (XIXe) sur la première garde blanche. Bel exemplaire, imprimé sur papier vergé, assez grand de marges, bien relié en maroquin à l'époque.
Petit in-8 (162 x 100 mm), demi-veau havane, dos lisse orné d'un décor de compartiments cloisonnés de listels de cuir noir incrustés en place des nerfs soulignés de filets dorés et d'un fleuron répété au centre (rel. vers 1830) (8), 153 (i.e. 132) feuillets, grande et belle marque de l'imprimeur gravée sur bois au verso du dernier feuillet. Troisième édition de cet essai sur le "meilleur gouvernement" que l’auteur composa à l’usage du jeune souverain François Ier, mais également un "brillant tableau juridique et politique de la société française de son temps". En humaniste, l’auteur y défend une conception du consensus et de l’harmonie politique qui rejette Machiavel en accordant une large place aux corps intermédiaires, en particulier au Parlement. "L’un des premiers théoriciens de l’absolutisme français, il en trace à la fois l’étendue et les limites (…). Sa description de la société française au début du XVIe siècle retrace le passage d’une société d’ordres, hiérarchisée et ordonnancée, fondée sur la dignité, à une société dynamique, fondée sur la fortune et le talent" (S. Marin). L’ouvrage contient, à partir de la page 81, un essai sur la loi salique, "première Loy des François". Humaniste d’origine savoyarde, juriste de formation, Claude de Seyssel (1450-1520) a été conseiller de la maison de Savoie, passa au service de Louis XII, devint membre du parlement de Paris, évêque de Marseille puis archevêque de Turin. (Brunet V, 330. Hauser, 'Sources de l’histoire de France', n°369). Ex-libris gravé armorié du bibliophile lyonnais Arthur-Brölemann (1826-1904), président du tribunal de commerce de Lyon. Très bon exemplaire, bien relié, très frais, très bien conservé.
244 pages. Subject and author indexes for all three volumes. "Contains the clearest and most uncompromising exposition of Professor Hayek's political philosopy yet published, in which he analyses and discards modern sociobiological theories of morality and social conduct, demonstrating that man's behaviour pattern has been determined more by custom than by the exercise of reason, and that mind and culture therefore developed concurrently and not successively." - dust jacket. Minimal light pencil marginalia to contents. Moderate wear to book. Binding tight. Spine sunning and average wear to dust jacket which is now preserved in archival-grade Brodart. A quality copy. Book
In-12, plein cartonnage ivoire à la Bradel, dos lisse orné de filet au noir en place des nerfs (reliure Laurenchet), 236, (4) p. de tables. Edition originale de cet ouvrage longtemps attribué à Diderot dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, jusqu'à être intégré aux éditions de ses oeuvres complètes. "Un des livres les plus importants du XVIIIe siècle. Reconnu comme tel par les historiens des doctrines politiques (...), il a été proclamé par le marquis d'Argenson comme "le livre des livres", Babeuf s'en réclama au cours de son procès, Fourier s'en inspira de façon évidente, Tocqueville, dans 'l'Ancien Régime', y retrouva 'plusieurs des théories politiques qui ont le plus effrayé la France…'" (Chinard, 'Code de la Nature', p. 7). "'Le code de la nature' est aussi le premier programme socialiste de l'histoire de France: l'ouvrage se termine sur un plan de législation idéale destiné à assurer le bonheur du genre humain, sur la base de l'abolition de la propriété privée et de l'avènement d'une société fraternelle" (Stéphanie Roza, 2011). (Chinard, p. 81. Einaudi, 4031. Hartig & Soboul, 'Utopies', p. 55. Higgs, 1594. Kress, 5457. Maffey, 'L'utopia della ragione', p. 230, n°8). Petit trou marginal. Bon exemplaire.
In-8, demi-percaline bleu nuit à la Bradel, pièce de titre de maroquin ocre, couverture conservée (rel. Goy & Vilaine), xv, 746 p., exemplaire non rogné. Edition originale. Par le fondateur du droit civil japonais, l'un des ouvrages principaux de Gustave Boissonade, couronné par un prix de l'Institut de France et l'une des innovations majeures en matière de condition successorale dans l'histoire du droit civil français. (Y. Okubo, 'Le premier Code civil japonais', in 'Boissonade et la réception du droit français', n°1, p. 84). La couverture imprimée a été réparée et conservée. Bel exemplaire, très frais, très bien relié.
In-4, demi-veau tabac moderne à coins, dos à nerfs fleuronnés, couverture papier marbré d’origine conservée, (6), 268 p., texte imprimé dans un encadrement rocaille, vignette de titre aux armoiries de la ville de Gand, bandeaux et culs-de-lampe, 4 doubles planches gravées par Bertaud de plans et vues des façades. Très rare édition originale de cet ouvrage pionnier dans l’histoire de la réforme pénitentiaire, cité par M. Foucault dans ‘Surveiller et punir’ (p. 124-125). Edité en vue d’être présenté aux Etats de Flandre, ce mémoire - "le premier jalon du grand système pénitentiaire" - est à l’origine de l’une des toutes premières institutions "modèles" de détention, sur un fondement alors révolutionnaire : la réhabilitation des condamnés par le travail. Il devait constituer une source d’inspiration directe pour plusieurs générations de réformateurs jusqu’au XXe siècle, en Europe et en Amérique. "La maison de force de Gand créée en 1775 par le vicomte J.-J.-P. Vilain XIIII était considérée comme La prison modèle, pour sa classification des détenus et son organisation industrielle. Son fondateur avait cherché à l'insérer dans l'économie régionale, de telle sorte que les délinquants puissent retrouver à leur libération des travaux semblables à ceux qu'ils avaient pratiqués pendant leur détention" (Cf. J.-G. Petit, ‘Les débuts de la manufacture carcérale’, Annales de Bretagne, 1990, vol. 97, n°97-3, p. 329-342). Bourgmestre de Gand, puis grand Bailly, et conseiller d’Etat, le vicomte Jean Jacques Philippe Vilain IIII (1712-1777) était issu d’une ancienne famille belge. Vignette de titre aux armoiries de la ville de Gand. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 75:1743. J.-G. Petit,' Ces peines obscures', p. 163. Vander Haeghen, 'Bibliographie Gantoise', n°4551). Très bon exemplaire, très frais
PARIS, T. I) Chez Guillaume Cavelier - T. II & III) Chez Nicolas Gosselin - 1711 - Complet en 3 volumes In-folio - Reliure d'époque frottée, surtout au T. I, épidermures, manques en coiffe - Dos à nerfs avec caissons dorés - pièces de titre & de tomaison manquantes au T. III -Filets dorés sur les coupes - Toutes tranches rouges - Page de titre bi-colore avec vignette - Bandeaux, Culs-de-lampes & Lettrines - (4), 924, 911 & 879 pages - mouillures sur 50 pages du T. I, sinon intérieur très frais Ex-libris manuscrit : Quéré, Avocat P.J. BRILLON (1671-1736) Littérateur et jurisconsulte, était substitut du procureur-général du gGand conseil
31 volumes in-8: 23 volumes cartonnage à la Bradel et 8 volumes demi-veau fauve à petits coins. Ensemble bien complet de cet ouvrage de référence. T. 1 à 16: Code civil -- T.17 à 20: Code de commerce -- T.21 à 23: Code de procédure civile -- T.24: Discussion du projet de Code criminel -- T.25-28: Code d'instruction criminelle -- T.29-31: Code pénal. Dramard, 82; Camus-Dupin; 1850, Grandin I, p. 168-169. Rousseurs éparses. Des défauts à la reliure. Néanmoins bon ensemble, solide.
In-16 (100 x 62 mm), demi-veau marbré de l'époque à coins, dos lisse orné de filets gras dorés en place des nerfs et d'un petit fleuron répété, pièce de titre de veau corail, tranches mouchetées, (4), 556 p. Edition originale du Code Civil in-16°. Trois formats de la première édition du Code Civil parurent simultanément: in-4°, in-8° et cette édition in-16°, "de poche" imprimée sur papier vergé pur fil fin, destinée aux praticiens, avocats et magistrats. Elle est la plus rare des trois pour n'avoir été ni conservée ni transmise. (Dramard, n° 18. En français dans le texte, 210). Bel exemplaire, frais, imprimé sur papier vergé fin, bien relié à l'époque.
2 ouvrages reliés en un volume petit in-8 (178 x 109 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges. 1- Edition originale et unique de cet ouvrage d'inspiration physiocratique. "Attratto dalle dottrine degli Economisti (fisiocratici) scrive poi su 'Le imposte secondo l'ordine della natura' seguendo l'idea dei fisiocratici , che solamente la terra è tassabile : ancora la giusta formula smithiana della ricchezza non era diffusa" (F. Protonotari, ' Nuova antologia', 1235-1242, p. 12). L'ouvrage reçut un accueil enthousiaste des "Éphémérides du citoyen", le périodique alors dirigé par Dupont de Nemours (6e année, 1772 III, p. 32-101), ainsi qu'une traduction partielle dans cette même livraison sous le titre de "Des impôts selon l'ordre de la nature". Sur cet ouvrage, cf. Franco Venturi, 'Illuministi italiani', III, 508 sq.). Aventurier, homme de lettres et homme politique Giuseppe Gorani (1740-1819) a été au service de Marie-Thérèse d'Autriche, des Pombal au Portugal et de Pascal Paoli en Corse. Membre de la société du "Café", ami de Beccaria, lié à Verri, d'Holbach, Diderot et Voltaire, collaborateur de Mirabeau, il devint l'un des plus ardents défenseurs des idéaux de la Révolution française à travers l'Europe. Sur la demande de Bailly, il reçut en 1792 le titre de citoyen français, alors que ses positions très violemment révolutionnaires lui valurent la confiscation de ses biens par l'archiduc Ferdinand. (Goldsmiths'-Kress library, n°10788. Higgs, n°5288). WorldCat ne recense que 3 exemplaires dans le monde. 2-Donnée comme cinquième édition, ce tirage en 164 pages est rare. WorldCat n'en recense qu'un unique exemplaire: "Sveriges National (Kungliga)". L'adresse d'Harlem est sans doute fictive. Quelques rares petites auréoles claires et piqûres éparses. Petits accrocs aux coiffes et quelques épidermures. Ex-libris manuscrit sur étiquette au premier contre-plat: "Unus ex-libris. Roussillon, 8 thermidor an II".
195 pages. Footnotes. Index. "A new statement of the liberal principles of justice and political economy." - from title page. Somewhat above-average wear. Usual library markings. Binding intact. A sound working copy. Includes fascimile dust jacket preserved in archival-grade Brodart. Book
In-8, demi-chagrin vert bronze, dos à 4 nerfs orné de filets à froid (rel. XIXe), 157 p. faux-titre et titre compris, portrait frontispice de Marat gravé par Blanchard. Première édition distribuée dans le commerce, "enrichie d'un grand nombre d'articles et refondue" (Notice de l'éditeur, p. 6). Marat composa cet ouvrage en réponse à un concours ouvert par la Société économique de Berne en janvier 1777, probablement initié par Voltaire et largement financé par Frédéric II. Véritable profession de foi révolutionnaire, le "Plan" allait soulever l'hostilité du jury et déclencher les foudres de la censure. Abolition de la torture, proportionnalité des peines par rapport aux délits, dénonciation de l’arbitraire et des justices d’exception. Dans ce brûlot, "Marat condamne la tyrannie du ‘plus petit nombre’, des dominants économiques n’ayant 'ni talents, ni mérites, ni vertus’ sur la ‘multitude’. Il énonce une sorte de droit permanent à la révolte : celui qui vole pour vivre lorsqu’il ne peut faire autrement ne fait qu’user de ses droits. Il conclut en ces termes : ‘Périssent ces distinctions odieuses qui rendent certaines classes du peuple ennemies de l’autre’" (S. Bianchi, Marat, p. 29). Le futur Conventionnel avait fait imprimer son manuscrit à Neuchâtel en 1780. Quand l'édition arriva en France, la justice fit arracher les pages subversives et Marat préféra mettre l’ensemble du tirage au pilon. "Il n’en subsiste aucun exemplaire" selon Jean Massin (‘Marat’, p. 49-55). (Fonds Lacassagne, Marat, p. 3. Martin & Walter, 22850). Rousseurs éparses. Coiffe supérieure restaurée. Exemplaire à toutes marges.
In-12, demi-veau de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges, (4), 128, (1) p. errata. Edition originale et unique, rare, de ce discours prononcé par Le Trosne, avocat du Roi converti à la cause physiocratique, plaidoyer en faveur d'une réforme en profondeur de la législation aux fortes implications sociales et économiques. "A l'ouverture des audiences du bailliage d'Orléans, le 15 novembre 1763, Le Trosne s’élève contre l’arbitraire des lois, trace un tableau des devoirs du ministère public et critique la législation pénale de son temps ainsi que l’horrible iniquité de la torture. Ses convictions physiocratiques et son intérêt pour les questions économiques l’engagent à rechercher la corrélation entre le juste et l’utile et à examiner les répercussions favorables d’une saine morale publique sur l’économie nationale, en accompagnant sa démonstration de nombreuses et amples "notes économiques" gage de son ralliement aux Physiocrates" (Cf. Daire, 'Physiocrates', II, p. 88). (Conlon, 'Siècle des Lumières', 64:987. Goldsmiths, 10051.1. Weulersse, 'Mouvement physiocratique', I, p.xxvii). Relié avec: SERVAN (Joseph-Michel-Antoine). Discours sur l'administration de la justice criminelle. Genève, 1767. (4), 152 p. et SERVAN. Discours (...) dans la cause d'une femme protestante. Genève & Grenoble, J.S. Grabit, 1767. (4), 112 p. "Toutes les théories sociales, qui vingt cinq ans plus tard devaient renouveler la face de l'Europe et tracer une nouvelle voie à la civilisation, étaient exposées et développées dans ces discours" (Larousse). Qqs auréoles claires à qqs feuillets. L'ouvrage de Le Trosne est relié en fin. Bel exemplaire, très frais très bien relié à l’époque.
In-12 (180 x 120 mm), demi-veau havane, dos à nerfs orné de compartiments garnis d’un fer au noir répété entre-nerfs et de filets dorés, pièces de titres de veau bronze, large dentelle au noir en encadrement des plats (reliure moderne), 207 p. Edition originale de premier tirage. Les très violentes critiques qui s'élevèrent contre 'L'Esprit des lois' dès sa parution en 1748 aboutirent à la mise à l'index de l'ouvrage en novembre 1751. Montesquieu hésita avant de s'engager dans la bataille, jusqu'à la parution d'un article janséniste anonyme, publié dans les "Nouvelles Ecclésiastiques", qui l'accusait d'athéisme et de spinozisme. L'auteur répond et justifie point par point, sous forme de questions-réponses en particulier sur ses théories les plus controversées concernant la polygamie, le climat, la tolérance. Voltaire en dit: "Les doigts qui avaient écrit l'Esprit des lois s'abaissèrent jusqu'à écraser, par la force de la raison et à coups d'épigrammes, la guêpe convulsionnaire qui bourdonnait à ses oreilles quatre fois par mois". (Tchemerzine-Scheler, IV, 931). Bon exemplaire, frais, bien relié, grand de marges.
3 parties reliées en 2 volumes in-8, demi-veau havane de l’époque, dos à 4 faux-nerfs plats ornés d’un jeu de filets dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bleu, tranches marbrées (petits accrocs aux coif. sup.), xii, cxv (pour "Pétition aux chambres"), 337 p., (1) f. de table, 5 plans et 2 tableaux dépliants et xv, 448 p., 3 plans dépliants et (6), cxv, 44 p. Ensemble bien complet des trois parties reliées en 2 volumes. La troisième partie est formée par la Conclusion générale. L’un des ouvrages fondateurs de la réforme pénitentiaire en France. Membre de la "Société Royale pour l amélioration des prisons", devenu inspecteur général des prisons, Charles Lucas s’appuie sur son expérience et ses voyages d’études en Europe et aux Etats-Unis pour proposer une réforme dont l’objectif principal est la moralisation et l’amendement des détenus. Il envisage un système progressif, jusqu’à une libération aidée par des sociétés de patronage, système qui implique une individualisation de la peine. Il se montre favorable à l’isolement cellulaire des détenus les moins aguerris afin d’éviter la corruption. C’est immédiatement à la suite de la parution de la première édition de cet ouvrage que fut mise en œuvre une réforme des prisons départementales en France (cf. J.-C. Vimont, Saint-Brieuc et Charles Lucas, Criminocorpus). Accident à une planche sans manque. Quelques rousseurs éparses. Très bon exemplaire, bien relié à l’époque. Une note manuscrite précise que l’ouvrage provient de la bibliothèque de l'auteur, Charles Lucas.
7 volumes in-8 (200 x 126 mm), plein veau acajou glacé, dos à 4 nerfs filetés or, ornés de compartiments garnis de filets dorés, double filet d'encadrement sur les plats, titre et tomaison dorés, datés en pied, tranches marbrées (rel. moderne dans le goût de l'époque), portrait gravé en frontispice et 25 planches gravées. Première édition collective de Beaumarchais, publiée sous la direction de Paul Philippe Gudin, ami, éditeur et biographe de l'auteur. Elle est illustrée d'un portrait de Beaumarchais en frontispice du t. 1 et de 25 planches gravées au trait par Gautier Ainé, réparties dans les trois premiers volumes . De Beaumarchais, figure emblématique des Lumières, Voltaire dit à d'Alembert: "Quel homme! Il réunit tout, la bouffonnerie, le sérieux, la raison, la gaieté, la force, le touchant, tous les genres d’éloquence; et il n’en recherche aucun; et il confond tous ses adversaires; et il donne des leçons à ses juges. Sa naïveté m’enchante. Je lui pardonne ses imprudences, et ses pétulances". Contient: I- Essai sur le genre dramatique sérieux. Eugénie. Les deux Amis. Lettre modérée sur la chute et la critique du Barbier de Séville. Le Barbier de Séville. II- Préface du Barbier de Séville. La folle Journée ou Le Mariage de Figaro. Un mot sur La Mère coupable. L'autre Tartuffe ou La Mère coupable. Aux abonnés de l'opéra. Apologue à l'auteur de Tarare. Epître à M. Saliéri. Prologue de Tarare. Tarare. III et IV- Mémoires, lettres et réponses [affaires Goëzman, La Blache et Kornmann]. V- Requête à la Commune de Paris. Précis et jugement du procès de Beaumarchais. Pétition à la Convention nationale. Beaumarchais à Lecointre son dénonciateur (1ère-6ème périodes). VI- Compte rendu de l'affaire des auteurs dramatiques. Rapports faits aux auteurs dramatiques, 1791. Lettres de M. de Beaumarchais. VII- Suite des Lettres. Mélanges, vers et chansons. (Cordier, 'Bibliogr. de Beaumarchais', n°467. Morton & Spinelli, 'Beaumarchais: A Bibliography', n°642). Auréoles avec restaurations de papier dans le coin inférieur du t.2, sans perte de texte. Bien complet de la "Liste des souscripteurs aux œuvres de Beaumarchais", en fin du tome VII (LVI pages). Bon exemplaire, bien relié.
PARIS, Chez Michel Guignard & Claude Robustel - 1714 - Complet en 1 volume (mention T. I au dos) - In-folio - Reliure plein veau de l'époque - Dos à nerfs à caissons fleuronnes - Toutes tranches rouges - Dentelles dorées sur les coupes - Frontispice -portrait de M. Cochet de Saint-Valier, dessiné & gravé par thomassin - (28)-735 pages - Bel exemplaire - Envoi rapide et soigné - Photographies sur demande
PARIS, Au bureau de la Jurisprudence Générale du Royaume, 1846 à 1858 - in-4 - Reliure uniforme 1/2 Basane havane - Dos lisse à filets dorés - Titre doré avec Nom du Propriétaire "Boullier de Branche" - Environ 1000 pages par Volume - Très bon état général (quelques reliures coiffes fatiguées) Ex-libris manuscrit :"Boullier de Branche,Avocat à Mayenne".
RENNES, chez Pierre Garnier 1674 - Complet des 2 tomes In-4 - Veau brun de l'époque (épidermures au T. II - Dos à nerfs à caissons fleuronnés - Tranches rouges - Vignette en page de titre - bandeaux et lettrines- Epitre dédicatoire à L. Phelypeaux de Pontchartrain (4), Avertissement (7), Table (14)-496-XXXIX & (8)-pagination continue au T. II, 497 à 932 -LXXXIV- pagination continue 933 à 968. ENVOI manuscrit dans chaque volume "Pour monsieur Blanchouin,Advocat au Parlement. Son très humble serviteur, HEVIN". Ex-libris manuscrit dans chaque volume "Villeconte Blanchouin, adt". Il n’est de plus bel éloge que celui figurant dans l’avertissement au lecteur : “Il ne faut toutefois pas en attendre des discours dont la politesse doive charmer les plus délicats ; c’est un jardin plus utile que pompeux, & où la Doctrine plante plus de fruits, que le beau style n’y sème de fleurs”. Contrairement à ce que mentionne la page de titre, il s’agit de la seconde édition de ce recueil et si pour la plupart des arrêts les commentaires sont exactement les mêmes que ceux de la première édition, certains se voient ajouter des développements substantiels (cf. chapitre II. Dixmes inféodés, etc.)
A PARIIS, chez Cloustier - 1789 au 30 juin 1791 - 7 Volumes In-8 - Reliure uniforme plein veau de l'époque (frottée,petites épidermures) - Dos à nerfs - Pièces de titre en maroquin havane - Toutes tranches rouges - vignette collée au 1 er Plat - Rare ensemble - quelques mouillures sèches - Envoi rapide et soigné Entreprise attribuée à "plusieurs députés". Le journal pourra être considéré comme un "Catéchisme National", nécessaire aux municipalités et aux futurs candidats à l’Assemblée Nationale (connaissance des décrets des législatures précédentes, chronologie exacte, explication des motifs des lois). Les curés doivent faire sentir l’importance "d’acquérir des connaissances dans les Administrations publiques". Le journal établira en outre une "correspondance" entre les municipalités, pour qu’elles s’unissent et se portent des secours réciproques. Le style du journal sera "simple et à la portée des habitants" (Prospectus). - concerne tous les domaines : les régions, l'agriculture, l'armée droit, législation, liberté, municipalité, noblesse, etc.....
In-8 (198 x 126 mm), broché, couverture de papier bleu (rel. moderne), 20 p. Edition originale de la célèbre pétition publiée anonymement par le Dr Guillotin chez Jacques-Gabriel Clousier imprimeur ordinaire du Roi, des Six Corps et du Grand Orient. Médecin, franc-maçon, pétri d’idéaux humanistes, Joseph-Ignace Guillotin (1738-1814) qui a transmis bien malgré lui son nom à la sinistre machine, était déjà auréolé d’une large renommée lorsqu’il lança, le 8 décembre 1788, cette pétition qui fit grand bruit. Il y réclame le vote par tête et non par ordre aux États Généraux, un nombre de députés du Tiers au moins égal à ceux de la Noblesse et du Clergé réuni, mais aussi la liberté de la presse. Cette pétition scandalisa le roi et son entourage, l’usage étant d’en appeler à lui par voie de requêtes et non directe. Dénoncée devant le Parlement, la brochure fut supprimée et interdite. Sur la demande de Necker le Conseil d’État du roi donna finalement gain de cause à Guillotin qui sera élu député du Tiers aux États Généraux (le 15 mai 1789), en même temps que Sieyès et Bailly. "Nous désirons sortir de l’état d’oppression dans lequel nous avons gémi trop long-tems" affirme, page 12, ce texte qui sera rapidement signé par les six corps des marchands de la capitale: drapiers-merciers, épiciers, bonnetiers-chapeliers, orfèvres, passementiers et marchands de vin. (Barbier, III, 860. Goldsmiths’-Kress, n° 13741. Martin & Walter, II, 16125). Très bon exemplaire, bien conservé.