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- Blaisot, Paris 1862 - 1864, In-4 (22,5x30,5cm), 2 tomes en 2 volumes reliés. - Edition originale, illustrée de 50 magnifiques portraits gravés au burin par Ceroni en médaillon. Chaque portrait est accompagné d'une notice biographique d'environ 12 pages, rédigée par différents auteurs. Publication de luxe. Reliures en plein maroquin rouge d'époque signées Amand. Dos à nerfs finement et richement orné de roses et d'entrelacs. Titres et tomaisons dorés. Plats décorés à la Du Seuil avec encadrement central et triple filet d'encadrement, fers dans les écoinçons. Large frise intérieure. Tranches dorées. Légers frottements sur certains nerfs, en coiffes. Mors supérieur du tome I fendillé en tête et queue. Quelques traces de frottements sur le plat supérieur du tome II. Exemplaire très frais, avec quelques rares piqûres et feuillets un peu plus jaunes. Splendide reliure parfaitement établie en maroquin. Celui que l'on surnomma "le Raphaël de la peinture sur émail" a réalisé au XVIIe une série de portraits des grands personnage du temps de Louis XIV (Richelieu, Mme de Montbazon, Turenne, La Rochefoucauld, Ninon de l'Enclos, Colbert, Mme de Sevigne, M le Comte de Grignan, Mme Scarron, la Duchesse de Portsmouth), avec une perfection incomparable. Ces portraits étaient exposés au musée impérial du Louvre et donnèrent naissance à cet ouvrage. Ex-libris aux armes du XIXe de Bordes de Fortage [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Just Tessier., Paris 1841-1842, in 8 (14,5x22,5cm), (4) 492pp. (2) et (4) 372pp. (2) et (4) xvi, 398pp. et (4) 360pp. (1) et (4) 381pp. (1) et (4) 382pp. et ('4) 367pp. (1) et (4) 391pp. (1) et (4) 398pp. (1) et (4) 440pp., 10 tomes en 10 Vol. reliés. - Première édition complète. L'entreprise éditoriale démarra en 1839, mais la publication s'étendit bien de 1841 jusqu'en 1842 pour les derniers tomes. Illustrée de 121 portraits lithographiés de Jeanron. Reliure en demi chagrin vert sapin d'époque. Dos à nerfs à caissons ornés. Pièces de titre et de tomaison dorées. Filets noirs et filets dorés. Un léger manque à une tête. Légères traces de frottements. Belle série décorative. Exemplaire relativement frais, avec quelques rares rousseurs pâles éparses. Vasari (1511-1574) est l'auteur du précieux et très fameux recueil intitulé Les vies des plus excellents peintres, sculpteurs et architectes italiens (Le Vite de' più eccellenti pittori, scultori e architettori italiani) (1550-1570). Il est le premier à utiliser le terme Renaissance pour qualifier son époque. Cet ouvrage mythique est d'une importance fondamentale car il pose les prémisses méthodologiques de l'Histoire de l'art. Il rassemble les biographies des peintres italiens de Cimabue à Michel-Ange. En outre, Vasari réalisera pour les Médicis le corridor qui reliera le palazzo Vecchio au palazzo Pitti. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
3 vol. in-4 br. sous étui rigide commun, Imprimerie Georges Petit, 1912, 95, 88, 111 pp. avec 345 planches. Rappel du titre complet : Collection Jacques Doucet [ Exemplaire annoté avec les prix de départ et d'arrivée et les noms des adjudicataires ] (3 Tomes - Complet) Dessins, Pastels, Sculptures, Tableaux, Meubles et Objets d'Art du XVIIIe siècle [ Galerie Georges Petit, 5, 6, 7 et 8 juin 1912 ] Très remarquable exemplaire, sous son étui d'origine, dans lequel l'intégralité des résultats d'adjudications (prix de départ et prix d'arrivée) et surtout les noms de chacun des adjudicataires a été porté en marge au crayon ! On retrouvera notamment les noms de Seymour de Ricci, Paulme, Carle Dreyfus, Stettiner, Arnold Seligmann, Duveen, Guirault, Knoedler, Wildenstein, Wladimir de Ginzburg, etc... L'annotateur était un vrai connaisseur ; ainsi à propos d'un Watteau il indique par exemple : "Danlos pour Ed. de Rothschild, contre Wildenstein et la Comtesse de Béarn". "Vente du siècle", la vente organisée par le collectionneur Jacques Doucet rapporta plus de 13 millions de francs or, et suscita de nombreuses polémiques, notamment à propos de l'importance des achats de marchands américains. En réaction, une loi sur la protection du mobilier classé fut adoptée dès 1913, suivie 7 ans plus tard de l'institution d'un droit de préemption. Bon ensemble (étui frotté avec usures, discrètes mouill. en dos, très bon état par ailleurs) Français
1 vol. in-8 br., Imprimerie Nationale, 1916, pp. 50-104 avec 18 planches hors texte (pagination double, également paginée : pp. 369-424) Très rare exemplaire du second et dernier fascicule en édition originale (qui fut tiré à seulement 100 exemplaires) dont les illustrations proviennent des plaques originales réalisées pas Victor Segalen. Ce fascicule correspond au troisième chapitre de l'article publié dans le Journal Asiatique, et portant sur "L'art bouddhique ancien au Sseu-Tch'Ouan". Etat satisfaisant (second fascicule seul, accroc avec petit mq. en couv., bon état par ailleurs). Français
- Les cahiers du Cap , Paris 1928, 14x18,5cm, broché. - First edition of the issue of this magazine directed by Marcel Hiver and which intends to lambast and wage war on "the traffickers of art and criticism" Spine and boards slightly discoloured, discrete restorations on the board margins, Precious handwritten presentation signed by Marcel Hiver: "A Antonin Artaud dont j'ai lu avec le plus vif intérêt la rayonnante réponse aux surréalistes. En signe de très sincère estime intellectuelle." "To Antonin Artaud, whose radiant response to the Surrealists I have read with the greatest interest. A sign of utmost intellectual respect." We also attach a printed carte de visite by Marcel Hiver on which he added these words for the attention of Antonin Artaud: "Il faudrait un «Marat» de la critique, n'est-ce pas ?" "It would take a "Marat" of criticism, right?" in reference to the role of Jean-Pierre Marat played by Antonin Artaud in Abel Gance's 1927 film "Napoléon". [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale du premier numéro-manifeste de la nouvelle série de cette revue dirigée par Marcel Hiver, sous-titré « Message à nos amis au sujet de notre situation, de nos projets et des buts de notre action » et qui entend fustiger et faire la guerre "aux trafiquants de l'art et de la critique". Dos et plats marginalement décolorés, léger accroc sur le premier plat, déchirure en pied et tête du dos. Précieux envoi autographe signé de Marcel Hiver : "A Antonin Artaud dont j'ai lu avec le plus vif intérêt la rayonnante réponse aux surréalistes. En signe de très sincère estime intellectuelle." En juin, Artaud avait en effet publié À la grande nuit ou le bluff surréaliste en réponse Au Grand jour, dans lequel, Breton et ses amis l'excluaient du groupe et le conspuaient violemment après son refus d'adhérer au Parti Communiste. Nous joignons également une carte de visite imprimée de Marcel Hiver sur laquelle il a ajouté à l'attention d'Antonin Artaud ces quelques mots autographes : "Il faudrait un "Marat" de la critique, n'est-ce pas ?" en référence au rôle de Jean-Paul Marat créé par Antonin Artaud dans le film de 1927 d'Abel Gance "Napoléon". Fascinante dédicace d'un des plus grands contempteurs de la modernité artistique à celui qui, à lui seul, manifesta la rupture la plus radicale avec les fondements de la société et de l'art traditionnel. Véritable manifeste contre « la mafia des marchands et des critiques, petite conspiration internationale des fripons », ce premier numéro, entièrement rédigé par Marcel Hiver, est une étonnante synthèse des scléroses intellectuelles héritées du XIXe siècle et d'une idéologie totalitariste émergente. Le « Bulletin mensuel d'art et de littérature » de Marcel Hiver n'est pas à l'origine un organe purement réactionnaire. La Revue s'enorgueillit, au contreplat de la couverture, d'avoir accueilli, depuis sa fondation en 1924, de prestigieux rédacteurs comme Antonin Artaud, Robert Desnos, les communistes Georges Altman et Lucien Scheler, les surréalistes Claire et Yvan Goll et le futur fondateur du Musée National D'Art Moderne, Jean Cassou. La revue défendit également quelques grands précurseurs de l'art Moderne comme Van Gogh et Gauguin, mais aussi des artistes contemporains dont Foujita et Modigliani. Or, en 1927, cette revue d'actualité artistique se veut entièrement consacrée à la dénonciation de cette effervescence de la création, non par une prise de position en faveur d'une autre école - aucun artiste n'est mentionné positivement dans ce numéro - mais par une surprenante assimilation de ce bouleversement esthétique insufflé par Picasso et Apollinaire à toutes les grandes évolutions politiques postrévolutionnaires, du suffrage universel au libéralisme économique, et à leurs alternatives, l'Anarchie et le communisme. Cependant la violence de Marcel Hiver contre le bouleversement esthétique insufflé par Picasso et Apollinaire, prend ici une tournure très différente de la position réactionnaire et tradi
- Paris s.d. (circa 1954), 24,2x31,1cm, une feuille. - Original view of Nicolas de Staël's atelier Paris n.d. (circa 1954), 24,2x31,1cm, one leaf. Original silver print photograph of Nicolas de Staël's atelier by Denise Colomb. Traces of folds, small pieces of paper missing in the lower left corner. Splendid "still life" in large format of the painter's Parisian atelier rue Gauguet, taken one year before his death. His masterpieces are jumbled together with firewood and numerous pots of paint. The photograph was taken by Denise Colomb, great portraitist of the 20th century, known for her portraits of Antonin Artaud, Giacometti, Picasso, Soulages and Miro in their studio. "It is said that his workshop was the cave of a palaeontological potter. With sediment, layers of paleo... A crucible, a large material well, riddled with pigments, paintbrushes, pots of plastered trowels, buckets, rags. In a strong smell of turpentine. A workshop covered, soiled, stained with dirt, with masonry clay. Its wingspan, its strength, its topsail height springs into this crater of Vesuvius. Slightly disoriented, he leans, he pours. To paint, for him, is to be prey to vertigo, to unpredictable, accidental, chance junctions. (Patrick Grainville, Les Yeux de Milos). [FRENCH VERSION FOLLOWS] Photographie de l'atelier de Nicolas de Staël en noir et blanc, par Denise Colomb, en tirage argentique d'époque. Traces de plis, infimes manques dans le coin inférieur gauche. Superbe "nature morte" en large format de l'atelier du peintre, au 7 de la rue Gauguet à Paris, prise un an avant sa fin tragique. Ses chefs d'oeuvres sont entreposés pêle-mêle avec le bois de chauffage et les nombreux pots de peinture. La photographie fut prise par Denise Colomb, grande portraitiste du XXe siècle, qui immortalisa Antonin Artaud, ainsi que les artistes Giacometti, Picasso, Soulages et Miro dans leurs ateliers. "On dit que son atelier était une caverne de potier paléontologique. A sédiments, couches du paléo... Un creuset, un grand puits matériel, criblé de pigments, de pinceaux, de pots de truelles plâtrées, de seaux, de chiffons. Dans une forte odeur de térébenthine. Un atelier gorgé, souillé, empanaché de crasses, des pâtes de la maçonnerie. Son envergure, sa force, sa hauteur de hunier s'élançent dans ce cratère de Vésuve. Légèrement déboussolé, il incline, il verse. Peindre, pour lui, c'est être en proie au vertige, à des bifurcations imprévisibles d'accident, de hasard." (Patrick Grainville, Les Yeux de Milos).
- Paris s.d. (circa 1954), photographie :17,3x12,2cm ; feuille : 24x18,2cm, une feuille. - Original view of Nicolas de Staël's atelier with his palette and three paintings Paris n.d. (circa 1954), photo:17,3x12,2cm ; leaf: 24x18,2cm. Original silver print photograph of Nicolas de Staël's atelier by Denise Colomb. Small trace of rust on the upper right corner. Charming view of the painter's atelier, 7 rue Gauguet in Paris, taken one year before his death. Featuring his palette as well as two paintings from his Flowers series (1952-1953), and an abstract composition on the right. Taken by Denise Colomb, great portraitist of the 20th century known for her portraits of Antonin Artaud, Giacometti, Picasso, Soulages and Miro in their studios. "It is said that his workshop was the cave of a palaeontological potter. With sediment, layers of paleo... A crucible, a large material well, riddled with pigments, paintbrushes, pots of plastered trowels, buckets, rags. In a strong smell of turpentine. A workshop covered, soiled, stained with dirt, with masonry clay. Its wingspan, its strength, its topsail height springs into this crater of Vesuvius. Slightly disoriented, he leans, he pours. To paint, for him, is to be prey to vertigo, to unpredictable bifurcations of accident, of chance. (Patrick Grainville, Les Yeux de Milos) [FRENCH VERSION FOLLOWS] Photographie de l'atelier de Nicolas de Staël par Denise Colomb, en tirage d'époque. Petite trace de rouille au coin supérieur droit. Beau cliché de l'atelier du peintre, au 7 de la rue Gauguet à Paris, prise un an avant sa fin tragique. On peut apercevoir sa palette ainsi que deux de ses toiles : une issue de sa célèbre série d'une vingtaine d'huiles intitulée Fleurs, réalisée de 1952 à 1953, ainsi qu'une composition abstraite sur la droite. La photographie fut prise par Denise Colomb, grande portraitiste du XXe siècle, qui immortalisa Antonin Artaud, ainsi que les artistes Giacometti, Picasso, Soulages et Miro dans leurs ateliers. "On dit que son atelier était une caverne de potier paléontologique. A sédiments, couches du paléo... Un creuset, un grand puits matériel, criblé de pigments, de pinceaux, de pots de truelles plâtrées, de seaux, de chiffons. Dans une forte odeur de térébenthine. Un atelier gorgé, souillé, empanaché de crasses, des pâtes de la maçonnerie. Son envergure, sa force, sa hauteur de hunier s'élançent dans ce cratère de Vésuve. Légèrement déboussolé, il incline, il verse. Peindre, pour lui, c'est être en proie au vertige, à des bifurcations imprévisibles d'accident, de hasard." (Patrick Grainville, Les Yeux de Milos).
- Paris s.d. (circa 1954), photographie :17,3x12,2cm ; feuille : 24x18,2cm, une feuille. - Original view of Nicolas de Staël's atelier with his palette and brushes Paris n.d. (circa 1954), photograph :17,3x12,2cm ; leaf : 24x18,2cm. Original silver print photograph of Nicolas de Staël's atelier by Denise Colomb. Intimate view of the painter's atelier, 7 rue Gauguet in Paris, taken one year before his death. In the background is one of his paintings from his famous series Flowers (1952-1953). Taken by Denise Colomb, great portraitist of the 20th century known for her portraits of Antonin Artaud, Giacometti, Picasso, Soulages and Miro in their studios. "It is said that his workshop was the cave of a palaeontological potter. With sediment, layers of paleo... A crucible, a large material well, riddled with pigments, paintbrushes, pots of plastered trowels, buckets, rags. In a strong smell of turpentine. A workshop covered, soiled, stained with dirt, with masonry clay. Its wingspan, its strength, its topsail height springs into this crater of Vesuvius. Slightly disoriented, he leans, he pours. To paint, for him, is to be prey to vertigo, to unpredictable bifurcations of accident, of chance. (Patrick Grainville, Les Yeux de Milos) [FRENCH VERSION FOLLOWS] Photographie de l'atelier de Nicolas de Staël par Denise Colomb, en tirage d'époque. Admirable détail de l'atelier du peintre, au 7 de la rue Gauguet à Paris, pris un an avant sa fin tragique. La photographe a mis en opposition la palette de l'artiste et ses nombreux pinceaux, avec le bois de chauffage sur le même plan. Au second plan, on aperçoit une de ses toiles issue de sa célèbre série d'une vingtaine d'huiles intitulée Fleurs, réalisée de 1952 à 1953. La photographie fut prise par Denise Colomb, grande portraitiste du XXe siècle, qui immortalisa Antonin Artaud, ainsi que les artistes Giacometti, Picasso, Soulages et Miro dans leurs ateliers. "On dit que son atelier était une caverne de potier paléontologique. A sédiments, couches du paléo... Un creuset, un grand puits matériel, criblé de pigments, de pinceaux, de pots de truelles plâtrées, de seaux, de chiffons. Dans une forte odeur de térébenthine. Un atelier gorgé, souillé, empanaché de crasses, des pâtes de la maçonnerie. Son envergure, sa force, sa hauteur de hunier s'élançent dans ce cratère de Vésuve. Légèrement déboussolé, il incline, il verse. Peindre, pour lui, c'est être en proie au vertige, à des bifurcations imprévisibles d'accident, de hasard." (Patrick Grainville, Les Yeux de Milos).
- s.d. (circa 1912), 9x13,9, une carte. - Carte postale autographe signée du peintre Pierre Bonnard autorisant la Gazette des beaux-arts à reproduire le tableau La Terrasse. Une carte postale à en-tête de l'Académie des beaux-arts. "J'autorise la Gazette des Beaux-Arts à photographier et à reproduire le tableau intitulé La Terrasse que j'expose au Salon d'Automne (n°191) (Signature :) Bonnard. Il doit y avoir des photographies chez Bernheim 25 boulevard de la Madeleine" [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Les cahiers du Cap, Paris s.d. (circa 1925), 13x18cm, trois feuilles. - Three publicity leaflets for Les Cahiers du Cap, an anti-Semitic and anti-modern magazine: "Matisse, is Bernheim! Picasso is Rosenberg!" - "Living art is a new Panama scandal" - "Trafficking of modern painting is nothing but a snatch-and-grab robbery" Les Cahiers du Cap | Paris [ca 1925] | 13 x 18 cm | three leaflets First edition of each of these scarce publicity leaflets presenting the magazine created and led by Marcel Hiver in 1924 Les Cahiers du Cap: - Picasso, c'est Rosenberg !" "Matisse, is Bernheim! Picasso, is Rosenberg!" - "What Mr. André Salmon, the prince of the mumblers of contemporary criticism, baptized with astonishing insolence: "Living Art" turns out, finally, to be a disgusting combination of merchants and critics, to the detriment of an audience of incredibly ignorant and sheep-like snobs. The sterile fury of pictorial anarchy ultimately ends with this "Thermidor" of the traffickers, the exclusive empire of the merchant and the enrichment of a small band of astute Phoenicians. "Living Art" is a new "Panama Scandal" and this time, there is no canal at all!" - "Trafficking of modern painting, as it is currently practiced, is nothing but a diminished form of snatch-and-grab robbery." Incredible synthesis of the intellectual fossilization inherited from the 19th century and an emerging totalitarian ideology. Marcel Hiver's Bulletin mensuel d'art et de littérature is not, however, a purely reactionary body and, since its foundation in 1924, it welcomed writers such as Antonin Artaud, Robert Desnos, the communists Georges Altman and Lucien Scheler, the surrealists Claire and Yvan Goll and the future founder of the Musée National d'Art Moderne, Jean Cassou. The magazine also defended some of the great forerunners of Modern Art, such as Van Gogh and Gauguin, and also contemporary artists including Foujita and Modigliani. Yet, in 1927, the publicity leaflets of this artistic current affairs magazine are entirely devoted to denouncing this effervescence of artistic creation, not by taking a position in favor of another school, but by an impressive assimilation of all of the major fears that have marked French civilization: Revolution, Anarchism, liberal economic... All of these allegations are mainly carried by an anti-Semitism undeclared but revealed by the simple highlighting of the gallery owner's name, the implicit reference to the merchants of the temple and, through the Panama scandal, the allusion to the Jewishness of the financier Jacques de Reinach. However, Marcel Hiver's violence against the aesthetic disruption inspired by Picasso and Apollinaire takes a very different turn here from the reactionary and traditionalist position of the usual despisers of Modernity. The expression: "Thermidor of the traffickers", like this small note once addressed to Antonin Artaud: "It would take a Marat of Critisicm" does not testify to a nostalgia of the Ancien Régime but to a fascination for Terror established by Robespierre, arrested and beheaded on 9 and 10 Thermidor, by the Convention members. Champion for the Reign of Terror, refusal of liberalism, anti-Semitic hatred, diatribe against "degenerate art" and defamatory propaganda, Marcel Hiver's leaflets are not a nostalgic testimony of a disappeared world, but the French vanguard of an ideology that, on the other side of the Rhine, prepares for war. Scarce collection of these flyers. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale pour chacun de ces tracts publicitaires présentant la revue créée et animée par Marcel Hiver en 1924, "Les cahiers du cap" : - "Matisse, c'est Bernheim ! Picasso, c'est Rosenberg ! " - "Ce que monsieur André Salmon, ce prince des bafouilleurs de la critique contemporaine, a baptisé avec une étonnante impudence : "l'Art Vivant" s'avère, finalement, comme une dégoûtante combine de marchands et de critiques, au détriment d'un public de snobs incroyablement igna
- S.n., s.l. 23 septembre 1940, 16,5x20cm, une feuille. - Lettre autographe signée de Moïse Kisling adressée depuis son exil de Lisbonne à Carlo Rim, 45 lignes à l'encre noire, lui donnant des nouvelles de son état de santé défaillant : "Je voulais vous envoyer une jolie carte avec des jolis bateaux de Lisbonne et je suis réduis à vous écrire sur cet horrible papier de l'hôpital ou je suis depuis mon arrivée - C'est pas mal comme arrivée ! Parlons-d'autre chose que l'hopital et mon sdalaus de foie qui me fait connaître des hopitaux de Lisbonne." Lorsqu'il sera rétabli, Moïse Kisling envisage de voyager mais reste encore indécis sur la destination qu'il choisira : "... bientôt j'espère un grand bateau m'emmenera à La Havane ou plustot le clipper aux Etats-Unis. J'hésite encore entre ces deux pays " et s'inquiète pour son ami de la situation du cinéma français en ces temps de guerre : "... je n'ose pas penser par quels emmerdements vous devez passer en ce moment - Mais que faire ? Attendre ? N'as-tu pas pensé qu'en France pour le cinéma ça va être très dur. As-tu une idée ce que tu penses faire ? ..." En dernier lieu, le peintre semble opter pour les U.S.A. et Hollywood : "... le type que j'ai rencontré chez toi et qui est parti à Hollywood... Il m'a dit qu'il part là bas et que son frère a beaucoup de succès malgré la crise qui sévit la bas." Pliures inhérentes à la mise sous pli. Carlo Rim fut un écrivain provençal, auteur notamment de "Ma belle Marseille", un caricaturiste, un cinéaste : "Justin de Marseille", "L'armoire volante", "La maison Bonnadieu", et fut notamment l'ami de Fernandel, de Raimu et Marcel Pagnol mais aussi de Max Jacob et André Salmon qu'il rencontra à Sanary. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- John & Charles Watkins, London s.d. [1865], 6,5x9,6cm, une photographie. - [PHOTOGRAPH] Photographic portrait of the English painter John Everet MILLAIS John & Charles Watkins, London 1865 (n.d., but circa), 6.5 x 9.6 cm, photograph Original photograph on albumin paper showing the painter John Everet Millais in visiting card format, laid down on card from the studio of John & Charles Watkins, marked on reverse. Pencil annotation to verso. A standing portrait with top hat. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Photographie originale sur papier albuminé représentant le peintre John Everet Millais, au format carte de visite, contrecollée sur un carton du studio John & Charles Watkins, avec la marque au dos. Annotation au crayon au dos du cliché. Portrait en pied au chapeau haut-de-forme.
- Pajol & Cie, Paris 1900, 15,2x22cm, broché. - Albert PAJOL & Adolphe COUTURET & Charles JACOUTOT & Félix VALLOTTON Operetta's lyrics « Ah ! La pé... la pé... la pépinière !!! » Pajol & Cie | Paris 1900 | 15.2 x 22 cm | original wrappers Rare first edition of the operetta's lyrics "Ah! La pé... la pé... la pépinière !!!». Cover by Félix Vallotton. Very fresh condition. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Rare édition originale des paroles de l'opérette "Ah! La pé... la pé... la pépinière !!!" en deux actes et quatre tableaux, jouée au concert de la Pépinière ("près la gare St Lazare"). La couverture est réalisée par Félix Vallotton. Superbe état de conservation.
- Galerie E. Druet, Paris 1909, 13x18,5cm, agrafé. - Galerie E. Druet, Paris 1909, 13 x 18,5 cm, stapled Rare first edition of the catalogue of Paul Sérusier's work presented at the Galerie E. Druet from 18 to 30 January 1909. Small light marks at the foot of the second wrapper, otherwise a beautiful copy. Rare catalogue illustrated with an original lithograph by Paul Sérusier on the first wrapper. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Rare édition originale du catalogue des oeuvres de Paul Sérusier présentées à la Galerie E. Druet du 18 au 30 Janvier 1909. Petites taches claires en pied du second plat, sinon bel exemplaire. Rare catalogue illustré d'une lithographie originale de Paul Sérusier sur le premier plat.
- J. Goodwin, London 1825, In-4 (20,5x28,5cm), 287pp., relié. - Nouvelle édition après la première parue en 1768. Impression sur papier velin fort. Un frontispice, un titre gravé et 76 vignettes en en-tête gravées par Corbould et Dent. Reliure anglaise en plein maroquin vert sapin à longs grains d'époque. Dos à faux nerfs plats très richement orné de 3 compositions décoratives complexes et de divers filets, roulette en queue et tête. Titres dorés. Pastille en queue de maroquin rouge portant un numéro de bibliothèque. Large frise à froid et doré d'encadrement sur les plats, séries de filets à froid et dorés. Tranches dorées. Traces de frottement. Un léger accroc en coiffe de tête. Plusieurs rayures sur les plats. Pâles rousseurs sur le frontispice et le titre sinon le reste parfaitement frais et exempt de rousseurs. Très bel exemplaire. Commentaire des oeuvres de Hogarth. Le sous-titre de l'édition parue en 1768 était rédigé ainsi : With an explanation, pointing out the many beauties that may have hitherto escaped notice; and a comment on their moral tendency. Calculated to improve the minds of youth, and, convey instruction, under the mask of entertainment. Now first published, with the approbation of Jane Hogarth, widow of the late Mr. Hogarth. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
1 vol. in-8 reliure de l'époque demi-veau vert, dos lisse orné en long (motif romantique), roulette estampée à froid en mors, Chez H. Delloye, Paris, 1839, 2 ff., 200 ff., 1 f. Edition originale et premier tirage de cet étonnant ouvrage, orné de 100 portraits gravés sur bois en noir par Maurisset, d'après les sculptures de Dantan Jeune. Les textes, en regarde de chacun des 100 portraits, sont de Louis Huart. Bon état (coupes et plat lég. frottés, des rouss.). On y retrouve notamment croqués : Balzac, La Canne de Balzac (sic), Berlioz, Comte, Dantan, Alexandre Dumas, Victor Hugo, Frédéric Lemaitre, Liszt, Orfila, Rossini, Strauss, Vernet, etc... Vicaire, IV, 220 ; Carteret, III, 182 Français
- s.d. , 17,7x22,8cm, Deux feuillets et un papillon encollé. - Manuscrit autographe inédit signé du peintre symboliste Maurice Chabas, sur "l'admission des oeuvres modernes aux expositions d'art français à l'étranger". Deux feuillets et un papillon encollé sur la première page. Passages biffés, traces de plis et petites déchirures marginales sans atteinte de texte. Fascinant manifeste pour la promotion des artistes vivants et de l'avant-garde, par Chabas qui s'adonna à l'abstraction totale dans les années 1920. "Une grande réunion va avoir lieu prochainement au sujet de l'admission des oeuvres modernes aux expositions d'art français à l'étranger. [...] Or jusqu'à ce moment, le grand mouvement d'art qui se manifeste depuis plusieurs années, si intéressant dans son intensité et sa variété, n'est pas représenté intégralement dans les manifestations. De parti pris, la ligue des impersonnels écrase les personnalités, qui seules comptent en art [...] Nous ne voulons nullement empêcher les écoles passées, qui en somme ont été intéressantes, de jeter leur dernier cri dans l'arène. Mais qu'on ne fasse pas obstacle à la mise en valeur des vrais artistes à l'âme altière, qui regardent toujours plus haut, aimantés vers les sphères supérieures de la Beauté, de la bonté et de la Vérité ! [...] N'oublions pas notre rayonnement actuel dans le monde entier, et l'attraction toujours croissante des intellectuels de tous pays, vers le foyer de lumière qu'est la France [...] Maurice Chabas, hors-concours'" [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- S.n., s.l. 17 octobre 1940, 17,5x25,5cm, une feuille. - Lettre autographe signée de Moïse Kisling adressée depuis son exil de Lisbonne à Carlo Rim, 30 lignes à l'encre noire, toute empreinte du souvenir mélancolique de sa Provence qui lui manque cruellement : "Ta lettre du 5... m'a donné envie de la sentir pour découvrir un peu d'ail pour sentir le mistral et toute la couleur du pays. Elle m'a apporté un peu d'arôme du pays..." Moïse Kisling interroge son ami sur la pêche : "... elle ne doit pas être bonne en ce moment - nous allons vers novembre. Mais quelque fois la mer est bonne à cette époque. Parle-moi du poisson - quelle sacrée différence de ceux d'ici ! ah ! merde alors ! " et paraît peu enthousiaste à l'idée de se rendre aux Etats-Unis pour y exposer ses oeuvres, encore plus éloigné qu'il sera de sa Provence : "Quand je serai dans le pays de dollars et j'en gagnerai sûrement je te commanderai des longues chroniques sur beaucoup de pages. Tu seras obligé de me raconter tous les potins du pays et tu prendra comme collaboratrice Alice..." Le peintre avoue un certain spleen lié à sa retraite : "... toi aussi tu me manque vieux - du coup je deviens sentimentale. Tu sais? Ici c'est la solitude complète et il faut se mettre à table pour écrire aux êtres que j'ai la bas pour s'oublier un peu. C'est pourquoi des lettres de gars comme toi quand je les reçois me font oublier pas mal de choses..." Pliures inhérentes à la mise sous pli. Carlo Rim fut un écrivain provençal, auteur notamment de "Ma belle Marseille", un caricaturiste, un cinéaste : "Justin de Marseille", "L'armoire volante", "La maison Bonnadieu", et fut notamment l'ami de Fernandel, de Raimu et Marcel Pagnol mais aussi de Max Jacob et André Salmon qu'il rencontra à Sanary. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- s.d., 11,8x18,6cm, une feuille. - Lettre autographe signée du peintre Théodore Rousseau, une page sur un feuillet remplié. "Mon cher Monsieur, je vais faire mon possible pour vous envoyer aujourd'hui mon tableau demain matin de très bonne heure il sera tout encadré et il n'y aura qu'à le poser. Croyez bien que si je vous ai fait attendre je n'y ai pas mis de coquetterie et que j'avais un difficile travail à accomplir en temps limité. à demain matin et je vous remercie de toute la bienveillance que je trouve dans l'administration. Votre tout dévoué Th. Rousseau" [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Barcelone 19 décembre 1990, 22x20 cm, une feuille. - Lettre autographe signée d'Antoni Tàpies adressée à Georges Raillard, son proche ami et plus grand spécialiste français de son travail. Feuillet rédigé au stylo à bille bleu sur un papier à en-tête au nom de l'auteur avec en queue son adresse à Barcelone "C. Zaragoza, 57 - Tel. 217 33 98 - Barcelona-6". Traces de pliures inhérentes à la mise sous pli de la lettre. L'artiste catalan écrit à son ami à propos d'articles de journaux dont un qui a été publié dans le quotidien catalan l'Avui : "Voici l'article que tu m'as demandé. J'ajoute un de l'AVUI où j'amplifie quelques détails. Merci encore pour ta présence à Sénanque. Nous pensons beaucoup à vous et envoyons nos félicitations pour le petit-fils..." Une exposition d'Antoni Tàpies avait été organisée à l'abbaye de Sénanque du 9 juillet au 29 août 1983. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Barcelone 9 septembre 1976, 22,7x27,8cm, 1 page et 1/4 sur un feuillet. - Lettre autographe signée d'Antoni Tàpies adressée à Georges Raillard, son proche ami et plus grand spécialiste français de son travail. 1 page et 1/4 rédigée au stylo à bille. Enveloppe jointe. L'artiste catalan écrit à son ami notamment pour lui faire part de ses réactions quant à la parution de la monographie qu'il lui a consacré et qui paraîtra l'année suivante : "Je profite pour t'exprimer combien j'ai été content en lisant et regardant finalement sans interruption le texte et les images que tu as choisi dans la monographie. Je suis convaincu que tu as écrit et organisé le meilleur livre qu'on a fait sur moi, le plus complet, le plus agrécif (sic) et que mieux montre mes intentions, mes tourments et mes égarements. Merci mil (sic) fois, cher Georges. Je sais que ça t'a donné beaucoup de travaill (sic), mais ça valait la peine !" On joint une photocopie d'un article annonçant la parution de ladite monographie. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
IN FOLIO [BAD]. 4 PP + 63 PPL EN NOIR. [BE]. MANQUENT 3 PLANCHES
- Dreyer's vorlag & Flammarion, Paris 1991, 25,5x25,5cm, reliure de l'éditeur. - Edition originale trilingue norvégien français et anglais. Agréable exemplaire illustré de reproductions d'oeuvres d'Olivier Debré. Reliure de l'éditeur en plein cartonnage illustré d'une peinture d'Olivier Debré sur les plats, dos lisse, exemplaire complet sa fragile jaquette en papier parcheminé qui comporte un manque en tête du dos. Envoi autographe signé d'Olivier Debré au crfitique d'art Georges Raillard enrichi, sur la page en regard, d'un dessin original noir, bleu et orange. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Publications de la Sorbonne, Paris 1993, 21,5x29,5cm, reliure de l'éditeur. - Edition originale. Reliure de l'éditeur en plein cartonnage rouge, dos lisse, exemplaire complet de sa jaquette illustrée. Envoi autographe signé d'Olivier Debré à Pierre (Dumayet) enrichi, sur la page en regard, d'un grand dessin vert et bleu. Notre exemplaire est également enrichi d'un envoi autographe signé d'Emmanuel Pernoud à Pierre Dumayet. Agréable exemplaire illustré de reproductions d'oeuvres d'Olivier Debré. [ENGLISH DESCRIPTION ON DEMAND]
- Galerie Durand-Ruel, Paris Mai 1892, 14,5x19,5cm, relié. - Galerie Durand-Ruel | Paris May 1892 | 14.5 x 19.5 cm | Bradel binding First edition of this exhibition catalogue at the Galerie Durand-Ruel that took place from 7 to 21 May 1892. Illustrated catalogue with a bistre etching of Marie Auguste Lauzet from «La femme au chat» by Auguste Renoir on the frontispiece. Bradel binding in full paper with decorative motifs, title piece in green morocco, conserved wrappers (comprising small corner restorations), binding signed by Thomas Boichot. Preface by Arsène Alexandre. Pleasant and rare copy of this catalogue describing 110 works by Auguste Renoir. [FRENCH VERSION FOLLOWS] Edition originale de ce catalogue d'exposition à la Galerie Durand-Ruel s'étant déroulée du 7 au 21 Mai 1892. Catalogue illustré, en frontispice, d'une eau-forte en bistre de Marie Auguste Lauzet d'après "La femme au chat" d'Auguste Renoir. Reliure à la bradel en plein papier à motifs décoratifs, dos lisse, pièce de titre de maroquin vert, couvertures (comportant de petites restaurations angulaires) conservées, reliure signée de Thomas Boichot. Préface d'Arsène Alexandre. Agréable et rare exemplaire de ce catalogue décrivant 110 oeuvres d'Auguste Renoir.