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feuillet libre non rogné, (qq. rousseurs)
feuillet libre non rogné, (papier lég. insolé sur les bords de pages)
feuillets libres non rognés, (traces d’humidité, qq. accrocs aux coupes)
feuillet libre non rogné, (rares rousseurs, mouillures claires en marge)
In-8, broché, protégé sous couverture de papier moderne, 9 p. Edition originale. Préparation des Etats généraux du Dauphiné qui se réunirent à Roman, à partir du 5 septembre 1788 sous la présidence du comte Pierre-François, comte de Morges assisté de Joseph Mounier. (Magnien, 'Bibliographie historique du Dauphiné', I, n°210). Exemplaire à l'état de neuf, imprimé sur papier fort, en cahier, entièrement non rogné.
In-4, broché, sans couverture, 30, (1) f. blanc, bandeau gravé. Edition originale de cette requête adressée au roi, pour donner suite aux délibérations de la ville de Montdidier. Suivant l'exemple du Dauphiné, la Picardie divisée en trois bailliages (Montdidier, Péronne et Roye) souhaite remplacer l'assemblée des pays d'Etats par des Etats Provinciaux. "L'établissement d'Etats provinciaux, dont la composition plus sage et plus égale que celle des Pays d'Etat (...) en un mot d'Etats provinciaux semblables à ceux que la bonté du roi vient d'établir en Dauphiné en conservant toute la gradation établie dans l'organisation des administrations provinciales" (p. 13). Cette délibération fut prise à la suite d'un discours de Cousin de Beaumesnil, procureur du roi à la ville, discours qui occupe 23 pages. En fin, liste exhaustive de tous les députés par profession et par corporation. (Cf. Victor de Beauvillé, ‘Histoire de la ville de Montdidier’, III, p. 330). (Conlon, 'Siècle des Lumières', 89:3933. Labarre, VI, 280. Macqueron, II, p. 191, n°8169). Très bon exemplaire.
In-8, broché, couverture de papier moderne, (2), 49 p., auréoles claires au titre. Edition originale. Louis Fontanes était membre de l'Institut national et professeur aux écoles centrales du département de la Seine. Mathématicien de renom, Antoine Deparcieux (1753-1799) était professeur à l'Ecole Centrale du Panthéon et au lycée Républicain. Liste et discours des professeurs et procès verbal de la rentrée dans les deux Ecoles Centrales. Bon exemplaire.
français In-8 de 251 pp.; broché de l'éditeur. Présentés par Michel Vovelle.
Messidor 1988, In-8 broché, 251 pages. Bon état
Paris Champion 1930, grand et très fort In-8 broché, 650 pages. Couverture un peu défraichie, intérieur en très bon état
A Tarbes, chez Jacques Roquemaure, 1790. Petit In-8 broché sous couverture d'attente, 126 pages + errata. Edition originale de cet éloge prononcé par l'Abbé TORNE, né à Tarbes, qui prononcera l'oraison funèbre de Louis XV, Aumonier du Roi Stanislas de Pologne, Evêque constitutionnel du Cher, Député du même département, élu à la Convention Nationale. De retour dans sa ville natale, il finira dans l'oubli, ami de Barère, sa famille l'ayant rejété pour ses prises de position. Entre temps, il aura quitté la religion et se sera marié. Les bords des pages sont abimés et noircis, néanmoins l'ouvrage étant à grandes marges, il n'y a pas de perte de texte. Ce très rare document mériterait la reliure.
In-8, broché, couverture papier moderne, tranches marbrées, 42 p., rousseurs. Édition originale. Poète et auteur dramatique, Alexandre Soumet fut bibliothécaire des palais de Saint-Cloud et de Rambouillet, sous la Restauration, puis de Compiègne sous Louis-Philippe. Élu en 1824 à l'Académie Française, il avait fait partie du Cénacle de Victor Hugo. Rare: un unique exemplaire au CCFr: celui de la BnF. Manque à WorldCat.
Rennes Caillére 1884, plaquette In-8 de 23 pages.
In-8, broché, 36 p. Edition originale publiée anonymement par Barnave, alors jeune avocat. Dans le contexte de la fronde parlementaire, l'auteur se livre à une violente charge contre les "édits de mai" qui visaient à annuler les pouvoirs des parlements et alourdir la fiscalité. Il y sonne le ralliement, autour des Parlements, de toutes les classes de la société "en attendant les Etats généraux". "De Grenoble, ce pamphlet se répandit dans toute la France, il y propagea les mêmes idées d'indépendance et de liberté qui avaient déjà fait tant de progrès en Dauphiné, et qui ne devait pas tarder à y produire de graves événements" (Barnave, 'Œuvres', I, p. 22-23). De fait quelques semaines plus tard, le 7 juin 1788, éclatait à Grenoble une émeute connue sous le nom de "journée des Tuiles" au cours de laquelle les insurgés grenoblois affrontèrent violemment la troupe. Prélude à la Révolution, cette première insurrection contre l'autorité royale, provoquera la réunion des états généraux du Dauphiné et conduira Brienne à organiser les Etats généraux à Versailles moins de dix mois plus tard. Auréolé de la jeune gloire acquise lors de ces événements, Barnave sera élu maire de Grenoble et deviendra président de l'Assemblée constituante. (Martin & Walter, 1742. Maignien, 'Bibliographie du Dauphiné pendant la Rév. Française', n°70, VII. Rochas, 'Biographie du Dauphiné', I, p. 75-76). Bel exemplaire, très frais, entièrement non rogné, imprimé sur beau papier, tel que paru.
In-8 (195 x 124 mm), demi-basane fauve de l'époque, dos lisse orné de fleurons, filets et roulettes dorés, titre doré, tranches mouchetées, viij, 389 p. (faux-titre et titre inclus). Edition originale posthume de premier tirage, sans mention d’édition, publiée par Pierre Daunou et Sophie de Condorcet. "Jamais ce qu’il est convenu d’appeler les illusions du progrès n’a été exposé avec autant d’éloquence. Condorcet, à la veille de mourir par la faute de cette Révolution qu’il a préparée et servie, persiste et signe. Son testament est aussi celui des Lumières. Cette tentative d’embrasser d’un seul regard l’histoire de l’humanité pour y reconnaître les manifestations de la perfectibilité de l’esprit humain s’achève sur une extraordinaire évocation de l’avenir de l’humanité, où l’enthousiasme du philosophe s’unit à la sobriété du savant" (Alain Pons, GF, 1988). "La forme sous laquelle la pensée occidentale a assimilé l'idée que le XVIIIe siècle se faisait du progrès. Ceux qui vinrent après n'eurent d'autres alternatives que de reconnaître leur allégeance ou d'affirmer leur hostilité" (Frank Manuel, "Prophets of Paris", cité par Baker, 'Condorcet', p. 449). ('En Français dans le texte', 196. Martin & Walter, 8083. PMM, 246). Précédé de: LEQUINIO (Joseph-Marie). Les Préjugés détruits. Paris, Cercle social, 1793. (8), 367 p. Déchirure sans manque au faux-titre et travail de ver pp. 350-367. Exemplaire signé. Quelques rousseurs. Dos légèrement frotté. Un petit défaut de papier sans perte (p. 11). Très bon exemplaire, bien relié à l'époque.
In-8 (205 x 127 mm), demi-veau havane de l'époque, dos lisse orné de larges résilles dorées et de caissons garnis d'un fer spécial au centre, filets et roulettes dorées, pièce de titre de maroquin bordeaux, vi, (2) p. d'errata, 693 p. Edition originale du premier livre de Chateaubriand, d'une grande rareté. Maurice Chalvet, dans son étude de 1963, avait recensé 25 exemplaires dont 7 de la première émission à laquelle cet exemplaire appartient. Composé à Londres en 1793, et achevé dans le Suffolk, 'l'Essai sur la révolution' a été imprimé en 1796 et publié l'année suivante. L'ouvrage, reçu dans l'indifférence, se solda par un échec commercial. "En dédiant son livre à tous les partis, Chateaubriand pouvait être assuré de déplaire à tous, chacun prenant pour une injure ou une trahison ce qui pouvait être favorable aux autres" (Ghislain de Diesbach, 'Chateaubriand', p. 111). Dans cet ouvrage composé sous l'influence des philosophes du XVIIIe siècle, Chateaubriand reprend les arguments de la pensée rationaliste contre la foi chrétienne, mais rejette l'idée de progrès et construit son modèle politique en postulant que l'histoire se répète. Le passé offre ainsi un réservoir de modèles qui peuvent permettre de rendre le présent intelligible. S'il rejette l'Ancien Régime qui s'est suicidé, il dénonce les horreurs de la Révolution dans sa phase radicale et les effets pervers, selon lui, des Lumières. "C'est en vain que nous prétendons être politiquement libres", "nous voyons à quel point l'esprit systématique peut nuire aux hommes" (p. 574). "L'Essai, écrira-t-il dans les 'Mémoires d'outre-tombe' offre le compendium de mon existence, comme poète, moraliste, publiciste et politique". ('Des livres rares depuis l'invention de l'imprimerie', BnF, 1998, n° 200) Selon Maurice Chalvet, qui cite ce volume ("Les exemplaires connus de l'édition princeps de l'Essai sur les Révolutions", in 'Le Livre et l'Estampe', n° 36/1963, p. 10-11, exemplaire n°6): "il présente la particularité d’offrir des notes marginales contemporaines émanant d’un républicain déiste (...). Nous n’avons pu en identifier l’auteur". Manque un tableau (p. 338-339) sur deux. Celui page 512-513 est bien présent. Quelques taches, piqûres et auréoles. Quelques accrocs de papier sans atteinte. Le dernier feuillet est renforcé par un onglet au fond. Petite galerie de ver au fond des p. 681-684. Les notes et commentaires contemporains dans les marges sont préservés par des replis de feuillets. Bon exemplaire, bien relié à l'époque.
Réédition, complète en 2 volumes, du 1er ouvrage publié par François-René de CHATEAUBRIAND (1768-1848) en exil à Londres, en 1797 (Londres, J. Deboffe); avec mention d' "édition conforme à celle de 1797, avec les variantes de toutes les autres éditions, quelques morceaux non recueillis jusqu'à ce jour, et des notes inédites - Dédié à tous les partis"; avec avertissement de l'éditeur, discours que l'écrivain "devait prononcer à l'Académie française le jour de sa réception", en 1811, et préface de l'auteur de 1797; portrait de l'auteur en frontispice. Français
Broch?. 407 pages. Rousseurs. Dos tach?.
Genève, Megariotis vers 1975. In-8, pleine reliure éditeur, pièce de titre, Titre doré sur le plat, XIV + 407 pages Frontispice. Suivi de 2 fragments du recueil de monuments inédits de cette histoire. Bel exemplaire
Marvejols, A. Guerrier sans date, vers 1990. In-8 broché, 295 pages. Bon état
In-8, broché sous couture, couverture d'attente, 72 p., faux-titre et titre compris., exemplaire non rogné. Nouvelle édition de cet ouvrage, développement d'un projet que l'auteur avait soumis au Comité d'instruction publique, alors qu'il était employé de la Commission exécutive. Théorisant autour de l'universalité de la musique et de son utilisation pour atteindre les objectifs révolutionnaires de "régénération publique", l'auteur soumet un vaste projet visant à propager la musique et son enseignement, sous forme d'un maillage d'hommes et d'institutions répartis à travers tout le territoire national. "No author of the revolutionary decade understood this logic better than Jean-Baptiste Leclerc. He shared the view that music possessed the power to make all minds one in the nation - it produced 'simultaneous and unanimous affections among the masses – he wrotes'" (cf. longue analyse in James H. Johnson, 'Listening in Paris. A Cultural History', U. of California Press, 1995, p. 136 et passim). Né à Angers, Jean-Baptiste Leclerc (1756-1826) fut élu député à l’Assemblée constituante, puis à la Convention. Emprisonné sous la Terreur, il siégea au Conseil des Cinq-Cents. Il a joué un rôle décisif dans la création du Conservatoire National de musique en 1798 et fut l'un des principaux théoriciens des hymnes révolutionnaires. (Monglond, IV, 719. RISM, B. VI1, p. 490). WorldCat ne recense que 2 exemplaires de cette édition dans le monde (BnF et Nederland Muziek Instituut). Très bon exemplaire, très frais, entièrement non rogné, tel que paru.
In-8, broché (sans couverture), 27 p. Edition originale. Violente critique de la Société de Médecine de Paris, par un membre de la société qui choisit de garder l'anonymat. Issue de la Société royale de médecine dissoute sous la Révolution, la Société de médecine de Paris venait d'être fondé et réorganisée quelques mois avant cet écrit, le 2 Germinal An IV (22 mars 1796). L'ouvrage est cité par Foucault dans "Naissance de la Clinique" (p. 208). (Tourneux, n°18014). Accroc de papier au dernier feuillet, sans perte.
In-8, broché, couverture de papier marbré, tranches marbrées, 31 p. Edition à la date de l'originale comportant, page 20, la liste des principaux membres du clergé, de la noblesse et du Tiers-Etat du Dauphiné, dont Le Franc de Pompignan ("l'archevêque de Vienne"), Mounier, le comte de Virieu, le comte de Morges, Barnave, Chabroud, etc. (Maignien, 'Bibliographie du Dauphiné pendant la Rév. Française', n°464).