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In-8, broché, couverture de papier moderne, 40 p., planche gravée hors texte et 2 grandes vignettes par Eisen. Edition originale de ce texte qui sera repris par l'auteur dans son "Héroïde". Illustration d'après Eisen comprenant la célèbre planche représentant la découverture du corps du fils aîné des Calas pendu et 2 grandes vignettes en bandeau et cul-de-lampe gravés sur cuivre l'une par J. Massard, l'autre par E. de Ghendt. (Cohen, p.155. Colon, 'Siècle des Lumières', 62:291. Coquerel, 'Jean Calas et sa famille', n°67). Quelques rousseurs et piqûres.
In-8, broché, couverture de papier marbré, tranches mouchetées, (1) f., 98 p. "Troisième édition, corrigée et augmentée par l'auteur". Economiste, homme politique originaire de Châtellerault, député à la Convention, membre de l'Institut, Creuze-Latouche siégea à la Constituante et à la Convention, fut nommé au comité de Salut public après le 9 thermidor puis au conseil des Cinq-Cents. Bilan des premières années de la Révolution et profession de foi politique, philosophique et antireligieuse. L'auteur critique l'institution catholique en France depuis ses origines, dénonce son intransigeance, les abus et "perversions" des prêtres et du haut clergé et l'utilisation des superstitions comme moyen d'oppression. De larges passages sont consacrés à la question des protestants en France. (Martin & Walter, I, 8666). Bon exemplaire, très frais, grand de marges.
In-12, broché, couverture de papier moderne, tranches rouges, 90 p. et 12 p. Première édition complète augmentée d'une seconde partie (une édition privée avait paru en 1753). Plaidoyer, dans l'esprit "des lumières naturelles de la raison", pour une réforme de l’École Militaire adaptée aux changements de la société. L’auteur constate l'appauvrissement de la noblesse en même temps que l'accroissement prodigieux des biens d'Église et défend la nécessité de venir au secours des gentilshommes sans fortune, si l'on ne veut voir tous les grades inférieurs aux mains de la bourgeoisie. Son appel fut entendu et le comte de Saint-Germain, ministre de la Guerre, entreprit une réforme en profondeur de l’École. Officier, Jean-Baptiste Pâris de Meyzieu (1718-1778) obtint la charge d’intendant de l’École royale militaire qu’occupait son oncle Joseph Pâris Duverney, l'un des instigateurs de la création de cet établissement en 1751. Pâris de Meyzieu a fourni à l’Encyclopédie Diderot-D’Alembert l’article qui concerne cette école. (France Littéraire, VI, p. 600). Bon exemplaire.
419pp., avec illustrations en couleurs, 32cm., reliure toile d'éditeur, jaquette illustrée, bon état, poids: 3kg., ISBN 2-85917-175-4, G96956
In-8, plein veau porphyre de l'époque, dos lisse orné d'un décor de filets, fleurons et encadrements dorés, filets d'encadrements sur les plats, tranches marbrées, coiffe supérieure usée, petite fente à un mors (sur 2 cm), viij, (4) f. d'épître, 332 p., (2) f. de privilège, planches hors texte, texte encadré d'un double filet, mouillure en marge de quelques feuillets. Première édition française. Traduit de l'anglais par Madame Chatillon de Bontemps. Titre allégorique, 3 figures (sur 4) et 4 grands culs de lampe par Eisen, gravés par Baquoy. (Brunet, V, 836. Cohen, 991). Manque une figure entre les pages 72 et 73. Ex-libris gravé et armorié de l'époque.
In-12, broché, couverture papier gris d'attente, 24 p. faux-titre et titre inclus, titre dans un encadrement, vignette de titre, bandeaux et culs-de-lampe gravés sur bois. Première édition séparée. L'oeuvre poétique du galant cardinal remporta les suffrages de ses contemporains et au-delà: "Les grâces, la délicatesse , les richesses de l'imagination brillent. Son poème offre quatre tableaux enchanteurs, où le peintre a su répandre des couleurs fraîches et naturelles (...). Appelé aux négociations importantes, et à l'épiscopat, le cardinal de Bernis renonça aux muses, et ne regarda les faveurs qu'il en avait reçues que comme les plaisirs de sa jeunesse" en dit la comtesse de Beaufort d'Hautpoul dans son "Cours de littérature ancienne, moderne et étrangère" (1830). Protégé de Mme de Pompadour, le cardinal de Bernis (1715-1794) devint ambassadeur à Venise en 1752, ministre d'État en 1757 et des Affaires étrangères la même année. Il était l'ami de Mme de Tencin, de Duclos et de. Voltaire qui, par allusion à son style fleuri, l'avait surnommé "Babet la bouquetière". Cette édition en 24 pages est rare. WorldCat n'en recense qu'un unique exemplaire. Elle manque à la BnF. Bon exemplaire.
In-8, cartonnage orange à la Bradel, dos lisse orné de filets gras dorés, daté en pied, titre doré, tranches rouges (rel. du XIXe s.), (2) f., xxxij, 163 p., frontispice, 4 planches hors texte et 4 vignettes dans le texte. Première édition française de 'Die Tageszeiten', très bien illustrée. Fleuron de titre, 4 belles planches hors texte en premier tirage et 4 vignettes par Eisen, ensemble gravé sur cuivre par Baquoy. L'ouvrage est cité tant pour la "beauté achevée" de ses planches, que pour "la fraîcheur et la grâce" du poème. (Cohen, 1074. Gay, III, 905). Joli exemplaire, très frais, bien relié, grand de marges (258 x 138 mm).
In-8, plein veau de l'époque, dos lisse orné de compartiments dorés, tranches mouchetées, xxxix, (1), 220 p. Édition originale de la traduction d'Aubry et troisième version française, "plus sensible que les deux premières dans le ton et le vocabulaire" (Baldensperger, 'Goethe en France', p.6), qui assura à l’ouvrage un succès universel. Publiée simultanément à Mannheim et à Paris, cette traduction a été réalisée par un français, Philippe-François Aubry conseillé par un Allemand, le comte Woldemar-Frédéric de Schmekow, selon les informations fournies par l’éditeur dans la lettre imprimée à la suite de la dernière édition publiée par Didot en 1797. Reliure frottée, quelques épidermures. Supra-libris: ''Mr Henri Grand'' doré à l’époque sur le plat supérieur.
4 volumes in-12, demi-vélin ancien de réemploi, pièces de titre de veau bronze d'origine, 300 p. ; 388 p. ; 392 p. et 380, (4) p., 20 planches (dont une en reprographie). Edition originale, exemplaire bien complet des 2 feuillets en fin de tome IV: "Contemporaines choisies pour le Lycée" et catalogue des ouvrages de l'auteur. 20 planches gravées, dont une en reprographie (n°IV). Numérotées et non signées, elles sont attribuées à Binet, Binet, Richomme, Aze et L. S. Berthet (selon Rives-Childs). Selon Paul Lacroix ('Bibliographie de Restif', p. 247-250): "[Ces planches] offrent des têtes de femmes si variées et si piquantes qu'on peut les prendre pour des portraits. Il faut en attribuer la composition au caprice de Restif, qui, sans savoir dessiner, faisait exécuter ses esquisses ou ses données par les dessinateurs qu'il employait". Cet ouvrage était l'un des préférés de son auteur: "Quatre volumes que je regarde comme les plus utiles des soixante-cinq qui composent l'entière collection des Contemporaines" commenta-t-il dans 'Monsieur Nicolas' (XI, 112). Restif y distingue 40 "caractères" de femmes réparties en huit grandes catégories qui offrent, sous forme de courts récits, autant de portraits spirituels des Parisiennes de son temps. Comme souvent chez Restif, l'ouvrage s'achève par une comédie-ballet en cinq actes intitulée "Le Jugement de Pâris". (Cohen, 879. Lacombe, 3128. Lacroix, n° 32. Rives-Childs, n°XXXIII, p. 302). Gardes renouvelées. Ressauts de cahiers, certains partiellement débrochés. Quelques rares petites galeries de ver en marges sans atteinte au texte. Les planches sont courtes de marge extérieure.
2 tomes reliés en un volume in-12, plein cartonnage marbré ancien, pièce de titre titrée à la plume, 158, (2) p. et 176 p. 2 pages de titre incluses. Première édition collective de ces deux essais de philosophie morale attribués par les éditeurs à Diderot, mais composés par Mme Thiroux d'Arconville: 'De l'amitié' (1761) et 'Des passions' (1764). Femme des Lumières, traductrice, scientifique et femme de lettres, Marie-Geneviève-Charlotte Thiroux d'Arconville, née Darlus (1720-1805) entra en relation avec les principales personnalités des sciences et des lettres de son temps. Autrice d'essais, de romans et de textes autobiographiques, elle fut également une chimiste de renom dont les travaux et les découvertes ont été reconnus de son vivant et les résultats corroborés jusqu'à Pasteur. (Tchemerzine-Scheler, I, 951). Bon exemplaire.
2 volumes in-8 (199 x 120 mm), plein veau blond raciné de l'époque, dos lisses ornés de compartiments alternativement garnis d'une résille dorée, fleurons, filets ondulés et palettes dorés, plats encadrés d'un jeu de filets perlés et roulettes dorés, roulette sur les coupes et les chasses, pièces de titre et de tomaison de veau rouge, tranches dorées, planche frontispice gravée, 415 p., 7 planches gravées (tome I) et frontispice, 398 p., 6 planches (tome II). Un des livres illustrés les plus célèbres du XVIIIe siècle, exemplaire de premier tirage sur papier vélin, orné de deux frontispices et de 13 figures de Charles Monnet, Marguerite Gérard et Alexandre Fragonard gravées par Baquoy, Duplessi-Bertaux, Dupréel, Godefroy, Langlois, Lemire, Lingée, Masquelier, Patas, Pauquet, Simonet et Trière. Cette suite iconographique est considérée comme la plus aboutie du XVIIIe siècle. "These striking plates form the outstanding contemporary interpretation of the 'Liaisons dangereuses'. They are not likely to be superseded, however, often this celebrated novel is illustrated" (G.N. Ray, 'The Art of the French Illustrated Book, Pierpont Morgan Library', 1982, n° 82). (Cohen, 235-237. Sander, 356). Petit accroc à une coiffe, piqûres au premier cahier du t. 1. Des bibliothèques Richard d'Aubigny, Mme Belin (catalogue, 1936, n°364) et Gérard de Berny (catalogue, III, 1959, n° 15). Bel exemplaire, grand de marges, imprimé sur papier vélin, bien relié à l'époque.
4 parties reliées en 2 volumes in-12 (161 x 96 mm), plein veau marbré de l'époque, dos lisses ornés de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux, filet à froid en encadrement des plats, coupes filetées, tranches rouges, 248 p.; 242 p.; 231 p. et 257 p. (chaque partie est précédée d'un titre et faux-titre inclus dans la pagination). "Véritable seconde édition", donnée comme "très rare" par Max Brun ('Biblio. des éditions des Liaisons dangereuses', "B", p. 10), parue immédiatement à la suite du tirage "A". Elle est une impression nouvelle, entièrement recomposée, la seule corrigée par l'auteur. Elle contient le même nombre de cahiers et de pages que la première et est imprimée sur le même papier, avec les mêmes caractères. Cette édition a été identifiée par Gérard Willemetz conservateur à la Bibliothèque Nationale, sur l’unique exemplaire alors connu, acheté à Camille Bloch en 1928 (cf. ‘La véritable deuxième édition originale des 'Liaisons dangereuses'’, Bulletin du bibliophile, 1957, n°2, p. 45-52 et Max Brun, ‘Etudes des éditions...’, id., 1958, p. 125-134). "Le 19 juillet 1802, répondant à une question de son fils Etienne sur les exemplaires des ‘Liaisons dangereuses’, Laclos nous apprend qu'il n'a participé qu'à deux éditions de son roman, celles pour lesquelles il a passé contrat avec le libraire Durand: l'édition originale prévue par l'acte du 16 mars 1782 et [cette] deuxième édition, en application de l'avenant du 21 avril 1782, comportant les mêmes nombres de pages, parue en mai. Celle-ci constitue une révision de l'originale, en ce sens que les fautes ont été corrigées. C'est cette seconde édition, plus correcte que la première, que nous reproduisons (…). Aucune des éditions ultérieures n'a d'autorité" (cf. René Pomeau, préface à sa réédition des ‘Liaisons dangereuses’, GF, 2006). Ainsi, cette édition est la seule que Laclos ait personnellement revue et celle qui a servi aux rééditions modernes de son chef-d'oeuvre. Quelques rousseurs et brunissures éparses. Quelques petits défauts de papier marginaux sans perte de texte. Mors légèrement frottés. Bon exemplaire, bien relié à l'époque.
4 tomes reliés en 2 volumes in-12, plein veau glacé fauve, dos lisses richement ornés de caissons fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bronze, datés en pied, double filet doré en encadrement des plats, guirlande dorée sur les coupes et les coiffes, dentelle intérieure, têtes dorées (rel. moderne dans le goût de l'époque), 8 planches gravées hors texte. Première édition illustrée. Elle est ornée de 8 figures dessinées par Jean-Jacques-François Le Barbier et gravées par L. M. Halbou, N. Thomas, J.-L Delignon, J. Dambrun. "Cette édition présente le grand intérêt d'être la première qui fut illustrée. Les gravures de Le Barbier sont gracieuses et illustrent correctement le texte qui suit fidèlement celui des originales. L'ouvrage est très bien imprimé dans le style des Cazins" (Brun, ‘Le Livre et l'estampe’, vol. 31, 1962, p.59-61). L'ouvrage connut une contrefaçon, à la même adresse, ornée de 4 figures la même année puis fut réédité, avec les mêmes figures, à Paris en 1794. (Cohen, 234-235. Michel Delon, Michèle Sajous, ‘Laclos en images’, p. 107. Sander, 355). Très bel exemplaire, très frais, très bien relié, grand de marges, non rogné.
4 volumes in-12 (164 x 98 mm), demi-maroquin rouge à petits coins, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, tranches mouchetées rouges (rel. moderne dans le goût de l'époque), 248 p.; 242 p.; 231 p. et 257 p., (1) n.ch. d'errata. Véritable édition originale, premier tirage, dit tirage "A", conforme en tous points à l'inventaire minutieux des critères établissant son antériorité par Max Brun. Tiré à 2000 exemplaires, ce premier tirage parut au début d'avril 1782 pour être épuisé dès le 7 mai 1782. Le roman remporta immédiatement un succès prodigieux et seize différentes éditions parurent en cette même année 1782. (Max Brun, 'Bibliographie des éditions des Liaisons dangereuses portant le millésime de 1782', in "Le Livre et l'Estampe", n° 33, 1963, p. 8-10 et 40-41. 'En français dans le texte', n°174). Bel exemplaire, parfaitement relié en demi-maroquin rouge dans le goût de l'époque, sans rousseurs, grand de marges.
In-8, plein veau de l'époque, dos orné à nerfs, déf. à la coif. sup., xvi, 439 p., (2) f., annotations sur le titre et sur le dernier f. Edition originale. INED, 1984 : "Historique, religieux et démographique. (...) Point de vue physique, national et économique. (...) Le célibat est contraire à la prospérité ; la seule richesse vient de l'agriculture et de l'industrie ; or les ecclésiastiques possèdent le tiers des biens du royaume, et la France est sous-peuplée." La publication de cet écrit qui fit scandale signala l'abbé Gaudin à l'attention du parti révolutionnaire. Fidèle à ses principes, Gaudin se maria.
Paris, Librairie Félix Alcan, Nouvelle encyclopédie philosophique, 1936. In-12, broché, 178 pp.
In-8, broché, couverture papier marbré, tranches rouges, 48 p. Édition originale. Miscellanées morales sous forme d’un recueil de discussions et d’anecdotes spirituelles. Demeuré anonyme. (Conlon, 'Siècle des Lumières', 49:77). Un seul exemplaire au CCFr, celui de la BnF. Rare. Très bon exemplaire, très frais.
In-8 (196 x 128 mm), cartonnage marbré à la Bradel, pièce de titre de veau acajou (reliure moderne), 47 p. Deuxième édition publiée à la suite de l'originale de cette oeuvre qui sera connue sous le titre de "Les Droits des Hommes et les Usurpations des Papes". Cette virulente charge contre la puissance pontificale et les "fables" qui la fondent fut condamnée en cour de Rome, le 11 août 1769. Voltaire y dénonce les "usurpations" de la papauté depuis ses origines, tant spirituelles, matérielles que territoriales qui ne seraient le résultat que de forfaits, de violences et de fraudes. Le texte est daté en fin "A Padoue, le 24 juin 1768". (Bengesco, II, 1767-2. Voltaire à la B.N.', 4184). Petite réparation dans la marge supérieure du premier feuillet sans perte. Très bon exemplaire.
In-8, plein veau marbré de l'époque, dos à nerfs orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, tranches rouges, (4), ii, lv, (1), 532 p. Edition originale. "Jeune épigone de Voltaire", Nicolas Bricaire de La Dixmerie (1730-1791) brosse un large tableau comparatif des siècles de Louis XIV et de Louis XV dans les sciences, la littérature, la poésie, le théâtre, les beaux-arts, l'architecture, la musique, mais aussi la presse "branche essentielle de notre littérature", etc., pour trancher en faveur des modernes et répondre, par la même occasion, aux attaques des partisans de l’idée de décadence. Sa défense passe une reconnaissance du "génie" des anciens, tout en tenant compte du fait que la perfectibilité est inscrite au cœur des productions humaines qui ne cesseront donc de se surpasser. "Le plus grand des spectacles pour l'Homme est celui des efforts et des progrès de l'esprit humain" (p. 1). (Quérard, IV, 384, RISM B VI1, p. 177). Epidermures et manques de cuir à la reliure. Coiffes usées, mors fendillés. Parfait état intérieur.
In-8, broché, couverture imprimée de l'éditeur, 24 p. Première édition séparée. Ce conte avait d'abord paru dans un recueil des "Idylles" de Gessner (Zurich, 1773). En quatrième de couverture il est précisé que: "Cet opuscule fait partie de la nouvelle édition des 'Oeuvres complètes de D. Diderot', en 20 vol. in-8°, précédées de 'Mémoires historiques et philosophiques', par J. A.Naigeon, et peut servir de spécimen pour le papier, le caractère et la justification." (Adams, DC2. Tchemerzine-Scheler, II, 959). Couverture insolée, quelques rousseurs. Bon exemplaire, entièrement non rogné, tel que paru sous sa couverture jaune imprimée.
2 volumes petit in-8 (164 x 96 mm), plein veau marbré de l'époque, dos à 5 nerfs ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bordeaux et vert bronze, filets sur les coupes, (4), 252 p. et (4), viij, 269, (1) d'errata p. Edition originale du second ouvrage de Madeleine de Puisieux (1720-1798). 'Les Caractères' aurait été écrit en collaboration avec Diderot, bien que l'autrice s'en défende dans le "Discours préliminaire" de la seconde partie. Blessée par leur rupture en 1750, après une liaison de près de cinq années, Madeleine de Puisieux décida l'année suivante de faire suivre l'ouvrage d'une seconde partie, dans laquelle elle évoque Diderot à plusieurs reprise. L’oeuvre de Madame de Puisieux a fait l'objet de récents travaux qui réévaluent sa contribution à la cause des femmes au siècle des Lumières. Selon le catalogue de la BnF, état "B" de la page de titre de la première partie. L’ouvrage aurait été publié à Paris par Michel-Étienne II David d'après la permission tacite et imprimé par François Montalant. Ex-libris armorié gravé: "Mr de Varenne": Philibert-Charles-Marie Varenne de Fenille (1730-1794) receveur des finances de la généralité de Bresse, Bugey, Pays de Gex. Agronome réputé, il fut arrêté le 12 octobre 1793 et exécuté à Lyon. Petit manque de cuir à un plat. Très bon exemplaire, très frais, grand de marges.
2 tomes in-12 (162 x 95 mm), demi-maroquin rouge à grands coins, dos janséniste à 5 nerfs, têtes dorées (rel. ca 1880), (8), 288 p., (1) f. d'avis au relieur et (4), 332 p., double suite de 2 vignettes de titre, d'un frontispice et de 6 planches gravées. Seconde édition donnée immédiatement à la suite de la première, illustrée d'une double suite de 2 fleurons de titre différents, d'un frontispice et de 6 gravures "fantastiques". Il s’agit des mêmes planches que celles de l’originale mais gravées à nouveau. Le frontispice porte en légende: "Frontispice des Bijoux", les autres la mention: "Les Bijoux". Les vignettes de titre sont différentes, la première représente un sultan et un autre homme regardant une femme couchée, à moitié nue; la seconde figure un amour tirant le rideau d’un lit à baldaquin. Le présent exemplaire contient, en sus, une deuxième suite des épreuves des gravures tirées de la troisième édition, identiques mais inversées en miroir. Adams, décrit un exemplaire possédant cette même particularité dans son commentaire "3" de cette édition BI2 (II, p. 29). Première oeuvre romanesque de Diderot, ce roman libertin à clef met en scène Louis XV sous les traits du sultan Mangogul du Congo, qui reçoit du génie Cucufa un anneau magique possédant le pouvoir de faire parler les parties génitales ("bijoux") des femmes. En tournant la bague vers elles, leurs "bijoux" relatent sans détour leurs prouesses sexuelles. "Décrivant les moeurs de la cour du point de vue du désir féminin, le roman dresse le tableau d'une société libérée, où l'on multiplie les partenaires sexuels, où les apparences sont trompeuses et où la véritable tendresse est rare" (Bebelio). Le futur Encyclopédiste regarda plus tard cette oeuvre comme une sottise de jeunesse qu'il aurait souhaité réparer par "la perte d'un doigt", selon le témoignage de Naigeon. (Adams, BI2. Tchemerzine-Scheler, II, 922). Réparation au verso du titre du second tome, sans perte. Des clichés photographiques des vignettes de titre de la première édition ont été interfoliés. Très bon exemplaire, grand de marges, bien complet du feuillet de "l’Avis au relieur" qui manque le plus souvent.
2 volumes in-16, plein veau blond moucheté de l'époque, dos lisses ornés de compartiments fleuronnés et cloisonnés, pièces de titre et de tomaison de veau bronze, triple filet d'encadrement sur les plats, filets sur les coupes, tranches dorées, (8), 220 p. et (4), 248 p., 7 planches gravées hors texte dont une en frontispice. Jolie édition donnée par Cazin illustrée de 7 figures très originales. Première oeuvre romanesque de Diderot, ce roman libertin à clef met en scène Louis XV sous les traits du sultan Mangogul du Congo, qui reçoit du génie Cucufa un anneau magique possédant le pouvoir de faire parler les parties génitales ("bijoux") des femmes. En tournant la bague vers elles, leurs "bijoux" relatent sans détour leurs prouesses sexuelles. "Décrivant les moeurs de la cour du point de vue du désir féminin, le roman dresse le tableau d'une société libérée, où l'on multiplie les partenaires sexuels, où les apparences sont trompeuses et où la véritable tendresse est rare" (Bebelio).. Le futur Encyclopédiste regarda plus tard cette oeuvre comme une sottise de jeunesse qu'il aurait souhaité réparer par "la perte d'un doigt", selon le témoignage de Naigeon. (Adams, BI.14.Cohen, p. 303. Corroënne, 'Manuel du Cazinophile', XXII, p.106). Petit accroc aux coiffes. Mors légèrement frottés. Quelques cahiers brunis. Bon exemplaire, relié à l'époque.
2 tomes reliés en un volume in-12 (166 x 97 mm), maroquin grenat de l'époque, dos lisse orné de compartiments fleuronnés et cloisonnés, plats encadrés de triples filets dorés garnis d'un petit fleuron d'angle, roulette sur les coupes et les chasses, (8), 288 p. et (4), 332 p., 2 vignettes de titre gravées. Edition publiée l'année de l'originale, la troisième, conforme à la description donnée par Adams. Exemplaire sans les planches. La première oeuvre romanesque de Diderot. Dans ce roman libertin et "philosophique", Louis XV sous les traits du sultan Mangogul du Congo, reçoit du génie Cucufa un anneau magique qui possède le pouvoir de faire parler les parties génitales ("bijoux") des femmes... Diderot regardait son oeuvre comme une sottise de jeunesse qu’il souhaitait réparer par "la perte d’un doigt", selon le témoignage de Naigeon. (Adams, BI3. Cohen, 303). Petite étiquette ancienne de la librairie Méquignon-Junior. Restauration aux mors. Pièces de titre renouvelées. Bon exemplaire, relié en maroquin.
Joseph K. - 1996 - Fort in-8 - Broché - Sous jaquette illustrée - Illustrations NB HT - Soulignements au crayon papier - 628 pages - Bon exemplaire Joint : Coupures de presse