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In-8 (205 x 127 mm), demi-veau havane de l'époque, dos lisse orné de larges résilles dorées et de caissons garnis d'un fer spécial au centre, filets et roulettes dorées, pièce de titre de maroquin bordeaux, vi, (2) p. d'errata, 693 p. Edition originale du premier livre de Chateaubriand, d'une grande rareté. Maurice Chalvet, dans son étude de 1963, avait recensé 25 exemplaires dont 7 de la première émission à laquelle cet exemplaire appartient. Composé à Londres en 1793, et achevé dans le Suffolk, 'l'Essai sur la révolution' a été imprimé en 1796 et publié l'année suivante. L'ouvrage, reçu dans l'indifférence, se solda par un échec commercial. "En dédiant son livre à tous les partis, Chateaubriand pouvait être assuré de déplaire à tous, chacun prenant pour une injure ou une trahison ce qui pouvait être favorable aux autres" (Ghislain de Diesbach, 'Chateaubriand', p. 111). Dans cet ouvrage composé sous l'influence des philosophes du XVIIIe siècle, Chateaubriand reprend les arguments de la pensée rationaliste contre la foi chrétienne, mais rejette l'idée de progrès et construit son modèle politique en postulant que l'histoire se répète. Le passé offre ainsi un réservoir de modèles qui peuvent permettre de rendre le présent intelligible. S'il rejette l'Ancien Régime qui s'est suicidé, il dénonce les horreurs de la Révolution dans sa phase radicale et les effets pervers, selon lui, des Lumières. "C'est en vain que nous prétendons être politiquement libres", "nous voyons à quel point l'esprit systématique peut nuire aux hommes" (p. 574). "L'Essai, écrira-t-il dans les 'Mémoires d'outre-tombe' offre le compendium de mon existence, comme poète, moraliste, publiciste et politique". ('Des livres rares depuis l'invention de l'imprimerie', BnF, 1998, n° 200) Selon Maurice Chalvet, qui cite ce volume ("Les exemplaires connus de l'édition princeps de l'Essai sur les Révolutions", in 'Le Livre et l'Estampe', n° 36/1963, p. 10-11, exemplaire n°6): "il présente la particularité d’offrir des notes marginales contemporaines émanant d’un républicain déiste (...). Nous n’avons pu en identifier l’auteur". Manque un tableau (p. 338-339) sur deux. Celui page 512-513 est bien présent. Quelques taches, piqûres et auréoles. Quelques accrocs de papier sans atteinte. Le dernier feuillet est renforcé par un onglet au fond. Petite galerie de ver au fond des p. 681-684. Les notes et commentaires contemporains dans les marges sont préservés par des replis de feuillets. Bon exemplaire, bien relié à l'époque.
In-8 (171 x 100), plein veau havane marbré de l'époque, dos lisse orné d'un décor de compartiments garnis de palettes, petits fers et fer à l'urne répété au centre, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches mouchetées jaunes, (4), iv, 415 p. Edition originale du deuxième ouvrage d'Etienne de Senancour, paru comme le premier anonymement, sous le pseudonyme du "Rêveur des Alpes". Du fait de sa rareté, cet ouvrage avait échappé aux principaux spécialistes et bibliographes de Senancour (Brunet, Vicaire, Carteret, Escoffier, Clouzot et Merlant, auteur de la bibliographie de référence), jusqu'à sa redécouverte par André Monglond en 1931, alors qu'il préparait sa 'France révolutionnaire et impériale' en consultant l'unique exemplaire de la bibliothèque de Genève. Oeuvre d'un jeune homme de 23 ans, en proie à une crise existentielle, matérielle et morale profonde, l'ouvrage est marqué d'un profond pessimisme, au point qu'on a parlé à son propos de "nihilisme radical" (Marcel Raymond). Senancour, grand lecteur de Rousseau, mais sans dieu ni foi dans la perfectibilité humaine, dénonce les liens entre propriété et oppression, s’oppose à l’optimisme des Lumières et combat la croyance au progrès, en proclamant "le néant de l’ordre social". L’histoire, les sciences et les dogmes religieux sont renvoyés au rang "d'absurdités humaines", formule qui fournit le sous-titre de cet ouvrage. La critique moderne relève - en particulier dans le troisième chapitre: "Surface de la Terre modifiée par l'homme" - des thèses prophétiques sur l’écologie, la destruction par l'homme de son milieu, jusqu'à l'annonce du dérèglement climatique; l'auteur appelle à une "rétrogradation" comme seule issue. Selon Monglond (in "Journal intime d'Oberman", 1947, p. 102), cette édition a été imprimée à Neuchâtel chez Louis Fauche Borel et non à Paris, comme mentionné sur le titre. (Monglond, II, col. 952). Coins légèrement émoussés. Bel exemplaire, très frais, bien conservé.
Recueil de 14 pièces reliées en un volume in-8 (193 x 123 mm), cartonnage de papier marbré de réemploi à la Bradel (reliure signée Goy et Vilaine). La source principale pour l'histoire de la "fuite de Varennes", les 20 et 21 juin 1791. Cet exemplaire contient le recueil complet des procès-verbaux et annexes publiés par l'Assemblée nationale durant l'épisode même. Ils rendent compte en détail des événements et des réactions des autorités politiques, militaires et administratives, jour par jour, sinon heure par heure. Louis XVI, Marie Antoine et la famille royale quittèrent clandestinement les Tuileries dans la nuit du 20 juin 1791 pour tenter de rejoindre la place forte royaliste de Montmédy, à partir de laquelle le roi espérait lancer une contre-révolution. Mais l'opération tourna court et la berline royale fut interceptée en chemin, dès le lendemain, à Varennes-en-Argonne, L'épisode marque un tournant décisif dans le cours de la Révolution française, en précipitant l’abolition de la monarchie et l'établissement d'un régime républicain en France. Éminemment romanesque, il a inspiré nombre de romans et de films. Quelques auréoles, quelques rousseurs et petites taches éparses, 4 feuillets brunis. Très bon exemplaire, très bien relié.
In-8 (185 x 124 mm), demi-chagrin rouge, dos orné de filets estampés à froid surlignés de filets dorés, titre doré (rel. vers 1850), 194 p. faux-titre, titre, sommaire et errata compris, portrait gravé en frontispice. Edition originale, comportant la mention factice de "seconde édition" au titre, exemplaire bien complet de son feuillet d'errata. Portrait frontispice gravé de J.-B. Carrier. "Dans cet ouvrage publié à l'occasion du procès de J.-B. Carrier, l'auteur des noyades et massacres de Nantes, Gracchus Babeuf, père du communisme, soulève la question de la nature de la répression perpétrée par la Convention en Vendée. Ce livre doublement révolutionnaire, par son contenu et par son titre, se présente comme un réquisitoire très documenté et d'une incroyable modernité contre la politique dictatoriale menée par les Conventionnels et Robespierre" (Ed. du Cerf). Babeuf démontre que la guerre de Vendée est une guerre d'extermination, de destruction des personnes et des biens et dénonce un plan secret ourdi par Robespierre visant à réguler le rapport entre le nombre d'hommes et les ressources disponibles: le territoire français ne pouvant nourrir l'ensemble de sa population, il faudrait, par le biais de la Vendée, se débarrasser de la part excédentaire de cette population "surnuméraire". L'auteur forge le terme de "populicide" et dessine les contours de ce que le XXe siècle qualifiera de "génocide". (Monglond, III, 327. Martin & Walter, 949. Dommanget, 'Babeuf', n°17). Erreur de pagination sans manque, p. 152 à 155. Des feuillets bruns. Bon exemplaire, bien relié, non rogné.
Paris, Plon frères, imprimeurs éditeurs 1850 - 1854. 32 volumes grands in-8 reliés demi-basane violette, dos à nerfs, titre et tomaison doré. Ensemble parfaitement complet en 32 volumes, comrenant bien le volume d'introductione ainsi que les deux volumes de table. Avec des notes explicatives. Texte sur 2 colonnes, illustrations. Quelques dos légèrement frottés, un manque en dos des tomes 4 et 18, charnière faible au tome 21, néanmoins très bon ensemble à l'intérieur très frais.
In-8 (195 x 124 mm), demi-basane fauve de l'époque, dos lisse orné de fleurons, filets et roulettes dorés, titre doré, tranches mouchetées, viij, 389 p. (faux-titre et titre inclus). Edition originale posthume de premier tirage, sans mention d’édition, publiée par Pierre Daunou et Sophie de Condorcet. "Jamais ce qu’il est convenu d’appeler les illusions du progrès n’a été exposé avec autant d’éloquence. Condorcet, à la veille de mourir par la faute de cette Révolution qu’il a préparée et servie, persiste et signe. Son testament est aussi celui des Lumières. Cette tentative d’embrasser d’un seul regard l’histoire de l’humanité pour y reconnaître les manifestations de la perfectibilité de l’esprit humain s’achève sur une extraordinaire évocation de l’avenir de l’humanité, où l’enthousiasme du philosophe s’unit à la sobriété du savant" (Alain Pons, GF, 1988). "La forme sous laquelle la pensée occidentale a assimilé l'idée que le XVIIIe siècle se faisait du progrès. Ceux qui vinrent après n'eurent d'autres alternatives que de reconnaître leur allégeance ou d'affirmer leur hostilité" (Frank Manuel, "Prophets of Paris", cité par Baker, 'Condorcet', p. 449). ('En Français dans le texte', 196. Martin & Walter, 8083. PMM, 246). Précédé de: LEQUINIO (Joseph-Marie). Les Préjugés détruits. Paris, Cercle social, 1793. (8), 367 p. Déchirure sans manque au faux-titre et travail de ver pp. 350-367. Exemplaire signé. Quelques rousseurs. Dos légèrement frotté. Un petit défaut de papier sans perte (p. 11). Très bon exemplaire, bien relié à l'époque.
In-8, broché sous couture, couverture de papier d'origine, (1) f. de faux-titre, 130 p. titre compris. "Seconde édition corrigée", publiée quelques semaines après l'originale (janvier 1789) de ce "brûlot politique" fondateur dans l'histoire politique de la France qui obtint un immense retentissement et rendit immédiatement son auteur célèbre. "Reprenant sous une forme amplifiée et théorisée les notions, nouvelles au XVIIIe siècle, d’utilité sociale et d’égalité civile, Sieyès identifie le Tiers à la nation, ensemble d’individus libres, également doués de raison et soucieux de la chose publique. Sieyès appelle le Tiers à se constituer en société politique pour composer enfin cette nation, c’est-à-dire une volonté générale, unitaire, imprescriptible, qui délègue des représentants en son nom" (Luce-Marie Albigès). (Bastid, 'Sieyès', p. 317 n° 6. R. Zapperi, éd. Droz, p. 92. Monglond, I, 197. Martin & Walter, IV, 31634. Cf. 'En français dans le texte', p. 191-193). Faux-titre et dernier feuillet un peu froissés et cornés, comportant quelques fissures marginales de papier sans perte. Exemplaire broché sous couture d'origine, entièrement non rogné, tel que paru. Bien complet du faux-titre qui manque souvent.
8 volumes demi-maroquin vert bronze de l'époque à petits coins, dos lisse orné de filets dorés, titre doré, monogramme "V.S.", 4 planches gravées. Tête de collection correspondant à la période durant laquelle Lavoisier collabora à la revue. On y trouve son 'Mémoire sur la combustion du fer' et, avec Berthollet, leur 'Rapport d’un mémoire de M. Chaptal sur quelques propriétés de l’acide muriatique oxygéné' (t. 1), ses 'Observations sur la platine et Eaux anti-incendiaires' (t. V), un extrait des Registres de l’Académie Royale des Sciences (t. VII). On y trouve également des articles d’Haüy, Chaptal, Ingen-Housz, Monge, Senebier, etc. "Since the 'Journal de Physique' was opposed to the new doctrines, Lavoisier participated in founding in 1789, the 'Annales de Chimie' at the suggestion of Adet in which papers on the antiphlogistic chemistry were published" (Partington). Les tomes 1 et 3 sont à l’adresse de l’éditeur Fugs et à la date de 1795. (Duveen, 23. Duveen & Klickstein, p. 12. Martin & Walter, V, 'Journaux', 67a. Partington, II, 495). Bon exemplaire, frais, bien relié à l’époque.
2 volumes in-8 (214 x 135 mm), broché, couverture papier bleu d'origine, (2), 259, (3) p. et (2), 343, (3) p. Edition originale de cet "ouvrage d'un intérêt exceptionnel" (Vaughan, 'The Political Writings of J.-J. Rousseau' cité par Derathé, p. 444). "L’ouvrage de L.S. Mercier où se révèle le penseur politique confronté aux événements révolutionnaires et le premier ouvrage d’importance à mettre en évidence la réception et l’influence de Rousseau sur les esprits du temps. Paru avant la fuite du roi et la fusillade du Champ-de-Mars, il appartient aux débuts de l’aventure révolutionnaire. Patriote sincère et convaincu de la nécessité de réformes profondes, Mercier se donne pour le ‘prophète de la Révolution’ " (Raymond Trousson, Champion, 2010). (Conlon, ‘Rousseau’, 870. Monglond, II, 278. Rufi, 'Biblio. de L.-S. Mercier', n° 72.). Quelques rousseurs et piqûres éparses. Quelques petits accrocs de papiers aux couvertures Bon exemplaire, entièrement non rogné, tel que paru.
20 volumes In-8 + Atlas (1859). Edition complète en 20 volumes. Avec quelques gravures hors texte. Rousseurs raisonnables. L'atlas rassemble 66 cartes montées sur onglet dressées et dessinées par A. Dufour et Duvotenay. Reliure de l'atlas: demi-basane, dos lisse avec titre à froid. Quelques rousseurs, plutot marginales. Autrement très bel exemplaire.
In-8, cartonnage marbré à la Bradel, pièce de titre de maroquin bordeaux (rel. moderne Laurenchet), (4), 70 p. Edition originale. "Projet visionnaire comprenant deux mémoires de Martin de La Bastide, publiés après les démarches infructueuses de sa part auprès de la cour d'Espagne en 1780 pour la réalisation d'un canal à travers l'isthme de Panama ou de Darien. La Bastide plaide en faveur des énormes avantages que 'l'Europe commerçante' pourrait tirer de l'ouverture d'un passage entre les deux mers, et fait un exposé méthodique du tracé géographique pour la jonction des mers, des moyens à employer pour y parvenir. Il analyse l'utilité pour le commerce des colonies espagnoles et pour 'le commerce universel'. A la fin du premier mémoire, La Bastide transcrit une note de Laborde dans laquelle ce dernier lui reconnaît la priorité sur ce projet. Le second mémoire s'intitule: 'Réflexions sur les rapports de la communication de la mer du Nord à la mer du sud, par le lac de Nicaragua, avec l'établissement permis aux anglois par leur dernier traité avec l'Espagne'. Ce traité donnait aux anglais la liberté de s'établir et de naviguer depuis la baie de Nootka jusqu'au cap Mendocino" (Vente Zoummeroff, n°95). (France Littéraire, IV. 324. Polak, 4909. Sabin, 38408). Sans la carte qui ne figure qu’à un petit nombre d’exemplaires. Bon exemplaire, bien relié, frais.
In-12 (166 x 91 mm), plein veau moucheté fauve de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièce de maroquin bronze, filet sur les coupes, (4), 175 p., planche frontispice gravée. Edition originale et unique illustrée d'un saisissant frontispice gravé sur cuivre par Bovinet d'après Binet, inspiré par les illustrations des romans gothiques alors en vogue: dans une caverne, un philosophe fend d'un poignard la soutane d'un abbé et, à sa surprise, découvre les seins d'une femme. "L'héroïne, Agathe, par amour pour son confesseur, se fait admettre sous un habit masculin au séminaire. Le confesseur qui est lui-même devenu prêtre par désespoir amoureux ne peut répondre à cette passion. Agathe part perdre la raison et la vie en Amérique" (cf. Michel Delon, "Combats philosophiques…", 'Raison présente', "Lumières", 1983, p.67-76). "Maréchal venait d'écrire 'Pour et contre La Bible' [brûlot athéiste] et pensa qu'il fallait rendre sa critique plus populaire. Constatant l'énorme succès de 'Thérèse philosophe', il résolut d'écrire un roman par lettres où une jeune fille tombée amoureuse d'un prêtre est chassée du séminaire lorsque la liaison est révélée et est recueilli par un philanthrope adversaire des religions et adepte de la Nature, porte-parole de Maréchal lui-même (...). Un livre à la fois parfaitement libertin et d'esprit révolutionnaire. La redécouverte actuelle de la littérature libertine et des Lumières ne peut ignorer ce chef-d'oeuvre du genre" (Ed. Coda, 2009). (Dommanget, 'S. Maréchal...', bibliographie, p. 464-465: "œuvre de combat"). Dos un peu passé, mors sup. frotté, accroc en marge p.185 sans perte. Tache aux 3 prem. feuillets. Bon exemplaire, grand de marges, relié à l'époque.
Ensemble de 7 ouvrages réunis en 4 volumes in-8, plein cartonnage raciné de l'époque, dos lisses ornés de filets et de fleurons dorés, pièces de titre et de tomaison de veau brique et noir, tranches mouchetées rouges. Exceptionnel recueil constitué à l'époque, des principaux écrits politiques de Joseph Mounier à la veille, pendant et au lendemain des débuts de la révolution. Juge royal à Grenoble, il provoqua la réunion à Vizille des états de Dauphiné (1788). Député du tiers, il proposa le serment du Jeu de paume (20 juin 1789). Président de l'assemblée nationale constituante, il fut un des principaux représentants du groupe des monarchiens, partisan d'une monarchie constitutionnelle à l'anglaise. Face à la tournure prise par les événements et il démissionna (le 21 novembre 1789) et s'exila. 1 & 2- Edition originale in-8° de cette source de première importance pour l'histoire du Dauphiné à la veille de la Révolution. Le procès-verbal est rédigé et signé en fin par J.-J. Mounier alors avocat à Grenoble et "Secrétaire des Etats". Il s'ouvre par la liste intégrale des membres de l'Assemblée des Trois Ordres. (Catalogue de l'histoire de France, IX, n°71. Maignien, 'Biblio. du Dauphiné pendant la Révolution', n° 291. Martin & Walter, 25372 et 25373). 3- Edition originale. Mounier, au début de son ascension politique, livre son grand projet politique pour la France : abolition des privilèges provinciaux, adoption d'une constitution inspirée des institutions anglaises qui préserve la prérogative royale. L'ouvrage lui valut un très grand prestige à l'Assemblée. (Martin & Walter, 25392). 4- Edition originale. Alors président de l'Assemblée et inquiet face aux dérives de la révolution, Mounier livre le programme des Monarchiens. (Martin & Walter, 25389. Monglond, I, 120). 5- Edition originale en trois parties de ce témoignage sur les "cinq mois les plus importants de l'histoire de France", donné au cours des événements. Mounier le publia le 11 novembre 1789 au lendemain des journées d'Octobre 89. Il y justifie son action comme président de l'Assemblée et se défend contre les critiques. Le 15 novembre, il adressa sa lettre de démission à l'Assemblée avant de quitter clandestinement la France pour la Savoie. (Martin & Walter, 25390) 6- Edition originale de cet important texte de Mounier, le premier qu'il publia après son exil et son arrivée à Genève. Il donne sa version des journées révolutionnaires des 5 et 6 octobre 1789 où le roi fut ramené de Versailles à Paris et réfute les rapports du président de la constituante Chabroud au sujet de ces événements ainsi que les analyses du duc d'Orléans et de Mirabeau. (Martin & Walter, 25387. Monglond, I, 768). 7- Edition originale que l'auteur composa depuis son exil en Suisse. "Mounier se distingue au premier plan de ces 'reconstructeurs' futurs, aussi hostiles au bon plaisir de l'absolutisme qu'à l'instabilité démagogique" (Cf. Baldensperger, 'Le mouvement des idées dans l'émigration française', p. 282 sq.). Il exprime sa déception devant la tournure prise par la révolution et soutient que les auteurs de la constitution de 1791 ne se sont pas seulement rendus coupables envers leur patrie, mais "envers le genre humain tout entier". (Martin & Walter, 25395. Monglond, II, 528). Défauts aux coins, fente en tête des mors supérieurs d'un volume, quelques auréoles pâles et quelques rousseurs éparses. Bon exemplaire, relié à l'époque.
In-8 (192 x 123 mm), demi-chagrin rouge, dos lisse orné de double filet et petits fers dorés, titre doré en long (rel. signée L. Hauser), 37 p., (1) f. blanc. Edition originale, rare, de ce réquisitoire d'une extrême violence des "Dames de la Halle", harengères, poissardes et marchandes de Paris, contre la vie chère, la noblesse et le pouvoir en place, les fermiers généraux et la fiscalité, le clergé, l'état de délabrement des hôpitaux, la spéculation, la corruption des magistrats... De longs passages sont consacrés à dénoncer la prostitution, à décrire le malheur des jeunes filles abandonnées à leur sort et jetées sur les trottoirs parisiens par la misère et l'avidité d'individus sans scrupules. "Epicentre de la politique révolutionnaire", les "Dames de la Halle" ont été à l’origine de la marche sur Versailles, les 5 et 6 octobre 1789, événement qui fit basculer la Révolution. Les autrices précisent, en tête du pamphlet (p. 3 et 4), qu'il aurait été rédigé à leur demande et diffusé par "M. Josse, écrivain à la pointe Saint-Eustache"; écrivain public, celui-ci prenait également en charge les comptes et la correspondance des "Dames de la Halle & des marchés de Paris", signataires de cet écrit. L'authenticité de ce texte a été récemment confirmée. Il est cité par les études spécialisées, aussi bien à propos de l’intervention des femmes à la veille des États Généraux que du langage populaire, des parisianismes et de l'argot de la période. (S. Blanc, 'Les femmes et la Révolution française', p.8. Tourneux, I, 978). Petites restaurations de papier au titre sans perte de texte. Quelques rousseurs éparses. Bon exemplaire.
In-8, broché sous cordelette de soie verte, 15 p., (1) p. bl., entièrement non rogné, tel que paru. Edition originale et unique. Appel des femmes de la noblesse bretonne à ne pas se compromettre avec celles du Tiers États: "avec aucunes femmes, filles ou parentes [sic] de ces gens déshonorés, & les déclarer infâmes, traîtres à la Patrie indignes du nom de vrais citoyens" (p. 4-5) et à les menacer de sanctions ainsi que ceux qui leur prêteraient assistance. "Arrêté en l'Hôtel de madame Dubosq, sur le champ de bataille, A Brest, le 24 janvier 1789", signé nommément par quarante-deux femmes issues de grandes familles de la marine brestoise, comme les trois sœurs de Kerouartz, mariées au commandant de la Marine de Brest – au comte de Soulanges et à De La Porte-Vezins. D’autres familles nobles d’officiers de marine apparaissent comme les De Langle, de Rosily, de Saint-Prix, de Trémigon. Quatre hommes sont aussi nommés comme adhérant à l’arrêté : Rhedon de Beaupréau, De Linoi, Le Provost et le Comte d’Hector, tous hauts gradés de la marine à Brest. "L'arrêté" est suivi (p. 7 à la fin) d'une sorte d'utopie politique: " vision qui n'en sera pas une" qui met en scène un "bon citoyen" transporté dans le palais du "Génie des nations" qui y réside sous la garde d'un Dieu jaloux veillant à l'éloigner de tout esprit d'innovation. Endormi depuis longtemps, le Dieu "n'avait été réveillé qu'au commencement de ce siècle par les cris d'une philosophie hardie..., ennemie des abus…". L’impression conjointe des deux textes, dont le second est favorable aux idées nouvelles, suggère que l'Arrêté des dames de Brest aurait été repris et détourné par le camp des patriotes. Sur cette brochure, cf. Solenn Mabo. 'Les citoyennes, les contre-révolutionnaires (…), engagements et rapports de genre dans la Révolution en Bretagne', Thèse, Univ. de Rennes, 2019, p. 121-124. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 89:1505. Martin et Walter, n°3716). Rare. WorldCat ne recense que deux exemplaires dans le monde: BnF et British libr. Très bon exemplaire, bien conservé, non rogné, tel que paru.
15 "leçons" en un volume in-4, cartonnage marbré à la Bradel, pièce de titre en long (rel. moderne), pagination séparée par leçon, (1) f., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., (2) p., (2) p., 4 p., 2 p., 2 p., (2) p. Édition originale du recueil des quinze "cours révolutionnaires" organisés au sein de l'École polytechnique nouvellement crée, afin de propager auprès d’auditeurs venus de toute la France, les nouvelles méthodes de fabrication du salpêtre, de la poudre et des canons, fruit des recherches communes des signataires de ces cours. La rédaction est due à Guyton de Morveau. Contient deux séries de leçons. La première a pour titre de départ: "Cours révolutionnaire de la fabrication du salpêtre et de la poudre". La seconde: "Fabrication des canons de fer coulé". La première série compte neuf leçons, huit numérotées de 1 à 8, datées du 1er au 8 ventôse de l'an II [du 19 au 26 février 1794], suivies d'une dernière non numérotée, dite "supplémentaire" et datée du 19 ventôse de l'an II [9 mars 1794]. Si Lavoisier, emprisonné, ne put participer à ce travail, on y trouve sa marque à toutes les pages sans que son nom ne soit jamais cité. On y retrouve également ses trois co-auteurs de la 'Méthode de nomenclature chimique': Guyton de Morveau, Fourcroy et Berthollet. (Duveen, 'Bibliotheca Chimica', p. 486. Martin & Walter, 'Anonymes', 14623). Dos frotté. La page de titre est roussie et montée sur onglet, restauration à un coin de la page 1 avec de perte de trois mots reproduits à la plume.
2 ouvrages reliés en un volume in-8 (195 x 122 mm), plein veau blond porphyre de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre de veau rouge et vert bronze, triple filet d'encadrement sur les plats, filet sur les coupes, roulette sur les chasses, tranches dorées. Ensemble de deux importants témoignages de proches de Rousseau. 1- Edition originale et unique. Homme de lettres et homme politique, Jean-Joseph Dusaulx (1728-1799) fut présenté à Rousseau par Deleyre en 1770. D'abord admirateur du philosophe, l'auteur rend compte à travers anecdotes, entretiens et lettres échangées, de ses relations devenues vite difficiles avec Rousseau, son caractère ombrageux et soupçonneux et relate les conditions de leur rupture. "Loin des hagiographies fréquentes à l'époque (Révolution), il brosse le portrait d'un malade, d'un 'fou' rusé et pervers, qui lui vaudra de sévères critiques dans la presse contemporaine. C'est que ce portrait d'un maniaco-dépressif atrabilaire et sournois remettait en question le mythe intangible de 'l'immortel auteur du Contrat social' " (R. Trousson, éd. Champion). (Sénelier, 2040. Conlon, 'Rousseau', n°1052). 2- Edition originale et unique. Par Olivier de Corancez (1734-1810), journaliste, fondateur du "Journal de Paris". A propos de la publication de la correspondance entre J.-J. Rousseau et Dusaulx, Corancez livre ses souvenirs personnels sur le philosophe et relate l'épisode qui avait provoqué leur rupture. Parmi les derniers à avoir visité Rousseau, il rend compte de sa dégradation physique et psychique dans les derniers moments de sa vie et défend la thèse du suicide par arme à feu, thèse alors largement débattue. C'est Corancez et son beau-père, l'horloger genevois Jean Romilly, qui réglèrent l'enterrement du philosophe à Ermenonville. Il reste que Corancez défendit en toute occasion la mémoire de Rousseau. (Conlon, 'Rousseau', n°1049). Petite fente à un mors. Coiffes frottées. Petite tache à la reliure. Très bon exemplaire, très bien conservé, bien relié à l'époque.
In-8, broché, couverture de papier marbré ancien sous couture, 8 p. Edition originale. Les "femmes du Tiers-État" transmettent leurs doléances au roi et confient leur détresse. Elles dressent un tableau misérable de leur condition: "l'éducation des femmes est très négligée ou très vicieuse (...). Si la nature leur a refusé la beauté, elles épousent, sans dot, de malheureux artisans, végètent péniblement et donnent la vie à des enfants qu'elles sont hors d'état d'élever. Si, au contraire, elles naissent jolies, sans culture, sans principes, sans idée de morale, elles deviennent la proie du premier séducteur" (p. 4). Les autrices posent la question des inégalités entre hommes et femmes et y décèlent une origine au sein même de la famille. La clé de l’émancipation passe par l'éducation: les pétitionnaires réclament ainsi la création d'écoles gratuites, mais également, pour le présent, des mesures efficaces contre le fléau de la prostitution. Quant à l’autonomie économique, elles demandent au roi que les hommes ne puissent plus exercer les métiers qui sont l'apanage des femmes et "qu'enfin on nous fournisse les moyens de faire valoir les talents dont la nature nous aura pourvues, malgré les entraves que l'on ne cesse de mettre à notre éducation" (p. 6). (P.-M. Duhet, 'Les femmes et la Révolution', p. 223. Martin & Walter, 13776). Très bon exemplaire, entièrement non rogné, sous brochage de papier ancien.
3 volumes in-8 (199 x 120 mm), plein veau raciné de l'époque, dos lisses ornés d'un riche décor Directoire de compartiments alternativement garnis d'une résille et d'un grand fer à l'urne, guirlandes et filets dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et bronze, tranches citron, (4), viij, 441 p. ; (4), xxij, 419 p. et (4), iv, 516 p. Edition originale des tomes II et III et édition augmentée du tome I d’abord seul paru en 1789. L’ouvrage est imprimé par ordre du gouvernement et soutenu par une pétition des compositeurs de l’Institut national de musique (Méhul, Chérubini, Gossec, Devienne, etc…). Créé en 1793, il deviendra le Conservatoire National Supérieur. Alors au fait de sa gloire comme compositeur, Grétry prend modèle sur les Confessions de Rousseau pour livrer une autobiographie, une oeuvre de moraliste en même temps qu’un essai de musicologie et une analyse de ses propres compositions. Le second volume contient ainsi une "analyse des passions et des caractères" dans leur application à la musique. Le troisième est consacré aux "institutions politiques, considérées dans leurs rapports avec l’art musical", à la composition et à l’esthétique musicale ainsi qu’à une étude sur les liens entre "idées abstraites" et "art musical". L’ouvrage s’achève sur des considérations sur l’avenir de la musique en Europe et sur un récapitulatif exhaustif, par l’auteur, de ses propres oeuvres sous forme de tableau détaillé (titres, auteurs des paroles, lieux des représentations et la place de leur analyse dans le livre). Nombreux exemples de musique notée dans le texte. (Brunet, VIII, 10185. Fetis, 4867. Gregory, p. 113). Petits accrocs aux coiffes et coins. Très bon exemplaire, très frais, bien relié à l’époque.
In-8, broché sous couture, 24 p. entièrement rogné, tel que paru. Edition originale et unique. Des pamphlets anonymes favorables au duc d'Orléans composés dans le langage dit "poissard", argot des marchandes des Halles, furent distribués dès février 1789 dans Paris. Destinés au petit peuple, ils renferment des commentaires sans concession sur les affaires du temps. Autour d'un vin de Bourgogne, "et du bon!", "les trois poissardes" dissertent sur les États généraux à venir, le Tiers-Etats, Necker, le roi et la Cour, les Fermiers généraux et les procureurs, l'église et les prêtres, la Bastille… "Le duc d'Orléans y est représenté comme le défenseur du pauvre peuple et comme un honnête homme, digne de diriger l'ensemble du Tiers-Etat (…). Ces pamphlets orléanistes se référaient à une pratique littéraire vieille déjà de deux siècles qui se manifestait sous l'Ancien Régime par la publication de pamphlets burlesques conçus pour la période des fêtes, notamment le carnaval" (cf. E. Ouzi, 'La Mère Duchesne. Masques populaires et guerre pamphlétaire, 1789-1791', in: "Annales historiques de la Révolution française", n°271, 1988, p. 1-16). (Conlon, 'Siècle des Lumières', 89:6673. Tourneux, 'Bibliogr. de l'hist. de Paris pendant la Révolution', n°975). Très bon exemplaire, entièrement non rogné, tel que paru.
4 tomes reliés en un volume in-8 (200 x 124 mm), demi-veau blond à coins, dos lisse orné d'un riche décor "Directoire" de compartiments garnis d'un fer spécial répété encadré d'un jeu de petits fers, roulette guillochée dorée en place des nerfs, pièce de titre de maroquin brique, tranches citron (reliure de l'époque), viii, 128 p.; iv, 106 p.; (2) f. bl.; (2), 116 p. et (4), 139 p. Edition originale posthume de ces Mémoires que Madame Roland rédigea de sa prison dans les semaines qui précédèrent son exécution. Le manuscrit avait été confié à L.A.G. Bosc qui le cacha durant la Terreur avant de le faire éditer. Ces Mémoires qui constituent "l'un des témoignages essentiels sur la Révolution", forment un texte littéraire de qualité, convaincant et sincère. C'est l'itinéraire spirituel, la vie et les amours de cette jeune femme passionnée et cultivée dont on dit qu'elle était la 'Julie' de Rousseau. "L'égérie des Girondins s'évade aussi par l'imaginaire vers son enfance, s'attarde sur son initiation intellectuelle, sa découverte de la sexualité, son enthousiasme pour les idées de Rousseau. Elle ne recule pas devant ce que Sainte-Beuve appellera 'un acte immortel d'impudeur' ". (Fierro, 1282. Escoffier, 65. Tourneux, 25113. Martin & Walter, 29788).
15 "leçons" en un volume in-4, en feuilles (débroché), 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., 4 p., (2) p., (2) p., 4 p., 2 p., 2 p., (2) p. (pagination séparée par leçon). Edition originale. Rédigé par Guyton de Morveau, le recueil des 15 "cours révolutionnaires" organisés à l'École polytechnique nouvellement crée pour transmettre à des auditeurs venus de toute la France les nouvelles méthodes de fabrication du salpêtre, de la poudre et des canons, fruit des recherches communes des signataires de ces cours. Contient deux séries de leçons. La première série a pour titre de départ: "Cours révolutionnaire de la fabrication du salpêtre et de la poudre", titre répété en tête de chaque leçon. La seconde série a pour titre de départ: "Fabrication des canons de fer coulé", titre repris en tête de la seconde leçon, les leçons suivantes ayant pour titre: "Cours révolutionnaire de la fabrication des canons de fer coulé" (3e, 4e et 6e leçons) ou bien : "Cours révolutionnaire de la fabrication des canons", 5e leçon). La première série compte neuf leçons, huit numérotées de 1 à 8 et datées du 1er au 8 ventôse de l'an II [du 19 au 26 février 1794] suivies d'une dernière sur la composition des sels, non numérotée mais dite supplémentaire et datée du 19 ventôse de l'an II [9 mars 1794. Emprisonné, Lavoisier ne put participer à ce travail dans lequel on retrouve sa marque à toutes les pages sans que son nom ne soit jamais cité et l’on retrouve, au nombre des signataires, les trois co-auteurs avec Lavoisier de la 'Méthode de nomenclature chimique' : Guyton de Morveau, Fourcroy et Berthollet. (Duveen, 'Bibliotheca Chimica', p. 486. Martin & Walter, 'Anonymes', 14623). Exemplaire sans le titre général. Bon exemplaire.
In-8, demi-chagrin à long grain rouge à la Bradel, dos orné de petits fleurons et roulettes dorés, titre en long (rel. moderne), 23 p. Edition originale de cette relation de l'affaire dite du 'Bateau chargé de poudre'. En pleine effervescence révolutionnaire, la population parisienne, qui craignait une trahison, se souleva pour empêcher un chargement de poudre de quitter Paris par bateau et s'en empara au Port Saint-Paul sur la Seine. Accusé d'avoir eu le projet d'expédier la poudre aux armées contre-révolutionnaires, Lavoisier faillit être lynché par la foule et dut se justifier devant les représentants de la Commune de Paris. (Duveen & Klickstein, 302). Bon exemplaire, très bien relié.
Un volume de format in 8° de IV pp. ( titre, sommaire); 334 pp; 1 f.bl.. Pagination continue. Quelques rares rousseurs. Reliure de la fin du XIXème en demi chagrin bordeaux; dos lisse; filets dorés; titre doré. L'édition originale serait de cette date à Hambourg mais ne comporte que les 216 pp. avnt les textes cité ? Parfait état. Voir les photos.
Ce premier roman au style enjoué, écrit par le père du poète Alfred de Musset, met en scène, entre autres personnages, Lord Laugher, le narrateur, riche Anglais à qui son médecin a recommandé de soigner son « spleen » par le voyage et Adolphe, un Français contraint à quitter son pays pour cause de révolution. Leur périple les conduira à l'île de l'Espérance où s'est établie une « colonie idéale, sans gouvernements, sans lois, sans institutions sociales, où règne la fraternité (…) avant l'Icarie de Cabet, Musset Pathay a conçu une utopie rousseauiste où les honneurs sont bannis, une société débarrassée des instruments du pouvoir, de la tiare, du sceptre, du bâton et de la crosse » ». Cf. Gérard Oberlé, une Utopie rousseauiste, magazine littéraire, mars 2021. Ce voyage imaginaire est aussi l'occasion d'une réflexion sur la bienveillance, la fraternité et la vertu. Musset Pathay est reconnu comme l'un des grands éditeurs de Rousseau dans une France rendue à la Monarchie. Première édition de cet ouvrage peu connu