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- s.d. (ca 1937), 9x12,9cm, un dessin. - Eva, original drawing signed [ca 1937] | 9 x 12,9 cm | one drawing Original drawing signed by Constantin Brâncu?i in brown ink on cream paper, from the collection of Ion Alexandrescu, a stone mason who worked with the sculptor in 1937-1938 on the creation and installation of the monumental ensemble at Târgu Jiu, and more specifically on The Door of the Kiss and The Table of Silence. Brâncu?i's preparatory drawings for his sculptures are extremely rare, as opposed to most of the few drawings by the artist seen on auctions, which are mainly figurative (women and anatomical studies). We submitted this unpublished work to renowned Brâncu?i specialist Dr Doïna Lemny who authenticated and dated it with precision. As an honorary curator of the Musée National d'Art Moderne, Georges-Pompidou in Paris where she was in charge of the Brâncu?i collection for thirty years, she is the author of numerous monographs and essays on the artist. She provided the drawing's analysis: "This small drawing traced in ink with a quick hand on small paper calls out by the novelty of the composition of geometric forms: two superimposed cubes supporting an oval head framed in a square acquire a caryatid posture supporting an architrave, clearly drawn at the top of the figure. The quick, firm line indicates the artist's intention to note elements for a more complex composition that he would have intended to make." Although undated, this drawing can be related to two other similar compositions made on 3 November 1937. The first, of the same size (9 x 13 cm), bears the title "Eva" and is enriched on the reverse with a drawing of the Kiss and a message addressed to Ion Alexandrescu. The second is larger (22 x 32 cm) and has the same composition as our drawing, but with proportions that more explicitly evoke a female figure (see opposite). In these two other drawings, Brâncu?i indicates the materials he plans to use for this future set of sculptures: wood (in Romanian: lemn) and plaster (gips). The drawing we offer is untitled and does not bear indications regarding the materials, but is in coherent with the tangible research of the other two compositions, and could be a stylisation of the original drawing for a more abstract sculpture project. The interest in this biblical female figure crossed Brâncu?i's artistic career. As early as 1916, he sculpted a curvaceous, Africanising wooden figure to which he gave the title "Ève". Reworking it, he finally created a more totemic sculpture in 1921: Adam and Eva. As a "constructed" work, Adam and Eve already announced Brâncu?i's intention to take up the theme of the original woman, mother and protector, who is here pruned of male attributes and made into an elevation of primary and matrix forms: the block, the egg and the surface. Provenance: collection of the stone mason Ion Alexandrescu, friend and close collaborator of the Romanian sculptor. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Dessin original signé de Constantin Brancusi à l'encre brune sur papier crème, provenant de la collection d'Ion Alexandrescu, tailleur de pierre ayant été le collaborateur du sculpteur en 1937-1938, pour la réalisation et l'installation de l'ensemble monumental de Târgu Jiu, plus particulièrement pour La Porte du Baiser et La Table du silence. Les rares dessins passés en vente sont essentiellement figuratifs (femmes et études anatomiques), mais les travaux préparatoires à ses sculptures sont d'une excessive rareté. Nous avons soumis au docteur Doïna Lemny, conservatrice honoraire du Musée National d'Art Moderne où elle eut la charge du fonds Brâncu?i durant trente années, et autrice de nombreuses monographies et essais sur l'artiste, cette uvre inédite qu'elle a pu authentifier et dater avec précision : « Ce petit dessin tracé à l'encre d'une main rapide sur un papier de petites dimensions interpelle par la nouveauté de la composition de formes géométriques : deux cubes superposés supportant une
- Chez Meynal, Paris 1920-1924, 44,5x31cm, en feuilles sous couverture de l'éditeur. - Le Bonheur du jour ou Les Grâces à la Mode Chez Meynal | Paris 1920-1924 | 44,5 x 31 cm loose leaves under publisher's cover and custom slipcase First edition complete with its 21 color copper-engravings and pochoirs by H. Reidel colored after the drawings of George Barbier: one on the cover, one on the title, 3 in the text and 16 plates. The work was printed with 300 copies, all printed on vellum paper. Embossed stamp in the bottom right of the title page. Our copy is presented in a blue calf custom slipcase, fans-pattern paper boards, title piece in blue calf and titled in palladium in the center of the first board; lambskin velvet lining, slipcase signed by Thomas Boichot. Rare and superb copy, complete with all its plates, of this magnificent and monumental Art Deco work that required four years of work. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Édition originale bien complète de ses 21 compositions en couleurs gravées sur cuivre par H. Reidel et coloriées au pochoir d'après les dessins de George Barbier?: une sur la couverture, une sur le titre, 3 dans le texte et 16 hors texte. L'ouvrage fut tiré à 300 exemplaires, tous imprimés sur papier vélin. Notre exemplaire est présenté dans un étui en veau bleu, plats de papier à motif d'éventails, pièce de titre en veau bleu et titrée au palladium au centre du premier plat, doublure en velours d'agneau, étui signé Thomas Boichot. Timbre à sec en bas à droite de la page de titre. Rare et superbe exemplaire, complet de toutes ses planches, de ce magnifique et monumental ouvrage Art Déco qui nécessita quatre années de travail.
- s.d. (1946-1947), 25x34cm, une feuille. - Henri MICHAUX [Meidosems] Untitled. Ink and watercolor drawing [1946-1947] | 25 x 34 cm | one drawing Original ink on cartridge paper, signed in ink on the lower right with Henri Michaux's monogram "HM." A tiny tear, causing no effect, at the top of the leaf. The drawing has been authenticated by M. Franck Leibovici, Henri Michaux's beneficiary, and will be entered into the catalogue raisonné in preparation. The work appeared in the Michaux exhibition catalogue at the Galerie Drouin in 1948, and belongs to Michaux's "Meidosem" or "psychologism" period, an artistic pseudo-movement of which he was both the initiator and the only follower. "It is in 1946, in the preface to Peinture et Dessins, entitled 'Thinking about the phenomenon of painting ,' that Michaux explains the rules of this art, aiming to paint 'the portrait of temperaments 15.'" Indeed, for him, to paint a face is to project the essence on to the paper or canvas: "There is a certain inner ghost that you should be able to paint and not just the nose, the eyes, the hair that we can see on the outside... often as tough as old boots." (In Rosaline Deslauriers, Les Meidosems d'Henri Michaux : émergences du dedans, résurgences orientales, Littérature et mathématiques, Numéro 68, Winter 2002). Beautiful and rare ink drawing, perfectly preserved. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Dessin original à l'encre et à l'aquarelle, sur papier fort, signé à l'encre en bas à droite du monogramme d'Henri Michaux «?HM?». Un infime accroc sans manque en tête de la feuille. Le dessin a été authentifié par M. Franck Leibovici, ayant-droit d'Henri Michaux, et sera intégré au catalogue raisonné en préparation. L'uvre apparaît au catalogue de l'exposition Michaux à la Galerie Drouin de 1948, et appartient à la période «?Meidosem?» ou «?psychologisme?» de Michaux, pseudo-mouvement artistique dont il était à la fois l'initiateur et l'unique disciple. «?C'est en 1946, dans la préface de Peintures et dessins intitulée «?En pensant au phénomène de la peinture?», que Michaux explique les règles de cet art visant à faire «?le portrait des tempéraments 15?». En effet, pour lui, peindre un visage consiste à projeter, sur le papier ou sur la toile, l'essence?: «?Il y a un certain fantôme intérieur qu'il faudrait pouvoir peindre et non le nez, les yeux, les cheveux qui se trouvent à l'extérieur... souvent comme des semelles.?» (in Rosaline Deslauriers, Les Meidosems d'Henri Michaux?: émergences du dedans, résurgences orientales Littérature et mathématiques Numéro 68, hiver 2002) Provenance : Henri Michaux puis Jean Sainjon. Beau et rare dessin à l'encre, parfaitement conservé.
- Encre sur papier fort, s.l. s.d. (circa 1942-1944), 8,x12cm & 8,4x12,2cm & 14,1x14,8 & 9x11,8cm & 12,6x13,1cm, 5 feuilles. - Ensemble de cinq belles et rares encres de Chine réalisées sur papier fort selon le procédé de "La décalcomanie sans objet préconçu" inventé par l'artiste en 1935 et repris notamment par Max Ernst ou Hans Bellmer. Cette technique, également nommée "décalcomanie du désir", consiste en une pression d'une feuille (ou d'une plaque de verre) encrée ou gouachée sur une autre. André Breton, dont L' Anthologie de l'humour noir est illustrée de telles décalcomanies, y voit le point de départ de "l'automatisme absolu" si cher au Mouvement Surréaliste. "La découverte d'Oscar Dominguez porte sur la méthode à suivre pour obtenir des champs d'interprétations idéaux dans les images qui suivent... Il s'agit, une fois de plus, d'une recette à la portée de tous qui demande à être incorporée aux 'secrets de l'art magique surréaliste." (A. Breton in Le Surréalisme et la peinture). Sans titres, les cinq oeuvres sont une variation autour du thème du Renne représenté dans un style rupestre sur des compositions abstraites pouvant évoquer des paysages divers, l'une des encres étant totalement abstraite.Nous joignons à ces uvres, non signées, les cinq certificats d'authenticité délivrés par Ana Vasquez de Parga, experte mondiale d'Oscar Dominguez. Provenance : Collection particulière. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Aubert et Cie, Paris s.d. (1840), 27x34cm, 52 lithographies reliées en un volume. - Fourberies de femmes Aubert et Cie | Paris [1840] | 27 x 34 cm 52 lithographs bound together in half shagreen Full sets of 52 original lithographs enhanced by hand with colour and varnish, first printing. These engravings were initially published in La Caricature. Contemporary binding in half brown shagreen, spine lightly faded and decorated with gilt fillets and fleurons, black morocco library label at the foot, glued paper endpapers, the first with a title label framed with a double gilt fillet, caillouté marbled endpapers. Upper corners lightly damaged, margins and spine ends a little rubbed. Some discreet foxing mainly on the first board. A worm hole filled with a piece of paper on the lower margin of the twenty-first print. Plate 38 is little shorter than the others on the external margin. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Série complète de 52 lithographies originales rehaussées en couleurs et gommées, toutes en premier tirage. Ces gravures sont primitivement parues dans La Caricature. Reliure de l'époque en demi chagrin marron, dos lisse légèrement éclairci orné de filets et fleurons dorés, étiquette de bibliothèque de maroquin noir en queue, plats de papier à la colle, le premier comportant une étiquette de titre encadrée d'un double filet doré, gardes et contreplats de papier caillouté. Coins supérieurs légèrement accidentés, coupes et coiffes un peu frottées. Quelques discrètes rousseurs essentiellement sur la première planche. Une galerie de ver comblée à l'aide d'une pièce de papier en marge basse de la vingt-et-unième estampe. La planche 38 est un peu plus courte que les autres en marge extérieure.
- s.n. 13 mai 1921, Affiche : 32x24cm / Cadre : 45;5x37,5cm, une affiche encadrée sous verre. - Original poster: «Charges against and trial of M. Maurice Barrès by Dada» 13 May 1921 | Poster: 32 x 24 cm / Frame: 45.5 x 37.5 cm | poster, framed and glazed An original Dadaist poster entitled «Charges against and trial of M. Maurice Barrès by Dada» framed and glazed on both sides. On the verso is an «Extract from the charge sheet» written by André Breton, followed by a list of the contributors. A manuscript annotation «VI n°47» to left-hand corner of verso. One small repair using a strip of paper not touching text to verso. Folds, otherwise a well-preserved poster with vibrant yellows. A poster announcing the fictitious criminal trial of Maurice Barrès by the Dadaists, held on Friday 13th May 1921 at the Salle des sociétés savantes, 8 rue Danton, Paris. This happening marked a significant divergence between - on the one hand - the team behind the review Littérature (Breton, Aragon, Soupault...) and, on the other, Tristan Tzara and his friends. Charged with «crimes against the security of the spirit», Barrès was sentenced to the cruel and inhuman punishment of twenty years of forced labor by a jury of twelve spectators. The trial was transcribed in issue 20 of Littérature. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Affiche originale dadaïste intitulée «?Mise en accusation et jugement de M. Maurice Barrès par Dada?», encadrée sous verre permettant d'en voir les deux faces. Au verso «?Extrait de l'acte d'accusation?» rédigé par André Breton, suivi de la liste des contributeurs. Une annotation manuscrite «?VI n°47?» à l'angle gauche du verso. Une petite restauration, à l'aide d'une bande de papier et sans atteinte au texte, au verso. Pliures, sinon document bien conservé au jaune éclatant. Affiche annonçant le procès pénal fictif de Maurice Barrès par les dadaïstes qui se déroula le vendredi 13 mai 1921 à la Salle des sociétés savantes, 8 rue Danton à Paris. Cette manifestation marque une divergence importante entre, d'une part, les animateurs de la revue Littérature (Breton, Aragon, Soupault...) et, d'autre part, Tristan Tzara et ses amis. Poursuivi pour «?crime contre la sûreté de l'esprit?», Barrès fut condamné à la peine afflictive et infamante de vingt ans de travaux forcés par un jury composé de douze spectateurs. Ce procès a été retranscrit dans le numéro 20 de la revue Littérature.
- Paris Mercredi 26 mai 1920, 27,2x37cm., une feuille. - Dada Poster - Dada Festival at the Salle Gaveau, Wednesday 26 May 1920 Paris Wednesday 26 May 1920 | 27.2 x 37 cm | single sheet First edition of this program leaflet announcing the festival of the Paris dadaist group at the Salle Gaveau on Wednesday 26 May 1920. The first draft of this poster was designed by Tzara and Picabia. Superimposed mechanical illustration by Picabia. Catalogue of Sans pareil publications on the verso. Contributions by Breton, Draule (anagram of Éluard), Picabia, Tzara, etc. Very beautiful copy of great quality and having preserved its fragile green color. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Édition originale de ce tract programme annonçant le festival du groupe dadaïste de Paris à la Salle Gaveau le mercredi 26 mai 1920. La maquette de cette affiche a été conçue par Tzara et Picabia. Illustration mécanique en surimpression de Picabia. Catalogue des publications du Sans pareil au verso. Participations de Breton, Draule (anagramme d'Éluard), Picabia, Tzara, etc. Très bel exemplaire d'une grande fraîcheur et ayant conservé sa fragile couleur verte.
- L'Estampe Moderne, Imprimerie Champenois pour CH. Masson & H. Piazza, Paris s.d. (Mai 1897), sujet : 22x38cm, planche : 40,8x55cm, une feuille et une serpente. - "L'incantation" (Salammbô) - Original lithograph on Japan paper - L'Estampe Moderne L'Estampe Moderne, Imprimerie Champenois for C H Masson & H Piazza | Paris (june 1897) | subject: 23.5 x 33 cm, plate: 40.8 x 55 cm | one leaf and one guard Rare original color lithograph heightened in gold by Alphonse Mucha for L'Estampe Moderne, 'The free first prize reserved to subscribers to a whole annual run of L'Estampe Moderne'. One of 50 grand luxe proofs printed on Japan paper with wide margins, signed by the artist in the plate, publisher's embossed stamp showing a child in profile to lower margin, numbered stamp of the de luxe printing to verso, upper margin of proof slightly sunned; the print itself preceded by a silk paper guard with the name of the artist, the title of the work and an extract from itlateral tear without loss, not touching text. A lithograph inspired by Gustave Flaubert's Salammbô, an excerpt from which is reproduced on the guard sheet of the print: "[And Salammbô went out onto the balcony of his palace]". A magnificent monthly French publication that appeared between May 1897 and April 1899, L'Estampe moderne comprised unpublished chromolithographs that, unlike those in other magazines like Les Maîtres de l'Affiche and as is stipulated on the guard sheets, were specially made by each artist for the magazine. There are thus 100 prints that appeared in total, covering the major artistic currents of the late 19th Century: Symbolism, Art Nouveau, the Pre-Raphaelites, Orientalists and the Belle époque. Each fascicule of four prints was printed in 2,000 copies and sold for 3.50F, with 100 on Japan paper sold at 10F. Henri Piazza also planned a very luxurious secret printing of 50 copies on Japan paper with wide margins and 50 in black and white on China paper at the considerable price of 30F. This well-sized print is superbly printed in colors on the most prestigious of papers: Japan. Thick, creamy, satin and with a nice sheen, it contributes to making each page a work of art in itself. Its absorptive qualities for ink and its affinity for colors make it the ideal support for these lovely lithographs. The interest of French collectors for artistic posters grew from the beginning of the 1890s. Octave Uzanne invented a term for this growing interest: affichomanie, or poster mania. The poster, originally not rare and posted up in the streets of the capital, thus became a work of art and its ephemeral background became precious and essential for conservation. Piazza decided to extract the poster from its advertising role and to elevate it to a form of art, similarly to luxury illustrated artists' books. He thus put together a prestigious collection of entirely original works by the most fashionable European artists of the age: Georges de Feure, Eugène Grasset, Henri Detouche, Emile Berchmans, Louis Rhead, Gaston de Latenay, Lucien Lévy-Dhurmer, Gustave-Max Stevens, Charles Doudelet, Hans Christiansen, Henri Fantin-Latour, Steinlen, Ibels, Engels, Willette, Henri Meunier, Evenepoël, Bellery-Desfontaines, Charles Léandre, etc. He also included in this project a Czech artist freshly arrived in Paris, Alfonse Mucha "who has only recently become active in France but who has immediately carved out for himself the affection of the public. Like in his posters, which everyone knows and covets, he shows us here the varied resources of his multifaceted talents as accomplished draughstman, decorator and colorist" (from the notes printed on the guard for Salomé). The two first special numbers of the review were in fact dedicated to him, and were given to "all the subscribers for all twelve annual numbers of L'Estampe moderne" as well as the famous illustration of the covers. A fine signed plate by the master of Art nouveau. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Rare lithographie ori
- L'Estampe Moderne, Imprimerie Champenois pour CH. Masson & H. Piazza, Paris s.d. (Juin 1897), sujet : 23,5x33cm, planche : 40,8x55cm, une feuille et une serpente. - "Salomé" - Original lithograph on Japan paper - L'Estampe Moderne L'Estampe Moderne | Imprimerie Champenois for C. H. Masson & H. Piazza | Paris [june 1897] | subject: 23.5 x 33 cm | plate: 40.8 x 55 cm | one leaf and one guard Rare color lithograph heightened in gold by Alphonse Mucha for L'Estampe Moderne, series number 2, published in June 1897. One of 50 grand luxe proofs printed on Japan paper with wide margins, signed by the artist in the stone, publisher's embossed stamp showing a child in profile to lower margin, numbered stamp of the de luxe printing to verso, upper margin of proof slightly sunned; the print itself preceded by a silk paper guard with the name of the artist, the title of the work and an introduction to the work as well as a blank guard leaf. A magnificent monthly French publication that appeared between May 1897 and April 1899, L'Estampe moderne comprised unpublished chromolithographs that, unlike those in other magazines like Les Maîtres de l'Affiche and as is stipulated on the guard sheets, were specially made by each artist for the magazine. There are thus 100 prints that appeared in total, covering the major artistic currents of the late 19th Century: Symbolism, Art Nouveau, the Pre-Raphaelites, Orientalists and the Belle époque. Each fascicule of four prints was printed in 2,000 copies and sold for 3.50F, with 100 on Japan paper sold at 10F. Henri Piazza also planned a very luxurious secret printing of 50 copies on Japan paper with wide margins and 50 in black and white on China paper at the considerable price of 30F. This well-sized print is superbly printed in colors on the most prestigious of papers: Japan. Thick, creamy, satin and with a nice sheen, it contributes to making each page a work of art in itself. Its absorptive qualities for ink and its affinity for colors make it the ideal support for these lovely lithographs. The interest of French collectors for artistic posters grew from the beginning of the 1890s. Octave Uzanne invented a term for this growing interest: affichomanie, or poster mania. The poster, originally not rare and posted up in the streets of the capital, thus became a work of art and its ephemeral background became precious and essential for conservation. Piazza decided to extract the poster from its advertising role and to elevate it to a form of art, similarly to luxury illustrated artists' books. He thus put together a prestigious collection of entirely original works by the most fashionable European artists of the age: Georges de Feure, Eugène Grasset, Henri Detouche, Emile Berchmans, Louis Rhead, Gaston de Latenay, Lucien Lévy-Dhurmer, Gustave-Max Stevens, Charles Doudelet, Hans Christiansen, Henri Fantin-Latour, Steinlen, Ibels, Engels, Willette, Henri Meunier, Evenepoël, Bellery-Desfontaines, Charles Léandre, etc. He also included in this project a Czech artist freshly arrived in Paris, Alfonse Mucha "who has only recently become active in France but who has immediately carved out for himself the affection of the public. Like in his posters, which everyone knows and covets, he shows us here the varied resources of his multifaceted talents as accomplished draughstman, decorator and colorist" (from the notes printed on the guard for Salomé). The two first special numbers of the review were in fact dedicated to him, and were given to "all the subscribers for all twelve annual numbers of L'Estampe moderne" as well as the famous illustration of the covers. A fine signed plate by the master of Art nouveau. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Rare lithographie originale en couleurs réhaussée à l'or, exécutée par Alphons Mucha pour L'Estampe Moderne, série numéro 2 publiée en juin 1897. Une des 50 épreuves de grand luxe tirées sur Japon à grandes marges, signature de l'artiste dans la planche, timbre à sec de l'é
- 1890, 7x10,2cm, autre. - Recueil composé de 10 peintures sur double page à la manière traditionnelle japonaise : peinture à la colle sur soie. Ces 10 peintures représentent des fleurs, oiseaux et insectes. Elles sont toutes légendées de titres poétiques et chacune porte un ou plusieurs sceaux rouges qui permettent d'identifier le nom du peintre ; certains sont une partie du nom du peintre, d'autres le nom complet. Reliure japonaise en accordéon avec plats d'orme laqué. Etiquette de titre avec titre manuscrit et un sceau. Une légère trace de mouillure en marge basse sur la première garde, sinon superbe état général. Le papier au dos des contreplats légèrement soulevé et portant des fentes. Maître du Kachoga (peintures de fleurs et d'oiseaux), Bunrei (1837-1917) est né à Kyoto et fut dès son jeune âge enseigné par son père qui était un membre de l'école Shijo dont il devint lui-même membre. Son style est délicat et réaliste et il porte une grande attention à la maîtrise des couleurs. L'oeuvre originale présente est un manifeste de son art et de sa technique très sûre, le peintre semble avoir déployé au travers de ces 10 peintures miniatures l'essence même de la peinture japonaise. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Imp. Crémieu, Paris 1921, 21x27cm, une feuille. - [Dada Poster] Soirée Dada à la Galerie Montaigne le vendredi 10 juin 1921 à la Galerie Montaigne [Dada Evening on Friday 10 June 1921 at the Galerie Montaigne] Imp. Crémieu | Paris 1921 | 21 x 27 cm | one single sheet First edition of this rare leaflet announcing the Dada evening on Friday 10 June 1921 at the Galerie Montaigne. Two small, minor signs of folding. Precious invitation to this evening organised as part of the "Salon Dada," installed at the Galerie Montaigne during the month of June 1921. Tristan Tzara, for the first time, performed his play Le Cur à gaz and most of the movement's protagonists joined in, with the notable exception of Picabia and Duchamp who refused to be part of it. Participation from Madame E. Bujaud, Philippe Soupault, Louis Aragon, Valentin Parnak, Georges Ribemont-Dessaignes, Paul Eluard, Benjamin Péret and Tristan Tzara. We have only been able to find three copies in libraries: at Yale University Library, at the Art Institute of Chicago and the Kunsthaus Zürich Bibliothek. One of the rarest Dada leaflets. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Édition originale de ce rare tract annonçant la soirée Dada du vendredi 10 juin 1921 à la Galerie Montaigne. Deux fines traces de pliure sans gravité. Précieuse invitation pour cette soirée organisée dans le cadre du «?Salon Dada?», installé à la galerie Montaigne pendant le mois de juin 1921. Tristan Tzara y joua pour la première fois sa pièce Le Coeur à gaz et réunit la plupart des protagonistes du mouvement, à l'exception notable de Picabia et de Duchamp qui refusèrent d'en faire partie. Participation de Madame E. Bujaud, Philippe Soupault, Louis Aragon, Valentin Parnak, Georges Ribemont-Dessaignes, Paul éluard, Benjamin Péret et Tristan Tzara. Nous n'avons pu dénombrer que trois exemplaires en bibliothèque à la Yale University Library, à l'Art Institute of Chicago et à la Kunsthaus Zürich Bibliothek. Un des tracts dada les plus rares.
Manifesto litografico originale (mm 1930x1400), telato. Firmato nell'angolo superiore destro: "Romano". Nel margine inferiore sinistro sono presenti nelle note tipografiche: "Milano, off G. Ricordi, Printed in Italy-n. 2021-XII-927-10.000, a destra la dicitura Affissione autorizzata dalla R. questura di Milano, 20 luglio 1927. Conosciuto con il nome di "Arco di Trionfo", esempio di grafica 'monumentalistica' tipica del periodo fascista. Bellissimo manifesto, compendia in un'unica immagine classicismo e modernità trasformando la sigla FIAT in una fabbrica-tempio d'impatto assiro-babilonese, sormontata da statue greco-romane come negli archi di trionfo; un cielo rosso e giallo produce spirali vorticose come a voler compensare, coi suoi effetti dinamici, la rigida ponderosità dell'edificio; dagli archi trionfali fuoriescono berline e torpedo. Maestoso manifesto di non facile reperibilità ben conservato. Giuseppe Romano di origine siciliana (Caltagirone 1905-Firenze 1967) , inizia l'attività di disegnatore pubblicitario a Torino nel 1925, collaborò a lungo con la Fiat. Per l'azienda torinese realizzò manifesti, bozzetti per pubblicità su giornali e riviste, illustrando con il suo stile preciso e dettagliato tutta la gamma della produzione Fiat (in particolare le 'sei cilindri'). Gino Pestelli, direttore dell'ufficio Pubblicità Fiat, lo incarica di coordinare le proposte pubblicitarie dell'azienda con quelle dei concessionari: nasce così la rivista periodica "Fiat Publicitas" (1925-1928). Beautiful lithographic affiche backed on linen, shows cars speeding through a gigantic Roman triumphal arch as the sunshine beams down. The arch spells out the company's name. Fiat created images that conveyed the optimism of a new golden age of Rome. The company hired the greatest names in Italian poster art to bring excitement to its automobiles. . Cat., Il manifesto FIAT 1899 - 1965, a cura di A. C. Quintavalle, mostra GAM Torino, Ed. GAM, Torino 2001.
- 1946, 20x26cm, en feuilles. - Six dessin érotiques avec rehauts d'aquarelle, crayon blanc sur papier crème type canson. Ces réalisations appartiennent à la dernière manière de l'artiste, certainement la plus aboutie en matière d'inspiration, de virtuosité et de technique. Ces dessins n'ont pas été retenus pour l'illustration du Doctorat impromptu, et n'ont donc pas été gravés pour l'ouvrage. Enveloppe de percaline lie-de-vin, doublée à l'intérieur de papier gris contenant les dessins. Superbe état. Rare ensemble érotique de Paul-Emile Bécat. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
Stupendo manifesto litografico, intelato, cm. 179x123, piccoli difetti (segni di pieghe centrali).. .
Stupendo manifesto litografico, intelato, cm. 179x123, piccoli difetti (segni di pieghe centrali).. .
- Huile sur panneau 1888, 27x35cm, autre. - Oil on wood, signed lower right This original work was used to illustrate a scene from "The Earth" in the first illustrated edition of Emile Zola's work, published by Marpon & Flammarion in 1889. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Peinture à l'huile en grisaille sur panneau signée en bas à droite. Cette oeuvre originale a servi d'illustration pour une scène de La Terre, première édition illustrée, roman d'Emile Zola publié chez Marpon & Flammarion en 1889.
- Huile sur panneau 1888, 27x35cm, autre. - Oil on wood, signed lower right This original work was used to illustrate a scene from "The Earth" in the first illustrated edition of Emile Zola's work, published by Marpon & Flammarion in 1889. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Peinture à l'huile en grisaille sur panneau signée en bas à droite. Cette oeuvre originale a servi d'illustration pour une scène de La Terre, première édition illustrée, roman d'Emile Zola publié chez Marpon & Flammarion en 1889.
- S.n., s.l. (circa 1776), Cadre : 32x40,5cm ; dessin : 26x28,5cm, une feuille encadrée. - Dessin original à l'encre et à l'aquarelle représentant une vue animée de bord de mer avec un village perché sur une falaise. Encadrement moderne de baguettes blondes. Dessin réalisé pendant le voyage fait avec le Marquis de Sade au cours de l'année 1776. Jean-Baptiste Tierce (1737-1794), élève à l'école des Beaux-arts de Rouen puis à l'Académie de Peinture et de Sculpture de Paris, se fit rapidement remarquer comme paysagiste pour ses vues du Sud de la France et de l'Italie. Ses tableaux sont conservés aux Offices de Florence et dans plusieurs musées français. Lorsqu'en décembre 1775 Sade quitte Rome pour Naples, il est accueilli par le gendre de son ami le Docteur Mesny, Jean-Baptiste Tierce, qui à cette époque reçoit les commandes du Cardinal de Bernis. Il trouve un logement au Marquis « [qui] entend tout voir [de la région], s'instruire de tout, juger, admirer, critiquer, aimer, haïr, bref se livrer sans frein à cette curiosité insatiable et passionnée qui le conduit aussi bien dans les musées, les galeries, les églises, les palais et les bibliothèques, que dans les grottes, les caveaux, les catacombes, et jusque dans les entrailles des volcans. Il ne se contente pas de contempler les uvres d'art, les monuments antiques ou modernes, il observe aussi les murs, la politique, la religion, l'administration, la vie sociale. La beauté des femmes, les usages du monde, la qualité des spectacles, les manières de manger, de boire, de s'habiller, de prier, de se conduire dans le monde : rien ne le laisse indifférent. Il voudrait saisir tout le présent et tout le passé de cette civilisation, l'embrasser toute entière dans une vision unique et universelle. Programme gigantesque, à la mesure de son imagination exceptionnelle, mais qu'il n'a plus remplir, qu'il lui était impossible de remplir. Pourtant, telle est sa première ambition d'écrivain : grandiose, démesurée. En vue de ce « grand uvre », Sade prend des notes à la hâte, au bord des chemins ou dans les auberges, qu'il complète avec les fiches de ses correspondants Mesny et Iberti. Ainsi s'édifie ce monument qu'il destine au public, mais qui ne verra le jour qu'au XXème siècle. Jean-Baptiste Tierce y collabore étroitement : il relit les notes et consigne ses observations sur de petits cahiers, avec des numéros renvoyant aux uvres décrites. Sade en tient le plus grand compte. Souvent, le peintre l'accompagne dans ses randonnées, son carnet de croquis à la main, dessinant les édifices et les paysages qu'ils ont sous les yeux. Une centaine de ces dessins et gouaches ont été récemment retrouvés dans les archives de la famille de Sade. Ils confèrent au Voyage en Italie l'allure d'un véritable reportage. » (Maurice Levert, Sade, pp. 283-284). Provenance : archives de la famille de Sade. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- s.n., s.l. (Paris) (Circa 1768), 53,5 x 81,7cm, une feuille repliée. - Plan général du Palais du Luxembourg, dessiné à la main, à l'encre et aquarelle sur papier replié et restauré, comportant la mention manuscrite « Il a été levé et cotté [sic] en 1768 ». Il est annoté des unités de mesures en toises et en pieds caractéristiques de l'Ancien Régime. Ce plan témoigne des tracés originaux des jardiniers royaux du XVIIème siècle, Jacques Boyceau (1560-1635) et André Le Nôtre (1613 -1700). Des plans ont été conservés jusqu'aux modifications de Jean-François Chalgrin (1739-1811) entreprises sous l'ère révolutionnaire et achevées en 1804, visant à rendre l'édifice conforme à l'établissement du Sénat. Un document au tracé similaire datant de la fin du XVIIème siècle est conservé aux Archives Nationales (sous la cote O/11687/B pièce 732). Si l'on peut noter une certaine pérennité des plans originaux durant cette période intermédiaire jusqu'à la fin du XVIIIème siècle, on remarque toutefois quelques différences dans la conception des parterres, ici assez précisément rapportées. A la mort d'Henri IV, Marie de Médicis envisagea de quitter le Palais du Louvre qu'elle n'appréciait guère. En 1612, la Régente acquit l'Hôtel du duc de Piney-Luxembourg, environné d'un jardin de huit hectares. Ce dernier s'étendait à l'origine sur 300 mètres à peine devant l'édifice en raison du couvent des Chartreux qui obstruait la perspective sud. Il sera annexé à la suite de la nationalisation des biens du Clergé sous la Révolution. Les jardins seront agrandis au cours du XIXème siècle jusqu'à leur étendue actuelle. D'est en ouest, ils occupaient originellement plus d'un kilomètre, depuis l'actuel boulevard Saint-Michel jusqu'à l'actuel boulevard Raspail. Durant les années 1612 et 1613, Jacques Boyceau, intendant des jardins du roi, entreprit dans un jeu de symétrie le tracé des parterres autour d'une fontaine centrale. Les plantations furent achevées en 1630 avant d'être reprises en 1635 par André Le Nôtre. L'ingénieur florentin Thomas Francine fut chargé de concevoir la terrasse à l'italienne à double déambulatoire. Ayant à cur d'introduire dans cet élan le goût italien à la cour de France, Marie de Médicis confia la réfection du bâtiment à Salomon de Brosse qui s'inspira de l'ordonnance rustique du Palais Pitti. L'Hôtel du duc Piney-Luxembourg devint dès lors le « Petit-Luxembourg ». Ce rare document manuscrit rehaussé en couleur, révélant la conservation du domaine dans son état du XVIIème durant tout l'Ancien Régime, témoigne, à rebours, des prémices des jardins à la française. Jacques Boyceau fut en effet le premier à conceptualiser le style français dans son Traité du jardinage selon les raisons de la nature et de l'art publié en 1638. Divisé en trois livres, l'architecte jardinier y présente des théories et des idées pour la conception, la mise en uvre et l'entretien des grands jardins aristocratiques. Le jardin du Luxembourg dans la conception de Boyceau, puis de Le Nôtre, fait ainsi état de l'excellence d'un art du jardin français qui s'épanouit sous les premiers Bourbons. à la mort de la reine en 1642, le palais et les jardins perdirent leur fonction royale et changèrent à maintes reprises de propriétaire jusqu'à leur retour aux mains des Bourbons, en 1778, où le comte de Provence, frère de Louis XVI et futur Louis XVIII, hérita du domaine. Servant probablement de document de travail aux architectes jardiniers du XVIIIème siècle pour l'entretien des parterres, le plan de ce jardin parisien à l'histoire des plus prestigieuses constitue l'un des derniers vestiges de son état originel, caractéristique de la naissance du genre français, avant ses grandes transformations. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Chine 1850 (S.d.), 19x25,4cm, autre. - 12 aquarelles érotiques chinoises, encre et couleurs sur papier, chaque peinture représentant une scène érotique dans un intérieur ou jardin. Reliure en accordéon avec plat recouvert de soie verte brodée de différentes couleurs. Toutes les feuilles de l'album sont recouverts de soie grège damassée. Chaque peinture 16x19,2cm est contrecollée sur soie. Quelques manques de tissu en bordures, 2 petits manques sur le second plat. Un des plis de l'accordéon coupé en partie, au pli. Toutes les peintures sont en très bon état. Les jeux érotiques de la Chine tels qu'ils sont représentés dans les peintures, apparaissent extrêmement différents de leurs voisins japonais. D'autre part l'art érotique chinois demeure relativement inconnu si on le compare à l'art érotique japonais. Il y a sans nulle doute une atmosphère humoristique dans ces peintures, que l'on voit un homme examiner le sexe d'une femme à la loupe, un vieillard semblant supplier une femme qui porte sur son dos un enfant, ou la présence d'enfants. Les femmes sont toujours chaussées et ont de très petits pieds, car on ne devait pas voir les pieds d'une femme et les petits pieds étaient un indice de beauté et d'érotisme. Dans le dessin et la réalisation, la présence de la ligne est caractéristique, qu'elle habille la scène d'un paravent ou représente les corps, étrangement stylisés. La primauté est donnée aux lignes et aux courbes et non aux volumes. Les auteurs de ces peintures sont au départ des groupes d'élèves apprenant à créer des images érotiques sous la tutelle d'un maître, en copiant des chefs-d'uvre. Les peintures sont rarement signées pour ne pas compromettre la réputation de l'artiste. La date est donnée à titre indicatif, le recueil pouvant être antérieur ou postérieur. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- L'Estampe Moderne, Imprimerie Champenois pour CH. Masson & H. Piazza, Paris (Juin 1897), sujet : 23,5x33cm, planche : 40,8x55cm, une feuille. - "Salomé" - Original lithograph on China paper - L'Estampe Moderne L'Estampe Moderne, Imprimerie Champenois for C H Masson & H Piazza | Paris (june 1897) | subject: 23.5 x 33 cm, plate: 40.8 x 55 cm | one leaf and one guard Rare original black and white lithograph by Alphonse Mucha for L'Estampe Moderne, series number 2, published in June 1897. One of the 50 grand luxe proofs printed on China paper with wide margins, signed and dated by the artist in the plate. Embossed stamp of the publisher showing a child in profile to lower margin, laid down on a leaf of vélin paper with the numbered stamp of the tirage de luxe to verso, occasional spotting to margins not touching image, blank guard. A magnificent monthly French publication that appeared between May 1897 and April 1899, L'Estampe moderne comprised unpublished chromolithographs that, unlike those in other magazines like Les Maîtres de l'Affiche and as is stipulated on the guard sheets, were specially made by each artist for the magazine. There are thus 100 prints that appeared in total, covering the major artistic currents of the late 19th Century: Symbolism, Art Nouveau, the Pre-Raphaelites, Orientalists and the Belle époque. Each fascicule of four prints was printed in 2,000 copies and sold for 3.50F, with 100 on Japan paper sold at 10F. Henri Piazza also planned a very luxurious secret printing of 50 copies on Japan paper with wide margins and 50 in black and white on China paper at the considerable price of 30F. This well-sized print is superbly printed in colors on the most prestigious of papers: Japan. Thick, creamy, satin and with a nice sheen, it contributes to making each page a work of art in itself. Its absorptive qualities for ink and its affinity for colors make it the ideal support for these lovely lithographs. The interest of French collectors for artistic posters grew from the beginning of the 1890s. Octave Uzanne invented a term for this growing interest: affichomanie, or poster mania. The poster, originally not rare and posted up in the streets of the capital, thus became a work of art and its ephemeral background became precious and essential for conservation. Piazza decided to extract the poster from its advertising role and to elevate it to a form of art, similarly to luxury illustrated artists' books. He thus put together a prestigious collection of entirely original works by the most fashionable European artists of the age: Georges de Feure, Eugène Grasset, Henri Detouche, Emile Berchmans, Louis Rhead, Gaston de Latenay, Lucien Lévy-Dhurmer, Gustave-Max Stevens, Charles Doudelet, Hans Christiansen, Henri Fantin-Latour, Steinlen, Ibels, Engels, Willette, Henri Meunier, Evenepoël, Bellery-Desfontaines, Charles Léandre, etc. He also included in this project a Czech artist freshly arrived in Paris, Alfonse Mucha "who has only recently become active in France but who has immediately carved out for himself the affection of the public. Like in his posters, which everyone knows and covets, he shows us here the varied resources of his multifaceted talents as accomplished draughstman, decorator and colorist" (from the notes printed on the guard for Salomé). The two first special numbers of the review were in fact dedicated to him, and were given to "all the subscribers for all twelve annual numbers of L'Estampe moderne" as well as the famous illustration of the covers. A fine signed plate by the master of Art nouveau. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Rare lithographie originale exécutée par Alphons Mucha pour L'Estampe Moderne, série numéro 2 publiée en juin 1897. Une des 50 épreuves de grand luxe tirées sur Chine à grandes marges, signature de l'artiste et date dans la planche, timbre à sec de l'éditeur représentant un profil d'enfant en marge inférieure, contrecollée sur un feuillet de papier vélin avec au dos le tam
Manifesto litografico originale (mm 1400x1000), intelato. In primo piano una figura femminile al volante della "Nuova Balilla", nella parte inferiore la scritta "Cristalli Securit" a destra la rima "Riccobaldi". Giuseppe Riccobaldi del Bava (Firenze 1887 - Genova 1976) pittore e cartellonista attivo a partire dalla metà degli anni Venti, Riccobaldi ha lavorato a lungo in campo pubblicitario, prediligendo il manifesto di propaganda turistica ma senza disdegnare la réclame commerciale. Il suo stile, influenzato dai futuristi, e orientalto verso la grafica tardo cubista, raggiunge in alcune realizzazioni un grande fascino compositivo. Collaborò a lungo con la FIAT disegnando magnifici manifesti e prendendo idealmente il testimone da Plinio Codognato. Riccobaldi fu celebre illustatrore di Libri e di manifesti cinematografici, tra i quali quello di Metropolis di Fritz Lang, . "Nel 1928 realizza per la Fiat la celebre Rampa su cui corrono delle grandi berline a fari lampeggianti: cartellone che probabilmente prende spunto dalla rampa dello stabilimento del Lingotto destinata a permettere alle vetture di raggiungere l'aerea pista di collaudo che riesce a stupire addirittura il grande architetto Le Corbusier".Cat., Il manifesto FIAT 1899 - 1965, a cura di A. C. Quintavalle, mostra GAM Torino, Ed. GAM, Torino 2001. AA.VV., Nei dintorni di Dudovich, Catalogo della mostra, Modiano, Trieste 2002 .
- 1900, 16,5x24,4cm, autre. - Album constitué de 5 gouaches (peintures à la colle) érotiques sur soie. Sur la première page, le titre et la signature du peintre ainsi qu'un cachet rouge. Si le titre peut se traduire par : Une source d'intérêt sans fin, ou, le plaisir des saveurs sans limite, le nom du peintre n'a pu être traduit. Chaque peinture est signée d'un cachet, condition des plus rares, ces productions érotiques étant toujours anonymes par crainte de la censure ou de possibles représailles. L'élément le plus rare étant le titre manuscrit ainsi que le nom du peintre en page de titre. Ce peintre pouvait donc afficher son nom dans ce genre pictural alors qu'il était interdit d'en produire. Livre monté en accordéon, recouvert de soie brochée bleu composée de motifs chinois. Etiquette de titre grège semée d'or muette. Peintures sur soie ocre montées sur carton et bordées de soie beige. Superbe état et très belle fraîcheur de l'ensemble, peintures et livre. Ce type de représentation est la plupart du temps fruste, dans un style naïf et utilisant l'encre et l'aquarelle. Toutes les peintures sont ici à la colle traditionnelle ( qu'on peut assimiler à la technique de la gouache) et sont remarquables de finesse et d'élégance. On remarque un début de représentation des personnages et des drappés en volume, ce qui est peu le cas dans de genre de production. Les scènes érotiques se passent dans des intérieurs richement meublés. L'ensemble obéit aux canons de l'esthétique érotique chinoise, ainsi ne voit-on pas les pieds des femmes, toujours chaussées et munies de pieds minuscules. La date que nous donnons est bien entendu approximative, le recueil pouvant dater de la fin du XIXe ou de quelques décenies après 1900. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- L'Estampe Moderne, Imprimerie Champenois pour CH. Masson & H. Piazza, Paris (Février 1898), sujet : 33,5x23cm, planche : 55x40,8cm, une feuille et une serpente. - Rare lithographie originale imprimée en couleurs, exécutée par Louis John Rhead pour L'Estampe Moderne, "Deuxième prime gratuite réservée aux abonnés d'un an de L'Estampe Moderne". Une des 50 épreuves de grand luxe tirées sur Japon à grandes marges, signature de l'artiste et date dans la planche, timbre à sec de l'éditeur représentant un profil d'enfant en marge inférieure, tampon numéroté du tirage de luxe au dos ; gravure précédée d'une serpente légendée du nom de l'artiste, du titre et d'un poème; serpente vierge. Lithographie inspirée d'un poème extrait des Chansons écossaises de Leconte de Lisle, reproduit sur la serpente de l'estampe. Magnifique publication mensuelle française éditée entre mai 1897 et avril 1899, L'Estampe moderne se constitue de chromolithographies inédites qui, contrairement à d'autres revues comme Les Maîtres de l'Affiche et tel qu'il est stipulé sur les serpentes, ont été réalisées spécialement par chaque artiste pour la revue. Ce sont ainsi 100 estampes qui paraissent au total, couvrant les courants artistiques majeurs de la fin du XIXème siècle : Symbolisme, Art Nouveau, Préraphaélites, Orientalistes et Belle Epoque. Chaque livraison de quatre estampes est tirée à 2000 exemplaires vendus 3,50F et 100 sur papier Japon proposés à 10F. Henri Piazza prévoit également un tirage confidentiel de très grand luxe : 50 exemplaires sur Japon à grandes marges et 50 en noir sur Chine au prix considérable de 30F. Cette estampe d'un beau format est superbement imprimée sur le plus prestigieux des papiers : le Japon. Epais, soyeux, satiné et nacré, il contribue à faire de chaque page une uvre à part entière. Sa qualité d'absorption de l'encre et son affinité avec les couleurs en font également le support idéal de ces très belles lithographies. L'intérêt des collectionneurs français pour les affiches artistiques s'amplifie au début des années 1890. Octave Uzanne, pour qualifier cette fièvre invente le terme d'« affichomanie ». L'affiche, à l'origine populaire et placardée dans les rues de la capitale, devient alors objet d'art et son support éphémère se fait précieux et voué à la conservation. Piazza décide de soustraire l'affiche à sa vocation publicitaire et de l'élever au rang d'uvre d'art à part entière au même titre que le livre illustré de luxe. Il compose ainsi une collection prestigieuse d'uvres entièrement originales, par les artistes européens les plus en vue du moment : Georges de Feure, Eugène Grasset, Henri Detouche, Emile Berchmans, Louis Rhead, Gaston de Latenay, Lucien Lévy-Dhurmer, Gustave-Max Stevens, Charles Doudelet, Hans Christiansen, Henri Fantin-Latour, Steinlen, Ibels, Engels, Willette, Henri Meunier, Evenepoël, Bellery-Desfontaines, Charles Léandre, etc. Bel exemplaire dans le style Art Nouveau. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Paris 1888, 18x23cm, relié. - Manuscript with original drawings and made up of two parts, "Chinese Porcelain" and "Chinese Bronze" Paris 1888 | 18 x 23 cm | contemporary half shagreen Manuscript entitled "Chinese Porcelain", with numerous original drawings in and hors texte, in black and white and color, some full-page on delicate bits of China paper and stuck in to illustrate text or on occasional leaves of thick paper. The text is also enriched with a plate from Racinet's Costume historique (1888), as well as a printed page from the same text. This is a made-up volume from several texts: Octave de Sartel, La Porcelaine de Chine (1881), Stanislas Julien, Histoire et fabrication de la porcelaine chinoise (1856), Maurice Paléologue, L'Art chinois (1887) and Louis Figuier, Les Merveilles de l'industrie (1873). One final part on Chinese bronze comes from Paléologue's L'Art chinois. All the drawings are after the illustrations in the above mentioned works, and are often heightened in watercolors. The entire manuscript is in black ink on squared paper, in a fine and careful hand. Contemporary half brown shagreen over paper boards, richly decorated spine in six compartments, multiple blind-ruled fillets to covers, marbled endpapers and pastedowns, top edge gilt. Corners bumped and a little rubbed. Table of contents at end. A very rare and important manuscript combining studies of Chinese art at the end of the 19th century, carefully executed and plentifully illustrated by a talented amateur. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Manuscrit intitulé "La Porcelaine de Chine" orné de nombreux dessins originaux in et hors-texte en noir et en couleurs réalisés à même la page, sur de fins morceaux de papier de Chine contrecollés dans le texte ou sur des planches isolées de papier fort. L'exemplaire est également truffé d'une planche provenant du Costume historique de Racinet (1888) ainsi que d'une page imprimée de ce même texte. Il s'agit d'un recueil factice réalisé d'après plusieurs textes : Octave de Sartel, La Porcelaine de Chine (1881), Stanislas Julien, Histoire et fabrication de la porcelaine chinoise (1856), Maurice Paléologue, L'Art chinois (1887) et Louis Figuier, Les Merveilles de l'industrie (1873). Une dernière partie sur les bronzes chinois provient également de L'Art chinois de Paléologue. Tous les dessins sont réalisés d'après les illustrations des ouvrages sus-mentionnés et très souvent rehaussés à l'aquarelle. L'intégralité du manuscrit a été réalisé à l'encre noire, sur du papier quadrillé, d'une écriture fine et soignée. Reliure de l'époque en demi chagrin marron, dos à cinq nerfs richement orné, encadrement de multiples filets à froid sur les plats de cartonnage, gardes et contreplats de papier peigné, tête dorée sur témoins. Coins émoussés et dos un peu frotté. Une table des matières se trouve à la fin du volume. Rarissime et très importante synthèse manuscrite des connaissances de l'art chinois à la fin du XIXème siècle, minutieusement réalisée et abondamment illustrée par un amateur éclairé.