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2 opéras reliés en un volume in-folio, plein vélin vert de l'époque, dos lisse, pièce de titre de veau bordeaux, armes dorées en pied, triples filets dorés d'encadrement sur les plats, tranches rouges, entièrement gravés sur cuivre par Hue. Recueil de deux opéras représentés en 1764, reliés ensemble à l’époque, paroles et musique. 1- Edition originale. Selon Grimm et Sedaine lui-même, il fallut plusieurs représentations avant que l’œuvre ne rencontre le succès public, succès qui ne se démentit pas, jusqu'à devenir une "référence" pour les opéras-comiques qui suivirent. "Two young peasants crossed in love. Rather than representing a backward step after the powerful and tormented language of 'Le roi et le fermier', 'Rose et Colas' was an attempt to convey the quintessence of traditional opera comique - and perhaps to outdo Favart on his own ground" (cf. Noiray, in Grove Online). (RISM, AI, P 1894). 2- Edition originale. "Après 'Le Sorcier' (1764) Philidor devint le premier compositeur à être appelé sur la scène de la Comédie-Italienne (…) et sa carrière atteint son apogée" (cf. Julian Rushton, in Grove Online). (RISM, AI, M 3272. Fétis, 2701 à l’adresse Des Lauriers). Quelques petits accrocs à la reliure, qqs rousseurs. Bon exemplaire bien relié en vélin vert à l’époque.
6 pièces reliées en un volume in-8, plein veau marbré de l'époque, dos lisse fleuronné et cloisonné, 4 pièces de titre de maroquin bordeaux, coupes filetées, tranches rouges. Recueil de 6 vaudevilles et comédies légères, composés par Racot de Grandval, illustrés de planches et bandeaux gravés, accompagnés de partitions, paroles et musiques. Compositeur, claveciniste et auteur dramatique, Nicolas Racot de Grandval (1676-1753) rejoignit Dancourt à la Comédie-Française. Dans le même temps, il accompagnait, au clavecin, la plupart des divertissements et ballets donnés à Versailles. Auteur de nombreuses comédies, il composa également la musique de plusieurs pièces, notamment pour Dancourt et Marc-Antoine Legrand. Rousseurs, mors lég. frottés, sinon bon exemplaire, bien relié à l'époque.
2 ouvrages reliés en un volume in-8, demi-basane vert bronze, dos lisse orné de filets et palettes dorés (rel. ca 1850). 1- Edition augmentée de l'important "Discours préliminaire", bien complète des 10 planches hors-texte de musique. Sur cet ouvrage et la rupture introduite par le 'Discours préliminaire' cf. F. Escal, 'D'Alembert et la théorie harmonique de Rameau', revue Dix-huitième siècle, n°16 - "D’Alembert", p. 151 sq. (Gregory, p. 11. Cette édition manque à Cortot et à Fétis). 2- Deuxième édition, à la date de l'originale, avec les fautes corrigées. "Le traité de l’abbé Roussier décrit la formation des accords, donc de l’harmonie, qu’il convient de maîtriser parfaitement pour jouer une partie de basse continue" (Expo. virtuelle, Bibliothèque de Toulouse). "As a proponent of Rameau's theorie, his goal was to reduce fundamental bass rules to a rigorous system that avoided speculative propositions. This 'Traité des accords' is a compendium of chords and laws: thoroughbass chords are methodically described, related to three basic fundamental chords, and then labelled by a letter-plus-number notational system that indicates a chord's root and hierarchy in the scale. Roussier diverged from Rameau on the issue of double emploi" (Grove Music Online). (Cortot, p. 173. Gregory, p. 238. Cette édition manque à Fétis).
2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs ornés de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, filet sur les coupes, tranches rouges. 1- Deuxième édition publiée quelques semaines après l'originale, de ce brûlot qui envenima la "querelle des Bouffons" pour des décennies. "Le résumé des idées de Rousseau sur la musique (...), le plus impitoyable des réquisitoires contre la musique française qui fit scandale (…). En manière de représailles, les musiciens de l'Opéra brûlèrent Rousseau en effigie dans la cour du théâtre" (Catalogue exposition Rousseau, B.N. 1962, n° 116). Rousseau ne critiquait pas seulement l'infériorité de la langue française, mais aussi l'esthétique de l'opéra français de son temps, "le conventionnel des représentations, les airs à roulades sans rapport avec les sentiments, l'apparat ridicule des scènes à machines, les éclats vocaux et les excessives gesticulations des interprètes (…), l'absence d'action dramatique, l'abus d'une mythologie ressassée et la pompeuse niaiserie des livrets" (Cf. Jacques Gheusi, "E. Universalis"). (Bibliothèque Cortot, p. 171. Fétis, 3943. Dufour, 32. Gregory, p.237. RISM B/VI/2 p.734. Sénelier, 120. Tchemerzine-Scheler, V, 529). 2- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" qui venait de paraître dans l'Encyclopédie, dans lequel D'Alembert suggérait des réformes pour la ville de Genève: projet pour une "cité philosophe" de liberté politique et culturelle, notamment par la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent. Rousseau résume dans sa critique tout ce qu'il dénonçait déjà comme une illusion: "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les mœurs de véritables citoyens. Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité: à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique" (cf. B. Bachefen, ENS éditions). (Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535). Quelques rousseurs éparses. Petit ex-libris raturé et auréoles dans le fond de plusieurs cahiers du 2e texte. Très bon exemplaire, relié à l'époque.
2 ouvrages reliés en un volume in-8, plein veau de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronné et cloisonné, tranches rouges. 1- Edition originale. La réponse de Rousseau à l'article "Genève" qui venait de paraître dans l'Encyclopédie, dans lequel D'Alembert suggérait des réformes pour la ville de Genève: projet pour une "cité philosophe" de liberté politique et culturelle, notamment par la levée de l'interdiction d'un théâtre permanent. Rousseau résume dans sa critique tout ce qu'il dénonçait déjà comme une illusion: "le théâtre comme école de l'hypocrisie, le bel esprit, la civilité telle qu'on la conçoit à Paris sont inconciliables avec les mœurs de véritables citoyens. Ses thèses sur les spectacles ne sont qu'un aspect de sa réflexion sur la modernité: à quelles conditions la république est-elle possible ? Comment lier adéquatement morale, esthétique et politique" (B. Bachefen, ENS éditions). (Gagnebin, V, 1812. Tchemerzine-Scheler, V, 535). 2- Edition originale et unique de cet ouvrage composé par Paul-Antoine Nolivos de Saint-Cyr, qui rencontra Rousseau à Venise. Membre de la "coterie holbachique", l'auteur était un proche de madame d'Holbach. Devenu "Laval", comédien aux portes de Genève, il mène ici une polémique ardente pour "venger" d'Alembert et Voltaire de la 'Lettre sur les spectacles' de Rousseau. "Apologie de la comédie et des comédiens en réponse à Rousseau. C'est sans contredit le meilleur de tous les ouvrages qui parurent en réplique à cette lettre" (Quérard, 'Supercheries littéraires', 1847, II, n°3889). (Conlon, 'Ouvrages relatifs à J.-J. Rousseau', n°87. Soleinne, 'Bibliothèque dramatique', V, I, n°674). Quelques épidermures. Coiffes restaurées. Mors frottés et fendillés. Intérieur frais.
In-8, débroché, tranches rouges, 32 p. de musique entièrement gravé. Louis Anseaume (1720-1784) contribua à la naissance de l'Opéra-Comique dont il fut le sous-directeur de 1753 à 1757. La musique du 'Docteur Sangrado' est de Duni et Laruette.
In-16, pleine basane marbrée de l'époque, dos lisse orné de compartiments garnis de grecques et petits fers centraux, tranches citron (rel. lég. frottée), (10), 312 p., planche frontispice. Edition originale de ce recueil de chansons précédées du calendrier de l'année. Le frontispice gravé représente: "La cinquantaine", fête d'anniversaire du cinquantenaire qui invite sa femme à danser sur fond de buffet, invités et musiciens. (Grand Carteret, n°1551). Quelques défauts de papiers et auréoles marginales.
In-folio (323 x 250 mm), plein vélin teinté vert de l'époque, dos lisse, (1) f. de titre, (1) f. "catalogue de musique Deslauriers", 279 p., entièrement gravé. Edition originale partagée avec le "Bureau du Journal de Musique" de cet opéra que Gluck considérait lui-même comme son chef-d'œuvre et qu'il composa sur un livret de Philippe Quinault, d'après "Gerusalemme liberata" du Tasse, livret déjà mis en musique par Lully en 1685. Représenté pour la première fois le 23 septembre 1777 à l'Académie Royale de Musique, il s'agit du quatrième opéra de la "période parisienne" de Gluck. C'est à l'occasion de la représentation de cet opéra que la querelle entre gluckistes et piccinnistes éclata. (Fétis, 2683. Hopkinson, ‘Bibliography of the Works of Gluck’, 45A. RISM A/I/3 G2679). Provenance : Jean-Frédéric-Auguste Lemiere de Corvey (1771-1832), avec petite signature à la plume "J.F.A. Le Miere, rue Grammont n°13". Compositeur et professeur de musique, également officier dans les campagnes napoléoniennes et spécialiste de tactique militaire, il est l'auteur de nombreux opéras comiques (cf. Grove online, art. "Lemiere" et Fétis, 'Biographie des musiciens', V, 265). Grande étiquette de veau brun de l’époque sur le plat supérieur: "Romagnat". Petite étiquette ancienne imprimée de librairie "Leduc... magasin de musique ancienne & moderne...". Accrocs de vélin au dos avec manques. Bon exemplaire, frais, entièrement gravé sur cuivre, imprimé sur papier fort.
In-12 (197 x 132 mm), demi-percaline vert olive de l'époque à la Bradel, titre de maroquin bordeaux en long, couverture imprimée conservée, (2), 73 p. Première édition et unique française de librairie de 'Deutsche Kunst und deutsche Politik', dans la traduction de l'homme de lettres bruxellois Jules-Louis Guilliaume (1825-1900), précoce et fervent défenseur de la musique Wagner et du wagnérisme théorique. La publication, commencée par articles dans la "Süddeutsche Presse" en octobre 1867, fut interrompue quelques mois plus tard par ordre du gouvernement bavarois, avant d'être imprimée sous forme de livre. Quant à cette traduction française, elle parut initialement sous forme d'articles dans le "Guide musical" de Bruxelles (1867-1868). Wagner y développe son idéal d'un renouveau nationaliste de la culture allemande adossé à un plaidoyer opportuniste en faveur de son nouveau mécène Louis II. C'est également dans cette série d'essais que Wagner formalise, pour la première fois, sa théorie de l'opposition entre "culture" allemande et "civilisation" française. En se démarquant de ses influences "romanesques", l'art allemand incarné par son "drame musical" porteur de la vigueur d'esprit et la force d'âme requises, fera prévaloir une culture "plus élevée" contre laquelle la civilisation française n'aura plus de pouvoir. L'objectif premier de l'essai, infléchir la politique culturelle de Louis II, ne sera pas atteint. (Henri Silège, 'Bibliographie wagnérienne française', p. 16). Petite réparation en pied de la couverture sans perte. Rousseurs éparses. Bon exemplaire, non rogné, couvertures conservées.
In-8, pleine percaline de l'époque à la Bradel, couverture illustrée conservée, 64 p., (1) f. blanc et (1) f. d'achevé d'imprimer. Édition originale. Couverture illustrée, portrait, illustrations in texte et planches hors texte par Gaston Noury et Lébègue, partitions notées. Exemplaire de Louis Dorbon avec envoi de l'auteur à son intention et son ex-libris gravé.
In-12, broché, couverture de papier ancien, (4), 53 p. Edition originale et unique. Critique d'un ballet que les jésuites montèrent pour leurs élèves au collège royal Archiépiscopal de Rouen en août 1750. Le ballet s'intitulait: "Le plaisir sage et réglé". "Cette pièce fut condamnée à être brûlée par l'exécuteur de la haute justice, d'après un arrêt du Parlement de Paris, en date du 6 août 1761" (Frère, 'Manuel du bibliographe normand', II, 12). (Soleinne, V, p. 114, n°476. Sommervogel, VII, 229, n°69). Bon exemplaire.
7 volumes in-12 (166 x 98 mm), plein veau porphyre de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, plats encadrés de triples filets dorés, filet sur les coupes, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, tranches rouges. Edition originale de ce dictionnaire alphabétique du théâtre qui couvre les XVIe (dès 1552), XVIIe et XVIIIe siècles. Le volume VII est entièrement consacré à des corrections et additions. Réalisé en grande partie par le dramaturge et historien du théâtre François Parfaict sur la base de sources imprimées, mais aussi d’archives et de manuscrits jusqu’alors inexploités, le dictionnaire a été édité et continué après la mort de l’auteur, en 1753, par son frère Claude, aidé de Quentin Godin d’Abguerbe qui assura l’édition du texte. Articles détaillés sur pièces, auteurs, théâtres, troupes, acteurs, compositeurs de musique, danseurs, décorateurs, etc. Pour l’anecdote, Voltaire a fourni au dictionnaire l’article qui le concerne. Une des sources fondamentales pour l’histoire du spectacle vivant en France sous l’ancien régime. (Soleinne, 'Bibliothèque dramatique', V, I, n° 286). Quelques minimes défauts à quelques mors. Bel exemplaire, très frais, très bien relié à l’époque.
In-8, broché sous couture, couverture d'attente, 72 p., faux-titre et titre compris., exemplaire non rogné. Nouvelle édition de cet ouvrage, développement d'un projet que l'auteur avait soumis au Comité d'instruction publique, alors qu'il était employé de la Commission exécutive. Théorisant autour de l'universalité de la musique et de son utilisation pour atteindre les objectifs révolutionnaires de "régénération publique", l'auteur soumet un vaste projet visant à propager la musique et son enseignement, sous forme d'un maillage d'hommes et d'institutions répartis à travers tout le territoire national. "No author of the revolutionary decade understood this logic better than Jean-Baptiste Leclerc. He shared the view that music possessed the power to make all minds one in the nation - it produced 'simultaneous and unanimous affections among the masses – he wrotes'" (cf. longue analyse in James H. Johnson, 'Listening in Paris. A Cultural History', U. of California Press, 1995, p. 136 et passim). Né à Angers, Jean-Baptiste Leclerc (1756-1826) fut élu député à l’Assemblée constituante, puis à la Convention. Emprisonné sous la Terreur, il siégea au Conseil des Cinq-Cents. Il a joué un rôle décisif dans la création du Conservatoire National de musique en 1798 et fut l'un des principaux théoriciens des hymnes révolutionnaires. (Monglond, IV, 719. RISM, B. VI1, p. 490). WorldCat ne recense que 2 exemplaires de cette édition dans le monde (BnF et Nederland Muziek Instituut). Très bon exemplaire, très frais, entièrement non rogné, tel que paru.
In-8, broché, couverture de papier bleu moderne, (4), 43 p. Seconde édition augmentée, parue un an après l’originale. Compositeur, vielliste virtuose, fils d'un facteur de vielle considéré comme ayant révolutionné la lutherie de l'instrument, Charles Bâton prend la défense de la musique française contre les attaques de J.-J. Rousseau. "Une des meilleures pièces qu’on ait publiées dans la Querelle des Bouffons", selon Fétis ('Dictionnaire des musiciens', II, 79). (Conlon, 'Rousseau', 1076. Gregory, p. 26. Fétis, 3952. RISM, B.VI.1, p. 123. Soleinne, 566). Bon exemplaire, frais, grand de marges.
In-4, broché, couverture illustrée en couleurs, 81 p., photos et fac simile. Fondation créée par Maurice Paléologue et la princesse Edmond de Polignac en 1928. Avec les biographies de la princesse de Polignac, Raymond Poincaré, Maurice Paléologue, Joseph Bédier et Edmond Faral. Très bon exemplaire.
In-8, pleine basane marbrée, dos lisse orné de compartiments dorés, filets d'encadrement à froid sur les plats, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges (pet. départ de fente au mors sup.), xxx, (2), 124 p., rouss. et auréoles marginales, une planche, vignettes en bandeau. Edition ornée d'une planche légendée : "Puits d'amour" et de 3 en-têtes non signés, précédée d'un "Essai sur les progrès de la langue française". Les pages 97 à 124 contiennent de la musique gravée de Philidor (pseud. de A.-F. Danican) et de Antoine Albanese. "Véritable chef-d'oeuvre en miniature, perle précieuse montrant que Sauvigny s'était assimilé à un degré remarquable la manière ingénue de nos anciens poëtes et conteurs français" (Pierre Larousse). (Cf. 'Billardon de Sauvigny et l'innocence perdue du premier âge' in : 'Dix-Huitième Siècle', n° 26 (1994), pages 468-469). (Cohen, 148, Gay, II, 486).
In-folio (326 x 256 mm), plein vélin teinté vert de l'époque, dos lisse, pièce de titre de maroquin bordeaux, (1) f. de titre, (1) f. de 'catalogue de musique Deslauriers', 211 p. entièrement gravées. Edition originale partagée avec le "Bureau du Journal de Musique" de cet opéra en quatre actes que Gluck composa sur un livret de Nicolas-François Guillard, représenté pour la première fois à l'Académie Royale de Musique le 18 mai 1779. Les répétitions de l'opéra de Gluck furent suivies avec passion. Le jour de la première, le 18 mai 1779, Marie-Antoinette vint en personne à l'Opéra où elle fut reçue selon le cérémonial ancien, précédée jusqu'à sa loge par les directeurs de l'Opéra porteurs de flambeaux. Le livret de Guillard est inspiré de "L’Iphigénie en Tauride" de Claude Guimond de La Touche, librement repris d'Euripide. (Fétis, 2682. Hopkinson, ‘Bibliography of the Works of Gluck’, 46A(a). RISM A/I/3 G2816). Exemplaire de "prix de chant", offert en 1812, comportant cette mention sur la pièce de titre de maroquin. Exemplaire bien relié en vélin teinté vert de l'époque, légèrement débroché, quelques rousseurs.
Grand in-8, broché, couverture imprimée, (7), 467 p. Edition originale imprimée à 498 exemplaires, celui-ci un des 388 ex numérotés et justifiés par l'auteur sur vergé Moyen-âge (n°202). "Fou littéraire", docteur en droit et magistrat à Gex, François David est l'auteur d'un vaste projet, les "théories davidiennes", visant à une "unification intégrale" de l'humanité dans tous les domaines, des sciences humaines, de la politique, de l'économie, etc…, et ici des spectacles. Plusieurs chapitres concernent le cinéma. "L'organisation spectaculaire de l'avenir devrait comporter un ensemble théâtral intégralement beau dans son expression, intégralement étendu dans ses domaines, intégralement bon dans son action sociale, tant au point de vue de la forme des spectacles, qu'au point de vue de leur fond, le tout pour conduire à l'enfantement d'un monde meilleur" (p. 21). Sans doute imprimé à compte d'auteur. Exemplaire à l'état de neuf.
In-8, broché, couverture de papier moderne, 75 p. Troisième étude publiée par Jean de Dieu d'Olivier, celle-ci consacrée aux relations entre la musique, les sciences (médecine, mathématiques, physique), les beaux-arts, la politique et la grammaire. (Fétis, 6981).
2 volumes in-8, plein veau porphyre de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et havane, (4), 252 p., (3) p. de table et errata et (4), 231 p., (8) de table, errata et privilège, 17 p. de catalogue éditeur, vignettes de titre gravées. Edition originale de cet important ouvrage sur l'esthétique consacré, pour la moitié, à la musique, mais aussi : "parole", danse, peinture, sculpture, architecture, achevant de donner une perspective encyclopédique du sujet. Estève adopte un point de vue strictement sensualiste: les mouvements matériels des sensations sont les principes primitifs des sentiments qui se communiquent à l'âme. Dès lors, le seul guide en matière d'appréciation artistique ne peut être fondé que sur les "principes les plus vrais de la sensibilité". Contre Rameau, il remet en cause l'application du principe de l'imitation en musique et développe une explication physique originale du phénomène des consonances. L'ouvrage est cité comme une source notable de la doctrine de Rousseau en matière de théorie musicale. "Cet essai occupe une place charnière dans l'évolution de la notion d'imitation des passions et marque le passage à de nouvelles conceptions et à de nouveaux discours sur les arts" (cf. B. Cannone, 'Philosophies de la Musique', Klincksieck, 1990, passim). François Estève (1720-1790) était médecin et membre de l'Académie des sciences de Montpellier. (Corot, p. 72. Fétis, III, 160. B.A. Elkner, 'Pensée esthétique en France au XVIIIe', Slatkine, 1971, p. 65-67). Accrocs aux coiffes avec manques. Bon exemplaire. Intérieur très frais.
Grand in-8, broché, xii, (2), 329 p., exemplaire non coupé. Edition originale et unique illustrée de "80 figures d'idées et exemples géométriques et musicaux". Elève de Massenet et admirateur de Wagner, Émile Chizat (1855-1924) obtint, comme compositeur un grand succès populaire. Il livre ses théories d'une "esthétique musicale nouvelle" fondée sur une cosmogonie singulière qui le rattache aux "fous littéraires". "Son approche consiste à une révision du premier type de musique planétaire qui compare les distances des planètes aux intervalles sur une corde hypothétique. Contrairement aux théoriciens grecs et médiévaux, dont le système musical a été limité à deux ou trois octaves, Chizat trouve faut plus de sept octaves pour transcrire les intervalles des planètes de Mercure à Neptune, y compris les astéroïdes Hungaria, Vesta, Cérès, Psyché, et Ismène, et de découvrir qu'ils se mettaient en place en un accord majeur gigantesque" (cf. J. Godwin, ‘L'ésotérisme musical en France’, 1991, p. 187 sq.). Couverture défraîchie, un mors fendu. Intérieur très frais, Exemplaire non coupé. Rare.
In-12, demi-maroquin noir de l'époque, dos à nerfs, petits fers dorés répétés entre-nerfs, couverture conservée (dos lég. frotté), 226 p. Edition originale de cet ouvrage composé par le docteur Jean Fauconnet publié sous le pseudonyme de "Dr Caufeynon". Un chapitre est consacré aux eunuques chanteurs, en Italie, en Allemagne et en France, avec une revue des eunuques célèbres. Bon exemplaire, bien relié.
In-18, demi-percaline verte à la Bradel, pièce de titre de maroquin rouge (rel. postérieure), viii, 152 p. Edition originale. Pièce de théâtre sous forme de vaudeville. L'action se passe à l'intérieur d'un comité révolutionnaire en province pendant la Terreur. L'auteur serait mort à l'âge de 19 ans en 1802. (Martin & Walter, III, 25206. Quérard, 'Supercheries', II, 1174. Tourneux, n°9973). Le frontispice annoncé par Tourneux manque. Bon exemplaire, non rogné.
In-8, plein veau porphyre de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, triple encadrement de filets dorés fleuronnés aux coins sur les plats, coupes filetées, tranches marbrées, roulette intérieure, (6), 224 p. Edition originale (une contrefaçon parut simultanément). "Auteur et comédien, Dancourt excellait dans les rôles d'Arlequin. Le meilleur de ses ouvrages (…), apologie de la comédie et des comédiens, en réponse au discours de Rousseau contre les spectacles. Le titre 'd'Arlequin de Berlin' est pris pour parodier celui de 'citoyen de Genève'. Ce livre est le plus estimé sans contredit de ceux qui parurent en réplique à la lettre de Rousseau" (Michaud, 'Biographie universelle', X, 89). "Réplique mordante à Rousseau ('Lettre à D'Alembert') depuis le point de vue d'un comédien, d'un homme qui a une connaissance approfondie du répertoire, l'expérience de la scène et celle des réactions du public. Il prend le temps de citer point par point Rousseau mais aussi de nombreux textes de théâtre à l'appui de sa démonstration" (Nathalie Ferrand, "Le dernier état de la 'Lettre à D'Alembert sur les spectacles'", Genesis, 34, 2012, p. 135 sq.). (Conlon, 'Ouvrages français relatifs à Rousseau', n°120). Bel exemplaire, très bien relié à l'époque.
Grand in-8 (270x185 mm), demi-basane rouge de l'époque, dos lisse orné de filets dorés (dos éraflé), (6), 68 p. Edition donnée à l’occasion de la reprise de l’oeuvre à l’opéra-comique, le 12 août 1862 sous la direction de M. Perrin. Précédé d'une préface historique sur l'opéra par Albert de La Salle. Contient p. 62, une pièce pour clavecin de Domenici Scarlatti qui devait être interprétée avant le lever du rideau. Cachet à froid de l'éditeur E. Girod et cachet du libraire, Marcel Colombier.