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In-4 (236 x 167 mm), cartonnage marbré moderne à la Bradel, 24 p. Edition originale et unique, très rare, du livret d'un petit opéra que Charles Perrault rédigea à l'occasion de la naissance du premier petit-fils de Louis XIV, le duc de Bourgogne, naissance qui donna lieu à des festivités exceptionnelles à la Cour et dans toute la France. Claude Oudot, Maître de musique de l'Académie française, composa la musique, et l'oeuvre plut tant qu'elle fut représentée devant le roi, cela en dépit du monopole de l'opéra détenu par Lully. Dans cette allégorie annonciatrice de 'Cendrillon', on retrouve toute l'inventivité et la fantaisie du futur auteur des contes (cf. analyse in P. Bouchenot-Déchin, 'Perrault', Fayard, 2018, p. 213-231). Le succès de l'oeuvre n'empêcha pas la disgrâce de Charles Perrault quelques mois plus tard, sous les effets conjugués de ses ennemis, Racine, Boileau, Louvois surtout, puis de la mort de son protecteur Colbert. Restauration de papier en coin inférieur du dernier feuillet, sans atteinte au texte. WorldCat ne recense que trois exemplaires de cet ouvrage dans le monde: Getty Res. Inst., BnF et BM Lyon. Il manque aux principales bibliographies. Bon exemplaire, grand de marges.
In-12 (152 x 86 mm), plein veau glacé de l'époque, dos à 5 nerfs orné de caissons fleuronnés et cloisonnés garnis d'une pièce d'armes à l'écureuil répétée entre nerfs, pièce de titre de maroquin bordeaux, tranches rouges, (24), 493, (4) p. de privilège et errata, (1) f. blanc, planche frontispice gravée et 4 planches de musique dépliantes gravées. Edition originale ornée d'un frontispice gravé de Clouzier (Richard Cœur de Lion en prison) et de quatre planches de musique notée. Au recto de la 21e page non chiffrée: "Les Airs (…) ne sont point d'un maître de musique, ils sont de Monsieur Chéron de Rochesources, qui joint à l'heureux naturel qu'il a pour la poésie, le talent de composer une musique gracieuse digne des meilleurs maîtres de ce bel art". Le privilège à la fin donne le nom de l'auteur du texte : "Demoiselle l'Héritier". Les contes sont supposés avoir été écrits par Richard de Lion depuis sa prison pour se désennuyer. "Nourrie de littérature, Marie-Jeanne L’Héritier de Villandon (1664-1734) se distingue par une œuvre, véritable produit des salons qu’elle fréquente assidûment en compagnie de Charles Perrault, son oncle, Mme d’Aulnoy, Melle de Scudéry (…). Elle joue un rôle précurseur dans la mode du conte merveilleux (…). Son conte le plus connu "La Tour ténébreuse et les jours lumineux" contient également le conte de Ricdin-Ricdon. On doit [à cette autrice] d’avoir lancé le genre dans les salons des précieuses, d'en avoir défendu la modernité et d’avoir encouragé Charles Perrault dans la voie du conte de fées" (Expo. BnF en ligne, "Les contes de fées"). Quelques petites rousseurs éparses. Rature à l'encre à la première garde blanche. Provenance: la famille du surintendant Nicolas Fouquet avec ses pièces d'armes à l'écureuil dorées entre-nerfs. Ce fer héraldique a pu être utilisé après sa mort par ses descendants (cf. OHR, 1938-6) et marquis de Quineye Saint Maurice avec ex-libris manuscrit (XVIIIe).
36224Grand in-8 (270x185 mm), demi-basane rouge de l'époque, dos lisse orné de filets dorés (dos éraflé), (6), 68 p. Paris, E. Girod, 1862.
Grand in-8 (270x185 mm), demi-basane rouge de l'époque, dos lisse orné de filets dorés (dos éraflé), (6), 68 p. Edition donnée à l’occasion de la reprise de l’oeuvre à l’opéra-comique, le 12 août 1862 sous la direction de M. Perrin. Précédé d'une préface historique sur l'opéra par Albert de La Salle. Contient p. 62, une pièce pour clavecin de Domenici Scarlatti qui devait être interprétée avant le lever du rideau. Cachet à froid de l'éditeur E. Girod et cachet du libraire, Marcel Colombier.
34154In-12, demi-veau moucheté de l'époque, dos lisse orné d'une roulette dorée en place des nerfs, pièce de titre de maroquin vert, tranches mouchetées, xxiv, 202 p., (1) p. d'errata. Paris, J.J.Fuchs, an VIII (1800).
1759365161759 In-8, plein veau porphyre de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, triple encadrement de filets dorés fleuronnés aux coins sur les plats, coupes filetées, tranches marbrées, roulette intérieure, (6), 224 p. Berlin, et se trouve à Amsterdam, J. H. Schneider, 1759.
In-8, plein veau porphyre de l'époque, dos à 5 nerfs fleuronnés et cloisonnés, pièce de titre de maroquin bordeaux, triple encadrement de filets dorés fleuronnés aux coins sur les plats, coupes filetées, tranches marbrées, roulette intérieure, (6), 224 p. Edition originale (une contrefaçon parut simultanément). "Auteur et comédien, Dancourt excellait dans les rôles d'Arlequin. Le meilleur de ses ouvrages (…), apologie de la comédie et des comédiens, en réponse au discours de Rousseau contre les spectacles. Le titre 'd'Arlequin de Berlin' est pris pour parodier celui de 'citoyen de Genève'. Ce livre est le plus estimé sans contredit de ceux qui parurent en réplique à la lettre de Rousseau" (Michaud, 'Biographie universelle', X, 89). "Réplique mordante à Rousseau ('Lettre à D'Alembert') depuis le point de vue d'un comédien, d'un homme qui a une connaissance approfondie du répertoire, l'expérience de la scène et celle des réactions du public. Il prend le temps de citer point par point Rousseau mais aussi de nombreux textes de théâtre à l'appui de sa démonstration" (Nathalie Ferrand, "Le dernier état de la 'Lettre à D'Alembert sur les spectacles'", Genesis, 34, 2012, p. 135 sq.). (Conlon, 'Ouvrages français relatifs à Rousseau', n°120). Bel exemplaire, très bien relié à l'époque.
In-18, demi-percaline verte à la Bradel, pièce de titre de maroquin rouge (rel. postérieure), viii, 152 p. Edition originale. Pièce de théâtre sous forme de vaudeville. L'action se passe à l'intérieur d'un comité révolutionnaire en province pendant la Terreur. L'auteur serait mort à l'âge de 19 ans en 1802. (Martin & Walter, III, 25206. Quérard, 'Supercheries', II, 1174. Tourneux, n°9973). Le frontispice annoncé par Tourneux manque. Bon exemplaire, non rogné.
35960In-12, demi-maroquin noir de l'époque, dos à nerfs, petits fers dorés répétés entre-nerfs, couverture conservée (dos lég. frotté), 226 p. Paris, Charles Offenstradt, s.d. [1903]
In-12, demi-maroquin noir de l'époque, dos à nerfs, petits fers dorés répétés entre-nerfs, couverture conservée (dos lég. frotté), 226 p. Edition originale de cet ouvrage composé par le docteur Jean Fauconnet publié sous le pseudonyme de "Dr Caufeynon". Un chapitre est consacré aux eunuques chanteurs, en Italie, en Allemagne et en France, avec une revue des eunuques célèbres. Bon exemplaire, bien relié.
36314Grand in-8, broché, xii, (2), 329 p., exemplaire non coupé. Paris, Hugues Robert et Cie, 1899.
Grand in-8, broché, xii, (2), 329 p., exemplaire non coupé. Edition originale et unique illustrée de "80 figures d'idées et exemples géométriques et musicaux". Elève de Massenet et admirateur de Wagner, Émile Chizat (1855-1924) obtint, comme compositeur un grand succès populaire. Il livre ses théories d'une "esthétique musicale nouvelle" fondée sur une cosmogonie singulière qui le rattache aux "fous littéraires". "Son approche consiste à une révision du premier type de musique planétaire qui compare les distances des planètes aux intervalles sur une corde hypothétique. Contrairement aux théoriciens grecs et médiévaux, dont le système musical a été limité à deux ou trois octaves, Chizat trouve faut plus de sept octaves pour transcrire les intervalles des planètes de Mercure à Neptune, y compris les astéroïdes Hungaria, Vesta, Cérès, Psyché, et Ismène, et de découvrir qu'ils se mettaient en place en un accord majeur gigantesque" (cf. J. Godwin, ‘L'ésotérisme musical en France’, 1991, p. 187 sq.). Couverture défraîchie, un mors fendu. Intérieur très frais, Exemplaire non coupé. Rare.
2 volumes in-8, plein veau porphyre de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et havane, (4), 252 p., (3) p. de table et errata et (4), 231 p., (8) de table, errata et privilège, 17 p. de catalogue éditeur, vignettes de titre gravées. Edition originale de cet important ouvrage sur l'esthétique consacré, pour la moitié, à la musique, mais aussi : "parole", danse, peinture, sculpture, architecture, achevant de donner une perspective encyclopédique du sujet. Estève adopte un point de vue strictement sensualiste: les mouvements matériels des sensations sont les principes primitifs des sentiments qui se communiquent à l'âme. Dès lors, le seul guide en matière d'appréciation artistique ne peut être fondé que sur les "principes les plus vrais de la sensibilité". Contre Rameau, il remet en cause l'application du principe de l'imitation en musique et développe une explication physique originale du phénomène des consonances. L'ouvrage est cité comme une source notable de la doctrine de Rousseau en matière de théorie musicale. "Cet essai occupe une place charnière dans l'évolution de la notion d'imitation des passions et marque le passage à de nouvelles conceptions et à de nouveaux discours sur les arts" (cf. B. Cannone, 'Philosophies de la Musique', Klincksieck, 1990, passim). François Estève (1720-1790) était médecin et membre de l'Académie des sciences de Montpellier. (Corot, p. 72. Fétis, III, 160. B.A. Elkner, 'Pensée esthétique en France au XVIIIe', Slatkine, 1971, p. 65-67). Accrocs aux coiffes avec manques. Bon exemplaire. Intérieur très frais.
33522In-8, broché, couverture de papier moderne, 75 p. Paris, Charles Pougens, an XII (1804).
In-8, broché, couverture de papier moderne, 75 p. Troisième étude publiée par Jean de Dieu d'Olivier, celle-ci consacrée aux relations entre la musique, les sciences (médecine, mathématiques, physique), les beaux-arts, la politique et la grammaire. (Fétis, 6981).
37704Grand in-8, broché, couverture imprimée, (7), 467 p. Paris, Éditions davidiennes, 1938.
Grand in-8, broché, couverture imprimée, (7), 467 p. Edition originale imprimée à 498 exemplaires, celui-ci un des 388 ex numérotés et justifiés par l'auteur sur vergé Moyen-âge (n°202). "Fou littéraire", docteur en droit et magistrat à Gex, François David est l'auteur d'un vaste projet, les "théories davidiennes", visant à une "unification intégrale" de l'humanité dans tous les domaines, des sciences humaines, de la politique, de l'économie, etc…, et ici des spectacles. Plusieurs chapitres concernent le cinéma. "L'organisation spectaculaire de l'avenir devrait comporter un ensemble théâtral intégralement beau dans son expression, intégralement étendu dans ses domaines, intégralement bon dans son action sociale, tant au point de vue de la forme des spectacles, qu'au point de vue de leur fond, le tout pour conduire à l'enfantement d'un monde meilleur" (p. 21). Sans doute imprimé à compte d'auteur. Exemplaire à l'état de neuf.
39083In-12 (182 x 102 mm), toile éditeur préservée sous rhodoïd transparent, pièce de titre dorée sur bleu, 366, (2) pages. Berlin und Frankfurt am Main, Suhrkamp Verlag, [1959]
34398In-folio (326 x 256 mm), plein vélin teinté vert de l'époque, dos lisse, pièce de titre de maroquin bordeaux, (1) f. de titre, (1) f. de 'catalogue de musique Deslauriers', 211 p. entièrement gravées. Paris, Deslauriers, s.d. [1779].
In-folio (326 x 256 mm), plein vélin teinté vert de l'époque, dos lisse, pièce de titre de maroquin bordeaux, (1) f. de titre, (1) f. de 'catalogue de musique Deslauriers', 211 p. entièrement gravées. Edition originale partagée avec le "Bureau du Journal de Musique" de cet opéra en quatre actes que Gluck composa sur un livret de Nicolas-François Guillard, représenté pour la première fois à l'Académie Royale de Musique le 18 mai 1779. Les répétitions de l'opéra de Gluck furent suivies avec passion. Le jour de la première, le 18 mai 1779, Marie-Antoinette vint en personne à l'Opéra où elle fut reçue selon le cérémonial ancien, précédée jusqu'à sa loge par les directeurs de l'Opéra porteurs de flambeaux. Le livret de Guillard est inspiré de "L’Iphigénie en Tauride" de Claude Guimond de La Touche, librement repris d'Euripide. (Fétis, 2682. Hopkinson, ‘Bibliography of the Works of Gluck’, 46A(a). RISM A/I/3 G2816). Exemplaire de "prix de chant", offert en 1812, comportant cette mention sur la pièce de titre de maroquin. Exemplaire bien relié en vélin teinté vert de l'époque, légèrement débroché, quelques rousseurs.
1774358091774 In-folio (330 x 255 mm), plein vélin teinté vert de l'époque, dos lisse, (1) f. de titre, (1) f. de dédicace, 298 p., (1) f. de catalogue des ouvrages de musique de l'éditeur. Paris, chez M. Le Marchand, rue Fromenteau, Et à l'Opéra, [1774].
1745382701745 15 volumes in-8 (169 x 92 mm), plein veau havane glacé de l'époque, dos à 5 nerfs guillochés or, ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, plats encadrés d'un filet à froid, roulette dorée sur les coupes, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, tranches rouges. Paris, P.G. Le Mercier, et Saillant, 1745-1749.
28773In-8, pleine basane marbrée, dos lisse orné de compartiments dorés, filets d'encadrement à froid sur les plats, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges (pet. départ de fente au mors sup.), xxx, (2), 124 p., rouss. et auréoles marginales, une planche, vignettes en bandeau. Londres, 1768.
In-8, pleine basane marbrée, dos lisse orné de compartiments dorés, filets d'encadrement à froid sur les plats, pièce de titre de maroquin rouge, tranches rouges (pet. départ de fente au mors sup.), xxx, (2), 124 p., rouss. et auréoles marginales, une planche, vignettes en bandeau. Edition ornée d'une planche légendée : "Puits d'amour" et de 3 en-têtes non signés, précédée d'un "Essai sur les progrès de la langue française". Les pages 97 à 124 contiennent de la musique gravée de Philidor (pseud. de A.-F. Danican) et de Antoine Albanese. "Véritable chef-d'oeuvre en miniature, perle précieuse montrant que Sauvigny s'était assimilé à un degré remarquable la manière ingénue de nos anciens poëtes et conteurs français" (Pierre Larousse). (Cf. 'Billardon de Sauvigny et l'innocence perdue du premier âge' in : 'Dix-Huitième Siècle', n° 26 (1994), pages 468-469). (Cohen, 148, Gay, II, 486).
33109In-4, broché, couverture illustrée en couleurs, 81 p., photos et fac simile. Paris, A. Lahure, 1985.