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179920101Paris, chez Deroy et chez Moret, an VII (1799) ; 2 tomes reliés en un volume in-12 (164 mm), demi-veau à petits coins, faux nerfs et titre dorés ; [2] de titre blanc en réserve dans un ovale rouge et reste du texte en rouge encadré, IV, XXXXVIII, 223, [1 bl.] ; [2] de titre du tome II, 249, [1 bl.], VI pp., frontispice gravé représentant la lecture de la sentence de mort, au tribunal, au grand désespoir des prévenus.
440538Pierre-Guillaume Simon Paris 1757 4 volumes in-12 ( 175 X 100 mm ) de LXXIV-283 528 451 et 552 pages, veau fauve marbré, dos à nerfs orné de caissons et fleurons dorés, tranches brique ( Reliures de l'époque ). Pièces du procès du régicide DAMIENS, coupable d'un attentat contre LOUIS XV, publiées l'année même de l'attentat et de l'exécution. Usures aux coiffes et aux coins, épidermures, bon exemplaire, solide.
3 parties reliées en 2 volumes in-8, demi-veau havane de l’époque, dos à 4 faux-nerfs plats ornés d’un jeu de filets dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin bleu, tranches marbrées (petits accrocs aux coif. sup.), xii, cxv (pour "Pétition aux chambres"), 337 p., (1) f. de table, 5 plans et 2 tableaux dépliants et xv, 448 p., 3 plans dépliants et (6), cxv, 44 p. Ensemble bien complet des trois parties reliées en 2 volumes. La troisième partie est formée par la Conclusion générale. L’un des ouvrages fondateurs de la réforme pénitentiaire en France. Membre de la "Société Royale pour l amélioration des prisons", devenu inspecteur général des prisons, Charles Lucas s’appuie sur son expérience et ses voyages d’études en Europe et aux Etats-Unis pour proposer une réforme dont l’objectif principal est la moralisation et l’amendement des détenus. Il envisage un système progressif, jusqu’à une libération aidée par des sociétés de patronage, système qui implique une individualisation de la peine. Il se montre favorable à l’isolement cellulaire des détenus les moins aguerris afin d’éviter la corruption. C’est immédiatement à la suite de la parution de la première édition de cet ouvrage que fut mise en œuvre une réforme des prisons départementales en France (cf. J.-C. Vimont, Saint-Brieuc et Charles Lucas, Criminocorpus). Accident à une planche sans manque. Quelques rousseurs éparses. Très bon exemplaire, bien relié à l’époque. Une note manuscrite précise que l’ouvrage provient de la bibliothèque de l'auteur, Charles Lucas.
XXXI-286 pp Basane havane de l'époque, dos à nerfs et fleuronné, pièce de titre fauve 1766, 1766, in-8, XXXI-286 pp, Basane havane de l'époque, dos à nerfs et fleuronné, pièce de titre fauve, "One of the most influential books in the whole history of criminology" (PMM, 209). Édition originale française, procurée par l'abbé Morellet à la demande de son ami d'Alembert : donnée comme publiée à Lausanne, elle fut imprimée à Paris. Très attendue, elle fut vendue à partir de décembre 1765 en librairie et connut sept éditions en six mois, portant les adresses fictives de "Philadelphie" ou "Amsterdam". Morellet a travaillé à partir de l'édition italienne de Mars 1756 (Livourne), en prenant quelques libertés, notamment dans l'ordre des chapitres, ce dont il tente de s'expliquer dans sa préface. "Marqué par le libéralisme et la modération de Montesquieu (Esprit des lois, 1748) et le contractualisme de Rousseau, Beccaria rejette la pratique de l'excès de l'État pénal inscrit dans l'héritage inquisitorial" (Marc Renneville. "Cesare Beccaria : réception et héritage. Du temps des Lumières à aujourd'hui". Criminocorpus [en ligne]). Beccaria (1738-1794) appelle, entre autres, à la dépénalisation de l'homosexualité, met en avant les inégalités sociales qui peuvent conduire au vol, condamne la torture dans les interrogatoires, promeut la prison plutôt que les sévisses corporels et lance un appel en faveur de l'abolition de la peine de mort, alléguant notamment que "l'expérience de tous les siècles prouve que la crainte du dernier supplice n'a jamais arrêté les scélérats déterminés à porter le trouble dans la société". Son ouvrage, traduit dans toutes les langues européennes, souleva de vifs débats, auxquels participèrent notamment Voltaire et Diderot. Étiquette ex-libris ancienne de M. Blouet, avocat. Dorure de la pièce de titre ternie. Jean Pandolfi, "Beccaria traduit par Morellet". In : Dix-huitième Siècle, n°9, 1977. Le sain et le malsain. pp. 291-316 [En ligne]
181519530London: Printed for W. Clark and Sons Law Booksellers 1815. First edition of each title. Half-title rather clumsily bound into the first volume; a bit cracked along the gutter at the conclusion of the final pamphlet; cloth a bit sunned some light rubbing and wear and soiling; in very good condition. 3 vols in 1 8vo bound into ca. 1908 coarse library linen with leather spine labels and a paper shelfmark label viii 60; viii 251 2; 107 1 pages. In Mr. Donnellan's Case it surely will excite wonder that he from such circumstances was found Guilty. It was certainly the first and it is to be hoped it will be the last Case in which a person was convicted of having administered a poison which poison was never proved to have existed. In most of these Cases a person had been murdered.----Sir Theodosius Boughton was never proved to have been murdered; and he never would have been suspected to have died any other than a natural death or died from a mistake of the Apothecary had not Mr. Donnellan been married to his Sister." Three tracts on the nature of circumstantial evidence in capital crimes and by extension treating the consequence of executions of innocent individuals all taking as a starting point the case of John Donellan executed in 1781 for the supposed murder of his poxed and costive young brother-in-law Sir Theodosius Broughton who died after ingesting an apothecary's draught a not-unheard of consequence of Georgian medicine and whose estate on his death was to revert to Donellan's wife rather than to the deceased's mother--who herself seems to have provided much of the evidence that saw Donellan hanged. These also include accounts of a number of other cases of executions based on circumstantial evidence the whole reading as something of a jurisprudential Newgate Calendar. The second title here is annotated in early pencil with the section on the 1642 case of Thomas Harris which was much reprinted from this text in the 19th century here marked up with revisions for an unknown republication. An ex-library set with violet ink stamps and embossed stamps of the Association of the Bar Library of the City of New York with ink autograph shelfmark numbers to the verso of the first title page. Bound with the half-titles where called for. Printed for W. Clark and Sons, Law Booksellers, unknown books
12 livraisons réunies en un volume in-8 (188 x 125 mm), cartonnage raciné à la bradel, pièce de titre de maroquin rouge (rel. XIXe s.). Rare collection complète des douze livraisons, numérotées de I à XI, plus un supplément au IX. Chaque livraison en 32 pages, sauf la dernière en 27 pages et le supplément en 18 pages. Renferme la liste de 2807 condamnés à mort par le Tribunal révolutionnaire, avec nom, origine, âge, qualité et motifs de leur condamnation parfois collectivement par "affaire". A partir du dixième numéro, le rédacteur donne un résumé de chaque procédure. La XIe livraison est entièrement consacrée à l'affaire Carrier à Nantes avec le compte rendu des séances (Carrier, exécuté n°2788). La publication s'interrompt avec la suppression du Tribunal Révolutionnaire. On y trouve: "Louis XVI dit Capet", n°24; Charlotte Corday, 66; "Marie-Antoinette, dite Lorraine d'Autriche", 105; Brissot, 119; J.-S. Bailly, 165; "Hebert dit le père Duchesne", 505; Anacharsis Cloots, 513; Camille Desmoulins, 556; Danton, 561; Lavoisier, 902 (mal orthographié "Savoisier") en compagnie de son beau-père Jacques Paulze, 906 dans "l'affaire des Fermiers généraux"; "Elisabeth Capet soeur du roi", 911; Linguet, 1743; Maximilien Robespierre, 2638; Saint-Just, 2643; Robespierre jeune, 2654, etc., etc. Personnes de tous âges, de toutes conditions, de toutes professions à travers la France. On note (vi, p. 28-29) la condamnation et l'exécution de prisonniers de Bicêtre convaincus d'avoir projeté d'assassiner des représentants du peuple, "de leur arracher le coeur, les griller et les manger et faire mourir les plus patriotes dans un tonneau garni de pointes…". (Martin & Walter, n° 9065 : pour les 9 premières livraisons seulement. Tourneux, I, 3958). Document imprimé sur papier révolutionnaire de mauvaise qualité. Rousseurs, brunissures parfois soutenues et déchirures éparses sans atteinte au texte. Coiffes et une charnière frottées. Exemplaire provenant de la bibliothèque de Paul Lacombe (1848-1921) avec son ex-libris gravé. Bibliographe, bibliothécaire à la Bibliothèque nationale, il était un spécialiste de l'histoire de Paris.
38958In-8, plein veau fauve glacé, dos à 5 nerfs plats garnis de triples filets dorés, orné de caissons garnis dun médaillon (1 et 6), et dun fer spécial romantique (3 à 5), filets, résilles et roulettes en tête et pied, triple filets dencadrement dorés sur les plats, roulette sur les coupes, large dentelle intérieure, tranches dorées (reliure signée de Thouvenin), 208 p. Paris, P. Didot l'aîné, 1820.
Ensemble de 62 pièces reliées en 4 volumes in-8°, 3 de demi-chagrin vert, dos à nerfs et un de demi-maroquin vert, dos lisse orné d'un décor romantique doré (reliures de l’époque). Précieux recueil de 62 pièces (dont 15 en double), composé en partie de ses propres œuvres, constitué par Charles Lucas pour sa bibliothèque personnelle. Chaque volume est précédé d'un index de sa main. Charles Lucas (1803-1899) est l'homme "qui, sans conteste, pendant le XIXe siècle, a le mieux incarné les ambitions et les ambiguïtés de la réforme pénitentiaire (...) et a fondé la Science des prisons" (J.G. Petit). Il personnifia le libéralisme pénal de la Restauration, jetant les bases d'un système pénitentiaire qui récusait l'emprisonnement perpétuel. Guizot le nomma inspecteur des prisons dès le changement de régime, en 1830. Il demeura trente-cinq ans à ce poste. À partir de 1830, l'engouement pour l'amélioration du système pénitentiaire suscita des centaines d'ouvrages. Charles Lucas se constitua une très riche bibliothèque spécialisée, augmentée des nombreuses brochures que l'inspecteur général des prisons recevait. On trouve ici une importante réunion de 21 plaquettes traitant de la colonie agricole du Val d'Yèvre qu'il avait fondée, en 1841, pour recevoir des jeunes délinquants. Après avoir acheté 140 ha de marais au Val d’Yèvre près de Bourges, Charles Lucas soumit son projet au ministère de l’Intérieur qui ne le retint pas. En 1846, il décida de se lancer personnellement dans "l’aventure". La construction coûta 450.000 francs et l’Etat alloua 80 centimes par jour et par colon qui furent transférés de la prison de Fontevraud dès 1847 : 100 en 1850 puis 400 en 1860. En 1865, Charles Lucas devenu aveugle fut remplacé par son fils docteur en droit. En 1872, la colonie fut louée, puis acquise par l’Etat et "nationalisée". La loi de 1912 sur les tribunaux pour enfants entraîna une réduction progressive des effectifs jusqu’en 1924 pour le Val d’Yèvre ferma définitivement.
299403S.N. S.L. (Guyane) XXe siècle Très rare réplique en miniature de GUILLOTINE H: 60 cm - Long.: 31 cm - Larg.: 19 cm. Vraisemblablement du Bagne de Cayenne réalisée dans la première partie du XXe siècle en effet, certains détails représentés ici sont présents sur la guillotine de Cayenne et absents de la représentation d'autres "bois de justice". Fabrication très soignée en bois et métal très représentative du travail de certains forçats au bagne de Cayenne. Quelques vis et la corde ont été changés, objet très décoratif en bel état.