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188860732(København, 1888). Pænt senere (ca. 1920) halvlæderbind med forgyldt titeletiket på forperm (Anker Kyster). Læder slidt ved kanter og øvre kapitæl. Indvendig frisk. Med Max Lesters ex libris på indersiden af forpermen og Indklæbet 10 liner langt håndskrevet kort fra Hamsun til Max Lester på verso af forreste friblad, dateret ""Larvik, 12/6. 18."" Nice later (ca. 1920) half calf with gilt title-label to front board (Anker Kyster). Leather worn at edges and upper capital. Internally fresh. With Max Lester's ex libris to inside of front board and verso of front free end-paper with a visiting card from Knut Hamsun, with a 10 lines long handwritten note for Max Lester, dated ""Larvik, 12/6. 18."".
182375940s. d. [ca 1823] | 12 x 18.20 cm | Six pages sur deux feuillets rempliés
195483744Meudon 1954 | 20 x 27 cm | 16 feuillets (9 pour le premier manuscrit + 7 pour le second)
1831124901Paris Charles Gosselin 1831 3 vol. relié 3 vol. in-8, demi-chagrin aubergine, dos à nerfs ornés d'encadrements à froid, têtes rouges, 400, 418 et 396 pp. Première édition collective, illustrée de trois frontispices de Tony Johannot sur chine, renfermant la Peau de chagrin, Sarrasine, la Comédie du diable, El Verdugo, l'Enfant maudit, l'Elixir de longue vie, les Proscrits, le Chef-d'oeuvre inconnu, le Réquisitionnaire, Etude de femme, les Deux rêves, Jésus-Christ en Flandre et l'Eglise. La Peau de Chagrin avait déjà paru la même année en deux volumes, ce qui explique la mention de seconde édition en page de titre, tous les autres textes étant publiés ici en originale. Précieux exemplaire enrichi d'un envoi autographe signé de Balzac au journaliste Charles Lautour-Mézeray (1801-1861). Ce dernier, fils d'un notaire d'Argentan, élevé avec Émile de Girardin au collège de cette ville, représentait le modèle de l'arriviste à cette époque. André Maurois lui consacre un beau portrait dans sa biographie de Balzac, précisant que ce dandy lança la mode du camélia blanc à la boutonnière. Dès 1831, Balzac était en admiration devant lui et il se ruinait pour imiter son élégance. Il tentait aussi de faire bonne figure à l'Opéra où la loge de Lautour, une baignoire de l'avant-scène, était surnommée la loge infernale. Balzac y avait sa place, puis il cessa de payer son billet devenu trop cher pour lui. Ajoutons encore que Latour-Mézeray est cité comme le modèle possible du journaliste Émile Blondet qui apparaît dans la Peau de chagrin puis dans de nombreux romans de La Comédie humaine comme archétype du journaliste ambitieux, désinvolte et insouciant. Reliure légèrement postérieure, quelques rousseurs et mouillures, mais bel exemplaire de remarquable provenance.
1831124901Paris Charles Gosselin 1831 3 vol. relié 3 vol. in-8, demi-chagrin aubergine, dos à nerfs ornés d'encadrements à froid, têtes rouges, 400, 418 et 396 pp. Première édition collective, illustrée de trois frontispices de Tony Johannot sur chine, renfermant la Peau de chagrin, Sarrasine, la Comédie du diable, El Verdugo, l'Enfant maudit, l'Elixir de longue vie, les Proscrits, le Chef-d'oeuvre inconnu, le Réquisitionnaire, Etude de femme, les Deux rêves, Jésus-Christ en Flandre et l'Eglise. La Peau de Chagrin avait déjà paru la même année en deux volumes, ce qui explique la mention de seconde édition en page de titre, tous les autres textes étant publiés ici en originale. Précieux exemplaire enrichi d'un envoi autographe signé de Balzac au journaliste Charles Lautour-Mézeray (1801-1861). Ce dernier, fils d'un notaire d'Argentan, élevé avec Émile de Girardin au collège de cette ville, représentait le modèle de l'arriviste à cette époque. André Maurois lui consacre un beau portrait dans sa biographie de Balzac, précisant que ce dandy lança la mode du camélia blanc à la boutonnière. Dès 1831, Balzac était en admiration devant lui et il se ruinait pour imiter son élégance. Il tentait aussi de faire bonne figure à l'Opéra où la loge de Lautour, une baignoire de l'avant-scène, était surnommée la loge infernale. Balzac y avait sa place, puis il cessa de payer son billet devenu trop cher pour lui. Ajoutons encore que Latour-Mézeray est cité comme le modèle possible du journaliste Émile Blondet qui apparaît dans la Peau de chagrin puis dans de nombreux romans de La Comédie humaine comme archétype du journaliste ambitieux, désinvolte et insouciant. Reliure légèrement postérieure, quelques rousseurs et mouillures, mais bel exemplaire de remarquable provenance.
25554Fresnes, sans éditeur, Septembre 1942, in-8, en feuilles, couverture rempliée sur papier teinté rose.Édition originale rare du premier livre de l'auteur. Selon son futur éditeur, Marc Barbezat, Genet aurait confié l'impression de la plaquette à l'un de ses co-détenus à la prison de Fresnes, typographe de métier qui purgeait une peine pour avoir imprimé de faux tickets d'alimentation et devait être libéré quelques temps avant lui.Tirée à une petite centaine d'exemplaires, elle aurait été imprimée aux frais de Genet sur du papier de différentes qualités, détourné, dit-on, des stocks réservés à l'administration allemande.Très bel envoi autographe signé : A Jean Ballard dont la gentillesse me permit il y a 10 ans d'aller balayer les cours des jésuites. J'ai pu bouffer alors. Veuillez mon cher ami me permettre de vous le rappeler. Un tel souvenir vaut mieux pour moi que tel autre qui ne serait que littéraire Jean Genet.L’exemplaire comporte 15 corrections autographes à l’encre noire de l’auteur.2 lettres autographes signées jointes à Jean BALLARD. 4 pages in-4 ou in-12, la première, sur papier lignée, Toul, Jean Genet Caporal au 22e R.T.A. 2e Cie sans date (1935), la seconde Val de Grâce (Paris), 8 avril 1936.Rares lettres anciennes et inédites de Genet au directeur des Cahiers du Sud. Genet qui s'enrôle plusieurs fois durant ces années, est en garnison à Toul affecté au 22e Régiment de Tirailleurs algériens. Après un changement de corps il sera incorporé au Régiment d'Infanterie Colonial du Maroc. C'est du R.I.C.M., alors l'un des plus prestigieux régiments de France, devant la Légion Étrangère, que Genet sera porté déserteur.Il est tard, presque trop tard pour oser me rappeler à vous, mais l'accueil que vous me fîtes il y a bientôt 2 ans aux «Cahiers», votre bonté et votre patience me donnent de l'audace. Peut-être avez-vous oublié un garçon gauche, perdu dans Marseille, abrité un moment par les Jésuites, qui fut vous demander conseils ? Conseils pratiques et spirituels. Monsieur Ballard si vous l'avez oublié, je me souviens moi, que vous me dites : «une âme c'est quelque chose qui se touche, c'est palpable, je crois que vous avez une âme». D'aventure, il a été en Italie conduit dans une prison fasciste, en Autriche vagabondant, en Espagne mendiant (ou presque)... Les soucis spirituels et littéraires cèdent le pas aux nécessités immédiates. L'Armée enfin met, pour un temps bref, un terme à ces prodigalités. Il a donné à un camarade féru de poésie l'adresse des Cahiers du Sud afin qu'il se procure quelques numéros (...) Genet va découvrir un article épatant : Il est signé Benjamin FONDANE et s'appelle : «La conscience malheureuse». Et il cite Chestov : «Tôt ou tard la philosophie deviendra une philosophie «en plein air» et plus loin «lorsque vous perdez la route, alors... «Autre chose commence qui n'est ni l'esprit ni le logos: le voici. Ce ne sera pas «la perception laborieuse de quelque chose. Ce sera quelque chose «que nous saisirons immédiatement - ou le Rien». Pour qui a roulé, à droite, à gauche, titubé et tenté de se justifier pas mal d'actes nécessités par les rigueurs d'une vie malaisée, vous pensez si de telles affirmations sont un réconfort. Je ne connais pas Monsieur Fondane, et sans doute ne tient-il pas autrement à savoir que j'existe, mais celui qui a été touché par une idée, qu'il ait le droit de dire sa sympathie... Monsieur Jean Ballard m'excuserez-vous d'avoir été aussi bavard, d'un mauvais bavardage ? La caserne m'isole terriblement. Elle est bourrée de gens qui jugent intellectuellement et pas toujours intelligent (...)Je ne puis avoir l'audace de penser que vous vous souvenez de moi, quand j'allai, sur votre invitation, aux «Cahiers», je fus reçu très aimablement par, sans doute, madame Ballard. Permettez donc que je me représente : Jean Genet, un jour en détresse à Marseille, cherchant l'appui avec des consolations, des Cahiers, et échouant chez les Jésuites (...) Depuis, j'ai été affecté, en vue de mon envoi à Shanghai, au R.I.C.M., à Aix en Provence, et aujourd'hui je suis au Val de Grace où m'a conduit un stupide accident au bras et à la jambe. Et ma lettre n'est que pour vous demander s'il ne vous reste pas quelques numéros des Cahiers du Sud, ou des volumes édités par eux, que vous pourriez nous faire parvenir. La littérature des «Foyers du Soldat» est immonde, et un bain de littérature vraie, ferait un bien immense, moral donc physique, à moi d'abord et à toute la chambrée. Il ne sait trop si sa requête est décente et s'excuse d'adresser de telles lettres mais il assure Jean Ballard qu'il en aurait grande reconnaissance, et qu'il ferait œuvre pie (...)
190484876s. l. mardi (25 octobre 1904) | 12.60 x 20.40 cm | 12 pages sur 3 bifeuillets
1943995731943 Ensemble de 10 lettres autographes signées "Edith", au total 19 pages au format in-4 ou in-8, écrites de Marseille, Paris, New York et Hollywood, entre 1943 et 1956.Rare et émouvante correspondance inédite à Robert Dalban (1903-1987), mémorable majordome des Tontons flingueurs que Piaf rencontre par l'entremise de son épouse, la comédienne Madeleine Robinson avec laquelle elle a sympathisé aux Bouffes-Parisiens. Plus qu'un ami, "son Bob" devient pour Piaf un confident, un frère : elle signe à plusieurs reprises ses lettres d'un "ta frangine Edith".Cette correspondance dévoile toute l’ardeur sentimentale de la chanteuse. En 1943, elle évoque les tensions avec son amant en titre le parolier Henri Contet, alors même qu’elle entretient une liaison avec Yvon Jeanclaude, jeune chanteur ténébreux à la voix de basse. En 1946, c’est Yves Montand qui fait battre son cœur, "tout ce que je peux te dire c'est que je l'aime à en crever !" L’interprète évoque son état de santé fragile, "c'est patraque tout le temps cette pauvre mère Piaf", et sa joie de faire la nique à "Trenet, Chevalier et Tino" qui, comme elle, se produisent en matinées à Marseille en zone libre.Le coeur d’Edith est à son paroxysme en 1949 : elle a rencontré Marcel Cerdan. Mais le boxeur disparaît dans un accident d’avion le 28 octobre alors qu'il rejoignait Piaf en tournée à New York. Dans les lettres écrites entre le 3 novembre 1949 et le 21 janvier 1950, on peut lire le choc, la profonde détresse et le deuil provoqué par ce drame : "Tu sais, ma douleur, c'est affreux, je ne réalise pas. C'était la première fois que j'aimais et puis voilà. On m'enlève tout, on me brise le cœur, on me l'arrache, on m'écrase. Je voudrais mourir mais j'ai peur de ne pas le retrouver si je me suicide. Je ne vis que dans cet espoir, être là où il est, le reste je m'en fous! (...) je n'ai plus envie de chanter, tout ce que je faisais c'était pour lui!".Les dernières lettres couvrent la période avec son mari le chanteur Jacques Pills. Si le cœur d’Edith s’est apaisée, notamment avec le soutien qu’elle a trouvé auprès des Rose-Croix, elle fait montre d’une lassitude morale et physique, "aussi je veux serrer les poings, pendant deux ou trois ans avant qu'il ne m'arrive un pépin !" (1956). Fiche détaillée sur demande.
1943995731943 Ensemble de 10 lettres autographes signées "Edith", au total 19 pages au format in-4 ou in-8, écrites de Marseille, Paris, New York et Hollywood, entre 1943 et 1956.Rare et émouvante correspondance inédite à Robert Dalban (1903-1987), mémorable majordome des Tontons flingueurs que Piaf rencontre par l'entremise de son épouse, la comédienne Madeleine Robinson avec laquelle elle a sympathisé aux Bouffes-Parisiens. Plus qu'un ami, "son Bob" devient pour Piaf un confident, un frère : elle signe à plusieurs reprises ses lettres d'un "ta frangine Edith".Cette correspondance dévoile toute l’ardeur sentimentale de la chanteuse. En 1943, elle évoque les tensions avec son amant en titre le parolier Henri Contet, alors même qu’elle entretient une liaison avec Yvon Jeanclaude, jeune chanteur ténébreux à la voix de basse. En 1946, c’est Yves Montand qui fait battre son cœur, "tout ce que je peux te dire c'est que je l'aime à en crever !" L’interprète évoque son état de santé fragile, "c'est patraque tout le temps cette pauvre mère Piaf", et sa joie de faire la nique à "Trenet, Chevalier et Tino" qui, comme elle, se produisent en matinées à Marseille en zone libre.Le coeur d’Edith est à son paroxysme en 1949 : elle a rencontré Marcel Cerdan. Mais le boxeur disparaît dans un accident d’avion le 28 octobre alors qu'il rejoignait Piaf en tournée à New York. Dans les lettres écrites entre le 3 novembre 1949 et le 21 janvier 1950, on peut lire le choc, la profonde détresse et le deuil provoqué par ce drame : "Tu sais, ma douleur, c'est affreux, je ne réalise pas. C'était la première fois que j'aimais et puis voilà. On m'enlève tout, on me brise le cœur, on me l'arrache, on m'écrase. Je voudrais mourir mais j'ai peur de ne pas le retrouver si je me suicide. Je ne vis que dans cet espoir, être là où il est, le reste je m'en fous! (...) je n'ai plus envie de chanter, tout ce que je faisais c'était pour lui!".Les dernières lettres couvrent la période avec son mari le chanteur Jacques Pills. Si le cœur d’Edith s’est apaisée, notamment avec le soutien qu’elle a trouvé auprès des Rose-Croix, elle fait montre d’une lassitude morale et physique, "aussi je veux serrer les poings, pendant deux ou trois ans avant qu'il ne m'arrive un pépin !" (1956). Fiche détaillée sur demande.
1922YQV-45S.l.n.d. [Paris], vers le 7 août 1922 [cf. le cachet postal] ; 6 pages in-8 (180 × 137 mm) ; avec enveloppe
10164Très important tapuscrit de la nouvelle « Bark, esclave maure » (paru dans la revue Marianne n° 30 du 17 mai 1933). Il est composé de 13 feuillets. Signé et dédicacé à son ami Jean Lucas. Nombreuses corrections autographes. Sous portefeuille Très bon 13 feuillets
23061[1950-1952] : 82 ff. in-4 (21 x 27 cm) à l’encre sur papier quadrillé, 15 ff. dactylographiés. Manuscrit autographe partiel comportant de nombreuses ratures, ajouts et corrections. Ces feuillets manuscrits, sont complétés par 15 feuillets dactylographiés, certains portants de très nombreux ajouts et corrections autographes. Cette biographie de Jean Genet publiée chez Gallimard en 1952 est née d’un projet de préface que Sartre destinait aux Œuvres complètes de l’écrivain, dont six fragments furent successivement publiés dans Les Temps modernes de juillet à novembre 1950. Écrit entre Baudelaire et L’Idiot de la Famille, Saint-Genet comédien et martyr est parmi les grandes biographies littéraires de Sartre la seule consacrée à l’un de ses contemporains. Le projet est décrit par l’auteur dans ses entretiens avec Simone de Beauvoir (La Cérémonie des adieux, p. 350) : « Parce que je m’étais lassé de faire de la philosophie. [...] J’ai fait L’Être et le Néant et je me suis fatigué ; là aussi il y avait une suite possible, je ne l’ai pas faite. J’ai écrit Saint Genet qui peut passer comme intermédiaire entre la philosophie et la littérature.»Plus loin, Sartre évoque l’accueil que Genet réserva au texte : « Quand j’ai eu fini, je lui ai donné le manuscrit, il l’a lu, et une nuit, il s’est levé, il est allé jusqu’à une cheminée et il a pensé le jeter au feu. Je crois même qu’il a jeté des feuilles et qu’il les a reprises. Ça le dégoûtait parce qu’il se sentait bien tel que je l’avais décrit [...]. Il se prenait pour le poète et il me prenait pour le philosophe. » Cette observation est corroborée par un feuillet dactylographié consacré à la révélation poétique de l’auteur de Notre-Dame des Fleurs (Il assistait à la naissance des vers, il en fait, à présent, sur le même modèle. “Un ange qui sanglote... etc...” est un mauvais vers, facile, fade, in-sincère. Mais à travers lui le poète s’atteint comme activité créatrice et découvre pour la première fois que la poésie n’est peut-être pas un destin.), en marge duquel Jean Genet a porté un commentaire autographe à la mine de plomb : « vrai à tel point que c’est en écrivant ce poème - en le fabricant - et non en écrivant N.D. des Fleurs, que j’eus la stupéfaction un peu humilié qu’on fait des vers, ou qu’on peut en faire. »Dans un entretien réalisé en 1964 pour Playboy, Jean Genet reconnut avoir « été pris d’une sorte de nausée, parce que je me suis vu mis à nu, et par un autre que moi-même. Certes je me dévoile entièrement dans tous mes livres, mais dans le même temps, j’ai recours au déguisement des mots, des attitudes, des choix particuliers. J’utilise une certaine magie et fais en sorte de me ménager un peu. Or Sartre m’a dépouillé sans faire de cérémonie, à la hussarde... Ma première réaction a été de vouloir brûler le livre ; Sartre m’avait donné le manuscrit à lire. Puis j’ai accepté sa publication parce que mon principal souci a toujours été d’assumer la responsabilité de mes actes. Il m’a fallu du temps pour me remettre de la lecture de son livre. Je me suis retrouvé dans une quasi-impossibilité d’écrire. [...] Le livre de Sartre a créé en moi un vide qui a joué comme une sorte de détérioration psychologique. »La part la plus importante du manuscrit de Saint-Genet se trouve à la BnF, au départements des manuscrits, sous la côte NAF 28405-40 : divisé en trois sous-ensembles, il contient des fragments du livre I et les six premières parties du livre II (NAF 28405-41) ; puis la dernière partie du livre II (Caïn) et le livre III (NAF 28405-42) ; suivi du livre IV et de fragments non foliotés, qui seront insérés dans la la version définitive du livre IV, ainsi que les notes (NAF 28405-42). L’ensemble que nous produisons comporte quant à lui les parties suivantes (pour la pagination, se rapporter à l’édition Gallimard de 1952, bien que ce manuscrit diffère parfois grandement de l’imprimé): deuxième partie du livre I : La Métamorphose (pages 20 à 40), plusieurs fragments du livre IV (pages 402 à 405, pages 534 à 447, pages 497-500). La dernière partie de Saint-Genet est complète, de la page 517 à la fin du volume, page 578. On y retrouve après le dernier chapitre du livre IV la célèbre conclusion Prière pour le bon usage de Genet (page 538 à 570).Prière pour le bon usage de Genet, inséré à la fin du volume et dont le manuscrit manquait lors de l’exposition Sartre à BnF de 2005, y est décrit dans le catalogue comme « un manifeste d’intention » dont le premier paragraphe est reproduit en notice : « Montrer les limites de l’interprétation psychanalytique et de l’explication marxiste et que seule la liberté peut rendre compte d’une personne dans sa totalité, faire voir cette liberté aux prises avec le destin, d’abord écrasée par ses fatalités puis se retournant sur elles pour les digérer peu à peu, prouver que le génie n’est pas un don mais l’issue qu’on invente dans les cas désespérés, retrouver le choix qu’un écrivain fait de lui-même, de sa vie et du sens de l’univers jusque dans les caractères formels de son style et de sa composition, jusque dans la structure de ses images, et dans la particularité de ses goûts, retracer en détail l’histoire d’une libération : voilà ce que j’ai voulu. » t qui] n'entend rien à la politique". Il donne une discussion animée entre un ami "fasciste" et un autre "communisant" échangeant, autour d'une table de bistrot, leurs opinions sur le film. Sartre en fait une analyse précise, opposant la lecture catholique et la lecture marxiste du film.TRÈS BEL ENSEMBLE DE MANUSCRITS DE SARTRE
193758431937. Branle-bas de combat , 9 feuillets manuscrits autographes (27,1 x 21 cm. ) comportant de nombreuses ratures, d’un seul mot à un paragraphe entier. Quatre paragraphes sont ainsi biffés, et non repris dans la version publiée dans la revue le CINEMAtographe. On joint à ce manuscrit les deux seuls numéros de la revue CINEMAtographe, parus en mars et mai 1937, in-folio de 16p. chacun. Le texte des 9 feuillets autographes présentés ici correspond à la seconde partie, qui occupe la p. 4 de la revue. On joint un papillon annonçant les projections du tout jeune Cercle du Cinéma qui deviendra en 1936 la Cinémathèque française.
194712735[Lausanne], [Association des écrivains vaudois - AEV], [1947]. In-4 de [106] pages, plein parchemin muet, orné au premier plat d'une composition originale du peintre Jean-Jacques Mennet. Sous emboîtage avec dos toilé muet. La maison Mayer & Soutter à Lausanne a soigné la reliure de ces pages autographes.
194934301(Paris), Gallimard, (1949). Uncut and unopened in the orig. printed wrappers, excellent copy + original handwritten manuscript-leaf in ink, 2pp., 4to, for the pages 134-138 in the first edition, containing numerous corrections and emendations as well as a burnt hole from one of Sartre's cigarettes. The paper is watermarked ""Herakles"". Both items are placed in a very beautiful custom-made red full-morocco box, internally broadened to fit both items, w. single gilt line-borders to boards and back, beatifully gilt titles on back. The manuscript-fragment is placed in a red morocco-backed plastic-folder.
1938839081938 | 21 x 27 cm | 1 page sur un feuillet
1847686 pages in-4 ou in-8 sur papier ligné, 30 mars 1957 - 11 mars 1966. Très importante et très intéressante correspondance avec le fondateur, en 1953, de la revue littéraire Les Cahiers des Saisons. Réflexions sur des sujets divers et variés : la littérature bien sûr, commentaires sur différents articles de Brenner ou de ses amis, méthode, conseils et stratégies littéraires, l'art du service de presse, l'imagination, la critique, l'Académie (une ennuyeuse plaisanterie), le monde de l'édition, etc. La politique (la " droite " et la " gauche "), le " progressisme ", de Gaulle (ou plutôt " Gaulle " à la manière de Morand), l'Algérie, la guerre de 14, la résistance, les allemands, Weimar, etc. Mais aussi la radio, Roscoff, Nanterre, le mariage, les femmes, la " pédérastie ", l'amour, Freud et les " complexes ", etc. Sur ses propres ouvrages (articles dans Arts ou le " Journal de Bord " des Cahiers des Saisons), Demi-jour, Détachements, Femmes, etc. L'École de Barbézieux, les éditions Stock (en tant qu'éditeur) et la collection Le Cabinet Cosmopolite… Mentions de nombreuses personnalités des lettres : MORAND en tête bien entendu, Mathieu Galey, Bernard Frank, Nimier, J.-L. Bory, Paulhan, Fabre-Luce, Céline, Sartre, Sagan, Déon, Jacques Tournier, son fils Gérard Boutelleau, Guitry, A. Malraux, Solange Fasquelle, Josette Day, Béatrix Beck (polémique au sujet du " Déjeuner empoisonné "), Arland, J.-P. Caracalla, Nourissier, Montherlant, R. Martin du Gard, François de Curel, Clara Malraux, Madeleine Chapsal, K. Haedens, Caillois, Bernanos, M. Aymé, etc. Quelques coupures de presse dont deux avec les portraits savoureusement commentés de Montherlant et de Nourissier.Votre critique dans la revue des Voyages, c'est de la très belle critique ; forte, dense, et pourtant agréable. Il n' y a rien que j'admire comme la critique, quand elle est sérieuse. Le coté " inactuel " lui donne plus de poids encore. Caracolla (…) vous demandera de parler de Bains de mer de Paul Morand, et il a ses raisons : Morand collabore assez souvent ; et puis Mermod (l'éditeur du Bulletin où vous écrivez ; Lausanne) est en relation avec lui ; enfin le sujet est bien pour cette revue. (…) Je le dis, parce qu'il est permis de ne pas goûter comme moi la virtuosité de Morand. Elle m'éblouit parce qu'elle est l'opposé de moi ; et je la crois unique. C'est un jongleur ; mais pas un farceur ; il jongle avec des poids lourds (et quelle science des choses dans cette poudre brillante ; la poudre, c'est cet éclairage de projection électrique sur la page ). C'est un jongleur sérieux. C'est curieux, comme j'aime le sérieux (je parle de son Vienne). …Si on a une pensée ne jamais lui donner la forme trop arrêtée d'une maxime. Tout pulvériser. On ne se doute pas du travail que m'aura coûté ce souci de tout effacer. La pensée, le trait, la couleur, et jusqu'aux mots (jamais le mot le plus fort). Le mot " effacer " n'est pas tout à fait juste. Dissimuler plutôt ; non pas supprimer, mais incorporer. Un bon cuisinier, je crois, comprendrait cette recette. Tous les ingrédients (et jusqu'au travail lui même) doivent être fondus dans une lente cuisson. Jamais trop d'ingrédients, s'ils sont " fondus ". C'est là mon art. J'apprécie beaucoup l'opposé : la virtuosité, la couleur, même l'éclat, l'abondance, et même (rarement) les maximes. (…) Ce que j'ai voulu pour moi (parce que cela seul m'était permis), j'ai conscience de l'avoir réussi ; quitte à passer pour gris et ennuyeux. Cet art de " fondre " je le pousse à l'extrême, aujourd'hui, en tachant de fondre ensemble tous les genres ! On dit facilement : c'est du Chardonne, quand un livre offre bout à bout, des genres divers (…) Il s'agit, en réalité, de vraiment fondre ensemble ; obtenir une seule coulée, où les genres divers miroitent comme les couleurs variées de la mer. Cela demande un grand effort. Je crois que j'aurai réussi cette fusion dans mon prochain livre (la suite du " Ciel… ") et qui se nommera : Demi-jour. Il paraîtra en 1963 ou 64, je pense. Afin que l'on ne m'oublie pas, je publierai en février prochain (…) Femmes ; - contes choisis et quelques images - dans une édition demi-luxe. Toutes les nouvelles ont pour titre un nom de femme. La plupart, déjà publiées et presque inconnues, fortement corrigées ; quelques-unes inédites. Je les trouve bien… Je terminerai, en vous livrant mon message : Le Christ a dit : " Aimez-vous les uns les autres " c'est beaucoup trop demander ; nous le savons. " Surpassez-vous " a dit Nietzsche. Grande erreur, grand danger ; tel que vous êtes, cela suffit bien. J'adopte un conseil de Machiavel qui est modéré : " Ne soyez pas odieux ".
185488937s. d. [mai 1854] | 13.9 x 21.7 cm | une page sur un feuillet
186562589Biponti Vendredi 12 mai 1865 | 13.20 x 20.80 cm | 1 page sur un feuillet remplié
1793733941er avril 1793 | 15.60 x 20 cm | une page sur un feuillet
184475148Paris 11 février 1844 | 10.40 x 13.60 cm | quatre pages sur deux feuillets
183386496s. l. [Neuchâtel] [29 septembre 1833] | 13.40 x 21.10 cm | une page sur un double feuillet
2298927 feuillets in-4 et in-8, numérotés 1 à 22 (dont 2bis, 2ter, 13bis dactylographié, 17bis et 17ter avec deux lignes dactylographiées) montés sur onglets et interfoliés de feuilles de vergé gris. Relié en un volume in-4 (27,2×22,5 cm), demi-maroquin bordeaux à coins, dos à 5 nerfs ornés de caissons à triples encadrements de filets dorés, tête dorée (F. et A. Maylander). MANUSCRIT AUTOGRAPHE DE LA CÉLÈBRE ÉTUDE SUR CHODERLOS DE LACLOS ET LES LIAISONS DANGEREUSES, parue dans le tome II de l'ouvrage collectif " Tableau de la Littérature Française " (N.R.F., 1939). En 1970, Malraux la publiera à nouveau dans " Le Triangle noir " avec deux autres textes, sur Goya et Saint-Just. Elle sera reprise en préface du roman aux éditions du Livre de Poche puis Folio-Gallimard. Le volume s'ouvre par une lettre autographe adressée à son cher Professeur, Henri Mondor (1 page in-12, 7 juin 1945), auquel Malraux offre ce manuscrit. Sur la page de titre autographe qui suit, datée du même jour, dédicacée et signée, l'auteur précise qu'il n'existe pas d'autre manuscrit. Les différences avec le texte définitif sont dues, soit à un montage différent, soit à des corrections sur dactylographie ou épreuves. Bien que de premier jet, ce manuscrit est très proche de la version imprimée. Malraux met en évidence l'originalité et la modernité des Liaisons dangereuses. Il débute par une synthèse du roman : Laclos entre prend de raconter une anecdote de sa jeunesse : une femme abandonnée par son amant décide de faire coucher n'importe qui avec la fiancée de celui-ci, pour qu'il soit trompé avant même son mariage. Il y ajoute l'histoire d'une autre femme qui, séduite et quittée par un complice de la première, meurt de chagrin. Puis il en définit l'essence même : Les Liaisons sont le récit d'une intrigue. (Comme par hasard, ce mot désigne à la fois l'organisation des faits dans un ouvrage de fiction, et un ensemble efficace et orienté de tromperies.) Intriguer tend toujours " à faire croire " quelque chose à quelqu'un ; toute intrigue est une architecture de mensonges; croire à l'intrigue, c'est croire d'abord qu'on peut agir sur les hommes, - par leurs passions, qui sont leurs faiblesses […] Le problème technique du livre est de savoir ce qu'un personnage va faire croire à un autre. D'où une ronde d'ombres Louis XV à la merci des deux meneurs du jeu. Pour Malraux, Laclos renouvelle la notion d'intelligence, idée passionnelle et mythique. Il analyse aussi une autre nouveauté : La passion s'est métamorphosée : elle était fatalité, elle devient désir. Mais, observe-t-il, le premier caractère de ce livre, qui ne parle que de passion, c'est de l'ignorer presque toute. Une seule y paraît: l'amour qu'éprouve Mme de Tourvel […] Les cartes sont simples, dans ce jeu qui n'a que deux couleurs: la vanité, le désir sexuel. Décelant dans les deux protagonistes principaux des Liaisons, la naissance et le prototype de la figure de l'intellectuel, il explique pourquoi ce livre est novateur : Valmont et Mme de Merteuil sont les deux premiers personnages de la fiction qui agissent en fonction d'une idéologie. Par leurs deux personnages significatifs, les Liaisons sont une école de volonté. Et ce n'est pas un de leurs moindres moyens d'action que leur mélange permanent de volonté et de sexualité […] Tout le livre est une érotisation de la volonté. Lorsque son livre n'était déjà plus qu'un chef-d'œuvre mineur et presque clandestin, c'est à Tilly que Laclos disait: "J'ai voulu faire un ouvrage qui retentît encore sur la terre quand j'y aurai passé". Comme il est rare qu'un écrivain se croie assuré des siècles par son seul talent, il semble que Laclos ait attendu sa postérité d'une dénonciation de son temps. Je crains (et les mémoires du temps semblent nous le montrer de plus en plus) que les mœurs des Liaisons n'aient eu dans la France de 1780 que l'importance de celles de Montparnasse dans la France de 1939 […] Il conclut: Laclos fut un dénonciateur de rêves. Il révéla ceux de son temps en leur donnant la vie. En les faisant entrer dans le long domaine des rêves de tous, celui où les hommes promis à la mort contemplent avec envie des personnages un instant maîtres de leur destin. Ce manuscrit figurait à l'exposition Malraux, à la Fondation Maeght (13 juillet-30 septembre 1973). Ancienne collection Henri Mondor avec son ex-libris.
1939124898Paris Gallimard 1939 1 vol. relié in-12, cartonnage éditeur de toile bleue avec globe doré sur le premier plat, 218 pp. Deuxième tirage, achevé d'imprimer le 31 mai 1939, trois mois après l'édition originale. Un des 975 exemplaires numérotés sur héliona (Huret, IR/17), comprenant un long et très émouvant envoi où l'on retrouve tout l'esprit de camaraderie dépeint par Saint Exupéry parmi les pilotes de l'Aéropostale : "Pour Monsieur Roger Deveau qui a succédé comme patron de l'aviation civile à Casablanca au héros de la page 30 et qui, au lieu de m'engueuler si méchamment par radio, m'aurait plutôt offert à boire pour me consoler d'une nuit si pénible... En souvenir d'une vieille amitié professionnelle et des parties d'échecs que j'ai la joie de lui avoir gagnées (car je suis mauvais joueur et déteste perdre...). En souvenir enfin de tous les camarades vivants et disparus. Antoine de Saint Exupéry". Quelques légères rousseurs.
1939124898Paris Gallimard 1939 1 vol. relié in-12, cartonnage éditeur de toile bleue avec globe doré sur le premier plat, 218 pp. Deuxième tirage, achevé d'imprimer le 31 mai 1939, trois mois après l'édition originale. Un des 975 exemplaires numérotés sur héliona (Huret, IR/17), comprenant un long et très émouvant envoi où l'on retrouve tout l'esprit de camaraderie dépeint par Saint Exupéry parmi les pilotes de l'Aéropostale : "Pour Monsieur Roger Deveau qui a succédé comme patron de l'aviation civile à Casablanca au héros de la page 30 et qui, au lieu de m'engueuler si méchamment par radio, m'aurait plutôt offert à boire pour me consoler d'une nuit si pénible... En souvenir d'une vieille amitié professionnelle et des parties d'échecs que j'ai la joie de lui avoir gagnées (car je suis mauvais joueur et déteste perdre...). En souvenir enfin de tous les camarades vivants et disparus. Antoine de Saint Exupéry". Quelques légères rousseurs.