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341442 ouvrages reliés en un volume in-8, demi-basane vert bronze, dos lisse orné de filets et palettes dorés (rel. ca 1850).
In-folio (326 x 256 mm), plein vélin teinté vert de l'époque, dos lisse, pièce de titre de maroquin bordeaux, (1) f. de titre, (1) f. de 'catalogue de musique Deslauriers', 211 p. entièrement gravées. Edition originale partagée avec le "Bureau du Journal de Musique" de cet opéra en quatre actes que Gluck composa sur un livret de Nicolas-François Guillard, représenté pour la première fois à l'Académie Royale de Musique le 18 mai 1779. Les répétitions de l'opéra de Gluck furent suivies avec passion. Le jour de la première, le 18 mai 1779, Marie-Antoinette vint en personne à l'Opéra où elle fut reçue selon le cérémonial ancien, précédée jusqu'à sa loge par les directeurs de l'Opéra porteurs de flambeaux. Le livret de Guillard est inspiré de "L’Iphigénie en Tauride" de Claude Guimond de La Touche, librement repris d'Euripide. (Fétis, 2682. Hopkinson, ‘Bibliography of the Works of Gluck’, 46A(a). RISM A/I/3 G2816). Exemplaire de "prix de chant", offert en 1812, comportant cette mention sur la pièce de titre de maroquin. Exemplaire bien relié en vélin teinté vert de l'époque, légèrement débroché, quelques rousseurs.
34398In-folio (326 x 256 mm), plein vélin teinté vert de l'époque, dos lisse, pièce de titre de maroquin bordeaux, (1) f. de titre, (1) f. de 'catalogue de musique Deslauriers', 211 p. entièrement gravées. Paris, Deslauriers, s.d. [1779].
In-folio (323 x 250 mm), plein vélin teinté vert de l'époque, dos lisse, (1) f. de titre, (1) f. "catalogue de musique Deslauriers", 279 p., entièrement gravé. Edition originale partagée avec le "Bureau du Journal de Musique" de cet opéra que Gluck considérait lui-même comme son chef-d'œuvre et qu'il composa sur un livret de Philippe Quinault, d'après "Gerusalemme liberata" du Tasse, livret déjà mis en musique par Lully en 1685. Représenté pour la première fois le 23 septembre 1777 à l'Académie Royale de Musique, il s'agit du quatrième opéra de la "période parisienne" de Gluck. C'est à l'occasion de la représentation de cet opéra que la querelle entre gluckistes et piccinnistes éclata. (Fétis, 2683. Hopkinson, ‘Bibliography of the Works of Gluck’, 45A. RISM A/I/3 G2679). Provenance : Jean-Frédéric-Auguste Lemiere de Corvey (1771-1832), avec petite signature à la plume "J.F.A. Le Miere, rue Grammont n°13". Compositeur et professeur de musique, également officier dans les campagnes napoléoniennes et spécialiste de tactique militaire, il est l'auteur de nombreux opéras comiques (cf. Grove online, art. "Lemiere" et Fétis, 'Biographie des musiciens', V, 265). Grande étiquette de veau brun de l’époque sur le plat supérieur: "Romagnat". Petite étiquette ancienne imprimée de librairie "Leduc... magasin de musique ancienne & moderne...". Accrocs de vélin au dos avec manques. Bon exemplaire, frais, entièrement gravé sur cuivre, imprimé sur papier fort.
1777343971777 In-folio (323 x 250 mm), plein vélin teinté vert de l'époque, dos lisse, (1) f. de titre, (1) f. "catalogue de musique Deslauriers", 279 p., entièrement gravé. Paris, Deslauriers, [1777].
3 volumes in-8 (199 x 120 mm), plein veau raciné de l'époque, dos lisses ornés d'un riche décor Directoire de compartiments alternativement garnis d'une résille et d'un grand fer à l'urne, guirlandes et filets dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge et bronze, tranches citron, (4), viij, 441 p. ; (4), xxij, 419 p. et (4), iv, 516 p. Edition originale des tomes II et III et édition augmentée du tome I d’abord seul paru en 1789. L’ouvrage est imprimé par ordre du gouvernement et soutenu par une pétition des compositeurs de l’Institut national de musique (Méhul, Chérubini, Gossec, Devienne, etc…). Créé en 1793, il deviendra le Conservatoire National Supérieur. Alors au fait de sa gloire comme compositeur, Grétry prend modèle sur les Confessions de Rousseau pour livrer une autobiographie, une oeuvre de moraliste en même temps qu’un essai de musicologie et une analyse de ses propres compositions. Le second volume contient ainsi une "analyse des passions et des caractères" dans leur application à la musique. Le troisième est consacré aux "institutions politiques, considérées dans leurs rapports avec l’art musical", à la composition et à l’esthétique musicale ainsi qu’à une étude sur les liens entre "idées abstraites" et "art musical". L’ouvrage s’achève sur des considérations sur l’avenir de la musique en Europe et sur un récapitulatif exhaustif, par l’auteur, de ses propres oeuvres sous forme de tableau détaillé (titres, auteurs des paroles, lieux des représentations et la place de leur analyse dans le livre). Nombreux exemples de musique notée dans le texte. (Brunet, VIII, 10185. Fetis, 4867. Gregory, p. 113). Petits accrocs aux coiffes et coins. Très bon exemplaire, très frais, bien relié à l’époque.
37654In-8 (215 x 135 mm), broché sous couture, couverture d'attente, 72 p., faux-titre et titre compris., exemplaire non rogné. Paris, de l'imprimerie de H.J. Jansen, An 6me de la République [1797].
13 livraisons de 4 p. chacune, réunies en un volume in-4, plein cartonnage de l’époque, 52 p. (pagination continue), texte sur 2 colonnes, 13 caricatures lithographiées à pleine page. Journal créé au moment de l'organisation de la Garde Civique dans la ville de Louvain, avec l'ambition d'agir sur les premières élections. "Nous recherchons, quels sont, dans notre cité, les hommes les plus dignes de marcher à la tête de notre garde bourgeoise…". Compte-rendu des événements, commentaires, les élections et les résultats avec la composition exhaustive de la Garde Civique, dispositions législatives, courrier des lecteurs et annonces… Une caricature accompagne chaque livraison. "Publication très curieuse et très recherchée" (cf. Alfred Berrewaerts, 'Recherches sur la presse périodique louvaniste', L. Braeckmans, 1904, p. 44-45). Contient, relié en tête, la partition avec paroles et musique sous couverture illustrée d’une "Marche dédiée à la Garde-Civique Belge" par Emile Colbeau et Auguste Tennstedt, entièrement lithographiée par P. Barella à Louvain, 1848. Cartonnage légèrement frotté avec quelques accrocs. Bon exemplaire.
2 opéras reliés en un volume in-folio, plein vélin vert de l'époque, dos lisse, pièce de titre de veau bordeaux, armes dorées en pied, triples filets dorés d'encadrement sur les plats, tranches rouges, entièrement gravés sur cuivre par Hue. Recueil de deux opéras représentés en 1764, reliés ensemble à l’époque, paroles et musique. 1- Edition originale. Selon Grimm et Sedaine lui-même, il fallut plusieurs représentations avant que l’œuvre ne rencontre le succès public, succès qui ne se démentit pas, jusqu'à devenir une "référence" pour les opéras-comiques qui suivirent. "Two young peasants crossed in love. Rather than representing a backward step after the powerful and tormented language of 'Le roi et le fermier', 'Rose et Colas' was an attempt to convey the quintessence of traditional opera comique - and perhaps to outdo Favart on his own ground" (cf. Noiray, in Grove Online). (RISM, AI, P 1894). 2- Edition originale. "Après 'Le Sorcier' (1764) Philidor devint le premier compositeur à être appelé sur la scène de la Comédie-Italienne (…) et sa carrière atteint son apogée" (cf. Julian Rushton, in Grove Online). (RISM, AI, M 3272. Fétis, 2701 à l’adresse Des Lauriers). Quelques petits accrocs à la reliure, qqs rousseurs. Bon exemplaire bien relié en vélin vert à l’époque.
39083In-12 (182 x 102 mm), toile éditeur préservée sous rhodoïd transparent, pièce de titre dorée sur bleu, 366, (2) pages. Berlin und Frankfurt am Main, Suhrkamp Verlag, [1959]
2 ouvrages reliés en un volume in-8, demi-basane vert bronze, dos lisse orné de filets et palettes dorés (rel. ca 1850). 1- Edition augmentée de l'important "Discours préliminaire", bien complète des 10 planches hors-texte de musique. Sur cet ouvrage et la rupture introduite par le 'Discours préliminaire' cf. F. Escal, 'D'Alembert et la théorie harmonique de Rameau', revue Dix-huitième siècle, n°16 - "D’Alembert", p. 151 sq. (Gregory, p. 11. Cette édition manque à Cortot et à Fétis). 2- Deuxième édition, à la date de l'originale, avec les fautes corrigées. "Le traité de l’abbé Roussier décrit la formation des accords, donc de l’harmonie, qu’il convient de maîtriser parfaitement pour jouer une partie de basse continue" (Expo. virtuelle, Bibliothèque de Toulouse). "As a proponent of Rameau's theorie, his goal was to reduce fundamental bass rules to a rigorous system that avoided speculative propositions. This 'Traité des accords' is a compendium of chords and laws: thoroughbass chords are methodically described, related to three basic fundamental chords, and then labelled by a letter-plus-number notational system that indicates a chord's root and hierarchy in the scale. Roussier diverged from Rameau on the issue of double emploi" (Grove Music Online). (Cortot, p. 173. Gregory, p. 238. Cette édition manque à Fétis).
2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronné et cloisonné, tranches rouges. 1- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" qui venait de paraître dans l'Encyclopédie, dans lequel D'Alembert suggérait des réformes pour la ville de Genève: projet pour une "cité philosophe" de liberté politique et culturelle, notamment par la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent. Rousseau résume dans sa critique tout ce qu'il dénonçait déjà comme une illusion: "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les mœurs de véritables citoyens. Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité: à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique" (B. Bachefen, ENS éditions). (Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535). 2- Edition originale et unique de cet ouvrage composé par Paul-Antoine Nolivos de Saint-Cyr, qui rencontra Rousseau à Venise. Membre de la "coterie holbachique", l'auteur était un proche de madame d'Holbach. Devenu "Laval", comédien aux portes de Genève, il mène ici une polémique ardente pour "venger" d'Alembert et Voltaire de la 'Lettre sur les spectacles' de Rousseau. "Apologie de la comédie et des comédiens en réponse à Rousseau. C'est sans contredit le meilleur de tous les ouvrages qui parurent en réplique à cette lettre" (Quérard, 'Supercheries littéraires', 1847, II, n°3889). (Conlon, 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau', n°87. Soleinne, 'Bibliothèque dramatique', V, I, n°674). Quelques épidermures. Coiffes restaurées. Mors frottés et fendillés. Intérieur frais.
366322 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronné et cloisonné, tranches rouges.
In-12 (152 x 86 mm), plein veau glacé de l'époque, dos à 5 nerfs orné de caissons fleuronnés et cloisonnés garnis d'une pièce d'armes à l'écureuil répétée entre nerfs, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges, (24), 493, (4) p. de privilège et errata, (1) f. blanc, planche frontispice gravée et 4 planches de musique dépliantes gravées. Edition originale ornée d'un frontispice gravé de Clouzier (Richard Cœur de Lion en prison) et de quatre planches de musique notée. Au recto de la 21e page non chiffrée: "Les Airs (…) ne sont point d'un maître de musique, ils sont de Monsieur Chéron de Rochesources, qui joint à l'heureux naturel qu'il a pour la poésie, le talent de composer une musique gracieuse digne des meilleurs maîtres de ce bel art". Le privilège à la fin donne le nom de l'auteur du texte : "Demoiselle l'Héritier". Les contes sont supposés avoir été écrits par Richard de Lion depuis sa prison pour se désennuyer. "Nourrie de littérature, Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon (1664-1734) se distingue par une œuvre, véritable produit des salons qu’elle fréquente assidûment en compagnie de Charles Perrault, son oncle, Mme d’Aulnoy, Melle de Scudéry (…). Elle joue un rôle précurseur dans la mode du conte merveilleux (…). Son conte le plus connu "La Tour ténébreuse et les jours lumineux" contient également le conte de Ricdin-Ricdon. On doit [à cette autrice] d’avoir lancé le genre dans les salons des précieuses, d'en avoir défendu la modernité et d’avoir encouragé Charles Perrault dans la voie du conte de fées" (Expo. BnF en ligne, "Les contes de fées"). Quelques petites rousseurs éparses. Rature à l'encre à la première garde blanche. Provenance: la famille du surintendant Nicolas Fouquet avec ses pièces d'armes à l'écureuil dorées entre-nerfs. Ce fer héraldique a pu être utilisé après sa mort par ses descendants (cf. OHR, 1938-6) et marquis de Quineye Saint Maurice avec ex-libris manuscrit (XVIIIe).
In-12 (197 x 132 mm), demi-percaline vert olive de l'époque à la Bradel, titre de maroquin bordeaux en long, couverture imprimée conservée, (2), 73 p. Première édition et unique française de librairie de 'Deutsche Kunst und deutsche Politik', dans la traduction de l'homme de lettres bruxellois Jules-Louis Guilliaume (1825-1900), précoce et fervent défenseur de la musique Wagner et du wagnérisme théorique. La publication, commencée par articles dans la "Süddeutsche Presse" en octobre 1867, fut interrompue quelques mois plus tard par ordre du gouvernement bavarois, avant d'être imprimée sous forme de livre. Quant à cette traduction française, elle parut initialement sous forme d'articles dans le "Guide musical" de Bruxelles (1867-1868). Wagner y développe son idéal d'un renouveau nationaliste de la culture allemande adossé à un plaidoyer opportuniste en faveur de son nouveau mécène Louis II. C'est également dans cette série d'essais que Wagner formalise, pour la première fois, sa théorie de l'opposition entre "culture" allemande et "civilisation" française. En se démarquant de ses influences "romanesques", l'art allemand incarné par son "drame musical" porteur de la vigueur d'esprit et la force d'âme requises, fera prévaloir une culture "plus élevée" contre laquelle la civilisation française n'aura plus de pouvoir. L'objectif premier de l'essai, infléchir la politique culturelle de Louis II, ne sera pas atteint. (Henri Silège, 'Bibliographie wagnérienne française', p. 16). Petite réparation en pied de la couverture sans perte. Rousseurs éparses. Bon exemplaire, non rogné, couvertures conservées.
2 volumes in-8, plein veau moucheté de l’époque, dos à 5 nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, plats encadrés de triples filets dorés, roulette dorée sur les coupes, tranches rouges, (2) f., (54), 424, (4) p. et (2) f., (8), 428 p., 2 titres-frontispice gravés sur cuivre. Première édition collective publiée six ans après la mort de l’auteur par Paul Tallemant, ornée de deux titres-frontispice gravés sur cuivre par Le Doyen. Le premier volume renferme les Sonnets, dont les 'Métamorphoses' d’Ovide en Rondeaux, et les Madrigaux. Le second tome 'Les vers des balets dansez par Sa Majesté' [sic] ainsi que 'Discours sommaire de monsieur L. T. [i.e. Paul Tallemant] touchant la vie de Monsieur de Benserade'. Le privilège présente cette particularité qu’on y trouve, sur 4 pages, un éloge enflammé de Louis XIV envers le poète, témoin de la brillante jeunesse et des premières amours du Roi Soleil. Protégé de Richelieu, du duc de Brezé, puis de Mazarin, Benserade fut pensionné par la reine, fréquenta l’hôtel de Rambouillet et déclencha la querelle des Jobelins et des Uranistes, à l’origine de la querelle des Anciens et des Modernes. Membre de l’Académie française, Isaac de Benserade est l’un des représentants les plus emblématiques de la préciosité au XVIIe s. (Tchemerzine-Scheler, I, 622-623). Petit défaut à un mors. Très bon exemplaire, dans sa première reliure.
7 volumes in-12 (166 x 98 mm), plein veau porphyre de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, plats encadrés de triples filets dorés, filet sur les coupes, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, tranches rouges. Edition originale de ce dictionnaire alphabétique du théâtre qui couvre les XVIe (dès 1552), XVIIe et XVIIIe siècles. Le volume VII est entièrement consacré à des corrections et additions. Réalisé en grande partie par le dramaturge et historien du théâtre François Parfaict sur la base de sources imprimées, mais aussi d’archives et de manuscrits jusqu’alors inexploités, le dictionnaire a été édité et continué après la mort de l’auteur, en 1753, par son frère Claude, aidé de Quentin Godin d’Abguerbe qui assura l’édition du texte. Articles détaillés sur pièces, auteurs, théâtres, troupes, acteurs, compositeurs de musique, danseurs, décorateurs, etc. Pour l’anecdote, Voltaire a fourni au dictionnaire l’article qui le concerne. Une des sources fondamentales pour l’histoire du spectacle vivant en France sous l’ancien régime. (Soleinne, 'Bibliothèque dramatique', V, I, n° 286). Quelques minimes défauts à quelques mors. Bel exemplaire, très frais, très bien relié à l’époque.
1756383711756 7 volumes in-12 (166 x 98 mm), plein veau porphyre de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, plats encadrés de triples filets dorés, filet sur les coupes, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, tranches rouges. Paris, Lambert, 1756.
1745382701745 15 volumes in-8 (169 x 92 mm), plein veau havane glacé de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, plats encadrés d'un filet à froid, roulette dorée sur les coupes, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, tranches rouges. Paris, P.G. Le Mercier, et Saillant, 1745-1749.
6 volumes in-8, plein veau porphyre de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, plats encadrés de triples filets dorés, coupes filetées, tranches jaspées, 3 frontispices et 22 planches gravées. Première édition collective des oeuvres de Diderot publiée sous l'adresse sans doute fictive de Marc Michel Rey à Amsterdam, alors que ce dernier n'était pas parvenu à un accord avec l'auteur pour l'édition de ses oeuvres (cf. Wilson, p. 515). L'illustration comporte 3 frontispices et 22 planches gravées hors texte. Selon Adams, cette édition aurait été imprimée dans les Pays-Bas autrichiens, alors que pour D. Droixhe ('Diderot et son temps', n° 226): "un des tout premiers recueils des écrits de Diderot, sinon le premier, qu'il est permis de considérer comme liégeois". Elle renferme à côté des oeuvres de Diderot, trois textes qui ne sont pas de lui: 'Code de la Nature' (de Morelly), 'Mémoire pour Abraham Chaumeix' (de Morellet) et 'A MM. les Esprits forts'. (Adams, A2. Tchemerzine-Scheler, II, 957. Cat. expo. B.N., n° 517. Cohen, p. 303). Dorure légèrement passée. Quelques accrocs aux coiffes et quelques rousseurs. Très bon exemplaire, grand de marges, bien relié à l'époque.
2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs ornés de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet sur les coupes, tranches rouges. 1- Deuxième édition publiée quelques semaines après l'originale, de ce brûlot qui envenima la "querelle des Bouffons" pour des décennies. "Le résumé des idées de Rousseau sur la musique (...), le plus impitoyable des réquisitoires contre la musique française qui fit scandale (…). En manière de représailles, les musiciens de l'Opéra brûlèrent Rousseau en effigie dans la cour du théâtre" (Catalogue exposition Rousseau, B.N. 1962, n° 116). Rousseau ne critiquait pas seulement l'infériorité de la langue française, mais aussi l'esthétique de l'opéra français de son temps, "le conventionnel des représentations, les airs à roulades sans rapport avec les sentiments, l'apparat ridicule des scènes à machines, les éclats vocaux et les excessives gesticulations des interprètes (…), l'absence d'action dramatique, l'abus d'une mythologie ressassée et la pompeuse niaiserie des livrets" (Cf. Jacques Gheusi, "E. Universalis"). (Bibliothèque Cortot, p. 171. Fétis, 3943. Dufour, 32. Gregory, p.237. RISM B/VI/2 p.734. Sénelier, 120. Tchemerzine-Scheler, V, 529). 2- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" qui venait de paraître dans l'Encyclopédie, dans lequel D'Alembert suggérait des réformes pour la ville de Genève: projet pour une "cité philosophe" de liberté politique et culturelle, notamment par la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent. Rousseau résume dans sa critique tout ce qu'il dénonçait déjà comme une illusion: "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les mœurs de véritables citoyens. Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité: à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique" (cf. B. Bachefen, ENS éditions). (Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535). Quelques rousseurs éparses. Petit ex-libris raturé et auréoles dans le fond de plusieurs cahiers du 2e texte. Très bon exemplaire, relié à l'époque.
388403 ouvrages reliés en un volume in-8 (196 x 123 mm), veau marbré de lépoque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges.
38939In-folio (350 x 260 mm), demi-chagrin violine, dos lisse orné d'un jeu de filets dorés et au noir, palettes en tête et pied, titre doré (rel. XIXe s.), (1) f. de titre frontispice gravé, 11 pp. (Avis de l'éditeur de ce recueil [Marquis de Girardin], Noms des souscripteurs, Airs, Romances et Duos et Avertissement), 199 p. de partitions entièrement gravées sur papier vergé azuré. (1) f. de table. Paris, De Roullede de la Chevardiere, Esprit, 1781.
18 volumes in-8, plein veau raciné de l'époque, dos lisses ornés d'un décor consulat de compartiments entièrement garnis d'une résille et palettes dorées, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et bleu, roulette d'encadrement sur les plats, filets dorés sur les coupes, portrait gravé de l'auteur en frontispice et une planche dépliante. Première édition collective complète des œuvres de d’Alembert, qui demeurent une source importante pour les toutes les éditions postérieures. "[Ces œuvres de d’Alembert] que le libraire-imprimeur Jean-François Bastien fit paraître à Paris en 18 volumes, tous datés de 1805, se voulaient une édition soignée : une partie du tirage s’est faite sur papier vélin ; un portrait gravé de D’Alembert est placé en frontispice du tome I ; en tête de l’ouvrage figurent les notices autobiographiques de l’auteur et divers textes biographiques, signés de La Harpe, de Marmontel et de Condorcet. Le titre rappelle celui des 'Mélanges' publiés par D’Alembert de son vivant, mais la distribution des matières a été réorganisée et Bastien n’a pas manqué d’incorporer à cette première édition complète (ainsi qu’il la qualifie lui-même dans sa dédicace) les textes publiés en dehors des Mélanges avant et après la mort de l’auteur" (Irène Passeron, 'Les œuvres complètes de d’Alembert', Introduction, p. xxxiv-xxxvii). Bien complet de la planche dépliante "Système figuré des connoissances humaine" avec son explication. (Brunet, II, 471. France littéraire, I, 27. Cioranescu, 7499). Accidents aux reliures et accrocs, sinon exemplaire solide, intérieur frais.
2291518 volumes in-8, plein veau raciné de l'époque, dos lisses ornés d'un décor consulat de compartiments entièrement garnis d'une résille et palettes dorées, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et bleu, roulette d'encadrement sur les plats, filets dorés sur les coupes, portrait gravé de l'auteur en frontispice et une planche dépliante. Paris, Jean-François Bastien, An XIII (1805).