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1864529Leipzig et Paris, A. Franck, 1864. Un livre in-8 de 14 x 22 cm, (vi) (xlvi) (4) 456 pp. et 30 pp. de catalogue en fin d'ouvrage. Pleine percaline brune éditeur, dos lisse avec mention de la collection Bibliotheca Americana, de l'auteur Yves d'Evreux encadrée de doubles traits horizontaux, symbole ton sur ton et année en doré en queue, charnières à la Bradel, encadrements aux plats, ornements aux coins et large médaillon doré reprenant la forme d'une ceinture avec les mentions de la collection dans la ceinture et de l'auteur à l'intérieur du médaillon. Gardes rouge foncé. Page de titre de la collection, Prospectus introductif avec état des lieux de la collection, nouvelle page de titre de la collection faisant face à la page de titre de l'ouvrage, Index alphabétique, Table des matières, texte introductif sur "Le père Yves d'Évreux et les premières missions du Maranham", puis "Suite de l'histoire des choses les plus mémorables advenues en Maragnan des années 1613 et 1614" qui ouvre en fait sur le texte. Catalogue de la librairie Franck sur papier jaune à la fin. Édition établie par Ferdinand Denis. Si la France antarctique de Villegagnon jouit d'une certaine notoriété, la "France équinoxiale" fondée par des capucins en 1612 au Maranhão est moins connue. On la connaît surtout par deux témoignages, celui de Claude d'Abbeville et celui-ci, d'Yves d'Evreux. Le premier livre est paru en 1614, le second a été détruit avant même sa diffusion... à l'exception d'un exemplaire, miraculeusement retrouvé et conservé à Paris. Le texte se déroule en deux traités, le premier sans nom, le second intitulé "Des fruits de l'Évangile qui tôt parurent par le baptême de plusieurs enfants". Un témoignage précieux tant sur les Indiens que sur les Capucins, la vision des uns et des autres que sur la géopolitique européenne dans ces régions alors méconnues de l'Amérique du Sud.
1811482Un volume in-8, 14 x 21,5 cm, (viii) 334 pp. Reliure récente, semi-cuir PU glacé rouge foncé, dos à 4 nerfs triplement soulignés en doré, deux pièces de titre avec titre et nom d'auteur en caractères d'imprimerie dorés, trois fleurons dorés symétriques au motif de feuille, année en doré à la queue. Papier marbré rouge saillant de vert sur les plats. Page de faux-titre, permis d'être imprimé avec notes en portugais au stylo bleu sur la partie inférieure de la page, table des matières en début d'ouvrage. Petites taches d'encre aux pp. 1 et 2 qui ne gênent guère la lecture. Complet de ses suppléments : "Précautions pour conserver la santé en passant dans le Brésil ou autres climats du Tropique" ; "Monnaies du Brésil" ; "Frais de port au Brésil" ; "Table des latitudes et des longitudes" ; Notes, dont celles du chevalier Navarro d'Andrade, de la p. 286 à la p. 299, rajoutées spécialement à la traduction ; et le Traité d'amitié anglo-portugais signé à Rio de Janeiro le 19 février 1810, lui aussi non présent dans la version de 1809 en anglais. Ouvrage fourni avec un boîtier protecteur. Rodrigues, p. 275, nº 1156 ; Borba de Moraes, I, pp. 315 et 375. Comme Borba de Moraes le remarque, cette traduction est plus complète que l'original de Londres. Ce livre est intéressant car il s'agit du tout premier livre rédigé par un non-portugais ayant visité le Brésil. Cependant, il est aussi bien plus que cela : il incarne un défi, à l'extrême périphérie de l'Europe, contre le blocus continental de Napoléon. Le voyage d'Andrew Grant, la rédaction et la publication du livre ont tous eu lieu alors que l'Angleterre était en guerre contre la France napoléonienne et retranchée par-delà les mers. Le livre est publié en français en Russie, qui refuse de se plier au blocus continental, un an avant l'arrivée de la Grande Armée. Ainsi, tant l'auteur que les personnages "secondaires" apparaissant dans le livre - le censeur Jacincoff, le traducteur, le chevalier Navarro d'Andrade auteur de notes, les signataires du traité anglo-portugais, et les membres non nommés du réseau d'échange ayant permis l'envoi du livre de Grant en Russie - semblent défier le Premier Empire en utilisant la lingua franca de la France malgré elle.
1881505Paris, Guillaumin et cie, 1881. Seule et unique édition. Plaquette in-8, 14 x 22 cm pour 92 pp. Reliure postérieure demi-chagrin tabac, dos à trois nerfs, nom d'auteur, titre et année en caractères dorés sur la reliure, plats marbrés chocolat, tranchefile. Couverture préservée, en partie coupée et montée sur un papier plus récent. Publié quelques années avant l'abolition définitive de l'esclavage au Brésil, ce document est le fruit d'un débat entre deux personnalités de l'époque : Louis Couty, professeur polytechnicien en poste à Rio de Janeiro, et Victor Schœlcher, sénateur anti-esclavagiste. Le second s'étant montré particulièrement virulent contre un empire brésilien à qui il reprochait d'avoir encore des esclaves sur ses terres, Couty, connaisseur et ami du Brésil, tient à défendre les efforts du gouvernement brésilien pour l'abolition. En creux, il dessine l'une des premières sociologies en français du pays. La défense de Couty est suivie d'une lettre de Victor Schœlcher. Un document rare et qui marque un jalon en termes d'histoire brésilienne vue de France.
1860483Un volume relié in-12 de 132 x 202 mm, 236 pp. Reliure demi-cuir PU blanc cassé à coins récente, parfaitement dans le style des reliures anciennes. Nom d'auteur et titre en doré, année en doré à la queue, charnières à la Bradel, plats marbrés verts en camaïeu multicolore, tranchefile, couverture originale non conservée. Mention à la plume barrée en haut de la page de titre. Avis de l'auteur en début d'ouvrage. Table des matières et page d'errata à la fin. Nombreuses statistiques en fin d'ouvrage. Le Voyage de Belmar fut publié à une époque où le Brésil n'était pas "à la mode" et peinait à attirer attention, capitaux et travailleurs, comme ce sera le cas dans les années 1890 et 1900. Un témoignage de grand intérêt sur l'Empire brésilien, enrichi de nombreuses statistiques.
1954JC3562Éditions Plon, "Roman", traduit du brésilien, l'un des 30 exemplaires sur papier d'Alfa, seul grand papier (n°11), 1 volume broché de format 19,5 x 12,5 cm, couverture composée par Henri Matisse, 257 pages, 1 photographie de l'Auteure est insérée, petits plis en couverture, bon état. Frais de port offerts en lettre suivie pour la France.
20210449Santos, Editora Brasileira de Arte e Cultura, 2021. Livre trilingue avec texte en anglais, portugais et français. Première édition. Livre quasi carré oblong de 22,5 x 23 cm pour 252 pp. Photos d'un Brésil en pleine transformation, des années 1950 où Rio de Janeiro était encore la capitale à la fin de la construction de Brasília, capitale conçue par le légendaire Oscar Niemeyer. Avant-propos de Sandra Gonczarowska Mussi et d'Andrey Rosenthal Schlee. "À travers ses photos, Jankiel Gonczarowska nous offre des fragments d'une réalité organisée et reflétée dans son art à partir d'une vision personnelle saisissante à propos de laquelle il confirme, selon ses propres termes, que pour être un bon photographe il faut se consacrer au métier, entrer en contact avec les gens avant de les photographier et parcourir le monde... Mon but en créant ce livre était de faire découvrir à tous ce voyage humain marqué par l'optimisme et l'histoire d'un Brésil meilleur, à une époque où la différence entre les classes était frappante, mais où chaque classe avait cependant sa beauté." (Préface) L'auteur a pu fréquenter Niemeyer, le président Juscelino Kubitschek et plusieurs lieux de Brasília alors fermés au public, comme le palais d'Alvorada. Les photos passent d'un coup du noir et blanc à la couleur au cours des années 1960. Un album remarquable, rare en Occident. **************************************** Santos, Editora Brasileira de Arte e Cultura, 2021. Trilingual book with text in English, Portuguese and French. First edition. An almost square oblong book of 22.5 x 23 cm for 252 pp. Photos of Brazil during a time of thorough transformation, from the 1950s when Rio de Janeiro was still the capital to the end of the construction of Brasília, capital designed by legendary architect Oscar Niemeyer. Forewords by Sandra Gonczarowska Mussi and Andrey Rosenthal Schlee. "Through his photographs, Jankiel Gonczarowska offers us fragments of a reality organized and reflected in his art from a striking personal vision about which he confirms, in his own words, that to be a good photographer you have to dedicate yourself to the profession, get in touch with people before photographing them and travel the world... My goal in creating this book was to make everyone discover this human journey marked by optimism and the history of a better Brazil, at a time when the difference between classes was striking, but each class had its beauty." (Preface) The author had the opportunity to rub shoulders to Niemeyer, President Juscelino Kubitschek and visit several places in Brasília then closed to the public, such as the Alvorada Palace. The photos suddenly change from black and white to color during the 1960s. A remarkable album, rare above the Equator.
19600189Rio de Janeiro, Oficinas de Sedegra Sociedade Editora e Gráfica, 1960. 250 x 175 mm, 260 pp. Première et unique édition. D'abord broché, a bénéficié d'un beau travail de reliure en cuir écologique marron glacé et noir avec dos orné et fileté en doré. Envoi AUTOGRAPHE de l'auteur "à Madame Ribeiro Couto, à Ruy et aux brésiliens de Paris, un souvenir affectueux de votre vieil ami franco-brésilien Georges Raeders, nov. 1961" sur la page de faux-titre. Quelques rousseurs aux toutes premières et dernières pages, intérieur frais. Ce livre est un (très) long répertoire des publications en français consacrées au Brésil. En le feuilletant, on se rend compte que le pays de Rio de Janeiro passionne les francophones depuis littéralement plusieurs siècles ! Né à Saint-Nazaire en 1896, George Raeders est arrivé au Brésil tout jeune. Diplômé de l'Université catholique pontificale (PUC) de São Paulo, sa maîtrise de la langue française lui a permis de garder des liens vivaces avec son pays natal et d'éplucher la longue bibliographie des livres/articles/publications en français consacrées au Brésil, bibliographie hélas peu à peu oubliée au profit de l'anglais. Son travail de documentaliste a débouché sur cette Bibliographie franco-brésilienne (1551-1957), qui a été couronnée d'un Prix de la langue française en 1962 par l'Académie française.
1949144569Nagel Nagel 1949, In-12 broché, 289 pages non coupées. Traduit du brésilien par Noel A. François. Edition originale de la traduction française, un des 100 exemplaires sur vergé américain, seul grand papier, N°76. Bel état, rare dans cette condition.
1949144821Nagel Nagel 1949, In-12 broché, 289 pages non coupées. Traduit du brésilien par Noel A. François. Edition originale, un des 100 exemplaires sur vergé américain, seul grand papier, N°15. Bel état, rare dans cette condition.
1971564Colloque international du Centre national de la recherche scientifique, Paris, 11-15 octobre 1971. CNRS éditions. Un grand in-4 de 22 x 28 cm, relié à la Bradel, plein cartonnage éditeur, couverture verte avec l'un des tableaux du livre en motif blanc, titre et éditeur en noir, titre en vert sur blanc au dos. 489 pp. Articles et contributions, en français et portugais, sur l'histoire du Brésil. Illustré de nombreux graphiques et tableaux. Contributeurs : Pierre Monbeig, Frédéric Mauro, Jean Roche, Jean Meyer, Maria Pereira de Queiroz, Celso Furtado, Ernest Labrousse, Roger Bastide, Maria Sylvia Carvalho Franco, etc. "Ce sont là les actes d'un colloque organisé sous l'égide de l'Institut des hautes études d'Amérique latine. Un thème pionnier a été retenu : l'histoire quantitative, appliquée à un seul pays : le Brésil. Une trentaine d'historiens, mais également d'économistes et de géographes, ont donc apporté leurs conclusions les plus récentes ; des lacunes sont apparues et, partant, les points sur lesquels la recherche devra se porter." (Anne Pérotin, Revue de l'histoire d'outre-mer, 1974, 222, pp.176-178)
81999aafBrasilia, 1979, pt. in-8vo, 26 p., ill. avec qqs. bois, avec dédicace signé en 1979 de l’auteur, brochure originale illustrée.
1948144577Emile Paul Emile Paul, 1948. In-12 broché, 272 pages non coupées. Traduit du brésilien par R. Chadebec de Lavalade, précédé d'une étude sur Machado de Assis par André Maurois. Un des 50 exemplaires sur alfa johannot, seuls grands-papiers, celui-ci n°47. Edition originale. Très légers frottements en dos sans aucune gravité, corps de l'ouvrage en très bel état.
21524Paris, Gallimard, 1952. In-8, 251 pp., broché, couverture originale (minuscules déchirures à la couverture, papier jauni).
1958QZI-20Paris, Pierre Seghers, 1958. Première édition, signée par son auteur. Bilingue français-portugais. Plaquette in-12 de 13 x 19 cm pour 123 (2) pp. Relié avec jaquette à rabats et bandeau. Dessin de sablier beige sur turquoise-vert clair typique de l'éditeur aux plats, ex-libris au premier contreplat. Généreuse dédicace à l'encre bleu de Ribeiro Couto en page de faux-titre à un ami "maître des arts magiques". Il s'agit d'une anthologie de poèmes de Ribeiro Couto, traduits en français, l'original faisant face à la traduction. Diplomate, membre de l'Académie des lettres brésiliennes, Rui Esteves Ribeiro de Almeida Couto (1898-1963) fut l'auteur de nombreux poèmes et romans, notamment des Jeux de l'apprenti animalier (1955) dont nous proposons l'exemplaire le plus accessible du marché envoyé directement du Brésil. "Dans ce village où il me faut vivre La nuit est paisible, oh, tellement paisible ! On n'entend pas de voix, et les feux sont rares. En vérité, j'appris à connaître la nuit Dans ce village où je vis à présent. Autour de moi tout est calme et douceur, En moi aussi tout est calme et douceur Au long de la nuit."
19980402Paris, L'Ambassade de France à Kuala Lumpur, 1998. Seule et unique édition. Bilingue français et anglais. Signé par Sergio Telles en portugais sur la page de garde. In-8 quasi carré de 23,8 x 22 cm, 49 pp. avec 40 illustrations couleur. Relié avec jaquette. Rabats exceptionnellement grands avec un mot d'Édouard Braine en français à l'avant et en anglais à l'arrière. Envoi autographe de Telles à Rio de Janeiro sur la garde blanche, en revers de la page de titre. Nombreuses peintures de l'auteur, la plupart à Paris, commentées par E. Braide, avec un mot de Pierre Seghers et quelques peintures réalisées en Malaisie à la fin. Né en 1936 au Brésil, Sergio Telles apprend la peinture dès l'âge de 9 ans, au zoo de Rio de Janeiro, dans un atelier en plein air. Après un court passage à l'école des beaux-arts, puis il intègre le lycée militaire avant de faire des études de droit. Il travailla dans les ateliers de Rodolfo Chambellant et Marie Nivouliès, entre autres, avant de réussir un concours qui le fera entrer au Ministère des Affaires Étrangères et, par là, dans la diplomatie. "Il peint surtout des huiles. Du figuratif et de l'abstrait. Des scènes de rues, sa principale source d'inspiration." (L'Orient-Le Jour, 1999) ************************************** Paris, The French Embassy at Kuala Lumpur, 1998. First and only edition. Text in French and English. Signed by Sergio Telles in Portuguese on the flyleaf. An almost square octavo book of 23.8 x 22 cm, 49 pp. with 40 color illustrations. Bound with dust jacket. Exceptionally large flaps with a word from Édouard Braine in French on the front and in English on the back. Autograph dedication from Telles at Rio de Janeiro on the white flyleaf, facing the title page. Many paintings by the author, mostly in Paris, commented by E. Braide with a word by editor Pierre Seghers and some paintings done in Malaysia at the end. Born in 1936 in Brazil, Sergio Telles learned painting from the age of 9, at the Rio de Janeiro zoo, in an open-air studio. After a short stint at the school of fine arts, he then joined the military high school before studying law. He worked in the studios of Rodolfo Chambellant and Marie Nivouliès, among others, before passing a competitive exam that would allow him to enter the Ministry of Foreign Affairs and, through it, into diplomacy. "He mainly painted oils. Figurative and abstract. Street scenes, his main source of inspiration." (L'Orient-Le Jour, 1999)
1928504Namur, imprimerie Picard-Kaisin (auto-édité), 1928. L'un des 500 sur vergé de Vidalon, celui-ci le nº 216. Non signé par l'auteur en dépit de la mention "tous les exemplaires portent ma signature". Un volume broché, quasi carré, de 14 x 18 cm pour 61 pp. Couverture en papier cartonné à motif de lignes imbriquées et de petits carrés oranges. Blason en transparence à la garde blanche, mention "Vidalon" en lettres gothiques également visible en transparence à la page de faux-titre. Poèmes : Entretien avec l'Homme de Bon Sens ; La Prière pour le Bienaimé ; Mon Âge ; Illusion ; Chut ! ; Le Rocher ; Les Chimères ; Snobisme ; Afrique ; Requiem ; Noël ! ; Monsieur l'Obèse ; L'Usine Électrique ; La Locomotive ; Divergence. Francophile convaincu, poète et professeur de français, le Brésilien Edgard Liger-Belair a été lauréat de l'Académie française à deux reprises. Son recueil de poèmes Les iris noirs (1925) a reçu le prix Archon-Despérouses et son essai Comment la Fontaine est devenu fabuliste (1953) le prix Émile Faguet. Recueil au ton léger, Les Diabolesques célèbre pêle-mêle la technique conquérante du chemin de fer ou de l'électricité scintillante, le continent africain, tout en faisant preuve d'une ironie cocasse sur les obèses pleins d'esprit, une femme qui ne voit chez un homme qu'une liste de cases à cocher ou l'absurdité de mots dépourvus de sens dans un salon mondain.
19110251Paris, Garnier Frères, 1911. In-8 de 230 x 160 mm, xxiii + 249 pp. Édition originale. Reliure récente demi-cuir glacé noir, dos à 5 nerfs avec fleurs de lys dorées en fleurons, titre et nom d'auteur en doré. Signature à la plume sur la page de titre, préface d'Ernest Martinenche, avant-propos de José Verissimo. Sommaire en début d'ouvrage. Tampon "Ce volume ne peut pas être retiré" à la page de titre, tampon et annotation au stylo au bas de la page en revers de celle-ci, tampon bleuté discret du musée de la Marine de Rio de Janeiro au début du premier chapitre. "Comment s'est formée la nationalité brésilienne ? Par quelles étapes a passé ce pays, ou plutôt ce continent dans lequel l'Europe moins la Russie pourrait tenir à l'aise ? On verra dans ce livre les difficultés presque insurmontables qu'imposaient au Brésil son climat et son étendue, et les conditions mêmes de son développement. Avoir réussi à résoudre par l'assimilation et non par la destruction le problème des races, et à maintenir une unité morale dans la diversité des provinces fédérées... il y a dans cette évolution, si rapide malgré son apparente lenteur, et si sagement progressive, de quoi permettre et justifier tous les espoirs." (Préface, p. x) Ce livre est issu d'une série de conférences prononcées en français par Manuel de Oliveira Lima (1867-1928) du 15 mars au 6 mai 1911 à l'amphithéâtre Turgot (futur Paris I !) pour inaugurer la chaire des études brésiliennes. Francophile autant que bibliophile, cet historien brésilien a participé à la fondation de l'Académie brésilienne des lettres et créé l'une des plus importantes collections de livres privées du pays. À sa mort, il léguera à l'Université catholique de Washington "pas moins de 58 000 ouvrages, la correspondance de son fondateur avec quantité d'intellectuels, plus de 400 tableaux et d'innombrables albums contenant des coupures de presse" (Wikipédia).
19210438Porto Alegre et Ouro Preto, Livraria Globo / Editora Mineira, 1921. Édition originale. Ensemble de poésies francophones et francophiles d'un juriste et poète brésilien. Plaquette in-8, 213 x 142 mm, 62 pp. Relié demi-tissu marron à coins, charnières à la Bradel, plats lie-de-vin. Dos muet. Couverture originale conservée avec un dessin représentant deux cygnes formant une lyre au milieu d'un grand soleil, surplombé du nom d'auteur en arrondi et du titre empiétant sur les rayons supérieurs du soleil, le tout encadrés d'un filet à arrondis et à motifs floraux, dans un mélange curieux d'esthétique art nouveau et de sobriété art déco. Page de titre avec mention de première édition et apostille de l'éditeur Globo. Envoi du fils de l'auteur, Alphonsus Filho, au contreplat de la page de titre. Longue dédicace à la plume bleue datée de 1962. Bandeaux, texte introductif en caractères gothiques. Premier sonnet dédicacé à Verlaine. De son vrai nom Afonso Henrique de Costa Guimarães (1870-1921), Guimaraens fut professeur de droit, procureur et juge. Hors sa carrière de juriste, ce francophile convaincu était aussi féru de poésie et se fit remarquer comme poète à la fois néo-romantique et symboliste. Il traduisit des vers de Mallarmé en portugais. La mort le faucha à cinquante ans pile, alors que ce livre était déjà chez l'éditeur, ce qui conduisit à une publication posthume. Son fils en a signé plusieurs exemplaires, dont celui-ci. En 1970, Carlos Drummond de Andrade rendit hommage à l’œuvre de Guimaraens pour le centenaire de sa naissance. Pauvre lyre a bénéficié plus récemment (2006) d'une réédition chez l'éditeur Cordes sur Ciel. Rousseurs en couverture, faibles rousseurs aux premières pages, à part ça intérieur frais.
16592" Les grands romans étrangers " / Les éditions Nagel (1951) - In-8 broché de 416 pages - Traduit du brésilien par Violante Do Canto - Exemplaire en excellent état
16591" Les grands romans étrangers " / Les éditions Nagel (1949) - In-12 broché de 292 pages - Traduit du brésilien par Noël-A. François - Exemplaire en excellent état
19120272São Paulo, auto-édité (imprimé chez Crété à Corbeil), 1912. Un in-8 de 224 x 145 mm pour 223 pp. Édition originale. Précédé d'une préface de Manuel de Oliveira Lima, de l'Académie brésilienne des lettres. Relié demi-chagrin lie-de-vin, dos à nerfs, nom d'auteur et titre en doré, fleurons, soulignement doré en coiffe et en queue. Plats marbrés, gardes colorées à motif rosé. Tranchefile. Ce volume traduit en français des poèmes choisis du Brésil des XVIIIe et XIXe siècle : Alvarenga Peixoto, Gonçalves Dias, Laurindo Rabello, Bruno Seabra, Machado de Assis, Castro Alves, Wenceslão de Queiroz, Olavo Bilac, Coelho Netto et bien d'autres. "Français partant du Roussillon, M. H. Pujol reçut dès l'enfance l'influence d'une poésie incomparable, celle des paysages sauvages et admirables de cette région fertile en contrastes pittoresques. Les études d'humanités... donnèrent à cette suggestion inconsciente la patine classique, mais le Brésil, où M. H. Pujol alla faire visite à un frère qui y était domicilié, et où il resta lui-même définitivement, rétablit dans sa vigueur première cette influence de la nature qui est si puissante sous les tropiques... C'est un homme sage et heureux qui a prêté le vêtement merveilleux de la langue française aux mièvreries de nos pseudo-classiques, aux transports de la sensibilité de nos romantiques et aux ravissements de beauté de nos parnassiens." (Préface) Rarissime et jamais réédité. Une pièce de choix pour quiconque s'intéresse à la littérature brésilienne.
1938507Rio de Janeiro, Imprensa Nacional, 1938. Seule et unique édition de cette plaquette rédigée pour commémorer le centenaire de l'IHGB, créé en 1838 sous l'Empire du Brésil, période régence. In-8 de 17 x 24,5 cm pour 48 pp. Reliure moderne plein tissu, charnières à rabats, nom d'auteur, titre et date écrits de bas en haut en doré sur le dos. Étiquette qui semble d'école en revers de la page de faux-titre, marque d'appartenance à la plume à la page de titre. Page de titre légèrement abîmée, sans perte. Nombreux portraits de grandes figures brésiliennes en noir et blanc en hors-texte : Getúlio Vargas, alors président, l'empereur Dom Pedro II, le marquis d'Olinda régent du Brésil lors de la minorité de l'empereur, etc. L’Institut historique et géographique brésilien (en portugais Instituto Histórico e Geográfico Brasileiro, IHGB) est la plus ancienne et traditionnelle entité d'appui à la recherche et de préservation de l'histoire et de la géographie, de la culture et de la science sociale du Brésil. Max Fleiuss (1868-1943) fut historien, mémorialiste et secrétaire perpétuel de l'IHGB.
19380310Rio de Janeiro, F. Briguiet & Cie, 1938. 180 x 130 mm, 140 p. Relié plein cuir bleu roi avec un dos à 4 nerfs à pointillés dorés, titre et nom d'auteur en dorés, filets dorés aux nerfs, à la coiffe et à la queue, plats encadrés par des filets dorés à motifs. Garde colorée à motif vert. Frises de style art déco, lettrines et culs de lampe rouges. Préfacé par George Duhamel de l'Académie française. Exemplaire dédicacé par l'auteur à un "illustre ami", le médecin urgentiste carioca Paulo César de Andrade (Diario da Noite, 1945, ed. 03875), dont une rue de Rio de Janeiro porte toujours le nom. Trois rhapsodies : 1) Le chant des eaux, "rhapsodie bucolique", 2) Le roman du vieux tronc, "rhapsodie platonique", et 3) La voix du minaret, "rhapsodie tragique". Membre de l'Académie brésilienne des Lettres et père d'un autre académicien, Rodrigo Octavio (1866-1944) fut un écrivain brésilien francophile et francophone. Son livre Rhapsodies, qu'il signera volontiers à de nombreux amis, remportera un succès d'estime en France. "J'aime ces petits tableaux", écrit George Duhamel dans la préface de l'ouvrage, "aux proportions mesurées, j'aime cette voix égale et fraternelle qui nous arrive, portée par les brises, de l'autre face du monde et qui, pourtant, nous entretient de nous-mêmes, de ce que nous aimons, de ce que nous voulons sauver dans le désordre des temps... Par un tel ouvrage, vous nous prouvez que notre civilisation est impérissable, qu'elle a refait de belles et fortes racines dans un sol nouveau, que l'esprit classique a trouvé ses refuges, ses nouveaux temples, ses nouveaux prêtres et que le flambeau, dès maintenant, est remis à des mains vigilantes."
16593Stock (1971) - In-8 broché de 448 pages - Première édition française de la traduction - Couverture jaune - Traduit du brésilien par Georges Boisvert - Glossaire - Exemplaire en excellent état
16594Stock (1971) - In-8 broché de 130 pages - Première édition française de la traduction - Couverture illustrée d'un dessin en couleurs de Floriano Peixeira - Traduit du brésilien par Georges Boisvert - Préface de Roger Bastide - Exemplaire en excellent état