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1948AMO-1912LA DUCHESSE OU LA FEMME SYLPHIDE par Restif de la Bretonne, illustré d'eaux-fortes en couleurs. Aux dépens de quelques bibliophiles, s.d. (1948) 1 volume in-4 (28 x 23 cm), 125-(2) pages, 19 eaux-fortes en couleurs hors-texte et 1 eau-forte à mi-page dans le texte. Fleuron priapique en couleurs sur la page de titre imprimée en 3 couleurs. Complet, parfait état intérieur. Papier de qualité, très épais. Superbe tirage des eaux-fortes en couleurs. Reliure de l'époque plein maroquin caramel beurre salé, dos à nerfs, auteur et titre dorés, filet à froid sur les plats, doublure et garde de papier marbré fait main, tête dorée, non rogné, relié sur brochure, couverture conservée. Excellent état. Léger frottement sur un nerf. TIRAGE A 240 EXEMPLAIRES SEULEMENT. CELUI-CI, UN DES 190 EXEMPLAIRES SUR PAPIER LANA CHIFFON AVEC L’ÉTAT DÉFINITIF DES 20 EAUX-FORTES EN COULEURS. Références : Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1920 et 1970, n°1441 ; inconnu de Pia ; aucun exemplaire au CCfr (Bibliothèque nationale de France et autres bibliothèques de France) ; absent de l'Enfer donc ... "Une femme doit avoir l'air sylphide : un soulier plat lui donne l'air matériel ; au lieu qu'un talon haut l'empêche de toucher la terre en quelque sorte et en fait une créature céleste [...] Parmi nous, les Duchesses s'en tiennent presque toutes à ce dernier privilège : elles font les Sylphides chez elles, vont quelquefois se montrer à la Cour, s'enorgueillissent d'un sourire, d'un regard de la souveraine, et reviennent dans leur palais faire le même rôle qu'elles ont vu faire à leur égard. [...]" (Rétif de la Bretonne) La Femme-Sylphide ou Femme-Sylfide est une nouvelle tirée des Contemporaines de Rétif de la Bretonne parues pour la première fois en 1783. La première édition séparée de ce texte date de 1946 seulement (Paris, Librairie Lefrançois, 1946). Cette première édition séparée, de petit format, est ornée d'un frontispice et d'une planche hors-texte de Marcel Jean. L'édition de 1948 (date fournie par Dutel) que nous proposons ici est peu connue et Dutel ne donne aucun nom d'illustrateur pour cette superbe suite de 20 eaux-fortes en couleurs. Personne ne semble d'ailleurs s'être risqué à en donner un. Il s'agit pourtant d'un grand artiste au trait sûr et délicat. BEL EXEMPLAIRE DE CE SUPERBE ET RARE LIVRE ÉROTIQUE CLANDESTIN ILLUSTRÉ. TRÈS RARE EN PLEINE RELIURE.
23488Paris, J.L. Nyon, 1797. In-8, 32 pp. et non paginé, demi-basane à coins havane, dos à nerfs orné de filets dorés et à froid, tranches mouchetées (reliure un peu défraîchie mais solide, galeries de ver sans atteinte).
1979af75Le jardin de Flore Coups de coeur d'Alexandra, Sélection Abraxas-libris Planches sous chemise 1979 "In-plano (58 x 77,5 cm.), 14 planches couleurs sous chemise cartonnée en toile bleue-grise, accompagnées de cahiers de description sous emboîtage cartonné noir in-4 (22,5 x 33,5 cm.) / de la page 256 à la page 318, ""cet ouvrage est le 17e publié par Le Jardin de Flore (une tentative ambitieuse pour repenser et renouveler l'édition de livres rares et précieux). Consacré aux oiseaux du Nil et de la Syrie, ce recueil de gravures faisait partie de la monumentale ""Description de l'Égypte"" née de l'expédition napoléonienne dans ce pays. C'est Daniel Jacomet, imprimeur d'art à Montrouge qui a reproduit les 14 planches de cette suite et procédé, entièrement à la main, à la mise en couleurs des oiseaux. Ceux-ci au nombre de 44, sont représentés grandeur nature. L'ensemble à été tiré à 250 exemplaires numérotés sur un papier Chiffon du Moulin du Gué. Le texte a été tiré par Francis Mérat, imprimeur à Paris"" (exemplaire n°91), mise en couleurs avec l'aide de Jean-Marie Le Danois ; cahiers de description en très bon état / menus incidents à la chemise, chemise et planches: coiffes et coins frottés, quelques traces aux plats un peu piqués, quelques rousseurs au 1er contreplat, planches en excellent état, superbes couleurs, très bel état. Livraison a domicile (La Poste) ou en Mondial Relay sur simple demande."
1845AMO-2207S.d. Imprimerie Lange Lévy et Compagnie, Rue du Croissant, 16, [Paris, vers 1845-1847] 1 volume in-8 (23,8 x 16,5 cm), pagination multiple (environ 500 pages). Collationné complet des divers textes publiés à la suite et séparément dans La Phalange (voir détail des parties et chapitres ci-dessous). Reliure à la bradel moderne plein vélin blanc, dos muet, doublures et gardes de papier noir (reliure signée Elsa Rambour). Reliure parfaitement exécutée avec tranchefiles main. Intérieur frais sur papier fin, sans rousseurs.
2355Paris, chez Jean de Laulne, 1694. In-4 – 20 x 26 cm. Reliure de l’époque en plein veau havane, dos à cinq nerfs guillochés orné de caissons à fleurons, fers d’angles, filets et pointillés dorés, titre doré, roulette dorée sur les coupes et en encadrement des contreplats, tranches rouges. 4 f. bl., 4 ff. 448 pp. Edition originale et probablement unique de cet ouvrage longtemps considéré comme une référence sur le sujet. Comme indiqué en page de titre, ce traité se divise en quatre parties où sont étudiés le rôle des universitaires de la Sorbonne dans l’établissement de l’imprimerie, l’impression grecque et hébraïque et le contrôle de la librairie d’une part, celui d’Ulric Gering, « premier imprimeur de Paris », d’autre part, ainsi que « les imprimeurs » et « la matière d’imprimerie ». Bibliothécaire à la Sorbonne, l’auteur, André Chevillier (1636-1700), inscrit ses recherches dans le sillage du célèbre bibliothécaire et bibliographe érudit Gabriel Naudé (1600-1653), l’un des premiers à se pencher sur les origines de l’imprimerie dans la capitale (Addition à l’histoire de Louis XI, 1630). Il aurait fourni de nombreux renseignements au libraire Jean II de La Caille, pour son Histoire de l’Imprimerie et de la Librairie, où l’on voit son origine et son progrès jusqu’en 1689, avant de compiler en 1694 le résultat de ses propres travaux, menés à partir de sources inédites et fondamentales : les archives et les livres imprimés dans le tout premier atelier parisien. Selon Anatole Claudin (Les origines de l’imprimerie à Paris. La première presse de la Sorbonne, Paris, 1899), « son ouvrage, fait consciencieusement et sans prétention, est rédigé avec méthode et discernement. Bien que l’esprit critique lui fasse défaut en certains points, le livre est excellent pour l’époque à laquelle il a été rédigé ». D’où son succès durable auprès des grands bibliographes durant près de deux siècles. Il faudra attendre 1876, puis 1885 pour que J.P.A. Madden et Jules Philippe proposent des ajouts ou des correctifs à l’œuvre de Chevillier, ouvrant la voie à de nouvelles interprétations et explorations.
19342026002512CHODERLOS DE LACLOS, Pierre. — Les Liaisons dangereuses. Tome I & II. Paris, Le Vasseur et Cie, 1934. 2 volumes (218 et 217p) in-4°, illustrés. Belle édition illustrée des Liaisons dangereuses, ornée de 20 planches hors-texte en couleurs et en noir de George Barbier ainsi que de frontispice, vignettes et encadrements de titre sur chaque volume, dans un style Art déco caractéristique et d’une grande élégance. L’ensemble constitue une interprétation visuelle remarquable de l’œuvre de Laclos. Tirage limité à 720 exemplaires numérotés ; celui-ci un des exemplaires sur vélin pur fil des Papeteries de Rives (n°629). Reliure postérieure non signée de qualité : demi-coins en cuir à finition veloutée (veau suédé ou basane poncée), dos en cuir orné de motifs et titre dorés, plats en papier marbré. Intérieur complet et bien conservé, avec une très bonne fraîcheur des couleurs. État : bon état général. Dos légèrement usés, présence d’une fragilité sur le 1er cahier du tome II. Quelques traces d’usure à la reliure. Ensemble complet en deux volumes, recherché pour la qualité de son illustration. (Translated with artificial intelligence) CHODERLOS DE LACLOS, Pierre. — Dangerous Liaisons. Volume I & II. Paris, Le Vasseur et Cie, 1934. 2 quarto volumes (218 et 217p), illustrated. Fine illustrated edition of Dangerous Liaisons, featuring 20 color and black full-page plates by George Barbier, along with frontispieces, vignettes, and decorative title borders in each volume, executed in a refined and characteristic Art Deco style. The whole forms a remarkable visual interpretation of Laclos’ work. Limited edition of 720 numbered copies; this is one of the copies on vélin pur fil paper from the Papeteries de Rives (no. 629). Later unsigned binding of good quality: half binding with corners in velvety-finished leather (suede calf or sanded sheepskin), leather spine decorated with gilt motifs and title, marbled paper boards. Complete and well-presed interior, with very fresh colors. Condition: overall good condition. Slight wear to the spines, with a fragility to the first gathering of volume II. Minor wear to the binding. Complete set in two volumes, sought after for the quality of its illustrations.
33927Paris Chez René Pincebourde 1865 in 16 (15,5x11,5) 1 volume reliure demi maroquin vert à coins de l'époque, dos à nerfs, tranches peignées, avec 3 épreuves de l'eau-forte en frontispice avec portrait de Ulm (tiré en rouge, bistre, et noir), 139 pages [1], et catalogue des livres de fonds [6]. Collection "Bibliothèque Originale". Notre exemplaire est truffé d'une belle lettre manuscrite signée par Jules Claretie, adressée à René Pincebourde (relative à la promesse d'un exemplaire de cet ouvrage sur Borel pour (Charles) Monselet). Tirage à petit nombre. Tirage à 32 exemplaires numérotés, celui-ci un 15 exemplaires numérotés sur papier chamois (celui-ci numéroté à la main et paraphé par l'éditeur), avec trois épreuves différentes de l'eau-forte (dernier grand papier, après 2 exemplaires sur peau de vélin, et 15 exemplaires sur Chine). Edition originale. Bel exemplaire, bien relié ( Photographies sur demande / We can send pictures of this book on simple request )
196683594Frankfurt, Ars Librorum Gotthard de Beauclair 1966. 1966. Folio (ca. 40 x 28 cm), 37 S. mit 13 (statt 14) Farblithographien, davon 5 blattgroß, dunkelgrüner handgebundener Ledereinband mit blindgeprägtem Blattmuster, handumstochenen Kapitalbändchen in handgefertigter mit Buntpapier bezogener Lederklappmappe mit goldgeprägtem Rückentitel in gefüttertem Schuber mit Lederbezogenen Rändern.
1590953000Lyon: Batholomäus Honorats Erben. 1590. Groß-Quart, 39 x 27 cm. (Trotz diverser Mängel (siehe unten) recht ordentlich erhalten) [9 Warenabbildungen] Zusammen ca. 890 Seiten. Schweinslederband der Zeit auf 5 Bünden mit Blindprägung, in der Mitte der Deckel in orientalischer Manier,
15559531681555 bis 1563. Klein-Oktav, 16,8 cm. (Einband leicht fleckig, Rücken etwas nachgedunkelt, Besitzvermerk von 1711 auf vorderem Spiegel, innen erstaunlich frisch, gut erhaltenes, schönes Exemplar) [10 Warenabbildungen] Blindgeprägter Schweinsledereinband, datiert 1624, mit zwei intakten Schließen, auf Holzdeckeln mit 3 Bünden,
1796030141A. B. Saakes, Amsterdam 1796. 2te Verbesserte u..verm. Auflage Leder Hervorragend
1913AMO-3977Edition intégrale publiée avec une préface de l'auteur et un frontispice gravé par P.-E. Vibert. Paris, Georges Crès et Cie, Les Maîtres du Livre, 1913 1 volume in-8 broché (19,2 x 13,5 cm), broché de 460-(2) page. Couverture à rabats imprimée. Exemplaire coupé, non rogné. Absolument parfait, sans rousseurs. Un des 8 exemplaires sur papier de Chine. Le tirage total est de 1.011 exemplaires (3 ex. sur vieux Japon, 8 ex. sur Chine, 50 ex. sur Japon impérial et 950 exemplaires sur papier de Rives). Laissons à Octave Uzanne, l'un de ceux qui rendirent compte lors de la sortie de cet ouvrage flamboyant et puissant : "Cet ouvrage est puissamment congestionné de talent : - est-ce un roman ? est-ce un pamphlet ? est-ce encore une autobiographie ? - Il y a assurément de tout cela dans ce formidable cri d'un écrasé de la vie ; il y a surtout une rage sourde, profonde, toujours inassouvie de socialiste littéraire, de démolisseur quand même, de révolutionnaire âpre à la curée de la gloire, dont tant d'autres semblent lui ravir sa part de soleil. C'est la lutte pour l'existence d'un acculé dans la misère, qui, de son cul-de-sac d'amertume, las de mendier un regard, de solliciter l'attention, de tendre la main à l'hypocrite bienfaisance publique, se redresse révolté, l'écume aux lèvres, pour agonir, invectiver les passants, et jeter des pierres aux favoris du succès, espérant vaguement dans son délire que le scandale viendra le mettre en lumière, à cette heure où les coups de pistolet sont nécessaires pour forcer l'attention parisienne. Le pistolet de M. Bloy a cependant piteusement raté, bien que chargé jusqu'à la gueule d'une façon supérieure : il a raté, quoique tiré d'une main assurée ; cela est fort heureux, car, si on sentait un véhément cerveau d'écrivain, il n'y avait pas une poitrine d'homme, derrière cette crosse. - M. Bloy a cru devoir masquer le visage de ceux qu'il flagelle dans son livre, et il a eu le tort, irrémédiable en France, de ne pas se camper fièrement, en personne, au début du pilori qu'il dressait, déclarant qu'il était prêt à soutenir sa plume de son épée, et que s'il savait cracher ses mépris aux visages découverts, il ne sa cachait point dans l'ombre des diffamations, non plus que dans les fictions du roman ou les cryptes de sa catholicité complaisante. Au lieu de penser et d'agir ainsi, M. Léon Bloy prétend qu'en un siècle de voyous, il faut agir à la manière des voyous, insulter aux coins de rues et "casser la gueule" aux mécontents ; procédés trop sommaires, en vérité, qui ne pouvaient convaincre tous les injuriés, et qui ramènent à la théorie du coup de pied de l'âne tous les raffinés d'honneur, tous les gens propres et délicats, qui ne vivent point dans la voyoucratie sentimentale où se plaît à les voir l'auteur du Désespéré. Cet ouvrage remarquable sous plus d'un point a donc été enterré par la presse sous le silence le plus intense, car, fût-il un chef-d'oeuvre, ce livre à clef n'en demeurerait pas moins une mauvaise action. J'en parle ici librement, tant pour l'auteur que je connais et dont j'apprécie sincèrement la valeur, mais à qui il me convient de ne pas mâcher la vérité, que pour les lettrés qui pourraient s'étonner qu'une revue aussi indépendante que le Livre ne fût pas au-dessus des sentiments du journalisme quotidien. M. Bloy est un exaspéré de désespoir, de misère et de luttes ; il a voulu fonder des mœurs de critique littéraire appuyées sur le gourdin, il pense très fermement que dans la forêt de Bondy des gens de plumes boulevardiers, il convenait d'attaquer et de se défendre en malfaiteur, massue à la main, et il a pris soin de masquer et de bâillonner ses plus jeunes et plus vaillantes victimes dans une affabulation de roman moderne. Or ce roman moderne n'est qu'un encadrement à ses portraits aquafortisés au vitriol ; tous ses personnages contemporains viennent en relief, le reste n'est qu'un autopanégyrisme écrit dans les marges. On n'attend pas de moi que je donne la clef de ce charnier aussi vigoureusement traité qu'une boucherie de Goya. Je signale le livre sans l'analyser et sans y guider le lecteur. J'y compte vraiment trop de confrères malheureux, aussi, tout en souhaitant que Bloy consacre à l'avenir la force de son talent à des oeuvres mieux équilibrées, j'invite le jury public à entendre son cri de détresse et à acquitter ce récidiviste par un sentiment de touchante et supérieure humanité. U. [Octave Uzanne]" (in Le Livre, Bibliographie moderne, Livraison du 10 mars 1887, p. 120. Le Désespéré est largement inspiré de la relation de Léon Bloy avec Anne-Marie Roulé. En 1886, il s'installe pour six années à Vaugirard. C'est à cette époque également qu'il entame la rédaction d'un premier roman largement autobiographique, le Désespéré. Le drame vécu par les deux principaux protagonistes, Caïn Marchenoir et Véronique Cheminot, est en fait la transposition de celui de Bloy avec Anne-Marie, une relation où la sensualité est peu à peu effacée par le mysticisme. L'œuvre est achevée en 1886 mais, l'éditeur craignant d'éventuels procès, sa publication n'a lieu qu'en janvier 1887, et sans grand écho. Octave Uzanne écrira encore à propos de Bloy au moment de la publication d'Un brelan d'excommuniés : "Léon Bloy, le Caïn Marchenoir du curieux et puissant roman le Désespéré, ce livre chargé à dynamite qui n'a blessé personne, - la presse ayant fait assez piteusement le vide autour de l'explosif, - Léon Bloy, qui est devenu aujourd'hui le véritable derviche hurleur du Gil Blas [...]". Uzanne et Bloy se fâcheront définitivement, sans doute peut après 1889. Bel et rare exemplaire sur Chine de cette jolie édition parue du vivant de l'auteur.
199556682ABMünster, Kleinheinrich, 1995. 43x30,7 cm. 28 n.n. Bl. und 4 Radierungen. Originalbroschur mit Pergaminpapierumschlag, in Schuber. [2 Warenabbildungen]
199556682ABMünster, Kleinheinrich, 1995. 43x30,7 cm. 28 n.n. Bl. und 4 Radierungen. Originalbroschur mit Pergaminpapierumschlag, in Schuber.
110960Lausanne, André Gonin 1957-1958, 402x295mm, 144 + 149 + 204pages, en feuilles sous couverture en bristol, chemise avec dos parchemin et titre imprimé, étui avec bordure parchemin.1 des 15 exemplaires, nominatif, sur papier Japon super-nacré comprenant une suite des lithographies en noir sur Japon nacré, n° VIII, signé par l’éditeur et l’artiste. Tirage de tête, après 1 exemplaire avec les gouaches de l’artiste.Le volume II comporte 37 lithographies, et non 38 comme annoncé, Giroud, Hans Erni catalogue des livres illustrées p. 90-92.
1542402823Basel: Froben. 1542-1543. Folio, 38,5 x 27 cm. (etwas berieben und bestossen, leicht fleckig und nachgedunkelt, Kapitale und Kanten mit kleinen Fehlstellen, Deckel leicht wurmstichig, beide Spiegel ohne Bezug, Eintrag von alter Hand auf dem Titel) [3 Warenabbildungen] 1438 Spalten; 134 Blatt, 1 Blatt Errata. Blindgeprägtes Schweinsleder der Zeit mit Platten- und Rollstempel-Verzierung, sowie zwei gravierten Messing-Schließen,
1629AMO-30021 volume in-12 (150 x 88 mm) de 6 ff. n. ch. et 248-(3) pages. Reliure strictement de l'époque (première reliure) en parchemin souple, titre à l'encre en haut du dos. Ecriture enfantine de l'époque (XVIIe s.) au second plat. Quelques ressauts de cahiers sans gravité. Bon papier. Collationné complet. Nouvelle édition parue un an après les premières éditions datées de 1628. Cet connut un succès considérable si l'on s'en tient au nombre d'éditions parues entre 1628 et 1629. Ainsi on répertorie une édition donnée à Vienne, par Jean Poyet (1628), à Besançon, par Denys Couché (1628), à Bourg-en-Bresse, par Jean Tainturier (1628), une édition de Grenoble, par Huet (1629) avec mention de troisième édition, à Lyon, chez François La Bottière (1629), à Pont-à-Mousson (sans nom, 1629), outre notre édition de Paris, chez Chappelet (1629). Il semblerait donc que la volonté ait été de disséminé jusqu'en province ce manuel à l'usage chrétien effrayé de la peste. La première édition semble être celle de Besançon (1628) dans laquelle l'imprimeur Denys Couché dédie son travail à la ville de Besançon, protégée du fléau de la peste par les prières publiques organisées par le gouverneur de la ville et les édiles publiques. Bien que présentes au catalogue collectif des bibliothèques de France, toutes ces éditions sont rares si l'on se réfère à leur quasi absence sur le marché du livre rare. Estienne Binet (1569-1639) est né à Dijon. Il occupa des rôles importants au sein de la Compagnie de Jésus. Condisciple de François de Sales, on lui doit plus d'une quarantaine d'ouvrages de piété. On a écrit de lui qu'il avait « un style clair et gracieux », d' « une spiritualité souriante » proche de celle de son ami de toujours François de Sales, son oeuvre abondante fournissant encore l'occasion d' « une lecture spirituelle à la fois plaisante et profitable ». Blaise Pascal est moins indulgent avec lui dans ses Provinciales : « Mais si vous voulez, mes Pères, avoir maintenant le plaisir de voir en peu de mots une conduite [...] qui porte véritablement le caractère de l'esprit de bouffonnerie, d'envie et de haine, je vous en donnerai des exemples. Et afin qu'ils vous soient plus connus et plus familiers, je les prendrai de vos écrits mêmes. Car, pour commencer par la manière indigne dont vos auteurs parlent des choses saintes, soit dans leurs railleries, soit dans leurs galanteries, soit dans leurs discours sérieux, trouvez-vous que tant de contes ridicules de votre Père Binet, dans sa Consolation des malades, soient fort propres au dessein qu'il avait pris de consoler chrétiennement ceux que Dieu afflige? [...] ». Il ne faut chercher aucune médecine du corps dans ces pages mais seulement une médecine de l'âme destinée à soulager les pêcheurs, à les entraîner au repentir et à la contrition, la peste, cette terrible maladie contagieuse, alors encore non explicitée, à les mener à la "bonne mort", digne, sereine. "L'ouvrage est écrit d'une plume assez différente, dans son expression, de celle qui rédigea Consolation et réjouissance. Elle est, dans l'ensemble, moins pittoresque, moins truculente, légèrement conventionnelle et académique ; celui qui attend de notre jésuite quelque description putride et vermineuse serait déçu. La décence règne d'un bout à l'autre et presque la mesure. Cependant l'ouvrage ne manque pas d'intérêt et mériterait d'être offert au public. Il offre des envolées et des tirades du meilleur effet. L'idée principale soutenue par le P. Binet anticipe sur les thèses de Leibniz au sujet de l'existence du meilleur des mondes possibles. L'optimisme chrétien est poussé à l'extrême du paradoxe : la peste est un bienfait. La terreur qu'elle inspire repose sur une erreur de jugement. Elle ouvre la porte du ciel à des milliers de gens qui, continuant de mener leur vie terrestre de pécheurs insouciants, risqueraient bien d'aller rôtir en enfer après leur mort. Elle est une bénédiction pour les enfants qui n'ont pas le temps de grandir et d'offenser le bon Dieu. Celui qui a le coeur droit, l'âme légère et l'esprit éclairé par la grâce n'a rien à redouter. Toute cette réflexion illustre parfaitement la doctrine du stoïcisme chrétien, très répandue chez les Jésuites. Sénèque est maintes fois cité. La prière vaut mieux que tous les aphorismes d'Hippocrate et toutes les recettes de médecine. [...]" (Consolation et réjouissance pour les malades et personnes affligées en forme ... Etienne Binet, Claude Louis-Combet, note subséquente). "La littérature vouée à l'évocation des grandes épidémies de peste, du XIVe au XVIIIe siècle, met ordinairement l'accent sur la détresse des populations frappées par ce fléau, contre lequel les ressources de la médecine s'avéraient totalement impuissantes. L'imagination de la peste a nourri non seulement l'angoisse des contemporains mais le pathos des artistes et des écrivains. A l'opposé de toute littérature doloriste, cet opuscule d'Etienne Binet, composé en temps et lieu de ravages pestilentiels, veut éveiller l'esprit du lecteur au jeu de la grâce qui se trame dans les malheurs de l'époque. Un optimisme radical court à travers ces pages qu'inspirent quelques vérités élémentaires de la foi chrétienne. Dieu ne peut vouloir le mal. La peste, dans son implacabilité destructrice, doit être déchiffrée comme un signe, un message que le Ciel adresse à l'humanité afin de la remettre sur la voie véritable du salut." (Présentation de l'édition présentée par Claude Louis-Combet, Editions Jérôme Millon, 1998). "Que craignez-vous, la mort, ou la peste, ou tous deux ? Avez-vous point honte de craindre ce que vos laquais bravent, et dont une chambrière de village se moque, et meurt toute debout, et les enfants mêmes s'en jouent dans le berceau. N'avez-vous pas bien autant de courage qu'un garçon de village, et mille femelettes qui ne daignent pas avoir peur. [...]" (extrait). Provenance : La Martinière (signature autographe sur la page de titre). Il pourrait s'agir, selon les dates et la thématique de l'ouvrage, de Pierre Martin de La Martinière (1634-1676 ? 1690 ?), physicien, chirurgien et voyageur né à Rouen. La Martinière a traité de la peste dans plusieurs de ses ouvrages notamment son Opérateur ingénu enseignant les vérités etc, avec un discours sur la maladie pestilente de l'année 1668. Dans cet ouvrage il y dénonce les charlatans parmi les opérateurs (médecins et chirurgiens). Il y propose des remèdes contre la peste. Bel exemplaire de cet ouvrage rare conservé dans sa première reliure
1931APHI0193[London], The Nonesuch Press 1931. gr.-8°. 3 w. Bll., Titel, (928) S., 1 Bl. (Impr.), 3 w. Bll.; 3 w. Bll., Tit., 759(1) S., 1 Bl. (Impr.), 3 w. Bll. Mit Buchschmuck in Holzschnitt von Fritz Kredel (Figuren) und Rudolf Koch (Ornamente). Braune Maroquin-Handeinbände auf 5 Bünden mit goldgeprägtem Rückentitel u. Deckelrahmen, Kopfgoldschnitt, rauem Seitenschnitt (teils noch unaufgeschnitten), marmorierte Vorsatzpapiere. Ransom II, 72 und 78; Salter 1.17 und 1.18; Tiessen II, 8 und 9 - Eins von 1450 (Nr. 1434) bzw. von 1300 (Nr. 693) Exemplaren. In seiner klassischen Gestaltung beeindruckender Pressendruck. Handpressendruck auf Bütten von Johannes Enschedé en Zonen, Haarlem. Die Ausgabe vereint im Paralleldruck den griechischen Text der Oxforder Ausgabe, gesetzt aus der Greek Type von J. van Krimpen, und die englische Übersetzung von Alexander Pope (nach der ersten Ausgabe von 1715), gesetzt aus der Cochin. Jeweils mit Titelvignette, 47 Kopfstücken und einer Schlussvignette, alle in Holz geschnitten von Fritz Kredel und Rudolf Koch. - Unser Exemplar ohne die Schuber.
AMO-2811Louis-Gabriel Michaud. [Collectif]. Biographie Universelle, ancienne et moderne, ou Histoire par ordre alphabétique, de la vie publique et privée de tous les hommes qui se sont fait remarquer par leurs écrits, leurs actions, leurs talents, leurs vertus ou leurs crimes. Ouvrage entièrement neuf, rédigé par une société de gens de lettres et de savants. A Paris, chez Michaud Frères, imprimeurs-libraires, 1811-1828. 52 volumes in-8 (21 x 13,5 cm), environ 400/650 pages par volume. Plus de 25.000 pages. Reliure de l'époque demi-veau brun granité, plats de papier raciné. Reliure homogène pour l'ensemble des 52 volumes parus sur 17 années. Quelques coiffes accidentées, petits manques et légères usures, sans gravité. Le tout très frais dans une très jolie reliure décorative. Intérieurs très frais également. Édition originale. Première série complète. Il y aura une suite formant supplément. Notre exemplaire comprend la première série qui va bien de la lettre A à la lettre Z. Louis-Gabriel Michaud (1773-1858) est breveté sous lieutenant le 15 juillet 1791 et rejoint le Régiment Deux-Ponts. Il prend part aux batailles de Valmy et Jemmapes. Ayant atteint le grade de capitaine au 102e régiment de Ligne, il quitte l’armée pour raison de santé et fonde en 1797, avec son frère Joseph-François Michaud et N. Giguet (mort en 1810), une imprimerie, d’abord clandestine, spécialisée dans l'impression d'ouvrages religieux ou monarchistes. Il avait été emprisonné plusieurs mois en 1799, ainsi que son frère et N. Giguet, pour avoir imprimé un écrit antibonapartiste. Il obtient de l’abbé Delille réfugié à Londres qu’il lui confie ses ouvrages qu’il cherchait à faire imprimer, ce qui constitue son premier fonds. Il est élu le 23 avril 1820 à l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, avec pour titre académique Effectif (titulaire). En 1802, il publie une Biographie de tous les hommes morts et vivants ayant marqué, à la fin du xviiie siècle et au cours de celui actuel par leurs rangs, leurs emplois, leurs talents, leurs écrits, leurs malheurs, leurs vertus, leurs crimes, etc. en 4 volumes prétendument imprimés à Breslau et Leipzig, ce qui lui attire une nouvelle fois les foudres du parquet. C'est probablement cette expérience qui l'amènera par la suite à envisager la Biographie universelle ancienne et moderne à laquelle son frère participera au début ainsi que de nombreux autres auteurs. Il est breveté imprimeur en janvier 1811 et libraire en octobre 1812. En 1823, il est nommé directeur de l’Imprimerie royale mais ne le reste que peu de temps. Ayant joué un rôle important dans le retour de Louis XVIII, il ne sera récompensé que de la légion d'honneur et en tirera amertume, étant opposé à la politique libérale du roi. Il est l'auteur d'ouvrages historiques, en particulier le Tableau historique et raisonné des premières guerres de Bonaparte 1814 ; il a été rédacteur de plusieurs journaux royalistes et préfacier des ouvrages qu'il a imprimés ; il reste surtout connu comme l'éditeur, en 1811, de la Biographie universelle, dont il a rédigé de très nombreux articles. Il contribuera aussi à la réédition de cet ouvrage en 45 volumes beaucoup plus étoffé que le premier ; toutefois ce dernier ne sera publié qu'après sa mort, en 1843. Cet ensemble est une mine d'informations. On chercherait vainement ailleurs des informations sur les personnages aujourd'hui oubliés des dictionnaires biographiques modernes. Bel ensemble joliment relié à l'époque.
1539950784Basel: Johannes Walder. 1539. Quart, 32 x 22,5 cm. (Einband etwas bestoßen und fleckig, Bindebänder fehlen, kleine Sur von Insektenfraß im Bug, vorderer Innenfalz gerissen, kleine Wachsflecken und zeitgenössischer Besitzvermerk auf Titelblatt, innen mit leichten Feuchtigkeitsspuren und wenig gebräunt, im G) [15 Warenabbildungen] 44 Blatt, 549 Seiten, 15 Blatt. Pergamentband der Zeit mit handschriftlichem Rückentitel "Strabonis Geographia",
192329403-zl8Hellerau: Avalun 1923. 3 Blatt Vakate, 38 Blatt und 3 Blatt Vakate sowie 20 Blatt orig. Graphiken. Von P. A. Demeter (Hellerau) handgebundener schwarzer original Kalbslederband auf sechs Bünden mit doppelter goldgeprägter Deckelfilete, etwas Rückenvergoldung, farbigem Rückenschild, Stehkantenvergoldung, Innenkantenvergoldung und Kopfgoldschnitt sowie orig. Halbpergamentmappe mit Deckelschild, zusammen im gestaltenen orig. Schuber (der Schuber mit einer Schabstelle, die Bünde etwas berieben, eine kleine Schabstelle im oberen und unteren Rückenfeld, das Überzugsleder auf dem Vorderdeckel an einer Stelle gering angelöst, die Vorsatzpapiere an den Rändern etwas leimschattig, die obere Innenbegrenzung der Halbpergamentmappe fehlend, sonst sehr gutes und absolut sauberes Exemplar mit kräftigen und farbintensiven Abzügen). 4°. [6 Warenabbildungen] Prachteinband
138332aafParis, Gabriel de Gonet, éditeur, s.d. (1847), in-4°, 260 p. + 1 f. vierge + 28 planches / 236 p. + 1 f. vierge + 22 planches, les planches gravées sur acier par Geoffroy d’après les dessins de Grandville et finement coloriées à la main + 2 planches botaniques dans le vol. II en noir contenant 39 figures + table des matières., qqs très légères rousseurs au début, petite tache marginale d’eau sur la dern. feuille du t. 2, nom d’un ancien propriétaire finement écrit en haut de la feuille de garde ‘G.J. Sigismund’ Cartonnages éditeur percaline bleue richement ornés en couleurs, dos lisses ornés, tranches dorées. Infimes traces d’usage, sinon bel exemplaire.
1853800540Paris: Garnier Frères. 1853 (!). 4°. (Ecken und Kanten bestoßen, Rückenkanten teilweise mit kleinen Läsuren, innen teilweise stockfleckig, aber wenig gelesen, teils unaufgeschnitten, im Ganzen ordentlich erhaltene Exemplare) Zusammen ca. 7800 Seiten. Original-Halbleder auf vier falschen Bünden mit Rückenvergoldung,
1889AMO-3953Paris, Librairie Mondaine, A. Boeswillwald, s.d. (1889) 1 volume grand in-8 (25,7 x 17,5 cm) de XXII-494 pages. Nombreux portraits gravés. Reliure strictement de l'époque plein maroquin rouge vif, dos à nerfs richement orné aux petits fers dorés, plats décorés à la Duseuil, large jeu de roulettes et filets dorés en encadrement intérieur des plats, tête dorée, autres tranches non rognées, les deux plats de couverture conservés en parfait état. Boîte cartonnée à ouverture vers le haut (reliure de l'époque signée L. GRETZINGER). Superbe exemplaire, comme neuf. Intérieur parfait, immaculé, sur beau papier vélin. Édition originale. Exemplaire unique imprimé pour l'auteur sur papier vélin de cuve (non justifié). Exemplaire de l'auteur, relié pour sa bibliothèque par son relieur (Louis Gretzinger). On joint une carte autographe de l'auteur avec son nom en tant que membre de la Société des Gens de Lettres. Edouard Montagne (1830-1899) était romancier, librettiste, auteur dramatique et vaudevilliste français (surtout). D'abord économe de l'hôpital des Enfants, il devient journaliste et collabore au Mémorial diplomatique, au Figaro et à Gringoire. Ses pièces ont été représentées sur les plus grandes scènes parisiennes du XIXe siècle : théâtre des Délassements-Comiques, théâtre Beaumarchais, théâtre des Folies-Dramatiques, théâtre de l'Ambigu-Comique, etc. Montagne est aussi (et surtout) connu comme le délégué du comité de la Société des gens de lettres, auquel Octave Mirbeau s'affrontera lors de l'affaire Zola-Jean Grave, en août 1891. Nous comptons une vingtaine de pièces de théâtre écrites entre 1854 et 1880, dix romans publiés entre 1866 et 1893, un recueil de nouvelles publié en 1885, et cinq ouvrages dit d'érudition sur divers sujets. Son Histoire de la Société des Gens de Lettres est un ouvrage érudit, très complet et très estimé. Exemplaire relié pour l'auteur sur ses recommandations, en plein maroquin rouge, comme tous les ouvrages de sa bibliothèque que nous avons pu étudier. Louis Gretzinger, relieur à Paris, 45 rue de Sèvres, fut semble-t-il son unique artisan-relieur. Nous possédons plusieurs autres ouvrages reliés dans le même style à la même époque (dans les années 1875-1890). Les reliures de Gretzinger sont assez rares sur le marché et celles que nous avons sous les yeux démontrent un savoir faire de qualité, digne des Chambolle-Duru et autres Allô, relieurs à la même époque. Nous tenons à disposition des amateurs une petite étude que nous avons réalisée sur ce relieur méconnu. "Depuis décembre 1837, jour où Louis Desnoyers, alors directeur du Siècle, fonda la Société des gens de lettres, cette institution a rendu assez de services aux écrivains individuellement et, par suite, à la littérature en général, pour que tout ce qui se rapporte à son histoire soit utile à connaître, lorsqu'on s'intéresse au mouvement intellectuel contemporain. François (de Neufchâteau) avait bien, dès 1802, essayé de centraliser et de solidariser les efforts et les intérêts de la République des lettres, comme on disait encore, en fondant une Société en faveur des savants et des hommes de lettres, ouverte au public tout entier. Mais cette Société, institution de protection bien plus, que de confraternité et d'appui mutuel, dura peu. De nouveau, comme le disait Balzac, "notre famille littéraire s'en allait éparse dans les mille sentiers de la publicité; on a voulu la grouper, la constituer fortement, sagement, dans des conditions d'unité imposante. On a entendu créer un centre où les forts tendissent la main aux faibles, où les ressources de l'association vinssent en aide aux misères de l'isolement." Et l'on y a réussi. Sans être aussi convaincu que l'éminent auteur de la préface, M. Jules Claretie, que tout ce qui s'est fait dans la Société a été bien fait, et que les passions peu avouables, disons le mot, les vilenies de la nature humaine ne s'y soient de temps en temps fait jour, je reconnais hautement et avec tous qu'à ces réserves près, auxquelles n'échappe aucune institution humaine, l'oeuvre de la Société des gens de lettres est bonne et qu'il n'y a point d'exagération à dire qu'elle mérite bien de la patrie. Il y a plusieurs années déjà qu'une commission spéciale avait été nommée, au sein même de la Société, pour faire l'histoire de sa formation, de ses développements et de ses travaux. Mais des causes diverses, dans lesquelles la mort a été le grand facteur, avaient empêché cette commission de remplir sa tâche. Seuls, MM. Élie Berthet et Charles Joliet avaient individuellement taillé quelques pierres, amené à pied d'oeuvre quelques matériaux pour l'édifice projeté. La Société a donc choisi un délégué spécial, M. Montagne, pour compulser ses archives et rédiger, du moins, sa chronique. « C'est moins une histoire sans doute que des mémoires familiers que nous donne aujourd'hui M. Montagne, dit fort justement M. Clarétie mais combien de faits intéressants, combien de noms illustres ne rencontre-t-on point dans ces pages, échos des séances de nos comités. Ce livre valait la peine d'être publié il ajoute un chapitre à l'histoire littéraire de ce temps. Chapitre documentaire, où les faits sont classés à leur date et sans phrases par un annaliste scrupuleux. Ce livre est, on peut le dire, la collection des bulletins de notre grande, armée littéraire. Avec un profond scrupule et une conscience rare, M. Montagne les a réunis depuis longtemps et les publie aujourd'hui. C'est le don d'avènement qu'il offre, pour le cinquantenaire, à la Société maintenant solide et respectée. Ajoutons que de nombreuses gravures, suffisamment exécutées et bien venues, donnent les portraits ressemblants des membres les plus célèbres de la Société." (Bernard-Henri Gausseron, in Le Livre, Bibliographie moderne, livraison n°101 du 10 mai 1888). Splendide exemplaire de l'auteur et relié pour lui de cet important ouvrage documentaire.