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- s.n., Paris 1913, 14x22,5cm, une feuille. - Estampe originale en couleur, tirée sur papier vergé, signature en bas à droite de la planche. L'une des premières revues de mode françaises, parue quelques temps avant la fameuse Gazette du bon ton et réunissant les grands artistes français de la mouvance Art déco. Le Journal des dames et des modes est une revue trimensuelle de mode française illustrée créée en 1797. Sa publication est stoppée en 1839 avant d'être reprise en juin 1912 sous l'impulsion de Tommaso Antongini, le secrétaire, ami et biographe de Gabriele d'Annunzio. Elle disparaîtra en août 1914 à l'aube de la Première Guerre mondiale. La revue était tirée à 1279 exemplaires ce qui en fait, pour l'époque, une publication relativement confidentielle. Les 186 planches, d'une grande finesse, sont gravées sur papier fort puis coloriées au pochoir. Elles représentent, la majorité du temps, des femmes, mais aussi des hommes et des enfants. Les modèles ne sont pas, à la différence de ceux de la Gazette du bon ton dont la publication verra le jour quelques mois plus tard, ceux des couturiers de renom mais sont le fruit de l'imagination des illustrateurs eux-mêmes. Les pochoirs sont, la plupart du temps, exécutés par George Barbier, mais d'autres artistes collaborent à la revue : Léon Bakst, B. Berty, Bernard Boutet de Monvel, Roger Broders, Jan van Brock, Umberto Brunelleschi, H. Robert Dammy, Étienne Drian, Abel Faivre, Marie-Madeleine Franc-Nohain, Xavier Gosé, Paul Iribe, Kriegck, Victor Lhuer, Pierre Legrain, Charles Martin, Fernand Siméon, Ismael Smith, Armand Vallée et Gerda Wegener. Nombre de ces illustrateurs seront également associés à La Gazette du bon ton. Leurs travaux, emblématiques du mouvement Art déco, soulignent l'influence de l'orientalisme et des costumes des ballets russes tout en les inscrivant dans les activités quotidiennes des Français aisés de l'époque. Dès la préface du premier numéro de 1912, Anatole France déclare : « Au bout de soixante-quinze ans, il renaît. Il renaît par les soins de quelques esprits ingénieux et artistes. Il renaît pour les curieux (s'il en est encore) que ne contentent pas les journaux de modes tirés à plusieurs milliers et illustrés par la photographie. Et si les éditeurs nous rendent très exactement, dans son format, avec son papier, son impression, ses procédés de gravure et de coloris, le vieux classique des modes d'autrefois, c'est qu'ils entendent le continuer agréablement et devenir les classiques charmants de la mode d'aujourd'hui et de demain. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- s.n., Paris 1913, 14x22,5cm, une feuille. - Estampe originale en couleur, tirée sur papier vergé, signature en bas à droite de la planche. L'une des premières revues de mode françaises, parue quelques temps avant la fameuse Gazette du bon ton et réunissant les grands artistes français de la mouvance Art déco. Le Journal des dames et des modes est une revue trimensuelle de mode française illustrée créée en 1797. Sa publication est stoppée en 1839 avant d'être reprise en juin 1912 sous l'impulsion de Tommaso Antongini, le secrétaire, ami et biographe de Gabriele d'Annunzio. Elle disparaîtra en août 1914 à l'aube de la Première Guerre mondiale. La revue était tirée à 1279 exemplaires ce qui en fait, pour l'époque, une publication relativement confidentielle. Les 186 planches, d'une grande finesse, sont gravées sur papier fort puis coloriées au pochoir. Elles représentent, la majorité du temps, des femmes, mais aussi des hommes et des enfants. Les modèles ne sont pas, à la différence de ceux de la Gazette du bon ton dont la publication verra le jour quelques mois plus tard, ceux des couturiers de renom mais sont le fruit de l'imagination des illustrateurs eux-mêmes. Les pochoirs sont, la plupart du temps, exécutés par George Barbier, mais d'autres artistes collaborent à la revue : Léon Bakst, B. Berty, Bernard Boutet de Monvel, Roger Broders, Jan van Brock, Umberto Brunelleschi, H. Robert Dammy, Étienne Drian, Abel Faivre, Marie-Madeleine Franc-Nohain, Xavier Gosé, Paul Iribe, Kriegck, Victor Lhuer, Pierre Legrain, Charles Martin, Fernand Siméon, Ismael Smith, Armand Vallée et Gerda Wegener. Nombre de ces illustrateurs seront également associés à La Gazette du bon ton. Leurs travaux, emblématiques du mouvement Art déco, soulignent l'influence de l'orientalisme et des costumes des ballets russes tout en les inscrivant dans les activités quotidiennes des Français aisés de l'époque. Dès la préface du premier numéro de 1912, Anatole France déclare : « Au bout de soixante-quinze ans, il renaît. Il renaît par les soins de quelques esprits ingénieux et artistes. Il renaît pour les curieux (s'il en est encore) que ne contentent pas les journaux de modes tirés à plusieurs milliers et illustrés par la photographie. Et si les éditeurs nous rendent très exactement, dans son format, avec son papier, son impression, ses procédés de gravure et de coloris, le vieux classique des modes d'autrefois, c'est qu'ils entendent le continuer agréablement et devenir les classiques charmants de la mode d'aujourd'hui et de demain. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- s.n., Paris 1913, 14x22,5cm, une feuille. - Estampe originale en couleur, tirée sur papier vergé, signature en bas à droite de la planche. L'une des premières revues de mode françaises, parue quelques temps avant la fameuse Gazette du bon ton et réunissant les grands artistes français de la mouvance Art déco. Le Journal des dames et des modes est une revue trimensuelle de mode française illustrée créée en 1797. Sa publication est stoppée en 1839 avant d'être reprise en juin 1912 sous l'impulsion de Tommaso Antongini, le secrétaire, ami et biographe de Gabriele d'Annunzio. Elle disparaîtra en août 1914 à l'aube de la Première Guerre mondiale. La revue était tirée à 1279 exemplaires ce qui en fait, pour l'époque, une publication relativement confidentielle. Les 186 planches, d'une grande finesse, sont gravées sur papier fort puis coloriées au pochoir. Elles représentent, la majorité du temps, des femmes, mais aussi des hommes et des enfants. Les modèles ne sont pas, à la différence de ceux de la Gazette du bon ton dont la publication verra le jour quelques mois plus tard, ceux des couturiers de renom mais sont le fruit de l'imagination des illustrateurs eux-mêmes. Les pochoirs sont, la plupart du temps, exécutés par George Barbier, mais d'autres artistes collaborent à la revue : Léon Bakst, B. Berty, Bernard Boutet de Monvel, Roger Broders, Jan van Brock, Umberto Brunelleschi, H. Robert Dammy, Étienne Drian, Abel Faivre, Marie-Madeleine Franc-Nohain, Xavier Gosé, Paul Iribe, Kriegck, Victor Lhuer, Pierre Legrain, Charles Martin, Fernand Siméon, Ismael Smith, Armand Vallée et Gerda Wegener. Nombre de ces illustrateurs seront également associés à La Gazette du bon ton. Leurs travaux, emblématiques du mouvement Art déco, soulignent l'influence de l'orientalisme et des costumes des ballets russes tout en les inscrivant dans les activités quotidiennes des Français aisés de l'époque. Dès la préface du premier numéro de 1912, Anatole France déclare : « Au bout de soixante-quinze ans, il renaît. Il renaît par les soins de quelques esprits ingénieux et artistes. Il renaît pour les curieux (s'il en est encore) que ne contentent pas les journaux de modes tirés à plusieurs milliers et illustrés par la photographie. Et si les éditeurs nous rendent très exactement, dans son format, avec son papier, son impression, ses procédés de gravure et de coloris, le vieux classique des modes d'autrefois, c'est qu'ils entendent le continuer agréablement et devenir les classiques charmants de la mode d'aujourd'hui et de demain. » [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- s.l. s.d. (ca 1940), 10,7x18cm, une feuille. - Dessin original signé de Paul Valéry réalisé au crayon et représentant une femme en pied. Traces de bandes de papier kraft au verso. Lié aux familles de Manet et de Rouart et auteur de plusieurs textes sur les beaux arts, Valéry a lui-même pratiqué le dessin tout au long de sa vie, ornant notamment les marges de ses célèbres Cahiers. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Vagné, Pont-à-Mousson s.d. (circa 1850), 49 x 39 cm. - Image d'Épinal, lithographie couleurs, grand format, imprimée sur papier fort. Petites déchirures avec manques en marges sans atteinte à la gravure, sinon bel état, couleurs très bien conservées. Ces planches sont des constructions ou maquettes en carton, sur lesquelles un patron était imprimé. Ce patron doit être découpé puis assemblé pour construire divers objets ou scènes de vie. L'imagerie d'Épinal publia plusieurs séries de modèles à découper dont les "Grandes Constructions" au format de 39 x 49 cm, les "Moyennes Constructions" et les "Petites Constructions". De 1880 à 1908, des constructions furent éditées avec pour objets l'architecture, les costumes, les bateaux et divers véhicules. Durant cette même période, les théâtres de papier ou "théâtre chez soi" connurent également un grand succès. Ce modèle de jouet se développa et perdura jusqu'à la seconde Guerre Mondiale. Vendues autrefois par des colporteurs, les images d'Épinal doivent leur nom à Jean-Charles Pellerin, qui fut le premier imprimeur à éditer en série ce type d'image, et qui habitait la ville d'Épinal (Vosges). Les sujets sont très variés mais généralement tournent autour de la religion, de l'histoire (Révolution française, batailles, uniformes militaires), ou tirés de romans à succès. L'imagerie d'Épinal prend ses origines dans l'imagerie, art populaire né au XVème siècle destiné principalement au public illettré des campagnes. À l'origine, l'image est gravée sur une planche de bois et l'impression s'effectue à l'aide d'une presse à bras. Elle est ensuite mise en couleur au moyen de pochoirs. Au XIXème siècle, on réalise à partir des bois gravés des moulages en plomb : les stéréotypes, qui permettent d'augmenter la production. En 1820, on passe à la lithographie, qui induit un changement de style radical, des dessins plus fins. En 1900, la mise en couleurs se fait toujours au pochoir, grâce à une machine qui peut colorier 300 images à l'heure, l'Aquatype. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
français Illustrée par Topor. Dimensions 120 x 160 cm.
Une affiche sur papier fort de 52 x 74 cm; lithographie de Mourlot. Infime fente en pied; sinon bel état. Voir photo. Peu fréquente.
- S.n., S.l. 1850 (S.d.), 24,2x34,5cm, une feuille. - Estampe originale. Acteur en tenue de seigneur portant une ombrelle (wagasa) et une lanterne. Riche kimono noir, rouge et bleu. Plusieurs cartouches avec inscriptions, dont l'artiste ; la pièce et le rôle joués par l'acteur sont malheureusement demeurés indéchiffrables. Trel bel état avec des frottements dans les parties crème du sol. L'estampe se présente sous une Marie-Louise ivoire. Cadre de hêtre orange verni (41,5x52cm) avec quelques frottements. Sous verre. Utagawa Kunisada (1786-1865), est également connu sous le nom d'artiste de Utagawa Toyokuni III. Maître incontesté de l'estampe japonaise, il est l'un des artistes du monde flottant les plus populaires et les plus prolifiques, justement célèbre pour ses représentations d'acteurs kabuki. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- S.n., S.l. 1850 (S.d.), 24,2x34,5cm, une feuille. - Estampe originale. Acteur en tenue de seigneur, en armure, tenant une lance. Riche kimono noir, rouge et bleu. La scène se passe la nuit, fond noir et bleu. Plusieurs cartouches avec inscriptions, dont l'artiste ; la pièce et le rôle joués par l'acteur sont malheureusement demeurés indéchiffrables. Trel bel état. L'estampe se présente sous une Marie-Louise ivoire. Cadre de hêtre orange verni (41,5x52cm) avec quelques frottements. Sous verre. Format Oban de l'estampe. Utagawa Kunisada (1786-1865), est également connu sous le nom d'artiste de Utagawa Toyokuni III. Maître incontesté de l'estampe japonaise, il est l'un des artistes du monde flottant les plus populaires et les plus prolifiques, justement célèbre pour ses représentations d'acteurs kabuki. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
Une affiche sur papier couché fort; de dimensions 50 x64 cm; impression offset de l'imprimerie Lescaret, Paris.sur papier Bel état. Voir photo. Peu fréquente.
New New English 5555 afisle Türk sinemasi., Türker Inanoglu; Kabalci yayinevi, Vatan; Ist., 2004. Original bdg. with original dust wrapper. 4to. (29 x 21 cm). 1096 p. Fully color ills. In Turkish. A heavy volume. =[Turkish cinema with 5555 movie poster]. CINEMA Turkish cinema Film Movie posters Affiches Collection Vintage.
New Turkish Original bdg. HC. In publisher's special slip-case. Roy. 8vo. (24 x 17 cm). In Turkish. 2 volumes set: (2384 p.), color ills. Baslangicindan bugüne afislerle Türk sinemasi, (1914-2018). 2 volumes set. These two volumes showcase 8104 film posters from 104 years of Turkish cinema along with technical information about each film. (Weight: 10 kg.; extra shipping fee will be requested.).
français Sans date (circa 1850). Ensemble de 14 lithographies aquarellées et gommées. Dimensions : 19,5 x 29 cm. Avec marges : 31 x 39,5 cm. Station 1. Jésus condamné à mort. Jesus condenado a muerte. Station 2. Jésus chargé de sa croix. Jesus con la cruz a cuestas. Station 3. Jesus tombe la première fois. Primera caida que dio Jesus. Station 4. Jesus rencontre Marie sa mère. Jesus se encuentra con su madre. Station 5. Jésus reçoit l'aide du cyrénéen. El cireneo ayuda a jesus. Station 6. Jésus imprime sa face sur un linge. Jesus impreso su nostro en un pano. Station 7. Jésus tombe la seconde fois. Segunda caida de Jesus. Station 8. Jésus console les filles de Jerusalem. Jesus consuela a las hijas de Jerusalem. Station 9. Jésus tombe la troisième fois. Terceira caida de Jesus. Station 10. Jésus est dépouillé de ses vêtements. Jesus esta despojado de sus vestiduras. Station 11. Jésus est attaché à la croix. Jesus atado a la cruz. Station 12. Jésus élevé sur la croix. Jesus enarbolado en la cruz. Station 13. Jésus est détaché de la croix. Jesus fue bajado de la cruz. Station 14. Jésus mis dans le sépulcre. Jesus puesto en el sepulcro. Quelques cernes claires dans les marges, lég. rousseurs. Bel exemplaire, peu courant.
français Sans date (circa 1850). Lithographie originale en couleurs 48 x 34,5 cm - 58,5 x 45 cm. 4 petites déchirures dans les marges, avec transfert de scotch au verso.
Une affiche de dimensions 48,5 x 63 cm; impression offset de l'imprimerie GEF, Paris. Bel état Voir Photo. Peu fréquente.
- 1854, 23x35cm, Format Oban, une feuille. - Estampe originale imprimée entre 1847 et 1854. Coupée après une marge d'un cm. Encadrement moderne réalisé à Tokyo avec l'étiquette au dos : Jinbocho Kanda Tokyo. Japan. Kingyokudo & co. Cadre en acajou verni. L'estampe porte un minuscule adhésif sur une marge qui la relie au passe-partout. Une plaque en polystyrène et un panneau de bois japonais au dos. De petits rivets pivotants permettent d'accéder rapidement à la gravure. Un cordon en tissu amovible permet d'accrocher la gravure. L'ensemble se trouve dans un emboîtage en carton. Estampe imprimée sur papier de riz ou de murier. Un pli vertical. Dimension du cadre : 35x50cm. Estampe : 23,5x35cm. Très belle estampe à la mise en scène et aux couleurs raffinées. Sous un cerisier en fleurs, un seigneur et son écuyer observent trois femmes au bord de l'eau agitant des éventails ; elles portent toutes un sabre. Les tissus des kimonos sont particulièrement complexes et très différents. Utagawa Kunisada est l'un des artistes les plus célèbres et les plus populaires du XIXe siècle, et également l'un des plus prolifiques ; il domine le marché d'estampes durant plusieurs décennies. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris 1932, 15x9,5cm, une feuille. - Dessin original du peintre et dessinateur Georges Tournon, au fusain rehaussé de gouache, signé "G. Tournon Fête du trône Paris 1932". "Georges Tournon devait être un artiste parisien qui avait acquis une dextérité certaine dans l'art de croquer le petit peuple de la rue. Il avait une réelle prédilection pour repérer et dessiner d'après-nature des personnages de la misère d'entre les deux guerres. Clochards recroquevillés par le froid et la faim, couples de vieux assis sur un banc, vagabonds errants... il associait à ces exclus « au bout du rouleau », des vendeurs de « quasi-rien », qui, contre quelques sous, cédaient aux passants des fleurs, du mimosa, des plumeaux... ou jouaient de l'orgue de barbarie portatif à la sonorité si déchirante qu'on ne l'oublie pas une fois qu'on l'a entendue." (Elisabeth Poulain) [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris 1932, 15x9,5cm, une feuille. - Dessin original du peintre et dessinateur Georges Tournon, au fusain rehaussé de gouache, signé "G. Tournon Jardin des plantes Paris 1932". "Georges Tournon devait être un artiste parisien qui avait acquis une dextérité certaine dans l'art de croquer le petit peuple de la rue. Il avait une réelle prédilection pour repérer et dessiner d'après-nature des personnages de la misère d'entre les deux guerres. Clochards recroquevillés par le froid et la faim, couples de vieux assis sur un banc, vagabonds errants... il associait à ces exclus « au bout du rouleau », des vendeurs de « quasi-rien », qui, contre quelques sous, cédaient aux passants des fleurs, du mimosa, des plumeaux... ou jouaient de l'orgue de barbarie portatif à la sonorité si déchirante qu'on ne l'oublie pas une fois qu'on l'a entendue." (Elisabeth Poulain) [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris 1932, 15x9,5cm, une feuille. - Dessin original du peintre et dessinateur Georges Tournon, au fusain rehaussé de gouache, signé "G. Tournon Fête du Trône Paris 1932". "Georges Tournon devait être un artiste parisien qui avait acquis une dextérité certaine dans l'art de croquer le petit peuple de la rue. Il avait une réelle prédilection pour repérer et dessiner d'après-nature des personnages de la misère d'entre les deux guerres. Clochards recroquevillés par le froid et la faim, couples de vieux assis sur un banc, vagabonds errants... il associait à ces exclus « au bout du rouleau », des vendeurs de « quasi-rien », qui, contre quelques sous, cédaient aux passants des fleurs, du mimosa, des plumeaux... ou jouaient de l'orgue de barbarie portatif à la sonorité si déchirante qu'on ne l'oublie pas une fois qu'on l'a entendue." (Elisabeth Poulain) [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- L'Estampe originale, Paris 1893, 31,5x43cm, en feuilles. - Henri de TOULOUSE-LAUTREC Aristide Bruant - Original print from Le Café-Concert L'Estampe originale | Paris 1893 | 31.5 x 43 cm | one leaf Original print by Henri de Toulouse-Lautrec from the Le Café-Concert series, published by Publications de l'Estampe Originale. Very rare and beautiful lithograph forming part of 500 original proofs printed on vellum by Edouard Ancourt's printing house. A few angular lacks. Portrait by Toulouse-Lautrec of Aristide Bruant, a huge figure in the Belle Epoque music-hall and close friend of the artist, to whom he ordered cabaret posters that remain well-known. Singer, actor, and performer, he acquired his fame at the Chat Noir before setting up his own cabaret, the Mirliton. In his preface to this current series of lithographs, Montorgueil is full of praise for the undisputed master of realistic song: "Mr Bruant, endowed with an unusual forceful expression, and an obvious originality, could condense a complex and shady wild cat soul into popular, beautifully styled songs." Here, Lautrec depicts Bruant with his typical get-up and expression: "Velvet jacket; Breton waistcoat, crimson felt scarf with giant edges, with parted flat hair. [...] Hands in pockets and a strongly disdainful expression." A rare print, a reminder of the splendors of the "Fin de siècle Paris by night". [FRENCH VERSION FOLLOWS] Estampe originale d'Henri de Toulouse-Lautrec de la série Le Café-Concert, éditée par les Publications de l'Estampe Originale. Très rare et belle lithographie faisant partie des 500 épreuves originales tirées sur vélin par l'imprimerie d'Edouard Ancourt. Quelques petits manques de papier angulaires Portrait par Toulouse-Lautrec d'Aristide Bruant, immense figure du music-hall de la Belle Epoque et proche ami de l'artiste, à qui il commanda des affiches de cabaret restées célèbres. Chansonnier, acteur et interprète, il acquiert sa renommée au Chat Noir avant de monter son propre cabaret, le Mirliton. Montorgueil dans sa préface à la présente série de lithographies, ne tarit pas d'éloges sur le maître incontesté de la chanson réaliste : « M. Bruant, doué d'une vigueur d'expression peu commune, et d'une originalité évidente, a pu condenser, en des chansons d'une belle allure populaire, l'âme complexe et louche des fauves. ». Lautrec croque ici Bruant dans son accoutrement et son expression typique : « Veste de velours ; gilet breton, foulard cramoisi et feutre à bords géants, dont tombaient ses cheveux plats. [...] les mains dans les poches et le regard durement dédaigneux ». Véritable ode au café-concert, cette série réalisée par Toulouse-Lautrec et Henri-Gabriel Ibels capture l'essence de la vie parisienne et le dynamisme de ses nuits. Les planches étaient accompagnées d'une préface de l'écrivain Georges Montorgueil chantant les louanges de ces établissements injustement méprisés, qu'il qualifie de « toniques pour la vie moderne ». Bien loin de l'atmosphère empesée des salles de théâtre ou de concert, ces lieux du « sans-gêne » prennent un essor considérable à la Belle Epoque et lancent des artistes d'une remarquable modernité. Les deux peintres dressent ici le portrait des vedettes de cabaret les plus célèbres de l'époque, dans le mouvement de leur « chorégraphie épileptique » ou la grâce de leurs poses. Les grands noms des cafés-concerts, dont Jane Avril, Yvette Guilbert - devenue muse de Toulouse-Lautrec - ou Aristide Bruant apparaissent sous des traits francs et assurés, inspirés des gravures sur bois japonaises. En filigrane, l'influence de l'impressionnisme est également palpable ; Toulouse-Lautrec figurant d'ailleurs régulièrement au salon des Indépendants depuis 1889. Il y livre sa vision du Tout-Paris, allant des salons de la haute société aux bordels de la capitale, en passant par les cabarets dont le Moulin Rouge, pour qui il réalise une affiche restée célèbre. Autre maître de l'affiche et du dessin, Ibels aura plusieurs collaboratio
- L'Estampe originale, Paris 1893, 31,5x43cm, en feuilles. - TOULOUSE-LAUTREC Henri de. Chanteur américain - Le Café Concert L'Estampe originale, Paris 1893, 31,5 x 43 cm, one single leaf An original print by Henri de Toulouse-Lautrec from Le Café-Concert series, published by Publications de l'Estampe Originale. A very rare and handsome lithograph, one of 500 original proofs printed on vélin paper by Edouard Ancourt printers. A rare print perfectly preserved, a reminder of the splendors of the "Fin de siècle Paris by night". A veritable ode to the Café-concert, this series by Toulouse-Lautrec and Henri-Gabriel Ibels captures the essence of the Parisian lifestyle and the vitality of its nights. The plates are accompanied by a pamphlet by the writer Georges Montorgueil singing the praises of these establishments so wrongly looked down on, which he calls "a tonic for modern life." Far removed from the heavy atmosphere of theatres and concert halls, these "carefree" places saw a real boom during the Belle époque and launched the careers of some remarkably modern artists. The two painters here produced portraits of the most famous cabaret stars at the time, caught in the movements of their "epileptic choreographies" or the grace of their poses. The big names in cafés-concerts, including Jane Avril, Yvette Guilbert - Toulouse-Lautrec's muse - or Aristide Bruant are shown in direct and confident aspects, inspired by Japanese woodcuts. The influence of Impressionism is also discernible in the finer details - the style being in vogue at the fin du siècle. Toulouse-Lautrec had been a regular fixture at the Salon des Indépendants since 1889 and had shown there his view of Parisian high society, traversing society salons and the city's brothels as well, not to mention cabarets like the Moulin Rouge, for which he designed a poster that has remained famous to this day. Another master of posters and draughtsmanship, Ibels would work with the Éditions de l'Estampe Originale several times, including on a series of drawings of the circus. He was also the creator of numerous illustrations for popular newspapers, known for his dynamic and incisive style. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Estampe originale d'Henri de Toulouse-Lautrec, de la série Le Café-Concert éditée par les Publications de l'Estampe Originale. Très rare et belle lithographie faisant partie des 500 épreuves originales tirées sur vélin par l'imprimerie d'Edouard Ancourt. Véritable ode au café-concert, cette série réalisée par Toulouse-Lautrec et Henri-Gabriel Ibels capture l'essence de la vie parisienne et le dynamisme de ses nuits. Les planches étaient accompagnées d'un pamphlet de l'écrivain Georges Montorgueil chantant les louanges de ces établissements injustement méprisés, qu'il qualifie de « toniques pour la vie moderne ». Bien loin de l'atmosphère empesée des salles de théâtre ou de concert, ces lieux du « sans-gêne » prennent un essor considérable à la Belle Epoque et lancent des artistes d'une remarquable modernité. Les deux peintres dressent ici le portrait des vedettes de cabaret les plus célèbres de l'époque, dans le mouvement de leur « chorégraphie épileptique » ou la grâce de leurs poses. Les grands noms des cafés-concerts, dont Jane Avril, Yvette Guilbert - devenue muse de Toulouse-Lautrec - ou Aristide Bruant apparaissent sous des traits francs et assurés, inspirés des gravures sur bois japonaises. En filigrane, l'influence de l'impressionnisme est également palpable - le style prenant un élan à la fin du siècle. Toulouse-Lautrec figure d'ailleurs régulièrement au salon des Indépendants depuis 1889 et y livre sa vision du Tout-Paris, allant des salons de la haute société aux bordels de la capitale en passant par les cabarets dont le Moulin Rouge, pour qui il réalise une affiche restée célèbre. Autre maître de l'affiche et du dessin, Ibels aura plusieurs collaborations avec les éditions de l'Estampe Originale, dont une série de dessins sur le cirque et réalise en paral
- L'Estampe originale, Paris 1893, 31,5x43cm, en feuilles. - Original print by Henri de Toulouse, from the series Le Café-Concert published by the Publications de l'Estampe Originale. Very rare and beautiful lithography is one of the 500 original proofs drawn on vellum by Edouard Ancourt's printing press. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Estampe originale d'Henri de Toulouse-Lautrec, de la série Le Café-Concert éditée par les Publications de l'Estampe Originale. Très rare et belle lithographie faisant partie des 500 épreuves originales tirées sur vélin par l'imprimerie d'Edouard Ancourt. Portrait d'Edmée Lescot, la « chanteuse cosmopolite », en costume de danseuse espagnole : jupon, boléro et chapeau. Lautrec privilégie à cette époque l'encre lithographique, et esquisse des lignes simples et pleines de mouvement, qui renvoient aux estampes japonaises ukiyo-e. Le monogramme de l'artiste, les lettres « HTL » réunies dans un cercle, a également été inspiré par les motifs des tsuba et des poignées d'épées japonaises. Véritable ode au café-concert, cette série réalisée par Toulouse-Lautrec et Henri-Gabriel Ibels capture l'essence de la vie parisienne et le dynamisme de ses nuits. Les planches étaient accompagnées d'un pamphlet de l'écrivain Georges Montorgueil chantant les louanges de ces établissements injustement méprisés, qu'il qualifie de « toniques pour la vie moderne ». Bien loin de l'atmosphère empesée des salles de théâtre ou de concert, ces lieux du « sans-gêne » prennent un essor considérable à la Belle Epoque et lancent des artistes d'une remarquable modernité. Les deux peintres dressent ici le portrait des vedettes de cabaret les plus célèbres de l'époque, dans le mouvement de leur « chorégraphie épileptique » ou la grâce de leurs poses. Les grands noms des cafés-concerts, dont Jane Avril, Yvette Guilbert - devenue muse de Toulouse-Lautrec - ou Aristide Bruant apparaissent sous des traits francs et assurés, inspirés des gravures sur bois japonaises. En filigrane, l'influence de l'impressionnisme est également palpable - le style prenant un élan à la fin du siècle. Toulouse-Lautrec figure d'ailleurs régulièrement au salon des Indépendants depuis 1889 et y livre sa vision du Tout-Paris, allant des salons de la haute société aux bordels de la capitale en passant par les cabarets dont le Moulin Rouge, pour qui il réalise une affiche restée célèbre. Autre maître de l'affiche et du dessin, Ibels aura plusieurs collaborations avec les éditions de l'Estampe Originale, dont une série de dessins sur le cirque et réalise en parallèle de nombreuses illustrations pour des journaux populaires, dans un style vigoureux et incisif. Rare estampe en parfait état de conservation, qui renvoie aux fastes du "Paris by night fin de siècle".
- L'Estampe originale, Paris 1893, 31,5x43cm, en feuilles. - Mary Hamilton - Le Café Concert An original print by Henri de Toulouse-Lautrec from the Le Café-Concert series, published by Publications de l'Estampe Originale. A very rare and handsome lithograph, one of 500 original proofs printed on vélin paper by Edouard Ancourt printers. Portrait of Mary Hamilton by Toulouse-Lautrec. This cabaret singer is here presented in full flow, dressed in men's clothes. Lautrec was fond at this time of lithographic ink, drawing simple lines full of movement, reminiscent of Japanese ukiyo-e prints. A veritable ode to the café-concert, this series by Toulouse-Lautrec and Henri-Gabriel Ibels captures the essence of the Parisian lifestyle and the vitality of its nights. The plates are accompanied by a pamphlet by the writer Georges Montorgueil singing the praises of these establishments so wrongly looked down on, which he calls "a tonic for modern life." Far removed from the heavy atmosphere of theatres and concert halls, these "carefree"places saw a real boom during the Belle Epoque and launched the careers of some remarkably modern artists. The two painters here produced portraits of the most famous cabaret stars at the time, caught in the movements of their "epileptic choreographies" or the grace of their poses. The big names in cafés-concerts, including Jane Avril, Yvette Guilbert - Toulouse-Lautrec's muse - or Aristide Bruant are shown in direct and confident aspects, inspired by Japanese woodcuts. The influence of Impressionism is also discernible in the finer details - the style being in vogue at the fin du siècle. Toulouse-Lautrec had been a regular fixture at the Salon des Indépendants since 1889 and had shown there his view of Parisian high society, traversing society salons and the city's brothels as well, not to mention cabarets like the Moulin Rouge, for which he designed a poster that has remained famous to this day. Another master of posters and draughtsmanship, Ibels would work with the Éditions de l'Estampe Originale several times, including on a series of drawings of the circus. He was also the creator of numerous illustrations for popular newspapers, known for his dynamic and incisive style. A rare print perfectly preserved, a reminder of the splendors of the " Fin de siècle Paris by night ". [FRENCH VERSION FOLLOWS] Estampe originale d'Henri de Toulouse-Lautrec, de la série Le Café-Concert éditée par les Publications de l'Estampe Originale. Très rare et belle lithographie faisant partie des 500 épreuves originales tirées sur vélin par l'imprimerie d'Edouard Ancourt. Portrait de Mary Hamilton par Toulouse-Lautrec. Cette chanteuse de cabaret est ici représentée en pleine performance, dans des habits masculins. Lautrec privilégie à cette époque l'encre lithographique, et esquisse des lignes simples et pleines de mouvement, qui renvoient aux estampes ukiyo-e japonaises. Véritable ode au café-concert, cette série réalisée par Toulouse-Lautrec et Henri-Gabriel Ibels capture l'essence de la vie parisienne et le dynamisme de ses nuits. Les planches étaient accompagnées d'un pamphlet de l'écrivain Georges Montorgueil chantant les louanges de ces établissements injustement méprisés, qu'il qualifie de « toniques pour la vie moderne ». Bien loin de l'atmosphère empesée des salles de théâtre ou de concert, ces lieux du « sans-gêne » prennent un essor considérable à la Belle Epoque et lancent des artistes d'une remarquable modernité. Les deux peintres dressent ici le portrait des vedettes de cabaret les plus célèbres de l'époque, dans le mouvement de leur « chorégraphie épileptique » ou la grâce de leurs poses. Les grands noms des cafés-concerts, dont Jane Avril, Yvette Guilbert - devenue muse de Toulouse-Lautrec - ou Aristide Bruant apparaissent sous des traits francs et assurés, inspirés des gravures sur bois japonaises. En filigrane, l'influence de l'impressionnisme est également palpable - le style prenant un élan à la fin du
- L'Estampe originale, Paris 1893, 31,5x43cm, en feuilles. - Original print by Henri de Toulouse, from the series Le Café-Concert published by the Publications de l'Estampe Originale. Very rare and beautiful lithography is one of the 500 original proofs drawn on vellum by Edouard Ancourt's printing press. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Estampe originale d'Henri de Toulouse-Lautrec, de la série Le Café-Concert éditée par les Publications de l'Estampe Originale. Très rare et belle lithographie faisant partie des 500 épreuves originales tirées sur vélin par l'imprimerie d'Edouard Ancourt. Portrait signé Toulouse-Lautrec de Mme Abdala, grande figure du comique burlesque et artiste d'une grande modernité. Montorgueil la qualifie dans sa préface à cette série d'estampes d'« étoile de première grandeur ». Il la décrit en ces termes : « elle s'est exercée à la folie dès qu'elle a eu l'âge de raison. Tout ce que rêvent les petites filles qui tirent la langue, louchent, se fendent la bouche, s'agrandissent les paupières, elle les a faites. Elle a pris le contrepied de l'art féminin : elle met son charme à s'enlaidir ». Véritable ode au café-concert, cette série réalisée par Toulouse-Lautrec et Henri-Gabriel Ibels capture l'essence de la vie parisienne et le dynamisme de ses nuits. Les planches étaient accompagnées d'un pamphlet de l'écrivain Georges Montorgueil chantant les louanges de ces établissements injustement méprisés, qu'il qualifie de « toniques pour la vie moderne ». Bien loin de l'atmosphère empesée des salles de théâtre ou de concert, ces lieux du « sans-gêne » prennent un essor considérable à la Belle Epoque et lancent des artistes d'une remarquable modernité. Les deux peintres dressent ici le portrait des vedettes de cabaret les plus célèbres de l'époque, dans le mouvement de leur « chorégraphie épileptique » ou la grâce de leurs poses. Les grands noms des cafés-concerts, dont Jane Avril, Yvette Guilbert - devenue muse de Toulouse-Lautrec - ou Aristide Bruant apparaissent sous des traits francs et assurés, inspirés des gravures sur bois japonaises. En filigrane, l'influence de l'impressionnisme est également palpable - le style prenant un élan à la fin du siècle. Toulouse-Lautrec figure d'ailleurs régulièrement au salon des Indépendants depuis 1889 et y livre sa vision du Tout-Paris, allant des salons de la haute société aux bordels de la capitale en passant par les cabarets dont le Moulin Rouge, pour qui il réalise une affiche restée célèbre. Autre maître de l'affiche et du dessin, Ibels aura plusieurs collaborations avec les éditions de l'Estampe Originale, dont une série de dessins sur le cirque et réalise en parallèle de nombreuses illustrations pour des journaux populaires, dans un style vigoureux et incisif. Rare estampe en parfait état de conservation, qui renvoie aux fastes du "Paris by night fin de siècle".
- L'Estampe originale, Paris 1893, 31,5x43cm, en feuilles. - Original print by Henri de Toulouse, from the series Le Café-Concert published by the Publications de l'Estampe Originale. Very rare and beautiful lithography is one of the 500 original proofs drawn on vellum by Edouard Ancourt's printing press. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Estampe originale d'Henri de Toulouse-Lautrec, de la série Le Café-Concert éditée par les Publications de l'Estampe Originale. Très rare et belle lithographie faisant partie des 500 épreuves originales tirées sur vélin par l'imprimerie d'Edouard Ancourt. Portrait de la plantureuse danseuse de cabaret Mlle Brébion, que Montorgueil dans sa préface à cette série décrit en ces termes : « brune et potelée, l'il limpide et noyé de candeur, de sa voix zézéyante de petite fille, qu'accompagne la contorsion d'un joli bras qui se lamente, [elle] marche dans ce sentier rempli d'ivresse. Mais elle est de la race de la Grande Duchesse et tous ses refrains sont pour dire : « Ah ! Que j'aime les militaires ! ». Véritable ode au café-concert, cette série réalisée par Toulouse-Lautrec et Henri-Gabriel Ibels capture l'essence de la vie parisienne et le dynamisme de ses nuits. Les planches étaient accompagnées d'un pamphlet de l'écrivain Georges Montorgueil chantant les louanges de ces établissements injustement méprisés, qu'il qualifie de « toniques pour la vie moderne ». Bien loin de l'atmosphère empesée des salles de théâtre ou de concert, ces lieux du « sans-gêne » prennent un essor considérable à la Belle Epoque et lancent des artistes d'une remarquable modernité. Les deux peintres dressent ici le portrait des vedettes de cabaret les plus célèbres de l'époque, dans le mouvement de leur « chorégraphie épileptique » ou la grâce de leurs poses. Les grands noms des cafés-concerts, dont Jane Avril, Yvette Guilbert - devenue muse de Toulouse-Lautrec - ou Aristide Bruant apparaissent sous des traits francs et assurés, inspirés des gravures sur bois japonaises. En filigrane, l'influence de l'impressionnisme est également palpable - le style prenant un élan à la fin du siècle. Toulouse-Lautrec figure d'ailleurs régulièrement au salon des Indépendants depuis 1889 et y livre sa vision du Tout-Paris, allant des salons de la haute société aux bordels de la capitale en passant par les cabarets dont le Moulin Rouge, pour qui il réalise une affiche restée célèbre. Autre maître de l'affiche et du dessin, Ibels aura plusieurs collaborations avec les éditions de l'Estampe Originale, dont une série de dessins sur le cirque et réalise en parallèle de nombreuses illustrations pour des journaux populaires, dans un style vigoureux et incisif. Rare estampe en parfait état de conservation, qui renvoie aux fastes du "Paris by night fin de siècle".